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InterviewRadio J — L'interview politique· 11 décembre 2023 12 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Eléonore Caroit - Le Barbier du matin du 11/12/23

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que nous devons avoir peur ?

  • 0:41RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous inquiète le plus dans cette tronçonneuse ?

  • 1:09OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il a les moyens de sa politique ?

  • 1:36FerméeRéponse partielle

    C'est à Washington que la politique d'Argentine va se faire ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut quand même le signer, selon vous ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous le redoutez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Alors de sa tronçonneuse peut-être, mais de son action, ça reste à voir. »
  • 0:43PrésentateurFait
    « Parce que pour lui, c'est simplement couper de la dépense publique et être libéral ou ultra-libéral. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « La dépense publique, mais aussi le ministère des droits des femmes, un certain nombre de droits, tout ce qui a été acquis jusqu'à présent. »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « Le problème de l'Argentine, c'est qu'aujourd'hui, les gens sont dans un état de désespoir total. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « Alors moi, je pense qu'il faut absolument que l'on renforce notre partenariat avec l'Amérique latine et l'Amérique du Sud en particulier. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « C'était à la base un accord Car vs Cow, voiture contre vache. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « En 2019, on est arrivé à quelque chose, mais qui n'était pas satisfaisant sur le plan écologique. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « Une chose est certaine, c'est que si cette motion de rejet préalable est votée à 16h aujourd'hui, ça sera vraiment un échec pour les Français, parce qu'on n'aura même pas le débat. »
  • 5:39Invité politiqueFait
    « Encore une fois, je pense que ce texte est radical. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire à la fois pouvoir définir une politique d'immigration, de migration, ce qu'on n'a pas en France, c'est-à-dire dire combien de migrants on voudrait avoir, qui, pour quel poste, etc. »
  • 6:04Invité politiqueFait
    « Et à côté de ça, il y a une grande hypocrisie parce qu'il y a des personnes qui sont des illégaux, des sans-papiers aujourd'hui, qui travaillent, qui payent leurs impôts. »
  • 6:35PrésentateurFait
    « On sait qu'expulser, c'est difficile parce que les pays d'origine ne veulent pas reprendre leurs ressortissants. »
  • 7:08PrésentateurFait
    « La droite propose de changer la Constitution pour qu'on ne soit pas tenu par la Cour européenne des droits de l'Aune et d'autres instances qui souvent bloquent les procédures d'expulsion. »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il faut regarder ce qui se passe dans notre pays et regarder par exemple les émeutes qui ont eu lieu il y a cinq mois. »
  • 10:29Invité politiqueFait
    « Alors la COP, c'est-à-dire qu'on peut voir le verre à moitié plein ou complètement vide. »
  • 10:47Invité politiqueFait
    « C'est quand même incroyable qu'en 2023, on se retrouve à s'interroger sur la sortie des énergies fossiles. »
  • 11:26Invité politiquePromesse
    « Non, pas encore. Mais je pense que ça ne saurait tarder. »

Temps de parole

  • Éléonore Caroit74 %
  • Présentateur26 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Léonore Carrois, bonjour et bienvenue sur Radio J. Alors pas d'insultes ce matin malgré la chronique de Nicolas. En revanche, en Argentine, on a un personnage qui lui peut-être se prêtera à ce genre d'excès. En tout cas, il est assez provocateur. Il a donc été investi président hier, c'est Ravire Mileï. Est-ce que nous devons avoir peur ?

0:23
Éléonore Caroit

Alors de sa tronçonneuse peut-être, mais de son action, ça reste à voir. On va voir s'il a les moyens de mettre en oeuvre la politique qu'il préconise, qui me semble en tout cas dangereuse ou très originale, très libertaire. En avoir peur, je ne sais pas, mais en tout cas être très attentif et vigilant à ce qu'il va faire.

0:41
Présentateur

Qu'est-ce qui vous inquiète le plus dans cette tronçonneuse ? Parce que pour lui, c'est simplement couper de la dépense publique et être libéral ou ultra-libéral.

