Jamais je n’ai fait le tri dans ma compassion
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour François Ruffin. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.
Bonjour Paul. Bonjour à tous. François Ruffin, on vous a lu mais on ne vous a pas entendu encore sur la mort de Quentin de Ran.
Drame qui a enflammé la classe politique. Le rapport de LFI à la violence a été pointé du doigt et dans le silence gêné à gauche au départ. Vous avez condamné cette violence et vous l'avez euh nommé Quentin Duran qui a été tabassé par des militants d'un groupe antifasciste avez-vous écrit sur X.
Vous reconnaissez que l'ultra gauche a tué ? D'abord, puisque vous le soulignez, j'ai choisi le silence, le silence médiatique pendant ce temps de déchirement du pays. Permettez-moi d'avoir pour commencer des mots d'évidente condoléance pour les proches de Quentin Dean.
Vous savez euh il y a rien de pire. Il y a pas de pire tragédie pour des parents que de perdre leur enfant. Et jamais je n'ai fait le tri, moi dans mon ma compassion.
Jamais je n'ai sélectionné selon la religion, selon le prénom, selon les convictions de la victime ou de l'agresseur. Et mon rapport à la violence est très clair. Je suis hostile à toute violence individuelle.
Je suis aussi la toute violence groupusculaire pour des raisons morales qui sont évidentes, mais aussi pour des raisons politiques parce qu'on sait que la violence, elle éloigne de nous, elle dégoûte les gens qui sont soucieux de de bon sens et de dessence, ils sont écurés par ça. Et quand on doit se faire aimer, faire aimer nos idées, vouloir obtenir dans le pays une majorité, il est évident que tout ce qui est fait avec des tabassages, des coûts et encore davantage des meurtres, ça contribue à nous rendre minoritaire. Maintenant, vous avez parlé d'un groupe antifasciste.
Vous reconnaissez aujourd'hui que l'ultra gauche peut tuer. Mais elle peut tuer mais si on regarde sans vouloir se livrer à une comptabilité macabre ces dernières décennies, 90 % des meurtres politiques sont commis par l'extrême droite dans notre pays. 90 % qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Parce sur les 40 dernières années, il y a des statistiques qui sont sorties et qui montrent que 9 meurtres sur 10 sont commis par l'extrême droite en matière de violence politique. Et encore ces dernières années, le l'extrême droite a frappé dans notre pays. Je je ne suis pas là pour me livrer à une comptabilité macabre.
Je ne veux de violence ni d'un côté ni de l'autre. Oui. Parce que là on vous interroge sur la mort de Quentin Duran qu'en l'occurrence.
Est-ce que vous diriez comme Sandrine Rousseau quelques jours après ce meurtre sur France ? Nous avons besoin des militants antifascistes, ils sont indispensables. Comment lutt-on contre le fascisme ?
Le papier que j'ai lu le plus intéressant ces derniers temps, c'est un papier d'une historienne américaine qui est spécialiste de la montée du nazisme et qui dit au fond les contemanifestations, les échanges de coût, ça n'a pas marché. C'est pas ça qui fonctionne. Et au contraire, ça leur offre des images, ça leur offre de la visibilité, possiblement ça leur offre des martyres.
Donc c'est pas ça qui marche, nous dit cette historianne américaine. Ce qui marche c'est de produire de l'espoir. Le seul voie pour l'antifascisme dans notre pays, c'est d'être un chemin d'espoir.
C'est que les gens soient disent "Bah avec eux, avec nous, on vivra un peu mieux." Que vous savez, c'est comme une une inquiétude qui est devenue une certitude dans notre pays. Nous vivons moins bien que nos parents et ça sera pire pour nos enfants.
C'est à ça qu'on doit répondre. Voilà comment on lutte contre le fascisme aujourd'hui dans le pays. Dans votre condamnation la semaine dernière, vous citez Anna Rent avec cette très belle formule "La violence peut détruire le pouvoir, elle est parfaitement incapable de le créer.
