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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 14 septembre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueLogementImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

EDWIGE DIAZ est en débat face au socialiste ARTHUR DELAPORTE sur BFMTV !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 52 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Vous envoyez deux signaux, c'est ça, Edwige Diaz ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Oui si vous voulez qu'on réagisse à ces propositions de Marine Le Pen

  • 3:12FerméeRéponse partielle

    Il y a combien d'étrangers qui ont un logement social en France ?

  • 4:06RelanceRéponse directe

    Votre mesure, elle va résoudre le problème qu'à la marge ?

  • 6:09FerméeRéponse directe

    Allez-vous sortir du parc social les actuels habitants qui n'auraient pas la nationalité française ?

  • 6:45FerméeRéponse directe

    Est-ce que les étrangers qui aujourd'hui habitent dans un logement social seront expulsés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueChiffre
    « Avec 900 000 dossiers en attente, évidemment que cette question fait partie des inquiétudes des Français. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Ils ont voté contre également l'encadrement des loyers. »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « La réalité des réalités, c'est que les étrangers, aujourd'hui, quand ils font une demande de logements sociaux, ils ont moins de chances que des Français d'avoir un logement social. »
  • 4:17Invité politiqueChiffre
    « Oui, alors je reprécise qu'il y a en effet à peu près 8% d'étrangers dans notre pays et que nous, nous avons estimé leur part dans la représentation du logement social à 15%. »
  • 9:25Invité politiqueChiffre
    « Cette loi, elle a permis de construire plus de 1 million de logements sociaux en 25 ans. »
  • 10:03Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen veut supprimer la loi SRU. »
  • 10:12Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, la caisse des dépôts et consignations, elle peut permettre que les bailleurs puissent contracter un nombre de coûts. »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « ce qu'a fait Emmanuel Macron, c'est qu'avec la baisse des APL, puis le gel des APL, puis finalement, la ponction dans les caisses des bailleurs sociaux »
  • 17:17Invité politiquePromesse
    « nous présenterons un référendum sur le sujet. »
  • 17:30Invité politiquePromesse
    « nous rendrons la parole et le pouvoir au peuple »
  • 18:16Invité politiqueChiffre
    « c'est plutôt une mesure de bon sens parce que l'an dernier, on s'était opposé à cette évolution, enfin, ce gel des barèmes de l'impôt sur le revenu qui allait faire rentrer 200 à 300 000 foyers fiscaux dans l'impôt. »
  • 18:29Invité politiqueFait
    « c'est plutôt une bonne nouvelle. »
  • 20:10Invité politiqueFait
    « ceux qui disent aujourd'hui on ne fera plus jamais d'alliance avec la France Insoumise, François Hollande, Raphaël Luxman, on fait alliance avec la France Insoumise en 2024 par exemple, en ayant dit au préalable qui ne ferait jamais d'alliance. »
  • 25:17Invité politiqueFait
    « qu'un référendum c'est à dire demander l'avis aux français »
  • 25:21Invité politiqueFait
    « c'était un coup d'état »
  • 25:27Invité politiqueFait
    « nous nous n'avons pas peur du peuple »
  • 25:30Invité politiquePromesse
    « nous rendrons la parole et le pouvoir au peuple »
  • 25:40Invité politiqueFait
    « le parti socialiste était devenu le paillasson de la France insoumise »
  • 25:42Invité politiqueFait
    « vous êtes prêt à vous allier à vous coucher une fois de plus devant ceux qui abritent en leur sein des fichiers S »
  • 25:50Invité politiqueFait
    « ont des relents antisémites »
  • 25:56Invité politiqueFait
    « scandent la police tue »
  • 25:58Invité politiqueFait
    « vous l'avez dit vous même qui sont sectaires et qui sont violents »
  • 26:03Invité politiqueFait
    « aux français patriotes de ne surtout pas voter pour vous parce que voter socialiste c'est demain voter Jean-Luc Mélenchon »
  • 26:15Invité politiqueChiffre
    « elle a été condamnée à deux reprises »
  • 26:21Invité politiqueFait
    « elle pourra se présenter à l'élection présidentielle »

Temps de parole

  • Edwige Diaz34 %
  • Arthur Delaporte22 %
  • Présentateur16 %
  • ?15 %
  • Invité6 %
  • Invité 22 %
  • Invité 32 %

≈ 35,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Il

0:01
Présentateur

y a deux choses très intéressantes dans cette déclaration de Marine Le Pen.

0:05
Locuteur

Il

0:05
Présentateur

y a la partie préférence nationale. On a l'impression que c'est le grand retour d'un leitmotiv régulier dans les programmes du RN. Et il y a le fait qu'elles prennent le temps de préciser,

0:15
Locuteur

quelle

0:16
Présentateur

que soit leur couleur de peau, quelle que soit leur religion, tous les Français, et ce sont les Français qui seront prioritaires. Vous envoyez deux signaux, c'est ça, Edwine Diaz ? Vous êtes députée de Gironde, vice-présidente du RN. Et face à vous, Arthur Delaporte, député socialiste du

0:32
Locuteur

Calvado,

0:33
Arthur Delaporte

c'est porte-parole du groupe à l'Assemblée. Edwine Diaz ? Merci beaucoup pour votre invitation. Oui, en effet, vous soulignez des propos importants qui ont été tenus hier par Marine à l'occasion de sa grande rentrée politique à Hénin-Beaumont. Et nous avons voulu mettre au cœur de notre projet présidentiel la question du logement, notamment de l'accès au logement, et en particulier du logement social. Avec 900 000 dossiers en attente, évidemment que cette question fait partie des inquiétudes des Français.

Et donc nous avons voulu, oui, indiquer aux Français qu'il nous semblait moral, et il faut que ce soit légal, que les Français bénéficient de cette priorité d'accès dans les logements sociaux. Et pour éviter les caricatures dont nous sommes régulièrement victimes ou dont nous faisons l'objet, nous avons précisé que pour nous,

1:21
Locuteur

c

1:21
Arthur Delaporte

'était vraiment l'accès aux Français. C'est-à-dire, quelle que soit leur origine ou leur couleur de peau, c'est très important pour nous, parce qu'on entend déjà nos adversaires indiquer que nous serions des racistes, des xénophobes, etc. Donc nous, dès que vous êtes Français, vous devez avoir droit à un droit nouveau, et c'est précisément le droit à vous loger dignement et dans un logement accessible. Arthur Léapporte.

