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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 8 août 2023 18 min

Dissolution de Civitas, inflation, JDD, immigration... Le "8h30 franceinfo" d'Edwige Diaz

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Edwige Diaz, l'organisation catholique intégriste Civitas bientôt dissoute sur décision du ministère de l'Intérieur après les propos antisémites tenus il y a huit jours lors de l'université d'été de Civitas, comment accueillez-vous cette décision ?

0:19
Edwige Diaz

Nous au Rassemblement National nous sommes très clairs, dès lors que quelqu'un tient des propos qui relèvent du racisme, de l'antisémitisme ou constitutif de tout autre délit, cette association, ce groupement n'a pas sa place dans notre République. Donc moi je vais attendre avec attention les conclusions des services du ministère de l'Intérieur. S'il s'avère que ce groupuscule a en effet tenu des propos qui n'ont pas leur place dans notre République, il faudra en effet la dissoudre. Ce que je ne voudrais pas en revanche, c'est que M. Darmanin cède aux injonctions de l'extrême-gauche, parce que j'ai vu un certain nombre de représentants de la NUPES presser M.

Darmanin de se saisir de ce sujet. Donc j'espère que M. Darmanin agit en son âme et conscience, agit dans l'intérêt des Français, mais n'agit pas sous la pression de l'extrême-gauche.

1:11
Invité

Mais il agit sur des propos qui sont tenus.

1:14
Edwige Diaz

Oui, et c'est pour ça, tout à fait.

1:15
Invité

Pas forcément sur la pression de l'extrême-gauche, c'est vrai que Jean-Luc Darmanin a salué cette décision, mais c'est pas sur cette pression-là.

1:21
Edwige Diaz

On verra ce que diront ces services, et voilà, notre position, elle est très claire. Dès lors que vous tenez des propos qui n'ont pas cette place dans la République, du coup ces actions doivent être dissoudre. Moi je demande juste à M. Darmanin de faire preuve d'équilibre, de justesse, qu'il s'attaque à tous ceux qui veulent s'en prendre à notre démocratie et à notre République, qu'ils viennent de l'extrême-droite ou de l'extrême-gauche. Nous, Rassemblement National, nous sommes très clairs sur notre position.

1:47
Invité

Puisqu'on parle de dissolution, justement, il y a un autre collectif que le ministère de l'Intérieur veut dissoudre, ce sont les Soulevements de la Terre, qui sont connus pour leur lutte écologiste radicale. Ils se sont fait connaître, on s'en souvient, à Sainte-Solines en fin d'année dernière. Gérald Darmanin avait alors parlé d'écoterrorisme, et aujourd'hui même, le Conseil d'État examine justement le référé de Soulevements de la Terre, qui conteste cette décision de dissolution. Là aussi, vous apportez votre soutien à Gérald Darmanin ?

2:10
Edwige Diaz

Moi, je ne voudrais pas que la justice soit instrumentalisée par des partis politiques d'extrême-gauche qui viennent galvaniser ces groupuscules qui sont particulièrement radicalisés, particulièrement violents. Vous l'avez dit notamment à Sainte-Solines. Moi, je me réjouis que M. Darmanin ait prononcé la dissolution de ce groupuscule, mais j'aurais aimé qu'il agisse en avant. Je vais vous donner un exemple à l'occasion du projet de loi de finances.

Donc, avant qu'il passe par 49-3, nous, au Rassemblement National, nous avions déposé un amendement visant à supprimer l'avantage fiscal dont bénéficient ces associations qui portent atteinte à l'unité de la République et qui sont à l'origine du chaos. Et je regrette, malheureusement, que la majorité ait refusé cet amendement de bon sens qui aurait eu plusieurs effets, notamment celui de faire en sorte que l'argent public et l'argent du contribuable ne servent pas des associations, des groupuscules qui visent à déstabiliser notre République.

3:13
Invité

Mais c'est vrai que là, aujourd'hui, on voit deux dissolutions de deux groupements très différents. Et est-ce que vous les mettez sur le même plan ? C'est ça qui interpelle tout de même un soulèvement de la terre, qui certes est dans une lutte radicale, mais en faveur de l'environnement et contre le réchauffement climatique, et une organisation civitas qui est clairement dans des propos complotistes et aujourd'hui antisémites.

3:32
Edwige Diaz

Moi, je pense que les soulèvements de la terre, en fait, je pense que le motif écologiste est un prétexte pour eux. Je pense que ces gens sont adeptes du chaos. Ils sont soutenus, encouragés par une certaine frange des partis politiques français, notamment certains individus, certains élus même, de la NUPES. Et je pense que ces groupes fucules sont particulièrement dangereux.

