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InterviewRCF Reims-Ardennes· 6 octobre 2022 30 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieLogementÉconomie & entreprisesTransports

Catherine Vautrin Présidente du Grand Reims

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:20OuverteRéponse directe

    On parle des pompiers à la Une du journal L'Union, comment financez-vous le corps de sapeur-pompier ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Le gouvernement lance un plan sobriété, vous l'accompagnez ou l'avez anticipé ?

  • 9:54OuverteRéponse directe

    Vous évoquez la neutralité carbone, quels sont les axes principaux ?

  • 12:49OuverteRéponse directe

    Les véhicules Crit'Air 5 ne seront plus autorisés en centre-ville, comment gérez-vous les dérogations ?

  • 15:37OuverteRéponse directe

    Quel est le rôle de l'Agence nationale de rénovation urbaine ?

  • 25:35OuverteRéponse directe

    Les collectivités locales dénoncent un désengagement de l'État, comment le vivez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Catherine VautrinChiffre
    « le budget c'est 13 millions 100.000 euros par an qui sont versés en fait au centre de secours départemental »
  • 5:33Catherine VautrinChiffre
    « une baisse d'électricité de 21% et une baisse de gaz de 7,8% »
  • 8:26Catherine VautrinPromesse
    « être un territoire référent en matière de neutralité carbone »
  • 17:04Catherine VautrinFait
    « le phénomène en rue a un coefficient multiplicateur de 4 »
  • 25:35Catherine VautrinChiffre
    « mon budget personnel communauté urbaine du Grand Reims pour 2022 c'était 51,5 je vais finir l'année à 55 millions »
  • 26:59Catherine VautrinFait
    « nous n'avons pas augmenté les impôts »
  • 27:43Catherine VautrinChiffre
    « en moyenne les parents paient 25% du coût du repas »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

6h30 9h la matinale RCF Clara Gabillet trois titres à la une ce matin un plan de sobriété pour passer l'hiver il sera déploé dévoilé cet après-midi par le gouvernement pas d'obligation seulement des incitations encouragement à moins chauffés et moins éclairé à faire du télétravail mais aussi du covoiturage avec cet objectif réduire de 10% la consommation d'énergie sur deux ans journée de grève dans les crèches aujourd'hui le collectif pas de bébé à la consigne appel à la mobilisation pour dénoncer la pénurie de personnels qualifiées mais aussi un récent arrêté qui autorise le recrutement de personnes non diplômées et puis le prix Nobel de littérature sera décerné aujourd'hui les paris sont déjà lancés s'agira-t-il d'un ou d'une hauteur peu connu ou alors d'un écrivain de renommée mondial la réponse sera donnée à 13h tout de suite l'information continue sur RCF

1:00
Non speech

[Musique]

1:07
Locuteur

bonjour émission spéciale ce matin avec Catherine Vautrin présidente du Grand Reims

1:17
Non speech

[Musique]

