"Maintenant, tous à l'action !" | François Fillon à Marseille
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- 15:00François FillonChiffre
« Les chiffres du chômage en Europe sont sortis la semaine dernière, ils sont cruels. Allemagne 3,9 %, France 10 %. »
- 15:50François FillonPromesse
« Je doublerai tous les seuils sociaux pour aider les petites entreprises à grandir alors qu'aujourd'hui elles préfèrent ne pas se développer pour s'épargner des démarches fastidieuses. »
- 16:40François FillonPromesse
« Je supprimerai pour nos agriculteurs et nos pêcheurs toutes les normes françaises qui ont été rajoutées aux normes européennes. »
- 17:30François FillonPromesse
« Je refondrai la fiscalité du capital pour que les capitaux français cessent de fuir à l'étranger et soient au contraire investi ici en France dans l'économie française dans les entreprises françaises. »
- 18:20François FillonFait
« Je préfère supprimer l'ISF et valoriser les capitaux français plutôt que d'aller ramper devant les fonds de pension étranger et les fortunes du golfe. »
- 21:40François FillonChiffre
« 10000 agents sont blessés chaque année et une dizaine d'entre eux trouvent la mort. »
- 23:20François FillonPromesse
« Je ferai voter une loi de programmation et de modernisation qui engagera les investissements, les effectifs et les équipements dans le domaine de la sécurité, de la justice. Et c'est plus d'un milliard d'euros supplémentaires qui seront consacrés aux investissements. »
- 24:10François FillonPromesse
« Nous recruterons 5000 agents des forces de l'ordre et nous remettrons sur le terrain 5000 policiers ou gendarmes aujourd'hui occupés à des tâches administratives. »
- 25:50François FillonPromesse
« Je reprendrai le programme de construction de prison interrompu par monsieur Hollande et madame Tobira. »
- 27:30François FillonPromesse
« Les petits délits seront transformés en contravention pour lesquelles on exigera le paiement immédiat ou on procédera à une retenue sur les prestations sociales. »
- 30:50François FillonPromesse
« Je restreindrai les possibilités de libération conditionnelle qui ne seront plus automatiques et qui ne pourront plus intervenir qu'au 3/4 de l'exécution de la peine. »
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particulier à Jean-Claude Godin pour le remercier de son accueil, de son engagement. Merci à Martine Vassal. Merci à mes amis guitessier Valérie Boyer engagé depuis si longtemps à mes côtés. Je voudrais remercier tout spécialement Gérard Larchet, le président du Sénat. Vous savez, vous savez que le président du Sénat, parmi ses fonctions, il en est une qui est de remplacer le président de la République s'il venait à être empêché. Et bien, je me demande si actuellement le président de la République n'est pas empêché. Où est-il ? Où est-il quand la révolte grande en Guyane ? Où est-il quand Fleurogis et les prison sont en ébullition ?
Où est-il quand il y a un climat de quasi guerre civile à Grande Sainte à côté de Calais, là où les migrants ont été rassemblés ? Oui, il n'y a plus d'état à la fin de ce quinquena. et monsieur le président du Sénat, mes amis, nous sommes les héritiers. Maintenant, je voudrais aussi saluer trois élus, je crois qui sont des élus, des députés du Canada qui sont là ici et qui nous viennent naturellement de la belle province de Québec avec laquelle nous avons tant de liens. Mes amis, nous sommes les héritiers d'une histoire millénaire que je vous propose de prolonger.
une histoire de courage, de travail, d'audace, d'audace scientifique, culturelle, une histoire de combattant, de résistant, une histoire étonnante où nous avons rayonné dans l'humanité comme aucune autre nation. Nos ancêtres ont parsemé notre pays de cathédrale et de château. Nous sommes le pays qui a produit des chef-dœuvres de la littérature et de la peinture admiré dans le monde entier. Nous avons insufflé dans le cœur des peuples les idéaux de liberté, d'égalité, de fraternité. Nous avons su devenir la 5e puissance du monde. Est-ce qu'un peuple qui a produit tout cela doit dépérir et finir en regardant vivre le monde à travers sa fenêtre ?