3:57
Invité

Mais leur cause est-elle juste ? C'est ça aussi qui est important ?

4:02
Edwige Diaz

Je fais la différence et je ne me laisserai pas instrumentaliser par leurs effets d'annonce. Moi, je trouve que la cause de l'environnement est juste. Or, je pense que les soulèvements de la terre instrumentalisent cette cause, l'utilisent comme un prétexte pour tout casser et pour instaurer le chaos. Pourquoi ils peuvent le faire ? J'ai envie de vous dire librement. Parce qu'ils sont soutenus par certains partis politiques, parce qu'il n'y a pas de sanctions en face, et parce qu'en plus, ils bénéficient d'un certain double discours, peut-être d'un peu de lâcheté de la part de la Macronie, qui, comme je l'ai dit, ne décide pas de s'attaquer à eux d'un point de vue financier.

Comme je l'ai dit, la Macronie aurait pu accepter l'amendement du Rassemblement National visant à leur supprimer le droit à la déduction fiscale lorsqu'ils perçoivent des dons.

4:47
Présentateur

Edwige Diaz, à la pompe, les prix repartent à la hausse. On le voit ce matin avec une hausse d'une dizaine de centimes en un mois. Que peut faire le gouvernement face à cela ?

5:00
Edwige Diaz

Beaucoup de choses. Beaucoup de choses, et permettez-moi de vous dire que malheureusement, il n'y a pas que les prix du carburant qui augmentent. Le prix de l'électricité, le prix du timbre, le prix d'alimentation pour les animaux, le prix des fournitures scolaires aussi. Et face à cette perte évidente de pouvoir d'achat des Français, le gouvernement reste impassible. Nous, au Rassemblement National, avec Marine Le Pen, ça fait plusieurs mois que nous leur proposons de se saisir de cette question, parce qu'aujourd'hui, trois quarts des Français estiment avoir perdu du pouvoir d'achat quand même. Donc ça, c'est considérable.

Et nous proposons, par exemple, sur le prix du carburant, qu'on baisse la TVA, qu'on la passe de 20% à 5,5%. Le gouvernement s'y refuse. Ils nous ont proposé l'été dernier une série de chèques qui, finalement, a coûté très cher à l'État. Et il n'y a pas de solution durable. Et là, l'augmentation du prix du carburant arrive en plein cœur de l'été. C'est un peu un coup de couteau dans le dos que se prennent les Français. Déjà qu'il y a un Français sur deux qui ne peut pas partir en vacances. Et les autres Français qui peuvent partir en vacances, aujourd'hui, voient leur budget vacances qui est plombé par cette augmentation du prix du carburant.

6:05
Invité

Même la baisse de la TVA aussi. Ce sont des milliards à la charge de l'État. Si jamais vous passez de 20% à 5,5%, vous en parlez pour le carburant. Et vous voulez le faire aussi sur plusieurs produits du quotidien. Mais ça peut être des milliards. On dit même 10 milliards d'euros. Donc, vous voyez, c'est aussi un budget pour l'État.

6:18
Edwige Diaz

C'est que ça aurait été durable. Et là, en fait, c'est une mauvaise surprise. C'est que le gouvernement nous avait promis que les prix à la pompe baisseraient durablement. Or, on voit en plein cœur de l'été que le prix du carburant augmente. Mais vous savez, le gouvernement ne tire aucun enseignement. Ce qui a mis les gilets jaunes dans la rue il y a quelques années, c'était précisément l'augmentation du prix du carburant. Et aujourd'hui, nous avons non seulement l'augmentation du prix du carburant, et nous avons aussi tout un tas de produits de consommation, de dépenses contraintes qui augmentent pour les Français. Et je pense bien sûr aussi à la question du prix de l'électricité.

Là, le gouvernement aurait des leviers pour faire baisser ce prix de l'électricité.

6:56
Invité

Mais vous voulez là aussi à nouveau un bouclier sur l'électricité ? Parce que ça aussi, c'est des milliards. Au bout d'un moment, on peut, comme ça, accorder beaucoup de ristournes. Sur l'électricité... Et donc les Français, in fine.

7:05
Edwige Diaz

Alors, il n'y a pas que ça. Moi, je me souviens de Bruno Le Maire. Il y a quelques mois, nous disant qu'il allait négocier avec la Commission européenne pour qu'on arrête de corréler le prix de l'électricité sur le prix du gaz, qui est beaucoup plus cher. On allait voir ce qu'on allait voir. Or, Bruno Le Maire est revenu bredouille. Et aujourd'hui, il fait payer ses échecs aux Français qui voient leur facture augmenter de 31% en deux ans.