1:20
Locuteur

RCF Reims Jean-Pierre Benoit Jean-Pierre Benoît et Alexis Claude aussi bonjour Alexis bonjour Jean-Pierre bonjour à toutes et à tous notre invité Catherine Vautrin Catherine Vautrin bonjour bonjour Jean-Pierre bonjour Alexis alors c'est vrai que en ce moment on parle des pompiers à la Une du journal L'Union les pompiers qui réclament un peu d'argent parce qu'ils disent qu'ils n'arrivent pas à boucler des fins de moi évidemment il tape aux sonnette des collectivités locales qui elle aussi donne pas mal d'argent à gauche et à droite et ils n'ont peut-être pas non plus la tirelire bien rempli alors d'abord évidemment quand on parle des pompiers on ne peut que rendre hommage au travail qui est le leur on connaît leur engagement et on en a beaucoup parlé cette été pour les feux mais au-delà des feux les pompiers c'est un engagement du quotidien le financement du corps de sapeur-pompier alors le corps de sapeur-pompier est départemental à Reims et nous avons également un corps intercommunal dans le grand Reims pour le corps départemental très concrètement la participation est celle de l'état du comportement et des intercommunalités pour les intercommunalités le paiement se fait par nombre d'habitants donc dans une communauté urbaine comme celle du Grand Reims le budget c'est 13 millions 100.000 euros par an qui sont versés en fait au centre de secours départemental alors évidemment le centre de secours départemental est venu nous voir parce que eux comme les autres ont des augmentations de fluides ils ont également des augmentations d'intervention faut donc que nous puissions discuter ensemble ce que vous imaginez qu'il y a un budget de 13 millions de sang c'est important et qu'à côté donc pour les communes rurales j'ai encore intercommunal qui lui aussi fait l'objet d'un financement plus de 500.000 euros par la Communauté Urbaine donc l'un dans l'autre on est déjà presque 14 millions d'euros c'est très important mais une fois encore évidemment je redis mon attachement aux sapeurs-pompiers Catherine Vautrin on peut signaler également Alexis nous sommes sur Youtube en direct pour effectivement YouTube live et puis le lien qui va être partagé dans les prochaines minutes sur nos réseaux sociaux à tercetf en Sardaigne pour Facebook à terre CFA pour la on vient de parler des pompiers mais on parle forcément budget donc aussi sobriété sobriété dans tous les sens d'ailleurs le gouvernement aujourd'hui lance un plan sobriété vous l'accompagnez ou même vous l'avez même anticipé peut-être effectivement nous l'avons presse nous l'avons précédé puisque nous avons fait une conférence de presse à nos robinet moi la semaine dernière après que j'ai évoqué ce sujet avec les vice-président du Grand Reims des la fin du mois d'août lors de notre première réunion à la rentrée et avec les membres du bureau de la Communauté Urbaine tout simplement parce que on le voit bien nous assistons aujourd'hui à une crise climatique il suffit de voir l'été que nous avons vécu qui doit évidemment nous interpeller sur nos émissions notamment de gaz à effet de serre bien évidemment une crise énergétique liée au conflit ukrainien et une crise financière de pouvoir d'achat et d'inflation vous prenez tout ça et vous vous dites il faut absolument qu'on puisse être beaucoup plus sobre puisque pour la communauté urbaine comme on le dit un effet de ciseaux entre une augmentation des charges et une baisse des recettes qui est tout à fait importante nous avons évidemment la volonté de nous engager en étant plus sobre plus vertueux donc le plan que nous avons proposé la semaine dernière va de choses de détails comme par exemple plus d'eau chaude dans les locaux de la Communauté Urbaine il a fait froid la semaine dernière il fait meilleur cette semaine pour autant nous n'avons pas rallumer le chauffage nous attendrons le 15 octobre donc on met des pulls dans la communauté urbaine parallèlement à ça nous avons travaillé sur l'ensemble des sujets et l'un des grands sujets c'est celui de l'éclairage public d'ailleurs beaucoup de nos concitoyens ces meubles sur le fait de voir telle ou tel endroit allumé donc nous avons interrogé chacun des mers des 143 communes et je peux dire que dans l'immense majorité des communes du Grand Reims les mers souhaitent que nous puissions arrêter l'éclairage de 22h à 5 ou 6 heures du matin ce qui va être fait ça nécessite évidemment des approches techniques de la même manière nous allons réduire la puissance de l'éclairage lorsqu'on a des LEDs c'est comme à la maison en fait lorsqu'on a des LED on peut passer on peut baisser l'intensité et en fait ça se ressent très peu dans Reims on peut aussi par exemple limiter et d'éclairer