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InterviewLCP (sur YouTube)· 16 décembre 2024 58 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-merSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise - LCP, Lundi C'est Politique - 16/12/24

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 50 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    La France insoumise joue-t-elle sa partition ? LFI est la seule à ne pas avoir répondu à l'invitation du nouveau Premier ministre.

  • 1:03FerméeRéponse directe

    Pourquoi vous êtes abstenu sur la loi spéciale ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    La continuité de l'État, ça vous rassure ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire à Mayotte selon Jean-Luc Mélenchon ?

  • 4:33FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous allez redemander une commission d'enquête ?

  • 5:27OuverteRéponse directe

    L'heure est à la solidarité nationale, ça doit être la priorité numéro un d'Emmanuel Macron et François Bayrou ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:15PrésentateurFait
    « « Le pouvoir méprisant et incapable occupé par son nombril n'a rien prévu ni organisé ». »
  • 11:46InvitéChiffre
    « nous parler d'endettement et de dette, quand ce sont eux qui ont fait 1 000 milliards de dettes depuis 7 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir »
  • 20:15InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon était celui qui allait ruiner la France »
  • 20:25InvitéChiffre
    « Nous parlons de 1000 milliards de dettes avec Emmanuel Macron »
  • 20:42InvitéChiffre
    « 26 000 défaillances d'entreprise qui sont majoritairement des très petites entreprises de moins de 11 salariés »
  • 20:57InvitéChiffre
    « 53% du produit intérieur de la France est justement le résultat de cette consommation populaire »
  • 23:17InvitéPromesse
    « nous avons d'ores et déjà annoncé que nous censurons un gouvernement qui est illégitime »
  • 31:32InvitéFait
    « Il est tombé avec le budget le plus violent socialement et écologiquement jamais présenté de toute l'histoire de la Vème République. »
  • 31:40InvitéChiffre
    « Quelqu'un qui vous propose 60 milliards d'économies. »
  • 31:46InvitéFait
    « Les jours de carence pour les fonctionnaires, les pensions de retraite non indexées. »
  • 31:55InvitéChiffre
    « 4000 postes de professeurs en moins. »
  • 38:37InvitéFait
    « Il doit démissionner d'abord parce qu'il n'a pas respecté le suffrage universel. »
  • 38:40InvitéChiffre
    « Il lui reste 30 mois à faire dans son mandat. »
  • 57:22InvitéFait
    « Les gens sont soulagés, ils nous disent merci d'avoir fait tomber Barnier et le gouvernement. »
  • 57:23InvitéFait
    « les gens sont soulagés, ils nous disent merci d'avoir fait tomber Barnier et le gouvernement »
  • 57:26InvitéFait
    « qui notamment voulait ne pas indexer les pensions des retraités, supprimer 4000 professeurs »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Présentateur22 %
  • Locuteur non identifié10 %
  • Invité 23 %
  • Locuteur non identifié 22 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

La France insoumise joue-t-elle sa partition ? LFI est la seule à ne pas avoir répondu à l'invitation du nouveau Premier ministre. Jean-Luc Mélenchon et son groupe à l'Assemblée nationale, avec Mathilde Panot à sa tête, parient sur une présidentielle anticipée, une ligne qui ne fait pas l'unanimité au nouveau Front populaire. Mathilde Panot est l'invité de LCP, l'indice est politique. Bonsoir et bonsoir Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, députée du Val-de-Marne. Je vous présente ceux qui vont vous interroger à mes côtés ce soir. Clément Méric de LCP, bonsoir Clément. Bonsoir. Victoria Coussa de France Info, bonsoir Victoria.

Et bonsoir Thierry Fab de Chalange qui est avec nous. Sans oublier évidemment Hugo Couturier, alias Hugo Auperchoir. Vous pouvez réagir sur la chaîne Twitch Assemblée nationale. Hugo fera remonter vos interrogations et vos points de vue évidemment à vous directement. Avec vous Mathilde Panot, on va revenir sur le vote de la loi spéciale qui a eu lieu il y a une heure à l'Assemblée nationale pour boucler financièrement l'année. Vous êtes abstenu, vous n'y direz pourquoi, en attendant un gouvernement au complet qui lui sera chargé de trouver un budget pour toute l'année 2025. Au cours de cette émission, vous débattrez aussi avec Antoine Bassebousse.

Il est spécialiste du monde arabe et de l'islam, Syrie, Liban, Gaza, le Proche-Orient en guerre, avec Israël pas loin. On va commencer par la situation dramatique à Mayotte, ravagée après le passage du cyclone Chido samedi. Des rafales de vent à plus de 220 km heure ont balayé l'archipel où un tiers de la population vit dans des structures précaires, voire des bidonvilles. Le bilan humain risque d'être très lourd. Le préfet a évoqué des milliers de morts possibles avec peut-être des difficultés pour les identifier. Dans l'immédiat, les secours vont déjà essayer d'entrer dans les zones les plus ravagées où l'eau et la nourriture manquent. L'hôpital a été très endommagé.

Le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Bruno Retailleau, est sur place depuis ce matin et il devrait faire le point sur ses opérations de secours. Mathilde Panot, Bruno Retailleau est au front dans un contexte où un gouvernement n'est pas encore nommé. On est dans un gouvernement démissionnaire. La continuité de l'État, ça vous rassure ?

2:13
Invité

Je crois que c'est important et que personne ne peut faire de polémique sur ce qui est en train de se passer à Mayotte. D'abord, je voudrais avoir un mot d'émotion. Il faut imaginer, le préfet parle effectivement de centaines, voire d'un millier, voire de plusieurs milliers de morts et dont on sait déjà qu'on ne pourra pas avoir le nombre précis de victimes. Et y compris avec une information qui est assez glaçante, c'est que probablement on connaîtra le nombre d'enfants qui sont morts dans ce qui est la plus grande catastrophe climatique depuis 90 ans sur Mayotte, le jour de la rentrée scolaire en janvier, par le nombre d'enfants qui ne seront pas là à l'école.

Donc je crois qu'on est sur une situation qui est absolument dramatique. Il faut imaginer dans n'importe quel département de l'Hexagone, où il y aurait plus de 1000 morts sur une catastrophe climatique, l'émotion que ça aurait provoqué et que ça doit provoquer. Ça suscite de l'émotion. Évidemment, et ça doit nous interroger à la fois sur l'aide immédiate sur la situation humanitaire et aussi sur le développement à plus long terme pour Mayotte.

3:13
Présentateur

Justement, parce que hier, dans un tweet, Jean-Luc Mélenchon a dit « Le pouvoir méprisant et incapable occupé par son nombril n'a rien prévu ni organisé ». Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ?

3:22
Invité

Alors, beaucoup de choses, et je pense qu'il y a différents temps dans le moment que nous vivons. La première chose, c'est évidemment d'aider immédiatement et notamment d'envoyer le plus de renforts possibles, le plus de secours possibles, aider à faire en sorte, vous avez dit, une situation catastrophique, plus d'eau, plus de nourriture pour un certain nombre de personnes, des risques d'épidémie qui peuvent se développer. Donc ça, c'est l'urgence immédiate. Ensuite, face au dérèglement climatique, parce qu'on sait que ces cyclones vont se multiplier et notamment croître en intensité, il faut préparer le pays et adapter.

