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Débatyoutube.com· 6 mai 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Un référendum sur le budget ? L'idée saugrenue de Bayrou [débat]

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à la proposition de référendum sur le budget ?

  • 1:19RelanceRéponse partielle

    Sur cette méthode, le gouvernement dit travailler plus avec les parlementaires et annonce un référendum. Ces deux approches sont-elles compatibles ?

  • 2:27RelanceRéponse directe

    Pourquoi donner la parole au peuple sur un texte budgétaire qui ne peut se résumer par oui ou non ?

  • 3:07RelanceRéponse directe

    Si on veut parler de démocratie, pourquoi ne pas faire revoter le budget à l'Assemblée ?

  • 4:19RelanceRéponse directe

    Le référendum ne risque-t-il pas de contourner le Parlement ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Les Français savent-ils vraiment la complexité du budget à 3400 milliards d'euros ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Fait
    « Elle est pas crédible. Voilà, tout simplement. Je pense que il le sait lui-même d'ailleurs. »
  • 1:53Fait
    « Avant c'était quoi ? au mois de septembre. Bah les présidents informé avant mais les membres dans mi-juillet toujours oui mais les membres des commissions le président le rapporteur général mais les membres de commission on se réunissait pas après le juillet »
  • 2:27Fait
    « C'est avec lui que j'avais signé en 2007 un amendement demandant la règle d'or budgétaire pour l'État, c'est-à-dire équilibre entre dépenses et recettes »
  • 3:07Fait
    « un texte budgétaire, d'accord, euh ça peut pas se résumer par oui ou par non, par essence »
  • 3:43Fait
    « depuis 3 ans, on ne peut plus voter le budget. Donc par exemple, je je lui fais une proposition. S'il veut vraiment parler de démocratie, s'il veut vraiment qu'il y ait une application plus grande, qu'il utilise pas le 493 »
  • 4:54Fait
    « on arrive à s'entendre tous ça sera très compliqué quand on voit les revues sur les niches fiscales »
  • 5:29Chiffre
    « 3400 milliards d'euros de dette »
  • 6:03Fait
    « le problème de fond qu' qu' a François Bérou, c'est qu'il a un gouvernement minoritaire et c'est qu'il n' pas »
  • 7:19Fait
    « les fameuses koukou, il connaissent ça parfaitement qui ont été taxés »
  • 7:56Fait
    « les interruptions de travail qui font qui se traduisent par les journalières qui sont en explosion »
  • 8:31Chiffre
    « 3400 milliards d'euros de dette »
  • 9:07Fait
    « les déficit depuis 2017, il est dû la baisse des recettes »
  • 9:43Fait
    « depuis Rond Bar il y a plus de budget d'équilibre Baou la campagne présidentielle de 2007 »
  • 10:56Fait
    « un texte avec des grandes orientations notamment sur les questions de déficit »
  • 11:32Chiffre
    « les Allemands viennent de décider 500 milliards d'investissements »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur

On va débattre de cette proposition du Premier ministre avec vous Éric Okrel. Bonjour. Vous êtes député de la scène Saint-Y de la France insoumise. Vous êtes par ailleurs président de la commission des finances, Philippe Vigier, député les démocrates d'UR et Loire. Éric Cocrel, je le rappelle, vous êtes président de la commission des finances. Alors peut-être au premier rangnées par ce budget, cette proposition de François Baïou, comment vous la voyez ? Quelle est votre réaction ? Bon, elle est pas crédible. Voilà, tout simplement. Je pense que il le sait lui-même d'ailleurs. Euh d'abord première réaction qui me qui me pose un vrai problème.

Je l'ai dit ce matin en conférence des présidents au ministre chargé des relations avec le Parlement. Vous savez qu'il y a de semaines, on a eu une réunion du comité d'alerte qui en gros l'idée c'est dire on va faire différemment des autres années. On va travailler de plus en symbiose avec l'Assemblée nationale, les syndicats tout ça sur la question du budget. On a eu un certain nombre d'annonces par exemple sur le calendrier, y compris de nous dire que on aurait le le le cadre du budget mi-juillet ce qui est la loi par ailleurs. Donc on réinvente un peu la loi et à aucun moment on nous a sorti cette histoire de référendum.

