Voeux de Marine Le Pen à la presse
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- 2:52PrésentateurFait
« La nouvelle ligne de fracture idéologique sépare désormais les postes nationaux que nous appelons, vous le savez, les mondialistes et les nationaux dont le Front National constitue le noyau central. »
- 4:19PrésentateurPromesse
« Il s'appellera l'Union des Nations Européennes, l'UNE. »
- 8:20PrésentateurFait
« On va le voir avec le projet de loi Colomb sur l'immigration, qui ne fait qu'entériner la submersion migratoire que connaît la France et l'Europe. »
- 12:01PrésentateurChiffre
« 66% des Français ne se sentent plus en sécurité. »
- 13:21PrésentateurFait
« Il y a là de quoi méditer sur les peines planchées qui doivent s'imposer à ces magistrats peu conscients de leur rôle social. »
- 16:04PrésentateurChiffre
« En 2007, le Front National était à 10% au présidentiel et 4,5% aux législatives. Quelques années après, il est monté à 35% au présidentiel. »
Temps de parole
- Présentateur89 %
- ?11 %
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Mesdames et messieurs, chers amis de la presse écrite
et
audiovisuelle,
la
nouvelle année, vous le savez, c'est traditionnel et l'occasion de nous voir
et
pour nous comme pour vous, de prendre de bonnes résolutions.
Nous
n'échapperons pas à cette année, du moins je l'espère, à cette aimable tradition. Elle fera peut-être que les rapports entre nous seront d'année en année plus sereins, moins militants
et
en un mot,
qui
est emprunté à une formation de cadre à propos des journalistes plus professionnels.
L
'année 2017 a été une année politique longue, très longue. Vous en savez quelque chose, vous qui nous avez suivis tout au long de cette séquence interminable des primaires, à la fin des législatives, le marathon politique aura duré un an. Durant cette période, beaucoup de choses ont été dites, beaucoup ont été écrites.
Mais
le plus important finalement, c'est le profond changement auquel cette élection a abouti.
Vous,
journaliste politique, vous qui êtes passionné par les idées politiques, par les stratégies politiques, par la vie, les hommes et les dessous des partis politiques, vous devez certainement partager notre enthousiasme de voir émerger la nouvelle configuration politique que les élections présidentielles ont vu naître. Enfin, il se passe quelque chose. L'année qui vient et celles qui suivent ne vont ressembler à aucune autre.
Votre
génération de professionnels de l'information a la chance de vivre l'entrée de notre pays dans le 21e siècle politique.
Elle
aura le privilège d'avoir à couvrir une évidente recomposition idéologique
et
partant une profonde recomposition politique
qui
préfigure des changements de grande ampleur pour notre pays.
Vous
n'aurez plus à commenter les fausses alternances,
les
élections sans enjeux et ces combats de catch politique truqués auxquels chacun feignait de croire.
Vous
n'aurez plus à vous torturer l'esprit pour déceler la différence entre des adversaires si similaires qu'il fallait chercher dans la micro-sémantique les signes d'une opposition entre eux. Giscard avait entamé le rapprochement de la droite vers la gauche. Mitterrand, après le tournant libéral de 1983, a engagé le rapprochement de la gauche vers la droite.
Le
gouvernement d'Emmanuel Valls fut le point d'aboutissement de ces évolutions convergentes qui conduisaient le pays à des non-choix, à des alternances d'affichage, à des débats vides de toute direction idéologique.
Emmanuel
Macron a eu le mérite de mettre sa roue dans celle du Front National pour dynamiter le clivage devenu artificiel entre la gauche et la droite
et
retrouver un clivage plus actuel, plus réel, plus en prise avec les grands enjeux politiques du siècle.
La
nouvelle ligne de fracture idéologique sépare désormais les postes nationaux que nous appelons, vous le savez, les mondialistes et les nationaux dont le Front National constitue le noyau central.
Cette
nouvelle grille de lecture va s'imposer progressivement même à ceux qui croient la politique immuable.
