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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 13 avril 2025 19 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & internationalJustice

S'engager pour une République de vigilance - La force de l'engagement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi écrire ce livre aujourd'hui ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Être féministe, c'est être universaliste. Comment tenir cette ligne face aux discours relativistes ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Faut-il fixer des limites claires au port du voile dans les compétitions sportives ?

  • 13:01OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la montée de l'antisémitisme en France ?

  • 17:01OuverteRéponse directe

    Où en est-on sur l'éducation à la vie affective et sexuelle à l'école ?

  • 22:01OuverteRéponse directe

    Quel est le prix de l'engagement au féminin aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:50Aurore BergerChiffre
    « L'âge moyen d'exposition à la pornographie se situe entre 10 et 11 ans pour les enfants. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

AGP association d'assurés engagés et responsables présente Sud Radio le grand matin weekend la force de l'engagement Muriel Rus. Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Aurore Berger, ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations et surtout figure engagé de notre vie publique sur les questions républicaines, féministes et laïques.

Mais avant d'ouvrir ce dialogue, je vous propose, comme chaque dimanche de prendre un temps de recul de conviction et de nous engager pour une République lucide, active, non complaisante, une République de vigilance. Une République qui ne se contente plus de principes proclamés mais qui agit. Une République qui ne tolère ni les replis identitaires, ni les populismes manipulateurs, ni les violences sexistes dissimulées dans le silence des institution.

Une République qui refuse l'impuissance face à ceux qui la menacent de l'extérieur comme de l'intérieur. Car la République ce n'est pas qu'un mot figé sur un fronton, c'est une promesse vivante, fragile, exigeante. Une promesse de liberté, d'égalité, de fraternité et surtout une promesse de vigilance.

Or, ce qui menace aujourd'hui notre République ne vient pas seulement des extrêmes. Les menaces sont aussi dans nos silences, nos renoncements, dans cette fatigue démocratique qui pousse à détourner le regard, à baisser la tête, à laisser faire. Quand les violences faites aux femmes et aux enfants sont encore minimisées, contesté, parfois même niées.

Quand l'antisémitisme ressurgit décomplexé sans que cela ne choque plus vraiment, quand laïcité, ce bien commun, est manipulé comme une arme de division au lieu d'être une boussole d'unité. Quand la question du consentement, de la justice, de la dignité reste suspendue à des arbitrages politiques quand les discours populistes franchissent les lignes rouges et que plus personne ne semble les voir. La République ne tient pas toute seule.

Elle exige qu'on la serve. Elle se fit sûre chaque fois qu'on accepte l'inacceptable. Elle recule chaque fois qu'on pactise avec la peur.

Elle s'éteint chaque fois qu'on ferme les yeux sur une injustice. L'exigence républicaine, c'est de refuser ces zones grises. C'est nommer ce que d'autres veulent terre.

C'est de dire que les violences sexuelles ne s'effassent pas avec le temps que la mémoire des corps vaut autant que celle des dossiers. C'est de considérer que les droits des femmes et des enfants comme le socle même d'une démocratie digne de ce nom. La République de vigilance ce n'est pas une République de surveillance, c'est une République de responsabilité, celle qui engage les politiques, les institutions, les entreprises, les citoyens, celle qui ne fait plus de compromis avec l'essentiel.

Aujourd'hui, je reçois Ror Berger, ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, figure engagé au sein du gouvernement sur des questions essentielles républicaines, laïque, féministe. Merci Aurore d'avoir accepté cette invitation. Alors, vous venez de publier un livre fort, sincère, sans langue de bois, nos combats pour la République.

Un livre qui prend la forme d'un appel à se dresser face au défis de notre temps, mais aussi un geste de transmission à la génération qui vient. Vous l'avez dédié à votre fille Victoire âgée de 2 ans en imaginant qu'un jour elle vous poserait la question "Mais c'est quoi ton métier maman ?" Alors pourquoi c'était si important d'écrire ce livre aujourd'hui ?

Déjà parce que je pense que l'écrit est important euh par rapport au combat que vous énonciez dans dans votre édito, euh je pense que prendre le temps de l'écrit, le prendre le temps du recul euh est absolument essentiel dans une société qui malheureusement parfois manque de recul, manque de nuance dans un rapport au temps qui s'est aussi particulièrement accéléré. Euh donc il y avait ça, il y avait cet enjeu de transmission en effet euh à la fois intime et personnel euh mais au-delà de mon propre cas et de ma fille qui a un enjeu de transmission à des générations où on voit qu'aujourd'hui il y a quelque chose qui est peut-être en train de se fissurer et il faut immédiatement l'acter pour surtout le réparer, le corriger parce que si ça se fissure auprès des plus jeunes générations, si notre capacité d'indignation face aux violences, si notre capacité de réaction face à ce qui qu'on nous on considère comme intolérable notre capacité d'action surtout sur des valeurs qui nous pens que nous pensions irréversibles et qu'ils sont de moins en moins la République, la laïcité. Moi j'appartiens à une génération pour laquelle c'est plus des évidences alors que ça devrait être des évidences.