qu'un poteau lumineux sur de donc vous voyez des sujets qui sont en train d'être mis en place on travaille également sur la réduction de l'électricité dans les zones d'activité donc autant d'éléments qui ont comme objectif d'avoir une baisse d'électricité de 21% et une baisse de gaz de 7,8% de bruit sont des c'est pas neutres du tout et c'est important parce que à un moment où cet hiver potentiellement on peut avoir des difficultés moi j'ai des priorités par exemple qu'on puisse avoir de l'électricité dans les cantines à l'heure du déjeuner bon bah pour ça je préfère faire un peu d'économie dans la journée et participer finalement à l'effort national donc ça y est nous sommes complètement engagés sur le sujet et je dois dire que on a aussi sur notre territoire la chance d'avoir des spécialistes j'étais pas plus tard qu'hier à Champigny ou inaugurer une très belle entreprise incubée chez inovac aujourd'hui suivi par scalope qui est en fait le l'organisation de la région qui accompagne les entreprises et qui fait de la gestion de la data pour aider précisément à maîtriser son électricité donc on le voit il y a aussi sur notre territoire des gens qui ont compris cette nécessité qui aident à la décision et qui permettent d'apporter des réponses il est vrai Catherine Vautrin que sur le plan général nous ne sommes pas en bandeau matinal RCF morose mais c'est vrai que le climat est quand même marqué par l'inquiétude en ce moment et vous le vous la sentez quand même sur le terrain évidemment évidemment parce que les éléments que j'ai évoqués tout à l'heure c'est à dire la crise climatique la crise énergétique le pouvoir d'achat sont autant d'éléments qui par définition je voudrais dire interpelle chacun d'entre nous et le bruit de bottes qui est aux portes faisaient même plus un bruit c'est une réalité le conflit en fait en Ukraine nous interpelle tous faisons partie de cette génération qui est née avec la paix qui a porté l'Europe moi je suis européenne absolument convaincue et l'Europe nous avait donné 70 ans de paix donc on voit la nécessité qu'il y a évidemment à pouvoir essayer d'échanger de discuter moi je fais partie de celles et ceux qui pensent que nos concitoyens ont d'abord besoin d'un langage de vérité parce que il voit bien tous les jours les difficultés auxquelles nous sommes confrontés et parallèlement à ça on a besoin de réponses de proximité les réponses de proximité elles se construisent en compromis personne n'a la science infuse et c'est en échangeant moi je le vois à la communauté urbaine du Grand Reims 143 mères 208 élus je suis vraiment très impressionnée de la qualité des échanges qu'on peut avoir avec les vice-présidents avec le bureau c'est comme ça en échangeant les uns avec les autres que nous pouvons apporter des alors sur le plan des transports sur le plan du du tramway aussi c'est un sujet qui actuellement est en discussion à propos du des changements qui peuvent se produire dans les mois qui viennent alors je crois qu'il faut que je vous rappelle que quand nous avons été réélu en 2020 nous avons commencé par voter notre projet de territoire le projet de territoire c'est ce qui donne du sens à l'action des élus en résumé la communauté urbaine que veut-elle faire dans les six ans qui viennent ce projet de territoire a été voté au mois de juillet 2021 avec un objectif être un territoire référent en matière de neutralité carbone dans cet objectif d'être référent en matière de neutralité carbone on a immédiatement décliné un Plan climat énergie territorial c'est-à-dire je reviens à ce fameux mot de sobriété la sobriété par rapport au climat avec plusieurs axes un premier axe qui est celui autour de l'Urbanisme et de l'utilisation des terres vous savez qu'il y a une loi qui s'appelle zéro artificialisation net donc notre sujet c'est de refondre nos documents d'urbanisme pour moins consommer de terre et pour réutiliser rebâtir la ville sur la ville le deuxième sujet c'est la sobriété énergétique dont on vient de parler le troisième c'est un schéma transport pourquoi parce que quand au 1er janvier 2017 nous avons créé la communauté urbaine nous disposions d'un schéma de transport qui concerne les 16 communes de Reims Métropole historique en d'autres termes il y a 127 communes qui aujourd'hui n'ont pas réellement de solutions de transport c'est la raison pour laquelle avec l'ensemble des élus nous avons voté au mois de novembre 21 la fin du contrat de délégation de service public d'exploitation des transports autour de Reims et que nous sommes actuellement en train de bâtir le projet nous allons donc lancer un appel en envoyant un document de consultation des entreprises avec des demandes que nous