1:44
Edwige Diaz

Oui, si vous voulez qu'on réagisse à ces propositions de Marine Le Pen, il n

1:48
Locuteur

'y a

1:48
Edwige Diaz

rien de nouveau sous le soleil. Et c'est peut-être ça le problème aujourd'hui, c'est qu'on essaie de ripolliner des vieilles mesures, alors que sur la question du logement, Marine Le Pen n'a rien fait. Et même depuis dix ans, elles votent des lois qui vont contre l'intérêt des Françaises et des Français. Je tiens à dire, aujourd'hui, si on a une envolée des prix du logement qui font que les Français ne peuvent plus avoir un logement décent et qu'ils ont du mal à en trouver, et que le nombre de demandes de logements sociaux augmente, c'est parce que les prix du loyer flambent. Et qu'a fait le Rassemblement National ?

2:16
Locuteur

Il

2:16
Edwige Diaz

a été contre la loi sur la régulation des meublés de tourisme. C'est le seul groupe qui a voté en intégralité contre la régulation d'Airbnb, qui fait qu'il y a de la spéculation, et que dans certaines zones, par exemple, moi je pense au Calvados, sur la zone litorale, aujourd'hui, c'est impossible de se

2:31
Locuteur

loger. C'est très

2:31
Invité

loin d'être la seule implication.

2:33
Locuteur

Très, très loin. C'est même l'inverse. C

2:35
Edwige Diaz

'est un des points sur

2:35
Locuteur

lesquels

2:36
Edwige Diaz

le Rassemblement National

2:37
Locuteur

est totalement défavorable

2:38
Edwige Diaz

depuis le début, alors que hier soir, Marine Le Pen dit « Ah ben moi, je suis pour, finalement, qu'on ait une régulation des meublés de tourisme ». Sauf qu'ils ont voté contre à l'Assemblée Nationale. Ils ont voté contre également l'encadrement des loyers. Vous voyez, c'est ce qui a permis quand même de modérer les études de montres, les loyers, par exemple, dans les grandes villes. Et donc aujourd'hui, ils essaient de nous dire « Finalement, c'est de la faute aux étrangers s

2:57
Locuteur

'il n'y a plus de logements sociaux ».

2:58
Edwige Diaz

La réalité des réalités, c'est que les étrangers, aujourd'hui, quand ils font une demande de logements sociaux, ils ont moins de chances que des Français d'avoir un logement social. Donc finalement, ils essaient de nous dire « C'est de la faute aux étrangers », alors que c'est de la faute en partie au

3:11
Locuteur

Rassemblement National. J'ai

3:12
Invité

une question à poser, Madame Diaz. Il y a combien d'étrangers qui

3:15
Locuteur

ont

3:15
Invité

un logement social en France ? À peu près 15%.

3:17
Locuteur

15% de quoi

3:18
Arthur Delaporte

? Parmi la population des étrangers. Donc en

3:21
Locuteur

fait, ce que l'on constate, c'est qu'il y a… 15% des étrangers,

3:24
Arthur Delaporte

non. Attendez.

3:24
Locuteur

Moi, je disais les

3:25
Invité

chiffres

3:26
Locuteur

et la

3:26
Invité

raison, c'est à peu près la dernière fois qu'on les a étudiés.

3:28
Locuteur

15% des étrangers. Non, c'est

3:30
Invité

12

3:30
Locuteur

%

3:30
Invité

du parc social est occupé par des étrangers.

3:33
Locuteur

C

3:33
Invité

'était en 2017. Aujourd'hui, la part a dû augmenter. Mais on n'a pas les chiffres. Donc c'est une estimation.

3:38
Locuteur

Donc le dernier chiffre, c'est

3:42
Présentateur

12% du parc social qui est occupé

3:45
Locuteur

par

3:46
Invité

des

3:46
Locuteur

étrangers. Et on dit que c'est à

3:48
Invité

cause des

3:48
Locuteur

étrangers

3:48
Invité

qu'il

3:49
Locuteur

n

3:49
Invité

'y

3:49
Locuteur

a

3:49
Invité

plus de logements sociaux. Enfin, c'est faux. De nationalité étrangère.

3:52
Locuteur

Oui, oui, on parle de nationalité étrangère. Du coup, ça

3:53
Invité

vous donne quand même, mettons que ce soit 15%, c'est d'ailleurs assez probable. Votre mesure, elle va résoudre le problème qu'à la marge. Il reste quand même massivement…

4:02
Locuteur

Elle

4:02
Invité

ne va surtout pas le

4:02
Locuteur

résoudre. Les nationaux

4:03
Invité

est là. Et je complète ce que dit Géraldine. J'imagine, mais ou alors ce serait une info que vous nous donnez ce matin, que ceux qui occupent actuellement des logements sociaux, vous n'allez pas les sortir. Donc ça ne s'appliquerait qu'aux nouveaux entrants, j'imagine.

4:17
Arthur Delaporte

Oui, alors je reprécise qu'il y a en effet à peu près 8% d'étrangers dans notre pays et que nous, nous avons estimé leur part dans la représentation du logement social à 15%. Donc il y a une surreprésentation des étrangers

4:30
Locuteur

en matière

4:30
Arthur Delaporte

d'occupation des logements sociaux. Et pour rebondir sur ce que disait le collègue socialiste, en fait, si aujourd'hui il y a des tensions sur le marché du logement social, ce n

4:43
Locuteur

'est

4:43
Arthur Delaporte

pas à cause du Rassemblement national, c'est en grande partie à cause des macronistes que vous avez largement fait élire à l'Assemblée nationale en retirant vos candidats il y a deux ans au moment des élections législatives. C'est en fait la surabondance de normes. La RE 2020, pour ceux qui travaillent dans le bâtiment, ils savent que ce sont des normes qui alourdissent le coût de construction. Ils savent aussi que la question du ZAN, zéro artificialisation nette des sols, qui empêchent la construction,

5:11
Locuteur

les DPE qui empêchent... Vous pouvez juste répondre à ma question ? Oui, attendez, c'était ceux qui sont dans un... Non, mais on

5:17
Arthur Delaporte

a répondu à cette question. Non, on ne

5:18
Locuteur

va

5:18
Arthur Delaporte

pas exclure...

5:20
Locuteur

Non, vous n'avez pas réglé... Non, mais attendez, vous me coupez... Non, mais vous n'avez pas répondu à ma question... Baptiste, je

5:24
Arthur Delaporte

vous réponds à la question. Non,

5:26
Invité

donc c'est pour les nouveaux

5:27
Locuteur

enfants. Je peux bien

5:27
Arthur Delaporte

finir ce que je disais...

5:29
Locuteur

C'est pour les nouveaux enfants.

