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InterviewBruno Retailleau· 8 avril 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJustice

Bruno Retailleau était l'invité de la matinale de France dans les 4 vérités.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la situation de l'incendie à Paris est sous contrôle ?

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Avez-vous des précisions sur l'attentat déjoué dans le Nord ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Quelle est votre stratégie contre le narcotrafic après l'incident de Vau Envelin ?

  • 8:01OuverteÉludée

    La France a-t-elle obtenu des garanties de l'Algérie sur les renvois ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Bruno RetailleauFait
    « On a quelques précisions, je peux pas les donner parce que le parquet national antiterroriste s'est saisi. »
  • 3:00Bruno RetailleauFait
    « C'est bien un attentat à visé terroriste islamiste. »
  • 5:00Bruno RetailleauChiffre
    « Depuis les premiers attentats à Toulouse, c'était en 2012, pas moins de 86 attentats ont pu être déjoués. »
  • 8:00Bruno RetailleauPromesse
    « On va avoir une loi. Cette loi, elle va totalement transformer comme on l'a fait pour le terrorisme. »
  • 9:00Bruno RetailleauChiffre
    « Plus de 600 kg de cocaïne qui ont été prélevés, qui ont été saisis. 800 kg il y a quelques jours. »
  • 10:00Bruno RetailleauChiffre
    « 600 kg c'est l'équivalent de près de 40 millions d'euros, 37 millions d'euros. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à vous et bienvenue. Et bonjour monsieur le ministre. Bonjour Julien.

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin en direct. Commençons peut-être par quelques nouvelles si vous en avez de l'incendie qui s'est déclaré en plein Paris hier. On a vu les images dans le journal.

De nombreux pompiers mobilisés un centre de tri à brûlé. Est-ce que vous savez si la situation est complètement sous contrôle ? Est-ce que vous savez ce qui s'est passé ?

Le feu n'est pas encore éteint. C'était très très impressionnant. le panage de fumée qu'on voit sur les sur les images.

On n' pas pu faire encore une enquête très précise pour savoir quel avait été le facteur de déclenchement, ce qui est important et le préfet de police s'est exprimé, on l'a vu aussi tout à l'heure dans votre journal, il y a pas de problème de toxicité de l'air mais on y fait très très attention évidemment. La circulation est encore bloquée. Vous appelez encore les gens à rester chez eux ou pas spécialement ?

Non, pas spécialement. Simplement, on a mobilisé quand même 200 pompiers. Il y a une force en terme de sécurité civile très impressionnante, mais il le fallait parce que l'incendie a été important.

Alors, on a appris ce weekend, monsieur le ministre, qu'un qu'un attentat à la stature explosive avait sans doute été évité dans le nord. Est-ce que vous avez maintenant 48 72 heures après cette arrestation des d'autres précisions sur ce qui s'est passé dans cette affaire ? On a quelques précisions, je peux pas les donner parce que le parquet national antiterroriste s'est saisi.

Donc il y a une enquête judiciaire mais je confirme que c'est bien un attentat à visé terroriste islamiste. Il faut savoir que la menace n'a jamais été euh aussi présente depuis que je suis euh nommé donc ministre de l'intérieur. C'est pas moins de six attentats qui ont été déjoués mais nous avons eu malheureusement comme celui de Mulou des attentats qui ont réussi.

On a aujourd'hui une double menace. Il y a toujours la menace exogène qui vient de l'extérieur notamment de l'État islamique au Corassan, ça veut dire autour de l'Afghanistan. Ouis.

Mais la menace qui est la plus réelle, la plus pesante, c'est la menace intérieure avec de plus en plus de jeunes. Vous savez que sur l'ensemble de ces attentats, 70 % était âgé de moins de 21 ans. Et souvent, c'est le cas ici et c'est le cas, ce sont des jeunes effectivement et souvent en réalité il se radicalisent sur internet.

Voilà. Et il faut y faire très attention avec en plus ce ce cet aspect de la ceinture explosive qu'on avait pas vu en France depuis longtemps. Est-ce que visiblement il y a une formation sur internet également pour pour manier cet explosive de la part de de ce suspect ou pas ?

Mais il y a tout sur internet. Il y a tout. C'est un facteur de radicalisation.

Il faut saluer nos services. Notamment la DGSI qui fait un travail remarquable. Vous vous rendez compte que depuis les premiers attentats à Toulouse, c'était en 2012, pas moins de 86 attentats ont pu être déjoués.