Donc c'est ça aussi cette logique de transmission de combats qui sont des combats intimes et qui sont d'abord des combats que toute la société devrait porter. Alors, vous affirmez qu'être féministe, c'est être universaliste. Oui.

Euh, autrement dit, défendre des droits qui s'appliquent à toutes les femmes partout, sans exception, sans relativisme culturel et religieux. Comment peut-on tenir cette ligne dans une société où certains discours hésitent à dénoncer des formes d'oppression au nom du respect des cultures, des traditions ou de certains particularismes ? Je pense qu'il faut aucun relativisme euh il faut aucun accommodement raisonnable parce qu'en fait ils sont déjà des raisonnables.

C'est déjà des raisonnables de s'accommoder euh dans taille qui sont faites à nos principes. Nos principes d'égalité, nos principes de respect qui conduisent ensuite à l'émancipation et à la liberté, au fait que nos petites filles comme nos petits garçons, ils peuvent rêver grand, ils peuvent rêver à ce qu'ils veulent pour eux-mêmes et pour les autres. Et on voit bien que ces entailles, elles existent.

Elles existent sous deux influences. euh l'influence néoconservatrice qui est ce vent mauvais qui souffle aujourd'hui des États-Unis euh et qui fait que euh dans beaucoup d'États des États-Unis aujourd'hui l'accès à l'avortement est devenu illégal, que les médecins ils sont poursuivis s'ils pratiquent des avortements, y compris euh sur des femmes voire des enfants qui ont pu euh subir un viol. Il faut avoir en tête que ça se passe aujourd'hui dans ce qui est supposé être la plus grande démocratie au monde, les États-Unis, et puis par l'influence de l'idéologie islamiste qui emporte un certain nombre d'États et dans lesquels on voit bien que les premières attaques sont évidemment à l'encontre des droits fondamentaux et premiers des femmes.

Leur droits à s'exprimer, leur droit à être, leur droit à exister, leur droit à vivre, leur droit à avoir accès à la santé, avoir accès à l'éducation. Et donc il ne faut rien accepter ni d'un côté ni de l'autre. Il ne faut rien considérer comme anecdotique et il ne faut s'accommoder encore une fois d'aucune de ces entraves et de ces entailles parce que si on s'accommode alors on laisse faire et si on laisse faire on laisse dériver.

Et si on laisse dériver, ça veut dire qu'on aura plus la même société demain par rapport à celle qu'on a aujourd'hui et qui est déjà fragile. Et d'ailleurs dans ce prolongement hein, j'aimerais vous entendre sur le port du voile, un sujet qui continue de susciter des vives débats. Faut-il que la République fite fixe des limites claires à son port, quels que soient les lieux concernés et où placer la frontière entre la liberté individuelle et l'exigence républicaine de neutralité ou d'égalité ?

Alors, il y a déjà des principes qui existent évidemment sur la laïcité. Euh et on voit bien d'ailleurs aujourd'hui que plus personne finalement n'arrive à s'accorder sur ce terme, euh qu'on arrive plus à en donner la même définition et qu'on a besoin d'adjectiver, de dire que la laïcité, elle serait ici stricte, elle serait ici ouverte. Non, la laïcité, elle est et la laïcité, c'est d'abord une promesse et c'est la possibilité en fait de la liberté dans la société, de la liberté d'opinion.

La religion étant une de ses opinions, mais c'est aussi la liberté d'opinion politique notamment dans notre pays. Et c'est une des conditions premières d'émancipation des femmes, laïcité. Donc encore une fois, la laïcité n'est pas une oppression.

Laïcité est une promesse de liberté et d'émancipation. Et on voit bien à quel point certains essayent de retourner l'argument de la liberté, de la laïcité contre nous. L'exemple plus frappant aujourd'hui, la question qui est posée dans le monde du sport.