5:30
Arthur Delaporte

Oui, monsieur,

5:31
Locuteur

c'est pour les nouveaux enfants. Donc ça ne règle pas le problème du logement.

5:32
Invité

Non, mais...

5:34
Arthur Delaporte

Attendez, je veux quand même vous dire, en fait, pourquoi on est dans cette tension en matière de logements sociaux. Non, je l'ai dit, une surreprésentation des étrangers dans le parc social. Des normes qui ont aggravé la situation. Je parle de la RE-2020, qui parlera donc aux professionnels du bâtiment. Je parle du ZAN, zéro artificialisation nette des sols, qui a empêché les maires de devenir des maires bâtisseurs. Je pense aussi au DPE, qui empêche les petits propriétaires de mettre sur le marché locatif ses logements. Et donc forcément, tout ça crée de la tension qui est très préjudiciable pour le parc

6:07
Locuteur

social.

6:07
Arthur Delaporte

Je vous

6:07
Locuteur

repose la

6:07
Arthur Delaporte

question, Edwige Diaz. Allez-vous

6:09
Présentateur

sortir du parc social les actuels habitants ou occupants de logements sociaux qui n'auraient pas la nationalité française ? Non. Non.

6:19
Locuteur

Donc c'est uniquement pour les

6:21
Présentateur

dossiers qui

6:22
Locuteur

sont à partir de maintenant examinés. En revanche,

6:26
Arthur Delaporte

nous exclurons des logements sociaux les étrangers qui se comportent mal. Et avec une interdiction pour

6:32
Locuteur

eux

6:33
Arthur Delaporte

de reprendre, d'avoir un nouveau accès à un logement social pendant trois ans. parce que ça aussi,

6:39
Locuteur

c

6:39
Arthur Delaporte

'est un véritable

6:39
Locuteur

sujet. Ils n'auront même

6:40
Arthur Delaporte

plus accès au logement social tout court.

6:42
Locuteur

Si vous parlez des

6:43
Présentateur

étrangers

6:43
Arthur Delaporte

qui se comportent mal.

6:44
Locuteur

Oui, oui. Donc vous me disiez,

6:46
Arthur Delaporte

Edwige, vos questions à tous les deux, c'était est-ce que les étrangers qui aujourd'hui habitent dans un logement social seront expulsés ? Donc la réponse est non. En revanche, pour un étranger qui se comporte mal, qui crée des nuisances de voisinage, où il y a des trafics de drogue par exemple, évidemment que ces étrangers occupants d'un logement social seront expulsés de leur logement

7:06
Locuteur

social.

7:06
Arthur Delaporte

Même chose pour un français ? Oui, mais là, en plus, un étranger pourra être

7:10
Locuteur

exclu. Non, non,

7:10
Arthur Delaporte

mais est-ce qu

7:11
Locuteur

'un

7:11
Arthur Delaporte

français qui se comporterait

7:12
Locuteur

mal, qui serait

7:12
Invité

délinquant, serait aussi exclu sur

7:14
Locuteur

le logement social ? Ah, mais oui, parce qu'en fait,

7:15
Invité

nous, nous sommes très respectueux Donc c'est

7:17
Locuteur

tous les délinquants, pas seulement les étrangers. Oui, mais en plus,

7:19
Arthur Delaporte

les étrangers pourront être envoyés chez eux, oui.

7:21
Invité

J'ai une question qui... Je comprends la logique pour relancer la construction normative, etc. À la limite, j'entends ce que vous dites sur une priorité aux étrangers, je note juste que 70% des Français plévitent ça. Mais par contre, ce que je n'entends pas dans votre discours, ni à l'un ni à l'autre d'ailleurs, et c'est intéressant, ce sont les causes aussi profondes de cette crise du logement, avec 72% des Français aujourd'hui qui sont éligibles à un logement social, c'est colossal. On a le quart de tous les logements sociaux d'Europe, ils sont en France, c'est quand même un problème, et le faible taux de rotation.

Je regardais les chiffres, il y a 47% du total des logements du parc qui sont

8:02
Locuteur

sous

8:02
Invité

-occupés. Mais

8:03
Locuteur

parce que ton

8:03
Invité

parcours

8:03
Locuteur

de logement, il est complètement bloqué aujourd'hui. Non, mais ils sont

8:04
Présentateur

sous-occupés.

8:05
Locuteur

C

8:05
Présentateur

'est

8:05
Locuteur

-à

8:05
Présentateur

-dire que ce sont des familles, par exemple, qui avaient 4 enfants, les enfants sont partis,

8:09
Locuteur

et les parents se retrouvent dans 24.

8:11
Invité

Alors

8:11
Locuteur

moi,

8:11
Invité

je me dis, ça me pointe les étrangers, mais c'est aussi parce que ça arrange tout le monde. Ça arrange tout le monde, à la fois les politiques qui disent on ne

8:17
Locuteur

va

8:17
Invité

pas trop résoudre le problème en forçant, en fait, les rotations, et puis les gens qui y sont qui disent c'est pas ma faute, je garde mon T5, c'est à cause des étrangers. Alors quand est-ce que vous vous attaquez à ça ? Je

8:28
Edwige Diaz

vais vous dire, parce que je connais plutôt bien ce sujet

8:30
Locuteur

-là,

8:32
Edwige Diaz

à la question de pourquoi est-ce qu'ils gardent un T5 ? Tout simplement parce qu'aujourd'hui, il

8:36
Locuteur

n

8:36
Edwige Diaz

'y a pas de logement de taille intermédiaire. Et ce qui est en train de se produire, et ce qui fait qu

8:38
Locuteur

'il

8:38
Edwige Diaz

y

8:38
Locuteur

a

8:38
Edwige Diaz

une tension aussi sur la demande de logement social, c'est la transformation du modèle des familles. Quand vous avez des familles monoparentales avec enfants, vous ne cherchez pas forcément

8:45
Locuteur

à... Comment font les autres ? On peut

8:46
Invité

encore construire plus alors qu

8:48
Locuteur

'on a déjà le plus gros parc européen

8:49
Edwige Diaz

? Déjà, il y

8:50
Locuteur

a

8:50
Edwige Diaz

des sujets de réhabilitation du parc actuel, et les bailleurs sont asséchés et ne peuvent pas investir parce qu'Emmanuel Macron a été ponctionné dans la capacité d'investissement des bailleurs sociaux pour justement transformer les logements. Donc ça, c'est un premier problème. Et le deuxième problème, c'est que oui, il faut construire des logements justement parce qu'il y

9:05
Locuteur

a

9:05
Edwige Diaz

une augmentation de la demande, pas simplement parce que la population augmente, mais parce qu'on a en effet une transformation des familles qui ont besoin de logements plus petits, et que ces logements n'existent pas. Et donc, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? On a un certain nombre de lois qui imposent en effet aux communes de construire des logements sociaux.

