Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingMathilde Panot· 14 octobre 2025 10 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesSantéSolidarités & famille

Le compte à rebours du départ d'Emmanuel Macron est lancé.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron est un cas désespéré. Votre nomination est la veu même de l'entêtement du président. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « En 2022, Emmanuel Macron proclame "Ce vote m'oblige" avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnées. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Il faudrait vous remercier pour l'année blanche, la baisse des remboursements pour les malades atteints de cancer, le doublement des franchises médicales et le refus de l'ISF. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « Car nous assistons depuis un an à une contradiction entre la volonté générale et la volonté d'un seul. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « C'est vous qui avez déployé le GIGN et le RAID contre le peuple Guadeloupéen en lutte pour le droit à l'eau et à la santé. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « C'est encore vous qui avez imposé la date du 3e référendum en Kan Nouvelle-Calédonie, rompant ainsi un processus de 40 ans de paix civile et de décolonisation. »
  • 4:07Invité politiqueChiffre
    « Votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Vous avez menti affirmant que la France ne livrait aucune arme à Israël. »
  • 5:32Invité politiqueFait
    « Votre premier déplacement aura été à l'hôpital pour expliquer que les problèmes budgétaires du pays sont dus au trop d'argent mis dans l'hôpital public. »
  • 6:13Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron au soir du premier tour des élections législatives manigançait espérant voir l'extrême droite en tête. »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « Vous voulez abroger la retraite à 64 ans ou la repousser à 67 ans comme votre ami Sioti ou peut-être la reporter à 65 ans comme la droite à qui vous faites du pied. »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « Madame Le Pen, c'est pour séduire les 1800 familles les plus riches que vous refusez la taxe duman. »

Temps de parole

  • Mathilde Panot100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Mathilde Panot

Présidente, ministres, collègues, monsieur le Premier ministre, votre présence devant nous est un appront à la démocratie. Vous avez déjà été censuré deux fois par cette assemblée comme membre des gouvernements Barnier puis Bairou et pourtant vous voilà consacré premier ministre. Le 3e locataire de Matignon en moins d'un an contrecour bail précaire le macronisme face à lui-même. Devenu premier ministre comme on entre dans les ordres parti lundi soit-disant en dernier des golises, revenu vendredi en dernier des fidèles. Vous voilà ici sous la contrainte du chef.

Dans l'intervalle arrangement et tambouille secrète rythmé par les défections de votre clan, les ambitions médiocres d'un parti assis sur 4 % des voix et de quelques figurants dont la vocation d'une semaine a semblait être de sauver à tout prix la politique de Macron qui a tant fait souffrir notre pays. Votre présence le confirme à vos dépends. Emmanuel Macron est un cas désespéré. Votre nomination est la veu même de l'entêtement du président. Mais pour comprendre, il faut revenir aux origines. Il n'est pas d'éruption volcanique sans fissure dans la couche terrestre comme il n'est pas de séisme politique sans fracture avec le peuple.

En 2022, Emmanuel Macron proclame "Ce vote m'oblige" avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnées. En 2024, Emmanuel Macron perd les élections européennes. Il réplique par la grenade des goupillers de la dissolution, "Retour à l'envoyeur, Emmanuel Macron perd à nouveau les élections. Depuis, malgré les contestations et le mouvement social, le président nit délibérément le verdict des urnes. Trois premiers ministres plus tard, vous voilà. tentant de sauver ce qui peut l'être sans même les apparences. Oui, en politique comme en géologie, chaque secousse contient la précédente et chaque fracture agrandit celle qui suit.

Après ces dénis démocratiques, quelle ironie de vous entendre parler de responsabilité, de compromis et de stabilité. Dans votre langage, le compromis consiste à raller votre position comme si vous étiez le centre de gravité du champ politique. Il faudrait vous remercier pour l'année blanche, la baisse des remboursements pour les malades atteints de cancer, le doublement des franchises médicales et le refus de l'ISF. Merci mais non merci. La responsabilité serait de donner un surcis à une politique battue dans les urnes et la stabilité imposerait de céder aux caprice du président. À cet égard, vous avez raison, il n'y a rien de plus stable qu'un régime autoritaire.

