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Discours / meetingÉric Ciotti· 25 novembre 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileBudget & impôtsSécuritéSolidarités & famille

CE QU'ON NE VOUS DIT PAS SUR LE COÛT DE L'IMMIGRATION

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « Ce coût doit être établi de façon objective et il doit s'inscrire dans les grands débats qui se pose aujourd'hui à notre nation pour savoir quel modèle migratoire nous devons appliquer. »
  • 2:00Locuteur 1Chiffre
    « Nous pouvons d'ors et déjà évaluer le coût de l'immigration à plusieurs dizaines de milliards d'euros, un coût net selon ces évaluations de 40 milliards d'euros. »
  • 3:00Locuteur 1Chiffre
    « 12 milliards pour la santé, près de 8 pour les prestations sociales, 5 ou 6 pour l'accueil et l'accompagnement, 5 ou 6 pour la sécurité, 3 milliards pour l'hébergement. »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « L'observatoire de l'immigration évalue ce coût à au moins 7 milliards d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Éric Ciotti

Merci madame la présidente. Oui, notre groupe a souhaité ouvrir ce débat qui mériterait d'ailleurs demain des travaux plus élaborés au travers d'une commission d'enquête pour connaître réellement le coût de l'immigration pour notre pays. Ce coût doit être établi de façon objective et il doit s'inscrire dans les grands débats qui se pose aujourd'hui à notre nation pour savoir quel modèle migratoire nous devons appliquer.

Oui ou non devons-nous continuer à prolonger les lignes qui voit chaque année plus de 500000 étrangers arrivés dans notre pays en situation légale qui voit des procédures d'asile totalement dévoyé qui voi nos structures d'hébergement d'urgence réservé à nos concitoyens frappés par la précarité sociale totalement embolisé aujourd'hui. Les de tiers des places d'hébergement d'urgence sont occupées par des étrangers en situation irrégulière qui voit la montée de la délinquence corrélée à celle de l'immigration.

ces questions se posent et la question du coût budgétaire, du coût social, du coût économique de cette immigration est au cœur du débat que nous avons souhaité ouvrir en toute transparence ici. Je crois que ce débat est d'autant plus important qu'il est en train de s'ouvrir de façon très affirmée, très déterminée dans des grandes nations du continent européen. l'Allemagne puisque le Bundestag dirigé par la coalition CDU SPD a décidé il y a quelques mois la suspension du regroupement familial pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire.

C'est un vrai débat que nous devons ouvrir et notre groupe travaille en ce sens avec Bartholomé Lenoir à la au dépôt d'une proposition de loi parce que c'est une dérive qu'il faut aujourd'hui contrer, tous les spécialistes l'indiquent, mais aussi le Royaume-Uni dirigé par un gouvernement travailliste, on va dire socialiste, qui a annoncé un durcissement radical des conditions d'asile, notamment la fin de l'accès automatique aux aides sociales. Nous refusons toujours depuis l'élection de monsieur Macron tout débat en matière d'immigration.

C'est naturellement un des angles morts de ce double quinquena qui a vu la population étrangère fortement augmenté dans notre pays et qui a vu l'accès à notre territoire de la part d'une immigration légale, qu'elle soit liée au droits d'asile qui atteint des records, qu'elle soit liée à l'immigration familiale, qu'elle soit liée à l'immigration étudiante, qu'elle soit liée à l'accueil des mineurs étrangers isolés. Tous les paramètres qui structure les statistiques de l'immigration légale ont augmenté. Alors, mes chers collègues, je crois que le moment est arrivé de faire des choix et de faire des choix éclairés.

Euh nos concitoyens ont le droit de connaître les chiffres que beaucoup souhaitent leur cacher, en tout cas que ce gouvernement souhaite le leur cacher. Nous devons la vérité aux français car sans ce constat lucide et clair, il sera impossible demain d'enrayer euh cette submersion migratoire pour reprendre le mot de l'ancien premier ministre François Bairou. Aujourd'hui, les chiffres ne parlent pas, il crient. Et pour reprendre certaines statistiques de l'observatoire de l'immigration, nous pouvons d'ors et déjà évaluer le coût de l'immigration à plusieurs dizaines de milliards d'euros, un coût net selon ces évaluations de 40 milliards d'euros, c'est-à-dire 1/4 de notre déficit budgétaire.