9:19
Locuteur

Ça

9:19
Edwige Diaz

s'appelle la loi SRU.

9:21
Locuteur

Oui, sur laquelle Marine Le Pen vous revient. Les experts vous disent

9:23
Invité

que cette loi a dissuadé la construction

9:25
Locuteur

privée. Ça n'est pas vrai.

9:25
Edwige Diaz

Cette loi, elle a

9:26
Locuteur

permis de

9:27
Edwige Diaz

construire plus de 1 million de logements sociaux en 25 ans. La réalité, c'est que cette loi a permis de transformer le pays et de faire en sorte que la France ait un nombre de logements sociaux important. Mais le problème, c'est que Marine Le Pen, elle nous dit, je veux virer les étrangers des logements sociaux sans vraiment le faire. Vous voyez bien qu

9:43
Locuteur

'il

9:43
Edwige Diaz

y

9:43
Locuteur

a

9:43
Edwige Diaz

ici une forme d'imposture. C'est juste une manière de dire que les étrangers sont le problème alors que la réalité, c'est que

9:48
Locuteur

c'est

9:48
Edwige Diaz

que 10% ou 15% des locataires du parc et que par ailleurs, ils n'ont pas plus accès que les Français à ce parc puisqu'ils ont moins de taux d'accès. Mais le problème, c'est les étrangers. Et en même temps, à côté de ça, on ne veut pas forcer les communes qui n'ont pas assez de logements sociaux à en construire plus puisque Marine Le Pen

10:03
Locuteur

veut

10:04
Edwige Diaz

supprimer la loi SRU. Qu'est-ce qu'on défend, nous ? C'est très simple. Déjà, réarmer les bailleurs sociaux. Parce que s'ils n'ont pas la capacité

10:10
Locuteur

d'investissement, en leur

10:12
Edwige Diaz

donnant de l'argent. Aujourd'hui, la caisse des dépôts et consignations, elle peut permettre que les

10:16
Locuteur

bailleurs puissent contracter un nombre de coûts.

10:18
Présentateur

Déjà, rien que pour rester sur les 5% de déficit.

10:20
Locuteur

Oui,

10:20
Edwige Diaz

mais ce qu'a fait Emmanuel Macron, c'est qu'avec la baisse des APL, puis le gel des APL, puis finalement, la ponction dans les caisses des bailleurs sociaux, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a empêché les bailleurs sociaux de faire leur job, tout simplement, c'est-à-dire construire du logement.

10:35
Locuteur

Je ne

10:35
Invité

vous réponds pas du tout. Vous dites, il faut construire plus, mais on ne touche pas aux normes. Il faut

10:39
Locuteur

garder... Le

10:41
Edwige Diaz

sujet,

10:41
Locuteur

ce

10:41
Edwige Diaz

n

10:41
Locuteur

'est

10:41
Edwige Diaz

pas le

10:42
Locuteur

problème des normes. Reprenons les deux points évoqués par Edith Diaz, c'est-à-dire la R20.

10:47
Invité

430 000 logements mis en chantier en 2017, 250 000 en 2024, il y

10:51
Locuteur

a

10:51
Invité

quand même un

10:51
Locuteur

problème. C'est de

10:52
Invité

relancer le logement social, alors qu'on fait tout pour décourager la construction privée. Allez, la semaine

11:00
Locuteur

prochaine à Bordeaux,

11:01
Edwige Diaz

au congrès de l'Union sociale de l'habitat. Vous verrez s'ils vous disent que le problème, c'est les normes, ou c'est la capacité des bailleurs à investir. Le problème, ce n

11:06
Locuteur

'est

11:06
Edwige Diaz

pas les normes. Les normes, elles permettent de faire des logements adaptés, par exemple, au vieillissement. Est-ce qu'aujourd'hui, vous voulez que dans les logements, alors qu

11:12
Locuteur

'on

11:12
Edwige Diaz

sait que la population va vieillir, on ne puisse pas avoir des portes qui sont assez larges pour faire passer un fauteuil ? Parce que c'est ça, les normes, finalement. On nous

11:17
Locuteur

dit,

11:17
Edwige Diaz

c'est coûteux, c'est problématique. Parce qu'allez me dire dans le détail ce qui vous pose problème dans les normes. Est-ce que le problème dans les normes, c'est d'avoir des logements qui sont résistants à la chaleur et au froid ?

11:25
Locuteur

Parce qu'aujourd'hui, c'est simple que les normes. C'est pas le cas, c'est l'inverse.

11:28
Edwige Diaz

Non, les normes, aujourd'hui, c'est ce qu'elles préconisent.

11:30
Locuteur

Ça a été le problème, Arthur de la Porte, mais on ne va pas

11:32
Présentateur

refaire tout le débat de la clim, mais ça a été un des problèmes, notamment cet été, c'était de constater que la RE 2020 et le ministère du Logement semblent-ils réfléchis à

11:40
Locuteur

la faire sauter, c'est la fameuse norme, parce que précisément, elles luttent

11:44
Présentateur

contre le froid, mais elles ne luttent pas contre le chaud.

11:47
Edwige Diaz

En fait, avec l'envolée des prix

11:48
Locuteur

d'énergie, on a

11:49
Edwige Diaz

bien vu que c'était utile d'avoir des logements soutenus.

11:51
Locuteur

Mais on ne va pas

11:51
Présentateur

refaire tout

11:51
Locuteur

le débat sur

11:52
Présentateur

la

11:53
Locuteur

norme. Je voudrais,

11:55
Présentateur

Edwizia, que vous puissiez répondre à cette question et ensuite pouvoir vous poser des questions sur les retraités, à tous les deux, sur les retraités et sur la question du pouvoir d'achat et de la colère qui monte.

12:05
Arthur Delaporte

Oui, sur la partie, en gros, vous disiez, les personnes qui sont seules, qui ont gardé leur T5. Marine, elle en a parlé hier dans son discours, donc vous pourrez retrouver facilement, en effet, il faut favoriser la rotation de manière à ce que la taille du logement social soit adaptée à la composition du foyer familial. Ça, c'est important. Mais aussi, ce que je veux dire, c'est que ce n

12:27
Locuteur

'est

12:27
Arthur Delaporte

pas une fin en soi d'habiter toute sa vie dans un logement social. Et donc, en parallèle, nous nous souhaitons favoriser l'accession à la propriété pour faire en sorte que les locataires de HLM, par exemple, puissent un jour acquérir leur logement social pour devenir propriétaire, parce que nous, c'est ce que nous

12:43
Locuteur

souhaitons.