Vous parlez encore de socle quand le sol se dérobe sous vos pieds. Les deux anciens premier ministres, Édouard Philippe et Gabriel Atal, pourtant sortis de la cuisse de Jupiter, l'ont bien compris. Sauf qu'il peut. Il ne fait pas bon être assimilé de près ou de loin à Emmanuel Macron. Car nous assistons depuis un an à une contradiction entre la volonté générale et la volonté d'un seul. Pour vous avoir longuement pratiqué, nous connaissons le prochain acte de ce coup de force, un chantage au budget ou plutôt à votre budget. Car vous n'avez eu, malgré vos défaites, aucun scrupule à appliquer le programme, tout le programme, rien que le programme du macronisme radicalisé.

Sauf que le peuple ne veut plus de votre politique. 3/4 des Français souhaitent le départ du président. son départ car il refuse obstinément de changer une politique qui apporté le nombre de pauvres à plus de 11 millions dans notre pays. Dégrader l'école comme l'hôpital public, malmener notre industrie, éroder notre souveraineté, ça ne tient plus. Jusqu'aux associations qui l'alerte, ça ne tient plus parce que vous êtes le pouvoir qui rogne les libertés associatives et qui baisse les subventions. Monsieur le Premier ministre, plus personne ne croit en vous car nous vous avons déjà vu à l'œuvre.

Vous êtes le seul homme du pays à avoir participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron, tous sans exception. Depuis 2017, c'est votre haine de classe qui s'est abattue sur le pays. C'est vous qui avez déployé le GIGN et le RAID contre le peuple Guadeloupéen en lutte pour le droit à l'eau et à la santé. C'est encore vous qui avez imposé la date du 3e référendum en Kan Nouvelle-Calédonie, rompant ainsi un processus de 40 ans de paix civile et de décolonisation. Votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire. C'est vous toujours qui avez enterré les revendications des gilets jaunes.

Vous avez fait du peuple votre ennemi. Vous incarnez surtout, monsieur le Premier ministre, la complicité de la France avec le génocide mené par Netaniaou contre le peuple palestinien. Vous avez menti affirmant que la France ne livrait aucune arme à Israël. C'est le peuple de France qui vous a contraint à la plus minime des décences reconnaître l'état de Palestine qui agonise par l'abandon du monde. C'est le peuple qui sauve l'honneur de la France en brandissant le drapeau palestinien partout. C'est le peuple lui-même qui est parti prendre la mer pour briser le blocus illégal de Gaza. Mais au-delà de votre parcours, vos actes parlent de même.

Votre premier déplacement aura été à l'hôpital pour expliquer que les problèmes budgétaires du pays sont dus au trop d'argent mis dans l'hôpital public. Les soignants épuisés et les patients abandonnés apprécieront cette saillant de ceux qui ont fermé 30000 lits en 8 ans. Votre première décision aura été de nommer deux hauts fonctionnaires pour démanteler l'État. La même méthode que Trump et Miley en Argentine qui avec sa tronçonneuse a mené son pays à la faillite piller les caisses de l'État pour engresser le grand patronat. Ça ne marche jamais longtemps. La logique des insoumis a toujours été la même. Nous ne participerons pas à votre sauvetage.

Nous avons compris qu'Emmanuel Macron ne changera pas de politique aussi longtemps qu'il restera au pouvoir. À cet égard, la crise que nous traversons ne connaîtra pas de retour à la normale. Le présidentialisme est crépusculaire. Emmanuel Macron a sans l'aide de quiconque abîmé sa fonction et épuisé les institutions de la 5e République. En organisant l'irresponsabilité d'un homme qui ne cesse de rejeter sur les autres les conséquences de cet acte, notre constitution permet toutes les dérives autoritaires, les caprices et combinent d'un seul homme à qui elle conflit les pleins pouvoirs. Mais dans les méandres de ces hermands, le président nous a livré un aveu.