Tout se passer, ça n'est pas un lourd héritage, c'est un formidable encouragement. Si nos ancêtres sont allés aussi loin, alors nous nous pouvons aller loin aussi. Si à chaque moment crucial de la vie de notre nation, ils ont su se redresser, alors nous saurons aussi nous redresser. Et pour cela, il faut d'abord retrouver la foi dans l'avenir et dans le progrès. Le goût du progrès, c'est un état d'esprit. C'est une dynamique de vie qui nous pousse en avant et qui nous conduit à inventer, à risquer, à oser. Il est faux, mes amis, de penser que le passé était meilleur que le présent et plus confortable que ce que sera demain. Cette nostalgie française est trompeuse.
Nos grands-parents travaillaient 12hur par jour. Tous les 10 ans, les hommes étaient arrachés à leur famille pour aller à la guerre. L'espérance de vie était inférieure à 60 ans. Et pourtant, ces hommes et ses femmes regardaient l'avenir avec confiance. Il traçaiit des routes, bâtissait des barrages et des canaux pour maîtriser la nature. Il découvraient dans le savoir des livres et l'instruction des écoles le pouvoir de la liberté. Ils s'enthousiasmaient de voir la science et les technologies bouleverser leurs existences. Leur vie était dure, c'est vrai, mais leur ardeur et leur rêve d'amélioration les motivait. Aujourd'hui, nous nous sommes frileux, nous sommes blasés.
Il est mortifère de trembler de tout, de penser que tout est fichu, de penser qu'on a tout essayé. Et au demeurant, cette attitude est viscéralement contraire à l'esprit français qui, au contraire, tout au long de l'histoire s'est révélé exceptionnellement créatif et téméraire. Alors oui, je veux réconcilier notre pays avec cette idée de progrès et lui dire que le redressement national est possible. Souvenons-nous, souvenons-nous, mes amis. En 1958, c'était la guerre d'Algérie. Les gouvernements valsaient. La France était confrontée au déficit extérieur et budgétaires et se demandait comment boucler ses fins de mois.
Dès la première semaine de son mandat, le général de Gaulle prend partie pour une remise en ordre sans laquelle ce sont ces mots, nous resterons un pays à la traîne, oss perpétuellement entre le drame et la médiocrité. Le reste de l'histoire est connu. Réduction drastique des dépenses, rétablissement spectaculaire de l'équilibre budgétaire, expansion sans précédent, d'or de l'industrie française. Oui, le progrès français est parfaitement possible et nous en avons tous les atouts. On a l'atombre et de la jeunesse. On a laat tout de la productivité des salariés car malgré les 35 heures, nous sommes en Europe l'une des nations dont les travailleurs sont les plus performants.
Nous avons l'atout de l'éducation, de la formation, de la recherche et là encore, malgré nos lacunes, nous tenons les premiers rangs. Les Nobels français Excel en médecine, en physique, les médailles fields, en mathématiques. Nous avons l'AT tout des leaders économiques qui exportent et qui fédèrent autour d'eux les filières des PME. Nous avons les atouts de la souveraineté nationale, l'agriculture qui garantit notre indépendance alimentaire, l'énergie nucléaire qui garantit notre indépendance énergétique, nos forces armées qui sont parmi les plus performantes au monde. Notre [Applaudissements] culture, la beauté de la France. Comment ne pas en parler ici ? à Marseille.
Cette beauté de la France qui fait de notre pays le foyer de toutes les admirations dans le monde. Avec tous ces atouts, comment est-ce qu'on ne pourrait ne pas croire dans notre avenir ? Alors, pour renouer avec le progrès, il faut redonner à notre économie et à notre société le carburant qui lui est essentiel et qui lui manque. Et ce carburant, il a un nom, c'est la liberté. [Applaudissements] Nous sommes nous sommes certainement l'un des pays au monde qui compte le plus de réglementation. Partout dans notre pays, les Français que j'ai rencontré m'ont tous dit la même chose. On nous étouffe. Laissez-nous travailler qu'on nous foute la paix.
