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Débatfranceinfo (sur YouTube)· 6 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & élections

"Le gouvernement passe son temps à stigmatiser les jeunes qui se mobilisent" (Ian Brossat)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement peut-il reprendre la main face à ces revendications ?

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation sur place à Paris ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Quelles sont les scènes observées sur place ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Qu'entendez-vous dans cette mobilisation ?

  • 8:06RelanceRéponse directe

    Quelles sont les suppressions de postes prévues dans l'éducation nationale ?

  • 8:46OuverteRéponse directe

    Quelle doit être la réponse de la puissance publique face aux lycées bloqués ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:31Yan BrossaFait
    « On a un gouvernement qui passe son temps à stigmatiser ces jeunes qui se mobilisent. »
  • 6:08Yan BrossaFait
    « On a quand même le sentiment que ce n'est pas uniquement les conditions d'étude qui sont les raisons de la colère. »
  • 6:51Yan BrossaFait
    « La seule réponse du gouvernement, ça a été une réponse sécuritaire avec d'ailleurs une répression féroce qui s'est abattue sur beaucoup de lycéens. »
  • 7:29Yan BrossaFait
    « Quand vous avez un jeune qui perd un bras à l'ance, ça choque les gens. »
  • 8:06Yan BrossaChiffre
    « Dans le prochain budget, il est prévu 1588 suppressions de poste dans l'éducation nationale dont une bonne part dans le second degré. »
  • 8:46Geoffrey CavalinoChiffre
    « On a investi 6,6 milliards d'euros pour la rénovation des lycées. »
  • 10:51Geoffrey CavalinoChiffre
    « C'est près de 2 milliards d'euros que nous mettons sur notre budget jeunesse et lycée dont 1 milliard d'euros d'investissement. »
  • 13:41Samuel GquierFait
    « C'est une jeunesse qui n'est pas écoutée. »
  • 17:01Mathilde PanotFait
    « Depuis 18 jours, vous jouez le pourrissement et déchaînez une répression inédite contre les manifestants. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

France info si vous nous rejoignez 17h2, on va continuer à parler de cette journée de manifestation 3e journée avec ces lycées parfois brûlé, ses blocages partout en France des jeunes également interpellés et des élèves et personnels blessés. Et puis au milieu et bien il y a le gouvernement qui essaie de trouver la réponse à des revendications, vous allez voir parfois diverses. Au centre de cet échiquier, il y a le ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefray au profil plutôt technicien que politique, qui se retrouve d'ailleurs en première ligne face à cette à ces incendies qui jusqu'ici n'arrivent peut-être pas à contenir en tout cas ces manifestations. On va en parler avec nos invités, avec Gill Benchtin qui nous a rejoint, notre idéaliste politique. Rebonjour Gill. À

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vos côtés Yann Brossa, vous êtes sénateur du PC France donc de Paris. Face à vous Geoffrey Carva Linot, le vice-président LR de la région Île-de-Fance, chargé de la jeunesse et Samuel Gquier, politologue, président de l'Institut Bona Fidé. Merci donc à tous les quatre. Première question qui vous concerne Gill concernant donc ce que je vous disais, le gouvernement qui essaie de trouver la réponse à des revendication et qui sont parfois certes légitimes mais assez différentes. Le gouvernement donne en tout cas on peut avoir le sentiment de courir derrière les événements. Peut-il peut-il reprendre la main ? Écoutez, c'est pas facile. Sur la deuxième partie de votre question est que le gouvernement court

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après les événements un petit peu. C'est vrai que la lettre du premier ministre dimanche soir ouvrant cinq chantiers bon bah la réalité dont cette lettre dont cette lettre montre que cette réalité il en décantiant c'était la même lundi, mardi ou mercredi dernier. Donc c'est vrai qu'il le gouvernement a attendu 5 6 7 8 jours pour prendre en compte les revend pour montrer qu'il comprenaient les revendications euh des lycéens. Euh le premier message qu'on a entendu était surtout un message d'ordre avant d'entendre que oui, il y avait peut-être de quoi au moins s'interroger sur les revendications des lycéens. C'est toujours pareil quand on a raté un petit quand on a raté le bon moment dans un mouvement politique, on est toujours en train de courir après un train en marche. Alors, est-ce que le