Euh puisque nous voyons bien que certains essayent de dire aux femmes et aux femmes musulmanes dans notre pays, "Regardez, vous n'êtes pas les bienvenus dans la République puisqu'il vous empêcherait de faire du sport euh si vous êtes voilé." Non, la République, elle accueille tout le monde. La République, elle garantit les mêmes droits à toutes et à tous.

La République, elle ne choisit pas, elle ne différencie pas, elle n'essentialise pas. Et la République, elle dit évidemment que toutes les femmes, que toutes les filles ont le droit de faire du sport et tous les sports, ceux qui veulent les en priver sont ceux qui considèrent qu'elles n'auraiit le droit de les pratiquer que si elles se conforme que si elles se conforme ou se soumettent finalement à des précepts idéologiques et des précepts religieux. Et c'est bien ça qu'il faut avoir en tête parce que on peut se dire à titre individuel, peut-être que tout le monde n'a pas en tête ces préceptes là ou ces principes-là au nom d'une liberté individuelle.

Sauf qu'encore une fois, ça crée ensuite une société euh ça crée une pression sociale. Donc il faut poser des règles et c'est à la loi de poser les règles. C'est pas à à l'état de se reposer ici sur un club sportif, ici sur une fédération en disant "Débrouillez-vous euh et vous édicterez la règle." Non, parce que c'est pas à eux d'être en première ligne, c'est à l'état d'être en première ligne et donc c'est à la loi de poser un principe.

C'est pour ça que on soutient euh cette modification de la loi pour dire bah de manière assez simple en fait que dans les compétitions sportives, bah en fait le seul maillot qu'on porte c'est celui de son équipe et donc que ses opinions religieuses ou politiques, elles restent au vestiaire. Et je pense que c'est un bon principe qu'on doit poser que je partage évidemment. Donc cette laïcité comme outil de justice sociale, c'est extrêmement important.

Le 7 octobre a été un traumatisme. Euh, dans votre livre, vous posez une question d'ailleurs essentielle. Avons-nous été au rendez-vous pour les 1200 victimes du Hamas ?

Et sommes-nous encore à la hauteur face à la vague d'antisémitisme qui s'estvit en France ? Quelques chiffres, hein, 1570 actes antisémites recensés euh en 2024, plus de quatre fois plus qu'en 2022. une enquête typos qui révèle qu'un français sur deux adhère aujourd'hui au moins à un préjugé antisémite.

Comment est-ce qu'on peut expliquer un tel basculement ? Comment la République peut lutter contre cette montée de haine ? Déjà, moi, il y a toujours une question qui me frappe et j'essaie d'en parler d'ailleurs dans le livre, c'est que souvent quand moi je me suis emparée de cette question très tôt, j'ai pas attendu d'être ministre pour m'exprimer sur la lutte contre l'antisémitisme ou la lutte contre l'antisionisme d'ailleurs.

Et tout de suite, on me dit "Mais pourquoi ça te concerne autant ? Pourquoi tu en parles autant ?" Comme si en fait, on avait pas le droit de se sentir concerné si on éétait pas intimement concerné.

En clair, certains me disaient "Comme tu n'es pas juive, pourquoi ça t'intéresse en fait parce que je suis française, parce que je suis universaliste, parce que je suis laïque, parce que je suis attachée à nos principes républicains et parce que l'antisémitisme est une tâche sur nos principes républicains et qu'on sait bien que ça commence par l'antisémitisme et qu'ensuite d'autres formes de haine peuvent s'instiller dans nos démocraties. Et d'ailleurs, c'est pas un hasard si depuis le 7 octobre toutes nos démocraties ont été attaquées et ont subi un regain massif d'antisémitisme qui a un risque vraiment de de réenracinement dans nos démocraties de l'antisémitisme. Ça suppose quoi ?

Ça suppose qu'on soit très clair sur nos principes et sur nos valeurs. Ça suppose qu'on rappelle toujours que le 7 octobre, c'est d'abord des attentats terroristes perpétrés par le Hamas. 1200 personnes qui ont été ciblées parce que juive et qui ont été assassinées.

De rappeler que 50 Français sont morts dans les attentats terroriste du Hamas ou ensuite dans les jaules du Hamas de continuer à nous battre pour la libération de tous les otages, même s'il n'y a plus d'otage français, de tous les otages qui sont encore détenus évidemment et d'être implacable à chaque fois qu'il y a une attaque, une insulte, une intimidation, une agression à caractère antisémite. Parce que dans notre pays, l'antisémitisme a tué. Quand on parle de la question des préjugés, je dis après tout, est-ce que c'est bien grave que quelqu'un adhère à un préjugé ?