Bon donc je trouve que c'est un peu curieux de dire on va faire les choses autrement pour commencer et puis d'apprendre dans le JDD cette idée. J'y reviendrai après que je trouve ce grenou. Justement Philippe Véier sur cette méthode, c'est vrai que le gouvernement dit on va travailler plus avec les parlementaires, les alerter et commencer à parler du budget très tôt et puis annonce un peu surprise euh dans les colones du journal du dimanche un référendum, une consultation sur cette question. Mais l'un n'est pas opposé à l'autre. Éric Coquerrel, président de la commission des finances. Moi qui ai eu la chance de siéger à la commission des finances pendant 13 ans.

Donc lorsqu'on reçoit les de cadrage, lorsqu'on a les premiers éléments budgétaires, il le sait comme moi. Avant c'était quoi ? au mois de septembre.

Bah les présidents informé avant mais les membres dans mi-juillet toujours oui mais les membres des commissions le président le rapporteur général mais les membres de commission on se réunissait pas après le juillet donc on avait pas les éléments d'appréciation moi j'ai vécu les budgets comme ça et j'étais dans la majorité il peut pas venir le contraire il le sait très bien la chose différente c'est quoi c'est que ce travail va se faire avec les parlementaires dès maintenant il y a une revue qui de dépense qui a été demandée à chacun des ministères d'évaluation de ce qui fonctionnait ce qui fonctionnait pas notre groupe parlementaire on a travaillé j'imagine que les insoumis et le président des conditions des finances est très impliqué là-dedans.

Et en plus, il y a cette de référendum. Pourquoi ? Parce que c'est pas est-ce que c'est une mauvaise idée que donner la parole au peuple ? Souvent vous faites référence de la parole qu'on donne au peuple pu voyez, je suis très à l'aise pour dire à Éric Cockrel que son rapporteur général du budget des finances, c'est Charles Decourson. C'est avec lui que j'avais signé en 2007 un amendement demandant la règle d'or budgétaire pour l'État, c'est-à-dire équilibre entre dépenses et recettes comme salé pour les communes comme c'est le cas en Allemagne d'ailleurs.

Alors sur cette question de l'appel au peuple, c'est vrai qu'à gauche où les insoumis, on dit c'est important de consulter le peuple, le référendum finalement donner la parole au peuple. Est-ce que ça compte ? Est-ce que c'est important ? Prenez bien une chose, un texte budgétaire, d'accord, euh ça peut pas se résumer par oui ou par non, par essence. Voilà, c'est un texte, on doit pouvoir amender, débattre, voter à la fin pour le texte qui sera issu, qui a plusieurs dispositifs fiscaux et cetera. Donc ça ne correspond en rien à un référendum populaire où la question en général c'est oui ou non. Ça c'est une première chose.

La deuxième chose, c'est que si on veut parler de démocratie, commençons par faire en sorte que l'Assemblée puisse revoter le budget. Parce que le petit problème que nous avons, c'est que j'ai vu que dans cette interview du JDD euh le Premier ministre dit en même temps, en gros, les partis se sont discrédité, il faut appeler au peuple. Enfin, les le problème, c'est que depuis 3 ans, on ne peut plus voter le budget. Donc par exemple, je je lui fais une proposition.

S'il veut vraiment parler de démocratie, s'il veut vraiment qu'il y ait une application plus grande, qu'il utilise pas le 493, voilà, que par exemple il s'engage à pas utiliser 493, que par exemple il s'engage au cours de l'année au lieu de faire en sorte que le budget soit revu par décret. Là, je parle du 2025. On est un projet de loi de finance, on est un projet de loi de finances rectificative qui permettent de savoir si on pense qu'il faut moins de dépenses ou plus de recettes, des choses comme ça. Voilà, je trouve que c'est un peu facile de contourner sans arrêt le parlement. C'est pas le seul. C'est pas le seul. Ça fait 3 ans que ça dure.

Et puis de dire tout d'un coup, bon, le parlement est pas là au rendez-vous, donc on va contacter, on va on va directement s'adresser au peuple. Bon, tout ça tout ça est un peu démagogique sur ce terme effectivement que qu'utilise Eric Crel, qu'on a beaucoup entendu contourner. C'est un contournement du Parlement puisque c'est le législateur qui vote le budget. C'est même une des missions peut-être principales des députés. Là, on dirait quoi ? On dirait non, finalement c'est le peuple qui peut décider. Les Français vont décider et ensuite les députés, ils font quoi ? Ils doivent écouter et mettre en œuvre ce qu'a proposé la population.