Est-ce que la violence est en train de détruire LI et quelle est la responsabilité politique de LFI ? Vous savez, mes mes désaccords à la fois électoraux et moraux avec la France insoumise forcément depuis 7 octobre, je les ai posé, je les ai posé avec clarté, j'en ai fait même un livre en entier et [raclement de gorge] à l'évidence ce qui est fait ne contribue pas à nous rendre majoritaire dans le pays. Ça contribue tous les jours à nous rendre un peu plus minoritaire.
Mais je veux quand même dire que le vrai danger pour moi demeure de l'autre côté. Il demeure de l'autre côté parce que il y a des chances pour qu'on ait l'année prochaine Marine Le Pen ou Jordane Bardella à l'Élysée et c'est ça va être un danger. Un danger pour les quartiers, un danger pour les immigrés, un danger pour les enfants d'immigrés, un danger aussi pour nos libertés.
Vous savez, j'avais pour ami il me considérait comme un ami et j'en fais un honneur, Maurice Colvarimon, l'un des trois grands dirigeants de la résistance armée et il me disait "La liberté quand on l'a, on sait pas ce que c'est mais quand on est on en est privé, on le voit et nous nous sommes habités, tu es à des libertés d'expression, à des libertés politiques, à des libertés associatives, à des libertés syndicales et il est évident que l'extrême droite est dans notre pays la force qui risque d'entraver fortement ces libertés." Mais François Ruffinl, on parle de la mort de Quentin Duran qui était un militant identitaire et qui a été tué par un groupe antifasciste. Parmi les sep hommes mis en examen dans ce meurtre, beaucoup faisaient partie de la jeune garde, un parti fondé par un député la France insoumise, Raphaël Arnaud.
Raphaël Arnaud qui avait aussi été condamné pour violence en réunion en 2022. LFI l'a investi en connaissance de cause. Est-ce que c'est une faute ?
Est-ce que c'est une erreur ? Est-ce que LFI doit faire le ménage dans ses rangs ? Comme l'a dit le Premier ministre, à l'évidence, moi si jamais j'avais deux de mes assistants parlementaire plus un ancien stagiaire qui était pris dans une affaire de meurtre qui était liée et que j'avais fondé un mouvement politique qui aboutissait à ça, je serais dans une profonde remise en cause.
Vous demandez Raphael Arnaud de démissionner. Je je serai dans une profonde remise en cause de ce qu'est le sens de mon action politique et personnellement je remettrai ma démission et je ne me sentrai plus légitime pour être représentant de la nation. Donc il y a bien un lien entre LI et ce drame même lointain parce que LFI dit on est lié ni de près ni de loin à cette affaire malgré les collaborateurs parlementaires impliqués.
Il y a des évidences qu'il ne faut pas nieron n'est pas crédible à l'égard du pays. Et pourquoi elle les ni d'après vous ? Vous savez je je me suis trouvé sur le Titanic quand j'étais dans le groupe parlementaire de la France insoumise et j'avais le sentiment de voir arriver ung.
J'ai tout fait pour alerter le capitaine. J'ai tout fait pour alerter les lieutenants pour leur demander un changement de cap, pour leur demander un changement d'orientation. À défaut, j'ai préféré sauter par-dessus bord, prendre un canau de sauvetage plutôt que de vivre ce naufrage.
Vous avez eu un contact direct avec Raphael Arnaud depuis ce drame à Lyon ? Non, j'ai pas de contact direct avec Raphaël Arnaud. Je la question qui se pose à la gauche et notamment à vous aujourd'hui François Ruffin et une fois de plus d'ailleurs, c'est celle de l'alliance avec LI, une alliance impossible pour Jérôme Gedge, député socialiste.
Il était à votre place lundi sur France info. Mieux vaut prendre le risque de perdre une élection que de perdre son âme. On a déjà constaté que ce n'était plus possible.
La France insoumise a fait le choix d'une conflictualisation qui ne correspond pas à notre tradition politique. Elle a fait le choix de franchir la ligne rouge sur plusieurs sujets dont le rapport à la violence d'être plus qu'ambigu dans la question de la lutte contre l'antisémitisme. Vous savez la politique ça commence par les valeurs et par les principes.