Et je le dis avec une volonté d'avancer sur cette question, nous nous avions gagné une proposition de résolution de commission d'enquête à l'Assemblée nationale dans le cadre de notre niche parlementaire sur la manière dont l'État était actif pour justement adapter les territoires dits d'outre-mer qui sont les plus à même justement d'être à risque devant le dérèglement climatique qui est aujourd'hui irréversible, de savoir justement comment est-ce qu'on préparait les territoires dits d'outre-mer. Commission d'enquête qui avait été ensuite sabotée, mais je ne vais pas rentrer dedans.

Mais en tout cas, ce qu'il faut faire d'urgence, c'est savoir justement comment est-ce qu'on rend les territoires les plus résilients possibles.

4:33
Présentateur

Donc, est-ce que vous allez redemander une commission d'enquête ?

4:36
Invité

Oui, je pense qu'il faudrait le faire et que c'est important. Et que Jean-Philippe Nylor, qui est député martiniquais de mon groupe, qui l'avait demandé, savait justement ce qu'il pouvait s'abattre à la fois sur Mayotte, mais sur d'autres territoires.

4:47
Présentateur

Vous dites qu'il le faudrait, mais vous allez le faire. Vous allez redemander une commission d'enquête ? Oui, oui. Sur les Outre-mer ou sur Mayotte ?

4:52
Invité

Non, je pense que... Alors, sur Mayotte, c'est important, notamment parce que Mayotte est le territoire en France où il y a le plus grave problème de crise d'eau. Moi, j'avais mené une commission d'enquête comme présidente d'une commission d'enquête sur la question de l'eau. Et dans ce cadre-là, nous avions fait plusieurs auditions. J'avais été en Guadeloupe, dans lequel la situation est très grave, mais j'avais fait plusieurs auditions sur Mayotte, puisque un tiers des habitants n'ont pas accès à l'eau potable. Et dans ce cadre-là, on avait fait un certain nombre de recommandations.

Donc je pense qu'évidemment, c'est très important sur Mayotte, mais tous les territoires dits d'Outre-mer sont exposés...

5:23
Présentateur

Donc une commission d'enquête sur tous les Outre-mer qui doit être lancée à ce moment-là. L'heure est à la solidarité nationale, a écrit le groupe La France Insoumise dans un communiqué, groupe que vous présidez. Ça veut dire qu'à l'heure qu'il est, ça doit être la priorité numéro un d'Emmanuel Macron et François Bayrou pour les jours qui viennent.

5:39
Invité

Oui, et ça doit être la priorité. Et je suis surprise que François Bayrou, par exemple, ne comprenne pas que le symbole qu'il envoie en allant justement au Conseil municipal de Pau, au moment même où il y aura la réunion de crise, alors qu'il suivra en visio, je ne veux pas... Mais que le symbole qu'il renvoie en faisant cela est un symbole qui, justement, après 20 ans de politique d'abandon de Mayotte, est un signal qui, je crois, est très mauvais.

6:03
Présentateur

Alors je rappelle, je resitue, parce que François Bayrou est toujours maire de Pau. Donc il doit démissionner ?

6:08
Invité

Moi, je pense qu'il devrait démissionner, oui.

6:10
Présentateur

De quoi ?

6:10
Invité

De son mandat de maire. Mais vous savez, il n'est même pas encore passé...

6:14
Présentateur

La question vaut être posée, avouez.

6:15
Invité

C'est une bonne question que vous posez. Avouez, la question vaut être posée. Il ne l'est même pas encore passée devant l'Assemblée nationale. Et d'ailleurs, c'est une des raisons, vous allez me demander pourquoi est-ce qu'on n'y a pas été, c'est une des raisons pour lesquelles nous n'avons pas été au rendez-vous à Matignon. Notamment parce que dans toute démocratie, on commence par un vote de confiance. Et c'est à partir de là, ce n'est pas juste le fait du prince Emmanuel Macron qui nomme un Premier ministre qui fait qu'il est Premier ministre, c'est un vote de confiance devant l'Assemblée.

6:39
Présentateur

Donc vous dites, aujourd'hui, François Bayrou doit démissionner de son poste de maire de Pau.

6:44
Invité

Bien sûr. Ça me paraît tout à fait logique qu'on ne peut pas être à la fois Premier ministre de la France et maire d'une ville.

6:51
Présentateur

En tout cas, demain, il y aura des questions au Premier ministre.

6:53
Invité

Mais vous vous rendez compte, juste pour que vous vous rendez compte de ça, par exemple, ça veut dire très concrètement que lors de la réunion d'urgence sur Mayotte avec peut-être un millier, peut-être plus d'un millier de personnes qui sont mortes dans notre pays, dans la plus grande catastrophe humanitaire qui est connue la France depuis très longtemps, le Premier ministre ne sera pas là physiquement du fait de son double mandat. Je ne dis pas ça par esprit de polémiquer sur des personnes, sur je ne sais quoi. C'est juste des choses très concrètes sur quelle est la possibilité d'un Premier ministre d'exercer à la hauteur du mandat sur lequel il lui a été donné.

Donc la conclusion qu'il doit en tirer, c'est de quitter la mairie de Pau. Ou alors de quitter aussi, comme nous, nous voulons le censurer, vous savez, il peut aussi rester à la mairie de Pau et ne pas être Premier ministre. Ça nous va très bien.

7:39
Présentateur

Demain, il va y avoir des questions au Premier ministre. C'est lui qui sera là devant vous à l'Assemblée nationale. C'est une séance un peu particulière. Vous pourrez interroger, puisqu'il y aura une question par groupe, François Bayrou. Ce sera sur les Comores ? Sur Mayotte, pardon ?

7:50
Invité

Ça sera probablement sur Mayotte, oui.

7:52
Présentateur

Ce sera votre question à François Bayrou.

7:53
Invité

C'est en ce moment le bureau de mon groupe qui était en train de le décider.

7:56
Présentateur

D'accord, mais ce sera a priori sur Mayotte la question.

8:00
Invité

Oui, je pense. Oui, il y avait une question pour vous, Madame Pano, d'un maoré qui demande pourquoi vous obstinez-vous chez LFI à dire qu'il n'y a pas de problème d'immigration à Mayotte ? Et pourquoi Jean-Luc Mélenchon n'y met jamais les pieds alors que Marine Le Pen vient tout le temps ? On dirait que vous ne voulez même pas chercher à arracher Mayotte à l'extrême droite. C'est vrai que par exemple aux élections législatives, aux dernières élections, il n'y a pas eu de candidat de gauche. Alors il y a eu un candidat LO et un candidat d'hiver gauche, mais qui n'était pas sous l'étiquette NFP, qui ont eu moins de, je crois, 3 ou 4% au niveau des circonscriptions.

Alors nous avons des liens avec Mayotte, notamment beaucoup de par d'abord les députés réunionnais qui sont en lien assez constant et qui se sont rendus plusieurs fois à Mayotte. Il se trouve que Clémence Guettet, qui est première vice-présidente de l'Assemblée nationale, s'y est rendue il y a quelques années. Donc nous avons des députés qui régulièrement se rendent à Mayotte et ont des échanges. Nous avons Mathilde Ligné, qui est non seulement la première ouvrière agricole à avoir été élue comme députée à l'Assemblée nationale, mais qui a vécu à Mayotte et qui a de nombreux liens, notamment avec des agriculteurs à Mayotte.

Donc ça, c'est la première chose pour dire qu'il n'y a aucun désintérêt du groupe sur ce qui se passe à Mayotte. Et le début de votre question était sur la question de l'immigration. Nous, nous ne voulons pas dire qu'il n'y a pas de problème dans ce qui se passe à Mayotte.

