Féminicides, abaya, rentrée scolaire... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli
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Bonjour Laurent Jacobelli, l'an dernier 118 femmes en France ont été tuées sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint, c'est en moyenne une femme tous les trois jours, le gouvernement assure mettre le maximum de moyens sur la question, que propose le RN sur la question des féminicides ?
Eh bien écoutez, appliquons déjà les mesures qui ont été décidées, par exemple il y a vous savez ces bracelets anti-rapprochement qui permettent de faire en sorte qu'un prédateur ne puisse pas s'approcher de sa future victime, eh bien aujourd'hui en France il n'en circule que mille, parfois et on le voit dans un certain nombre de féminicides, et c'est le cas parmi les 11 féminicides qui ont eu lieu en août, des hommes se sont approchés de leur ex-conjointe alors qu'ils n'auraient pas dû, et donc il faut maintenant dans ce domaine-là comme dans les autres appliquer une justice ferme.
Ferme parce que parfois, entre le dépôt de plainte d'une femme, la convocation de l'homme et l'application de la peine, il se passe de longs mois qui sont des mois de danger pour la femme.
Est-ce que ça n'est pas un peu léger de juste dire, appliquons ce qui existe déjà à Calais, est-ce que vous n'allez pas un projet pour aller plus loin ?
Bien sûr, aller plus loin dans les bracelets anti-rapprochement, aller plus loin dans l'hébergement d'urgence qui est là aussi une des failles, j'allais dire, de notre système, quand une femme est en danger il faut immédiatement, elle et ses enfants, pouvoir la protéger dans des appartements spécifiques. Il faut une justice dédiée avec une rapidité des convocations et des sanctions parce que chaque jour qui passe, c'est un jour de mise en danger de femmes. On remarque trop souvent que les femmes qui sont mortes sous les coups de leur ex-conjoint avaient déjà porté plainte, avaient déjà subi des violences et que malheureusement c'était prévisible.
Il faut plus de rapidité, une action plus spécifique et mieux appliquée. C'est ce que nous proposons, ce sont des mesures de bon sens et on entend le gouvernement, le président de la République dire que lutter contre les féminicides c'est une priorité, c'est un but louable mais l'action tarde malheureusement à venir.
Les partis de gauche disposent d'une cellule d'enquête contre les violences sexistes et sexuelles mais pas le Rassemblement National, pourquoi ?
Vous voulez dire interne ? Oui. Vous savez, il n'y a pas une cellule spécifique, on a une commission de discipline, c'est comme ça qu'elle s'appelle chez nous, qui traite tous les sujets, y compris ceux-ci et ils sont traités très en amont. D'ailleurs vous aurez remarqué, mais personne n'est à l'abri, qu'on n'entend peu ce genre de problème chez nous parce que dès qu'il y a un signe, dès qu'il y a quelque chose qui nous remonte, nous agissons.
Pierre Béjuvin par exemple, l'eurodéputé qui a été condamné pour violences conjugales, il a été...
Et qui a été très vite exclu du groupe immédiatement. C'est vrai que les partis de gauche...
Mais c'est pas nécessaire d'avoir une cellule dédiée.
...ont des cellules dédiées mais on voit bien que ça ne marche pas puisque malheureusement ils ont, on ne va pas reciter les noms, eu de très nombreux problèmes là-dessus. C'est d'ailleurs, excusez-moi de le dire, mais souvent une cellule très politique qui juge les gens plutôt en fonction de leur utilité ou de leur non-utilité dans le parti plutôt que la gravité des faits. Nous on préfère être pragmatiques et éviter ce genre de problème.
Laurent Jacovelli, les français n'en ont toujours pas fini avec l'inflation. L'essence notamment est repartie à la hausse. Sur France Info, Xavier Bertrand demande une ristourne de 15 à 20 centimes par litre de carburant. Est-ce que c'est une bonne idée ?
Décidément, il frappe à la porte du gouvernement Macron parce que les ristournes, les chèques, etc. C'est la politique d'Emmanuel Macron. C'est-à-dire ne jamais régler le problème de fonds. Or, l'essence aujourd'hui, il faut le savoir, en fonction du prix, c'est entre 50% et 2 tiers de taxes, pas de coûts de pétrole, de taxes. Et c'est là qu'il faut agir. C'est pour ça que la mesure proposée par Marine Le Pen sur le Rassemblement national... Il y a des fluctuations du baril de pétrole notamment aussi. Oui, mais qui pour les Français... Pour laquelle le gouvernement n'a pas la main. Qui pour les Français est toujours pratiquement une fluctuation à la hausse.