avons recensées tout l'été dans commune l'idée c'est que nous ayons une capacité d'apporter une réponse en matière de transport à moins d'un kilomètre partout dans la communauté urbaine qui fait je le rappelle 70 km d'est en ouest et 40 du nord au sud alors pour faire ça évidemment ça a nécessité beaucoup de discussions quand je dis une solution de transport c'est pas forcément du bus partout ça peut être du transport à la demande ça peut être du covoiturage ça peut être du vélo c'est en c'est bien sûr ce qui existe aujourd'hui en matière de tram c'est demain bus à haut niveau de service à côté de chez vous sur l'axe chanzygues Gambetta ce sont tous ces sujets sur lesquels nous travaillons pour être opérationnel au 1er janvier 2024 on va aborder bien sûr d'autres sujets alors il y a le fameux dossier qu'on ne va pas ouvrir ici c'est les zones affaiblissement dans le centre-ville en sachant on peut en dire un mot vous savez l'État français c'est fait condamner parce qu'il y avait des zones qui avaient une pollution notamment dioxyde d'azote et ce qui s'est passé c'est que c'est à Reims cette pollution elle était là encore à deux pas de chez vous puisque était concerné la rue de Venise et la traversée urbaine à partir de là les élus de notre territoire ont décidé de mettre les bouchées doubles et de dire nous devons nous organiser différemment d'où cette réflexion autour des véhicules critères et le fait de dire sur la traversée urbaine nous n'autorisons plus dans un temps à venir puisque l'effet notamment ses 1er janvier 2024 pour les critères 4 et donc le sujet c'est ces véhicules là ne sont plus autorisés je rappelle car si nous avons été les premiers à mettre en place cette zone à faible émission nous l'avons mis que sur un périmètre ce qui veut dire et je crois que c'est important de l'expliquer à nos auditeurs notamment qui n'habitent par Reims et qui donc viennent en voiture ils ont deux solutions vous vous garez aujourd'hui tout simplement boulevard lundi et vous allez à pied au centre-ville donc tout le centre-ville n'est pas exclu parallèlement à ça la communauté urbaine a mis en place un système d'aide au changement de véhicule pour les professionnels et la ville de Reims pour ses habitants pour les véhicules particuliers donc l'idée c'est vraiment de réfléchir de travailler ensemble et d'avancer et pas d'en faire un combat politique au moment où on le sait il y a potentiellement une élection législative partielle mais tout de même Catherine Vautrin vous l'admettez d'ailleurs en Arnaud Robinet la nuit en direct avec nous c'est que pour des personnes il y en a peut-être pas des milliers mais des personnes qui auraient des véhicules anciens diesel qui fonctionne encore bien ça leur coûte peut-être un peu cher de passer à l'achat d'un autre véhicule et que malgré toutes les aides et malgré tous les efforts que vous conduisez c'est pas si évident que ça dans certains cas particuliers non mais bien sûr je vais pas vous dire le contraire quand on a un critère 5 en bon état qu'on a toujours entretenu et qu'on veut garder on ne peut plus aller dans le centre-ville il faut avoir l'honnêteté intellectuelle de le reconnaître en revanche ce que je dis c'est qu'on peut aller ailleurs que dans le centre-ville ce qui n'est pas le cas dans certaines villes de France qui ont absolument interdit toute la ville aux critères 5 derrière la question c'est qu'on a les uns et les autres une responsabilité vis-à-vis du climat que les habitudes changent après sur je me permets Jean-Pierre d'insister sur le terme collection parce que sur la notion autant le véhicule ancien parce qu'il a il est d'avant les années de il était avant les années 2000 là il y a pas de solution sauf si c'est un véhicule de collection parce qu'à ce moment-là nous avons travaillé en partenariat avec les associations je pense par exemple aux Belges champenoise qui en fait travaillent avec ces véhicules de collection qui les examine et qui nous permettent de donner des dérogations il y a également tous les gens qui ont des pathologies médicales font l'objet de dérogation et je le sais d'autant plus que c'est moi qui signe et dérogations et je peux vous dire qu'on enseigne régulièrement et je redis que quelqu'un qui a un besoin de son véhicule pour des raisons médicales peut avoir surprétation d'un certificat médical il contacte les services de la Communauté urbaine et il a une réponse et il peut utiliser son véhicule donc ce qu'on retient Catherine Vautrin qui est très important il y a une règle générale qui sera appliquée au 1er janvier 2024 ou 2025 mais d'ici là que ce soit la ville de Reims ou la communauté urbaine vous faites preuve de souplesse de compréhension