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gouvernement va reprendre le contrôle ? Je n'en suis pas sûr. On voit que la journée d'aujourd'hui est un succès et donc va donner lieu à d'autres journées. Il y a assez peu de chance que les étudiants, que les lycéens rentrent dans leur lycée instantanément. D'ailleurs, d'abord Édouard Gefrey voulait la reprise des cours mardi puis ça a été à un mercredi. Aujourd'hui, le même Edward Jeffrey et le Premier ministre ont dit qu'il banalisait, il y a un terme exact, je ne sais plus qui qui m'échappe. Enfin, que les cours étaient supprimés mercredi ou jeudi pour faire des moments pour faire un moment de discussion. Bon, on sent que le gouvernement a compris que la reprise des cours n'était pas pour tout de suite et qu'il faudrait un certain temps pour reprendre le

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contrôle. Il y a évidemment cette date des vacances de la Toussin à laquelle tout le monde pense. Traditionnellement, les mouvements lycéens s'arrêtent à au moment des vacances qui le suivent immédiatement. Là, ce sont les vacances de la Toussin qui ont lieu à la fin de la semaine prochaine, me semble-t-il. Il y a quand même un risque aujourd'hui évident qui ait au moins des scories du mouvement jusqu'aux vacances de la Toussin. Et bien on va poser justement la question à à notre invité qui se trouve à vos côté Yan Brossa sénateur du Parti communiste français de Paris. Vous avez suivi et on suit d'ailleurs, on continue à suivre cette manifestation qui se termine he on le précise donc place de la nation à Paris. Il y a eu d'autres manifestations dans toute la France.

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Avant de vous donner la parole, je voudrais retrouver Lis Vogel parce qu'elle va nous donner justement le pou de de cette manifestation qui lise selon les les images qui nous parviennent reste finalement assez calme et ça se passe plutôt dans un bon état d'esprit en tout cas de ce que l'on peut voir actuellement. Alors sur l'ensemble de la journée, je pense qu'on peut dire ça sur ce qu'il se passe sous nos yeux en fait on voit beaucoup de manifestants, notamment parmi les plus jeunes et puis aussi parmi les plus radicaux qui restent qui stagnent sur cette place de la nation qui est le point d'arrivée du cortège. Or vous l'avez vu, on a eu les derniers chiffres du côté de la préfecture de police de Paris qui parle de plus de 55000 manifestants et cette place de la

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nation, elle est complètement bouclée, quadrillée par les forces de l'ordre. Il y a un seul point de sortie pour ces manifestants qui pour l'instant ne partent pas. Donc il y a par moment des mouvements de foule, des charges de la part des forces de l'ordre qui font usage de grenades de désencerclement ou lacrymogène. D'ailleurs à l'instant, il y avait les street médiques. Vous savez, ce sont ceux qui participent aux manifestations pour soigner les blessés qui ont amené deux blessés légers à côté de nous. Des blessés touchés par des grenades de désencerclement. Donc on n'a pas filmé ces images par respect pour eux, mais une grenade de désencerclement sur la jambe et bien ça fait quand même une blessure assez impressionnante, une grosse brûlure et presque un trou dans

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la jambe. Donc voilà, il y a quand même des scènes assez impressionnantes, assez tendues et surtout ce monde et tous ces jeunes qui continuent d'affluer vers cette place de la nation, on peut prédire assez facilement puisque tout le cortège de cette manifestation n'est pas encore arrivé à cet endroit que la dispersion va prendre un certain temps. C'est toujours effectivement le cas euh particulièrement place de la nation. Euh la préfecture de police qui a donc indiqué avoir contenu ces 300 individus hostile jusqu'à la place de la nation. Yan Brossa, je vous donne comme promis euh la parole. Quand vous regardez cette mobilisation du jour, qu'est-ce que vous entendez d'abord ? à la fois une une colère sur les moyens de l'éducation nationale que l'on a