9:20
Présentateur

Le problème d'immigration.

9:21
Invité

Oui, je veux dire, là, vous avez... Enfin, je vous parlais de la question de l'eau, par exemple. Vous avez un vrai problème d'accès à la ressource en eau, de quantité d'eau disponible sur Mayotte, avec d'ores et déjà le nombre d'habitants que compte Mayotte.

9:36
Présentateur

Renforcée par l'immigration clandestine.

9:38
Invité

Oui, oui, oui. Je viens de dire ça, justement. Mais je la passe par, justement, des négociations diplomatiques avec les Comores. Ça, c'est la première des choses. La deuxième chose, c'est que vous n'êtes pas sans savoir que Mayotte compte un grand nombre de mineurs, c'est-à-dire d'enfants non accompagnés, et que la France a largement les moyens d'organiser les choses pour faire en sorte que tout le monde ait une vie digne, qu'on s'occupe de ces enfants non accompagnés, et qu'ensuite, il y ait des relations diplomatiques avec les Comores qui permettent de travailler au fait que chacun et chacune puisse retrouver une vie digne dans des conditions qui sont les meilleures possibles.

10:13
Présentateur

On parlait de l'actualité immédiate parlementaire. Les suites de la motion de censure, il faut boucler les fins de mois. Une loi spéciale a été débattue et votée à la quasi-unanimité tout à l'heure à l'Assemblée nationale, sauf la France insoumise qui avait un positionnement à part, mais on va y revenir. Yael Broun-Pivet avait refusé ce matin vos amendements sur le barème de l'impôt, autrement dit pour aligner les impôts sur l'inflation et éviter que des Français se retrouvent imposables ou voient leurs impôts augmenter. Et d'ailleurs, le ministre de l'économie des missionnaires Antoine Armand avait expliqué pourquoi.

Ce projet de loi n'est pas un budget car il n'est pas sous-tendu par une prévision de croissance, de déficit ou d'endettement. Ce n'est en aucun cas un texte qui peut nous laisser croire que nos déficits ont disparu, que notre dette n'existe plus et qu'il n'y a pas d'urgence budgétaire. Notre déficit est là, notre dette est là, l'urgence budgétaire est là, quelles que soient les expressions de celles et ceux qui ne veulent pas l'avoir. Alors pour commencer, Thierry Fahab de Chalange, Thierry... Madame Pannot, finalement, est-ce que c'est une bonne nouvelle aujourd'hui d'avoir voté cette loi ?

Parce que c'était quand même très important, il y avait un risque potentiel que les fonctionnaires ne soient plus payés, que les impôts ne soient pas collectés. Est-ce que, déjà, le fait que cette loi soit votée à une écrasante majorité, est-ce que c'est une bonne nouvelle ?

11:30
Invité

Écoutez, nous, si on ne s'est pas opposé à cette loi, c'est parce que, justement, elle permettait la continuité de l'État. Donc, évidemment que c'est normal qu'il puisse y avoir cette loi qui permet de continuer de prélever les impôts. Là, je souriais un peu en entendant le ministre des missionnaires, parce que nous parler d'endettement et de dette, quand ce sont eux qui ont fait 1 000 milliards de dettes depuis 7 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, je trouve ça assez fort de café. Mais pourquoi vous êtes abstenu ? Alors, pourquoi est-ce qu'on s'est abstenu ? D'abord parce que, sur la question des recettes, nous sommes sur le budget 2024 et que nous n'étions pas favorables au budget 2024.

Mais surtout, et là, je veux insister sur un point qui rejoint la question que vous posez. Depuis le vote de la motion de censure, et même un peu avant, il y a des démagogues de peur qui sont agités de partout, qui nous expliquent que, lorsque Barnier et le gouvernement Barnier seraient tombés, eh bien, il y aurait une pluie de sauterelles sur notre pays, l'hiver nucléaire, le soleil ne se lèverait plus. On a jusqu'à une ancienne Première Ministre qui a été expliquée. Je veux quand même que vous, journalistes, vous reveniez sur cette question. Une ancienne Première Ministre qui explique qu'au 1er janvier, les cartes vitales ne fonctionneraient plus, ce qui est évidemment complètement faux.

Donc, on a agité des peurs pour faire peur aux Français et aux Françaises. La réalité, c'est qu'il n'y a pas de shutdown. Et la réalité, c'est que ça va continuer, qu'il y aura un nouveau budget. Pourquoi nous sommes-nous abstenus ? C'était le budget 2024 avec lequel nous sommes en désaccord. Mais surtout, on nous a refusé l'amendement. C'est quand même fort de café, là aussi. On agite les peurs en disant 18 millions de Français vont payer plus d'impôts parce qu'il n'y aura pas d'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation.

Et lorsque nous proposons un amendement sur lequel tout le monde est d'accord, c'est-à-dire que personne ne saisira le Conseil constitutionnel, eh bien là, on le déclare irrecevable au dernier moment. C'est qui averti ? Alors que c'était Yaël Braun-Pivé elle-même qui avait dit que c'était possible. Alors, tous les ministres en charge du dossier avaient averti, il y a déjà plusieurs semaines,

13:17
Présentateur

qu'il n'était pas constitutionnel de mettre cet amendement qui permettait d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu. Le Conseil d'État, qui est quand même l'institution suprême en la matière, avec d'excellents juristes, nous a dit que ça n'était pas constitutionnel. Est-ce que donc vous n'avez... Pourquoi ne pas avoir admis qu'il y avait quand même un risque d'augmentation des impôts en votant cette loi spéciale ? Alors, expliquez-nous, comment vous pouvez affirmer, alors que le Conseil d'État nous dit l'inverse, que c'est constitutionnel ?

13:44
Invité

Alors, d'abord, parce que vous avez à chaque fois des périmètres d'interprétation. Donc, le Conseil d'État, effectivement, dit que selon lui, ce n'est pas constitutionnel, mais le Conseil d'État donne un avis. Et vous savez que vous devez saisir le Conseil constitutionnel pour qu'il décide que ça soit anticonstitutionnel. Si tous les groupes sont d'accord pour dire que ce n'est pas constitutionnel, ça aurait été un moyen de nous protéger. Mais je vais vous dire pourquoi c'est faux. Parce que vous savez comme moi que c'est en mai, en avril, en mai, que vous allez déclarer vos impôts.

Et donc, ce n'est pas vrai que les gens vont voir leurs impôts augmenter parce qu'un budget serait voté en février ou en mars. Mais ce qu'il faut en faisant cela... Il faudra un autre budget. Bien sûr, mais il y aura un autre budget. Ça, c'est une évidence. Mais en faisant cela, il faut augmenter la pression et une forme de chantage sur la discussion du budget que nous aurons juste après. Et comme Charles de Courson le rappelait ce matin en conférence...

cet après-midi, pardon, en conférence des présidents, il se trouve qu'il y a des précédents dans l'Assemblée, trois précédents d'ailleurs, où vous avez des budgets qui ont été votés en mars et même en 1925, c'est Charles de Courson qui disait ça, qui ont été votés le 14 juillet. Donc, je pense que ce n'est pas vrai que ça va faire augmenter les impôts des gens, mais que ça aurait été une protection qui permettait ensuite que, comme c'est une interprétation en disant que c'était à périmètre constant, on aurait très bien pu accepter cet amendement et personne n'aurait saisi le Conseil constitutionnel sur cette question.