Oui, moi je veux être le président d'une France qui respire à plein poumon, d'une France qui n'étouffe plus sous les injonctions, les réglementations, les interdits idéologiques. Liberté de travailler, liberté d'innover, de construire sa vie et de conquérir ses rêves. Et pour cela, il faut réformer l'État. Il faut inviter la société à s'investir. Il faut alléger le code du travail qui étouffe l'emploi. Il faut ouvrir les champs du dialogue social dans l'entreprise. Il faut célébrer le mérite de ceux qui se retroussent les manches et qui prennent des risques plutôt que de les montrer du doigt et de les vilipender. Il faut offrir à notre jeunesse le pouvoir de saisir sa chance.
Aujourd'hui, un jeune qui veut se lancer, on lui dit "Commence par remplir le formulaire en trois exemplaires. Celui qui veut travailler plus, on lui dit "Va demander l'autorisation à ton syndicat." Celui qui voudrait ouvrir son commerce le dimanche, on lui dit "Analyse d'abord toutes les articles de loi sans oublier les règlements annexes. Chez nous, tout est encadré, tout est calibré, tout est surveillé. Chez nous, mieux vaut en faire moins plutôt que de prendre le risque d'en faire plus. Mes amis, cela c'est la marque d'une société qui se défie de tout et surtout d'une société qui se défie d'elle-même. Comment voulez-vous que le progrès surgisse avec tant de défiance ?
Ici à Marseille, il y a une énergie qui ne demande qu'à être délivré. D'ailleurs, on [Musique] l'entend et croyez-moi, c'est pas avec le programme communiste de monsieur Mélenchon et le retour au franc de madame Le Pen que l'économie française va redémarrer. Ces gens-là, mon cher Jean-Claude, veulent nous faire croire que c'est la sardine qui a bouché le port de Marseille. C'est pas sérieux. Si je suis élu, je donnerai dès les premiers jours une impulsion décisive à la liberté et je le ferai pour aller à la conquête de la croissance et du plein emploi. Oui, du plein emploi parce que contrairement à ce qu'on dit, on n' pas tout essayé contre le chômage.
Les chiffres du chômage en Europe sont sortis la semaine dernière, ils sont cruels. Allemagne 3,9 %, France 10 %. Voilà les deux grandes économies de la zone euro qui sont aussi éloignées l'une de l'autre. Alors oui, je m'attaquerai à tout ce qui freine l'embauche, le développement des entreprises, l'investissement. J'en finirai définitivement avec les 35 heures en donnant aux salariés et aux entrepreneurs la liberté de négocier ce qui est bon pour eux. Je je simplifierai notre code du travail qui fait 3400 pages et qui paralyse le marché de l'emploi. Je baisserai massivement les charges sociales pour tous les salariés et je les exonérerai pour l'embauche d'un jeune en alternance.
Je doublerai tous les seuils sociaux pour aider les petites entreprises à grandir alors qu'aujourd'hui elles préfèrent ne pas se développer pour s'épargner des démarches fastidieuses. Je favoriserai le référendum d'entreprise. Je supprimerai pour nos agriculteurs et nos pêcheurs toutes les normes françaises qui ont été rajoutées aux normes européennes. Je refondrai la fiscalité du capital pour que les capitaux français cessent de fuir à l'étranger et soient au contraire investi ici en France dans l'économie française dans les entreprises françaises. Oui, moi je n'ai pas peur de le dire.
Parce que je suis un patriote, je préfère supprimer l'ISF et valoriser les capitaux français plutôt que d'aller ramper devant les fonds de pension étranger et les fortunes du golfe. [Applaudissements] [Musique] Alors, certains certains m'accusent de vouloir affaiblir notre modèle social. Mais de quel modèle social parle-t-il ? 6 millions de français au chômage, 2200 milliards de dettes, la pauvreté qui augmente. Ce sont eux avec leur mesurettes et leur démagogie qui vont ruiner notre modèle social. Moi, je me bats pour une France qui produit, pour une France qui crée des emplois, qui crée des richesses.
Et ce faisant, je me bats pour une France qui peut financer la santé pour tous, qui peut financer la retraite de nos anciens, qui peut financer l'aide au plus démunis. Je me bats pour une vraie justice sociale, pas celle qui est financée par la dette qui un jour finira par s'écrouler sur les épaules des classes moyennes et populaires et sur celle de nos enfants. Alors bien sûr, c'est facile de promettre comme madame Le Pen, la retraite à 60 ans. C'est facile de promettre les 32 heures. C'est facile de promettre 175 milliards de dépenses nouvelles comme monsieur Mélenchon. C'est facile de dire tout est son contraire comme monsieur Macron.