Je
rends hommage à M. Macron d'avoir eu l'honnêteté de s'affirmer ouvertement comme partisan de l'Union Européenne
quand
les autres n'avaient pas le courage d'assumer leur allégeance fondamentale et croyaient pouvoir cacher leur eurolatrie derrière un euroscepticisme de circonstances.
L
'eurolatrie étant une forme d'idolatrie.
Ce
positionnement assumé de M. Macron et de son gouvernement va avoir le mérite de permettre de clarifier le débat.
Nous
allons ainsi avoir la possibilité d'un débat véritablement démocratique
qui
permettra à chacun de faire son choix en toute connaissance de cause.
M.
Macron nous a donné rendez-vous en janvier pour les accords de l'Elysée.
Il
devrait s'agir d'un accord entre la France et l'Allemagne pour approfondir la construction européenne.
Sur
la thématique européenne, nous ne nous déroberons pas. Nous serons au rendez-vous avec des contre-propositions comme nous le serons sur le sujet tout au long de l'année.
Sur
l'Europe, notre stratégie est une stratégie de conquête
qui
se décompose en quatre étapes.
Premièrement,
définir précisément notre projet pour l'organisation de l'Europe.
Il
s'appellera l'Union des Nations Européennes, l'UNE.
Et
définira précisément les instances qui régissent les coopérations entre les États du continent. Deuxièmement, décrire précisément la période de transition entre l'UE et l'UNE. C'est-à-dire concrètement les conditions techniques, juridiques, politiques et diplomatiques. Troisièmement, joindra-nous les forces souverainistes ou nationales sur une liste d'ouverture qui se présentera au suffrage des Français. Quatrièmement, enfin, défendre ce projet sur l'ensemble du continent grâce aux partis alliés présents dans tous les pays européens et qui enregistrent
pour
beaucoup de fortes poussées dans leurs pays respectifs.
Vous
le voyez ? Notre feuille de route stratégique pour les élections européennes vise non pas à témoigner, mais à constituer une majorité en Europe.
Depuis
la rentrée de septembre, j'ai pris connaissance des multiples faire-part de décès du Front National qui ont été publiés ici ou là.
Je
les crois d'autant plus inopportuns qu'ils interviennent au moment où, justement,
la
recomposition idéologique nous place comme pôle d'une des deux alternatives proposées.
Il
n'y a aucune raison
que
la recomposition idéologique que nous avions théorisée et que M. Macron a enterrinée
ne
se traduise pas politiquement. Visiblement, elle s'étend même en Allemagne
où
les européistes ont fait gouvernement commun dans la coalition des perdants Merkel-Schultz.
Quelle
est la situation des forces politiques en France
? Le
PS a disparu, bien sûr. Entraîné par le fond par son score de 6% aux présidentielles, mais aussi parce qu'aux yeux même de ses partisans, il avait fini d'être utile.
Dès
septembre, certains ont voulu voir dans la France insoumise le principal opposant à Emmanuel Macron. On a vu ce qu'il est advenu.
L
'insurrection citoyenne que les mélenchonistes ont tenté d'organiser a fait flop.
Les
bons coups de com' comme le paquet de nouilles brandies dans l'hémicycle a montré ses limites. Et surtout, les ambiguïtés de leurs élus sur l'islamisme ou la laïcité non condamnés par M. Mélenchon ont fini de marginaliser définitivement ce mouvement.
Il
est aujourd'hui réduit à un groupe contestataire autour duquel rien de sérieux ne peut se construire.
Le
parti Les Républicains suit une trajectoire similaire à celle du PS.
Il
est un peu sur la voie du parti radical. Vous savez, ce processus qui conduit un ancien grand parti à n'être plus qu'un parti de témoignage, à n'être plus que le supplétif d'autres formations.
Je
le crois touché à mort.
Il
est en interne déchiré par ce clivage national-mondialiste et est aujourd'hui paralysé par cette incohérence fondamentale.
La
nouvelle donne politique joue pour M. Wauquiez et ses amis comme ces sables mouvants qui les font s'enfoncer au moindre mouvement.
Pour
beaucoup de Les Républicains,
leur
héros n'est pas Wauquiez, mais Macron.