Les Français dans le référendum, ils vont pas voter pour la politique culturelle, la politique sociale, la politique économique. C'est les grandes lignes qu'il faut dessiner. Je reviens sur c d'ailleurs j'aim bien entendre Éric Coquel cette notion d'équilibre et budgétaire. On va y revenir sur le fond mais sur cette question du répond. Vous savez très bien que c'est la règle d'or pour les communes s'appelle la règle d'or. Donc simplement le parlement lui ne sera pas dessi.

Tant s'en faut mais honnêtement on va dire les choses très simplement de trouver un budget Éric Cockrel je avec beaucoup de respect sur lesquels on arrive à s'entendre tous ça sera très compliqué quand on voit les revues sur les niches fiscales. On voit bien ce qui sort entre ceux qui veulent supprimer toutes les niches fiscal d'autres qui souhaitent en approfondir d'autres. Qu'est-ce qu'on fait demain pour le travail demain ? Et qu'est-ce que passe ? Qu'est-ce qui se passera en terme de dépenses de sécurité sociale ? Parce que les deux budgets sont intimement liés que ce soit le budget général de de l'État ou que ce soit le budget de la SC d'ailleurs qui est à 690 milliards.

Donc ça veut dire on est sur des enjeux considérables sur lesquels il faut avancer. Donc c'est pas idiot, pardonnez-moi ce mot très simple, qu'à un moment le peuple il sache que c'est compliqué 3400 milliards d'euros de dette et on veut plus d'argent pour l'université, plus d'argent pour l'école. Comment fait-on ? Que veut François Baou, c'est prendre à témoin les Français. Il l'a fait alors lors de sa sa conférence de presse sur les finances publiques. Il veut que chaque français se rende bien compte que la situation elle est très compliquée.

Oui, mais les Français ils savent, ils voient la situation, il voit les licenciements en train de se additionner à le stom des licenciements, le chômage qui remonte, une désindustrialisation qui est en train d'arriver. Les français, ils seront très bien compte de la situation mais vous vous rendez bien compte que la question là qui nous est posée, c'est pas le fait que l'assemblée soit capable ou pas. Le problème de fond qu' qu' a François Bérou, c'est qu'il a un gouvernement minoritaire et c'est qu'il n' pas Et dans ces cas-là, il y a deux possibilités. Soit enfin, on a un président de la République admet que la majorité ça devrait être répondre à ce qui correspondre au suffrage diversel.

C'est pas ce qu'il a fait en juillet dernier. Donc peut-être qu'à un moment donné la question de la dissolution va revenir pour qu'on ait l'expression populaire. Voilà, je pense que c'est une ou alors la deuxème solution, c'est justement de laisser travailler l'Assemblée nationale parce que je vous rappelle une chose, c'est que quand nous avons discuter du budget, que nous avons réussi à à travailler sur les amendements du budget, on a changé le budget de manière importante.

Donc on a montré quelque part qu'il pouvait sortir quelque chose assemblée simplement ça ne correspond pas à la vision de monsieur Berou, c'était monsieur Barni à l'époque ou monsieur Macron et donc on veut toujours imposer une politique qui n'est pas majoritaire que le problème de fond il est là en fait c'est qu'il peut y avoir une majorité sur certains points mais une majorité qui déplairait à François Baou c'est vrai que sur la question par exemple de nouveaux impôt de contribution exceptionnelle il y a parfois une majorité parfois même avec des députés du modem qui votent avec les suis très à l'aise. Les fameuses koukou, il connaissent ça parfaitement qui ont été taxés.

Je crois que les démocrates avec Jean-Paul Mat, on y est pas pour rien sur la taxe sur les très hauts revenus, on n'y est pas pour rien. Sauf que là, c'est non dit François Baou sur lesquel nous sommes en désaccord avec Éric Coquel. Après bon, évidemment, il fait un plus de politique, c'est normal, il dit le chemin augmente mais enfin moi je me souviens à combien il était il y a 7 ou 8 ans c'est vrai qu'il y a des activités économiques qui sont en souffrance. Moi, j'aurais mauvaise grâce de vous dire le contraire, mais par exemple sur l'analisation du chômage, est-ce que ou non les choses peuvent bouger ou pas bouger ? Là, on aura une problème, une différence.