Mais où est mes amis l'intérêt national dans tout cela ? Où sont les bases sérieuses de notre redressement économique et social ? Nulle part. Leur objectif c'est d'être élu quel qu'en soit le prix. ça n'est pas de redresser notre pays. Alors oui, contre contre tous ces démagogues, j'oppose la vérité et la liberté. Mais mes amis, il y a pas de liberté sans autorité. L'ordre, c'est un bouclier vital. Lorsque et à Marseille, on sait de quoi je parle. Lorsque les caïdes font la loi, lorsque les citoyens honnêtes doivent baisser la tête devant eux, alors il y a plus de justice et il y a plus de fraternité possible.
Lorsque l'argent de la drogue permet à certains de s'exhiber en toute impunité avec des richesses crapuleuses au front de ceux qui triment pour gagner un SMIC, alors la valeur du travail s'effondre. Ces dernières semaines, ces derniers mois en région parisienne, des quartiers ont été saccagé par des bandes armées. Un lycée a été brûlé par ses propres lycéens. Des voitures de police ont été incendiées avec des cocktails molotof et ici à Marseille, on règle ses comptes à coup de kalashnikov. Et bien pour en arriver là, il y a eu des renoncements, il y en a eu beaucoup. L'idée même de l'autorité au fond a été démantelée dans notre pays.
La tolérance est devenue laxisme, le laxisme est devenu impuissance et l'impuissance est devenue excuse. Oui, il faut le retour de l'ordre. Oui, pour cela, il faut défendre la sécurité. [Applaudissements] Et la sécurité, elle repose d'abord sur des hommes et des femmes, c'est-à-dire sur des policiers, des gendarmes, des sapeurs pompiers, ceux qui assurent la sécurité des Français. Je veux avec vous exprimer ce soir mon respect pour ces hommes et ces femmes qui assument fièrement leur vocation de servir la nation. 10000 agents sont blessés chaque année et une dizaine d'entre eux trouvent la mort.
Ce sont pourtant des Français comme nous tous qui ont des familles, qui connaissent des joies personnelles. Ils ont tous quelque chose à perdre mais ils sont tous prêts en même temps à prendre des risques en s'engageant pour nous. Et cet engagement, ils le prennent parce qu'ils ont une autre idée de la France comme nos militaires d'ailleurs qui eux aussi sont prêtes à défier le danger pour protéger nos vies. En un mot, ces hommes et ces femmes, ils ont le sens de la nation. Et pourtant, et pourtant ils sont souvent critiqués voire même parfois méprisés. Contre eux, l'invective est toujours facile et il y a jamais d'excuses. Et bien moi, je veux que ça change. Je veux du respect pour eux.
Je veux du respect pour leur courage. Je veux du respect pour leur uniforme. Souvenez-vous, le 11 janvier 2015, les Français avaient rendu hommage aux forces de l'ordre pour leur action dans la lutte contre le terrorisme. On voyait dans les rues de Paris des foules ému qui embrassaient des CRS. Et puis la vie a repris son cours avec ses caricatures manquéennes et ce discours anti force de l'ordre qui fleurit dès que possible. On peut pas avoir comme ça une conscience à éclipse. C'est tous les jours que les policiers, les gendarmes, les sapeurs pompiers, les soldats doivent être remerciés et respectés.
sur le terrain et ils me l'ont dit lorsque je les ai rencontré pour certains d'entre eux à Marseille, les agents des forces de l'ordre savent bien qu'il faut changer beaucoup de choses. Changer beaucoup de choses à l'organisation de la sécurité, surtout à la conception de l'ordre dans notre société. Trop souvent, nos policiers et nos gendarmes n'ont pas les moyens concrets de mener à bien les missions pour lesquelles ils se dévouent. Alors, je le dis, ils pourront compter sur moi. Je ferai voter une loi de programmation et de modernisation qui engagera les investissements, les effectifs et les équipements dans le domaine de la sécurité, de la justice.
