"C'est indispensable, vraiment de la médiation" : le maire de Valdoie Michel Zumkeller réinstalle une police municipale
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Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse directe
C'est indispensable une police municipale à Val-d'Oie, 5000 habitants ?
- 1:13OuverteRéponse partielle
Mais est-ce que c'est pour combler un sentiment d'insécurité ou il y a une vraie insécurité à Val-d'Oie ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Est-ce que des caméras de vidéoprotection ne seraient pas plus utiles ?
- 2:34OuverteRéponse directe
Un budget bien géré, mais au total, ça va quand même coûter 150 000 euros, c'est ça ?
- 3:02RelanceRéponse directe
Que 3% de votre budget, mais 120 000 euros.
- 3:30OuverteRéponse directe
Comment vous avez fait cet arbitrage entre choisir la police municipale plutôt que la poste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« Justement, 5000 habitants. Et à partir de 5000 habitants, ça commence à être une commune qui nécessite. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Tous les jours, tous les jours, moi je suis à Val-d'Oie évidemment, tous les jours. Tous les jours, il y a des petites choses qui font qu'une policière serait très utile. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Cet été, il y a eu cinq cambriolages en plein jour. »
- 2:21Invité politiqueFait
« On a dégagé une petite marge de manœuvre, ce qui nous permet déjà d'avoir, elle sera la responsable de la police. »
- 2:38Invité politiqueChiffre
« à peu près ça. »
- 2:39Invité politiqueChiffre
« grosso modo, 120 000 pour le personnel. »
- 2:45Invité politiqueFait
« Il y aura un petit peu de matériel. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« 150 000 euros, c'est 3% du budget quand même. »
- 3:20Invité politiqueFait
« l'agence postale, c'est la poste. »
- 3:47Invité politiqueFait
« C'est un coût très important. »
- 3:51Invité politiqueChiffre
« 30 000 euros de plus par rapport à ce que nous donne la poste. »
- 4:04Invité politiqueChiffre
« On est un tiers, déjà un tiers. »
- 4:14Invité politiqueFait
« l'agence postale, elle n'était pas mairie, elle était CCAS. »
- 5:09Invité politiqueFait
« elle est conseillère départementale. »
Temps de parole
- Michel Zumkeller64 %
- Présentateur23 %
- ?5 %
- Locuteur 15 %
- Présentateur 24 %
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Matin.
Premier jour de la nouvelle policière municipale à Val-d'Oie aujourd'hui, c'était une promesse de campagne des élections municipales de Michel Zoumkeller. Réinstaller la police municipale, le maire centriste élu et l'invité de la rédaction l'Isaguinique. Bonjour Michel Zoumkeller. Bonjour. C'est indispensable une police municipale à Val-d'Oie, 5000 habitants ?
Justement, 5000 habitants. Et à partir de 5000 habitants, ça commence à être une commune qui nécessite. Alors c'est une police de proximité. Attention, la police est là, la police nationale fait son travail, les gardes champagnes font leur travail. Mais oui, c'est indispensable. Ça l'était avant, ça existait jusqu'en 2023. Tous les jours, tous les jours, moi je suis à Val-d'Oie évidemment, tous les jours. Tous les jours, il y
a
des petites choses qui font qu'une policière serait très utile. Il y
a
un côté vraiment médiation, on ne sera pas dans la répression. Mais par contre, oui, c'est très très utile.
D
'ailleurs, les habitants le disent. Dans leur quotidien, ça serait important.
Justement, on a recueilli justement les réactions d'habitants à l'arrivée de la police municipale. Je voudrais vous faire écouter cet extrait.
Je
crois qu'on a vraiment besoin de la police partout en France. Ça devient très important et tout ce qui se passe comme événement actuellement.
C
'est quoi les problèmes ? Les problèmes, c'est les groupes. Mais c'est vrai que ça nous rassure. On
sent qu'ils ont envie d'avoir cette police municipale. Mais est-ce que c'est pour combler un sentiment d'insécurité ou il y
a
une vraie insécurité à Val-d'Oie
?
Je ne
sais
pas. Je ne
crois
pas à cette histoire de sentiment. Bien sûr qu'on est à Val-d'Oie et qu'il n
'y a
pas des choses très très graves. Mais dans le quotidien,
c
'est important. Cet été, il y
a
eu cinq cambriolages en plein jour. C'est des choses comme ça. Est
-ce que des caméras
de vidéoprotection ne seraient pas plus utiles
par exemple
? On
en a déjà un petit peu. Alors moi, j'ai un côté. Je préfère l'humain toujours. C'est très étonnant parce qu'on vit mieux avec l'humain. Les caméras, il y en a. Mais une personne, et c'est une personne de contact et de médiation qui va vraiment faire un travail formidable, j'en suis sûr. Elle va être là. Elle va échanger. Il y a juger ce qui se passe et il y
a
aussi éviter des choses qui se passent. Pour les commerçants, ça va être agréable d'avoir une policière qui passe les voir de temps en temps.
C
'est rassurant. Pour les citoyens aussi. Et puis, il y
a
aussi le quotidien. Vous savez, il y
a
aussi par exemple ce qu'on appelle la police de l'urbanisme. Quand pendant quatre ans, vous n'avez pas de policier, des fois, on a une vraie renda à construire, on oublie de faire la déclaration. Et puis ça passe parce que personne ne vient contrôler. C'est toutes ces petites choses-là. De la proximité. C'est de la proximité.