0:48
Éléonore Caroit

La dépense publique, mais aussi le ministère des droits des femmes, un certain nombre de droits, tout ce qui a été acquis jusqu'à présent. Alors il y avait beaucoup de show dans ce personnage. Il a vraiment fait une campagne ultra-médiatisée et très provocatrice. Alors sans les insultes qu'on a entendues ce matin, mais il n'aurait tout à fait pu. Il faut voir ce qu'il peut faire et ce qu'il va réellement faire.

1:09
Présentateur

Est-ce qu'il a les moyens de sa politique ? Est-ce que l'Argentine n'est pas dans un état économique tel que plus rien ne peut ressortir ?

1:15
Éléonore Caroit

Le problème de l'Argentine, c'est qu'aujourd'hui, les gens sont dans un état de désespoir total. C'est-à-dire qu'ils ont quand même vécu une crise économique totale. C'est aussi pour cela qu'ils ont probablement voté pour Javier Millet. Ils ne pouvaient pas voter pour son opposant qui était l'ancien ministre de l'économie. Et aujourd'hui, il y a quand même des attentes parce que quelque part, les gens se disent que ça ne peut pas être pire.

1:36
Présentateur

C'est à Washington que la politique d'Argentine va se faire ?

1:40
Éléonore Caroit

Je ne pense pas. Je ne pense pas que ce soit uniquement à Washington. Je pense que ça peut aussi se faire dans le Côte-Sud. Ça doit se faire en Argentine. Et j'espère que l'Europe jouera aussi un rôle et qu'on gardera ce partenariat stratégique malgré tout.

1:50
Présentateur

En tout cas, Javier Millet n'a pas été boudé par Emmanuel Macron. Il l'a félicité. On garde des liens. On attend de voir. Il faut y aller. Il faut l'aider.

1:58
Éléonore Caroit

De toute façon, c'est la situation face à laquelle on est. Donc aujourd'hui, soit on se détourne de lui, on ne parle plus à l'Argentine et on cesse toute relation diplomatique. On a bien vu avec Bolsonaro, même si à un moment donné, on n'avait plus le choix, que ça ne mène pas nécessairement là où on voudrait que ça. Et donc, on essaie de composer, de faire avec, même si ce n'est pas toujours évident.

2:16
Présentateur

Ce n'est pas toujours évident. D'ailleurs, le Mercosur, l'accord de libre-échange entre l'Europe et cette partie du monde, est toujours bloqué. Est-ce qu'il faut quand même le signer, selon vous ?

2:27
Éléonore Caroit

Alors moi, je pense qu'il faut absolument que l'on renforce notre partenariat avec l'Amérique latine et l'Amérique du Sud en particulier. Après cet accord, vous savez, ça fait 20 ans qu'il était en négociation. C'était à la base un accord Car vs Cow, voiture contre vache. Ça a énormément évolué au cours des 20 dernières années. En 2019, on est arrivé à quelque chose, mais qui n'était pas satisfaisant sur le plan écologique. Aujourd'hui, je pense que, vu la situation, on ne peut pas le signer, mais il ne faut pas l'abandonner. Il ne faut pas abandonner notre volonté d'un partenariat avec l'Amérique latine.

2:57
Présentateur

Les Allemands veulent le signer. Ils veulent vendre des machines outils dans cette zone-là. Ils sont prêts, eux, à prendre du soja transgénique ?

3:02
Éléonore Caroit

Absolument. Les Allemands, mais aussi les Espagnols qui ont la présidence de l'Union européenne, aussi de nombreux partenaires. La France est le pays qui s'est positionné contre l'accord en 2019, pour des raisons notamment écologiques. Aujourd'hui, je pense qu'on ne peut pas s'arrêter là. Il faut aller plus loin. Il faut se dire qu'on ne veut pas de cet accord tel qu'il est aujourd'hui. On a proposé des side letters qui ont été refusés. On a proposé des garanties qui ont été refusées. Mais il faut continuer à négocier.

3:27
Présentateur

Une sorte de Mercosur 2 ou 3.

3:28
Éléonore Caroit

En fait, de toute façon, il faut faire passer cet accord, qui est un accord de première génération, donc vraiment basique, c'est-à-dire on vous vend nos voitures, vous nous vendez vos vaches, à un accord beaucoup plus sophistiqué, dans lequel on peut avoir un effet vertueux, c'est-à-dire qu'on exporte aussi nos normes environnementales.