C'est insupportable. Ilanalimie quand il est assassiné, ce jeune homme, il est assassiné. Pourquoi ?

Il est pris pour parce qu'il est juif et parce que les barbares comme il s'appelle eux-mêmes disent comme il est juif, il a donc de l'argent. Donc on pourra obtenir une rançon. Donc ça veut dire que le préjugé antisémite, c'est ça qui a valu à Elan Almi, le martyre terrible qu'il a subi pendant des jours et des jours de souffrance jusqu'à la mort.

Et donc il faut avoir en tête que ces préjugés, c'est à nous et c'est notre responsabilité de les déconstruire, de transmettre évidemment cette mémoire à nos enfants, de transmettre cette actualité au-delà de la mémoire à nos enfants, d'où le rôle de l'école et d'où évidemment les enjeux de sanction qui doivent pouvoir exister. C'est ça que je fais quand je relance les assises de lutte contre l'antimidie. C'est dire on doit avancer sur deux piliers. l'éducation, formation des enseignants, transmission, réactualisation aussi de la manière avec laquelle on transmet et la sanction parce qu'on voit bien aujourd'hui que l'antisémitisme, il a changé de visage, il s'est renouvelé, c'est malheureusement sa force, sa capacité à se renouveler et que derrière la haine des complexés d'Israël et l'antisionisme, il y a évidemment aujourd'hui de l'antisémitisme.

Alors justement sur les enfants, sur ces questions d'éducation, vous pointez la violence sur les réseaux sociaux, la radicalité qui écrase toute forme de pondération. les stéotypes virilistes sexistes qui pulent au mépris de toutes nos valeurs de respect. L'âge moyen d'exposition à la pornographie se situe entre 10 et 11 ans pour les enfants.

Vous avez œuvré fortement pour les programmes que les programmes de à l'éducation, à la vie affective, relationnelle et sexuelle soit enfin appliqué à l'école. Où en est-on concrètement aujourd'hui ? Comment est-ce qu'on peut protéger nos enfants dès le plus jeune âge ?

Déjà, je veux dire aux parents qui nous écoutent et qui peut-être sincèrement se posent des questions sur les programmes d'éducation à la euh vie affective, relationnelle et à la sexualité parce qu'à force d'entendre beaucoup de fausses informations, je peux comprendre que certains s'inquiètent. C'est leur dire que ces programmes sont des programmes sérieux, euh lucides, fait avec des professionnels qui connaissent nos enfants et qui évoluent en fonction de la maturité de nos enfants. Évidemment, on ne va pas parler de sexualité à des enfants en maternel ou au primaire.

Ça n'est pas au programme. D'ailleurs, les programmes sont publics, donc les parents peuvent aller consulter ces programmes. Par contre, dès le plus jeune âge, on peut expliquer à nos enfants des principes essentiels dont ils ont besoin pour toute leur vie.

Des principes de respect, des principes d'intégrité du corps, ce qu'on a jamais le droit de leur faire, ce que eux-mêmes n'ont jamais le droit de faire aux autres sur la question du consentement notamment. Et parce qu'on a un fléo qui est un crime de masse qui est la question des violences sexuelles infligées à nos enfants. Aujourd'hui, à l'heure où on se parle, il y a 160000 enfants chaque année qui dans notre pays, la France subissent des violences sexuelles, des abus sexuels, des agressions sexuelles, voire l'inceste.

Et donc, ils ont besoin d'avoir des points de repère. Et les tout petits, leur points de repère, il est où ? Quand il est pas dans la famille ou parce que la famille est dysfonctionnelle, il est à l'école. et se dire que à l'école, ils entendront ce qu'on a jamais le droit de leur faire et qu'ils pourront du coup révéler les violences que peut-être ils subissent ou qu'ici un cousin, ici un ami, ici un frère ou une sœur subit et bien c'est absolument essentiel.

Et puis après, en fonction de la maturité, on va aborder d'autres choses parce que vous l'avez dit aujourd'hui les parents, malheureusement ils sont en concurrence. Ils sont en concurrence avec les téléphones de leurs enfants, ils sont en concurrence avec les écrans, ils sont en concurrence avec euh toutes les informations et des information qui circulent et toutes les images qui circulent, notamment la question de la pornographie. Et la pornographie aujourd'hui, c'est une facilité trop déconcertante d'accès et c'est des millions de contenus d'une violence insoutenable.

C'est pas les scénarios à l'au de rose qui pouvaient exister il y a encore 15 ou 20 ans. C'est pas ça. C'est de la violence.