7:29
Invité

Ça pourrait être 75% si l'État n'était pas intervenu avec un peu plus cher.

7:32
Edwige Diaz

Oui, mais ça pourrait être surtout beaucoup moins si, je vous dis, si on arrêtait le mécanisme de l'arène, si on sortait du marché européen de l'énergie, si on n'avait pas investi autant dans les énergies renouvelables qui sont très coûteuses. Et je pense notamment au raccordement qui pèse sur la facture des Français. Et je pense aussi à l'abandon de la filière du nucléaire. Donc, en fait, le gouvernement, aujourd'hui, fait payer aux Français la facture de ses renoncements, de ses mensonges et de son incompétence.

8:02
Présentateur

Vous restez avec nous, Edwige Diaz, député Rassemblement National de Gironde. On poursuit cet échange après le fil-info de 8h41 avec Valentine Letesse. Les recherches sous les décombres ont repris à l'aube en Ukraine. Au moins 7 morts et une soixantaine de blessés après des bombardements russes sur la ville de Pokrovsk. C'est à l'est du pays. Le carburant, plus cher depuis le début du mois de juillet. Les prix augmentent à la pompe. 11 centimes de plus en moyenne pour le sans-plomb. 114 centimes sur le litre de gazole. Principalement à cause des restrictions de production de pétrole décidées par l'Arabie Saoudite et la Russie.

L'Allemand, accusé par sa femme de séquestration, de viol et de torture depuis 11 ans, dément toute violence en garde à vue. Cet homme de 55 ans a été arrêté hier à Forbach, en Moselle. Son épouse a donné l'alerte. Mais selon les informations de France Info, le parquet se montre très prudent en raison de son état de santé. La huitième recrue de l'été du Paris Saint-Germain s'appelle Gonzalo Ramos. L'attaquant portugais du Benfica Lisbonne est prêté au club parisien jusqu'à la fin de la saison avec une option d'achat. Il s'est notamment distingué au cours du mondial l'an passé avec un triplé marqué contre la Suisse en huitième de finale.

9:21
Invité

On est avec Edwige Diaz, député RN de Gironde et vice-présidente du Rassemblement national. Edwige Diaz, hier la secrétaire d'Etat à la ville Sabrina Gresti-Roubache a été recadrée par Matignon pour avoir été la première personnalité politique du gouvernement à accorder une interview au JDD. Est-ce que vous apportez votre soutien à la secrétaire d'Etat ?

9:44
Edwige Diaz

Moi je pense en effet que les membres du gouvernement devraient avoir la liberté de s'exprimer dans toute la presse. Enfin, qu'est-ce que c'est que cette méthode de stigmatiser un journal parce qu'on n'est pas d'accord avec sa ligne éditoriale ? Moi je pensais naïvement qu'en France on était attaché à la liberté d'expression et à la liberté de la presse. Moi je trouve que plusieurs ministres se sont illustrés par leur sectarisme en ce qui concerne l'affaire du JDD. Il y a quelques semaines c'était la ministre de la Culture et puis hier c'est le ministre des Transports qui s'en prend à la ministre de la Ville. Voilà, Clément Beaune.

Bon écoutez, moi j'appelle le gouvernement à faire preuve d'ouverture d'esprit et à respecter des principes essentiels de notre démocratie et de notre République. Liberté de la presse, liberté d'expression.

10:33
Présentateur

Même après six semaines de grève pour une équipe de journalistes qui refusait d'être dirigée par un journaliste d'extrême droite ?

10:39
Edwige Diaz

Alors je ne sais pas si le journaliste en question est un journaliste d'extrême droite. En l'occurrence, c'est un journal... Enfin voilà, je veux dire, je pense que M. Lejeune a une audience.

10:51
Présentateur

Geoffroy Lejeune, sous sa direction, son ancien journal Valeurs Actuelles a été condamné pour injure publique à caractère raciste.

10:57
Edwige Diaz

Il y a beaucoup de journaux qui ont été condamnés. Moi, je ne fais pas l'amalgame. Il peut y avoir une condamnation. Ça ne fait pas du journal un journal d'extrême droite. Moi, aujourd'hui, je vois que Valeurs Actuelles et le JDD ont des lecteurs et il faut respecter ces lecteurs. Moi, j'étais un peu surprise de la part de cette grève, de ces journalistes qui, là aussi, se sont illustrés par leur sectarisme. Mais je suis contente que le JDD ait pu être publié dimanche. Je pense que c'est une...