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d'ailleurs entendu avec des des lycéens qui sont venus sur notre plateau ces derniers jours ou alors une colère beaucoup plus générale de la jeunesse. D'abord, j'étais à la manifestation tout à l'heure et j'ai noté que c'était une une mobilisation qui était à la fois très importante, très diverse avec des lycéens, des adultes qui étaient aussi là pour pour les accompagner. J'étais enseignant avant d'être élu. Je je trouve qu'on devrait tous se réjouir d'avoir une jeunesse qui se mobilise si nombreuse pour l'amélioration de ces conditions d'étude. Moi, je suis frappé par ça. On a un gouvernement qui passe son temps à stigmatiser ces jeunes qui se mobilisent. Mais en réalité, c'est une très bonne nouvelle que dans notre pays, on est des jeunes qui veulent

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étudier dans de bonnes conditions, qui refusent qu'on ait 15 millions d'heures sur l'année 2024 2025 qui n'est pas été assuré suite à des professeurs absents non remplacés de même si on a quand même le sentiment que ce n'est pas uniquement les conditions d'étude qui sont les raisons de la colère. Lorsque l'on regarde certaines pancartes et voir même certains drapeaux, on peut s'interroger en tout cas de savoir si c'est uniquement cela. En tout cas, l'élément déclencheur, ce sont les conditions d'étude, ce sont les professeurs non remplacés. C'est le mauvais état du bâtiment scolaire dans beaucoup de régions de France. C'est parcours sup qui, il faut bien le dire, soumet à une espèce de supplice chinois et d'ailleurs les élèves et bien souvent leurs parents. Et donc, ce sont toutes

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ces questions qui sont posées et c'est à ces questions que le gouvernement devrait pouvoir répondre jusqu'à présent. La seule réponse du gouvernement, ça a été une réponse sécuritaire avec d'ailleurs une répression féroce qui s'est abattue sur beaucoup de lycéens. On a maintenant besoin de réponse- que le temp a changé. Est-ce que vous dites jusqu'à présent, est-ce que vous avez quand même le sentiment que depuis 3 4 jours le ton a changé du côté du gouvernement ? Ah, en tout cas oui, je note bien sûr un un changement euh de ton pas seulement du gouvernement. Je trouve que l'ambiance globale et le regard qui est porté sur cette mobilisation a changé, il faut le dire aussi parce que un certain nombre de choses ont choqué les gens. Quand vous avez un jeune qui perd un bras à

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l'ance, ça choque les gens. Quand vous avez un lycéen qui se retrouve éborgé, ça choque les gens. Et et pas pas d'ailleurs uniquement en France à l'échelle internationale, quand on voit ces images là, le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne renvoie pas une belle image de notre pays. Et donc oui, je pense que maintenant la question c'est celle des réponses politiques. Qu'est-ce que le gouvernement est prêt à faire ? pour que ça ne continue pas comme ça. Je rappelle juste hein que dans le prochain budget, il est prévu 1588 suppressions de poste dans l'éducation nationale dont une bonne part dans le second degré alors que la démographie une baisse de la démografie pas dans le second degré dans le second degré sur les cinq prochaines années dans les lycées la démographie va

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continuer à croire de poste sont essentiellement dans le premier degré un/ers des suppressions de poste est dans le second degré et donc on continue à supprimer des postes au lycée alors même qu'on va avoir plus d'élèv et les mathématiques étant assez simples, ça veut dire qu'on va avoir des classes encore plus nombreuses. Voilà un sujet sur lequel le gouvernement ferait bien de se pencher. Face à vous Geoffrey Cavalino, vice-président de la région de France, vous êtes chargé de de la jeunesse et et de la promesse républicaine. Euh quand on voit qu'un lycée est bloqué, dégradé ou ou incendié, ce qui était le cas parfois ces ces derniers jours, quelle doit être la réponse justement de la puissance publique et est-ce qu'elle est selon vous suffisamment forte et