C'est-à-dire que les baisses de prix du pétrole sont très peu répercutées. Je le répète, il y a trop de taxes aujourd'hui dans le prix de l'essence. Quand vous payez 2 euros le litre, il y a 1 euro pour l'État. Il faut immédiatement baisser la TVA sur les énergies. Oui, c'est un bien essentiel. Je termine. La faire passer de 20% à 5,5%. Revenir sur les deux augmentations de la taxe spécifique, la TICPE, qui a été prise par Emmanuel Macron pour permettre de faire baisser le prix au litre, s'aligner d'un certain nombre de nos voisins européens. Parce qu'aujourd'hui, on a un paradoxe. Quand les Français s'appovéissent à la station essence, l'État s'enrichit avec les taxes.
Il faut que ça cesse et ce n'est pas les petites ristournes qui vont régler le problème.
La baisse de la TVA, ça fait depuis longtemps que vous le proposez. On a constaté que ça ne marchait pas forcément pour le pouvoir d'achat des Français.
Ah bon ? D'abord, ça n'a pas été appliqué. Donc, c'est vrai qu'on n'a pas pu le constater. Si ça marche...
Ça coûte très cher à l'État ? Non, ça ne coûte pas très cher.
Il y a eu des exemples à l'étranger. Alors, on va être très clair. 20 milliards de TVA supplémentaires pour l'État l'année dernière. 20 milliards. 20 milliards qui ont été pris dans la poche des Français à cause de l'inflation. Donc, c'est la double peine pour le citoyen français. Non seulement, son caddie se vide de plus en plus parce que les prix explosent. Ils n'augmentent plus maintenant. Ils explosent. Et en plus, ça crée plus d'argent, de revenus pour l'État. On est dans un paradoxe total. Donc, nous, ce que nous proposons, c'est très clair. Baisse de la TVA sur les énergies à 5,5%. Parce que ce sont des produits de première nécessité.
Nous proposons sur 100 produits du quotidien une TVA exceptionnelle à 0%. Parce qu'aujourd'hui, des Français ne sont plus.
Avec ça, vous touchez, vous baissez le prix. Effectivement, c'est factuel de quelques points. Néanmoins, vous ne jouez pas sur la racine de l'inflation, le racine du problème de l'inflation.
Et si vous me laissiez terminé, il faut aussi un volet qui est le volet salarial. Parce qu'évidemment, si on ne gagne pas plus d'argent et que les prix augmentent, on se retrouve dans une situation avec un effet ciseau où on ne peut plus nourrir ses enfants. Nous, nous disons qu'un entrepreneur qui augmente les salaires de 10%, ces 10% seront exonérés de charges patronneurs.
M. Jacobelli, augmenter les salaires risque même d'augmenter le coût du travail, le coût de la baguette de pain.
Mais aujourd'hui, il y a une partie des hausses qui sont liées à des hausses des matières premières. Il y a une partie des hausses qui sont aussi liées à des coûts d'opportunité. On ne peut pas nier que certains industriels, certains entrepreneurs se disent « Tiens, c'est la bonne affaire, puisqu'il y a un climat d'inflation, je vais augmenter mes prix, je vais augmenter mes marges. » Et si je puis me permettre, la politique ou la non-politique du gouvernement est assassine pour de nombreux Français aujourd'hui. Que fait M. Le Maire ? Il convoque des chefs d'entreprise et il leur dit « Attention, si vous ne baissez pas les prix, je ne serai pas content. » Ce n'est pas ça.
Un membre du gouvernement doit agir, prendre des mesures concrètes. Je vous en ai cité certaines. Et donc, il y a urgence. Vous disiez que ça ne marchait pas à certains pays.
L'Espagne, par exemple, qui a baissé la TVA sur les produits de première nécessité, exactement ce que vous proposez. On a constaté que les prix de ces produits augmentaient.
Ils se sont retrouvés face à une situation exceptionnelle, notamment sur les fruits et légumes de sécheresse. Parce que ça ne joue pas sur la racine de l'inflation. L'augmentation aurait été moindre. La racine de l'inflation. Mais par exemple, prenons une mesure. Sur l'énergie, le coût exponentiel de l'électricité, ce n'est pas lié à un coût exponentiel de la production d'électricité. C'est lié au marché européen de l'électricité. C'est-à-dire que le coût que payent les industriels français en France...