11:27
Invité

Mais le fait que Geoffroy Lejeune, très rapidement, ait soutenu Éric Zemmour à la dernière présidentielle, c'est un problème pour vous ou pas ?

11:33
Edwige Diaz

Ben non, c'est ce que je vous dis. Moi, je suis attachée à la liberté d'opinion.

11:35
Invité

Même si Éric Zemmour n'est pas toujours un adversaire politique ou pas pour vous ?

11:38
Edwige Diaz

Mais tout à fait, je suis cohérente avec ce que je dis. Nous sommes attachés à la liberté de la presse, d'opinion et d'expression. C'est la raison pour laquelle nous nous défendons la liberté de travail de M. Lejeune. Et puis, nous défendons la liberté de parution du JDD et la liberté d'expression des ministres dans tous les médias de France.

11:55
Présentateur

Edwige Diaz, dans son interview au Figaro Magazine la semaine dernière, Emmanuel Macron défend une vision ouverte de la France, pays d'immigration qui continuera de l'être. Voilà ce qu'affirme le Président. Sauf si vous arrivez au pouvoir, c'est ça ?

12:09
Edwige Diaz

C'est sûr qu'avec Emmanuel Macron, nous avons des avis particulièrement divergents. Lui n'est pas déjà très clair en matière d'immigration. Et on voit que M. Darmanin est un petit peu coincé. Il nous parle de cette loi immigration. Tant mieux, parlons-en. Ça fait un an qu'on nous annonce une loi visant à réformer l'immigration. Au début, on se dit parfait. Emmanuel Macron a enfin entendu les Français. Et notamment, c'est plus de 70% des Français qui souhaitent voir notre politique migratoire réduite. Bon, alors, M. Darmanin nous annonce sa grande loi l'année dernière qui, finalement, n'arrive jamais. Elle est remplacée en fin d'année par un débat sans vote à l'Assemblée nationale.

Puis le texte part au Sénat. Il n'arrive pas à l'Assemblée nationale. Et comme le texte sorti du Sénat ne convient pas au gouvernement, on nous dit que le texte va revenir à l'Assemblée nationale à l'issue d'un Conseil des ministres, pas avant janvier 2024. C'est quand même très long, tout ça, parce que les Français attendent du changement en matière migratoire. Et ce qui me désole encore davantage, c'est qu'Emmanuel Macron ne s'interdit pas d'utiliser le 49.3 pour un texte éminemment important.

Nous, au Rassemblement national, nous demandons un référendum sur l'immigration parce que c'est un sujet éminemment important qui est coûteux pour les finances publiques, qui peut porter atteinte à la civilisation de notre pays. Et c'est pour ça que nous disons que les Français doivent s'exprimer directement sur ce sujet et pas le faire par des chemins détournés avec finalement pas de liberté ni des parlementaires ni des Français sur cette histoire.

13:45
Invité

Sur le fait que la France est un pays d'immigration, c'est une réalité. Beaucoup de Français qui nous écoutent, et vous-même y compris, avez vraiment des origines qui sont multiples. Je crois que vous-même avez des origines espagnoles. En quoi cela est contestable ? Nous sommes un pays d'immigration, nous devons le rester. Pour vous, vous fermez toutes les frontières.

14:00
Edwige Diaz

Non, on n'est pas du tout dans la caricature. Nous nous disons qu'il faut être intransigeant vis-à-vis de l'immigration illégale. C'est-à-dire que si vous rentrez illégalement sur notre territoire, vous ne serez jamais régularisé. Et après, il ne faut pas être naïf par rapport aux voies qui peuvent être dévoyées, c'est-à-dire les demandes d'asile, les mineurs non accompagnés qui sont pour certains pas mineurs et très bien accompagnés, le regroupement familial, les visas pour les études.

14:28
Invité

Donc on provient de pays européens et du pays du Maghreb. On sera d'accord.

14:31
Edwige Diaz

Mais nous nous disons, si vous arrivez en France, si vous arrivez en France de manière légale, que vous remplissez vos documents, et d'ailleurs nous nous disons qu'il faut remplir son dossier dans les ambassades ou dans les consulats du pays d'origine. Et si vous êtes accepté pour venir en France, qu'en plus vous travaillez, vous payez vos impôts, vous éduquez vos enfants correctement, vous leur enseignez l'amour du pays, et bien dans ce cas-là, il n'y a pas de problème avec l'immigration.