Et moi, je pense qu'il y a des choses sur lesquelles on doit bouger. Et quand je vois par exemple les interruptions de travail qui font qui se traduisent par les journalières qui sont en explosion, il pourra pas dire le contraire. Il faut qu'on s'interroge collectivement et là on peut pas dire "Ça y est, vous allez faire de la Casse sociale." Je voudrais simplement la difficulté auquelle nous sommes confrontés, c'est que il y a trois trois blocs pour dire un peu les choses très très rapidement. Euh c'est qu'il y a pas d'accord de fond qui nous permettrait d'aboutir sur un budget qui protégerait ses équilibres.

Les équilibres, c'est pas pour faire plaisir à Bairou, à je ne sais qui, c'est pour protéger ce pays de son avenir. Parce queà 3400 milliards d'euros de dette, nous sommes très fragiles. On a des précisions alors même si ça reste encore voilà vraiment à affiner mais effectivement il s'agit pas de proposer un budget mais peut-être un texte avec des grandes orientations notamment sur les questions de déficit. Si on n'est pas dans quelque chose de trop précis, trop détaillé, est-ce que c'est vrai que poser la question au Français, est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il faut qu'on arrive au 3 % en 2029, qu'il faut qu'on passe par certaines étapes ?

Est-ce que ça ça peut être intéressant d'après vous ? Oui, enfin tout tout ça n'a excusez-moi, mais tout tout ça n'a pas de sens parce que c'est pas un débat qui peut se résumer. Par exemple, on il y a un débat avec aujourd'hui le le bloc gouvernemental. Le bloc gouvernemental dit euh voilà, il faut atteindre 3 % en 2029. Il faut donc réduire les déficites l'an prochain et il faut donc réduire les dépenses publiques. Bon bah, il y a un autre débat par exemple qui fait jour, c'est que les la les déficit depuis 2017, il est dû la baisse des recettes. Voilà, ça c'est documenté, prouvé.

Donc il pourrait y avoir un autre débat, c'est comment on revient par exemple sur une partie des cadeaux fiscaux qui ont été faits au plus riches qui qui ont été fait pour une bonne raison, c'est qu'on a voulu attirer les capitaux. Ça c'est une politique qui échoue, échoue à tout niveau. Ça c'est un débat voyez bien qui peut pas se résumer sur le fait de dire on fait on c'est tel déficit ou pas tel déficit.

Par exemple, comme ditel, tout le monde pourrait être d'accord pour dire "Ah tout le monde est d'accord pour 3 % en 2029 mais le chemin pour y parvenir, il est complètement différent entre la gauche qui propose bah des hausses d'impôts par exemple et le gouvernement qui veut des baisses de dépenses.

Ça c'est pas un référendum qui va nous donner dans le détail comment faire pour arriver à cet objectif de déficit de 3% depuis de longues années depuis Rond Bar il y a plus de budget d'équilibre Baou la campagne présidentielle de 2007 vous vous en souvenez collègue c'était la dette c'était le seul qui avait posé le sujet c'est vrai parce que nul ne peut le contester un équipier de l'époque dont je m'en souviens très bien. Bon ce qui d'ailleurs qui a suscité mon engagement pour la commission des finances ensuite ce sujet-là il est gravissime.

Donc s'agit pas de le résoudre en une année ou en deux années, mais si on ne bouge pas les choses, si on fait pas des infctions fortes, il y a des endroits, enfin il le sait très bien Éric Colc, il y a des pistes sur lesquels en faisant des pas les uns vers les autres, on peut améliorer les choses. Nul ne peut dire le contraire. Regardez sur il parlait tout à l'heure du chômage, c'est immédiatement lié au sujet de la compétitivité et des allégements de charge qui existent sur les salaires. On est à 90 milliards.

Bon, on sait qu'il y a des améliorations qu'on pourrait porter mais il s'agit pas non plus de supprimer certains de alors vous vous souvenez à quel point ce débat été compliqué dans le précédent budget compliqué. Là, il y a peut-être une médiane, il y a des rapports qui sont sortis qui permettent de nous éclairer. Donc c'est ça. Mais les Français doivent s'approprier ce sujet parfaitement s'approprier. Par exemple, un mot Éric Cocrel et ensuite on ira voir ce que ce qu'en pense le rassemblement national. Encore une fois là, c'est un un débat politique font. Par exemple, vous me dites euh on pourrait s'entendre sur le fait de dire il faut revenir à 3 % 2029. Moi, j'interroge ça.

