Le RN s'apprête à gouverner la France ! - Laurent Jacobelli (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Quel candidat à la présidentielle américaine a votre préférence aujourd'hui ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Quel regard jetez-vous sur les coups bas de cette fin de campagne américaine ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Est-ce que cette campagne a assez de hauteur ?
- 3:01OuverteRéponse directe
On parle beaucoup du narcotrafic ces derniers jours. Quelles solutions pour endiguer ce fléau ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Est-ce que ce qui nous attend dans les prochaines élections, c'est des coups bas, des noms d'oiseaux ?
- 6:17OuverteRéponse directe
L'ERN au pouvoir, ça donne quoi ? On fait quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« Elles sont différentes. Évidemment, le patriotisme de monsieur Trump me parle plus. »
- 1:59Invité politiqueFait
« La différence, c'est que ça joue assez peu sur l'économie mondiale. »
- 4:12Invité politiqueFait
« Faisons des propositions et des contre-propositions. Il y a assez de boulot avec de la matière plutôt que de faire... »
- 4:50Invité politiqueFait
« Je pense que le Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella pourraient vous faire une liste longue comme le bras. »
- 5:31Invité politiqueFait
« J'ai un scoop pour vous, nous sommes respectables. Et nous, nous apprêtons à gouverner ce pays. »
- 7:31Invité politiqueFait
« La Belgique est celui qui va tomber après. S'il y a un effet domino, nous serons le troisième. »
- 7:47Invité politiqueFait
« Il faut des peines pour les mineurs. Pas d'excluses de minorité. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Je pense qu'on a peut-être les outils législatifs, mais il y a le manque de courage par cette peur. »
- 14:23Invité politiqueFait
« Si jamais le budget que nous avons à voter, c'est plus d'impôts pour les classes moyennes, c'est asphyxie de nos entreprises, c'est aucune mesure en faveur de la sécurité et contre l'immigration, alors c'est clair, nous dirons au revoir à M. Barnier. »
- 15:56Invité politiqueChiffre
« Il y a des dizaines de milliards à trouver. Allons les trouver avant de faire les poches des Français. »
- 16:40Invité politiqueFait
« Nous n'avons jamais, personne n'a jamais mis un seul centime dans sa poche venant du budget de l'Europe. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli71 %
- Présentateur9 %
- Invité8 %
- Invité 28 %
- ?4 %
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Bonjour monsieur Jacobelli. Bonjour. Vous êtes donc, je le rappelle, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Vous le savez, on est un J-1 de cette présidentielle américaine qui fait parler toute la planète littéralement. J'ai envie de vous demander, même s'il n
'y a
pas beaucoup de suspense, quel candidat a votre préférence aujourd'hui ?
Aucun des deux. Moi, je vous savais, je suis français. Je ne
suis
pas américain. Je laisse les Américains décider pour eux
-mêmes. Non,
mais les deux visions de la politique sont quand même différentes. Il y
en
a peut-être une qui vous parle plus. Elles sont différentes. Évidemment, le patriotisme de monsieur Trump me parle plus. Mais une fois encore,
c
'est compliqué, quand on est français, de juger la politique américaine. Moi, je vis toujours très mal quand, lors des élections françaises, des leaders ou des hommes politiques étrangers se prononcent sur le sort de la France. Donc, laissons les Américains décider. La
différence, c'est que ça joue assez peu sur l'économie mondiale.
Malheureusement,
vous avez raison.
La différence, c'est que l'issue de cette élection aura des conséquences pour nous. On peut imaginer que l'un comme l'autre, d'ailleurs, Harris ou Trump mèneront des politiques plutôt protectionnistes à l'égard de la Chine, que les Chinois chercheront éventuellement à se refaire sur le dos de l'Europe, si je dis les choses très simplement et très directement. Enfin, plus que jamais, ça pose la question de la souveraineté.