15:03
Présentateur

Mais ça veut dire qu'à vos yeux, il y a eu un abus de pouvoir de la part de Yaël Braun-Pivet ? Elle n'a pas pris une décision en droit ? C'était une décision politique pour vous ?

15:11
Invité

Écoutez, Yaël Braun-Pivet a dit elle-même, c'est elle-même qui a évoqué la possibilité d'un amendement qui, s'il n'y avait aucun groupe qui saisissait le Conseil constitutionnel, était possible. Elle a ensuite redit devant la ministre démissionnaire qu'elle gardait sa liberté et qu'il était tout à fait possible de garder la liberté de l'Assemblée et de pouvoir légiférer. Donc, je pense qu'il y a eu des pressions politiques qui ont fait qu'effectivement, il y a eu une interprétation politique.

15:35
Présentateur

Il viendrait d'où ces pressions politiques ? Pardon.

15:37
Invité

Vous savez, ce n'est pas la première fois qu'Yaël Braun-Pivet sort de son rôle.

15:40
Présentateur

Mais d'où viennent ces pressions politiques ?

15:42
Invité

Notamment d'un gouvernement qui ne voulait absolument pas que cet amendement soit voté. Mais je vais vous dire, Pour rassurer les gens qui nous écoutent, dans tous les cas, les impôts des gens n'augmenteront pas. Et je vous invite à regarder...

15:54
Locuteur non identifié

Pourquoi vous l'aurez à tout prix indexé immédiatement ?

15:56
Invité

Parce que c'était une protection, une manière de répondre aux fake news que répand par tout ce gouvernement. Et je vous invite à regarder la lettre qui a été envoyée par Éric Coquerel et Charles de Courson, comme président de la Commission des finances et rapporteur du budget, qui ont envoyé une lettre au Premier ministre, qui vient juste d'être nommé, M.

Bayrou, pour lui demander une loi spéciale à la rentrée, dans laquelle nous pourrions mettre l'ensemble des dispositifs, notamment l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu, mais aussi des mesures d'urgence pour les agriculteurs, etc., qui pourraient être votées dès le début de l'année et qui permettent de faire respirer celles et ceux qui pourraient être impactés.

16:33
Présentateur

Sur ce texte, vous avez eu un retour du Premier ministre ou un retour des autres groupes ? Puisque vous étiez en conférence des présidents ce matin, vous avez dû leur en parler. Ils sont d'accord ?

16:41
Invité

On a commencé à en parler, mais il se trouve que la conférence des présidents pourrait être très précise sur des choses de détail. Il était à 15h45 que nous commencions la séance à 16h par un hommage aux maorais et aux maoraises décédés dans le cyclone et donc que nous avons une nouvelle conférence des présidents demain. Vous n'avez pas de réponse ? Évoqué, mais pour l'instant, nous n'avons pas de réponse, effectivement.

16:59
Locuteur non identifié

Une loi spéciale vient donc d'être votée. Dans quelques mois, il faudra un budget en vrai, digne de ce nom. Est-ce que vous êtes prêts, vous les insoumis,

17:07
Invité

à des compromis sur ce budget ? Je vais vous dire, ceux qui ne sont pas prêts aux compromis, ce sont les macronistes. Il ne vous a pas échappé que nous avons fait voter 159 amendements dans le dernier budget. Que ces amendements ont été votés parfois avec le Modem, c'est la question des super dividendes, ont été parfois votés avec Lyot, ont été parfois... Donc, nous avons réussi à trouver des majorités sur 159 amendements, au point qu'on parlait d'un budget Nouveau Front Populaire Compatible. Vous essayez de refaire le même budget qui a été abandonné ? Alors, ça, ça sera le nouveau gouvernement qui le décidera.

Mais moi, je pense que s'il repart du même budget qui est celui qui essaye de faire payer au peuple les cadeaux qui ont été faits pendant des années aux plus riches et aux multinationales, ils vont se heurter aux mêmes difficultés et que les mêmes causes produiront les mêmes effets. Donc, ce que nous nous disons, c'est que nous savons et que nous avons démontré, y compris dans un contre-budget très précis, ce que nous, nous ferions au gouvernement si nous avions un président de la République qui juste respectait la démocratie et laissait le nouveau Front Populaire gouverner.

18:05
Présentateur

Vas-y, vas-y. Mais c'est sur la question des compromis qui vous étaient posés. Vous renvoyez la balle dans le camp des macronistes, comme vous dites. Mais par exemple, le Modem a défendu des mesures de taxation des super profits, des super dividendes que vous aviez votées en commission. Vous seriez prêt à refaire la même chose et à aller sur ce terrain-là et à chercher des compromis là-dessus ?

18:22
Invité

Mais évidemment, je le répète, nous avons voté avec le Modem sur un certain nombre de taxations des super dividendes, des super profits et sur lesquelles nous sommes d'accord pour aller dans ce sens-là.

18:35
Locuteur non identifié

Est-ce que nous ne voulons pas ? Un travail est déjà engagé sur le budget qui arrive ? Est-ce que vous êtes déjà mis autour de la table

18:40
Invité

pour trouver ces compromis-là ? Encore une fois, nous avons fait la démonstration que nous avions une majorité à l'Assemblée sur 159 de nos amendements. Surtout parce qu'ils sont abstenus. S'ils se mobilisaient, je pense que si on avait un gouvernement NFP, je pense qu'ils se mobiliseraient plus quand même. Peut-être, mais ça, ce n'est pas notre responsabilité. Si vous avez des députés du bloc bourgeois qui sont de temps en temps en score de forme 20 à être présents et de temps en temps, seulement un à voter leurs propres amendements. Donc, encore une fois, ils sont aujourd'hui minoritaires dans l'Assemblée.

Ils ne viennent pas à l'Assemblée soutenir le budget que portait le gouvernement Barnier. Et donc, je le dis, juste en termes arithmétiques, nous, nous nous sommes mobilisés pour faire passer ces amendements et nous avons une majorité.

19:24
Présentateur

Thierry Fabre. La France a été dégradée par l'agence de notation Moody's il y a quelques jours. Et alors, la raison est intéressante puisque l'agence parle de fragmentation politique qui fait que, à leur avis, il n'y aura pas de redressement des comptes publics. Les derniers chiffres montrent que les intérêts de la dette atteindraient 75 milliards en 2027. Ce sera le premier budget de la France devant l'éducation. Qu'est-ce que ça suscite comme réaction de votre part de voir à la fois notre dette qui augmente mais le coût de remboursement qui augmente et l'impact que ça peut avoir sur notre budget lié à l'instabilité ?

20:01
Invité

Enfin, lié à l'instabilité, lié à un président de la République qui, encore une fois, ne respecte pas le résultat des urnes. Je vais vous dire que ce ne sont pas les agences de notation qui sont souveraines dans ce pays. Il y a un seul souverain dans ce pays et il s'appelle le peuple. Et ce, je rappelle que Jean-Luc Mélenchon était celui qui allait ruiner la France. C'est ce qu'on racontait à longueur de journée lors des différentes présidentielles que nous avons faites en faisant, à ce moment-là, on lui reprochait de vouloir faire 100 milliards de dettes. Nous parlons de 1000 milliards de dettes avec Emmanuel Macron.