Est-ce que vous êtes d'accord avec Jérôme Gage et est-ce que vous dites plus d'alliance avec LFI ? En tout cas pour les élections municipales, ce sont des élections plurielles. Moi, je n'ai jamais considéré qu'on avait une seule grande élection.
On a 36000 communes et il y a 36000 formes d'alliance différentes dans notre pays. Et c'est pas depuis le studio de France Info et depuis Paris qu'on va donner des ordres à tous les candidats dans des villes dans des grandes villes. Évidemment comme il peut pas y avoir de consil national.
On peut pas être un grand chef qui vient dire alors à Or Saint-Val vous savez euh quand on est dans des petits bourgs parce que il y a pas que les grandes villes hein dans tout ça quand on est dans des petits bourgs les républicains la gauche elle se sert les coudes parce qu'elle sait qui elle doit affronter à quoi elle doit faire face et moi je suis toujours pour l'année prochaine je dire notre objectif principal est de barrer la route à Marine Le Pen et à Jordan Bard donc même en s'aliant avec LFI et est-ce que vous êtes d'accord sur le fond avec Jérôme Gage quand il dit LFI fait le choix d'une conflictualisation qui ne correspond pas à notre tradition. Il franchit la ligne rouge sur plusieurs sujets. Le rapport à la violence, l'ambiguïté dans la lutte contre l'antisémitisme.
Est-ce que vous partagez ce constat ? Je pense madame Lambré qu'on en est à la 17e évocation de LFI ce matin. Vous dire que moi je suis candidat à l'élection présidentielle.
Je suis ni l'avocat ni le producureur de Jean Mélenchon. Mais vous avez appartenu à ce parti et aujourd'hui certains réclament une clarification à gauche. Donc je vous interroge sur votre position.
La France insoumise à un positionnement qui est pointé du doigt par certains approuvé par d'autres. Je je veux savoir vous qu'est-ce que vous pensez de de la ligne ? J'ai quitté le groupe la France insoumise pour une raison simple, c'est que je considé que le chemin qui était choisi ne nous ne continuit pas à nous faire aimer du pays, à faire aimer nos idées, mais à nous rendre tous les jours un peu plus minoritaires et à faire baisser le plan le plafond et ver baisser ce plafond de verre là où pourrait j'ai pour objectif d'être majoritaire dans le pays et que je pense que nos idées peuvent l'être.
Notre idée de partage, notre idée de protection. En fait, il y a jamais plus de raison qu'aujourd'hui d'adopter nos idées. Mais euh le ton qu'on peut adopter euh que certains adoptent conduit à nous faire rejeter plus qu'à nous faire aimer.
C'est ça notamment le rapport à la presse. Jean-Luc Mélenchon qui trie les journalistes pour une conférence de presse. Sopia Chikirou qui qualifie certains journalistes de fascistes et de nazis au petit pied.
Vous qui connaissez bien la profession, vous l'élu aujourd'hui. Qu'est-ce que vous pensez de ces propos ? dire ce que je pense moi de ce que il faut faire pour la presse.
Je pense que le programme du Conseil national de la Résistance qui réclamait l'indépendance de la presse à l'égard à la fois de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères est plus d'actualité que j'admets parce que on a à la fois des anciens médias qui des chaînes de télé, de radio qui appartiennent pour beaucoup à l'oligarchie et à une oligarchie qui maintenant est liée à l'extrême droite, mais queon a d'autres côtés des nouveaux médias, les réseaux sociaux qui eux sont liés à des influences étrangères qui sont pilotés par des algorithmes depuis la côte ouest des États-Unis dans depuis Elen Musk et compagnie avec un projet politique un projet qui est de semer la zizanie dans nos pays de mettre en permanence des pommes de discorde et de faire qu'on ait un éclatement de la nation pour faire un basculement de la France et de l'Europe dans le camp du Rassemblement national. Voilà. Euh et donc je considère que l'enjeu de la presse est en effet un enjeu central et que ça réclame des régulations, des régulations à la fois sur les anciens médias radio télé qui ne peuvent pas être entre la main de quelques milliardaires et de quelques milliardaires réactionnaires et euh des de ces réseaux sociaux sur lequels l'on doit retrouver notre souveraineté pour pas être dépendant des algorithmes américains ou chinois.