Mais vous avez raison. Mais d'ailleurs, vous avez apporté la réponse dans votre question. Qui a taxé de 100% l'importation des voitures électriques chinoises ? Ce n
'est
pas monsieur Trump, c'est monsieur Biden. Et donc, il y a finalement un fil conducteur entre tous les présidents et les présidents américains. C'est ce souverainisme. C'est de faire en sorte que leur industrie, leurs emplois soient privilégiés à la mondialisation. Et ils feront pareil, je vous le dis, je le pense, vis-à-vis de l'Europe, si demain l'Europe est un concurrent sérieux sur un domaine. Et je me demande si ce n
'est
pas le point principal qu'on devrait prendre aux États-Unis, plutôt que le wokisme, plutôt que le communautarisme, plutôt que la politique spectacle. On devrait se dire, nous aussi en France, faisons la même chose. Défendons notre industrie, protégeons-la. On le fait un peu. On le fait un peu, dites donc, c'est un peu timide. On commence, oui. Pendant que les États-Unis sont dans le grand bain, nous on est dans le pédiluve. On commence à peine à se dire, on va protéger nos emplois. Au contraire, il
y a
une course à la mondialisation. On le voit bien avec les accords européens, notamment le Mercosur pour les agriculteurs qui sont en train de se négocier. On fragilise souvent nos industries, notre économie, notre agriculture, au nom de la mondialisation. Les États-Unis font le contraire. Quand un marché est porteur, on y va. Quand au contraire, un pays est un risque pour leur économie, il freine à la frontière. Finalement, ce n
'est
pas si inintéressant. La
particularité de cette fin de campagne, c'est une fin de campagne de coup bas. Quel regard vous jetez sur ça ? Est-ce que ça vous inquiète ? On sait que souvent, la manière dont les campagnes se passent aux États-Unis arrive en France. Là, qu'est-ce que vous en pensez ?
On a vu beaucoup de noms d'oiseaux voler dans tous les sens. On a vu aussi Donald Trump mimer une fellation. On arrive vraiment, j'allais dire, au fond du fond. Est-ce que cette campagne, selon vous, a assez de hauteur ?
Bien
sûr que non. En tout cas, en tant que spectateur, je ne vois pas tout ce qui se passe. Mais les images qui sont données à voir en France sont terribles. Des deux côtés, d'ailleurs. Dans les insultes, et vous l'avez très bien dit, le manque de respect entre les candidats. Comment dirais-je ? Le jusqu'au boutisme des arguments. Mais vous savez, quand on regarde ce qui se passe en France, l'arc politique n'est pas complètement épargné. Il y a à l'Assemblée nationale des députés qui menacent d'autres députés.
J
'en ai fait les frais avec Thomas Porte de la France insoumise. D'autres qui se comportent mal, qui font des bras d'honneur. Malheureusement, cette espèce d'incivisme, d'incivilité, touche aussi de plus en plus
la classe politique
française. Par manque de niveau, d'ailleurs.
La
particularité, c'est que c'est dans la bouche, en partie, d'un ancien président des Etats-Unis qui est candidat à
cette
réélection, qui explique que si on veut tirer sur lui et qu'on passe par les journalistes, ce n
'est
pas un problème. Enfin, si je résume en
ce qu'il
a dit hier. Je
ne
vais pas vous dire que je cautionne ce type de propos, ni ceux de Mme Kamila Harris qui traite M. Trump de nazi ou de fasciste. Je pense que tout cela va trop loin. Maintenant, ce sont les électeurs qui se prononceront. Mais quand on regarde ce qui se passe en France, alors c'est fait de manière un peu plus distinguée. C'est fait avec le petit doigt en l'air autour d'une tasse de thé. Mais enfin, certains candidats ne se gênent pas pour insinuer ou insulter des candidats ou des candidates. Je crois que Marine Le Pen, lorsqu'elle a fait sa dernière élection, ses deux dernières élections notamment, elle a eu à faire face à des allusions, à des propos qui étaient faux aussi.
