10 raisons de se libérer de l'Union Européenne - 4/4
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 57 %Défensif 9 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:16Invité politiqueFait
« L'ensemble du système médiatique, politique et syndical français est complice de la situation, droite et gauche confondues. »
- 3:54Invité politiqueFait
« Le vrai problème n'est pas là. Le problème, c'est l'Europe. »
- 6:34Invité politiqueChiffre
« Les États-Unis d'Amérique dépensent à eux seuls plus de dépenses militaires chaque année que tous les autres pays du monde réunis. »
- 10:29Invité politiqueChiffre
« Le conflit afghan a fait plus de 12 000 morts de 2001 à 2012. 88 soldats français sont morts en Afghanistan. »
- 31:49Invité politiqueChiffre
« Actuellement, nous donnons en gros rien qu'en coûts directs... Nous donnons, les Français versent en gros 21 milliards d'euros et reçoivent 14. Donc il y a 7 milliards d'euros qui nous sont prélevés. »
- 40:00Invité politiqueFait
« La construction européenne est une construction racialiste. Elle n'est fondée sur rien d'autre de logique que la prétendue appartenance à un même monde blanc. »
- 54:15Invité politiqueFait
« La politique, c'est pas un jeu. C'est pas un truc pour avoir des prébendes. »
- 54:35Invité politiqueFait
« Nous devons servir notre pays. On n'a pas le droit, les Français n'ont pas le droit de laisser mourir, de laisser détruire la France. »
- 54:55Invité politiquePromesse
« Sortir de la destruction européenne, ça commence par adhérer à l'UPR. »
- 55:35Invité politiqueChiffre
« J'ai créé ce mouvement le 25 mars 2007. Sur le coup, il y a eu à peu près une trentaine d'adhérents. »
- 56:18Invité politiqueFait
« Dire que l'UE menaçait la démocratie, la paix, le niveau de vie, etc... C'étaient des idées qui étaient considérées comme totalement farfelues. »
- 57:40Invité politiqueFait
« Et nous avons bondi, comme vous le voyez. C'est une croissance, pour les mathématiciens... J'ai commencé par un calcul mathématique avec des puissances. Je termine avec une courbe exponentielle. »
- 57:51Invité politiqueChiffre
« Au 31 décembre 2012, nous étions à 2 158. Et hier soir, très exactement hier soir, nous étions à 2 780, au 5 avril 2013. »
- 58:34Invité politiquePromesse
« Lorsque nous serons 10 000 ou 15 000, à ce moment-là, je passerai dans les médias. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
(Alors quand on lit) tout ça, eh bien j'éprouve personnellement beaucoup de tristesse, pour pas dire de scandale, à voir les manifestations organisées par nos syndicats. Ça, c'était à Paris. C'est près du boulevard Beaumarchais, boulevard des Filles-Du-Calvaire, etc. Tout au long de l'année 2011, on a eu des dizaines et des dizaines de milliers de Français qui sont descendus pour manifester contre la réforme des retraites. Ils ont tout à fait raison de manifester contre la réforme des retraites. La question n'est pas là. La question, en revanche, elle est sur un tout autre sujet. Elle est sur le fait que la CGT, la CFDT, FO, l'UNSA et la CFTC, c'est-à-dire cinq... Je ne parle pas...
Il y en a quelques autres qui n'y sont pas. Mais ces cinq syndicats, qui sont les cinq principaux syndicats français, font partie de la Confédération européenne des syndicats, la CES, qui a été longtemps dirigée par M. John Monks, qui est dirigée maintenant par une dame. Et cette CES est constituée en fait de syndicats qui sont dans la main de la Commission européenne. Ils sont financés par la Commission européenne pour promouvoir les réformes de structure. Nous avons un système de type soviétoïde. C'est-à-dire que les syndicats sont devenus désormais les courroies de transmission de l'idéologie au pouvoir. Donc les syndicats...
Pour ceux d'entre vous qui, comme moi, ont passé la cinquantaine et ont des souvenirs d'enfance, nous ne sommes plus du tout avec la CGT des années 60, 70, qui à vrai dire était la courroie de transmission de l'Union soviétique à cette époque. Mais maintenant, c'est tout à fait autre chose. Nous avons des syndicats qui sont en fait... Ils se moquent des salariés français, puisqu'ils les font manifester contre des marionnettes, mais jamais au grand jamais en disant : « Voilà ce qui se cache derrière ». J'y suis allé. J'ai souvent débattu avec des syndicalistes en leur disant : « Mais pourquoi vous dites pas la vérité ?
Pourquoi vous dites pas que Sarkozy et Woerth y sont pour rien et que demain, ça sera Holl... Ce qui va être le cas, d'ailleurs. Que quand ça sera Hollande et Mme Marisol Touraine ou M. Cahuzac, ministre du Budget... Décidément, les ministres du Budget, ils sont pas... Bon enfin bref, et pourquoi... Ça sera pareil. Le vrai problème n'est pas là. Le problème, c'est l'Europe ». Alors réponse systématique : « Ah non ! Ça, vous ne pouvez pas être ça. Nous nous battons, camarade, pour avoir une Europe sociale ». Alors je dis : « Mais l'Europe sociale, jamais, vous ne l'aurez jamais ». « Mais vous êtes quoi ? Vous êtes un facho », etc. Terminé, il n'y a plus de discussion. Voilà.
Donc on est dans le thème de l'autre Europe avec la probabilité dont je vous parlais tout à l'heure d'environ 1,2 seconde tous les trillions d'années. Et donc il se passe quoi ? Eh bien il se passe qu'en réalité, les syndicats sont devenus – et je pèse mes mots – des syndicats jaunes. C'est-à-dire qu'ils sont là pour faire de l'accompagnement social, pour désamorcer les luttes syndicales, pour faire manifester les gens en rond. Ça se termine d'ailleurs en général... Maintenant, ils ont tous des petits fanions, etc., très gentiment. Ça se termine par un happening avec un show avec de la musique américaine, d'ailleurs. Comme c'est place de la République, c'est juste à côté de chez moi.
J'y vais souvent pour voir un peu à quoi ça ressemble. Sur tous les tracts qui ont été distribués, il n'y en avait pas un seul – un seul ! – qui parlait des contraintes européennes. En d'autres termes, l'ensemble du système médiatique, politique et syndical français est complice de la situation, droite et gauche confondues. Comme au théâtre de Guignol, les responsables politiques et syndicaux incitent les Français en colère à s'en prendre à des marionnettes : « Méchant Sarkozy ! », « Méchant Woerth », comme maintenant : « Méchant Hollande ! », « Méchant Montebourg ! ». Mais jamais on ne s'attaque à la réalité du problème.
La raison n°8 de sortir de l'Europe, c'est que si nous voulons protéger non seulement nos retraites, mais tous nos acquis sociaux, alors il faut que la France dénonce juridiquement de nombreux articles des traités européens, notamment les articles 5 et 121 du traité, celui qui fixe le principe même des GOPÉ. Parce que dans son essence, cet article est un article tyrannique. C'est un article étymologiquement dictatorial, puisque qu'est-ce que c'est qu'un dictateur ? Pour les anciens, c'est celui qui dicte ce qu'il faut faire. On s'en remet à un expert qui dicte ce qu'il faut faire et qui suspend tous les débats publics. Avant-dernière raison.
On arrive à la fin de cette conférence un petit peu longue dont je vous prie de m'excuser. L'avant-dernière raison, c'est qu'il faut préserver la paix du monde. On nous bassine depuis la création de la construction européenne sur la thématique que la construction européenne, ça serait la paix. C'est un argument très fort pour la propagande européiste. « L'Europe, c'est la paix ». Et si vous êtes contre, à ce moment-là, on vous fait passer pour un nostalgique de Verdun, du Chemin des Dames, etc. En réalité, comme le dit le proverbe, qui veut faire l'ange fait la bête. Il est vrai que dans les débuts de la construction européenne, d'ailleurs portés à l'époque par l'Église...