c'est à dire souplesse par exemple en disant on ne va pas pénaliser donner des amendes à ceux qui ne l'auraient pas on va leur donner le temps donner du autant ça permet de trouver d'autres solutions ça permet de réfléchir etc alors l'amende c'est la compétence de la ville pour autant je suis parfaitement solidaire puisque je suis évidemment et je répète qu'effectivement pour l'instant nous sommes dans une approche pédagogique et je dis aussi n'hésitez pas à vous avez un problème de santé vous avez besoin de votre véhicule contactez les Services vous avez la possibilité de faire une demande de dérogation et sur justificatif la dérogation est accordée on aura l'occasion d'y revenir bien entendu alors c'est vrai que dans la sobriété énergétique il y a forcément les logements les rénovations des logements alors vous voyez très bien Catherine Vautrin on veut en venir c'est que tout récemment vous avez été nommé et présidente de l'Agence nationale de rénovation urbaine et ça c'est un poste très important et ça serait peut-être intéressant quand même pour les Rémoises les Rémois les habitants de Reims et des Ardennes de bien préciser quel est le rôle de cette agence nationale qui a très important concret là pour le cas on est dans la proximité vous savez toutes celles et ceux qui me connaissent savent combien j'aime les sujets concrets le président de la République m'a fait l'honneur de me nommer président de l'Agence nationale de rénovation urbaine alors je rappelle que l'ONU puisque tel est son nom a été voulu par Jean-Louis Borloo conçu par Jean-Louis Borloo créer en 2003 donc il y a pratiquement 20 ans maintenant nous avons eu un premier plan de rénovation urbaine à partir de 2004 qui s'est terminée et le gouvernement a lancé un nouveau plan de rénovation urbaine aujourd'hui 14 2030 et voilà et 2024 2024 et aujourd'hui nous sommes dans une logique qui est une logique en fait de 453 projets qui sont déjà passés en comité d'engagement un projet c'est la capacité de travailler avec un territoire c'est à dire une commune une intercommunalité des bailleurs pour travailler sur un quartier à Reims pour être très concrète nous avons quatre quartiers nous avons d'un côté le quartier Croix-Rouge nous avons Orgeval nous avons Châtillon et Europe qui font l'objet sont 385 millions d'euros qui vont être consacrés les rénovation de ces quartiers au niveau national nous sommes sur une enveloppe de 14 milliards d'euros et ce qu'il faut savoir c'est que le phénomène en rue a un coefficient multiplicateur de 4 c'est à dire quand je mets 25 millions sur un quartier je fais 100 millions d'euros de travaux parce que viennent abonder les collectivités les bailleurs et ça permet de changer durablement les quartiers je reviens quand je parle de 453 projets passés en comité d'engagement ce sont 11000 opérations qui vont être faites partout en France dont pratiquement tous les départements est-ce qu'il faut avoir à l'esprit c'est que c'est aussi bien dans des grandes villes comme un 12e ville de France sur une opération de rénovation urbaine il y a la semaine prochaine une opération inaugurée à Chalon au verbaux c'est dire si les villes moyennes ont également des quartiers qui sont l'objet du aux entreprises de bâtiments de rénovation de construction alors bien sûr que ça donne du travail mais surtout je reviens sur ce que vous disiez sur le logement un des quand on regarde les problèmes toujours de sobriété énergétique le logement est un des principaux pôles d'émissions de gaz à effet de serre et donc avoir la capacité de réhabiliter les logements c'est d'abord améliorer le confort des habitants c'est améliorer leur pouvoir d'achat parce que on réhabilite donc on rend les on finit avec les passoires énergétiques ce qui est quelque chose de tout à fait important et là encore un exemple concret le quartier des Châtillons fait l'objet actuellement d'une rénovation complète non seulement il les immeubles font l'objet d'une isolation par l'extérieur des huisseries sont changées et en plus le quartier est raccordé à la chaufferie urbaine c'est dire si pour les habitants des Châtillons c'est un gain de pouvoir d'achat tout à fait important parce que ils vont être mieux chauffés et ça va leur coûter moins cher c'est quand même particulièrement vertueux et donc on voit bien comment en intervenant sur le logement on est vraiment extrêmement actif pour le climat alors tout le sujet c'est évidemment on peut le faire avec les bailleurs pour le parc social il faut également le faire pour le parc privé et la communauté urbaine accompagne dans l'opération d'amélioration de l'habitat l'habitat privé ce sont près de 2000 logements qui sont accompagnés