Ils
le voient avec admiration. Ils l'ont rêvé, Macron l'a fait.
Le
débat sur l'Europe qui s'ouvre risque de leur être fatal.
Les
sondages à 12% pour M. Wauquiez aux Européennes montrent que pour les Européennes, nombre de ses électeurs ou de ses soutiens ont déjà rejoint En Marche.
M.
Juppé ne l'a pas encore officiellement quitté.
Le
jour où cela arrivera, le signal de la migration sera donné et le coup de grâce avec.
Voilà,
au seuil de cette nouvelle année, je tenais, pour ceux qui s'inquiétaient sur notre sort, à vous rassurer sur notre bonne santé.
Et
c'est tant mieux,
car
je crois que jamais le Front National n'a été si nécessaire.
On
l'a vu pour la loi antiterroriste,
qui
est un abaissement inadmissible de notre arsenal de protection.
On
l'a vu avec les revenants de Daesh, où le gouvernement s'illustre par ses dangereuses et indignes tergiversations.
On
va le voir.
On
va le voir avec le projet de loi Colomb sur l'immigration, qui ne fait qu'enteriner la submersion migratoire que connaît la France et l'Europe.
La
présidentielle a vu l'élection d'un homme souriant, qui porte beau, mais n'a rien résolu.
Nous
entrons avec M. Macron dans une société d'insécurité au pluriel. Insécurité professionnelle avec la loi travail, qui tente à effacer les protections du droit du travail.
On
le voit avec la rupture conventionnelle collective, qui, dans votre profession, touche par exemple les personnels du Figaro. Insécurité salariale ou insécurité des conditions de travail avec la mise en œuvre des accords d'entreprise qui vont contourner les garanties de la loi pour les salariés et les engagements individuels nés des contrats de travail.
L
'insécurité sociale
avec
la prochaine remise en cause de l'assurance chômage.
L
'insécurité sanitaire, dont l'affaire Lactalis est un exemple.
L
'insécurité culturelle
avec
des pratiques importées que l'on voudrait imposer aux Français.
Que
dire de l'insécurité dans laquelle sont placées les communes, avec une mesure, la disparition de la taxe d'habitation, qui n'a été ni concertée, ni préparée, ni financée, et laisse les maires désemparés.
Le
croix gouvernemental sur le remplacement ou non par un autre impôt en dit long sur l'embarras du gouvernement à devoir mettre en œuvre une promesse du candidat Macron aussi improvisée.
A
côté de cette mesure
qui
porte atteinte à l'autonomie fiscale d'une institution essentielle à la démocratie de proximité, il y a aussi, et je sais que vous y êtes à juste raison sensible, la liberté d'expression.
Vous
avez vu
l
'attitude d'un groupe financier qui menaçait le journal Le Monde de lui enlever des publicités.
Vous
avez vu le Front National, privé des services bancaires, et dont les moyens techniques de fonctionner
pour
avoir des plus hauts dirigeants des groupes bancaires, eh bien, sont pour le moins affaiblis.
Et
puis, il y a les propos inquiétants de M. Macron sur ce qu'il appelle les «
fake
news
», et
qui pourront servir de prétexte à l'introduction de la censure,
d
'abord sur Internet,
et
puis ailleurs.
Alors,
M. Macron qui commémore les attentats du 7 janvier 2015, se sentirait-il en fait de moins en moins charrie.
En
Allemagne, une loi sur le sujet a valu la censure d'une députée de l'AFD, qui fut suivie juste après de la censure des cris de journaliste.
Qui
jugera
ce
qui est une fausse information d'une vraie
? Un
commentaire pertinent d'une bêtise
? Un
développement acceptable d'une thèse irrecevable ?
La
liberté d'expression
est
conçue pour dire des choses qui éventuellement peuvent déranger,
qui
ne sont pas dans l'orthodoxie ambiante
des
idées qui parfois offusquent.
C
'est dans les dictatures que la liberté d'expression n'est autorisée que pour diffuser les vérités officielles.