On parlait de Denis de Rougemont, du père Congar, enfin toute cette période des années 50 et 60. Ça a permis une ouverture des esprits vers les pays alentours qui n'étaient pas malvenue. J'en ai personnellement bénéficié. Je suis allé dans des familles en Allemagne pour apprendre l'allemand, en Angleterre pour apprendre l'anglais. Tout ça, c'est très bien. Mais le problème n'est plus là. Le problème, c'est que nous avons maintenant affaire à une construction dictatoriale qui s'inscrit dans un schéma de réflexion qui est celui du choc des civilisations.
Nous l'avons vu avec l'affaire en Irak, au moment de cette guerre illégale déclenchée par la puissance américaine pour des raisons d'appropriation d'hydrocarbures. C'était la mamie qu'on jette du haut de la falaise dont je parlais tout à l'heure. C'est une rapine. C'est un vol. C'est du néocolonialisme pur. Eh bien seule la France s'y est opposée à l'époque : le fameux discours de Dominique de Villepin à l'ONU en 2003. Deux États de l'UE ont fait semblant de s'y opposer, c'est-à-dire l'Allemagne et la Belgique.
Et tous les autres, tous les autres étaient du côté américain pour soutenir cette idée que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive et qu'il fallait donc y aller mettre le holà. C'est un pur scandale, puisqu'en réalité, on sait maintenant... Les Américains eux-mêmes ont reconnu qu'il n'y avait aucune arme de destruction massive en Irak. J'ajouterai que les seuls qui avaient des armes de destruction massive en l'espèce, c'étaient les Américains eux-mêmes, puisqu'ils sont gorgés... Je rappelle que les États-Unis d'Amérique dépensent à eux seuls plus de dépenses militaires chaque année que tous les autres pays du monde réunis.
Le budget américain, c'est plus de 50% du budget militaire mondial. Donc s'il y a une puissance qui est absolument une puissance militaire et impériale, ce sont les États-Unis, avec plein d'armes de destruction massive, des armes secrètes d'ailleurs avec de nombreuses rumeurs qui circulent, que je ne voudrais ni accréditer ni démentir. Il y a des recherches effrayantes qui sont faites en la matière. En l'espèce, la France, en faisant ça, a d'ailleurs désobéi... C'est le cas de le dire. Elle a violé le deuxième pilier du traité de Maastricht, puisque normalement, nous aurions dû être solidaires des autres pays de l'Europe.
Je voudrais dire à tous ceux qui me disent que l'Europe, c'est la paix, de regarder un petit peu tout ceci : toutes ces photos plus épouvantables les unes que les autres de ce crime de guerre que nous commettons en Afghanistan, où la France est présente avec l'intermédiaire de l'ISAF, avec les forces de l'OTAN et avec un certain nombre de partenaires européens. Ici, ce sont malheureusement... Malheureusement, les journalistes ne font plus le travail qu'ils faisaient – notamment aux États-Unis – dans les années 60 et 70. Vous connaissez la Charte de Munich, qui avait été le sommet de la déontologie des journalistes. Maintenant, c'est bien fini.
Maintenant, les crimes de guerre, ça n'existe plus quand c'est commis par le camp occidental. Ça s'appelle une bavure. Donc maintenant, nous sommes devenus des escargots. On passe notre temps à faire des bavures. Il n'y a plus de crime de guerre. Jamais. Il n'y a plus d'incriminations non plus. Les tribunaux pénaux internationaux, ça n'est plus que pour les États qui ne font pas partie de ce que la novlangue appelle la communauté internationale, la communauté internationale étant les États-Unis et l'UE. Tout le reste est en dehors de la communauté internationale, à peu près. Voilà. Donc on voit se dérouler ici des horreurs, des escadrons de la mort – n'est-ce pas ?
– qui posent en rigolant auprès de photos de cadavres d'adolescents afghans – enfin je vous passe ce détail absolument horrible –, qui font bien entendu le tour du Moyen-Orient, du monde entier, et qui nous assimilent – nous –, parce que ne serait-ce que nous y avons des soldats. Alors maintenant, on se désengage un petit peu d'Afghanistan. Mais nous avons commis des horreurs en Libye. En ce moment, nous soutenions... En Libye, on a d'ailleurs fait venir des mouvements islamistes que l'on prétend combattre maintenant au Mali. On soutient en Syrie la désintégration du régime syrien pour transformer ça... Comme l'Afghanistan, comme l'Irak, comme le Soudan, comme la Libye.
Maintenant, c'est le tour de la Syrie. C'est pour en faire des foyers de purulence là où il y avait des États centralisés qui tenaient la route, qui n'étaient certes pas des démocraties, mais enfin, bon... Moi, je connais assez bien le Moyen-Orient. Je peux vous dire qu'entre l'Irak de Saddam Hussein, la Syrie de Hafez el-Assad, que j'ai connue avant Bachar el-Assad et d'un côté, et puis le royaume d'Arabie de l'autre, y'a pas photo sur quel est le régime le plus démocratique. Bon. Or, comme par hasard, les forces euro-atlantistes passent leur temps à désintégrer les régimes laïcs du parti Baas.
C'est-à-dire les régimes les plus progressistes du monde arabe, même si c'est effectivement des dictatures. Mais dans le monde arabo-musulman, il y a quand même beaucoup de dictatures. D'ailleurs, – bon – quand on s'appelle États-Unis et que l'on a des dizaines de prisonniers à Guantánamo depuis 12 ans sans aucun procès, sans aucun contact avec un avocat, ce qui viole tout le droit international, on évite quand même aussi de prendre la pose de la démocratie moderne. Mais en attendant, on est en train de désintégrer par cette politique européenne sous contrainte états-unienne...
On est en train de désintégrer tous les pays qui, justement, empêchaient le développement des phénomènes islamiques que l'on prétend dénoncer par ailleurs. Les milliers de bavures. Le conflit afghan a fait plus de 12 000 morts de 2001 à 2012. 88 soldats français sont morts en Afghanistan. Alors je rappelle que tout ceci découle de notre appartenance à l'UE aussi. Pourquoi nous sommes rentrés dans l'OTAN ? Parce qu'il y a l'article 42 du TUE. Il y a deux traités. Il y a le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne : le TFUE, et le traité sur l'Union européenne, qui s'appelle le TUE. Ça tombe bien. On TUE. C'est tout un programme.
Sur la « politique de sécurité et de défense commune » de l'UE... Alors ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, même si vous êtes fatigué en cette fin de conférence, parce que ça vaut quand même le détour. « La politique de l’Union au sens de la présente section n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre ».
C'est pratiquement à mettre dans un encadré au-dessus de vos toilettes, tous les matins pour y réfléchir, parce que c'est vraiment assez extraordinaire comme formulation – j'avoue –. On y trouve dans une seule et même phrase... Il est question à 3 reprises dans la même phrase de l'OTAN : une fois sous le sigle OTAN, une autre fois organisation du traité de l'Atlantique Nord, et l'autre fois sous l'intitulé le traité de l'Atlantique Nord. En gros, ça veut dire : l'Europe a une politique étrangère et de sécurité commune qui est fixée par les traités, puisque ça a vocation à devenir les États-Unis d'Europe. Bien. Enfin ça, c'est pas dit. Mais maintenant, on le dit de plus en plus. Premièrement.
Deuxièmement, cette politique de sécurité, elle est totalement indépendante, sauf qu'elle doit être quand même subordonnée à la politique de l'OTAN pour les États qui appartiennent à l'OTAN. Or, pratiquement tous les États de l'UE appartiennent à l'OTAN. C'est d'ailleurs fait pour, puisque M. George W. Bush est allé à Varsovie en 2001, et il a dit aux pays de l'Est : « Nous devons accueillir tous les pays de l'Est dans l'UE, et d'abord dans l'OTAN ». C'est d'ailleurs ce qui s'est passé. Les trois États baltes, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie, etc. sont d'abord entrés dans l'OTAN, ensuite sont entrés dans l'UE. Et c'est d'ailleurs le président George W.