Et c'est plus d'un milliard d'euros supplémentaires qui seront consacrés aux investissements destinés à accroître l'efficacité des forces de l'ordre en leur donnant plus de moyens technologiques innovants, des outils informatiques performants, des locaux et des casernements dignes. Et puis nous recruterons 5000 agents des forces de l'ordre et nous remettrons sur le terrain 5000 policiers ou gendarmes aujourd'hui occupés à des tâches administratives. Aujourd'hui, le mouvement des gardiens de prison soulligne la dégradation de nos prisons. La surpopulation carcérale explose. Les personnels pénitentiaires sont épuisés, parfois menacés.
Je veux leur adresser un message de sympathie et de respect. Et je veux dire que je reprendrai le programme de construction de prison interrompu par monsieur Hollande et madame Tobira. Il faut rétablir l'autorité de l'État en rendant certaine la sanction des crimes et délit. Les petits délits seront transformés en contravention pour lesquelles on exigera le paiement immédiat. où on procédera à une retenue sur les prestations sociales. Les petits délinquants seront ainsi frappés directement au portefeuille et encombreront moins inutilement les palais de justice parce qu'il n'y a pas de petite démission.
Il n'y aura pas plus de tolérance pour la fraude dans les transports en commun ou pour l'usage de stupéfiants qui seront systématiquement punis. [Applaudissements] Et nous expulserons les trafiquants de drogue de leur logement sociaux parce qu'on ne peut pas on ne peut pas profiter d'un côté de la générosité de la nation et en même temps intoxiquer ses enfants. Nous rétablirons les peines penchées que Nicolas Sarkozy avait mis en place et qui ont été supprimé par la gauche. Et puis nous interdirons aux délinquants multirécidivistes lors de leur sortie de prison de revenir sur la commune où ils ont commis leurs délits afin de libérer ces territoir de leur emprise malfaisante.
[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Enfin, parce que notre pays a bien assez à faire avec ses propres délinquents, je prévoirais également une peine d'interdiction du territoire pour les délinquants étrangers condamnés en France. Je restreindrai les possibilités de libération conditionnelle qui ne seront plus automatiques et qui ne pourront plus intervenir qu'au 3/4 de l'exécution de la peine. Restait dans cet arsenal pénal la question de l'excuse pénale de minorité à laquelle j'ai beaucoup réfléchi. Est-ce que des mineurs de 16 ans et plus doivent bénéficier de la même clémence de la justice que les enfants au motif qu'ils n'ont pas encore atteint l'âge de 18 ans ?
La règle en vigueur a été prévue par l'ordonnance de 1945 à une époque où la délinquence des mineurs n'était absolument pas celle d'aujourd'hui. Cette règle est aujourd'hui bien connue et les chefs de bande savent employer ceux qui n'ont pas 18 ans justement pour échapper aux poursuites les plus graves. Et puis on rencontre sur le terrain beaucoup de délinquants chevrenés qui ayant commencé très jeunes à sévir sont déjà à 16 ans des multirécidivistes. Que l'impuissance de la justice ne peut qu'encourager à mépriser l'autorité de l'État.
C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de proposer la fin de cette excuse de minorité pour les jeunes de plus de 16 ans afin de restaurer la crédibilité de notre système de peine. La bataille de la sécurité ne pourra enfin être gagnée que si on y associe les responsables publics et en premier lieu si on fait confiance au maire. Mon cher Jean-Claude, les maires doivent devenir les pivots de notre politique de tranquillité publique et de prévention. Je leur donnerai des moyens accrus. Je poursuivrai l'armement des polices municipales et je leur donnerai les moyens légaux de procéder à des contrôles d'identité, adresser des procès verbaux pour d'autres motifs que la circulation.
Mais mes amis, la principale menace contre notre sécurité, c'est une menace qui vise aujourd'hui le cœur de la civilisation européenne et en premier lieu la France. Je parle du totalitarisme islamiste. Ce totalitarisme, il a encore frappé à Stockholm après Saint-Pétersbourg, après Londres. Il a encore frappé dans les églisescoptes d'Égypte dimanche ses chrétiens d'Orient en poursuivant son but génocidaire dans l'indifférence de l'Occident. Oui, les chrétiens d'Orient doivent être défendus. Et mes amis, ils doivent pas seulement être défendus parce qu'ils sont chrétiens, ils doivent être défendus parce que leur présence en Orient, c'est la clé du respect de la diversité.