Il y a de mois, je vous rappelle qu'il y a de mois, le gouvernement nous a dit l'essentiel c'est l'économie de guerre. À l'époque, on entend Lombard dire dans ce cadre là, les déficits, c'est peut-être pas ce qui est le plus urgent. Après, ça a été la guerre commerciale avec Trump et là on nous a dit une chose. Et là, tout d'un coup, on revient par exemple à à l'idée que l'essentiel, c'est de baisser les dépenses publiques pour atteindre 3 % et au même moment les Allemands mettent 500 milliards d'investissements dans leur industrie. Ça c'est des d'autres façons de peser le débat dans une politique de l'offre et la compétitivité qui échoue à peu près partout dans le monde.

Voyez bien, ça peut pas se résoudre dans une question oui ou non dans un référendum. Philippe Vigier, idée saugrenue pour le rassemblement national. Le premier ministre voudrait s'acheter du temps en se projetant en septembre. Il espère sauver sa peau cet été. J'essaie pas de sauver sa peau. Ça été dit je pense sur ce plateau, cet après-midi. L'idée déjà, c'est de bien comprendre que la situation dans laquelle nous sommes, elle est économiquement étonnable et politiquement très compliquée parce qu'il y a pas de majorité ici. Moi, j'ai connu des majorités où tout est décidé par le gouvernement et les députés étaient là uniquement pour entériner les années 2007-212.

Mais 2012-27 lorsqu'on a baissé une collectivité de 13 milliards et demi personne personne puis n'en parle ben j'étais là mais j'ai vu à quel point ça c'est c'est la gauche qui a fait ça voyez comme quoi les les mêmes qui nous défendent maintenant protéger nos collectivités donc à ce moment où nous sommes d'ailleurs le monsieur Ballard nous demande sans arrêt d'ailleurs des référendums sur l'immigration sur plein de sujets puis là c'est pas pour gagner du tenancé c'est la méthode baou de dire il faut que tout le monde comprenne que mais le parlement je rassure une coquerelle aura toute sa place je fais pas partie de ses parlementaires il le sait bien il me connaît qui a envie d'abandonner au gouvernement toute disposition.

Bah j'en sais rien parce qu'on vote pas depuis 3 ans. Donc moi, j'attends de voir, j'attends. Sais que c'est comme le pouding, faut le manger pour en avoir la preuve. Donc j'attends de voir là-dessus. Moi je crois pas. Je crois que le problème c'est ce que vient de dire Philippe Figier. On a un gouvernement qui n'a pas de majorité. Donc dans ces cas-là, c'est difficile d'imposer une politique qui en plus est en train, j'allais dire à peu près sur tous les tous les niveaux de en terme d'économique sociale est en train en gros de se planter. Sauf qu'on voit bien comment ça se passe pendant le budget. Chacun des groupes avance ses lignes rouges, menaces de censure.

Les économies, c'est toujours bon pour les autres. C'està-dire que les entreprises ne veulent pas qu'on touche à leurs impôts, les retraités non plus. Donc c'est aussi très compliqué quand on est dans une situation polique rien. Si le président de la République a décidé de donner à une minorité le soin de gouverner le pays sur une politique qui a été battue. C'est ça le problème originel que de de toute cette affaire. Donc la question c'est pas que encore une fois euh moi je le répète, il le fera pas. ça lui avait été demandé qu'il ne fait pas fasse pas de 493 et vous verrez que dans ces cas-là, il y a un texte qui sortira de l'Assemblée.

Il faudra juste souffrir que le texte soit totalement différent de celui qui est rentré. Et si c'est pas le cas, je crois effectivement qu'il faut aller vers une dissolution de façon à ce qu'on ait euh à nouveau un débat politique dans ce pays et qu'on ait une majorité qui s'exprime. Mais là, on peut pas continuer à faire en sorte que coûte que coûte on impose une politique qui est pas majoritaire dans le pays et qui en plus néfaste d'un point de vue économique. Pas franchement convaincu vos partenaires les troupes de G. Mais c'est normal, on sait pas encore ce qui quel est le cadre précis qui sera donné à ce référendum.