C'est des actes de torture, c'est des actes de barbarie. Et si nos enfants dans leur cerveau se disent des 10 ans, des 11 ans qu'en fait la sexualité ça n'est que de la violence, que de la domination euh que que de la torture puisque c'est ces images-là auxquelles ils sont confrontés, alors ça ne peut pas fonctionner ensuite de se dire qu'on va être dans une société égalitaire. Donc on a changé la loi.

J'ai revu cette semaine le président de l'ARCOM qui est l'autorité en charge de la régulation sur ses contenus. Et donc aujourd'hui, c'est très simple. Les sites doivent se conformer à la loi française.

Que ce site soit hébergé en France ou en dehors même de l'Union européenne, à partir du moment où on peut y avoir accès en France, ils doivent s'y conformer. Ça veut dire qu'ils doivent garantir la vérification de l'âge et qu'ils ne sont en aucun cas accessibles au mineurs. Et s'ils ne s'y conforme pas, alors c'est très simple, les sites seront dééférencés.

C'est dire ils ne seront plus accessibles, ils seront bannis de notre pays. Et ça a déjà commencé. Ben, il y a un site par exemple qui a refusé par exemple de transmettre ses coordonnées, ses informations.

On a ordonné que aux hébergeurs de supprimer tout simplement l'accès à ce site internet. Les hébergeurs le font, ils ont l'obligation de le faire. Sinon, ils ont dans la loi des peines extrêmement lourdes, des amendes extrêmement lourdes, voir des peines d'emprisonnement.

Donc, on joue pas en fait parce que encore une fois, on parle de la santé mentale de nos enfants, on parle de risque de d'exposition à des contenus sur lesquels ils n'ont aucun recul. aucune prise et on voit bien ensuite ce que ça peut générer. Il y a une série importante qui est sortie qui est adolescence et cette série, elle explique ça.

Elle explique qu'en fait même quand la famille a l'impression de tout bien faire, malheureusement il y a encore aujourd'hui des choses qui nous échappent. Alors il y a le respect de la vie privée de nos enfants bien sûr, mais on doit être plus en contrôle parce que cette république de vigilance à laquelle vous appeliez, c'est ça. C'est pas le soupçon. euh c'est pas encore une fois euh l'excès de de contrôle alors que nos enfants ont le droit à une vie privée.

C'est juste garantir encore une fois qu'on les protège et ça c'est aussi le rôle de l'État évidemment le rôle des parents. Alors on arrive au bout hein. Je ma une dernière question une femme en politique c'est encore et trop souvent prendre des coups réels ou symboliques.

Euh on voit souvent trop encore des attaques sur les compétences sur le physique et et pas souvent sur le fond. C'est quoi le vrai prix de l'engagement au féminin aujourd'hui ? Heureusement, les choses ont changé et ont évolué et tant mieux.

Il y en a qui ont ouvert la voie et je pense que l'effet du nombre a changé. Le fait qu'on soit aujourd'hui nombreuse, qu'on a un gouvernement paritaire, qu'on ait une femme première ministre récemment, qu'on ait presque 40 % de femmes à l'assemblée à changer la donne, on vient de changer la loi sur la question de la parité dans les petites communes, dans les communes de moins de 1000 habitants. Et ça a été un débat très compliqué, très compliqué parce qu'on a vu des résistances très fortes à droite et à l'extrême droite dans des termes à mon avis très contestables.

Donc ça veut dire qu'il faut qu'on continue à ouvrir la voie et ça veut dire que quand on a accès à la parole publique, il faut porter cette voix de l'engagement justement de la mobilisation et dire aux femmes que leur place elle est dans des postes de pouvoir et de responsabilité et ne pas avoir peur du mot pouvoir parce que les femmes, on doit assumer aussi cette prise de pouvoir qui doit être la nôtre, pas contre les autres mais parce que on a besoin d'une société plus égalitaire, plus diverse, plus mixte et qu'on a besoin de ces représentations là si on veut bousculer les choses aujourd'hui mais le bousculer aussi pour les futures générations. Merci beaucoup Berger pour cet échange. Je recommande vivement à tous nos auditeurs de se plonger dans la lecture de votre livre de combat pour la République publié aux éditions Robert Lafond.

Un texte fort, sincère, nécessaire et je vous dis à tous à dimanche prochain. Sud Radio, le grand matin weekend, la force de l'engagement Muriel Reus avec AGP, association d'assurés engagé et responsable.

S'engager pour une République de vigilance - La force de l'engagement — Aurore Bergé · Pourquijevote