Et lorsque l'on rentre dans le détail, l'on voit qu'il y a au moins 12 milliards pour la santé, près de 8 pour les prestations sociales, 5 ou 6 pour l'accueil et l'accompagnement, 5 ou 6 pour la sécurité, 3 milliards pour l'hébergement. Voilà si euh on peut ajouter à ces chiffres aussi des transferts financiers vers l'étranger. Donc c'est un constat froid, c'est un constat inquiétant sans évoquer le lien entre immigration et insécurité.

Donc notre pays sur la base de ce débat, de ces chiffres, doit faire des choix très clairs et nous appelons très clairement à mettre en main œuvre des mesures très fortes qui réduisent de façon radicale euh cette immigration qui aujourd'hui a pris des propensions qui sont totalement incompatibles avec notre capacité d'intégration. Le problème c'est pas en soi l'immigration, c'est la capacité de notre pays à accueillir les étrangers qui souhaitent venir sur notre sol. C'est la question de la capacité de notre modèle social à assumer le coût de cette immigration.

C'est aussi euh de la part de nos concitoyens leur capacité à accepter que des étrangers qui sont arrivés irrégulièrement sur le territoire national puisse s'y maintenir grâce à des prestations et je pense en particulier à l'AME qui leur sont ouvertes et qui sont très largement supérieures à celles qu'on peuvent bénéficier des Français qui ont pourtant travaillé toute une vie qui ont cotisé lourdement et quand je vois dans ma circonscription comme dans celle de chacun ici sans doute des veuves qui perçoivent une petite pension de reversion et qui n'ont pas la capacité à bénéficier d'une d'une mutuelle d'une assurance complémentaire santé et que ceux qui sont arrivés de façon illégale sur le territoire national national tion et qui s'y maintiennent et qui quelquefois commettent des délits, bénéficient d'une prise en charge totale, et bien il y a une colère qui monte et cette colère, elle est légitime et nous devons l'entendre.

Euh je rappellerai aussi euh comme symbole de ces dérapages euh la prise en charge aujourd'hui euh je l'évoquais euh brièvement tout à l'heure, le coût de la prise en charge des étrangers en situation irrégulière et notamment euh des déboutés du droit d'asile qui se maintiennent aujourd'hui dans nos structures d'hébergement d'urgence. Chaque nuit, mes chers collègues, en Île-de-France, 50000 places 50000 places sont louées dans des hôtels chaque nuit en région Île-de-France pour des étrangers en situation irrégulière. Cette situation, elle est devenue insupportable.

Il y a des étrangers qui ont des droits, qui sont arrivés légalement sur le territoire, qui travaillent, qui paient des cotisation. Ils doivent pouvoir bénéficier des prestations sociales qui sont la contrepartie des cotisations qu'ils versent dans le cadre de leur travail. Ils fournissent un effort d'intégration. Nous leur devons aussi ce devoir d'intégration, mais il est totalement insupportable qu'il y ait cette embolisation aujourd'hui de nos structures d'hébergement d'urgence qui devrai être réservé à ceux qui se trouvent dans une réelle situation de précarité sociale.

J'insiste sur ce point, c'est pas forcément celui qui coûte le plus en matière d'immigration, mais ce point est extrêmement important. Je relèverai aussi, puisque c'est un travail que nous avions accompli euh notamment euh dans la précédente législature sur le coût des prestations sociales qui sont ouvertes euh aux étrangers qui arrivent euh sur le territoire national. Je considère que comme c'est le cas notamment pour le RSA, nous devons avoir un délai de de carence de plusieurs années avant qu'un étranger qui mette le premier pied sur le territoire national bénéficie instantanément euh de des allocations familiales ou des allocations logements.

Ce n'est pas le cas pour le RSA, je vous le rappelle. Il y a un délai de 5 ans. Je crois qu'il faut évaluer très clairement. L'observatoire de l'immigration évalue ce coût à au moins 7 milliards d'euros. Si on mettait un délai de de 5 ans, et bien il faut que nous travaillons sereinement comme le fait aujourd'hui le gouvernement travailliste en Grande-Bretagne ou comme le fait le gouvernement de coalition en Allemagne à prendre des dispositions beaucoup moins naïves parce que notre société ne pourra pas continuer à accueillir chaque année chaque année plus de 500000 étrangers en situation légale parce que nous serons dans l'incapacité de les intégrer à notre modèle républicain.