12:45
Arthur Delaporte

C'est favoriser, en fait, une société de propriétaires et de petits propriétaires. Est-ce que ça

12:50
Locuteur

veut dire, et je

12:51
Arthur Delaporte

vous pose la question très

12:51
Présentateur

concrètement à tous les deux, est-ce que ça veut dire que chaque année,

12:54
Locuteur

il

12:54
Présentateur

faudrait, ce n'est visiblement pas le cas pour l'instant, revérifier le dossier des occupants d'un logement social pour s'assurer que, un, la composition de la famille, deux, le niveau de revenu, justifie

13:04
Locuteur

toujours

13:05
Arthur Delaporte

qu'ils y soient. Et d'une diade ? Alors, tous les ans, ou peut-être tous les cinq ans, à voir, mais en tout cas, oui, nous l'avons dit, ça serait plus

13:12
Locuteur

juste, en effet.

13:14
Edwige Diaz

Oui, mais tout simplement, ça existe déjà, en fait, il faut qu

13:15
Locuteur

'on

13:15
Edwige Diaz

arrête.

13:16
Locuteur

Pas vraiment.

13:16
Edwige Diaz

Non,

13:17
Locuteur

vous le savez pas, c'est pas appliqué. Je suis désolé. Non, mais moi, j'ai de nombreux auditeurs

13:20
Présentateur

sur la LMC qui vivent dans des logements sociaux et qui disent « nous

13:23
Locuteur

ne

13:23
Présentateur

sommes jamais vérifiés

13:24
Locuteur

». Oui, mais en fait, on

13:25
Edwige Diaz

vérifie déjà, on a déjà une obligation que quand on a un certain seuil de revenus, on a des surparticipations parce qu'on n

13:32
Locuteur

'est

13:32
Edwige Diaz

pas éligibles.

13:33
Locuteur

Elles ne sont pas difficiles. Non, mais c'est pas vérifié. La règle-là... Ma question est très claire. Ma question est très claire. Êtes-vous

13:38
Présentateur

favorable à une vérification tous les ans, tous

13:41
Locuteur

les deux ans, tous les cinq ans ? Moi, je

13:42
Edwige Diaz

ne veux pas qu'on soit sur contrôle. Il faut juste comprendre quelque

13:44
Locuteur

chose. Non, mais je ne veux pas sur contrôle. Ce n'est pas une sur contrôle. Ce que disait Laurent Neumann tout à l'heure. Pardon, pardon. Chaque

13:48
Présentateur

année, on va être très concret. Chaque année, à la rentrée, on doit donner une justification de nos revenus pour savoir quelle tranche on va payer à

13:56
Locuteur

la cantine. Chaque année. On ne re-signe

13:58
Présentateur

pas. On redonne chaque année en tant que parent pour

14:00
Locuteur

ne pas la même chose pour les logements.

14:01
Edwige Diaz

C'est très simple d

14:02
Locuteur

'avoir une augmentation

14:04
Edwige Diaz

de taux, par exemple, du prix qu'on va payer. Mais

14:07
Locuteur

le

14:07
Edwige Diaz

problème,

14:08
Locuteur

c'est quand on vous

14:08
Edwige Diaz

dit, si je vous disais demain vous partez de votre logement parce que vous vous êtes séparés, excusez-moi, mais ça, ça

14:13
Locuteur

va être un peu plus compliqué à vivre. Après,

14:15
Présentateur

je ne

14:15
Locuteur

vous

14:15
Présentateur

dis pas qu'il

14:16
Locuteur

faut retirer ce genre de conséquences. parce qu'ils sont

14:18
Edwige Diaz

séparés. Je vous dis

14:19
Présentateur

simplement, je pense que ce serait plutôt l'inverse puisque dans

14:20
Locuteur

ces cas-là, les

14:21
Présentateur

revenus seraient bien moindres et

14:23
Locuteur

donc

14:23
Présentateur

ça serait une justification pour y rester.

14:25
Locuteur

Mais par ailleurs,

14:26
Présentateur

Arthur Delaporte, si je vous pose cette question, c'est parce que, en fait, pour moi, je ne comprends pas. Dans un parc social où il y aurait suffisamment de place pour tout le monde,

14:34
Locuteur

il

14:34
Présentateur

n

14:34
Locuteur

'y a

14:34
Présentateur

pas à vérifier davantage. Mais quand on voit le nombre, aujourd'hui, il y a les familles monoparentales qui n'ont pas d'accès au logement, qui se retrouvent souvent des femmes seules avec des enfants qui attendent des années pour avoir accès au parc

14:46
Locuteur

social. Vous savez

14:47
Présentateur

? Pourquoi vous n'êtes pas favorables à ce que ceux qui n'en ont plus besoin, en sorte ?

14:51
Edwige Diaz

En fait,

14:52
Locuteur

pour moi, je vais vous dire une chose simple. C'est

14:53
Présentateur

pas mal de dire ça.

14:54
Edwige Diaz

Moi, mais tous les jours, vous avez l'impression qu'on est déconnectés. Tous les jours, à ma permanence, je rechois des gens qui cherchent un logement. Et un logement abordable. Ils s'en fichent d'avoir un logement social ou pas. Et donc, ce qu'ils veulent, s'ils ont un logement social qui est trop grand, c'est trouver un logement qui leur convienne, qui est à leur taille. Ils veulent juste ça, les gens. Mais le problème, c'est que quand vous passez du parc social au parc classique, vous n'avez pas les moyens d'avoir accès à un logement qui est adapté à vos besoins. Donc, le problème, c'est pas de dire que les gens qui sont 5 dans un logement ou 3 dans un logement pour 5 sont coupables,

15:27
Locuteur

on va dire, de bloquer le parc. Je dis simplement que ça permettrait à

15:30
Présentateur

ceux

15:31
Locuteur

qui en ont besoin, c'est normal que ça tourne. La question, quand même,

15:35
Invité

c'est comment on fait pour leur retrouver un

15:36
Locuteur

logement

15:36
Invité

?

15:36
Locuteur

Alors,

15:37
Présentateur

évidemment.