La France s réarmée. Je ne veux pas dire que demain il y aura pas d'attentat. Regardez ce qui s'est passé en Autriche, en Allemagne, aux États-Unis.

On n'est pas à l'abri de ça. Mais croyez-moi, on a un État qui s'est profondément réarmé et des services qui sont très très actifs. Mais il faut rester très très prudents.

Des services qui ne souffrent pas des de la contrainte budgétaire. Vos budgets sont sanctuarisés. on l'a non on les a préservé et notamment sur la DGSI euh en quelques années euh en moins de 10 ans, elle a vu notamment ses effectifs profondément augmenter.

C'est important et vous savez euh au moment où j'avais installé le bras de fer avec l'Algérie, c'est que je ne voulais pas qu'un deuxième Mulouse puisse se reproduire. Mulous, c'était un Algérien qui aurait dû être en Algérie, qui avait été présenté à 14 reprises aux autorités algériennes qui ne l'avaient pas réadmis sur leur sol contrairement au droit d'ailleurs. Et vous allez nous dire ce que vous pensez de la situation en ce moment avec l'Algérie puisqu'elle a évolué.

D'abord peut-être un autre front, c'est le le narcotrafic qui est l'un de vos l'un de vos combats également. Un jeune homme a été abatêtu hier en plein jour près d'une école à à Vau Envelin. Les élèves sont restés confinés 1 heure.

Là aussi, on a vu la mère de Vau Envelin il y a quelques minutes seulement qui vous appelle vous à davantage de renforts et une présence policière permanente sur le long terme. Vous lui répondez quoi ? Ces renforts, on les a et vous pouvez le constater déjà sur le terrain, mais ça n'est pas suffisant.

C'est une guerre et je veux le dire au français, c'est moi qui ai il y a 2 ans provoqué initié la commission d'enquête au Sénat qui a donné lieu à des conclusions et qui ont été traduites dans cette PPL qui a été votée à l'unanimité au Sénat, qui a été voté à une très forte majorité à l'Assemblée nationale il y a quelques jours. Donc il y a ce réarmement de l'État. J'en ai parlé pour c'est suffisant ou il faut aller encore plus loin ?

Il faut aller plus loin. C'est-à-dire que on va avoir une loi. Cette loi, elle va totalement transformer comme on l'a fait pour le terrorisme.

Elle va donner des nouveaux outils à l'État, mais on a une nouvelle doctrine et je pense que si on veut démentel des points de d'ailleurs celui-ci avait été démantelé. Il faut aussi une action judiciaire dans la profondeur. Ce que je veux dire aux français c'est que c'est une guerre qui est une guerre très importante parce que les narcotrafiquants sont devenus une puissance qui est une puissance d'argent.

Mais on a l'impression que c'est un peu cisif cette guerre. Vous démantz les points deal et puis une semaine après les dealers reviennent. Mais c'est pour ça que la doctrine que je suis en train d'installer qui produit progressivement mais trop lentement sans doute des effets, c'est que on ne tape pas seulement avec des forces de l'ordre dans la fourmilière.

Ce que je veux, c'est qu'il y ait un travail de renseignement en amont et que il y ait une judiciarisation pour que on puisse démanteler les réseaux avec l'aide de la justice en allant chercher ceux qui maintiennent ces réseaux, ceux qui sont vraiment les narcotrafiquants. On y arrivera avec la loi, avec cette nouvelle stratégie, on commence à avoir des résultats. Regardez, hier encore, plus de 600 kg de cocaïne qui ont été prélevés, qui ont été saisis. 800 kg il y a quelques jours. 600 kg c'est l'équivalent de près de 40 millions d'euros, 37 millions d'euros.

Donc on porte des coûts avec la loi. On aura de nouveaux euh outils, de nouvelles armes et avec cette nouvelle stratégie. Mais tout peut pas se faire en un instant.

C'est une c'est une guerre qui va être longue. Il va falloir être cohérent mais surtout très constant dans l'action. Nous le serons et au bout on les aura.

Comme on a eu Amra, souvenez-vous, au bout de 9 mois euh de caval, j'avais dit ça prendra le temps que ça prendra, mais on l'aura. On l'aura et on les aura tous. C'est c'est narcotrafiquant.

Alors, vous nous avez parlé de l'Algérie. Arrêtons-nous un petit peu donc sur ce sur ce dossier qui est important. On a vu que le dialogue avait repris le weekend dernier.

Votre collègue des affaires étrangères, Jean-Noel Barreot est allé sur place. Est-ce que depuis cet échange, vous avez vous, ministre de l'intérieur, constater des changements ? Est-ce que maintenant, ça y est, l'Algérie comme par magie reprend tous les ressortissants que vous voulez lui renvoyer ou pas ?