Bush qui en a décidé ainsi. C'est-à-dire c'est le président des États-Unis qui décide de qui entre dans l'UE. Bien. Enfin pas bien, justement. Donc dans ce cadre, Charles de Gaulle avait fait sortir la France du commandement militaire intégré de l'OTAN en 1966, mais à la même époque où il faisait la politique de la chaise vide à Luxembourg, parce qu'il avait déjà compris le système. Mais à l'époque, il y avait quand même la guerre froide. Il y avait un risque quand même qui n'était pas négligeable – c'est le moins que l'on puisse dire – du camp socialiste, puisque le pacte de Varsovie était à quelques... Quoi, 300 km de la frontière de Strasbourg. Donc il y avait...
Effectivement, la France appartenait au camp occidental. Mais De Gaulle l'avait dit : « Lorsque le mur de Berlin s'effondrera... »... Il l'avait dit à Peyrefitte. Il le rapporte dans son livre « C'était De Gaulle ». « Lorsque le communisme n'existera plus, l'OTAN n'existera plus », ce qui prouve que là, ce grand visionnaire s'était trompé, parce que le pacte de Varsovie s'est effondré, et au lieu que l'OTAN qui était censé en être l'alter ego, celui qui visait à s'opposer à lui... Quoique je n'ai appris que récemment ce que j'avais oublié dans mes cours antérieurs. C'est que l'OTAN a été créée en 1949, c'est-à-dire (NDLR : 6 ans avant le pacte de Varsovie de mai 1955).
Donc l'OTAN n'a pas été créée par réponse au pacte de Varsovie. C'est l'inverse. On nous a souvent laissés entendre le contraire. Mais enfin on pouvait imaginer que le pacte de Varsovie s'effondrant, l'OTAN disparaîtrait. Et en réalité, l'OTAN s'est emparé de l'Europe de l'Est, et maintenant vise à devenir une espèce d'armée coloniale mondiale au profit de l'empire euro-atlantique. C'est comme ça que les choses se passent. Donc ça n'a rien à voir... Lorsque De Gaulle était sorti du commandement militaire intégré de l'OTAN mais était resté dans l'OTAN, c'était pour des raisons géopolitiques évidentes à l'époque. Maintenant, il n'y a plus 50 solutions.
Le charabia de l'article 42, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il pose 4 principes. Le 1er, c'est que l'UE doit se doter à terme d'une seule et même politique de défense : la PESD, la politique européenne de sécurité et de défense. 2e principe : l'UE doit mettre sur pied une armée européenne commune. 3e principe : l'UE s'arroge le droit de mener des opérations de police internationale définies par l'OTAN, même sans mandat de l'ONU. Parce que normalement, les opérations de guerre, c'est le chapitre 7 de la Charte des Nations unies. C'est justement ce à quoi s'est opposé Dominique de Villepin en 2003. C'est parce que les Américains n'ont pas eu le feu vert. La France a menacé de son veto.
Ils sont pas allés jusqu'au vote, parce qu'il y aurait eu risque de veto, ce qui était humiliant pour Washington. Ils ont déclenché une guerre qui est illégale au regard de la Charte des Nations unies. Et je rappelle quand même que nous sommes dans un univers policé depuis 1945 et que la Charte des Nations unies vise à réglementer le droit de la guerre. Donc un État n'a pas le droit de faire la guerre normalement s'il n'y a pas l'autorisation du Conseil de sécurité, en vertu du chapitre 7 de cette Charte. Voilà. Donc là, on s'arroge le droit de mener des opérations définies par l'OTAN elle-même, puisque Washington et l'UE ne cessent que d'essayer de vider de substance l'ONU.
Nous sommes dans des gens qui ne sont pas du tout pour une vision universelle de la planète. Nous sommes dans un système de domination impériale avec un camp qui veut vider de substance l'ONU, l'ONU dont je signale que c'est quand même un grand principe de civilisation, puisque l'ONU a posé ce principe inouï dans l'histoire des hommes. C'est que 1 État = 1 voix. Le royaume de Tonga, ou l'île de la Dominique dans l'arc caribéen a la même voix que la République populaire de Chine ou que les États-Unis d'Amérique. Alors évidemment, on va me dire : « Ça, c'est à l'assemblée générale. C'est pas au Conseil de sécurité ». C'est vrai. Ça peut se comprendre aussi vu certains côtés.
On peut pas non plus avoir quelque chose de viable dans ces conditions. Mais quand même ! C'est un grand principe d'humanité et de vision d'émancipation des peuples et des nations. C'est ça qu'actuellement, l'oligarchie euro-atlantique est en train de vider de substance pour vider l'ONU et la remplacer par l'OTAN. Et enfin, les obligations de l'OTAN s'imposent à l'UE, puisque la PESD doit respecter les obligations de l'OTAN. L'entrée dans l'OTAN est donc devenue un préalable imposé par les États-Unis à l'entrée dans l'UE. Je le disais tout à l'heure.
Tous les nouveaux États de l'Est ayant adhéré à l'UE en (NDLR : 2004) ont été obligés, à la demande des États-Unis, d'adhérer d'abord à l'OTAN avant d'adhérer à l'UE. En France et seulement en France... Je ne sais pas si parmi vous, il y en a qui s'intéressent à ces sujets. Ce sont des sujets d'une importance considérable. Pour la guerre et la paix dans le monde, c'est quand même... D'ailleurs, compte tenu des bruits de ce qui se passe actuellement en Syrie, en Iran, dans différentes terres d'Afrique, en Corée du Nord où c'est... Bon, la situation est quand même extrêmement dangereuse. Donc nous devons y porter très attention.
Et en France et seulement en France, tous les partis politiques à la seule exception du nôtre, et tous les médias cachent encore cette vérité. C'est que l'UE, c'est égal à l'OTAN. C'est égal à la subordination militaire et stratégique aux États-Unis. Nous sommes les seuls à le dire. Vous ne verrez jamais Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan expliquer aux Français ce qui se cache derrière la construction européenne. M. Mélenchon, certes, dit qu'il faut sortir de l'OTAN. Mais lui, il veut faire croire aux Français que l'UE serait créée par les Européens, alors qu'il s'agit derrière tout ça, de qui a créé la construction européenne dès 1949... Je vous renvoie à d'autres de mes conférences.
La fameuse déclaration Schuman a été conçue dans les bureaux de Dean Acheson, qui était le secrétaire d'État américain. Et tout le monde... Enfin vous l'avez vu encore. Si vous vous intéressez à la politique la plus actuelle, le Premier ministre britannique M. Cameron envisage de faire un référendum pour la sortie de l'UE tellement les Britanniques veulent en sortir. Qui est-ce qui intervient pour dire non ? C'est les États-Unis, qui ont dit non. Ils ont envoyé leur... Ils ont un secrétaire d'État aux Affaires européennes, les Américains. C'est comme si nous, on avait un secrétaire d'État aux Affaires américaines. C'est quand même assez extraordinaire. Et personne ne réagit. Bon.
La subordination dans les faits, c'est l'Eurocorps, par exemple. L'Eurocorps, c'est cet embryon d'armée européenne, avec 5 membres permanents : la France, l'Allemagne, l'Espagne, la Belgique et le Luxembourg, et 4 autres pays qui participent à l'État-major : l'Autriche, la Grèce, la Pologne et la Turquie. Turquie qui est le flanc sud de l'OTAN. Et c'est justement pour cette raison que la Turquie va entrer dans l'UE. Puisque ça, c'est un des grands mystères de la politique française, où on se dit régulièrement, les Français se disent : « Est-ce que la Turquie doit entrer dans l'UE ou pas ? ».
Alors vous avez des grands débats entre les gens qui disent : « Oui, ça va favoriser – comment dirais-je – un islam moderne »... Vous avez d'autres – alors au FN – qui poussent des cris d'orfraie : « Mais non ! C'est contraire aux racines chrétiennes de l'Europe ». Donc les gens se bouffent le nez sur cette question. Personne sauf nous ne dit ce qui se cache. Ce qui se cache derrière, c'est que ce sont les Américains qui en ont décidé ainsi pour faire coïncider le périmètre de l'UE et de l'OTAN. C'est pour ça que la Russie... Puisqu'il s'agit d'encercler la Russie. Ça n'est pas moi qui l'invente.