chaque année donc des propriétaires privés qui bénéficient d'accompagnement pour travailler sur l'isolation devant logement au-delà du dossier technique que vous connaissez bien Catherine Vautrin il y a le fait qu'en étant président national d'une telle agence ça permet quand même de voir la vie est déjà mais une vision quand même très nationale des choses et donc de voir ici ou là tel ou des innovations telle ou telle chose qui n'est pas tout à fait la même chose qu'ici mais ça donne peut-être des idées une dimension quand même un peu plus grande français on appelle ça un benchmark c'est-à-dire la capacité vous avez regardé ailleurs et de pouvoir justement regarder les expériences qui se passent pour trouver des idées pour le territoire on puis de temps en temps c'est aussi de se dire bah finalement ce qu'on a fait là c'est pas si mal donc vous savez c'est adhérent entre ce comparer se rassurer mais dans tous les cas je crois que ce qui est important c'est effectivement c'est l'opportunité pour notre territoire d'abord d'aller chercher des financements parce que évidemment c'est quand même pas négligeable et puis d'aller je vais faire des retours d'expérience alors il y avait un plan de rénovation urbaine bon j'avais dit 2030 parce que je crois qu'il y a une rénovation enfin un deuxième plan qui que vous allez lancer peut-être qui va aller qu'on a déjà qu'on a déjà annoncé on va mettre les wagons dans l'ordre si vous me permettez à Reims on a signé un premier plan de rénovation urbaine avec Jean-Louis Borloo c'était en décembre 2004 ce premier projet de rénovation urbaine représentait 500 millions d'euros c'était en volume le cinquième projet de rénovation urbaine français à l'époque il concernait Wilson les épinettes Orgeval et Croix-Rouge il s'est terminé dans les années 2015 16 et en 2019 nous avons signé le NP NR le nouveau projet de rénovation urbaine avec à l'époque Julian Normandie et celui-là qui donc a commencé il concerne comme je vous le disais il y a un instant toujours Croix Rouge et Orgeval parce que sont deux très grands quartiers et qui ont besoin qu'on termine les opérations et deux nouveaux quartiers qui sont Châtillon et Europe alors ce qui est important et on le voit d'ailleurs avec cette agence nationale de rénovation urbaine c'est que vous avez la volonté d'associer sur tous les habitants bien au projet mise en place peut-être même de conseils citoyens pour associer vraiment toutes les personnes pour que ça ne vienne pas trop d'en haut en disant voilà c'est comme ça on fait une meilleure pour vous mais les habitants sont associés sont au cœur du sujet pour tout dire j'ai pas pu plus tard que ce soir ce qu'on appelle un aup un aup c'est un atelier urban proximité ce soir je suis au Châtillon avec les habitants d'un secteur des Châtillons pour parler avec eux de leurs projets de rénovation je fais personnellement à Reims tous les ateliers de justement urban proximité avec les habitants pour échanger avec eux présenter les projets nous avons également ça c'est pour je voudrais dire la lecture globale de ce qu'on fait sur le quartier après quand un immeuble fait l'objet d'une réhabilitation c'est évidemment présentée à chaque habitant et quand puisque c'est le cas par exemple au Châtillon on a fait disparaître on a détruit certains immeubles pour aérer la place des Argonautes pour vous donner un exemple très concret chaque famille qui doit déménager et vu par un travailleur social avec lequel il y a un bilan de la vie de la famille qui est fait ce qu'elle veut plus grand plus petit qu'elle reste à charge elle souhaite avoir on est vraiment dans la proximité parce que le quartier il est vécu par les habitants et c'est extrêmement vraiment important d'échanger avec eux parce que là encore de plus en plus on travaille sur une démarche qui est la démarche de quartier résilient l'idée c'est de vous souvenez que la liste conduite par Arnaud Robinet s'appelait Reims naturellement notre objectif c'est que chaque mois soit à 300 mètres d'un espace vert donc on travaille les espaces verts dans les quartiers on travaille des jardins partagés et donc toute cette configuration des quartiers elle est faite pour les habitants et donc il est normal que ce soit avec eux qu'on en discute alors justement vous allez aller dans de nombreuses villes vous allez sur le terrain j'ai déjà commencé j'étais à Nemours avant-hier j'étais la semaine dernière j'ai fait deux quartiers Lyonnais et la Duchère que tout le monde connaît Mermoz qui est un petit peu moins connu la semaine prochaine j'ai un conseil d'administration de la rue mardi je suis à Montpellier je suis à Chanteloup-les-Vignes autre grandes villes de la politique