En l'occurrence, sur l'Espagne, vous le savez, ça n'est pas le point.
... est basé sur le coût de production en Allemagne des centrales à gaz. Et donc, cette folie nous fait aujourd'hui avoir une inflation qui n'a pas de base réelle.
Laurent Jacobelli du Rassemblement National. Vous restez avec nous. On se reparle juste après. Le fil info avec Sophie Echen.
Alors que Mayotte subit en ce moment sa pire sécheresse depuis 25 ans, l'accès à l'eau potable va devenir encore plus restreint à partir de demain. Un jour sur trois seulement. Sur France Info, la députée Lyotte de Mayotte, Estelle Youssoufa, décrit une situation extrêmement grave. Le petit garçon de 8 ans, éjecté d'un manège au parc anti-blonde, vendredi soir, souffre d'un traumatisme crânien. L'enfant a atterri sur une femme qui a amorti sa chute. Elle aussi a été légèrement blessée. L'avocat de la mère du petit garçon déclare que la famille se réserve le droit de porter plainte.
Au moins deux blessés après une nouvelle attaque de drones russes cette nuit dans le sud de l'Ukraine, sur la région d'Odessa. Kiev dit en avoir détruit une vingtaine. Et puis le chaos au festival américain Burning Man. Des pluies torrentielles ont transformé le site au milieu du désert du Nevada en champ de boue. Les festivaliers ne peuvent plus quitter les lieux. Les organisateurs leur recommandent de conserver de l'eau et des vivres et de trouver un abri chaud. De nouvelles pluies sont attendues aujourd'hui. France Info.
Le 8.30 France Info. Agathe Lambret. Jean-Rémi Baudot. Toujours avec Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National. Pour la première fois demain à la rentrée, la baïa sera interdite dans les collèges et les lycées. On imagine d'abord d'un mot que vous en félicitez.
Bien évidemment. Enfin, enfin, on écoute le Rassemblement National. Enfin, ce que nous prenons depuis des années pour le respect de la laïcité, pour freiner l'offensive islamiste, est entendu. Ce qui veut bien dire que toutes les attaques qui ont été dites contre nous, proférées contre nous, pardon, étaient purement politiques. Oui, sur le fond, il faut le faire.
Et des recours, en revanche, ont été déposés contre cette interdiction devant le Conseil d'État. Si ces recours aboutissent, est-ce que vous êtes favorable à une modification de la loi de 2004 sur les signes religieux pour interdire spécifiquement la baïa ?
La baïa est tous les vêtements, d'ailleurs, qui seraient synonymes d'une offensive. Aujourd'hui, porter la baïa, et on le voit sur les réseaux sociaux, certains incitent à le faire, c'est dire à la République française, vos règles, je m'en fiche, ce sont les règles religieuses que je veux mettre en avant d'un islam radical. Et toutes ces revendications n'ont pas de place à l'école. L'école, c'est fait pour apprendre, c'est fait pour mettre les enfants loin des différences religieuses et sociales, et non pas un lieu de militantisme. Et donc, oui, il le faut.
Honnêtement, la position soudaine, inexpliquée de ce gouvernement, ce revirement est plutôt salutaire, s'il est appliqué, attendons de voir. Mais vous savez, la Commission des lois est présidée à l'Assemblée nationale par un certain Sacha Houllier, qui a à maintes reprises, maintes reprises, souligné son attachement au fait de pouvoir porter le voile. Donc on verra bien si, dans ces bisbis internes, la Macronie arrive à faire quelque chose.
L'une des solutions proposées par le RN, c'est notamment, certains en tout cas en parlent, de remettre en place ou de mettre en place la question de l'uniforme. J'allais le dire. C'est une question notamment portée par Louis Alliot, qui est le maire de Perpignan. Excellent maire de Perpignan. Et est-ce que son idée est excellente par ailleurs ? Oui, d'ailleurs. Et qui paierait un uniforme pour tous les élèves de France ?