Bon, attendez, il va discuter avec le président de la République, leur conversation sont privées et secrètes et c'est normal. J'ai cru comprendre que le président la s'exprimer le 13 mai prochain dans une grande émission. On a cru comprendre aussi qu'il était pas forcément friante cette idée de référendum sur le budget. Je peux pas vous dire, on verra bien. Mais au-delà du référendum sur le budget, il peut y avoir aussi des axes majeurs politiques que l'on puisse décliner. Je me rappelle qu'au veœu, il avait expliqué que à un moment l'outil référendaire est et bien il l'utiliserait c'est général de Gaulle, la matière qu'il a utilisé.

Je je redis, j'insiste, c'est un un outil de démocratie important. Moi, j'ai pas oublié le message des gilets jaunes. On n'est pas entendu. Vous faites ce que vous voulez à Paris, vous décidez tout et n'importe quoi. Faut l'entendre aussi. Je pense que le le le miroir et l'image que l'on renvoie, c'est aussi celle-là. Donc simplement, est-ce que oui ou non ? D'abord la prise de conscience, elle est maintenant dans toutes les têtes. Est-ce que ou non on est capable de faire ces économies ? Est-ce qu'on est capable de redresser ce pays ? Est-ce qu'on est capable d'aller tuer les gaspillages parce qu'il y a sur les agences ? Mais il y a pas que cela. Éric Cocrel.

Cette consultation si elle a lieu un jour de toute façon elle n'empêchera pas le parlement de discuter du budget. Elle peut l'empêcher de voter avec le 493 mais ce sera pas consultation. Voilà, elle est faite pour débattre, pour occuper le terrain. Fran François Verrou a lancé ça peut-être aussi pour occulter d'autres choses.

Elle aura pas lieu pour les raisons que j'ai dites, c'est que techniquement c'est absolument impossible de réduire un budget à à quelques questions et en plus de ça à réduire la souveraineté du Parlement parce que la souveraineté du parlement ça doit être y compris de pouvoir à un moment donné de dire tel on va atteindre tel pourcentage de déficit ou tel pourcentage parce que on pense qu'il faut investir pour l'avenir. Toute question qui ne peut pas se poser là-dessus.

Donc il sait lui-même que ce référendum ne se fera pas et vu l'atmosphère que j'ai vu ce matin la conférence des présidents, j'ai pas l'impression qu'il y a eu uniquement le groupe en marche pour qui ça paraît un peu disons baroque. La droite aussi, je pense qu'en réalité euh même le ministre Mignola, j'ai pas très bien dans ses explications, je crois que j'ai pas très bien compris je me demande s'il a compris la proposition. Oui. Ce que je veux dire Philippe Vigier et vous qui nous traduisez peut-être le baou dans le texte. Même Philippe Vigier sourit en réalité. Non, fillet demande des précisions à son premier ministre.

Mais c'est vrai qu'en fait, très concrètement, on le sait, un référendum, c'est une question, on répond par oui, on répond par non. C'est quoi la question ? C'est 60 pages de documents sur la situation économique française, de la dette et cetera et à la fin, est-ce que oui ou non vous êtes d'accord avec ce que propose le premier ministre ? On voit mal même concrètement comment ça pourrait se passer. Il y a une piste par exemple, je sais pas s'il la prendra. Alors, dites-le nous. Vous l'a dit, c'est la règle d'or budgétaire.

ce pays l'État qui impose tous les jours aux communes ça mérit arrivé quand j'étais mère pour 1 € en clair ça veut dire que comme vous faites dans votre budget familial alors certains sont à découver pas ben on a découvert on paye les ag non est-ce que cette notion d'équilibre c'est pas maintenant mais ça fait 50 ans qu'on a tout abandonné mais on perd notre souveraineté on se retrouve sur sujet quand il s'agit d'accès aux soins de l'hôpital on est d'accord qu'il faut plus de moyens l'université les chercheurs et cré en parle souvent, c'est le sujet sur lesquels moi j'ai envie au moment où il y a l'innovation économique qui est vraiment à la croisée de tous les chemins, l'intelligence économique, on aura pas la capacité à rebondir derrière.