3:47
Présentateur

L'actualité en France aujourd'hui, ce sera la loi immigration. Les débats commencent à l'Assemblée, mais ils pourraient être interrompus très vite si la motion de rejet préalable est votée. Est-ce que vous le redoutez ? Une alliance de la gauche, des LR et du RN, pour dire « non, finalement, on n'en parle pas ».

4:00
Éléonore Caroit

Une chose est certaine, c'est que si cette motion de rejet préalable est votée à 16h aujourd'hui, ça sera vraiment un échec pour les Français, parce qu'on n'aura même pas le débat. Alors que tout le monde s'attend à ce débat, on nous le demande. Et d'ailleurs, cette loi est attendue par les Français. Alors est-ce que c'est dans sa forme actuelle, dans la forme du Sénat, dans une forme différente ?

4:17
Présentateur

Parce que si la motion de rejet est votée, on retourne au texte du Sénat, donc on aura quand même une base juridique.

4:23
Éléonore Caroit

Alors, c'est incertain ce qui peut se passer. Il peut aussi se passer de revenir au texte initial du gouvernement. Ça peut aussi être un 49-3. Il y a beaucoup de solutions, mais je pense que la meilleure solution, c'est quand même que les représentants du peuple que nous sommes, les représentants élus au suffrage universel direct que sont les députés, puissent débattre de ce sujet si important.

4:41
Présentateur

Il ne manquera pas un député de la majorité dans l'hémicycle cet après-midi. Le rappel a été sonné.

4:45
Éléonore Caroit

En tout cas, moi, j'y serai. Je ne peux pas vous dire pour mes collègues.

4:47
Présentateur

Sur la régularisation des métiers en tension, quel est votre point de vue de député ? On sait que la Macronie, il y a une aile gauche qui veut être très libérale dans l'accord de papier ou sans-papier qui travaille dans les métiers en tension. Et puis, il y a une aile droite qui est plus rétive.

5:02
Éléonore Caroit

Oui, c'est vrai. Et je pense que ce sujet soulève un certain nombre de fantasmes et renvoie les gens à leur identité première. Alors qu'en réalité, c'est quelque chose d'assez pragmatique. Quand on lit ce qui est proposé, c'est vraiment dans des secteurs où il y a une tension, c'est-à-dire qu'on n'arrive pas à pourvoir toutes les offres d'emploi pour des personnes qui sont là depuis trois ans, qui exercent leur métier depuis plus de huit mois. Ce n'est pas n'importe qui, n'importe comment. Alors moi, je ne crois pas du tout à cette théorie de l'appel d'air.

5:28
Présentateur

Est-ce que vous pensez que la partie expulsion, notamment des étrangers délinquants, va vous permettre d'obtenir les voix de la droite ? Est-ce que là, c'est un vrai virage de la Macronie vers la droite ?

5:39
Éléonore Caroit

Encore une fois, je pense que ce texte est radical. Ça a beaucoup été dit, mais c'est important de le rappeler parce qu'il propose des mesures qui, à mon sens, seraient efficaces. C'est-à-dire à la fois pouvoir définir une politique d'immigration, de migration, ce qu'on n'a pas en France, c'est-à-dire dire combien de migrants on voudrait avoir, qui, pour quel poste, etc. Donc ça, ça peut poser problème à certaines personnes, notamment à gauche, mais je pense que c'est nécessaire et qu'il faut lever les tabous sur la question.

Aussi d'expulser des personnes qui sont dangereuses, qui sont sur notre territoire, et on nous explique qu'on ne peut pas les expulser parce que la loi est telle qu'elles sont arrivées il y a trop longtemps, etc. Donc laisser ces personnes-là qui créent aussi beaucoup d'instabilité dans notre société. Et à côté de ça, il y a une grande hypocrisie parce qu'il y a des personnes qui sont des illégaux, des sans-papiers aujourd'hui, qui travaillent, qui payent leurs impôts. Et je pense que ça, il faut absolument lutter contre ce fléau également.