Dans
nos démocraties, il existe des lois
et
des juges pour établir les limites lorsqu'elles sont nécessaires. Nous ne devons pas déroger au principe de la liberté.
Je
tenais à vous dire que si quelqu'un avait la volonté d'insécuriser la libre parole et la libre pensée,
vous
me trouverez toujours à leur côté. Et compte tenu des dérives prévisibles, probablement un jour à vos côtés.
Il
ne s'agit pas pour moi de vous soutenir en tant que tel, ce n'est pas mon rôle.
Mais
le Front National entend défendre un principe, un principe de liberté dont tout le monde doit pouvoir se prévaloir.
Enfin, et
sans que la liste des insécurités soit exhaustive,
il
y a bien évidemment l'insécurité physique. 66% des Français ne se sentent plus en sécurité.
C
'est un niveau record que le baromètre fiducial sur le sentiment d'insécurité vient d'atteindre. Avez-vous remarqué la recrudescence des agressions au couteau
? C
'est le signe d'une société où les voyous qui sortent armés se sont autorisés à faire régner leur loi.
Au
Châtelet, un jeune voyageur a été poignardé à mort après une simple bousculade.
Je
ne veux pas me contenter de dire, comme je l'ai lu, que ce jeune homme était là, au mauvais endroit, au mauvais moment.
Je
ne parle pas des règlements de comptes entre bandes, entre dealers, entre membres du grand banditisme. Comme c'est tous les jours, ces morts-là, qui ne m'arrachent pas vraiment de larmes, traduisent tout de même l'intense activité des mafias dans notre pays.
Et
puis,
il
y a les agressions contre les policiers.
J
'en ai parlé lors de mon déplacement auprès d'une BAC parisienne, ou contre les agents de l'administration pénitentiaire. Je me suis rendue, vous le savez, avant d'un levier le lendemain de l'agression de trois gardiens de prison par un islamiste.
Comment
admettre
que
des agresseurs d'un policier et de sa femme roués de coups devant leurs enfants sur un parking aient pu être laissés en liberté
? Comment
admettre qu'aucune mesure particulière ne soit prise en prison à l'égard de véritables barbares qui n'ont aucun respect pour la vie humaine afin d'assurer la sécurité des gardiens ? Il y a là de quoi méditer sur les peines planchées qui doivent s'imposer à ces magistrats peu conscients de leur rôle social. L'orangélisme à l'égard des délinquants constitue une violation de l'état de droit pour les honnêtes gens.
Ils
ne perçoivent pas que l'arrogance des voyous qu'ils libèrent est vécue par les victimes comme une nouvelle agression.
Je
voudrais revenir sur un sujet que j'ai effleuré mais qu'il vous appartient à vous, presse d'information je crois de creusée.
Ce
sont les violences perpétrées contre les familles de policiers, vandalismes sur les voitures
ou
contre les façades de logements, menaces contre eux ou contre les enfants à l'école, agressions physiques.
Si
ce sujet n'est pas traité,
c
'est peut-être parce qu'il dérange.
Nous
ferons le travail d'information.
Cette
question est pour l'instant quasiment totalement passée sous silence alors qu'elle dénote une dérive inquiétante de notre société.
Une
dérive sur laquelle je ne resterai pas muette.
Les
associations de femmes de policiers existent. Adressez-vous à elles.
Et
vous découvrirez une problématique totalement ignorée du grand public et ce qui est encore plus étonnant, totalement ignorée des magistrats et des pouvoirs publics.
Nous
attendons aussi le débat sur l'immigration puisqu'avec une loi totalement cosmétique,
M.
Macron a visiblement décidé d'entériner, comme je le disais, la submersion migratoire de la France. Regroupement familial des soi-disant mineurs, recul sur la liste des pays sûrs, refus de se doter des moyens scientifiques pour mettre fin à l'escroquerie de la présomption de minorité,
alors
que l'Allemagne précisément est en train de prendre des mesures en ce sens.
Vous
comprendrez bien que nous ne nous laisserons pas faire.