Vous réclamez également la dissolution de Nemmésis, le ministre de l'intérieur ne l'exclut pas. Il a qualifié mardi à l'Assemblée Némésis de gropuscule de la mouvance identitaire susceptible de faire l'objet d'une procédure de désolution. Sauf que la porte du la porte-parole du gouvernement était à votre place hier.
Elle a rappelé hier que le gouvernement ne peut pas dissoudre un groupe sans éléments précis, sans fondement juridique clair. Est-ce que vous entendez cela ? Et vous fondez sur quoi aujourd'hui pour demander la dissolution de Nemésis Je me fondre sur l'article L2121 du code de la sécurité intérieure qui dit que voilà quand il y a des faits de d'appel à la haine ou des faits de violence, il y a la possibilité d'une dissolution.
Ça fait suite à quoi ? à ce que vos confrères de l'humanité ont révélé, que on a ce groupe qui se dit féministe mais qui en vérité est lié de très près à des mouvements fascistes, des mouvements violents et qui là les jeunes femmes se proposent des cadres de Némésis se proposent de servir d'App pour venir casser du gauch. Donc on a là manifestement un lien dans le service d'or de Némésis, on a un militant néonazi qui s'est déjà illustré par des violences racistes.
On a des plaintes qui ont été déposées par les mairies de Lille et de Besançon par exemple pour incitation à la haine raciale contre Némésis. Donc il y a maintenant un certain nombre de faits qui sont pointés et je pense que les la police du renseignement intérieur qui fait correctement son travail va pouvoir documenter ça également et je fais confiance au ministère de l'intérieur pour prendre les décisions. Je ne me suis pas posé au principal aux précédentes dissolutions de de groupes qui s'agisse de groupes d'extrême gauche ou de groupe d'extrême droite.
François Ruffin, vous êtes candidat à la présidentielle. Dans un instant, vous nous direz ce que vous proposez sur l'international, sur le logement. Mais tout de suite, c'est l'info en une minute, il est 8h47 et c'est Dian Perchit.
Réserver la vente de protoxyde d'azote au professionnel, c'est l'objectif de la proposition de loi examinée au Sénat aujourd'hui. Le produit surnommé gazlarant est très utilisé par les plus jeunes, même si sa vente est interdite aux mineurs. Les [musique] médecins mettent en garde face au risques d'intoxication qui peuvent aller jusqu'à la paralysie.
Rachida Adati a remis sa démission à Emmanuel Macron. Elle quitte le gouvernement après avoir été pendant 2 ans ministre de la culture. Rachida Dati candidate à la mairie de Paris.
Elle dit euh vouloir mener [musique] le combat de sa vie à moins de 3 semaines du premier tour. Dans l'affaire, l'association Innocence sans danger affirme avoir recueilli 15 nouveaux témoignages [musique] de possibles victimes françaises du financier américain. Elle a lancé un appel à témoin mardi.
L'association [musique] entend proposer à ses victimes un espace d'écoute sécurisé et anonyme. Elle espère aussi des témoignages venant de personnes qui n'auraient pas encore parlé. Une qualification pas très convaincante pour le PSG qui jouera les 8e de finale de la Ligue des Champions après avoir fait match nul de partout face à Monaco lors du match barrage retour.
Le tirage au sort des 8e, ce sera demain. Le PSG affrontera soit Chelsea, soit Barcelone. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec François Ruffin candidat à la présidentielle et président de de Debout, on parle de la fin de vie qui a connu une avancée hier la loi.