Donc il faut que la classe politique se reprenne partout dans le monde. Il y a une chose, vous avez raison, à la politique spectacle. Allons dans le fond. Parlons d'immigration, parlons de sécurité, parlons de pouvoir d'achat, parlons de matraquage fiscal. Faisons des propositions et des contre-propositions. Il y a assez de boulot avec de la matière plutôt que de faire...
Justement, Laurent Jacobelli, ce qu'on dit, alors beaucoup de spécialistes s'accordent à le dire, en tout cas, ce qui arrive aux Etats-Unis, c'est ce qui arrivera chez nous d'ici 5 à 10 ans, notamment en matière de politique. Est-ce que ce qui nous attend, nous, dans les prochaines élections, c'est ça, c'est des coups bas, c'est des noms d'oiseaux ? Est-ce que, justement, on arrive à une certaine saturation de l'exercice politique qui fait qu'aujourd'hui, on a quelque chose qui dysfonctionne et qui n'est finalement pas sur le fond, mais que sur la forme
? Je
pense que les coups
bas,
on les a déjà aujourd'hui. Je pense que le Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella pourraient vous faire une liste longue comme le bras. En revanche, arrive aux insultes, il ne le faut pas. En tout cas, nous, au Rassemblement national, nous ne le serons pas. Et d'ailleurs, nous montrons l'exemple à l'Assemblée nationale où nous travaillons, nous faisons des contre-propositions, nous sommes présents, nous votons, quand un projet de loi est bon, avec la gauche ou avec la droite, et nous le refusons contre la gauche ou la droite quand il est mauvais. Et on voit effectivement un bloc central qui, quoi qu'il arrive, quoi qu'on propose, refuse de voter avec nous.
C'est une forme d'insulte démocratique. Et un bloc de gauche qui, lui, est voué à tous les excès parce qu'on ne lui fera rien, il a le privilège de la gauche. Donc, je pense que nous serons les derniers remparts. C
'est aussi un
nouveau positionnement de la part du RN de se dire qu'on va essayer de se mettre un peu au-dessus de la mêlée pour avoir l'air un peu plus respectable et donc aussi avoir une respectabilité de la part
de l'électorat. Ce n'est pas avoir l'air.
J'ai un scoop pour vous, nous sommes respectables. Et nous, nous apprêtons à gouverner ce pays. Et je pense que quand on veut gouverner un pays, il faut être à la fois digne, à la fois serein, sûr de soi. Et lorsque l'on est violent dans ses propos, c'est un manque de sérénité. Quand on voit la gauche s'agiter aujourd'hui, c'est parce qu'elle n
'est
pas tranquille. Elle n
'est
pas bien dans ses baskets. Elle sait très bien qu'elle s'est fait lire sur des valeurs qui étaient souvent antidémocratiques et contraires à ce qu'est la France. Et je pense à l'antisémitisme, je pense au communautarisme. Le centre a compris qu'il avait tout perdu,
qu
'il avait tout raté avec 3200 milliards de dettes. Là aussi, il
n
'est pas tranquille. C'est pour ça qu'il nous insulte et nous traite de tous les noms. Nous,
on
est tranquille. On sait que les Français sont d'accord avec ce qu'on propose et on se prépare à gouverner le pays.
Vous dites que
vous
vous préparez à gouverner. Il y a un sujet dont on parle beaucoup ces derniers jours, c'est le narcotrafic. On le sait, Bruno Rotaillot va se déplacer avec Didier Migaud, présenter sans doute de nouvelles mesures vendredi. L'ERN au pouvoir, ça donne quoi ? On fait quoi ? Et quelles solutions pour endiguer ce fléau ?
Alors, le narcotrafic, il est le résultat de plusieurs causes et il faut attaquer toutes les causes. D'abord, les importations, voire avec les pays qui produisent de la drogue et qui les importent facilement en France. Le président de
la
République était il y a quelques jours au Maroc. J'espère qu'il en a parlé au
roi du Maroc.
Mais
qu'est-ce qu'on fait avec l'Équateur ?