Là aussi, on entend cette idée ressurgir au sein du gouvernement, alors que les membres de la majorité ont refusé notre proposition à l'Assemblée nationale d'avoir une tenue unique. On parle de tenue unique plutôt que d'uniforme, parce que ça peut très bien être un t-shirt blanc et un pantalon bleu, par exemple. Ce n'est pas forcément très cher. Simplement, ça permet d'avoir les enfants à un niveau d'égalité. Égalité sociale, on voit moins. Évidemment, ça n'enlève pas tout. Mais on voit moins les inégalités sociales. Et puis surtout, une neutralité religieuse.
Voilà une mesure très concrète, très logique, très facile à mettre en place pour lutter contre la dérive islamiste que l'on a dans beaucoup d'établissements en France. Malheureusement, à cause de la lâcheté, il faut le dire, des gouvernements qui se sont succédés.
Vous proposiez l'interdiction du voile dans l'espace public. On parlait de la baïa. Est-ce que vous voulez aussi interdire la baïa dans l'espace public ?
Écoutez, aujourd'hui, je ne crois pas que ça soit à l'ordre du jour, mais globalement, puisqu'on tourne au tour... Uniquement dans les lycées, dans les colères. Oui, mais pourquoi on en est arrivé à réfléchir à ce type de mesures ? Parce qu'il y a aujourd'hui en France des gens nouvellement arrivés qui veulent imposer à notre société des valeurs qui ne sont pas les nôtres. Et ils veulent l'imposer par la ruse, c'est-à-dire en contournant les lois, ou parfois même par la force, malheureusement. Notre société doit se protéger. Vous savez très bien que les Abayens ne sont attentés que par des personnes étrangères.
Pour régler le problème, il faut à la base régler le problème de l'immigration qui est devenue en France insoutenable, qui même par certains côtés est devenue une submersion, qui attaque profondément nos valeurs. Et si nous en sommes à réfléchir, à interdire certaines tenues, c'est que pendant des années, on a tout accepté. Les menus différenciés...
Une jeune fille française qui porterait la baïa, ça reste une jeune fille française.
Oui, mais vous savez, être français, c'est pas simplement avoir des papiers d'identité. Être français, c'est aimer son pays. Quand on est français, qu'on porte un vêtement qui dit « les lois de ma religion sont supérieures aux lois de la République », eh bien quelque part, au fond de son cœur, on n'est pas vraiment français.
Laurent Jacobelli, Rassemblement National, les Républicains, la NUPES se sont retrouvés enfermés pendant 12 longues heures avec le chef de l'État. Est-ce qu'il vous a piégé ? Il a réussi son coup, Emmanuel Macron ?
Non, pas du tout. Je crois qu'il a enfin, au bout de 6 ans, découvert qu'en France, il y avait des oppositions. Et il a découvert que parfois, elles avaient des bonnes idées. Alors, il a voulu les réunir. Pourquoi ? Est-ce que c'est pour, comme d'habitude, faire un coup de bluff et de communication ? C'est fort probable. Est-ce que c'est pour essayer de puiser à la source quelques bonnes idées qu'apparemment, il est incapable d'avoir ? Peut-être. En tout cas, Jordan Bardella, en tant que président du Rassemblement National, y est allé. Il y est allé aussi pour dire ces quatre vérités au président de la République. Sur la question migratoire, et je viens d'en parler.
sur la question de l'inflation et du manque d'action du gouvernement, sur l'éducation, sur un certain nombre de sujets. Mais vous savez, le président de la République nous a habitués à ces grands raoutes. Il y a eu le grand débat après les gilets jaunes. Il y a eu les conventions. Au final, beaucoup de blabla, peu de résultats. On aimerait bien avoir un président qui agit au moment où, en France, tous les feux sont au rouge.
Ce qui émerge à l'issue, c'est néanmoins l'idée d'une conférence sociale sur les salaires en dessous du SMIC. Est-ce que ça va dans le bon sens ? Est-ce que, par exemple, je rappelle que vous êtes député de Moselle, est-ce que sur les marchés, on vous parle de ça, de la question des salaires ? Est-ce qu'il faut avancer sur cette question ?
Mais bien sûr qu'il faut, et je vous ai évoqué tout à l'heure une mesure sur les salaires, il y a un décrochage aujourd'hui. Un décrochage entre les classes les plus défavorisées et les classes moyennes. Mais le RN pourrait se dire une conférence sociale ? Nous, on est pour le dialogue, on est pour que les choses avancent. Je ne suis pas ici, sur votre plateau, en train de dire qu'il faut trouver un moyen d'augmenter les salaires sans forcer les entreprises, et dire demain on refusera de travailler dessus. Ce serait complètement illogique.