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notamment du gouvernement ? Ben écoutez, euh nous euh du côté de la région-de-France, on écoute la jeunesse. On vient de sortir de nos assises de la jeunesse avec différents dispositifs qui ont été annoncés depuis euh quelques années. On met à disposition de chaque lycéen un ordinateur, une application la base avec 300 € d'aide concrète, des aides aux apprentis, des aides au permis et de conduire et surtout on a un plan global de rénovation des lycées. Vous savez, nous en 2016, on est arrêté d'une situation où plus de 200 lycées étaient vétustes. On a investi 6,6 milliards d'euros pour la rénovation des lycées. On en a rénové 365 sur 468 et on va continuer à le faire et on regarde précisément notamment moi je suis élu de Sani dans ce département c'est plus de

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50 lycées qui ont été rénovés. On n jamais vu cela. C'est trois ouvertures de lycée depuis 2016. On en a un autre qui est en cours de construction. Ça veut dire quoi ? Il y a un manque de il y a un problème de communication parce qu'entre ce que vous nous dites et le sentiment des élèves, on a quand même quand on end le micro le sentiment que eux ils ne sont pas aidés en tout cas par la région et et et uniquement et d'ailleurs le problème n'est pas purement parisien. On l' bien vu. En tout cas, du côté de la la région, je peux vous affirmer comme le dit notre présidente Valérie PCR, c'est que nous on met le paquet pour que la jeunesse et bien elle est clés de la réussite. Vous l'avez dit, je suis en charge de la promesse républicaine et c'est notamment le département de la scène Saint-Inie

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qui a le plus d'investissements en terme de lycée comme je le rappelais, trois ouvertures de lycée, un 4è qui va ouvrir et pour nous dans le cadre de nos assises de de la jeunesse notamment, on a annoncé un budget participatif jeune pour financer leur projet, des aides au permis de conduire, des aides aussi également pour l'orientation parce qu'aujourd'hui dans un monde qui est complètement bouleversé par l'intelligence artificielle, ils ont peur de l'avenir, il y a l'écoanxiété. Donc on a une jeunesse qui est très fragile et qu'il faut écouter. Et en tout cas de notre niveau à la au niveau de la région Île-de-France, on agit chaque jour. On va voter un budget 2027 avec des contraintes. On va avoir plus de 200 millions en moins de recettes du côté de la région de France. Mais en

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tout cas, on va continuer à investir notamment sur les lycées et sur la jeunesse. Cette année, il faut savoir que c'est près de 2 milliards d'euros que nous mettons sur notre budget jeunesse et lycée dont 1 milliard d'euros d'investissement. Ça c'est du c'est du concret. Ça fait près de 20 milliards sur maintenant sur 10 ans. En tout cas, nous du côté de la région, on agit, on écoute la jeunesse, on est plusieurs conseillers régionaux à se rendre dans les lycées pour les écouter parce que c'est vrai qu'il faut entendre notre jeunesse qui a des revendications, mais il faut aussi condamner ce que font les casseurs qui vont vraiment pénaliser en fait notre jeunesse et notamment, je le dis, des quartiers populaires parce que quand vous avez des lycées, moi je prends mon

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département, Paul et Loir, 45 millions d'euros en cours de de rénovation globale et que vous avez des personnes qui viennent complètement dégrader notre école publique, c'està-dire ce sanctuaire qu'il faut absolument préserver pour l'enseignement, ça c'est intolérable. Mais de l'autre côté effectivement, on doit répondre aux besoins de la jeunesse qui est inquiète de son avenir et nous nous le faisons à notre niveau avec notre présidente de région. Et si vous nous rejoignez sur France info, on continue à suivre la fin de cette manifestation à Paris. Donc place de la nation. Sachez qu'au total 256000 personnes ont donc défilé ce mardi en France. Ce sont les chiffres selon le ministère de l'intérieur dont 56000 à

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Paris des chiffres qui viennent de de nous parvenir. Samuel Gquier, en tant que politologue, comment vous analysez à la fois cette journée de de manifestation dont on voit encore sur ces images à l'heure où l'on se parle 17h15, plusieurs milliers donc de de lycéens qui sont toujours dans dans les rues de Paris. Mais avec une difficulté, c'est effectivement de cerner quel est vraiment les revendications. Alors, on peut même les lister, mais à un moment, comment finalement on éteint cette colère ? Alors, sur la journée d'aujourd'hui, je crois que c'est assez évident que c'est un succès. Pour l'instant, ça se passe bien. On a un mouvement qui est très national. On a vu beaucoup de mobilisation dans les villes de province à Lyon, à Rennes, à Bordeaux. Les