6:29
Présentateur

On sait qu'expulser, c'est difficile parce que les pays d'origine ne veulent pas reprendre leurs ressortissants. Comment on fait sauter ce verrou ?

6:35
Éléonore Caroit

Tout à fait. Ce n'est pas facile d'expulser. Et je pense qu'il faut aussi activer tous nos canaux diplomatiques. Et d'ailleurs, le texte le prévoit. C'est-à-dire qu'il y a une forme de réciprocité et de travail conjoint avec les pays. Et il y a d'ailleurs une utilisation de l'aide au développement. Enfin, ce n'est pas une sorte de chantage, je ne l'appellerai pas comme ça, mais en tout cas, une condition, une conditionnalité à une forme de coopération.

6:58
Présentateur

La droite propose de changer la Constitution pour qu'on ne soit pas tenu par la Cour européenne des droits de l'Aune et d'autres instances qui souvent bloquent les procédures d'expulsion. Est-ce qu'il ne faut pas prendre en compte aussi cette revendication ?

7:08
Éléonore Caroit

Je pense qu'il faut regarder ce à quoi on a souscrit. Et c'est important de garder ce cadre juridique international qui nous permet aussi de préserver un certain nombre de droits. Maintenant, ce qu'on fait aujourd'hui, c'est ce que d'autres pays ont fait dans l'Union européenne ou en Europe, notamment la Suisse, c'est-à-dire créer un cadre qui nous permet de mieux maîtriser les flux migratoires. Et en ça, le texte, encore une fois, n'est probablement pas parfait. Il y a encore des choses qui peuvent être discutées. C'est d'ailleurs le but de cette longue séquence qui nous attend, je l'espère. Mais je pense que dans son essence même, il est nécessaire.

Et d'ailleurs, près de 70% des Français le demandent.

7:43
Présentateur

Le gouvernement veut aussi sanctionner les parents d'enfants délinquants, ce qu'on appelle les parents défaillants. C'est injuste, dit la gauche. C'est de la pauvrophobie, c'est parce qu'ils sont pauvres qu'on va leur donner des amendes ou des travaux d'intérêt généraux. Il ne faut pas le faire. Que répondez-vous ?

7:57
Éléonore Caroit

Je pense qu'il faut regarder ce qui se passe dans notre pays et regarder par exemple les émeutes qui ont eu lieu il y a cinq mois. Il y a, on l'a vu, un certain nombre de familles qui sont démissionnaires, qui ne sont plus présentes, qui ne répondent pas à des audiences qui ne vont pas devant le magistrat lorsque leurs enfants sont convoqués. Ça, il faut le regarder, il faut trouver des solutions. Après, pour moi, la solution, ce n'est pas forcément la sanction systématique.

Et d'ailleurs, ce que propose la Première Ministre, c'est de faire un tour de France de la parentalité, d'aller voir des magistrats, des associations, des parents et de trouver les moyens pour venir en aide à ces familles qui, justement, ne sont plus en train de remplir leur rôle de parent.

8:32
Présentateur

La mère isolée face à un ado qui a deux têtes de plus qu'elle, ce n'est pas évident de lui dire « tu ne sors pas, tu restes à la maison ».

8:37
Éléonore Caroit

Vous mettez le doigt sur un sujet hyper important, c'est « où sont les pères ? » Souvent, on voit justement que les mères isolées ont des enfants qu'elles ne maîtrisent pas. Elles en ont la garde. Elles en ont la garde. Et je pense qu'il y a aussi une question de responsabilité des pères. Dans certains pays, il y a, vous savez, le paiement de l'aide alimentaire ou la présence du papa est quelque chose d'extrêmement important. D'ailleurs, vous ne pouvez pas avoir justement de titre de séjour, vous ne pouvez pas avoir de votre emploi, etc. Si vous ne garantissez pas cette forme de parentalité, je pense que notre pays pourrait se durcir sur ce plan-là.

9:07
Présentateur

Emmanuel Macron a promis, au détour d'une visite du Panthéon, un rendez-vous avec la nation en janvier. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que ce sera ?