Exactement Agath. Les députés ont adopté hier soir pour la seconde fois cette proposition de loi créant un nouveau droit à l'aide à mourir. réforme sociétale majeure en discussion depuis des années et des années qui doit à nouveau être examiné désormais au Sénat.
On écoute Olivier Falorni, le rapporteur général du texte très ému. À ce moment, je pense à tous ces malades, à leurs proches. Ce sont eux qui m'ont fait comprendre qu'il y avait parfois pire que la mort quand la vie n'est devenue qu'une agonie sans fin et sans espoir.
Aujourd'hui, nous leur disons que nous les avons entendu et qu'ils auront enfin dans notre pays le droit de pouvoir partir en paix, en liberté et par humanité. Est-ce que ça vous a ému aussi, monsieur Ruffin ? Et est-ce que vous comprenez la réticence de certains soignants ?
D'abord dire qu'on a eu des débats qui ont été respectueux à l'Assemblée nationale et qui à mon sens parviennent à l'arrivée à un texte équilibré. euh un texte équilibré qui permet euh que un certain nombre de patients en fin de vie euh trouvent euh une option euh qui euh évidemment n'est pas réjouissante mais qui va alléger leur peine euh et euh la garantie aussi auquel j'étais reste très attaché que ça soit bien un choix individuel et que ça soit devienne pas finalement un mode d'action collective par souci économique, décourter la vie des personnes âgées et c'est une alerte qu'on doit poser. C'est un garde fou qu'on doit bien avoir à l'esprit parce que il y a un certain nombre d'États américains ou un certain nombre de pays qui en facilitant la fin de vie ont en vérité ouvert cette dérive à l'endroit des plus âgés ou des plus pauvres.
Donc là on aboutit à un texte équilibré qui voilà offre une solution pour on pense au malade de Charco par exemple. J'ai pu avoir dans mon entourage mais qui dans lequel on doit toujours garder quand même un certain nombre de gardes de fois à l'esprit. François Rifin, vous êtes donc candidat à la présidentielle.
On va essayer de comprendre un peu mieux votre vision notamment sur les sujets diplomatiques. En 2019, vous avez raconté dans un livre votre rejet physique et viscéral du président que vous décriviez comme un atlantiste, un mondialiste. Aujourd'hui, dans une tribune dans la revue Le Grand continent, vous déplorez le fait que la France a perdu son influence sur la scène internationale.
Ça veut dire que 7 ans après ces critiques, rien ne trouve grâce à vos yeux dans la politique étrangère d'Emmanuel Macron. Je suis pas je viens pas pour me positionner par rapport au naufrage diplomatique à la fois à l'égard du moyen du Moyen-Orient à l'égard de l'Afrique concernant le le mercour notre perte d'influence jusque Bruxelles. Voilà, la France a perdu en influence générale et je pense que c'est une douleur pour les Français.
C'est pas, vous savez, il y a la douleur du porte-monnaie de des fins de mois difficiles, mais de voir notre pays perdre pas seulement en puissance, ça c'est acté pas seulement en influence mais aussi en indépendance. C'est un souci. Il y a on a eu des moments de fierté, les moments de fierté collective.
Quand Jacques Chirac dit non à la guerre en Irak, je pense qu'il y a une immense fierté qui est ressentie par les Français et sans parler sans remonter au général de Gold qui bien qu'étant coincé entre deux blocs ça fait faire entendre une voix originale et d'indépendance de la France. Et bien c'est c'est perdu, ça s'est perdu. Alors, Emmanuel Macron n'est que le point d'achèvement d'une d'un déclin démarré avec Nicolas Sarkozi, poursuivi avec François Hollande et je dirais achevé avec Emmanuel Macron, je signale parenthèse que ce sont trois présidents qui appartiennent tous trois qui ont tous les trois été formés et déformés par les Young American leaders.