C'est Zbigniew Brzezinski, qui a été le conseiller diplomatique de Carter et qui a écrit un ouvrage qui s'appelle « The Great Chessboard », « Le grand échiquier » en français, qui explique qu'il s'agit d'encercler et de repousser la Russie au maximum dans l'hinterland eurasiatique. Et il s'agit de surveiller le Moyen-Orient, Israël, les pays de la Mésopotamie. C'est de ça qu'il s'agit. Les Américains ont décidé que ça serait comme ça. Et c'est pour ça que la Turquie va entrer dans l'UE. Alors aucun de vos députés de l'UMP, du PS, de EELV, du MoDem, de ci, de ça ne vous expliquent jamais le fond du problème. Le fond du problème, c'est celui-ci. Voilà.
Alors il vous suffit d'aller voir le site internet de l'Eurocorps. Ici, c'est une saisie d'écran. Et si vous voyez cette saisie d'écran, vous serez saisis d'effroi, parce que vous aurez « Eurocorps » et vous verrez « A force for the European Union and the Atlantic Alliance » : une force militaire pour l'UE et l'Alliance atlantique. C'est pas moi qui le dis. C'est écrit sur le site. Donc les gens qui vous disent... J'ai vu certains souverainistes qui avaient dit : « Ah oui. Mais Sarkozy, il est rentré dans l'OTAN, dans le commandement militaire intégré. C'est un scandale ». Bien sûr que moi, je trouve ça s... Je ne trouve pas ça scandaleux. Je trouve ça logique.
Ou bien on est dans l'UE, et à ce moment-là, il faut être dans l'OTAN à plein, ou bien on n'est ni dans l'UE ni dans l'OTAN. Donc c'est cette alternative qui se pose. Soit la France continue à rester membre de l'UE. Alors elle est ipso facto condamnée à s'enfermer dans l'Alliance atlantique. Quand je dis « ipso facto », je pourrais même dire « ipso jure », c'est-à-dire par le droit lui-même, puisque l'article 42 le précise, puisque l'UE et l'OTAN ne sont en réalité que les deux faces de la même médaille : celle de l'asservissement géopolitique, diplomatique, militaire, économique, culturel aux États-Unis d'Amérique. C'est de ça qu'il s'agit. Donc d'une certaine façon, M.
Sarkozy, qui était plus américain que français, était parfaitement logique. Il a tiré la logique jusqu'au bout, ce qu'avait déjà entamé à vrai dire Jacques Chirac avant lui, et même François Mitterrand avant lui. C'est-à-dire que fondamentalement, on peut pas prétendre fonder une espèce d'État-continent avec une majorité d'États qui sont membres de l'OTAN et prétendre faire la fine bouche devant l'OTAN, surtout qu'on prépare la même politique étrangère et de défense. C'est pas possible. On peut pas vouloir une chose et son contraire. On peut pas. Sinon, c'est du gaullisme de pacotille. C'est un grigri. Ça n'a rien à voir. Nous ne nous prétendons pas d'ailleurs un mouvement gaulliste.
Je le rappelle au passage. Nous avons chez nous des antigaullistes. On a aussi des gaullistes. On a de tout. Et nous, ce qu'on voit au-delà de De Gaulle... Quand je cite De Gaulle, c'est simplement un stratège et c'est une volonté d'indépendance nationale qui remonte bien avant De Gaulle. Il y a eu Clemenceau. Il y a eu Gambetta. Il y a eu les soldats de l'an II. Il y a eu le cardinal de Richelieu. Il y a eu Jeanne d'Arc, etc. C'est un pays qui... La finalité même de la France, c'est de s'opposer aux empires qui veulent la dominer. Voilà. Donc ça, c'est la conclusion logique. Donc de Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, c'est une des hypothèses.
Et puis l'autre hypothèse logique, c'est que la France décide de redevenir la nation libre et souveraine qu'elle a toujours eu ambition d'être, qu'elle est toujours parvenue à être dans les grands moments de son histoire nationale, depuis Bibracte jusqu'au CNR de 1944. La France a toujours, dans les grands moments de son histoire, a toujours su se rassembler – les tribus gauloises – pour imposer la liberté de cette nation à nulle autre pareille. Et c'est d'ailleurs ce que le reste du monde attend de nous. Comme je le dis souvent, la France n'appartient pas qu'aux Français.
L'actuelle dégringolade de notre pays, la disparition géostratégique de la France en tant qu'acteur géostratégique de première importance a un effet considérable dans le monde. Si vous avez des amis au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Chine comme j'en connais ou dans le monde orthodoxe, si ce sont des bons amis, ils vous disent avec tristesse : « Mais qu'est-ce que vous êtes devenus ? Qu'est-ce qu'est devenue cette France que nous aimions et qui savait s'opposer aux États-Unis ? ». C'est pas pour le principe même de s'opposer aux États-Unis. Moi, j'ai des amis américains. C'est pas le problème. C'est de s'imposer à un pays qui veut dominer l'univers. Donc c'est ça qui manque.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le discours de Villepin, pour le coup, avait été extraordinaire en 2003, puisque dans les jours qui avaient suivi, des files d'attente s'étaient créées devant les alliances françaises à travers le monde, de New Delhi à Sydney, de Pékin à Rio de Janeiro, de Mexico au Caire, de Moscou à Johannesburg. J'en ai gardé des traces des agences de presse. Il y avait des files d'attente de gens à travers le monde qui voulaient apprendre le français. Voilà. Parce qu'apprendre le français... Le français ne sera désirable et n'est désiré que justement comme une langue d'émancipation. Voilà.
Et si en revanche, nous devenons les larbins de l'Empire, évidemment, c'est toute la France qui perd même sa raison d'être. C'est de ça qu'il s'agit. C'est la raison pour laquelle il faut sortir à la fois de l'UE et de l'OTAN. L'un ne va pas sans l'autre. Toute autre politique est incohérente. Vous avez compris que l'UPR vous propose le second choix, qui est celui qui est conforme d'ailleurs à tous les grands moments de notre histoire nationale depuis 2 000 ans. Donc même si conjoncturellement, ceci paraît difficile, toute l'Histoire m'assure et nous assure que nous y arrivons, puisqu'il y a une grande logique dans l'Histoire : c'est qu'elle est récurrente. Donc c'est la raison n°9.
Il faut que la France sorte de l'OTAN et dénonce juridiquement plusieurs articles des traités européens, notamment l'article 42 du TUE. Et puis la toute dernière raison, c'est : défendre la vision française et francophone du monde. En fait, il y en a bien d'autres. Je pourrais vous parler pendant encore 3 jours : la 18e, la 187e raison, mais il faut se limiter. Donc ça, c'est la raison n°10. Il faut défendre la vision française et francophone du monde. C'est quelque chose à quoi je tiens énormément. Depuis que je suis petit, je suis attiré par les pays étrangers. J'ai vécu à l'étranger. J'ai vécu un an et demi au Japon. Je parle un peu le japonais. J'ai vécu en Allemagne, au Royaume-Uni.
J'ai été dans 90 ou 92 pays du monde, à la fois pour des raisons professionnelles et personnelles. Qu'est-ce que l'on constate ? Et d'ailleurs, c'est un constat qui est partagé par beaucoup de gens, puisque je signale que parmi nos adhérents, nous avons plus de 5% de nos adhérents qui sont des Français – souvent jeunes – qui sont expatriés aux quatre coins du monde, ce qui prouve que les gens qui disent : « Vous êtes des ringards. Vous connaissez pas le monde tel qu'il est », c'est pas vrai. Statistiquement, il y a 2% de Français qui vivent en expatriation. Nous en avons 5%. On a des Français... On a plus de 15, 18 adhérents au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne. J'en oublie.
On a des adhérents y compris dans des pays assez étonnants, comme au Sri Lanka, en Inde. On en a au Vietnam, au Japon, en Chine. On en a en Colombie. On en a plusieurs au Brésil. On en a au Maroc, etc. Voilà. Donc on a vraiment beaucoup de pays représentés. Beaucoup au Canada, aussi. J'ai oublié de le préciser. Alors pourquoi tout ça ? Parce que les gens qui vivent à l'expatriation... Et moi, j'ai vécu à l'étranger. Ça a changé ma vie. C'est qu'on a d'un seul coup une meilleure vision de ce qu'est la France, de ce qu'est l'importance de la France, vue du reste du monde. Or, la France est importante, contrairement à ce que les gens vous disent.