15:38
Locuteur

Mais vous pouvez dire la même chose, Laurent. Vous pouvez dire la même chose, Laurent, à une mère de famille monoparentale qui cherche depuis 2 ans un logement et qui galère. La famille

15:47
Invité

que vous sortez d'un appartement, elle repart à la case départ pour redemander un logement social qu'elle aura

15:52
Locuteur

dans 7 ans. Et pendant les 7 ans, il y a 5 millions de

15:55
Invité

logements sociaux et il y a 40 millions de logements en France. Donc, je ne vois pas pourquoi le débat, on s'obsède sur cette histoire de logement social parce que fondamentalement, effectivement, c'est un principe de vase communiquant. C'est-à-dire que, voilà, mais effectivement, c'est là où la remarque de Géraldine tombe sous le bonheur. Mais pourquoi on décourage à ce point la construction de logements neufs dans ce pays, qu'ils soient publics ou privés, d'ailleurs ?

16:18
Locuteur

La

16:18
Edwige Diaz

construction de logements neufs, elle

16:19
Locuteur

est

16:19
Edwige Diaz

accompagnée.

16:20
Locuteur

Je voudrais maintenant qu'on s'intéresse à la question des retraités. La

16:25
Invité

Loisanne, ça les bloque totalement.

16:28
Locuteur

Excusez-moi, mais j'ai un

16:29
Edwige Diaz

bon souvenir, c'est qu'en 2019, il n'y

16:31
Locuteur

avait

16:31
Edwige Diaz

pas encore la Loisanne et on nous disait déjà la même chose.

16:33
Locuteur

Donc, ce n'est pas la Loisanne

16:34
Edwige Diaz

qui

16:35
Locuteur

a l'origine. Ce que je trouve formidable, en tout cas, c'est que c'est vrai que

16:37
Présentateur

le logement est aujourd'hui une question fondamentale. Elle est une question qui passionne, visiblement. Je suis très frappé. Souvenez-vous les propos d'Arthur Chevalier la semaine dernière qui interpellait « En fait, notre génération

16:51
Locuteur

»

16:51
Présentateur

disait-il, j'avoue, ça n'est malheureusement plus la mienne, mais il disait « Les 30-40 ans, aujourd'hui, la question du logement, c'est la matrice de tout. C'est

16:58
Locuteur

-à-dire

16:58
Présentateur

que c'est la matrice, c'est ce qui bloque tout. C'est ce qui bloque l'emploi, c'est ce qui bloque la constitution d'une famille,

17:03
Locuteur

c'est

17:03
Présentateur

ce qui bloque le fait d'oser se lancer aussi pour avoir des enfants. Au fond, le logement est à la croisée de toutes les problématiques aujourd'hui.

17:11
Locuteur

J

17:11
Invité

'ajoute que la priorité nationale telle que moi, je l'ai entendue dans le discours de Marine Le Pen ce week-end, ne passe pas la rampe du Conseil constitutionnel.

17:17
Arthur Delaporte

Oui, mais ça, c'est un grand classique de nous dire que rien

17:20
Locuteur

n'est applicable dans notre programme. C'est l'État-droit que l'on réfère. Absolument, oui. Ça fait des années qu'on vous voit sur les télés qu'on vous dit que nous

17:28
Arthur Delaporte

présenterons un référendum sur le sujet. Et

17:30
Locuteur

du coup, on aurait

17:31
Arthur Delaporte

aussi un référendum sur ce

17:32
Locuteur

sujet. Non, mais

17:32
Arthur Delaporte

en fait, ça va ensemble.

17:33
Locuteur

Ça va dans

17:33
Arthur Delaporte

notre

17:34
Locuteur

référendum

17:35
Arthur Delaporte

constitutionnel. Donc, je le dis pour conclure, en fait, nous, ce qu'on veut en matière de logement, c'est libérer la construction, favoriser l'accession à la propriété et enfin, faire en sorte que les Français retrouvent de la dignité et du pouvoir d'achat pour qu'il n'ait plus besoin

17:50
Locuteur

d'aller se loger en logement

17:51
Présentateur

social. Alors, pouvoir d'achat, on va venir à la question des carburants, mais d'abord sur la question de l'impôt sur le revenu et des retraites. Écoutez la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean sur BFM TV.

18:01
Invité

J

18:01
Locuteur

'ai

18:01
Invité

dit que nous refusions toute hausse d'impôt.

18:04
Locuteur

Le

18:05
Invité

gel du barème de Lière serait, entraînerait des hausses d'impôt pour l'ensemble des Français et donc, il est pour nous hors de question de proposer le gel du barème de Lière. Arthur Delaporte.

18:16
Edwige Diaz

Oui, bah écoutez, c'est plutôt une mesure de bon sens parce que l'an dernier, on s'était opposé à cette évolution, enfin, ce gel des barèmes de l'impôt sur le revenu qui allait faire rentrer 200 à 300 000 foyers fiscaux dans l'impôt. Donc, voilà, c'est plutôt une

18:31
Locuteur

bonne nouvelle. Donc ça, vous

18:31
Présentateur

êtes plutôt rassuré.

18:32
Edwige Diaz

Mais moi, ce qui m'inquiète, c'est tout le reste, c'est-à-dire le flou parce qu'à un moment,

18:37
Locuteur

il

18:37
Edwige Diaz

y a bien quelqu'un qui va passer à la caisse et ma crainte, c'est que ce soit de nouveau les catégories populaires qui passent à la caisse parce qu'à aucun moment ces dernières semaines, le gouvernement n'a annoncé d'efforts fiscaux pour les plus fortunés. Donc moi, je veux bien qu'on protège les retraités à ce niveau-là mais le problème,

18:50
Locuteur

c

18:50
Edwige Diaz

'est que si on dit demain aux retraités, bah en fait, on va vous ponctionner sur vos impôts,

18:56
Locuteur

on

18:56
Edwige Diaz

va vous ponctionner par je ne sais quel dispositif de 10% d'abattement qu'on va vous supprimer, et bien à la fin,

19:01
Locuteur

ils

19:02
Edwige Diaz

auront une baisse de leur niveau de pension.

19:04
Présentateur

Arthur Delaporte, vous soutenez Olivier Faure ?

19:05
Edwige Diaz

Bien sûr, je le soutiens avec fermeté. Je voudrais que vous nous

19:09
Présentateur

expliquiez le

19:10
Locuteur

balbutiement,

19:12
Présentateur

ambiguïté. Écoutez la réponse d'Olivier Faure à la question de Guillaume Daré hier sur BFM.