de la ville le mardi après-midi je suis jeudi à Montpellier donc oui effectivement ça fait partie des sujets je suis allé Aubervilliers il y a quelques jours trop grand cité des 4000 grands sujets de politique de la ville donc et de rénovation donc oui bien sûr ça fait aussi partie du travail de la présidente de l'enrue que d'aller rencontrer les élus pour échanger avec eux sur leurs projets et les élus sont toujours accompagnés d'habitants il y avait la semaine dernière grand congrès à Lyon quel congrès de l'Union sociale pour l'habitat et la table ronde à laquelle on était il y avait évidemment une habitante avec laquelle on échangeait sur l'évolution de son quartier sur l'importance et ça c'est très intéressant l'enrue a évolué a évolué par exemple sur la réhabilitation sur la façon dont on accompagne les habitants vous savez quand un immeuble disparaît c'est l'histoire d'une famille qui en l'espace de quelques jours disparaît ça aussi ça doit s'accompagner la mémoire doit être gardée pour moi la philosophie de la rue c'est l'humain dans l'urbain c'est vraiment d'abord des projets pour les habitants du quartier alors évidemment on peut revenir également on va terminer sur ce dossier en rue encore que là vous avez des partenaires enfin des financeurs Action Logement l'Union Sociale l'habitat l'état évidemment mais vous en tant que collectivité il y a beaucoup de collectivités locales qui se plaignent en ce moment du désengagement ou en tout cas que l'État ne donne pas suffisamment aux collectivités locales et régionales parce que parfois on leur donne des compétences nouvelles on leur dit voilà occupez-vous de ça mais il faut que l'argentive est-ce que ça suit alors c'est me permettait de reformuler les choses en fait le sujet c'est surtout que dans certains domaines l'état nous demande de faire des choses sans les financer je prends un exemple très concret un matin vous vous levez vous entendez le point d'indice des fonctionnaires va être augmenté en français dans le texte ça veut dire que leur salaire va être augmenté quand on dit ça c'est aussi bien les fonctionnaires d'État que les agents des collectivités territoriales sur le fond moi je trouve ça normal on a des agents vraiment motivé extrêmement impliqué l'inflation est là que leur salaire soit augmenté j'ai pas de sujet bien au contraire le seul point c'est quand l'État désigne nous demande pas avant et que c'est nous qui porte nous collectivités qui portons pour être très concrète mon budget personnel communauté urbaine du Grand Reims pour 2022 c'était 51,5 je vais finir l'année à 55 millions parce que je me suis pris deux augmentations de Smic et l'augmentation du point et donc ce qu'on dit à l'état c'est nous on veut bien faire mais ce qu'on vous demande c'est de nous indexer sur l'inflation ou au moins sur une partie importante de l'inflation la dotation globale de fonctionnement je rappelle que la dotation globale de fonctionnement c'est l'argent de chacun d'entre nous puisque c'est l'argent des impôts qui transitent par l'État mais qui est fléchée pour les collectivités et donc quelque part c'est quand même juste logique que l'État nous le donne tel qu'il perçoit y compris avec l'inflation et donc ça vous vous le dites le gouvernement les associations vu qu'il s'agisse de France urbaine de l'Association des maires de France ou d'intercommunalité de France nous sommes Arnaud et moi dans chacune de ces associations et bien évidemment on a eu il y a 15 jours à Reims les journées de France urbaine ça fait partie évidemment de la déclaration de reins l'appel de Reims avec les 12 éléments dans les 12 éléments il y a celui effectivement sur les dotations qui est un point extrêmement important parce que derrière nous par définition nous n'avons pas et c'est à Reims vous avez remarqué que nous avons une stabilité fiscale nous n'avons pas augmenté les impôts donc en neuroconstant quand vous prenez 4 millions d'euros pour les salaires sans compensation évidemment c'est autant d'argent que vous n'avez pas en fonctionnement et je pourrais vous parler d'un autre sujet qui est celui des cantines scolaires je rappelle que évidemment les parents participent mais en moyenne les parents paient 25% du coût le prix de la cantine ne va pas bouger pour les élèves finalement pour les parents pour l'instant sur 2023 le prix de la cantine bougera forcément je rappelle qu'en moyenne les parents vous savez que il y a des coefficients mais ce qu'on peut retenir c'est qu'en moyenne les parents paient 25% du coût du repas parce que il y a évidemment l'alimentation puis il y a tout ce qui va avec toute la prestation d'accompagnement de l'enfant donc à retenir c'est à peu près 25%.