Moi ce que je veux dire c'est que j'ai assumé euh dans ce dialogue et dans cette crise un rapport de force parce que je pense que un moment donné on peut pas seulement être gentil mais il faut montrer un peu de muscle. Mais est-ce qu'il paye ce rapport de force ? Est-ce qu'il y a des conséquences concrètes ?

Il a fait bouger des lignes. Vous dites pas oui il a fait bouger des lignes. Non parce que dans ce genre d'affaires, il faut à la fois le rapport de force et il faut aussi la diplomatie.

Quand on veut sortir d'une crise, il faut discuter. C'est ce qu'a fait Jean-Noël Barreau euh dimanche à Alger. Simplement, je suis très vigilant et si ça fonctionne, je souhaite de tout mon cœur que Bohème sans salle soit libéré, que demain des ressortissants dangereux qui sont en France, qui devraient être en Algérie soient réadmis par l'Algérie.

Vous avez des garanties là-dessus ou pas ? Pour l'instant, je n'en ai aucune et je serai extrêmement vrai, si j'ose dire. C'est-à-dire que je suis vigilant, je jugerai sur pièce. au résultat si Boem son salle est libéré si les Algériens réadmettent leur ressortissant dont ils doivent avoir la charge sur leur soli mais je dirais aussi si c'est un échec et si c'est un échec vous partez non si c'est un échec je le dirais si c'est un échec vous avez dit si je ne suis pas soutenu si la fermeté n'est pas la ligne adoptée je partirai c'est un engagement que vous avez pris non il y a un journal j'ai accordé à un journal et le journal a titré sur la démission mots que je n'avais pas évidemment prononcé C'est mais simplement je pense que c'est fondamental de ne pas être naïf.

Est-ce que ce que vous nous dites accrédite les propos de Laurent Voquy qui disait hier c'est une humiliation. La France a accepté de capituler. On nous avait dit que ce serait une réponse graduée.

J'avais compris que ce serait très gradué. Et aujourd'hui on a même plus de repost. Vous nous dites ce matin que vous n'avez aucune garantie alors que le dialogue a repris.

Est-ce que ça lui donne raison ou pas ? Non. Euh la garantie, ça a été un coup de fil entre les deux présidentes, Teboun et le président Emel Macron, au terme duquel moi j'ai eu euh un certain nombre d'éléments qui euh nous laissait bon espoir.

Je demande pas mieux que ça se réalise. Ouais, c'est important. Encore une fois, je fais très attention.

Il y a quand même la vie d'un homme qui est en danger. Boem a il est atteint d'un cancer. Je veux vraiment qu'il soit libéré.

Et sur les EQTF, un député hier que cettef avait été repris par l'Algérie. C'est vrai ou pas ? Non, il y a pas plus d'F qui ont été reprises.

Il y a une liste de 58 noms euh qui a été donnée à l'Algérie. Elle avait plusieurs semaines. On verra bien.

Laissons Moi, écoutez, j'ai vraiment euh imposé un rapport de force. Je pense que les lignes ont bougé. La preuve, c'est que euh François Berou euh avait adopté aussi cette ligne de la R poste gradué qu'on a commencé à mettre en œuvre.

Il y a un dialogue. Bah, écoutez, laissons la chance au dialogue simplement. Je jugerai sur pièce.

Si ça marche et bien ça sera génial. Je le dirai, j'applaudirai demain si ça ne fonctionne pas. Mais d'ici à quand, c'est quoi l'échéance ?

Oh, c'est quelques semaines, c'est rapide, c'est quelques semaines. Mais si ça ne fonctionne pas, je le dirait et alors ? Et alors, il faudra absolument riposter parce que les Français ne le comprendront pas et parce que ils le comprendront d'autant moins que ils le prendront comme une sorte d'humiliation à la fierté française.

Et ça c'est pas tolérable. On aime notre pays, moi le premier et on n'aime pas que le pays soit justement humilié. Mais pour l'instant, il ne l'est pas.

Il y a cette chance. Jeanel Barreau est allé à Alger. Moi, je veux croire que ça va fonctionner bientôt.

Vous y allez vous-même. Ça n'est pas dans mon agenda. Ça n'est pas dans votre agenda.

Très bien. Et bien le ministre de l'intérieur qui attend les résultats proband d'ici à quelques semaines. Vous étiez l ce matin dans les 4V.

Merci beaucoup. Merci à vous. Yeah.