Les européistes sont toujours là à vous mépriser notre pays en disant : « Vous vous rendez compte, on ne pèse que 1% de la population mondiale ? ». Ça, c'est ce qu'avait dit l'inénarrable Giscard d'Estaing. « 1% de la population mondiale »... Qu'est-ce que ça veut dire, ça, « 1% de la population mondiale » ? Est-ce que vous avez déjà vu – je sais pas, moi – Singapour dire : « Nous, nous pesons 0,08% de la population mondiale » ? Ou Israël ? Vous imaginez Israël qui dit : « On va fusionner avec les 27 pays alentours parce qu'on ne pèse que 0,1% de la population mondiale » ? Est-ce que vous avez déjà vu les États-Unis d'Amérique vous dire : « Nous ne pesons que 4% de la population mondiale » ?
Ah, si on parle de pourcentage, il n'y en a que deux qui peuvent parler : c'est la Chine et l'Inde. La Chine, c'est 22% de la population mondiale. Et l'Inde, c'est à 21%. Point. Mais tous les autres, les États-Unis y compris, ça ne fait que des pouillèmes. Donc ça suffit de regarder ça comme ça ! C'est pas ça qui est important. Ce qui est important, c'est la langue – est-ce que c'est une langue parlée dans le monde ? –, l'histoire, l'image, la puissance économique, le rayonnement culturel, intellectuel, etc. Voilà. Or, l'image de la France restée, elle est de plus en plus abîmée. Plus nous restons dans l'UE, et plus nous nous abîmons.
Mais il en reste encore dans les lointains pays : une image un peu mythique, un peu de rêve, dont se sont beaucoup inspirés par exemple tous les révolutionnaires latino-américains. Je signalais hier... Par exemple toutes les monnaies qui sont apparues en Argentine, en Colombie ou au Pérou, en Bolivie au début du XIXe siècle avec le démembrement du réal espagnol vers 1815, 1820, 1825, etc. reprenaient toute l'héraldique des révolutionnaires français : le bonnet phrygien, etc. D'ailleurs, Francesco de Miranda, qui était un des adjoints de Simon Bolivar, s'est battu à la bataille de Valmy en 1792.
Alors ce qu'il faut comprendre, c'est qu'avec la construction européenne, eh bien justement, nous sommes en train de nous couper du monde et notamment de tous les pays de la francophonie qui étaient ici en jaune. Loin d'ouvrir la France sur le monde, la France se ratatine, se coupe progressivement du reste du monde et des pays francophones qui constituaient le socle de sa puissance et de son rayonnement mondial.
D'un point de vue stratégique, on n'a pas vu une erreur plus colossale pour un pays que de vouloir se renfermer dans une espèce de petit périmètre allant de la Laponie finlandaise à Gibraltar, et de l'île d'Irlande jusqu'à l'île de Chypre, où elle est contrainte d'adopter des politiques qui sont totalement contraires à ses intérêts nationaux, contrainte d'adopter une langue qui n'est pas la sienne, qui est l'anglo-américain, et tout ceci pour se couper de tous les pays qui croyaient encore en elle. Alors ça, j'insiste là-dessus, parce que s'il y a un argument peut-être encore plus décisif... C'est pour ça que beaucoup de jeunes expatriés...
On a beaucoup de jeunes expatriés, ou de moins jeunes, qui d'un seul coup, lorsqu'ils nous découvrent, découvrent l'immense vérité de ceci. C'est que la France est quelque chose qui est désiré dans le monde, et que beaucoup de peuples du monde sont tristes de voir disparaître. En plus de ça, cette construction nous amène à faire des choix qui sont des choix que je n'hésite pas à qualifier d'abjects. Avec les fonds structurels dits européens versés aux nouveaux États membres... Je rappelle que c'est nous qui les payons. Je rappelle que l'Europe ne produit rien. Je rappelle que les fonds dits européens sont payés par les peuples d'Europe.
Et je rappelle que l'Europe est une pompe aspirante et refoulante d'argent. Sauf que si elle donnait à chaque peuple ce qu'il donne, si elle rendait à chaque peuple ce qu'il met, elle ne servirait à rien. Donc en fait, cette pompe aspirante et refoulante pompe à certains et en redonne davantage à d'autres. Donc il y a des pays qui donnent plus qu'ils ne reçoivent, et d'autres qui donnent moins qu'ils ne reçoivent : d'autres qui reçoivent plus qu'ils ne donnent. Et au passage, la structure coûte un argent fou : les 5 000 fonctionnaires de la Commission, les députés du Parlement, etc., etc. Donc tout ceci pousse par ailleurs à des coûts de traitement considérables. Bien.
Eh bien il faut savoir donc que la France fait partie des pays qui sont des contributeurs nets, et ceci depuis maintenant au moins une vingtaine d'années. Au tout début, c'est vrai que nous étions des bénéficiaires. C'était De Gaulle qui avait négocié ça avec Adenauer. En gros, les Allemands payaient notre agriculture. Mais c'est fini depuis très longtemps. Et depuis au moins 20 ans, nous payons bien davantage que nous n'en recevons. Donc c'est une des raisons que j'aurais pu ajouter à cette conférence. Il y en aurait eu trop. Actuellement, nous donnons en gros rien qu'en coûts directs... Nous donnons, les Français versent en gros 21 milliards d'euros et reçoivent 14.
Donc il y a 7 milliards d'euros qui nous sont prélevés : soit pour le fonctionnement de la structure européiste, soit pour donner des fonds structurels comme ceux dont je vais parler à l'instant. J'ajoute par ailleurs que les 14 milliards d'euros qui nous sont resservis nous sont resservis avec le drapeau bleu aux étoiles d'or. C'est-à-dire qu'on dit aux agriculteurs : « Regardez, vous pouvez pas sortir de l'Europe. Vous avez vu les subventions européennes ». « Ah oui, ah bon ? ». Et c'est notre argent ! Comme je le dis souvent, c'est comme si je vous demandais, monsieur, de me donner un billet de 50 €. Je le mets dans ma poche. J'en ressors 30. Et je lui dis : « On dit merci qui ? ». Voilà.
C'est ça, l'Europe. C'est-à-dire qu'on paye une structure qui nous pique un tiers de ce qu'on lui donne. Et avec les deux tiers restants, on est obligés de lui dire merci. Elle se prévaut de sa grande magnificence. Et elle prend des décisions qui visent à nous désintégrer au niveau national, puisqu'elle finance par exemple l'Europe des régions pour favoriser le démantèlement. Ça, c'est ce qu'on voyait en Alsace l'autre jour pour favoriser le démantèlement de la République. On n'a jamais vu un truc pareil. Dans l'Histoire, on n'a jamais vu ça. Donc je reviens aux fonds structurels que nous finançons. On n'est pas les seuls. Il y a aussi les Allemands. Il y a aussi d'autres.
Mais les pays contributeurs nets, c'est principalement l'Allemagne en 1, la France en 2, en 3 les Pays-Bas. Il y a également le Royaume-Uni, même s'ils bénéficient du chèque Thatcher. Et puis il doit y avoir la Suède. Et puis voilà. C'est les principaux contributeurs nets. Alors avec ce système, nous donnons 90 fois plus d'argent à Malte ou à Chypre qu'à la Tunisie, par habitant. Parce que les fonds structurels sont beaucoup plus importants que notre aide au développement. Donc nous donnons actuellement 90 fois plus d'argent à chaque Maltais ou à chaque Chypriote qu'à chaque Tunisien, 200 fois plus d'argent à chaque Lituanien qu'à chaque Marocain.
Donc moi, ce que j'aimerais savoir, c'est : sur la base de quelle logique la France accepte-t-elle, le contribuable français accepte-t-il, au nom de cette prétendue solidarité européenne ? On me dit : « Mais quand même, vous êtes xénophobe. C'est un scandale. Il faut être généreux. Il faut être solidaire des autres peuples d'Europe ». Et je dis : « Ah bon ? Très bien. Et pourquoi des peuples d'Europe, d'ailleurs ? ».