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chiffres s'affichent à Paris 300 4500 au total. Donc c'est un mouvement national, c'est un mouvement ensuite aujourd'hui qui change un peu de nature puisqu'il y a plus d'adultes. On le voit dans vos images. C'est quasiment, j'allais dire un mouvement de de l'ensemble de la communauté éducative. Il y a des profs, il y a des parents. Donc il s'élargit et pour l'instant touchons du bois, ça se passe plutôt bien. Ensuite, c'est un mouvement qui a à la fois des revendications très praticopratiques, très micro mais qui sont essentiels puisquon elles ont déclenché. C'est effectivement passer le bac sous 40°, c'est pas avoir de cafard dans sa classe, c'est pas avoir de fuite d'eau, c'est pas être 50 par classe. Enfin euh on on on connaî le le chapelet. Et [grognement] puis je pense que plus

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profondément euh il y a une crise plus profonde derrière. Évidemment, quand il y a une éruption de colère comme ça, il y a toujours des choses plus profondes. Il y a d'abord une crise de l'écoute, c'est une jeunesse qui n'est pas écoutée. Et moi, je suis frappé et il y a des politiques à cette table, c'est que tous les candidats dans leur meeting sont capables d'avoir la jeunesse à la bouche comme mot. il faut un projet pour la jeunesse et que quand la jeunesse c'est face à eux, ils ont plus grand-chose à lui dire rien à lui dire. C'est une crise de la considération évidemment on a une jeunesse qui se sent pas considérée, pas écouté et et je trouve que la considération si vous voulez, elle se cristallise, elle symbolise sur parcours sup. Pourquoi tant de haine contre parcours sup ?

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Évidemment, c'est du stress. Évidemment, c'est compliqué mais c'est surtout complètement opaque. Personne ne connaît les algorithmes qui décident pour vous. C'est une forme d'organisation de compétition de chacun contre chacun. Et au au bout au bout du compte, ça donne le sentiment d'être d'être un numéro. Vous êtes un numéro sur Parcours Sup. Et puis dernière chose, euh c'est une crise un peu existentielle. Moi, je trouve qu'on pourrait tous aujourd'hui autour de cette table, on est adulte. Euh veut dire que ça aurait dû arriver plus tôt parce que franchement quel monde on quel monde on offre à cette jeunesse aujourd'hui. Cette crise existentielle, on l'a tous un petit peu vécu lorsqu'on était un peu plus jeune euh sur ces aspirations qu'on le pouvait avoir et finalement sur si

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vous me permettez la la différence aujourd'hui c'est d'avoir un monde qui n'a jamais été aussi anxiogène. Enfin je veux dire en tout cas depuis depuis 45 vous avez une crise climatique absolument terrible. Vous avez la guerre aux portes de l'Europe. Vous avez les inégalités qui augmentent. vous avez des grandes difficultés de pouvoir d'achat parce que je pense que ça il faut en parler aujourd'hui un des grands enjeux et un des grands problèmes de parcours suple des formations sur l'ensemble du territoire vous pouvez aller dans une fac d'une autre ville mais c'est une difficulté immense de se loger dans les villes aujourd'hui pour les étudiants qui veulent poursuivre des études j'aimerais vous faire réagir sur ces images et on le voit qu'ils sont toujours place donc de la nation avec

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certains syndicat notamment la CGT là qui essaent de protéger les étudiants. Gill Benstein là aussi ou Yan Brosa, si vous voulez réagir, c'est une volonté aussi des syndicats de de se faire entendre ou en tout cas d'exister face à cette colère ou on est dans l'agrégation comme vous voyez là. Non, c'est pas une volonté des syndicats de se faire entendre. C'est une volonté des syndicats de, comme ils l'ont dit, de protéger le mouvement, d'essayer eux, ils ont un savoir-faire dans le maintien, ils ont un savoir-faire dans le fait que des manifestations se passent bien parce que ce sont des syndicalistes et d'une certaine manière, c'est leur raison d'être. Et donc ils avaient dit depuis longtemps nous on va se mettre au service des lycéens pour s'interposer éventuellement entre les