14:56
Invité

Est-ce qu'il y aura des visas, par exemple, sous un éventuel gouvernement, Rassemblement National, des visas pour des gens venant du Maghreb pour travailler en France, par exemple, si c'est nécessaire et s'ils remplissent les conditions impératives ?

15:07
Edwige Diaz

Ça dépend ce que vous entendez par travail. Mais en l'occurrence, si vous voulez faire venir de la main-d'œuvre massivement dans notre pays, nous ne nous sommes pas favorables parce que nous considérons...

15:16
Invité

Massivement, ce que dit le gouvernement, c'est en fonction des besoins aussi.

15:18
Edwige Diaz

Oui, le problème, c'est qu'on a malheureusement beaucoup de chômage en France. Et moi, je pense qu'il faut d'abord faire travailler les Français. Oui, mais c'est quand même plusieurs millions de Français qui aimeraient avoir un travail et qui se voit mis directement en concurrence avec une main-d'œuvre étrangère qui pèse à la baisse sur les salaires. Et donc, nous, nous refusons ce dumping social. Oui, et plus de 5 millions de chômeurs.

15:43
Présentateur

Et peut-être des citoyens français qui ne souhaitent pas toujours prendre ces postes-là dans ces secteurs en tension. Et si des travailleurs étrangers sont à ces postes, vous les expulsez ?

15:50
Edwige Diaz

Moi, je conteste cette idée largement répandue par un grand patronat, par les macronistes, comme quoi les Français seraient des feignants et ne voudraient pas travailler. S'il y a des emplois qui ne sont pas pourvus en France, c'est parce qu'il y a un problème de formation et il y a un problème de rémunération. C'est la raison pour laquelle, avec Marine Le Pen, nous avons proposé de rendre ces métiers en tension attractifs. Nous avons dit aux chefs d'entreprise « Nous vous proposons un deal gagnant-gagnant. Vous augmentez de 10% les salaires dans la limite de 3 fois le SMIC et nous vous exonérons de cotisations patronales.

» Voilà, essayons cette mesure qui n'a jamais été essayée et nous verrons ensuite si nous avons besoin de faire venir davantage de main-d'oeuvre étrangère.

16:30
Invité

Très rapidement, une initiative politique annoncée par Emmanuel Macron, il l'annoncera à la fin du mois d'août, c'est dans l'entretien qu'il a accordé au Figaro Magazine. Il s'agirait d'une série de rencontres proposées aux forces politiques de l'arc républicain. C'est ce qu'a précisé ensuite l'Elysée, ce qui, à demi-mot, veut dire « sans vous », « sans le Rassemblement National », vous le regrettez ? »

16:46
Edwige Diaz

Oui, parce qu'Emmanuel Macron reste recroquevillé sur lui-même, il n'a tiré aucun enseignement de la crise des Gilets jaunes, du rejet qu'a engendré sa politique suite à l'activation massive des 49-3, suite aux émeutes qui s'est produit dans le pays.

17:01
Invité

Il regarde peut-être aussi les sondages, celui du mois de juin de l'IFOB disait que 59% des Français considèrent que vous êtes un parti toujours raciste et que vous êtes majoritairement un parti dangereux pour la démocratie. C'est peut-être aussi ce que regarde...

17:13
Edwige Diaz

Moi, ce que je vois, c'est que Marine Le Pen fait partie des personnalités politiques préférées des Français, que le Rassemblement National est devenu le parti politique préféré des Français et que les Français ont, dans l'immense majorité, une bonne image du travail parlementaire réalisé par nos députés à l'Assemblée Nationale. Donc moi, je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron s'arroge le droit d'exclure 42% des Français qui ont voté pour Marine Le Pen et s'assoit sur le résultat démocratique issu des élections législatives qui a porté 88 députés Rassemblement National dans cet hémicycle. Si vous changez d'avis

17:44
Présentateur

et vous invite finalement, vous irez donc ?

17:47
Edwige Diaz

Oui, mais nous, nous jouons le jeu de la démocratie, nous jouons le jeu des institutions. Nous ne sommes pas comme Emmanuel Macron, mais au moins, les Français se rendent compte du vrai visage de cet homme qui se caractérise par son sectarisme et par son mépris de notre démocratie. Edwige Diaz,

18:02
Présentateur

députée RN de Gironde et vice-présidente du Rassemblement National, invitée ce matin du 8.30 France Info. Merci.

18:10
Locuteur

Merci.