Parce qu'en vertu de quoi on devrait donner 80 à 200 fois plus d'argent à chaque Polonais vivant ici à Varsovie plutôt qu'à chaque Marocain vivant ici à Essaouira, alors que l'un est déjà arrivé au niveau, au stade de pays intermédiaire en termes de richesse, alors que les autres sont encore des pays très pauvres ? Et qui non seulement sont des pays très pauvres, mais des pays francophones, francophiles, qui sont des anciennes colonies avec lesquelles nous avons des échanges considérables, avec lesquelles d'ailleurs une grande partie de nos compatriotes sont eux-mêmes originaires. Et qui payent des impôts en France.
Et donc il est encore plus légitime que ces impôts payés justement par des Français d'origine maghrébine – par exemple – reviennent prioritairement à ces pays pour les aider à se développer. Est-ce que ça n'est pas un raisonnement qui se tient ? Quel est le raisonnement qui se cache derrière celui-ci des européistes ? Pourquoi devrions-nous donner 80 à 200 fois plus d'argent à chaque Lituanien à Vilnius... Je n'ai rien contre les Lituaniens. J'ai même d'ailleurs un de mes neveux qui vit avec une petite amie en Lituanie. Mais bon, plutôt qu'à chaque Malien ici à Yalé ?
J'ajoute en plus de ça, s'agissant d'un certain nombre de pays d'Afrique noire – je pense notamment aux Sénégalais –, les pays qui ont, comme on dit, même si ça paraît une vieille lune, payé le prix du sang. Les tirailleurs sénégalais, on a bien été contents de les trouver, à la Première Guerre mondiale et à la seconde aussi. Donc des gens avec qui nous avons des liens historiques, des liens familiaux, commerciaux, touristiques, démographiques considérables, eh bien nous donnons toute la priorité à d'autres. Et en vertu de quoi ? Quelle est la raison qui fait qu'on devrait faire ça ?
Alors arrêtons de nous laisser intimider par tous ces européistes et regardons en face la vraie vérité de ce qu'est la construction européenne. La vraie vérité, elle va vous sauter aux yeux, j'espère. Si vous comparez cette photo, qui est ce qu'on appelle une photo de famille... C'est ce que disent les journalistes : la photo de famille. C'est le Conseil européen du 20 juin 2008 à Bruxelles. J'aurais pu en prendre 50 autres. Et puis ça, c'est la photo d'un sommet européen. Et puis ça, c'est la photo de la reine Elizabeth II d'Angleterre qui ouvre le sommet des chefs d'État et de gouvernement du Commonwealth à Kampala en Ouganda le 23 novembre 2007, c'est-à-dire quelques mois auparavant.
Quelle est la différence entre les deux photos ? Voilà. La couleur. La couleur de la peau. Ici, c'est un club de Blancs. Ici, c'est un club hérité de l'Histoire, des liens économiques, affectifs tirés de l'Histoire, une histoire que l'on peut condamner, critiquer. C'est l'histoire du colonialisme. C'est un fait. Mais l'histoire, elle existe. On revient pas derrière. C'est le fruit de 2, 3, 4 siècles d'histoire. Et vous voyez ici que l'Angleterre a des liens avec... Ici, on voit des Noirs d'Afrique. Ici, on devine M. Manmohan Singh, qui est le Premier ministre de l'Union indienne, qui est un sikh. Ça se voit à son turban. Moi, je l'ai connu, il était ministre des Finances.
On avait une réunion de travail avec lui. On a ici des Moyen-Orientaux. On a ici – vous le voyez certainement – le Premier ministre. On devine vaguement qu'il doit être d'un pays probablement comme les Samoa ou le royaume de Tonga, donc un maori. Donc on a en fait toutes les races de la planète. Et ce qui est vrai de cette réunion du Commonwealth à Kompala est également vrai de la réunion du 7e sommet des chefs d'État et de gouvernement de la communauté de la lusophonie, des pays de langue portugaise à Lisbonne, où l'on a ici le président portugais, avec ici à ses côtés le président de l'Angola, ici Lula da Silva le président du Brésil. Et donc vous avez...
Ici, il doit y avoir le représentant de Macao, qui est un métisse portugais-chinois. On a les différentes races de la planète. Et ici, nous avons le sommet de la francophonie à Québec, avec M. Sarkozy, tellement gêné – semble-t-il – d'être dans une réunion francophone. On a quoi ? Eh bien on a ici des Blancs. Ici, on a un Canadien. On a ici des Jaunes, avec le Premier ministre du Vietnam ou du Cambodge. On a des Africains. Et on a même un Monégasque, et puis un Moyen-Oriental. Là aussi, nous avons toutes les couleurs de peau. Ça veut donc dire quoi ? Eh bien ça veut dire que, que cela vous plaise ou pas, il est indéniable que la construction européenne est une construction racialiste.
Elle n'est fondée sur rien d'autre de logique que la prétendue appartenance à un même monde blanc, fondé probablement sur une religion, puisque c'est ainsi qu'en ont décidé les États-Unis dans le cadre de la théorie du choc des civilisations : « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order », c'est-à-dire « Le choc des civilisations et la refonte de l'ordre mondial ». C'est le livre de Samuel Huntington, qui fonde toute la géopolitique américaine. Donc en réalité, les gens qui vous disent : « Il faut être solidaire européen », ils vous disent en fait : « Je suis pour un monde fondé sur des solidarités raciales ».
Alors quand on vous dit ça et quand je dis ça, on pousse des cris d'orfraie : « Comment pouvez-vous dire... Je ne suis pas anti-africain ». Mais moi, je ne suis pas non plus... Vous êtes anti-africain comme je suis anti-européen. Pourquoi prétendre vouloir fusionner avec la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie... Je n'ai rien contre ces peuples. Mais ce sont des peuples qui n'ont jamais été dans les liens traditionnels de la France, alors que nous avons des liens avec des peuples qui sont sur tous les continents, qui d'ailleurs parlent beaucoup la langue française.
J'ajoute que c'est le meilleur antidote à tous les chocs religieux et aux prétendus chocs de civilisations. Le meilleur antidote au développement de l'islamisme, par exemple, si tant est qu'il se développe... Puisqu'en fait, ceux qui le financent, il faudrait s'interroger dessus. Le meilleur antidote, c'est justement ça. C'est justement la francophonie, le Commonwealth, la lusophonie, l'hispanophonie, c'est-à-dire montrer qu'il y a des solidarités intercontinentales qui se jouent complètement des appartenances à la religion ou à telle ou telle couleur de peau. Voilà ce dont il s'agit.
La construction européenne, que l'on le veuille ou non, ressemble à s'y méprendre à un apartheid au niveau planétaire. C'est d'ailleurs logique, puisque ce sont des Anglo-Saxons qui l'ont conçue, et non pas des Français. Les Français ont une vision de l'universalité des peuples et des nations, alors que les Anglo-Saxons ont une vision qui est une vision communautariste de l'univers. Il s'agit d'avoir une communauté européenne. C'est d'ailleurs le nom que ça porte. C'est la raison n°10.
Si nous voulons que la France défende une autre vision du monde que la vision ultralibérale anglo-saxonne, qu'elle défende la langue française, qu'elle soit fidèle à ses amitiés, qu'elle défende une autre vision du monde qu'une vision ethniciste et une vision communautariste, alors nous devons sortir de l'UE, parce que son principe même, au XXIe siècle, a volé en éclats. On ne peut pas dire qu'on est en contact avec le monde entier, que les distances ont été abolies, et nous expliquer qu'il faut fusionner par contiguïté géographique de proche en proche depuis l'Algarve portugaise jusqu'à la Laponie finlandaise. C'est absurde. Nous devons revenir sur ce principe.
C'est un principe racial ségrégationniste qui la coupe de l'ensemble du monde francophone. C'est ça, la réalité secrète. Me voici arrivé au terme de cette très longue conférence. Je vous remercie pour votre extrême attention. Je vous rappelle les 10 raisons urgentes de sortir de l'Europe. Il faut rétablir la démocratie, c'est-à-dire arrêter avec ce système qui – mathématiquement, je vous l'ai prouvé – rend toute autre Europe impossible et vide de sens toute élection nationale. Il faut résoudre la question de la dette publique, c'est-à-dire notamment pouvoir se soustraire à l'article 123 du TFUE. Il faut sauver l'agriculture et les agriculteurs.