Donc, ceux qui nous font la leçon et qui sont en train d'appauvrir la France avec 300 plans de licenciement actuellement mais surtout un plan de licenciement complètement silencieux qui, moi, m'inquiète énormément qui est le record de défaillance d'entreprise 26 000 défaillances d'entreprise qui sont majoritairement des très petites entreprises de moins de 11 salariés et même souvent de moins de 3 salariés. C'est souvent des boulangeries, des petits restaurants, etc., qui sont le plus grand plan de licenciement dans notre pays.

Je vais vous dire, ce qu'il faut faire dans ce pays, c'est relancer la consommation populaire parce que 53% du produit intérieur de la France est justement le résultat de cette consommation populaire qui permet justement de relancer le carnet de commande des petites entreprises.

21:08
Présentateur

On va parler maintenant de François Bayrou, nouveau Premier ministre, le quatrième depuis le début de l'année. Quand sera nommé le prochain gouvernement et avec qui ? Ces questions restent en suspens pour le moment. En attendant, François Bayrou a commencé à recevoir aujourd'hui et jusqu'à demain les représentants des groupes parlementaires à la Sourde Nationale, sauf vous, parce que vous avez décliné l'invitation. On va y revenir. Premier à avoir franchi le perron de Matignon ce matin, Marine Le Pen et Jordan Barléa pour le Rassemblement National.

21:32
Locuteur non identifié

Le Premier ministre nous a exprimé le souhait que l'ensemble des députés soient traités de manière parfaitement égale. C'est-à-dire que chaque force politique puisse être entendue, soit respectée. C'est évidemment un sujet de satisfaction pour nous parce qu'il y a 11 millions de Français qui ne souhaitent pas être mis au banc en quelque sorte du fonctionnement démocratique de notre pays.

21:58
Présentateur

Clément, Mathilde Panot, c'est une bonne chose que François Bayrou ait voulu recevoir tout le monde, y compris le Rassemblement National ?

22:05
Invité

Si vous avez un Premier ministre qui, après être passé à l'Assemblée, après avoir demandé un vote de confiance rencontre l'ensemble des groupes parlementaires, je ne trouve pas ça choquant. Nous, la raison pour laquelle nous avons refusé de nous rendre à ce rendez-vous, c'est que nous défendons un principe. Et le principe, c'est que lors de ces discussions, avant le passage à l'Assemblée avec le discours de politique générale et le vote de confiance que nous demandons, nous n'avons aucun intérêt à aller discuter de la formation d'un gouvernement auquel nous ne voulons pas participer.

Et je le rappelle parce que, là encore, nous n'allons pas participer à un gouvernement avec ceux qui prônent la non-abrogation de la retraite à 64 ans, qui ont supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, etc.

22:44
Présentateur

En boycottant ces réunions, il y a un paysage politique nouveau qui se dessine et que vous soyez sur la touche, à côté, isolé, en quelque sorte.

22:51
Invité

Non, je crois au contraire que notre position est très claire et très compréhensible pour les gens. Nous ne participerons à aucun gouvernement d'union nationale et il n'y a aucun accord de non-censure à trouver. D'ailleurs, je l'ai dit très respectueusement au Premier ministre lorsque je l'ai eu au téléphone, je lui ai dit nous ne participerons pas à un gouvernement donc nous n'avons aucun intérêt à en parler. Nous ne négocierons pas un accord de non-censure puisque avec tout le respect que je lui dois, nous avons d'ores et déjà annoncé que nous censurons un gouvernement qui est illégitime d'autant plus s'il ne demande pas le vote de confiance.

23:21
Présentateur

Ça veut dire que votre objectif est donc de faire tomber le gouvernement de François Bayrou le plus vite possible pour fragiliser Emmanuel Macron ?

23:28
Invité

En fait, vous avez l'air de porter ça sur des choses personnelles mais nous, nous défendons un principe, le principe de fidélité à la promesse qui a été faite aux électeurs et aux électrices, notamment de fidélité au programme qui a fait élire les 193 députés du Nouveau Front Populaire, première chose. Et la deuxième chose, c'est que nous ne voulons pas vivre dans un pays dans lequel la démocratie n'est plus respectée. La fin du projet démocratique n'est pas ce que nous voulons. Et vous regarderez qu'en Allemagne, par exemple, aujourd'hui, Olaf Scholz est tombé suite au vote de confiance qui avait été demandé et qu'il y aura donc de nouvelles élections.

Et quand vous êtes dans une impasse politique pour le pays, ce qu'il faut faire, la seule chose qui reste comme solution, c'est le retour aux urnes et le retour au peuple.

24:10
Locuteur non identifié

Selon vous, dans le contexte dans lequel on est, on peut se permettre de ne pas avoir de gouvernement au moment où on n'a pas de budget digne de ce nom. C'est ça que vous dites.

24:19
Invité

Mais vous savez, si Emmanuel Macron avait respecté le résultat des urnes, nous n'en serions pas là. Enfin, il faut quand même remettre les choses dans le bon sens. Vous avez eu une mobilisation extraordinaire des citoyens le 30 juin et le 7 juillet dernier qui ont donné en tête, certes, sans majorité absolue, je suis tout à fait d'accord avec cela, mais c'est ce qui se passe partout, en tête, le nouveau Front populaire. Dans toutes les démocraties, vous donnez une chance à la coalition arrivée en tête qui ensuite se charge d'aller discuter avec les uns et les autres et trouver des compromis à l'Assemblée. C'est ce que font vos partenaires du NFP, justement.

Ils sont en train de discuter avec les membres. Non, ils le font dans l'autre sens. C'est-à-dire qu'eux, ils ne disent plus en préalable la nomination de quelqu'un du nouveau Front populaire qui ensuite, c'est le gouvernement qui va discuter. Vous savez, ce n'est pas le rôle d'un président de la République de mettre tout le monde autour de la table pour renégocier d'un accord programmatique sur un gouvernement d'Union nationale. Ce n'est pas le rôle d'un président, c'est le rôle d'un gouvernement. Il ne faut pas parler du quoi, justement, ce n'est pas le moment de parler du quoi avant de parler du qui. Mais écoutez, la Macronie a été battue trois fois dans les urnes.

Les gens, y compris lors des dernières élections législatives, mais aussi lors des élections européennes, lors des dernières législatives, ont décidé massivement dans les urnes qu'ils voulaient tourner la page d'Emmanuel Macron d'un certain autoritarisme et donc qu'ils ne voulaient plus de la politique qui a été menée, notamment de la retraite à 64 ans qui a été passée en force contre l'ensemble du peuple, contre l'ensemble des syndicats, contre 93% des actifs. Et vous vous retrouvez avec M.

Bayrou qui trouve tout à fait légitime qu'il y ait une obstruction du gouvernement et des Macronistes lors de notre niche parlementaire quand nous décidons d'abroger cette réforme de retraite sur laquelle nous avons une majorité à l'Assemblée. Vous ne soyez pas allé le voir

25:56
Présentateur

pour voir ce qu'il avait dans le ventre sur certains sujets qui peuvent vous intéresser. Il était rappelé tout à l'heure qu'il a été partisan de taxer les plus fortunés et notamment M. Matéi a fait une offensive sur la taxe sur les superdividendes. Sur la retraite, il a, non pas critiqué le passage de 64 ans mais fortement critiqué la méthode. Sur la proportionnelle, il est partisan depuis longtemps de la proportionnelle, une idée qui peut vous intéresser. Pourquoi ne pas être allé le voir pour apprécier jusqu'où il voulait aller avant de fermer la porte directement ?