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forces de l'ordre qu'ils accusent de qu'ils accusent d'être violente et des lycéens dont ils peuvent craindre un certain nombre de débordements ou d'excéence ence disant bah voilà nous donc c'est le métier c'est un peu exagéré mais nous qui avons un savoir-faire là-dedans et bien on va s'interposer pour protéger la raison officielle invoquée c'est pour protéger les lycéens des débordements craints de la part de la part de la police. J'aimerais vous faire réagir politiquement sur les les questions à l'assemblée tout à l'heure. Mathilde Panot a notamment interpellé le Premier ministre. On écoute cette passe d'arme et je vous donne la parole. J'ai juste après. Vos jours à la tête de l'ultime gouvernement d'Emmanuel Macron sont comptés mais vous nous ferez honte

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jusqu'au dernier. Depuis 18 jours, un puissant mouvement de jeunesse se lève pour l'égalité scolaire. Depuis 18 jours, vous jouez le pourrissement et déchaînez une répression inédite contre les manifestants. La parole est à monsieur le Premier ministre. La réalité, c'est que vous êtes ambigu avec la violence car la violence fait partie de votre projet politique de bordélisation du pays entre maintenant et l'élection présidentielle. Et je vais vous dire une chose, madame la présidente, mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement. Semer le chaos tel que vous le faites depuis le début du vouvent l'Céin est un scandale et je vais vous dire même la présonneau, nous ne vous laisserons pas faire.

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Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. [applaudissements] Voilà le Premier ministre vivement attaqué par la présidente du groupe insoumis et et en l'occurrence le Premier ministre qui qui lui a répondu d'avoir le projet politique de bordelliser le pays avant la présidentielle. On voit bien que la présidentielle c'est aussi ce qui nourrit ses craintes face à ces manifestations qui se multiplient à 7 mois de cette échéance. Je ne sais pas si la présidentielle nourrit les craintes. En tout cas la présidentielle est présente. Quand vous avez un mouvement social à 7 mois d'une élection présidentielle, forcément de toute façon quoi qui se passe dans la vie politique aujourd'hui, l'élection présidentielle est présente parce que on accusera toujours que ça soit vrai ou

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pas les différents représentants politiques de vouloir en tirer parti. Et là, c'est vrai que depuis le début, on voit qu'il y a un combat assez violent entre les insoumis et le gouvernement. Ça a commencé, en tout cas, les premières accusations sont venues de la part du gouvernement qui a très vite accusé les insoumis de vouloir instrumentaliser le mouvement. Et c'est vrai qu'on a vu dès le début d'ailleurs, les insoumis ont certainement anticipé ce mouvement avant le gouvernement parce que c'est vrai qu'on a vu sur les réseaux sociaux Louis Boyard, Clémence Gueté, Emeric Caron qui n'est pas tout à fait insoumis mais qui n'est pas très éloigné plus. On les a vu très présents. Donc ils ont été très présents dans ces manifestations. On peut pas reprocher à

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des politiques d'être présents dans des manifestations. La société et la politique, ce sont de mondes dont il est logique qu'il soi en résonance l'un avec l'autre. Après, c'est vrai que le gouvernement accuse et les filles d'avoir instrumentalisé la violence, c'est-à-dire d'avoir voulu une situation, voulu une situation un petit peu chaotique pour qu'il y ait des réactions policières et que après les filles puissent reprocher au gouvernement euh puissent reprocher au gouvernement ses réactions policières. On est à 7 mois de l'élection présidentielle. C'est vrai qu'un mouvement social de tel empleur si peu de semaines avant une élection présidentielle, c'est rare parce que traditionnellement euh l'iminence de l'élection présidentielle métabolise un petit peu

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le corps social et les gens se disent "Bon bah, pas tellement la peine d'aller [raclement de gorge] manifester. De toute façon, nous avons un bulletin de vote pour essayer de résoudre la situation qu'on croit qui qui ne nous convient pas. Là, cette ce mouvement social se fait effectivement à proximité des élections présidentielles et forcément ça tend les choses. Vous avez raison.