Je comprends votre remarque, mais l'Équateur, premier producteur, vous avez une ville, voyac'il de mémoire, au bord de la mer, qui est une ville entièrement dédiée. C'est l'industrie, l'industrie
de la chenouf, pour dire les choses simplement. Les
narco-État, bien sûr. Bon, on fait quoi ? On ronde nos relations diplomatiques, on leur déclare une guerre. Comment faire ?
Vous voyez, c'est la méthode.
Oui, concrètement. Bien sûr que non. On travaille avec eux et surtout, on contrôle beaucoup plus nos frontières. On a aussi un problème de contrôle des frontières en France. C'est le deuxième aspect. Contrôler les frontières, ça veut dire contrôler les personnes qui rentrent et ceux qui rentrent, notamment les trafiquants. Troisièmement,
Enfin,
ça arrive
par les containers au
Havre, ça n'arrive pas par des personnes,
c
'est dans
des containers. Ça arrive même
à Rotterdam, Rotterdam, Laurent Jacobelli, Rotterdam, le port de Rotterdam, 40 km de long. Vous mettez un...
Les Pays
-Bas
sont
en train de devenir un narco-État. Oui. Voilà. La Belgique est celui qui va tomber après. S'il y
a
un effet domino, nous serons le troisième. Il ne faut pas que nous soyons le troisième. Et donc, je continue. Il faut s'en prendre à la consommation,
à
la consommation et à la vente, mais au deux. Il faut s'en prendre au deux. Il faut des peines pour les mineurs. Pas d'excluses de minorité. Les mineurs qui font du trafic, parce que vous savez très bien que les gangs de narcotrafiquants utilisent des mineurs parce qu'un mineur ne risque pratiquement rien. Eh bien, il faut que ça cesse. Il faut des peines courtes, symboliques, mais tout de suite, dès la première arrestation pour les mineurs, pour endiguer les choses. Il faut s'en prendre au trafic financier qui sont liés au trafic de drogue. Il faut ensuite aller dans les quartiers où la drogue est devenue l'économie, d'ailleurs souvent liée au réseau islamiste.
Les uns font la loi, la charia, les autres font l'économie, les trafics de drogue, aller dans ces quartiers et enlever les mauvaises graines
des quartiers qui sont en
paix. C'est très compliqué. Ça demande beaucoup d'argent et ça demande un plan spécial.
Est-ce que ce que propose justement la matière Bruno Retailleau vous séduit ? Est-ce que c'est assez ? Et surtout, est-ce que selon vous, ça va vraiment être mis en œuvre une fois que c'est annoncé ?
Mais si Bruno Retailleau est sincère et met en place les moyens qu'il nous dit vouloir mettre en place, il aura notre soutien.
L'arsenal qu'il présente
vous séduit ? C'est l'intérêt général. Les paroles. Mais M. Retailleau n'est pas seul. Un gouvernement, c'est une équipe. Et on gagne en équipe dans un gouvernement. Le problème c
'est
que si M. Retailleau tire à droite et que M. Migaud, par exemple, tire à gauche, j'ai très peur que la calèche n'aille pas tout droit et aille dans le mur. Et c'est un peu ce qui se passe quand vous avez M. Migaud qui dit qu'il n'y
a
pas de laxisme judiciaire en France qui nous explique que tout va bien. Moi, je suis très inquiet parce que M. Retailleau, seul, ne pourra rien faire.
Laurent Jacobelli, aujourd'hui débute le procès de la mort de Samuel Paty. S'il y a huit personnes qui sont sur le banc des accusés, qu'est-ce que vous en attendez de ce procès ?
La
vérité et la fermeté. Parce qu'aujourd'hui, il y a en France, c'est très clair, une idéologie, l'idéologie islamiste qui essaye d'aller partout, dans l'école, dans les clubs de sport, qui essaye d'infiltrer les administrations, qui veut clairement faire en sorte que la France, à terme, devienne une république islamiste et tous les moyens sont bons, y compris la violence, y compris la menace sur ce qui fait le cœur de notre République, les professeurs, les policiers ou d'autres encore. Et je crois qu'il faut la plus forte fermeté.