c'est d'ailleurs la même chose pour le transport public quand on parle de transport public en moyenne l'usager paie 25% du coût de son transport ce qui veut dire que quand on se demande où va l'argent des impôts locaux ben voilà des exemples extrêmement concrets le transport la cantine la gestion des déchets la gestion de l'eau tout ça c'est à cela que sert l'argent que les concitoyens versent en payant les impôts locaux alors maintenant c'est essentiellement la taxe foncière puisque comme vous l'attaque d'habitation puisque les axe foncière je dis bien parce que la taxe d'habitation est maintenant quasi supprimée il est l'heure pratiquement de nous séparer Catherine Vautrin on vous remercie d'avoir été en direct avec nous dans cette matinale spéciale on sent bien que vous avez forcément une grande impact dans la région et en particulier avec le grand Reims mais que c'est dimension nationale de l'Agence nationale de rénovation urbaine ça ça vous plaît parce que vous avez une dimension un peu plus nationale et que parfois au niveau des cumuls des mandats les gens s'interrogent mais c'était pas toujours si mal d'avoir un petit cumul pour pouvoir avoir une dimension nationale alors déjà c'est une fonction liée au fait que je sois présidente de la Communauté Urbaine une fonction qui est totalement bénévole donc il y a pas de cumul d'indemnité ça rassure toutes celles et ceux qui peuvent imaginer que il y a une affaire d'argent derrière c'est parfaitement bénévole et derrière c'est je crois une opportunité pour le territoire et moi d'acquérir une expérience ailleurs merci en tout cas Catherine Vautrin d'avoir été avec nous vous êtes debout de bonheur quand on aime tous les jours comme tous les jours sur le pied de guerre et merci en tout cas de l'avoir fait merci Alexis de nous avoir accompagné sur les réseaux sociaux sur Youtube merci à vous se retrouve ce soir à 18h et puis dans un instant le journal national de 7h30 merci à vous deux et belle journée à vos auditeurs et à vous-même merci Catherine notre

29:55
Non speech

[Musique]

30:06
Locuteur

bon début de journée à tous il est 7h30