26:28
Invité

– Mais parce que la base du programme qui va être portée par M. Bayrou, – On ne le connaît pas encore. – Mais si, mais je ne vais pas faire semblant de jouer aux lignes rouges, aux lignes vertes, aux lignes bleu-blanc-rouge comme certains disent parce que cela n'existe pas. Je veux que vous compreniez que ce qui a été fait, y compris par le gouvernement Barnier, même s'ils ont mis une contribution exceptionnelle sur les plus riches qui était déjà trop et qui faisait s'évanouir de douleur des députés macronistes, eh bien, ce qu'ils ont continué de faire, c'est de prendre sur les pauvres, sur les malades, de taper sur les fonctionnaires, de refuser dès qu'on abroge la retraite à 64 ans.

Donc, je le dis, moi, j'ai été élue pour m'opposer à la politique d'Emmanuel Macron, pas pour lui servir de supplétif, pas pour pouvoir continuer de quelque manière que ce soit le macronisme. – Hugo ? – Oui, deux remarques. Vous parlez souvent de gouvernement illégitime. Est-ce que la solution pour vous, ce ne serait pas de nommer Lucie Casté et si elle s'en va, quel argument vous répondrez ? Est-ce que vous serez prêt à dialoguer avec la majorité présidentielle si jamais Lucie Casté venait à se faire renverser ? Qu'est-ce qu'on fait ? Puisqu'on aura essayé votre solution et ça ne marche pas.

Et il y a une question dans le tchat qui dit il apparaît clairement que le blocage du pays est acté pour un long moment avec la tripartition de l'Assemblée nationale. Des compromis sont nécessaires mais dans le régime présidentialiste de la cinquième compromis rime avec compromission. Vous êtes en faveur de la sixième république et la question c'est pourquoi vous ne communiquez pas plus dessus pour faire rentrer ce débat à l'antenne par exemple ?

– Non, c'est très juste et c'est pourquoi moi, y compris au-delà du fait que je pense que nous sommes arrivés dans un moment où Emmanuel Macron doit partir du problème et du blocage du pays et je le dis d'autant plus que c'est ce qui permettrait par les urnes de trancher sur les grandes orientations du pays qu'il me semble qu'une des choses qui est prioritaire je l'ai dit à plusieurs reprises et je le redirai autant de fois qu'il faudra c'est de faire une assemblée constituante c'est-à-dire une assemblée qui permet au peuple de réécrire les règles du jeu de réécrire les règles justement de la constitution et donc de notre vie commune politique et par exemple de mettre en place quelque chose qui serait très utile pour sortir de la situation qui est le référendum révocatoire qui offrirait là aussi une issue positive au blocage du pays

28:34
Présentateur

On a compris que vous avez un désaccord stratégique notamment avec le PS sur la méthode on va dire mais si le PS obtient par exemple de François Bayrou des mesures de pouvoir d'achat pour les français des mesures pour la transition écologique s'il obtient qu'il n'y ait pas de recours au 49.3 vous direz quoi ? Vous direz bravo ce sont des avanciers concrets que vous avez obtenus ?

28:52
Invité

Mais écoutez comment voulez-vous qu'ils obtiennent qu'il n'y ait pas de recours au 49.3 ? Expliquez-moi mathématiquement Mais si ils obtiennent

28:57
Présentateur

ces résultats concrets vous saluerez ?

29:00
Invité

Mais écoutez nous à chaque fois qu'il y a eu des gouvernements dans lesquels nous étions dans l'opposition qui permettaient de faire avancer un peu en sujet à un endroit même si le monde d'Emmanuel Macron ressemble fort à un monde de malheur et je ne trouve pas que la situation est beaucoup avancée pour le pays elle a même beaucoup reculé il n'y a qu'à regarder par exemple les questions de la mortalité infantile du nombre de personnes pauvres du nombre d'enfants à la rue etc.

Mais à chaque fois qu'il y a eu des avancées nous les avons votées donc nous ferons la même chose mais nous ne participerons pas à faire continuer le macronisme et je crois que là aussi c'est ce sur quoi chacun et chacune a été élu et que chacun devrait s'en rappeler Moi je pense que la fin de l'ensemble du nouveau

29:36
Locuteur non identifié

Front populaire votera la motion vous verrez Donc vous allez déposer une motion de censure et vous pensez alors

29:41
Présentateur

Il sera voté pour l'ensemble du NFP avez-vous dit c'est le pari que vous prenez Exactement

29:44
Locuteur non identifié

Donc selon vous les forces du NFP vous soutiendront lors de la prochaine motion de censure ?

29:49
Invité

Nous nous avons dit que si le Premier ministre ne se soumettait pas à un vote de confiance comme c'est le cas dans toutes les démocraties alors nous déposerons une motion de censure Eh bien je prends mon pari effectivement Qu'est-ce que vous voulez dire ça ? Mais parce qu'il n'y a aucune manière de changer de politique avec les macronistes actuels Je veux dire Ils vont être obligés

30:09
Présentateur

de rentrer à la niche enfin dans la famille je vous appelle ça comme vous voulez Dans la famille Dans la famille

30:13
Invité

À la maison peut-être À la maison comme vous voulez

30:16
Présentateur

mais c'est pas un chien C'est pas un verre

30:17
Invité

Non je pense effectivement qu'ils vont devoir revenir à la raison sur cette question Pourquoi ?

30:22
Présentateur

Donc ils vont voter la motion de censure Vous prenez le pari ? Oui

30:25
Invité

C'est pas une invitation

30:26
Présentateur

c'est un pari ?

30:27
Invité

Oui Enfin c'est une invitation pari comme vous voulez Mais je vais vous expliquer Sur le 49-2 Vous avez tout à fait raison mais comme nous pouvons je pense que nous serons plusieurs groupes à pouvoir le déposer puisque par exemple les communistes ont aussi dit que dans le cas où il n'y aurait pas de vote de confiance ils déposeraient aussi une motion de censure Donc déjà nous sommes à deux groupes Je pense que les écologistes peut-être déposeraient avec nous et que donc nous pouvons déposer juste à 58 et ensuite avoir un peu de marge sur le reste Vous avez raison c'est un point important Donc ce que je voulais dire c'est que s'il n'y a pas de vote de confiance nous déposerons et nous voterons une motion de censure et je voulais venir sur un deuxième aspect que vous aviez posé qui vient de m'échapper On parlait de la motion de censure

31:05
Locuteur non identifié

mais si vous voulez je vous pose une autre question peut-être Allez-y Sur la motion de censure le risque que vous prenez aussi c'est qu'elle ne passe pas cette motion de censure et finalement que vos appels à la démission du président soient un peu effacés

31:19
Invité

à travers C'est excellent vous m'avez rappelé la suite de ce que je voulais Pourquoi il n'y aura pas de changement ? C'est pour ça que je disais que les socialistes n'obtiendront rien Voilà ça c'était pour répondre Vous avez M.

Barnier qui est tombé avec une motion de censure pour la première fois depuis 62 ans mais il n'est pas tombé seul il est tombé avec le budget le plus violent socialement et écologiquement jamais présenté de toute l'histoire de la Vème République Donc lorsque vous avez quelqu'un qui vous propose 60 milliards d'économies ce qui est la trajectoire qu'il voulait prendre avec les jours de carence pour les fonctionnaires les pensions de retraite non indexées alors qu'elles seront indexées au 1er janvier pour tout le monde avec 4000 postes de professeurs en moins etc.