9:16
Éléonore Caroit

Je ne sais pas quelle sera la forme de ce rendez-vous, mais je pense que c'est très important que le chef de l'État, que le président, marque sa volonté d'unir le pays. Ce qui m'inquiète le plus, moi, aujourd'hui, c'est l'état de division dans lequel on est. Cette polarisation, on le voit, on parlait en début d'émission de Javier Milley, c'est aussi lorsqu'un pays est extrêmement divisé qu'on en arrive à des extrêmes, à des populismes, à des obscurantismes.

9:41
Présentateur

Et on en est là ? On est sur cette pente-là ?

9:43
Éléonore Caroit

Je ne pense pas qu'on en soit là. Je ne vois pas de Javier Milley en France aujourd'hui, en tout cas pas à ce stade, ou de Bolsonaro. Mais je pense que si on continue à se mettre les uns contre les autres, on peut arriver à des radicalités qui sont très loin de ce qui fait socle commun, de ce qui fait qu'on a envie d'être français, dès qu'on adhère à cette idée de nation.

10:03
Présentateur

Ce qu'on a vu un peu dans l'affaire de Crépole, qui a servi d'alerte.

10:06
Éléonore Caroit

Absolument, absolument. L'affaire de Crépole est assez symptomatique. Ça aurait pu être un fait divers. Mais finalement, ça s'est transformé en une affaire politique où chacun avait un avis très marqué. Et je pense qu'il faut comprendre, en fait, les différents points de vue et essayer de rassembler.

10:20
Présentateur

La COP28 est-elle déjà un échec ? Le pays de l'OPEP dit surtout, nous ne signerons rien, qui met en cause les énergies fossiles. On a l'impression d'une COP pour rien.

10:29
Éléonore Caroit

Alors la COP, c'est-à-dire qu'on peut voir le verre à moitié plein ou complètement vide. Et là, on n'a pas encore les résultats. Je pense que ça va être une journée très ardue de négociation, encore une journée et demie. C'est mal parti, mais ça reste au moins un endroit où on peut se parler. On se rend compte aujourd'hui qu'il y a beaucoup de pays qui ne jouent pas le jeu. C'est quand même incroyable qu'en 2023, on se retrouve à s'interroger sur la sortie des énergies fossiles. Et moi, je veux saluer le travail de nos diplomates parce que la France est en train de jouer un rôle vraiment très actif. Mais on voit bien qu'on n'est pas toujours aidé par nos alliés.

11:02
Présentateur

On prend du retard sur ce combat à force de ne pas tenir les objectifs.

11:06
Éléonore Caroit

Et on n'a pas le temps. Et on n'a pas le temps. Et je pense que c'est quelque chose de très important de tous en avoir conscience. Le problème, c'est qu'on n'est pas tout seul. C'est-à-dire que nous, on peut faire beaucoup de choses. Mais si à côté de ça, il y a des gens qui vous expliquent que finalement, on ne va pas sortir des énergies fossiles, c'est vraiment assez désespérant.

11:20
Présentateur

2024, c'est aussi une année d'élections européennes. On n'a toujours pas la tête de liste pour la majorité macronienne ?

11:26
Éléonore Caroit

Non, pas encore. Mais je pense que ça ne saurait tarder.

11:28
Présentateur

Vous souhaitez Stéphane Séjourné ? Vous pensez que c'est lui qui doit mener la liste ?

11:31
Éléonore Caroit

Alors lui, il a très bien mené le groupe au Parlement européen. Il est effectivement très investi dans ces sujets-là. Et une chose est sûre, c'est que c'est vraiment notre majorité qui porte les sujets européens. Parce qu'on parle déjà des élections européennes. D'ailleurs, le Rassemblement National a déjà commencé sa campagne. Mais c'est surtout les sujets sauf l'Europe.

11:47
Présentateur

Et Léonore Carrois, député Renaissance des Français d'Amérique latine et du Sud. Merci et bonne journée.

11:53
Éléonore Caroit

Merci beaucoup Christophe. Demain, votre invité sera Annie Gennevard, secrétaire générale des Républicains.

Eléonore Caroit - Le Barbier du matin du 11/12/23 — Éléonore Caroit · Pourquijevote