Nous
aurons l'occasion de prendre des initiatives sur ce sujet de l'immigration et mènerons des opérations de sensibilisation du public comme des actions de terrain ou à l'Assemblée lors du débat parlementaire.
M.
Macron ira, je crois, mardi à Calais.
Mais
le problème de Calais ne se résout pas à Calais,
ou
à Londres d'ailleurs, mais à Paris et hélas à Bruxelles.
Vous
le voyez, notre carnet de balles est bien rempli. Parallèlement à ces initiatives extérieures, nous allons engager en interne la grande refondation de notre mouvement. Elle nous apparaît nécessaire pour placer le Front National au cœur de la récomposition politique qui s'annonce.
Pour
être honnête,
la
refondation, je l'ai entreprise en 2011,
au
moment où les adhérents m'ont confié la présidence du mouvement.
En
2007,
le
Front National était à 10% au présidentiel et 4,5% aux législatives.
Quelques
années après, il est monté à 35% au présidentiel.
Il
nous reste 15% de Français à convaincre.
L
'évolution du Front National doit donc se poursuivre,
pour
lui permettre d'acquérir sans aucune contestation possible une culture de gouvernement.
Oui, c
'est vrai, nous étions à l'origine un parti de contestation.
Nous
sommes devenus un parti d'opposition.
Même
si nous pouvons légitimement considérer que c'est en grande partie injuste, beaucoup ne nous font toujours pas le crédit d'être un parti de gouvernement. Cet état de fait nous impose de remettre l'ouvrage sur le métier. Nous sommes en train de nous y atteler.
Cela
nous impose beaucoup de travail de fond pour construire des programmes précis sur l'Europe, les régions, les départements ou les communes.
Cela
nous impose de redoubler d'efforts de formation pour disposer de cadres centraux et locaux encore plus performants.
Et
puis, pourquoi le nier
? Il
nous faut réaliser une véritable révolution culturelle qui doit nous conduire à nous mettre en situation de nouer des alliances,
d
'admettre des compromis, pas des compromissions,
de
faire preuve parfois de davantage de patience et donc de pragmatisme.
Ce
travail sur nous-mêmes est fondamental.
Il
doit se traduire par des pratiques internes rénovées dont la réforme des statuts intègre les principes.
Nous
devons favoriser l'émergence des nouvelles personnalités qui ont rejoint le Front National depuis parfois un certain temps, parfois plus récemment, mais sont restées inconnues de vous, journalistes, ou du grand public.
Le
changement de nom que je proposerai aux adhérents mettra en évidence ce que sera ce nouveau Front.
Un
mouvement plus ouvert, plus divers, plus participatif.
Une
force politique mieux préparée et mieux implantée.
Une
force politique dont l'unique objectif sera de prendre le pouvoir pour redresser le pays.
Par
nature,
un
appareil politique est conservateur.
Je
sais
les
éventuelles inerties, habitudes, nostalgie même parfois.
Mais
le rôle d'un dirigeant politique est de proposer les moyens
et
précisément d'organiser ceci pour accéder au pouvoir.
Voilà,
mesdames et messieurs de la presse, ce que je voulais vous dire.
J
'espère que vous l'aurez remarqué sans langue de bois.
Au
seuil de cette nouvelle année, permettez-moi de vous adresser à vous, ainsi qu'à vos confrères, à vos organes de presse respectifs, tout le meilleur pour 2018.
Je
vous souhaite
peut
-être avant tout la liberté, celle que beaucoup de vos confrères perdent en ce moment même,
au
travers du monde ou dans des pays pourtant très proches
de
l'Europe.
Elle
peut se perdre progressivement,
elle
peut se perdre par la loi
ou
par l'argent.
Je
souhaite que vous y restiez particulièrement attentifs.
Vous
l'avez compris, l'activité du Front National sera intense en 2018.
Vous
qui suivez l'actualité et nous qui essayons de la faire, nous aurons à travailler beaucoup ensemble.
Que
le travail soit productif
et
serve la démocratie, dont les médias et les partis politiques sont des piliers fondateurs.
Bonne
année 2018 à vous tous.
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