19:19
Locuteur

Est

19:19
Invité

-ce que dans un gouvernement Olivier Faure, il pourrait y avoir des ministres de la France Insoumise, oui ou non

19:23
Locuteur

? Mais je

19:25
Invité

ne comprends pas très bien la question, on n'est pas là.

19:27
Locuteur

Non mais vous dites qu'il faut rassembler toute la gauche, la question est

19:29
Invité

claire.

19:30
Locuteur

Si vous

19:31
Invité

êtes président dans votre gouvernement,

19:33
Locuteur

est

19:33
Invité

-ce qu'il pourrait y avoir, oui ou non, des ministres de la France Insoumise ? Mais vous vous souvenez du Front Populaire

19:37
Locuteur

?

19:38
Invité

Vous n'étiez pas né, ni vous ni moi. Oui ou non ? Mais je vous réponds. Le Front Populaire, vous vous souvenez

19:43
Locuteur

?

19:44
Invité

Vous avez lu, comme moi.

19:45
Locuteur

Il

19:45
Invité

y avait Léon Blum au gouvernement et un soutien sans participation des communistes.

19:52
Locuteur

Vous

19:52
Présentateur

avez compris ?

19:52
Locuteur

Moi je trouve que la

19:53
Présentateur

question était

19:55
Locuteur

super claire. Il y

19:55
Invité

avait des

19:56
Locuteur

communistes au gouvernement. Moi j'ai le soutien

19:57
Invité

des communistes.

19:57
Locuteur

Tout à fait. Alors, si vous me posez la question, je vais

19:59
Edwige Diaz

vous répondre très clairement. Olivier Faure a dit deux choses. Il a dit, est-ce que vous allez faire alliance avec Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle ? Il a dit non, bien sûr. Jean-Luc Mélenchon

20:05
Locuteur

est candidat. Mais la question que vous savez bien n'est pas la présidentielle, la question

20:07
Présentateur

c'est

20:07
Locuteur

législative. Et la question

20:07
Edwige Diaz

qui se pose c'est législative. Il a dit deux choses. Il a dit, ceux qui disent aujourd'hui on ne fera plus jamais d'alliance avec la France Insoumise, François Hollande, Raphaël Luxman, on fait alliance avec la France Insoumise en 2024 par exemple, en ayant dit au préalable qui ne ferait jamais d'alliance. Donc ça c'est un

20:19
Locuteur

premier problème. Donc ne les croyez pas ?

20:20
Edwige Diaz

C'est que nous on préfère la sincérité de dire qu'on ne sait pas ce qui se passe au lendemain de la présidentielle. On fera tout pour éviter que ce soit Marine Le Pen. Mais si jamais, par finalement notre échec collectif, c'est le Rassemblement National qui n

20:30
Locuteur

'a

20:30
Edwige Diaz

emporté ce que je ne souhaite pas, eh bien il faudra prendre nos responsabilités. Prendre nos responsabilités, c'est justement faire des logiques de front républicain, c'est faire des logiques où on est capable à gauche d'être plus

20:39
Locuteur

intelligent que les autres.

20:40
Présentateur

Et de front populaire puisqu'il

20:41
Locuteur

cite le front populaire donc de nouveau

20:42
Présentateur

front populaire c'est-à-dire

20:43
Locuteur

une alliance globale. Moi

20:44
Edwige Diaz

je n

20:44
Locuteur

'ai

20:44
Edwige Diaz

jamais enterré l'idée que la gauche devait savoir se rassembler pour gouverner demain. Et donc aujourd'hui on est dans une présidentielle où on a Jean-Luc Mélenchon qui a fait son choix. Moi j'espère qu'on sera devant lui, qu'on sera en capacité d'impulser un autre rassemblement pour demain être à l'Elysée. Et si on est à l'Elysée avec Olivier Faure, eh bien je crois que nous serons aussi et nous devrons rassembler. Rassembler, ça veut dire qu'on arrête le jeu des gauchis irréconciliables. Vous savez, moi j'ai passé le week-end à avoir des gens qui me disaient mais on en a marre que vous passiez votre temps à vous taper dessus. Le vrai danger c'est le rassemblement national.

On vient de le voir tout de suite avec un référendum qui serait un coup d'État constitutionnel pour mettre en place un racisme d'État avec finalement des logiques de mise à mal de notre droit de ce que fait la République. Eh bien ça oui, c'est ce qui fait...

21:25
Locuteur

Donc vous dites on pourrait

21:26
Présentateur

gouverner ensemble.

21:27
Edwige Diaz

Mais on pourrait gouverner avec un soutien sans participation ce qu'il a dit de la France insoumise.

21:30
Locuteur

Ça veut dire qu'il n'y aurait pas de ministre ?

21:34
Invité

Il y a quand même des déclarations et des prises de position de LFI dont vous vous affranchissez un peu vite.

21:39
Edwige Diaz

Excusez-moi mais je ne crois pas que LFI ait mis en place un projet de racisme d'État. Voilà, donc

21:43
Locuteur

je le dis très clairement. Non mais par exemple quand Jean

21:45
Invité

-Luc Mélenchon

21:46
Locuteur

dit que s'il est

21:47
Invité

élu il faudrait une 6ème République mettre à bas

21:49
Locuteur

les institutions et une révolution populaire vous participez à ça. Il

21:53
Edwige Diaz

y a une différence moi j'ai pas de problème

21:54
Locuteur

avec l'idée que... Révolution

21:55
Invité

populaire ça vous

21:55
Locuteur

va ? Vous y allez. J'ai

21:56
Edwige Diaz

pas de problème avec l'idée que les institutions doivent évoluer. Les Français en ont marre que ça soit un chef qui décide pour tout et pour tout le monde et qu'ils nous demandent une chose c'est plus de démocratie. Plus de démocratie c'est réfléchir à l'évolution de nos institutions. Donc tout ça il faut qu'on en parle mais nous on n'est pas là en train de dire on va faire un référendum

22:11
Locuteur

pour mettre en place quelque chose qui

22:12
Edwige Diaz

est contraire. Non, attendez excusez-moi la 6ème République ou l'idée d'évolution de la 5ème République c'est comment on arrive à déprésidentiser Je

22:20
Locuteur

vous

22:22
Présentateur

trouve bien indulgent avec une France insoumise qui

22:24
Locuteur

est quand même très dure avec vous. Ce que je veux dire c

22:25
Présentateur

'est

22:26
Locuteur

que

22:26
Présentateur

entre vous et eux honnêtement je ne voudrais simplement mentionner par exemple hier malheureusement parce que ces militants ne souhaitent pas évidemment participer avec la presse et bien ou simplement donner nous avons vu des séquences qui ont été tournées par des militants la France insoumise aux journées de l'humanité ce week-end aux journées de l'Huma à la fête de l'Huma dans lesquelles ces militants LFI hurlent tout le monde tout le monde déteste le PS et ils le font systématiquement nous ne pouvons pas diffuser ces images parce qu'ils ne veulent pas que la presse puisse dire ce qu'il se passe moi je voudrais simplement vous