Ah, un programme de sélection américain pour vous c'est la faute améque. Programme de sélection américain et je le dis moi avec clarté qu'on doit avoir des dirigeants français qui viennent défendre les intérêts français et seulement les intérêts français. Justement vous président pardon Agat le plus souvent pardon parce que oui vous dites les intérêts français mais les intérêts européens devons défendre les intérêts français pas les intérêts de l'Occident pas les intérêts du couple franco-allemand pas les intérêts globaux les intérêts français qui le plus souvent se conjuguent avec les intérêts nos voisins, qui le plus souvent se conjuguent avec les intérêts européens mais même qui le plus souvent se conjugue avec les intérêts des pays lointains parce que nous avons tous un intérêt général à la paix et la prospérité.
Vous président, vous aimeriez ce que vous appelez un plan des sang sans produits prioritaires essentiels à notre souveraineté avec des barrières douanières et des quotas. Qu'est-ce que c'est ? Et en vous lisant attentivement dans cette longue tribune avec Gagat, on s'est demandé ça veut dire quoi ?
Ça veut dire on ferme toutes les frontières avec Rufin président. Vous savez avoir une politique commerciale c'est faire des choix qu'on ne laisse pas la technique en pensant que plus c'est ouvert mieux c'est. Et là on signe un accord pas seulement avec le Mercosur mais avec l'Inde, avec l'Indonésie, avec l'Australie.
Donc on fait des choix pour pouvoir derrière mener une politique industrielle pour pouvoir derrière mener une politique commerciale et nous n'avons pas le choix nous n'avons pas le choix entre on laisse tout ouvert ou on ferme tout et l'utarci. Non, il y a plein d'autres choix. Donc je suis opposé à ce qu'a fait Donald Trump d'un relèvement général des taxes frontières ou ce que même recommande le commissariat au plan disant ça doit être 30 plus 30 % à l'égard de tous les produits chinois.
Pourquoi ? Parce que par exemple le téléphone portable que vous avez là, on va pas le produire à nouveau en France. Est-ce que c'est une priorité que on rapatrie nos vestes, nos chemise ?
Peut-être pas. En revanche, nous devons identifier sans produit. Alors, je dis l'armement évidemment, je dis l'acier, je dis les aliments, je dis les médicaments, je dis les technologies liées à l'environnement.
Sur ça, on doit pouvoir retrouver notre souveraineté. et les taxes frontières, les barrières douanières, les cotins d'importation sont des outils pour retrouver cette cette souveraineté sur des produits. Je vous donne un exemple, un exemple positif puisque j'étais hier au salon de l'agriculture.
Je me suis battu sur une usine qui s'appelle Eurolisine, le dernier fabricant de la Lisine, un acide aminé pour les les ports et les volailles. C'est la dernière usine en Europe. Le Chinois produisaient pour deux fois moins cher tout en en en polluant cin fois plus.
Nous nous sommes battus et nous avons obtenu que sur ce produit spécifique, il y a un relèvement de 50 % des droits de douane. Ça a sauvé pendant un temps l'usine. Le problème, c'est que les Chinois sont en revenu avec davantage de dumping et que là, si j'appelle il y a pas un relèvement à nouveau des taxes frontières, l'usine est cuite.
On perdra notre dernière instrument de souveraineté sur cette assim aminé en particulier. On a encore beaucoup de questions. François Rufin, pardon, juste vous êtes candidat à la présidentielle.
Est-ce que vous tendez toujours la main à Jean-Luc Mélenchon pour qu'il participe à la primaire de la gauche dans ce contexte ? Je j'ai dit et je maintiens que je veux une primaire qui aille de Poutou à Hollande. Vous voyez comme mes bras sont couverts.
Et et moi je me demande puisque vous en recevez un certain nombre sur ces plateaux qui se disent hostile à ça de quoi ont peur les petits martiers de la politique qui sont les petits de quoi ont peur les apparats chican c'est [raclement de gorge] un c'est un petit de quoi ils ont peur je veux dire ils ont peur de leurs électeurs. Ils ont peur du peuple de gauche. Ils ont peur du profond désir unitaire du peuple de gauche qui là aujourd'hui au trés que s'il s'agisse des électeurs insoumis ou qui s'agisse des électeurs socialistes disent "Nous voulons une primaire parce que nous voulons un candidat commun." Pourquoi ?