Le jour où on a expulsé les chrétiens d'Orient, ça veut dire qu'il n'y a plus de diversité, qu'il n'y a plus de respect de la différence. Ça veut dire que les pays seront dans une situation d'affrontement les uns avec les autres. Alors, ce totalitarisme, cet arc de haine et d'obscurantisme s'étend désormais du Bangladesh jusqu'à l'Afrique de l'Ouest. Il porte une menace directe sur notre territoire. Je vous le dis, je lutterai de manière implacable contre le totalitarisme islamique. Ça veut dire que les Français qui sont partis combattre à l'étranger contre nous seront déchus de leur nationalité comme le permet la loi française. Les prêcheurs de haine étranger seront expulsés.
Les associations s'inspirant du salafisme ou des frères musulmans seront dissoutes. Mes amis, l'immense majorité de nos compatriotes musulmans en ont plus qu'assé. Que des extrémistes sanguinaires viennent jeter le propre sur leur religion et répandre la mort sur notre nation. Alors oui, à cette majorité silencieuse, je demanderai de l'aide pour extirper l'intégrisme de leur rang. Je leur demanderai de nous aider à faire le ménage parmi les obscurantismes. Mais le respect de l'ordre dépasse le cadre des enjeux de la sécurité. Il en est aujourd'hui question à l'école où se forment les futurs citoyens de notre pays.
L'école devrait être le lieu d'apprentissage des normes, la norme du savoir pour apprendre à lire, à écrire, à compter et pour connaître et aimer notre histoire de France. les normes de comportement vis-à-vis de ses camarades et vis-à-vis des enseignants. L'école devrait être l'école du respect. Alors oui, assez de démission sur le contenu des savoirs abaissés au plus petits dénominateurs commun au mépris de l'ambition républicaine d'élever chacun à la hauteur de ses mérites. assz assez de démission sur les exigences de comportement des élèves qui pour certains d'entre eux ne font plus la différence entre une salle de classe et la rue.
Les familles ne doivent pas démissionner de leurs devoirs. Je rétablirai la loi qui permettait la suspension des allocations familiales si les familles n'assument pas la présence de leurs enfants à l'école obligatoire. Enfin, je demanderai aux établissements d'instaurer le port d'une tenue uniforme parce que queles que soient leurs origines, quel que soi leur religion, quelle que soi leur condition sociales, je veux que tous les enfants de France se sentent égaux et solidaires. Il est inacceptable de voir dans nos cours d'école ressurgir les discours communautaires et l'antisémitisme. Inacceptable de voir que le racisme s'étend, y compris le mépris antifrançais.
Oui, je veux retrouver les voix du rassemblement national et de la fierté française. Il ne peut pas y avoir de rassemblement dans une société qui s'en prend sans arrêt à elle-même, dans une société qui aime à se flageller et à s'abaisser au niveau de ceux qui l'accusent de tous les mots. Je dénonce le discours sur la culpabilisation qui veut saper l'histoire de la nation en antagonisant les mémoires. Monsieur Macron a commis une faute en présentant la colonisation comme un crime contre l'humanité. entre français et algérien, on peut se parler franchement, lucidement, sans s'accuser du pire.
Et il est temps de rappeler que le drapeau tricolore est suffisamment large pour envelopper tous ceux qui l'aiment, tous ceux qui sont prêtes à le servir. La France, c'est un vieux pays d'intégration. Au cours des siècles, des générations et des générations d'étrangers sont venus nous apporter leur capacité de travail, leur bravoure aussi parce que beaucoup ont combattu pour la France. Mais autrefois le brassage fonctionnait et les étrangers devenaient de plus en plus français. Et combien il y en a-t-il autour de vous que vous connaissez dont l'origine est étrangère et qui se sentent encore plus français parfois que les Français qui sont nés dans notre territoire ?