Donc plus que cette prise de conscience, on va voir le choix retenu par le président, mais il faut qu'à un moment le peuple a aussi conscience de cette dérive que nous vivons. Cette dérive, on ne pourra pas continuer, ça serait leur mentir. Donc, vaut mieux leur dire. Si c'est une question sûre est-ce que dans 20 ans, vous êtes d'accord pour que l'État se fixe comme objectif, que les dépenses ne suent pas enfin ne soient pas plus importante que les recettes ? On est loin d'un détail d'un budget dicté par les Oui, mais encore une fois, c'est une question qui ne veut rien dire. Là, je vous redis une chose, les Allemands viennent de décider 500 milliards d'investissements.

Voilà, on a un problème aujourd'hui de concurrence internationale. On a un problème d'entreprises industrielles qui sont en train de fermer. Est-ce que par exemple au nom de la souveraineté industrielle et la souveraineté agricole, on pense qu'il est nécessaire que la France qui peut encore le faire parce que par exemple en ce moment le charge de la dette est inférieure à l'inflation, est-ce que la France doit se fixer comme limite le fait de d'avoir un budget en équilibre zéro pour aller vite ou alors est-ce que au contraire elle doit investir ? Voyez que ces questions, ils ne peuvent pas être posées par là. Ou alors je peux vous poser une autre question.

Est-ce que la France doit toujours faire 60 milliards de cadeaux fiscaux qui au 3/4 vont au plus riches ? Oui, non, vous voyez bien que c'est des questions qui qui même pris dans le sens parce que je pense que la réponse serait non de manière assez forte vu l'attachement des Français à l'égalité fiscale mais c'est pas des choses qui peuvent se poser par référendum. Allez, un dernier échange he pour résumer ce qu'on a dit. Philippe, est-ce que si on est d'accord, allez, on imagine un référendum, les Français disent oui pour se fixer un certain nombre de déficits.

Est-ce qu'après la contrepartie, le premier ministre est capable de dire "Je laisse les députés décider, pas de 493" comme le propose Éric Coerrel. Et c'est à eux de trouver les voies et les moyens pour arriver à ces objectifs de déficit. Mais moi, je suis contre aucun chemin. S'il y a un mandat qui est donné pas le peuple en disant "Mais débrouillez-vous pour arriver à 5,2 % et après si on arrive dans cette maison à se mettre d'accord, on fera notre boulot." Mais si c'est des augmentations d'impôts alors que le président de la République n'en veut pas.

Après si vous voulez si si chacun arrive avec ses zoases vous saz moi je suis très à l'aise pour rappeler qu'entre 2007 et 2012 les impôts je parle contre cocrel connait parfaitement les finances publiques ont augmenté de 45 milliards les mêmes qui nous disent faut pas toucher les impôts. Ils ont laissé augmenter les impôts quand ils avaient des responsabilités ministérielles. Prendre un autre exemple sur les retraités je rappelle que Xavier Bertrand était ministre et on avait décalé de 6 mois la revaloration des retraites. Moi j'ai tout vu de tout cela depuis de longues années.

Je pense qu'il faut laisser aussi les valises lourdes à l'entrée et voir comment collectivement on est capable d'avancer. Je parie sur une forme d'intelligence collective. Faire un référendum pour légitimer un peu et après laisser les députés trouver un chemin. Vous y croyez à ce que propose Philippe Viget ? Alors, alors je crois pas que sur la question du budget, on puisse faire un référendum qui fixe des limites qui en plus je je donnerai qu'est-ce qu'on fait l'année du Covid par exemple ? On décide que là c'est une année exceptionnelle donc on suit pas les règles constitutionnelles. Moi ça me semble absolument impossible.

Je pense que le budget doit pouvoir discuter entièrement et que c'est une prérogative du parlement. C'est d'ailleurs même pour ça que les parlements étaient créés au moment de la Révolution française. C'est sur la question du budget. Par contre qu' qu'on crée une situation où à nouveau l'assemblée vote sur le budget. Moi, c'est ce que je demande. Et de toute façon, le président de la République à votre avis n'en voudra pas de cette question de référendum. On aura peut-être la réponse le 13. Ils ont pas l'air tout à fait d'accord. C'est un peu la concurrence des consultations entre le premier ministre et le président de la République.

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Non speech

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