23:05
Locuteur

dire ce matin

23:05
Présentateur

que je suis assez surprise que ce matin vous disiez en gros oh non mais on va arrêter avec cette histoire d'irréconcidiable mais c'est eux qui vous disent qu'ils vous détestent et

23:15
Locuteur

vous me dites

23:15
Présentateur

mais non on va travailler ensemble

23:17
Locuteur

c'est minoui

23:17
Edwige Diaz

moi quand

23:18
Présentateur

quelqu'un me dit qu'il me déteste j'ai pas spécialement envie de lui dire mais non on est super copains

23:23
Edwige Diaz

mais en

23:23
Locuteur

fait

23:23
Edwige Diaz

moi je

23:24
Locuteur

n

23:24
Edwige Diaz

'ai jamais dit que j'étais copain ou quoi que ce soit j'essaie juste de dire que demain

23:27
Locuteur

il faut si vous avez dit ça

23:27
Présentateur

suffit c'est l'histoire de gauche

23:29
Locuteur

irréconciliable mais en fait c

23:29
Edwige Diaz

'est ce que nous disent les électeurs tout

23:31
Locuteur

le monde tout le monde déteste

23:32
Présentateur

l'EPS mais redonnez-nous

23:34
Edwige Diaz

-en la police de Malherbe vous faites bien du théâtre vous devriez vous inscrire avec Emmanuel Macron dans des cours je crois que Brigitte en donne mais au-delà de ça il y a un moment où il faut être

23:44
Locuteur

un peu sérieux non non mais il

23:46
Présentateur

faut qu'ils aillent juste

23:46
Edwige Diaz

tout

23:47
Locuteur

dans l'expression de leur détestation du parti socialiste

23:49
Edwige Diaz

je vais

23:49
Locuteur

vous

23:49
Edwige Diaz

dire moi je n'ai pas de sujet avec ceux qui sont sectaires mon problème c'est de savoir ils sont sectaires ils sont violents ils sont insupportables etc mon sujet c'est demain mais comment est-ce qu'on gouverne la France c

24:01
Locuteur

'est juste donc y compris avec des sectaires vous êtes en train de dire non mais attendez c'est extraordinaire c'est extraordinaire vous êtes en train

24:06
Présentateur

de dire ils sont sectaires ils sont violents

24:08
Edwige Diaz

mais

24:08
Présentateur

on pourra gouverner ensemble

24:10
Edwige Diaz

mais non mais mon sujet c'est le rassemblement national mon obsession c'est d'éviter la

24:13
Locuteur

victoire du rassemblement national je le dis à gouverner

24:16
Présentateur

avec des sectaires et des violences ce sont vos mots ce

24:18
Locuteur

sont vos mots aujourd

24:19
Edwige Diaz

'hui vous savez très bien qu'ils sont à la

24:21
Locuteur

botte ils sont sectaires ils

24:21
Présentateur

sont violents mais c'est pas grave

24:22
Locuteur

ils sont

24:22
Edwige Diaz

à la botte de Jean-Luc Mélenchon si demain Jean-Luc Mélenchon a perdu l'élection présidentielle peut-être qu

24:27
Locuteur

'ils

24:27
Edwige Diaz

vont comprendre que l'intérêt du pays c'est autre chose c'est uniquement ça ce qu'a dit Olivier Faure vous savez en 1936

24:34
Locuteur

deux

24:34
Edwige Diaz

ans avant la victoire du Front Populaire on était traité de socio-fasciste par les communistes on était insulté Léon Blum était le pire de tous et donc à un moment oui il a emporté il a été assez clément on va dire avec celles et ceux qui l'ont conspué pendant des années tout simplement pour donner les congés payés pour donner la semaine de 40 heures pour faire en sorte que ce pays avance donc moi je dis une chose ma priorité c'est pas les obsessions de politique aérie et les insultes c

24:59
Locuteur

'est

24:59
Edwige Diaz

de faire en sorte qu'on puisse transformer

25:00
Locuteur

la vie des gens c'est de tendre la joue gauche vous êtes dans une

25:03
Présentateur

logique

25:03
Locuteur

de

25:03
Présentateur

on tend la joue gauche mais en fait

25:04
Edwige Diaz

je suis pas là pour tendre la joue droite ou la joue gauche je suis là pour essayer de faire en sorte que la vie des gens elle s'améliore c'est mon combat politique et c

25:09
Locuteur

'est

25:09
Edwige Diaz

d'éviter la victoire du rassemblement national c'est mon autre combat politique parce que la république serait menacée

25:13
Arthur Delaporte

Edwige Dias une réponse oui j'ai jamais entendu qu'un référendum c'est à dire demander l'avis aux français c'était un coup d'état c

25:22
Locuteur

'était un coup d'état ça a été écrit il y a même nous

25:24
Arthur Delaporte

assumons

25:25
Locuteur

avec un super bouquin je veux dire

25:27
Arthur Delaporte

nous nous n'avons pas peur du peuple et donc oui nous rendrons la parole et le pouvoir au peuple et c'est quand même assez gênant pour vous là vous venez de faire la démonstration que le parti socialiste était devenu le paillasson de la France insoumise vous êtes prêt à vous allier à vous coucher une fois de plus devant ceux qui abritent en leur sein des fichiers S qui et bien ont des relents antisémites

25:52
Locuteur

qui font le rejet du journalisme qui

25:56
Arthur Delaporte

scandent la police tue et vous l'avez dit vous même qui sont sectaires et qui sont violents mais écoutez vous venez de donner une raison de plus aux français patriotes de ne surtout pas voter pour vous parce que voter socialiste c'est demain voter Jean-Luc Mélenchon

26:08
Locuteur

comme c'était en 2024 et en 2022 c'est voter pour une reprise

26:11
Edwige Diaz

de justice donc voilà il y a un moment

26:13
Locuteur

il faut

26:13
Edwige Diaz

faire un choix

26:14
Locuteur

mais si

26:15
Edwige Diaz

je vous le dis elle a été condamnée à deux reprises donc elle

26:17
Locuteur

est présumée innocente et elle pourra

26:21
Arthur Delaporte

se présenter à l'élection présidentielle merci à tous les deux