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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 3 septembre 2021 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Le bilan d'Emmanuel Macron est à Marseille

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « ce qui n'a pas été fait pendant les quatre ans de ce quinquennat ne se fera pas dans les derniers mois »
  • 0:25Fait
    « Le bilan d'Emmanuel Macron c'est que cet été, il y a eu une succession de règlements de comptes : presque plus d'un par semaine »
  • 0:40Fait
    « un jeune de 14 ans tué par balle ; Un autre jeune de huit ans blessé grièvement »
  • 1:10Fait
    « on a vu à quel point le président de la République était capable d'employer un ton martial quand il s'agissait de l'épidémie »
  • 1:40Fait
    « les statistiques de la délinquance pour l'année 2020 : elles sont dramatiques »
  • 2:40Chiffre
    « Le nombre d'agressions violentes est passé de 300.000 en 2019 à 350.000 en 2020 »
  • 3:40Chiffre
    « au bout de un an après une condamnation, 45% des peines ne sont pas appliquées »
  • 4:40Fait
    « on a eu un ministère de la Justice qui s'est félicité d'avoir libéré de manière anticipée des centaines de personnes qui étaient incarcérés »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- Je crois que malheureusement, ce qui n'a pas été fait pendant les quatre ans de ce quinquennat ne se fera pas dans les derniers mois. Et je pense que malheureusement tout le monde a compris que c'était plus un candidat qui fait sa campagne qu'un président qui vient à agir. La vérité, c'est que le bilan d'Emmanuel Macron se trouve à Marseille aujourd'hui.

Le bilan d'Emmanuel Macron c'est que cet été, il y a eu une succession de règlements de comptes : presque plus d'un par semaine. Le dernier c'était il y a quelques jours : un jeune de 14 ans tué par balle ; Un autre jeune de huit ans blessé grièvement. Et ça c'est Emmanuel Macron qui doit rendre des comptes pour cela, parce qu'il est au pouvoir depuis 4 ans.

C'est 40 ans aussi, certains disent, d'impuissance aussi, gauche et droite comprises , y compris avec votre couleur politique. - Bien sûr, je ne dis pas qu'Emmanuel macron soit le seul responsable de cette situation. Il n'en reste pas moins qu'on ne peut pas s'exonérer de sa responsabilité quand on est aux affaires et on a vu à quel point le président de la République était capable d'employer un ton martial quand il s'agissait de l'épidémie.

J'aurais aimé entendre Emmanuel Macron depuis le début de ce quinquennat dire "nous sommes en guerre", "nous sommes en guerre contre la drogue", "nous sommes en guerre contre les délinquants", "nous sommes en guerre contre tous ceux qui pourrissent la vie des Français" parce que ça n'est pas seulement Marseille. Marseille, c'est un laboratoire de ce qu'il se passe dans la France entière, de ce qui se passe quand l'État recule et que les Français sont directement exposés à la violence. Cet été ont été publiées les statistiques de la délinquance pour l'année 2020 : elles sont dramatiques.

Jamais notre pays n'avait connu depuis plusieurs décennies, et ça c'est le quinquennat d'Emmanuel Macron, une remontée de nombre des homicides, et des tentaives d'homocides. Est-ce que c'est spécifiquement Marseille qui est malade de tous ces problèmes, qui concentre tous ces problèmes, ou est-ce que c'est l'État qui est défaillant vis-à-vis de cette ville ? Parce qu'il y a d'autres zones en France, enclavées, défavorisées, avec de tels règlements de comptes. - Bien sûr, c'est pour ça que je vous dis que Marseille c'est le laboratoire de la France, de ce qu'il se passe dans la France entière, qui est peut-être plus visible qu'ailleurs à Marseille parce que Marseille concentre beaucoup de difficultés ; mais dans la France entière le nombre d'homicides a remonté - et c'est encore une fois inédit depuis très longtemps dans notre pays, au cours de l'année 2020.

Le nombre d'agressions violentes est passé de 300.000 en 2019 à 350.000 en 2020, et ça c'est le bilan d'Emmanuel Macron.

Et vous voyez, encore une fois, cette espèce de sursaut tardif ne masquera pas le fait que nous n'avons pas su, sous la présidence d'Emmanuel Macron, appliquer le quoi qu'il en coûte. Quand on veut faire la guerre à la délinquance, alors on doit la combattre quoiqu'il en coûte. Est-ce que vous avez ce matin une proposition - vous êtes aussi un responsable politique, un électrochoc sécuritaire, social ou culturel pour cette ville, et d'autres villes dans cette même situation ? - Une proposition ne suffira pas.

Quand on fait la guerre, on mobilise toutes les énergies, quand on fait la guerre, on donne des moyens aux forces de police, aux forces de l'ordre. On reconstruit la chaîne pénale, voilà une proposition très simple, et on fait en sorte que les peines soient appliquées dans notre pays. Aujourd'hui au bout de un an après une condamnation, 45% des peines ne sont pas appliquées.

Quand la justice est à ce point faible, parce que depuis trop longtemps - et encore une fois je reconnais parfaitement que c'est une dégradation qui n'a pas commencé avec Emmanuel Macron, mais rien ne s'est fait pendant ce quinquennat pour redonner à la Justice les moyens de ses missions. Rien ne s'est fait ? Vous n'êtes pas un poil caricatural ? - Bien sûr que non, au contraire !

J'irais même plus loin : pendant la crise du coronavirus, on a eu un ministère de la Justice qui s'est félicité d'avoir libéré de manière anticipée des centaines de personnes qui étaient incarcérés, qui étaient en cours d'exercice de leurs peines. Donc ça veut dire que, au fond, quand vous dites que le travail des policiers et des gendarmes est détruit par le fait que vous libérez de manière anticipée, sans aucun espèce de précaution, des gens qui sont en détention, de fait, vous ne pouvez pas vous attendre à avoir un autre résultat que celui qu'on a connu. Et je ne dis pas cela pour la polémique politique gratuite.

Je dis ça parce que nous avons devant nous une immense responsabilité qui est celle de reconstruire un pays dans lequel la sécurité soit à nouveau une réalité.