Le
mot policier est presque même inadapté.
C
'est vraiment de la médiation. On
peut d
'ailleurs rappeler peut-être qu'il y
aura
un deuxième agent qui va arriver.
On reconstitue un service de police avec deux agents. D'ailleurs, on pensait le faire qu'en janvier 2027 et puis on n'a pas trop mal géré en six mois. On a dégagé une petite marge de manœuvre, ce qui nous permet déjà d'avoir, elle sera la responsable de la police. Et le suivant sera là début l'année prochaine, peut-être janvier, peut-être février. Ça va dépendre des recrutements.
Un budget bien géré, mais au total, ça va quand même coûter 150 000 euros, c'est
ça ?
C'est
à peu près ça.
Alors,
grosso modo, 120 000 pour le personnel. Puis là, au départ, il y aura un véhicule,
il
y aura un petit peu de matériel. Il
y aura 26
millions de budget. 150 000 euros, c'est 3% du budget quand même. Il faut relativiser les choses. On consacra 800 à 900 000 euros pour les écoles et on va consacrer 120 000 euros pour une policière. Il faut aussi remettre les choses en perspective. Donc, c'est une possibilité que nous avons et qui, au final, ne va pas trop impacter le budget.
Que 3% de votre budget, mais 120 000 euros. Donc, 120 000 euros pour faire venir ces policiers. Mais par contre, vous n'avez pas pu consacrer 30 000 euros pour maintenir l'agence postale au sein de l'Amérique et un service public très demandé par les habitants.
Alors,
déjà, l'agence postale, c'est la poste. On ne peut pas tous les ans, dans les communes, nous dire l'État, nous réduire les dotations, nous assèche tous les jours et nous demander après, en parallèle, d'exercer des missions de l'État. Mais
comment vous avez fait cet arbitrage entre
choisir la police municipale plutôt que
la poste ? Quand j'étais
maire, on avait une poste de plein exercice. La poste nous payait un loyer et gérait le personnel. Madame Séphys a fait le choix de fermer cette poste. Et c'est elle qui a fait le choix. Pour remplacer par une agence postale où la poste nous dédommage de 1 200 euros et après, on gérait tout le personnel. C'est un coût très important.
30 000 euros comparé aux 150...
Non,
30
000 euros de plus par rapport à ce que nous donne la poste. Par contre, je sais que Madame Séphys dit 30 000 euros, c'est rien. Par
rapport
aux 150 000 de la police municipale, on est sur un tiers.
On est un tiers, déjà un tiers. Donc ce n
'est
pas non plus la fermeture de l'agence qu'a financé la police. En plus, c'est doublement faux parce que l'agence postale, elle n'était pas mairie, elle était CCAS. C'est-à-dire les 30 000 euros qu'on économise, c'est pour le budget social de la mairie. C'est-à-dire pour plus d'aide aux gens, pour plus de soutien aux personnes âgées, etc. Ce n
'est
pas souvent dit, mais c'est une réalité. Ce qu'on économise là, ce n
'est
pas pour faire de la police. Non, c'est pour redonner les moyens au CCAS de la commune de Val-d'Oie. Est-ce que ça ne valait pas le coup ? Est-ce que ça ne valait pas le coup ?
C'est aussi un service
public qui est éloigné, ce que disent les habitants. C'est que voilà,
il va falloir aller
plus loin pour aller
à la poste. Il n'y a
plus de service bancaire à Val-d'Oie disponible.
Les habitants, je ne
sais
pas où vous les avez trouvés, parce que quand ils ont fait une manif, ils étaient 20. Donc il y en a 20 que ça dit.
Avant la
manifestation, on en a interrogé à l'annonce
de la
fermeture
cet été. Et puis la plupart n
'étaient pas des Val-d'Oie. Est-ce que l'impôt des Val-d'Oie doit assurer un service public qui concerne les gens de Sermamani, d'Eveth, etc. J'ai fait une proposition.
Si
Mme Cephis, puisque c'est de là que ça vient quand même, veut maintenir une agence postale, c'est très simple. Qui est donc votre, on rappelle, pardon,
votre prédécesseuse à la tête de l'omène. Et bien qu'elle crée une agence postale cantonale,
elle est conseillère départementale. Pourquoi le département, qui est une grande source de financement, tout le monde le sait, ne crée pas une agence postale cantonale ? Puisque ça concerne les gens d'Eveth, puisque ça concerne les gens de Sermamani, les gens d'Eloi et les gens de Val-d'Oie.
Il
fait ça sans mettre un euro.
Pour
revenir à la police municipale et terminer, peut-être rappeler que vous disiez bien que c'est un service de proximité. Et rappeler que vos deux policiers municipaux, début d'année prochaine, ne seront pas armés.
Ils ne
sont
pas armés avec des armes létales, effectivement, parce que ce n
'est
pas le souhait. Ils seront en capacité de se défendre, je voudrais bien préciser. Mais effectivement, ce n'est pas l'idée d'armer des policiers. Ils n'ont jamais été à Val-d'Oie. Je le redis, c'est vraiment de la proximité. Et c'est très utile et c'est très demandé par
la population. Un service de proximité avec
le premier jour aujourd'hui de votre police. policière municipal à Val-d'Oie. Merci beaucoup,
Michel
Zunkeller.
C'était en effet
votre promesse de campagne. Merci beaucoup, Michel Zunkeller,
d'avoir été avec nous. Bonne journée.
Michel Zumkeller