C'est d'une violence incroyable Vous croyez qu'ils vont faire une seule concession là-dessus et qu'ils vont arrêter la politique qui nous a mené à 1000 milliards de dettes Et c'est pour ça

32:05
Présentateur

si je suis votre idée que les socialistes devront voter la motion de censure ou voteront la motion de censure

32:09
Invité

Je pense qu'il n'est pas possible d'apprécier les orientations budgétaires qu'ils vont faire qu'ils ne vont pas changer puisqu'ils ne vont pas changer C'est eux qui reculent de changer de logiciel économique Exactement puisque nous avons été élus sur une rupture avec un système qui manifestement la politique de l'offre donne les 300 plans de censure donne un endettement incroyable

32:28
Présentateur

Regardez ce matin Olivier Faure

32:30
Invité

et un super enrichissement des plus riches

32:32
Présentateur

Patrick Caner Boris Vallaud ont été reçus par le Premier ministre à Matignon Et il y a deux solutions soit la motion de censure soit essayer de trouver des compromis et écoutez ce qu'a dit Olivier Faure en sortant

32:42
Locuteur non identifié

Nous sommes dans l'opposition et nous cherchons à comprendre quelles sont les conditions à partir desquelles nous pourrions être amenés à ne pas censurer le gouvernement Et donc nous étions prêts à gouverner en étant ouverts aux compromis Nous sommes dans une opposition qui est elle-même ouverte aux compromis Encore faut-il qu'un chemin soit ouvert Et de ce point de vue pour l'instant nous sommes restés sur notre fin Nous n'avons pas encore d'indication précise sur la façon dont le Premier ministre entend gouverner Mathilde Panot Opposition et compromis c'est compatible

33:17
Invité

selon vous ?

Encore une fois nous faisons des compromis Je vais vous donner un exemple de compromis que nous faisons par exemple Nous avons présenté lors de notre niche parlementaire une proposition-là pour abroger la retraite à 64 ans qui n'a jamais été votée par cet hémicycle qui a été passée de force par 49-3 L'abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans passe la retraite à 62 ans Ce vote a été empêché par les macronistes qui ont fait une obstruction Nous ne sommes pas favorables à la retraite à 62 ans Nous sommes favorables à la retraite à 60 ans Et bien par exemple ça c'est un compromis immédiat que nous faisons Nous avons fait des compromis lorsque nous arrivons à faire passer 159 amendements qui ne sont parfois pas à la hauteur de ce que nous voudrions faire et de ce qui est dans notre contre-budget mais qui nous permettent je crois d'avancer dans la bonne direction Le résultat de la politique économique d'Emmanuel Macron c'est les 500 plus grands patrimoines français qui ont vu doubler leur fortune depuis 2017 C'est les dividendes au CAC 40 qui sont là aussi doublés pour les actionnaires depuis 2017 Donc maintenant ça suffit ça suffit le monde de malheur où tout le monde souffre pendant que certains se gavent

34:19
Présentateur

Voilà ce que nous disons On a entendu votre pari sur le fait que vous pensez que tout le nouveau Front populaire votera votre motion de censure mais quand même si jamais un de vos partenaires s'engageait sur cet accord de non-censure est-ce que vous estimez qu'il s'exclurait de lui-même du nouveau Front populaire ?

34:33
Invité

Je pense que oui ce serait une rupture avec le nouveau Front populaire et la promesse qui a été faite aux électeurs et aux électrices

34:40
Présentateur

C'est-à-dire qu'il y aurait des conséquences politiques à payer pour ce partenaire-là notamment en cas de nouvelle élection législative ?

34:47
Invité

Je ne crois pas qu'ils vont faire ça je ne crois pas qu'ils vont aller jusqu'à là et encore une fois je rappelle qu'Olivier Faure lui-même disait le 30 août 2024 à Blois que lorsque Emmanuel Macron appellerait pour dire qu'il pouvait donner un petit quelque chose sur la retraite un petit quelque chose sur le SMIC et bien que jamais les socialistes n'accepteraient cela parce qu'ils n'accepteraient jamais d'être les supplétifs du macronisme donc je pense qu'Olivier Faure va retrouver la voie qu'il tenait le 30 août 2024 et revenir à la raison Et très rapidement vous diriez que le PS

35:16
Locuteur non identifié

que les socialistes

35:16
Invité

sont vos partenaires ou vos adversaires aujourd'hui ? Ah non je ne dirais pas que c'est mes adversaires écoutez on s'est présenté enfin il y a un moment où il faut avoir un peu de cohérence dans la vie nous nous sommes présentés ensemble

35:27
Locuteur non identifié

sur le même programme

35:28
Invité

élus sur le même programme il y a moins de 6 mois en gagnant les élections donc je dis juste nous nous restons fidèles et cohérents avec ce que nous portons et je vais vous dire sur la démission d'Emmanuel Macron ce n'est pas juste la France Insoumise qui demande la démission d'Emmanuel Macron 64% des Français pensent qu'il doit démissionner c'est Jean-Michel Apathy qui disait qu'une présidentielle anticipée était irrévocable et qu'on allait aller vers ça c'est David Lysnard le président de l'association des maires de France c'est M. De Villepin qui dit cela c'est Jean-François Copé c'est M.

Charles de Courson qui dit que là aussi nous n'avons pas d'autre choix que de retourner aux urnes pour pouvoir trancher les grandes orientations

36:06
Présentateur

alors on va revenir sur David Lysnard tout à l'heure mais Thierry sur les rapports avec les socialistes est-ce que vous ne pensez pas quand on voit les réactions de différents dirigeants socialistes que finalement votre alliance elle est surtout électorale et que sur le fond vous avez de grosses divergences qui en ce moment en fait émergent on voit bien que souvent en off les dirigeants socialistes nous disent il faut absolument qu'on s'émancipe de la France Insoumise parce que souvent on n'est pas d'accord sur le fond et c'est vrai que l'alliance électorale c'est une alliance électorale le programme il a été fait extrêmement rapidement on a le sentiment qu'en ce moment c'est un révélateur et qu'on voit bien que sur le fond vous n'êtes pas d'accord avec eux

36:42
Invité

Effectivement nous ne serons jamais d'accord avec ceux qui disent par exemple qu'ils renoncent à l'abrogation de la retraite à 64 ans nous ne serons jamais d'accord avec cela mais je vais vous dire c'est à eux de déterminer cela la dernière fois la NUPES a été brisée je le rappelle sur la question des élections européennes alors que nous demandions une liste unique que je le rappelle si nous avions eu nous aurions pu faire jeu égal voire surpasser le rassemblement national et que Emmanuel Macron n'aurait pas fait la dissolution dans ce cadre là donc cela n'a pas été brisé de notre faute mais de leur fait donc je redis ici nous nous restons fidèles à ce que nous avons porté devant les électeurs et les électeurs et le nouveau front populaire c'est un programme une stratégie commune et des alliances pour avoir des candidatures communes le nouveau front populaire continuera dans tous les cas

37:30
Présentateur

Est-ce que ça peut aller plus loin par exemple

37:31
Locuteur non identifié

Oui avec Jean-Luc Mélenchon qui propose une candidature LFI au reste de la gauche il propose mais on dirait plutôt qu'il s'impose vous ne pensez pas ?