Maintenant, les conventions, les réunions, les forums, le président de la République en fait pratiquement quotidiennement et il n'y a jamais rien qui en sort. Emmanuel Macron écoute tout le monde et au final ne fait que ce que lui-même veut.
Voteriez-vous la loi immigration au Parlement si la majorité abandonne les régularisations pour les métiers en tension ?
Écoutez, vous me permettrez d'être prudent. Nous la lirons cette loi et puis nous verrons bien, nous ferons des amendements et en fonction nous réagirons. Un premier sentiment quand même que je peux vous donner, c'est quand même très peu probable, cette loi sera portée par M. Darmanin. M. Darmanin qui a fait exploser le nombre de migrants légaux et illégaux. On est à 1,5 million de migrants légaux par an et je ne compte pas les migrants illégaux. Celui qui a fait atterrir, enfin amérir pardon, l'Ocean Viking en France. Celui qui a été incapable d'arrêter l'imam Mikyusen.
Donc très honnêtement, si cet homme-là est capable de trouver des solutions pour l'immigration, alors je serai probablement danseur étoile ou évêque dans la semaine qui vient.
En parlant d'immigration interrogée par des étudiants, Vladimir Poutine s'est dit largement d'accord avec Nicolas Sarkozy sur la croissance de la population africaine et la crise migratoire que cela pourrait engendrer. C'est un soutien gênant ou c'est un honneur d'être appuyé par le président russe ?
Je pense qu'en ce moment, évidemment, c'est très particulier. Moi, je ne suis pas dans le secret des dieux et des relations entre M. Sarkozy et M. Poutine. Je ne suis d'ailleurs l'avocat ni de l'un ni de l'autre. Je pense que ce qu'a voulu dire, en tout cas, Nicolas Sarkozy, si j'ai bien compris, en tout cas, n'est pas une position si illogique que ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la Russie, c'est Poutine et nous le déplorons tous avec l'invasion de l'Ukraine, mais que nous devrons demain avoir des relations avec la Russie et qu'il faut essayer de toujours maintenir...
Alors là, vous parlez des propos de Nicolas Sarkozy qui ont été très critiqués sur l'Ukraine, notamment parce qu'il demande la neutralité de l'Ukraine. Il dit qu'elle ne doit ni intégrer l'Union Européenne ni l'OTAN. Et il se prononce aussi sur l'annexion de la Crimée en 2014 en disant que tout retour en arrière est illusoire. En fait, le discours de Nicolas Sarkozy est très proche de celui du Rassemblement National. Marie-Le Pen a dit que l'Ukraine doit renoncer à la Crimée. Oui, je remarque en ce moment que tout le monde parle un peu comme nous
sur toutes les questions, l'international, la politique intérieure. Dommage qu'il n'y ait jamais eu d'action dans le passé ou aujourd'hui qu'il soit dans le même sens. Soyons pragmatiques. Aujourd'hui, l'idée, c'est de trouver un chemin vers la paix. On ne va pas s'enliser dans un conflit entre la Russie et l'Ukraine pendant des décennies. Et il faut donc trouver un chemin par la diplomatie. Et je crois qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de vat en guerre. On n'entend plus la voix diplomatique. Croire que la Crimée puisse revenir dans le giron de l'Ukraine, c'est vrai, paraît peu probable.
Et donc, à s'attacher à des hypothèses peu crédibles, on éloigne chaque jour un peu plus l'horizon de la paix.
Est-ce que ça n'est pas malgré tout donner un blanc-seing à Vladimir Poutine et à sa stratégie belliqueuse aux portes de l'Europe ?
Non, mais que la stratégie soit belliqueuse, oui. Que notre voix à nous doit être moins belliqueuse et plus diplomate, oui aussi. Je le répète, l'objectif, c'est la paix. Nous, nous avons toujours été clairs. Nous proposons, enfin, nous voulons que l'Ukraine retrouve ses frontières d'avant-conflit, retrouve son indépendance et sa souveraineté. Vous savez à quel point on y est attaché pour les nations. Ça ne veut pas dire, pour nous, une nouvelle guerre internationale. Ça ne veut pas dire non plus s'accrocher à des hypothèses irréalistes.
Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de Moselle. Merci d'avoir été l'invité du 830 France Info. Merci Agathe Lambret. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Laurent Jacobelli