Et puis, plus loin, il faut arrêter avec le pas de vague, il faut soutenir systématiquement les instituteurs ou les professeurs qui sont menacés et ne pas laisser planer le doute sur le fait qu'ils pourraient éventuellement être islamophobes. Il faut maintenant être très clair, dire qu
'il
y a une religion en France qui s'appelle l'islam avec des musulmans qui vivent très bien en France et qui ne posent pas de problème. Il y a une idéologie radicale qui s'appelle l'islamisme et qui doit être combattue comme tous les fascismes, qu'ils soient politiques ou religieux. Et
pour ça, il faudrait être
en place les moyens, c'est-à-dire les moyens
de détection. On les a pas.
Vous pensez
qu'on n'a pas les outils
législatifs réglementaires ? Je
pense qu'on a peut-être les outils législatifs, mais il y a le manque de courage par cette peur.
C'est la seule chose.
Non, mais c'est très
important. Il n'y a pas de loi sur
le
courage. Non, bien sûr. Mais il y a une volonté derrière qu'on a ou qu'on n'a pas. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui, un professeur ou quelqu'un qui va reprendre un gamin qui dit quelque chose contre la Shoah, par exemple, où il y a des propos clairement islamistes, le professeur, on lui dira « attention, est-ce que tu es sûr ? Fait attention, sois pas islamophobe, sois pas raciste, etc. » Il faut arrêter avec ça. Et il faut arrêter aussi, et je le dis, avec une classe politique notamment à gauche et à l'extrême-gauche qui ferme les yeux par électoralisme et qui laisse se propager des propos inacceptables en République en se disant « ça fera toujours de voix de plus. » Et bien je crois qu'aujourd
'hui... Mais les
musulmans sont une
cible
électorale pour Jean-Luc Mélenchon, pour vous ? Il l'a dit. Pour eux, Jean-Luc Mélenchon a clairement dit « n'allez pas dans les campagnes mais allez dans les cités, c'est là qu'est notre électorat. » C'est ce qu'il a dit à ses troupes. Moi, je l'ai vu dans la campagne électorale dans ma circonscription. C'est clairement du ciblage. Et donc, à faire croire que musulmans égales islamistes, d'abord, excusez-moi, mais c'est tout à fait méprisant pour nos
concitoyens
de confession musulmane et c'est dangereux pour la République. Donc il faut que politiquement, judiciairement, et j'allais dire hiérarchiquement au niveau de l'éducation nationale, tout le monde soit soutenu. Il est plus tolérable aujourd'hui que dans une classe, on ne puisse plus enseigner la Shoah, on ne puisse plus
chanter. Mais justement, rien n'a
été fait du tout. Est-ce que selon vous, on a appris quelque chose de cette affaire Samuel Paty ? Est-ce que des choses ont un peu changé ? Est-ce que quelque chose a été initié depuis ou absolument rien selon vous
?
Il y
a
eu des paroles, c'est vrai, c'est déjà pas mal. Reconnaître par la voix des choses qui existent, mais très peu d'actes. Il y a encore aujourd'hui des problèmes de voile et d'abaya dans les écoles. Il y a encore aujourd'hui des classes où il est impossible d'enseigner certaines choses ou même de chanter.
Il y a eu la loi contre
le séparatisme notamment qui a été votée en 2021.