Mais malheureusement aujourd'hui, les communautarismes fissurent la République. En certains endroits, la France n'est plus là. Certains se réjouissent de ce prétendu melting pot. Ils ont tort parce qu'il crée des faussées. Il nous désunit. Et au regard de nos difficultés économiques, je le dis, je le dis simplement, sereinement, l'immigration doit être réduite à son strict minimum. Je veux je veux une politique d'immigration fixée par des quotas votés chaque année par le Parlement en fonction de la réalité de nos capacités d'accueil comme au Canada.
[Applaudissements] C'est étrangers, mes amis, qu'il revient de faire l'effort d'intégrer la France avec ses lois, avec sa langue, avec ses mœurs et c'est pas la France de se plier à des coutumes qui ne seraient pas conformes à notre pacte républicain. Les étrangers que nous accueillons doivent respecter des devoirs avant de réclamer des droits. Alors oui, ils devront attendre 2 ans avant toute prestation sociale parce qu'on ne vient pas en France pour les prestations sociale. Notre communauté nationale est ouverte mais pas n'importe quelle condition. Je restreindrai les conditions d'accès à la nationalité et notamment je reviendrai sur l'acquisition automatique de la nationalité à 18 ans.
Elle devra faire l'objet d'une déclaration de volonté à l'occasion de laquelle l'État vérifiera que les conditions d'assimilation ont été respectées. On on va on va mais je veux dire aussi que la France n'a pas pour autant vocation à être un pays fermé au reste du monde. Nous continuerons de défendre notre tradition chrétienne de l'asile pour les victimes des persécutions, tout en réduisant les abus et les délais de traitement des demandes et en éloignant systématiquement ceux qui sont déboutés du droit d'asile parce qu'ils n'y ont pas droit. Mes amis, vous le voyez, le monde qui nous entoure est dur. Les menaces extérieures sont nombreuses. Elles sont bien plus nombreuses qu'il y a 10 ans.
Alors, le rôle du président de la République, c'est de protéger la France. Oui, je protègerai la France. Je protègerai les Français. Je protégerai nos intérêts économiques. Je protégerai la paix par la force si c'est nécessaire. Je ferai la guerre au totalitarisme islamique partout où il tente de s'infiltrer sur notre territoire. Je lui ferai la guerre sur la scène internationale en refondant la diplomatie française. Le président de la République doit avoir un cap. Il doit savoir ménager ses alliés, mais il doit aussi construire des coalitions conformes aux intérêts de notre pays. Il doit aussi savoir dire non. Quelle est aujourd'hui la situation de notre pays ? Où en est la France ?
Où est-elle ? Où est sa voix dans le monde ? En 2003, avec Jacques Chirak, la France avait su dire non à la guerre en Irak qui s'est révélé une des décisions les plus funestes que les Américains ai pris au proche Orient. Cette position clairvoyante avait donné à notre pays un immense crédit dans le monde. Qu'est-il devenu ? Qu'en a fait François Hollande ? Aligé sur les États-Unis et leur politique changeante, aligné sur une politique européenne convenue et sans aucune vision. Aujourd'hui, la France manque à tous ses devoirs et elle manque au monde parce que sa voix n'est plus entendue.
L'usage il y a quelques jours en Syrie d'armes chimiques est un crime qui ne doit pas rester impun et la France doit être le premier membre du Conseil de sécurité des Nations-Unies à exiger toute la vérité sur ce crime abominable et à défendre des sanctions exemplaires qui doivent être prises contre ces auteurs. Mais la France doit aussi être la voie la plus forte dans le monde pour mettre en garde contre les risques d'une escalade militaire qui pourrait déboucher un jour sur la confrontation directe des États-Unis, de la Russie et de l'Iran. La décision du président américain de bombarder la Syrie est une décision humaine compréhensible.
Mais la responsabilité de la France, c'est d'abord de faire respecter le droit international et de défendre par tous les moyens la paix mondiale dont nous sentons qu'elle est chaque jour un peu plus fragile. Moi, je ne ferai pas de la diplomatie avec des émotions. Je ne me résoudrai jamais au retour d'une guerre froide entre les deux plus grands arsenaux nucléaires du monde. Président de la République, je ne ménagerai pas mes efforts pour la paix parce que je vois avec inquiétude et avec gravité poindre les nuages noirs de la guerre. J'augmenterai les moyens de nos forces armées. Je veillerai à la crédibilité de notre dissuasion nucléaire.
