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Discours / meetingLe Cercle de Theia· 27 mars 2026 3 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Aurore BERGÉ, Ministre Déléguée, pour la Quatrième Nuit de l'Égalité - 26 mars 2026 Amiens

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Invité politiqueFait
    « Au cœur de ce moment s'installe une idéologie qui est structurée, organisée, particulièrement offensive, le masculinisme. »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « Celle qui raconte aux hommes qu'ils seraient les nouvelles victimes de l'égalité et qui transforme le progrès en spoliation, l'émancipation en persécution. »
  • 1:24Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, en France, 39 % des hommes pensent que le féminisme menace leur place. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « Ce courant ne menace pas seulement les femmes d'ailleurs, il menace nos démocraties. »

Temps de parole

  • Aurore Bergé100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Aurore Bergé

Madame la présidente, chère Marie- Thérèse Boutémie, mesdames et messieurs, il y a des nuits qui font briller les étoiles et des nuits qui nous ouvrent déjà des lendemains. Et cette nuit, vous ouvrez un débat de vérité et je veux saluer le travail remarquable du cercle de Teya. Je l'ai constaté en venant à votre rencontre, vous arrivez à mobiliser la jeunesse, les citoyens, les acteurs locaux autour de causes essentielles. L'égalité, la lutte contre les discriminations, l'accès à la culture, le lien entre les générations. Ce que vous faites justement, c'est créer du lien. Par votre engagement, vous ne vous contentez pas de porter des convictions.

Vous créez des espaces de dialogue, vous éclairez des sujets complexes, vous faites émerger des solutions nouvelles et dans ce moment de tension que nous vivons, vous tenez une ligne qui est courageuse et c'est exactement ce dont nous avons besoin. Au cœur de ce moment s'installe une idéologie qui est structurée, organisée, particulièrement offensive, le masculinisme. Et ce n'est pas une provocation marginale. Ce n'est pas une lubide féministe, c'est une idéologie de la régression et de la revanche. Celle qui raconte aux hommes qu'ils seraient les nouvelles victimes de l'égalité et qui transforme le progrès en spoliation, l'émancipation en persécution.

Aujourd'hui, en France, 39 % des hommes pensent que le féminisme menace leur place. Voilà jusqu'où cette idée a pénétré dans notre propre pays. Ce courant ne menace pas seulement les femmes d'ailleurs, il menace nos démocraties. Et cette idéologie, elle prospère là où il y a du vide, vide de repère, de transmission, de dialogue comblé ici par des contenus simplistes et viraux là diffusé massivement sur les réseaux sociaux. Et c'est précisément pour cela que nous devons nous mobiliser parce qu'en fait il y a une autre réalité, celle d'une prise de conscience massive des inégalités par les femmes et notamment les plus jeunes d'entre elles.

Une exigence d'égalité plus forte, plus affirmée, plus attendue que jamais. Nous devons donc comprendre pourquoi certains jeunes hommes ressentent un malaise, une perte de repère, parfois un sentiment de déclassement. Non pas et certainement pas pour excuser les discours sexistes, mais pour éviter qu'il ne prospère encore plus. Car le plus grand risque n'est pas le désaccord. Le plus grand risque, c'est la rupture entre les femmes et les hommes, entre les générations, entre les citoyens et les valeurs de la République. Notre réponse, elle doit être à la hauteur avec une responsabilité éducative transmettre à nos enfants et adolescents le respect, l'égalité, l'esprit critique.

Une responsabilité aussi culturelle pour proposer d'autres modèles de masculinité qui ne reposent ni sur la domination ni sur la peur. évidemment une responsabilité démocratique pour rappeler que l'égalité n'est pas une opinion parmi d'autres. C'est un principe fondamental de notre République et une condition déterminante de l'unité de notre nation. C'est tout le sens du débat que vous ouvrez ce soir. Comprendre le masculinisme, analyser ces mécanismes, identifier des réponses concrètes. L'égalité ne se construira pas contre une partie de la société. Elle se construira avec tous mais sans jamais renoncer à nos principes.

Alors ce soir, faisons le choix de la lucidité, de l'exigence et du dialogue. Belle soirée à vous et merci. Oh. Oh.