Mais on peut voter 47 lois par jour si elles ne sont pas appliquées. Si les ordres ne sont pas donnés,
eh
bien rien ne changera. Il faut maintenant s'attaquer à toutes les causes de l'islamisme. D'abord la propagation des idées, il faut le faire partout, à l'école, dans le sport. Arrêtez de tolérer le voile pour les sportives, arrêtez de tolérer et qu'il y ait des pauses pour la prière pendant des matchs de foot. Ce n'est pas ça la République française. Et puis arrêtez l'immigration. Je suis désolé mais l'islamisme que nous vivons en France est un islamisme importé. Il n'est pas naturel,
il
n'est pas inné dans notre pays. Et donc l'immigration est un fuel pour
l'islamisme. Laurent Jacoméli, vous avez parlé d'école où on ne pouvait pas chanter. Là au ciel est à
360 degrés. Vous avez parlé d'école où on ne pouvait pas chanter. Lesquelles ? Vous avez des exemples ? Mais bien sûr. Alors je n
'ai
pas le nom de l'école, aux règles de l'islam. Ce qui est, je crois, faux mais en tout cas ce qui était promulgué par certains enfants. C'est l'interprétation qu'en faisaient certains et qui refusaient de chanter ou de faire de la musique dans la classe. Mais une fois encore, là aussi, quand il y a un problème dans une classe, un gamin de 8 ans est parfois pas complètement responsable de ce qu'il dit et peut-être qu'il est influencé par ses parents, eh bien il faut aller voir les parents. Et si les parents refusent de changer d'attitude, voir ce qu'on fait sur les allocations qu'ils peuvent recevoir. Il y
a
un moment, on a une République qui est en danger, qui est attaquée. Il y
a
eu des morts en France à cause de l'islamisme et il y a aujourd'hui une propagation de cette idéologie dangereuse. Il faut réagir et réagir avec la plus vive fermeté.
Laurent Jacobelli, demain, le débat sur le budget revient à l'Assemblée nationale. On a compris, il y a un changement de ton au Rassemblement national qui est très net. On sent la menace d'une motion de censure revient. Où en êtes-vous exactement
?
Vous voyez, le débat a prospéré. On sent que le Rassemblement national n'est pas satisfait de la façon dont les choses se
passent.
Est-ce qu'il va y avoir une motion de censure là, avant la fin de l'année ?
Je ne sais pas, ça dépend de M. Barnier en fait. M. Barnier qui nous a dit qu'il allait travailler avec tout le monde, écouter tout le monde, ne mépriser aucune voix.
Vous avez été méprisé ? Sur
le principe, c'est très bien. On se sent en tout cas très seul à l'Assemblée nationale puisque les députés des partis de gouvernement eux apparemment chassent, pêchent ou aquaponais. Mais en tout cas,
ils
sont rarement là. Et on a en face une gauche complètement hystérique qui se donne à une persécution fiscale des Français et des entreprises et nous sommes le seul rempart contre ça. Est
-ce que vous voulez
faire tomber le gouvernement Barnier puisque vous avez ce pouvoir si vous
votez la motion de censure Nous avons la
volonté de protéger les Français et notre économie. Donc si jamais le budget que nous avons à voter, c'est plus d'impôts pour les classes moyennes, c'est asphyxie de nos entreprises, c'est aucune mesure en faveur de la sécurité et contre l'immigration, alors c'est clair, nous dirons au revoir à M. Barnier. Mais s'il entend ce que demande le Rassemblement national, par exemple, qu'il indexe les retraites tout de suite et qu'il n'attende pas six mois, qu'il ne mette pas de taxes supplémentaires sur l'électricité, alors nous verrons.
Alors les taxes sur l'électricité, vous savez qu'on revient au droit commun, 32 euros le mégawatt-heure, bon, je ne
vous
ai pas entendu protester à l'époque, mais admettons bien les temps ont
changé. Les temps ont
changé, les Français ont beaucoup souffert sur la facture énergétique.
Alors il y a la facture énergétique puis il
y a
le deuxième point que vous évoquiez, pardon je l'ai perdu, vous parliez de
fiscalité. Oui, arrêter de matraquer fiscalement notamment les classes moyennes et puis les entreprises dont on parle d'impôts supplémentaires.
Mais les impôts sur les classes moyennes ont baissé au cours des dernières années. On a supprimé la taxe d'habitation, on a supprimé la redevance audiovisuelle, le barème de l'impôt sur le revenu a été systématiquement indexé sur l'inflation. On ne peut pas dire qu
'il
y
a
eu un immense matraquage fiscal. Au contraire, même, vous avez une grande partie du pays qui reproche aujourd'hui au président d'avoir renoncé à des recettes dont on aurait besoin. Ça c'est la gauche.