Vous savez, j'étais à Nant et je visitais une ancienne usine LU le devenue un lieu culturel, le lieu unique. Je rencontre le chef d'équipe de de l'entretien qui me dit d'abord déjà on est passé au travail en journée et ben grâce à ça, j'ai retrouvé ma famille. Je le signale parce que voilà ce que la gauche peut faire de concret pour les gens, leur permettre de de vivre dignement de leur travail, y compris l'entretien.
Mais à la fin de l'entretien, il me dit il me prend à part et il me chuchote presece en confessant en disant "Vous la gauche, vous êtes notre voix mais pour 2027 on a peur. On vit avec une boule au ventre. Alors entendez-vous, entendez-vous ?" Et ben, je pense qu'on a un devoir de s'entendre pour avoir une candidature qui soit suffisamment forte, suffisamment portée par des millions d'activistes, de militants, de personnes engagées de bonne volonté dans notre pays et qui nous permettent de d'ouvrir un chemin d'espoir et de victoire.
Alors, réponse courte, question. Une question très courte. Oui, non, Marine Le Pierre ne annoncé qu'elle ne ferait pas campagne avec un bracelet électronique chez nos confrères de BFM.
Est-ce que vous ça veut dire que mentalement vous vous préparez à affronter Jordan Bardella ? Je me prépare de toute façon à affronter le Rassemblement national depuis toujours puisque je l'ai déjà battu trois fois dans une circonscriptionù vous savez qu'il arrive largement en tête aux élections nationales qu' s'agissent desélections présidentielles ou européennes très rapidement c'est l'heure de la question qui aujourd'hui la question qui se drappe je n'ai pas le temps de vous interroger sur pourquoi vous êtes drappé comme ça dans le drapeau français en ligne de Marianne. Par contre, je vais vous demander si au fond de vous, est-ce que vous pensez avoir les trips pour avoir la force de vous opposer à un Donald Trump, un Vladimir Poutine, de déclencher des opérations qui peuvent conduire à la mort et d'avoir la responsabilité d'utiliser le bouton nucléaire ?
J'espère que nous dans les prochaines années, nous n'aurons surtout pas appuyé sur ce terrible bouton nucléaire. Maintenant, vous dire que je n'ai aucun doute sur le fait de pouvoir affronter Vladimir Poutine ou Donald Trump. Vous savez, ça fait plus de 20 ans que dans mon existence, je suis habitué à dire non, à dire non à des plus puissants que moi, qui s'agisse de Bernard Arnaud, première fortune de France ou de Bernard Squarcini, premier flic de France.
Et quand on sait pour qui on vient parler, euh quand on sait qui on vient défendre, les intérêts français, seulement les intérêts français, je pense que ça vous fait parler avec clarté et poser vos positions euh de sur la scène internationale. Justement, vous dites que vous défendez les intérêts des Français, vous revendiquez d'être d'être proche du peuple. Vous dites qu'une de vos premières annonces, c'est qu'avec vous le président sera payé au SMIC.
Est-ce que vous serez un président normal ? François Ruffin, est-ce que il faut se prendre pour Jupiter et vouloir tout gérer depuis l'Élysée enfermé dans son petit palais ? Ça ne sera pas ma pratique.
Maintenant, est-ce que je suis quelqu'un de normal ? mon parcours, mes choix de d'existence, d'engagement depuis 25 ans à monter mon propre canard à me bagarrer contre les plus riches de notre pays simplement pour qu'il y ait de la la justice fiscale, pour qu'il y ait du partage, pour qu'il y ait de la protection pour tous. Mon engagement au côté du mouvement ouvrier avec fidélité disent que il y a il y a sans doute et vous savez, il y aurait si on était des gens normaux, on serait pas autour de cette table, ni vous ni vous ni moi.
D'accord. [rires] On a message reçu. Euh merci François Ruffin d'avoir répondu.
Question de France info.
François Ruffin