Il faut donc se soustraire aux articles (NDLR : 38) et 39 du TFUE. Il faut sauver l'industrie et nos emplois. Il faut donc sortir de l'euro pour récupérer la maîtrise de notre politique monétaire, notamment pour le change externe, ce qui oblige à dénoncer notamment l'article 282 du TFUE. Il faut dénoncer juridiquement les articles qui organisent, qui donnent le feu vert aux délocalisations industrielles et au rapatriement de produits fabriqués à très bas coût de salaire. C'est-à-dire qu'il faut dénoncer les articles 32 et 63 du TFUE.
Il faut maîtriser l'immigration à la fois pour ne pas déstabiliser la société française, mais pas déstabiliser non plus et ne pas voler la force vitale des pays du Sud. Il faut donc revenir sur les articles 67, 77, 79 du TFUE. Il faut préserver la santé et l'environnement. Ça implique de revenir sur les articles 168 et 169 du TFUE. Nous devons conserver nos services publics et notre patrimoine national. Nous devons donc remettre en cause l'article 106 du TFUE. Nous devons défendre nos retraites et notre politique économique et sociale. Nous devons donc notamment supprimer l'article 5 et l'article 121 qui fixe les GOPÉ, ces articles du TFUE.
Nous devons protéger la paix du monde, notamment en nous soustrayant de l'OTAN, qui est devenue une milice internationale pour semer en fait le malheur à travers le monde. Ça nous impose de sortir de l'OTAN, donc de dénoncer l'article 42 du TUE. Et nous devons préserver la vision française et francophone du monde. Nous devons refuser un monde fondé sur le communautarisme racial et la ségrégation où nous devons fusionner. Nous devons au contraire promouvoir un monde avec des nations ouvertes, chacune conservant ses identités, mais chacune étant ouverte sur le reste du monde et refusant notamment une vision racialiste et communautariste pour faire privilégier une vision typiquement française.
C'est le génie de la France depuis le baptême de Clovis de 496 et l'interdiction faite par le clergé à l'époque des mariages claniques. C'est ce qui fait notre spécificité. C'est-à-dire que la France vise à l'universel. Nous devons redonner à la francophonie tout son sens pour en faire un pôle d'équilibre et de civilisation dans le monde face au rouleau compresseur communautariste et ultralibéral anglo-saxon. Alors que faire, que faire, puisqu'une autre Europe est mathématiquement impossible ? Je vous l'ai montré au début de cette conférence : 1,2 seconde sur un trillion d'années.
Et puisqu'une autre Europe est mathématiquement impossible, eh bien il faut faire ce que nous vous proposons sans faillir, constamment, sans avoir jamais changé une seule fois notre discours ni nos propositions, ce qui là aussi nous sépare de toute la classe politique française. Avec l'UPR, vous savez ce que vous avez. Vous n'aurez jamais de mauvaise surprise. Jamais nous n'en changerons, puisque nous avons pris une Charte qui verrouille absolument notre programme de façon décisive et notre vision du monde. Et c'est sur cette Charte que les gens adhèrent. Donc vous n'aurez jamais de mauvaise surprise. Je suis le président fondateur.
Mais je ne suis finalement que le premier adhérent de cette Charte, à laquelle je me soumets comme tout un chacun. C'est-à-dire que tous les instants, nous faisons en sorte d'écarter les débats qui pourraient nous séparer pour nous relier sur l'essentiel. L'essentiel... Excusez-moi de le dire, mais l'essentiel, c'est que vive notre pays, c'est-à-dire que vive la France. Alors que faire ? Eh bien il y a la solution. C'est le TUE, l'article 50 : « Tout État membre peut décider conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l'Union ». L'État membre doit négocier une sortie, une procédure de sortie avec les autres. Donc c'est une obligation de négociation. C'est de bon sens.
Je vois maintenant quelques jusqu'au-boutistes qui disent : « Oh, mais l'article 50 est inapplicable ». Pourquoi il est inapplicable ? Ils proposent quoi, eux ? C'est un article de bon sens, puisqu'il impose tout simplement d'entamer une procédure de négociation. Ils proposent quoi ? Ils proposent d'ailleurs rien. La seule chose qu'ils proposent, c'est de taper sur l'UPR parce qu'ils savent pas quoi nous répondre. Donc en réalité, nous avons une procédure de négociation. Il est même prévu d'ailleurs que si au bout de 2 ans, on n'est pas parvenus à un accord, eh bien à ce moment-là, on sort de plein droit.
Et rassurez-vous, lorsque la France aura décidé, lorsque les Français auront décidé de sortir de l'UE, ça se passera très bien. Il n'y a aucune raison que ça se passe mal, puisqu'on mettra en œuvre un article sur lequel tous les autres États sont tombés d'accord, puisqu'ils ont ratifié le même traité. J'ajouterai même que lorsque les Français diront qu'ils sortent de l'UE, il y aura beaucoup d'États qui diront : « Mais ils ont bien raison ». Et non seulement on nous mettra pas des bâtons dans les roues, mais très probablement, eh bien en réalité, on nous félicitera d'avoir été les précurseurs.
Notre programme de libération nationale, c'est la sortie urgente de l'euro, la réattribution à la Banque de France de son rôle normal de financement de l'État, la défense par la France elle-même de ses intérêts à l'OMC, le rétablissement effectif des contrôles des flux de capitaux, de marchandises, de services et de personnes, la renationalisation de notre politique étrangère accompagnée d'une sortie de l'OTAN et du retrait de nos troupes engagées dans des guerres illégales, la restauration des services publics à la française, garante de cohésion nationale, la sortie de l'UE au plus vite, car toutes les mesures précédentes sont contraires aux traités.
Et c'est parfaitement possible avec l'article 50 du TUE. Voilà comment se termine cette conférence. Avant de se séparer, enfin avant de vous donner peut-être la parole pour répondre à vos questions, un mot et un dernier mot sur notre mouvement. Moi, j'insiste beaucoup sur le fait que les gens doivent se mobiliser. Vous avez parfaitement le droit de ne pas être convaincu, bien entendu, par tout ce que je vous ai dit. J'aimerais quand même que les gens qui ne sont pas convaincus m'expliquent en quoi ils ne sont pas convaincus, voilà, parce que j'aimerais... Je veux bien avoir des débats.
Et j'estime en tout cas : toutes les conférences que je fais à travers la France depuis 6 ans sont faites de la façon la plus honnête et affective qui soit. J'y donne – je crois – tout ce que je peux donner de mon cœur et de mon cerveau sur l'état de notre pays. Il est possible, ça peut arriver... Bien sûr, je suis un homme. Comme tout le monde, je peux me tromper. Il est possible qu'une fois ou deux, on trouve un point à redire. Mais à chaque fois, je tiens toujours à donner les sources, l'information pour que tout le monde aille vérifier. C'est d'ailleurs ce que je souhaite. Mais si les gens sont convaincus...
Et il y en a de plus en plus qui se rendent compte que, d'abord, tout ce que je dis est toujours constant. Et puis ensuite, ils vont vérifier les citations que je dis. Parce qu'il y a beaucoup de mes conférences, maintenant, qui sont sur Internet. Ils vont vérifier si ces citations sont exactes. Et ils découvrent qu'elles le sont. Et d'un seul coup, ils ont envie à ce moment-là de dérouler la pelote de laine et de découvrir plein d'autres choses. Je ne peux pas tout dire, mais de découvrir à quel point toutes les clés de compréhension que je donne permettent enfin de comprendre ce qui se passe. Voilà. C'est comme, finalement : on a trouvé la clé du rébus.
Toutes ces clés permettent enfin de comprendre ce qui se passe. Alors si vous en êtes maintenant convaincu, la dernière chose à laquelle je voudrais vous convaincre, c'est de sauter le pas et d'adhérer à notre mouvement. Il y a beaucoup de gens qui me disent : « Je vous suis. C'est formidable », « Je vous suis depuis 2 mois », « Depuis 6 mois », « Depuis 1 an », « Depuis 2 ans ». Et je dis : il y a un moment à partir duquel il faut sauter le pas et nous rejoindre. La grande grande majorité, plus de 90% de nos adhérents n'ont jamais été dans un mouvement politique auparavant. Il faut donc sauter ce petit verrou psychologique. Je ne sais pas très bien ce qu'il veut dire, d'ailleurs.