De qui a-t-il donc le plus à craindre lui qui tremble à l'idée de voir sa politique démantelée ? On apprend ici et là qu'Emmanuel Macron au soir du premier tour des élections législatives manigançait espérant voir l'extrême droite en tête. Il pensait alors que les fondamentaux de sa politique seraient poursuivis par d'autres moyens à l'inverse de ce qu'il pouvait espérer de nous. Le système et son assurance vie la loi de l'attraction ne trompe pas. N'en déplaise aux frontistes ridicules qui pleurnichent toute la journée sur une prétendue alliance sur sur un scrutin qui leur aurait été volé. Apprenez la démocratie élémentaire.

Vous avez perdu les élections car les Français ne voulaient pas de vous. Gardez plutôt votre énergie pour vos procès. Et expliquez-nous plutôt, vous madame Le Pen qui n'est pas là, vous voulez abroger la retraite à 64 ans ou la repousser à 67 ans comme votre ami Sioti ou peut-être la reporter à 65 ans comme la droite à qui vous faites du pied. Madame Le Pen, c'est pour séduire les 1800 familles les plus riches que vous refusez la taxe duman. Et pourquoi avoir voté contre la prise en charge intégrale des clients liés au cancer du sein ? À présent, la tectonique des places politiques est enclenchée. Le retaillot macronisme pourrait trouver un prolongement à l'extrême droite.

Après tout, Le Pen et ses amis ont sauvé Macron deux fois de la destitution. L'extrême droite a refusé h fois de voter la censure de Bairou. Nous seuls sommes capables d'une rupture. Alors que tant de dépendent ? Le monarque présidentiel nous fait perdre du temps à tous. Le second mandat d'Emmanuel Macron est un mandat pour rien. Dorén avant peu de choix s'offre à lui. La dissolution serait encore une manière de rejeter la faute sur l'Assemblée quand elle relève de l'Élysée. Elle ne garantit pas plus de clarté et ne présage rien de ce que le président fera du résultat. Les insoumis proposent une voix de sortie de cette crise.

Votre censure d'abord, le vote d'une loi spéciale ensuite permettant de reconduire momentanément les budgets pour l'année à venir. Et puisque le compte à rebour du départ d'Emmanuel Macron est lancé, il faudra en passer par la démission ou la destitution du président. Si la première relève de sa volonté, la seconde est la seule brèche dont nous disposons et comme le chantait Léonard Cohen, dans toute chose, il y a une brèche et c'est par là qu' la lumière. Monsieur le Premier ministre, nous allons agrandir la brèche jusqu'à ce que s'écroule le vieux monde que vous incarnez. Nous assistons à la fin d'un monde connu, guerre commerciale, retour de l'impérialisme, partout la hausse des conflits.

L'humanité toute entière est menacée par le dérèglement climatique auquel notre pays n'est pas préparé. Les Français subissent depuis trop longtemps la maltraitance sociale, l'explosion des inégalités et de la pauvreté, mais aussi la hausse du racisme qui mine la dignité des êtres humains. Nous réussirons car nous sommes prêts à prendre à la racine ce qui disloque notre pays. Reprendre le pouvoir à l'oligarchie qui le confisque en passant à la 6e République. Organiser des conditions d'existence compatible avec la vie humaine. Planifier de grands chantiers d'avenir énergétiques, industriel et écologiques. Partager les richesses en taxant les ultra riches.

garantir l'unité du peuple contre le poison de la haine. Nous sommes prêts à bâtir la civilisation du temps libérée avec la retraite à 60 ans. Car une réforme imposée contre tout un peuple, contre l'ensemble des syndicats, contre l'Assemblée nationale ne se conclave pas, ne se discute pas, ne se suspend pas, elle s'abroge. Monsieur le Premier ministre, nous allons agrandir la brèche jour après jour, lutte après lutte, car dans chaque brèche, il y a la promesse d'un matin. Je vous remercie madame la présidente Panu.