Je me battrai pour une véritable alliance européenne de défense qui donne à notre continent l'indépendance qu'il a perdu en raison de la folie meurtrière dont il a été responsable au 20e siècle. Jeaiis sans relâche pour que le Conseil de sécurité des Nations Unies dépasse les blocages qu'il paralysent. Au Moyen-Orient, je parlerai avec la même franchise aux sunnites comme au chiit. Je défendrai la sécurité d'Israël. Je défendrai aussi le droit des Palestiniens à une patrie comme je défendrai les chrétiens d'Orient victimes d'un véritable génocide. Un génocide qui malheureusement n' guère nos gouvernants et encore moins nos chréfense des droits de l'homme à géométrie variable.
En un mot, je crois qu'il est plus que temps d'avoir à la tête de notre pays un gauliste. [Applaudissements] Mes amis, la France la France est faite d'une seule communauté unie, rassemblé dans sa diversité, c'est la communauté de la nation. Elle a une culture propre, elle a une âme et elle n'est pas un archipel de communauté qui voisinerait dans l'indifférence. Monsieur Macron est venu ici il y a peu à Marseille. Lui, lui qui n'aime guerre que sa filiation à François Hollande soit mise dans la lumière, a été jusqu'à s'inspirer d'un discours de campagne tenu par le candidat Hollande en 2012 à Marseille.
comme lui comme lui il a notamment cité une à une les nationalités qui l'estim représenté dans la salle dans la plus pure tradition du clientélisme du Parti socialiste. Et bien moi, je ne vous parle pas de vos origines, je ne vous parle pas de votre religion, je ne vous parle pas de votre passé. Cela relève de votre histoire personnelle, de vos convictions intimes. Il y a une seule chose qui compte ici et qui nous rassemble, c'est notre fierté commune d'être des citoyens français. On va on va on va on va on va on va on va [Applaudissements] c'est en français que nous vivons. C'est en français que nous votons.
C'est en français que nous réussirons à faire de notre nation la première puissance européenne parce que tel est mon objectif. Et pour cela, je veux vous rappeler les mots que prononçai ici à Marseille le général de Gaulle en 1958. Nous sommes un peuple qui s'est aperçu au milieu du monde dur et difficile où il est que ce qu'il avait de mieux à faire, c'était de s'affirmer comme fort, comme uni, comme résolu et comme un peuple qui veut être respecté. Et bien ces derniers jours partout où je me rends, je vois des Français qui veulent être respectés.
Je vois des foules de plus en plus nombreuses à Nant, à Strasbourg, à Toulon, cher Hubert Hubert Falco, à Jacot, Camille, à Quimpère, à Provin, à Paris dimanche et ici à Marseille. Je vois je vois des Français qui partout se lèvent pour dire leur fierté et leur volonté d'alternance. Mes amis, l'avenir de notre nation est entre vos mains. Les jours qui viennent vont être cruciaux pour l'avenir du pays. Il vous reste quelques jours pour terminer cette campagne à fond et pour passer devant ceux qui s'y croient déjà. Les amis, jusqu'au dernier instant, jusqu'au dernier instant, on ne vous laissera aucun rép. On cherchera à étouffer vos convictions sous les calomnies et sous les invectives.
On essaiera de vous dicter vos choix avec les sondages. On vous intimera de renoncer comme si le vote était déjà fait et jusqu'au dernier instant, vous allez vous battre. Vous allez vous battre parce que vous êtes des militants de la France. Vous allez vous battre. Vous allez vous battre parce que sans l'enthousiasme des Marseillais, jamais le champ de l'armée du rein ne se serait appelé la Marseillaise. Alors Marseille, pas d'hésitation, pas d'indécision. Maintenant, tous à l'action, tous vers la grandeur, tous vers la victoire et tous pour la France. Vive la République et vive la France. [Applaudissements] La suite du discours.
[Applaudissements] la [Musique] patri est arrivé entre de la [Musique] tyrannie semblant élevé les sant [Musique]