C'est pas une affaire que d'adhérer à l'UPR. Votre nom ne sera pas diffusé. Notre base de données est consultée simplement par 5 personnes dont moi, en qui j'ai toute confiance. C'est le mouvement le plus républicain qui soit. Nous sommes un mouvement on ne peut plus républicain. Et c'est très important pour nous, puisque nous sommes barrés de l'accès aux grands médias. Voilà. Il y a une injustice qui nous est faite, qui devient de plus en plus flagrante. Quand nous étions peu nombreux, ça pouvait se justifier. Maintenant que nous sommes de plus en plus nombreux, ça se justifie de moins en moins.
C'est la raison pour laquelle je vous invite à sortir de cette torpeur qui vous est instillée aussi par les médias. Ça fait partie du jeu. Ils ont même trouvé un journaliste qui s'appelle Aphatie. C'est fait pour ! C'est fait pour ! C'est fait pour donner l'impression aux gens que jamais, ils ne pourront sortir les choses. Pourtant, il suffit de se mobiliser. Les gens qui tiennent le système sont très peu nombreux. Donc il suffit de se mobiliser pour... Vraiment, on peut changer l'histoire de notre pays. C'est la raison pour laquelle je cite cet auteur suisse : Max Frisch, qui vivait pas très loin d'ici, d'ailleurs. « Pire que le bruit des bottes... »... Il y a pire que le bruit des bottes.
C'est ce qu'a révélé le XXe siècle. Il y a pire que le bruit des bottes, c'est-à-dire des armées qui sont là, qui établissent la dictature. « ...C'est le silence des pantoufles ! », c'est-à-dire ceux et celles qui décident de ne rien faire. Comme disait Jean-Paul Sartre, on n'a jamais été aussi libres que sous l'Occupation. Il voulait dire par là, bien entendu, qu'on n'a jamais été aussi face à ses propres responsabilités que sous l'Occupation. Par ailleurs, il aurait mieux fait de se taire, parce que lui-même n'a pas brillé toujours par ses prises de position à cette époque. Mais enfin on n'a jamais été aussi libres que sous l'Occupation. C'est pareil.
Vous n'avez finalement jamais pu faire autant de politique qu'en ce moment, puisque c'est au moment même où tout le monde croit qu'il n'y a plus de politique que renaît la politique. C'est en tout cas ce que nous essayons de faire. Je crois qu'on y parvient bien. C'est qu'on est en train de redonner à la politique ses véritables lettres de noblesse sur ce que c'est que vraiment, la politique. La politique, c'est pas un jeu. C'est pas un truc pour avoir des prébendes. Je ne peux rien vous proposer. Vous n'aurez rien que de nous donner du temps ou de l'argent sans avoir... Si, vous aurez mes remerciements. Mais vous n'aurez rien d'autre, du moins pour le moment.
C'est pas comme à l'UMP ou au PS, où les gens adhèrent pour avoir un mandat électif ou bien un CDD ou un CDI à la municipalité du maire en question, parce qu'il y a toute la famille qui est là qui est à l'UMP ou au PS. C'est pas le genre de la maison. On n'a pas les moyens de toute façon. Et c'est pas notre vision des choses. Nous, notre vision des choses – excusez de le dire –, c'est que nous devons servir notre pays. On n'a pas le droit, les Français n'ont pas le droit de laisser mourir, de laisser détruire la France, c'est-à-dire un pays qui a à peu près 1 500 ans d'âge et dont le monde a besoin. Sortir de la destruction européenne, ça commence par adhérer à l'UPR. J'insiste.
Vous aurez des formulaires d'adhésion tout à l'heure. Si vous ne voulez pas, on vous laissera bien sûr en paix. Mais simplement, quand même, réfléchissez-y. C'est vraiment très important. Beaucoup de gens nous ont rejoints. Les gens nous ont rejoints. Ça, c'est donc... Je vous l'ai montré. « L'envol de l'UPR, ça dépend aussi de moi ». Ça dépend de chacun d'entre nous, parce que si tous les gens qui me disent : « Je vous suis. J'attends. Je réfléchis. »... Si tout le monde se décidait, on serait beaucoup plus nombreux. Voilà quelle a été la courbe d'évolution de nos adhérents. C'est la dernière planche, je vous rassure. J'ai créé ce mouvement le 25 mars 2007.
Sur le coup, il y a eu à peu près une trentaine d'adhérents, des amis pour beaucoup, qui m'aimaient bien et qui me regardaient avec un peu de distance, considérant qu'ils se demandaient si j'étais pas devenu un peu fou. De cette époque, nous avons gardé à peu près 6 adhérents qui sont encore adhérents, que j'ai in pectore, comme on dit au Vatican, dont je garde précieusement la mémoire dans mon cœur. Donc on a vraiment... Vous commencez très très bas, sans argent et sans aucune médiatisation, sans aucun soutien de qui que ce soit. Vous croyez pas que c'est parce que j'ai été dans des cabinets ministériels que les ministres que j'ai connus à cette époque m'ont soutenu. Bien au contraire.
Nous étions 47 au 31 décembre 2007, 88 à peu près le 31 décembre 2008. Donc c'était une petite progression. Pas mal, mais enfin... 158 en 2009. Donc ces années ont été vraiment assez pénibles, puisque c'étaient des années où le discours que je tenais ne passait pas. Les gens considéraient que j'exagérais. Dire que l'UE menaçait la démocratie, la paix, le niveau de vie, etc... C'étaient des idées qui étaient considérées comme totalement farfelues. Et l'idée même de sortir de l'UE était considérée comme encore plus farfelue. Et puis il y a eu un petit début avec 2010, puisqu'il y avait les premiers effets de la crise économique, la crise financière venue d'outre-Atlantique.
Et puis avec 2011... Alors il y a eu l'effet de la création de notre page Facebook et puis du développement des conférences, qui ont quand même commencé à jouer à plein. Et on a terminé l'année (NDLR : 2011) avec 707 adhérents. On avait un peu moins de 700 adhérents lorsque j'ai présenté le programme présidentiel. C'était le 3 décembre 2011. Nous n'avons pas réussi à avoir les 500 parrainages. On en a même été très loin, puisque j'en ai eu 17 au total. Je me plais à dire le vrai chiffre, parce que la plupart des autres vous disent tous : « On en a eu 453 ». Bon... Non, c'est pas vrai. C'est pas vrai.
C'est très difficile d'avoir les parrainages, surtout pour un petit mouvement politique, surtout pour un candidat qui n'était présenté dans aucun média. Voilà. Donc nous avons eu des centaines d'adhérents qui ont cherché des parrainages. Je les en remercie. À un moment, on en avait plus de 280 qui ont cherché. On en a fini par avoir 17 parrainages. Bon. Mais ensuite... Eh bien ensuite est arrivée la crise de l'euro. Et nous avons bondi, comme vous le voyez. C'est une croissance, pour les mathématiciens... J'ai commencé par un calcul mathématique avec des puissances. Je termine avec une courbe exponentielle. Donc vous voyez que ça suit une courbe exponentielle.
Au 31 décembre 2012, nous étions à 2 158. Et hier soir, très exactement hier soir, nous étions à 2 780, au 5 avril 2013. Donc vous voyez que nous sommes sur une courbe qui poursuit et qui pourrait nous donner à penser que nous pourrions être aux alentours de 4 200 à la fin de cette année, peut-être moins, peut-être davantage. Davantage – j'espère – si on arrive à se mobiliser. C'est la raison pour laquelle vous voyez qu'il faut quand même nous rejoindre. Lorsque nous serons 10 000 ou 15 000, à ce moment-là, je passerai dans les médias. Et à ce moment-là, soyez sûrs que l'UPR va tout changer de la situation politique française. Je vous remercie. (Applaudissements)
François Asselineau