D'un mot parce qu'il faut qu'on avance. Alors très vite, plutôt que de trouver en chaque français une vache à lait qui permettra de payer pour les erreurs des gouvernements,
dégraissons l
'État. On parlait parfois de mammouth en parlant de l'État. Il faut le dégraisser. Clairement, aujourd'hui, il y a des dépenses dans le fonctionnement de l'État qui sont inutiles et qui sont beaucoup trop chères. Il y a des dizaines de milliards à trouver. Allons les trouver avant de faire les poches des Français. Un Français qui paye moins d'impôts, c'est un Français qui consomme. Un Français qui consomme, ce sont des entreprises qui produisent. Des entreprises qui produisent, ce sont des entreprises qui cotisent. Retrouvons un cercle vertueux.
Arrêtons de casser l'économie par l'impôt et au contraire, arrêtons de nourrir, de gaver un État qui parfois, malheureusement, n'est plus très utile dans certaines fonctions. Puisqu'on parle de dépenses,
il y
a
toujours le procès des assistants parlementaires du RN en ce moment. Je rappelle, soupçon de détournement de fonds publics européens à hauteur de 6,8 millions d'euros. Est-ce que le RN est serein ou est-ce qu'on sait
parce que pour avoir discuté avec des députés européens et des assistants et même Marine Le Pen, pour nous, tout est clair et nous n'avons jamais, personne n'a jamais mis un seul centime dans sa poche venant du budget de l'Europe. Donc là-dessus, c'est tranquille. Est-ce que derrière, il y
a
une volonté politique ? Est-ce que derrière, il y a une médiatisation du procès pour essayer d'entacher l'image du RN ? On n'est jamais à l'abri. Là où nous sommes confiants, c'est que les Français ne sont pas dupes. Vous savez, ils savent le travail que nous faisons. Ils connaissent notre programme. Ils savent notre détermination à les défendre.
Et
je ne crois pas, pour être très honnête, que ce type de procès puisse nuire à la progression du RN qui est dû, je crois, à notre empathie avec les Français, à notre compréhension des soucis quotidiens des Français plus qu'à autre chose.
Très vite, une dernière question sur la sortie de l'autobiographie de Jordan Bardella, boycottée par certains libraires. Est-ce que ça vous choque ? Déjà, est-ce que vous l'avez lu
?
Alors, je ne
l'ai
pas encore lu. Je l'achèterai le 9 novembre et je le ferai décassé par mon président Jordan Bardella. Elle n'aime pas la démocratie et elle n'aime pas la liberté d'expression et ça, c'est grave. On n'est pas en Corée du Nord, ici. Le président du 1er parti d'opposition
a le droit d
'écrire un
livre et d'en faire la pub. 158
exemplaires,
c
'est pas précisément...
Oui,
mais
que
la gauche se vante
d'avoir fait reculer la SNCF pour
la pub, c'est
grave. C'est grave. Mais c'est cette même gauche, d'ailleurs, qui milite
pour des formatures de chaîne. Alors, à la SNCF,
pour rappel, c'est dans le règlement, les ouvrages politiques ne doivent pas
être...
Nicolas Sarkozy,
Ségolène Royal... Nicolas
Sarkozy qui n'était
plus
en exercice.
Nicolas Sarkozy est
toujours en politique.
On ne va
pas
refaire ce débat, en tout cas. On a bien entendu votre... Donc,
pas de problème. Ils sont bêtes parce qu'ils détestent la démocratie et que c'est notre avenir commun, la démocratie. Ils se comportent mal et les Français le voient et ça fait de la pub. Moi, j'espère que, du coup, beaucoup de gens auront envie de voir pourquoi cette gauche ne veut pas qu'on lise ce livre. Probablement très intéressant parce
que...
La meilleure campagne de com. C
'est la
meilleure
campagne de com. C'est pas faux. Merci beaucoup, Laurent Jacobi, d'avoir été notre
invité.
Laurent Jacobelli