37:40
Invité

Non je ne crois pas Jean-Luc Mélenchon a été le candidat par exemple avec les communistes à plusieurs reprises à deux reprises dans les élections présidentielles et nous avons dit qu'il y aurait une candidature insoumise que nous proposerons à une candidature commune je vous rappelle que dans le cadre dans tous les cas de figure

37:57
Présentateur

il y aura une candidature insoumise à la présidentielle même s'il n'y a pas d'accord même s'il n'y a pas d'accord pour une candidature unique

38:05
Invité

je vous rappelle vous allez recommencer à désespérer les gens en disant c'est impossible etc la dernière fois il a manqué 420 000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour arriver au second tour alors qu'il y avait des candidatures de tous bords et je remarque que vous ne dites pas par exemple que Fabien Roussel s'impose alors qu'il a d'ores et déjà dit qu'il était candidat que vous ne dites pas que M.

Hollande s'impose alors qu'il dit qu'il est contre une candidature commune donc Jean-Luc Mélenchon pourrait se soumettre par exemple à une primaire mais nous sommes contre les primaires pour le coup nous avons là aussi reconnaissé que nous avons une forme de cohérence sur cette question je vais vous expliquer si Emmanuel Macron démissionne parce que moi pourquoi est-ce que je crois qu'il doit démissionner d'abord parce qu'il n'a pas respecté le suffrage universel mais ensuite parce qu'il lui reste 30 mois à faire dans son mandat et que 30 mois vous avez déjà eu le gouvernement le plus éphémère de la 5ème République celui de M.

Barnier qui a tenu 3 mois qu'il lui faut à peu près 10 Barnier et Bayrou pour pouvoir tenir encore donc vous imaginez quand même la difficulté devant laquelle il est donc qu'à un moment la seule manière de sortir de cette impasse c'est de revenir à une élection présidentielle dans ce cadre là vous savez la Constitution donne 20 jours au minimum 35 jours au maximum vous croyez vraiment qu'on a le temps de faire une primaire qui ne s'adresse qu'à un certain nombre de gens qui sont d'ores et déjà convaincus je ne le crois pas et que nous serons en plus dans une situation internationale et nationale très compliquée et je crois que Jean-Luc Mélenchon a l'expérience et même la force de caractère pour pouvoir y aller ça on imagine oui il y a plusieurs questions vous avez employé tout à l'heure le terme de bloc bourgeois donc je présuppose pour parler du bloc central du bloc central je peux définir ce que vous entendez par là et de l'autre c'est une discussion qu'on a eue en live sur ma chaîne tout à l'heure est-ce qu'il n'y a pas aussi une forme un peu de suffisance de la part des insoumis un peu de si on est au second tour face à Mme Le Pen ce sera plié je crois que M.

Mélenchon disait Marine Le Pen contre une chaise la chaise serait élue etc est-ce qu'il n'y a pas une forme de suffisance quand même et si jamais l'extrême droite gagne en 2027 ou avant vous aurez l'air un peu finaux alors le bloc bourgeois c'est ce qui vient d'une analyse de ce que nous avons fait suite à l'élection présidentielle de 2017 sur la manière dont il y a une tripartition aujourd'hui du paysage politique et ce qu'on appelle l'extrême centre enfin ceux qui sont du coup réunis pour faire élire Emmanuel Macron c'est notamment Palo Barini le chercheur qui les appelle comme ça qui les appelle le bloc bourgeois et je trouve que c'est une solution assez pratique puisque maintenant on ne sait plus comment les appeler socle commun qui n'ont rien de commun entre eux bon donc bloc bourgeois je trouve que ça définit bien ce qu'ils font ça c'est la première chose la deuxième chose sur la suffisance la question de la suffisance

40:29
Présentateur

si Jean-Luc Mélenchon est face à Marine Le Pen il est sûr de gagner non enfin nous

40:33
Invité

nous avons dit depuis nous nous disons depuis 10 ans qu'à la fin ça se terminera entre eux et nous excusez-moi mais nous n'avons pas tout à fait eu tort c'est à dire que là vous voyez bien que la Macronie est en train de s'effondrer et que justement le grand choix s'ils veulent aller du côté de l'extrême droite ou du côté du bloc populaire et j'ose espérer qu'il ira du côté du bloc populaire je vais vous dire nous nous mettons toutes nos forces pour que jamais le pays ne tombe au fascisme pour que jamais nous ne nous retrouvions dans une situation comme c'est déjà arrivé dans le pays contrairement à ce qui est souvent dit puisque l'extrême droite a déjà dirigé ce pays sous Vichy donc nous nous combattons l'extrême droite nous ne faisons pas avec eux des petits arrangements sur l'aide médicale d'État pour essayer de ne pas se faire censurer sur une nouvelle loi immigration et donc je ne sais pas de quel côté cela tombera ça dépendra notamment de ce qu'on appelle le quatrième bloc pour le coup pour revenir à la tripartition

41:22
Présentateur

c'est moins péremptoire de ce fait

41:23
Invité

mais le quatrième bloc c'est les abstentionnistes et nous nous faisons quelque chose qui est un travail vraiment très important pour redonner le goût de la politique aux gens et pour justement les faire retourner aux urnes et je crois que de là dépend les grands choix du pays

41:37
Locuteur non identifié

sauf que le bloc bourgeois comme vous dites le bloc centriste vous allez en avoir besoin si vous arrivez à vous hisser au second tour pour ne pas faire gagner l'extrême droite oui

41:45
Invité

si le bloc bourgeois joue le jeu je vais vous donner l'exemple des dernières législatives aux dernières législatives ce qui s'est passé c'est qu'il y a eu un barrage républicain pour priver l'extrême droite du pouvoir nous nous l'avons tenu parfaitement ce qui n'est pas le cas du bloc bourgeois pour le coup ou du socle commun de la manière dont vous voulez l'appeler nous l'avons tenu parfaitement dans toutes les conditions et donc lorsque nous sommes arrivés en tête parce que c'est ça qui s'est passé c'était à eux de faire le report de voix et vous verrez que le report de voix a été bien moins bon du bloc bourgeois vers le nouveau Front populaire que ce que les électeurs du nouveau Front populaire ont fait vers les macronistes lorsqu'il le fallait pour priver l'extrême droite du pouvoir donc c'est à eux de faire le travail sur cette question

42:23
Présentateur

avant de recevoir l'invité qui va débattre avec vous quand même cette dernière information via l'AFP François Bayrou qui est à Pau je ne sais pas si il vous a entendu mais il a entendu les critiques évidemment sur le fait qu'il soit à Pau il dit lui qu'il défend le cumul des mandats pour les ministres et les parlementaires

42:38
Invité

Oui ben je crois que ça c'est un désaccord fondamental moi je ne suis pas d'accord enfin par exemple moi je suis députée depuis maintenant cette année et je le dis si vous voulez faire bien le travail de parlementaire que ça soit pour légiférer pour contrôler l'action du gouvernement pour faire le lien justement avec nos concitoyens et nos concitoyennes je crois que vous ne pouvez pas cumuler les mandats et encore moins quand vous êtes Premier ministre de la France dans une situation aussi compliquée au niveau national et international

43:04
Présentateur

Donc une loi pour revenir au cumul des mandats ce serait non tout de suite Bien sûr Là il pourrait y avoir débat aussi à gauche non ?

43:11
Invité

Peut-être mais je crois que très majoritairement

43:14
Présentateur

ce serait la même réponse que moi Oui même si c'est François Hollande qui a fait voter cette loi mais apparemment ça change il y a certains qui voudraient bien redevenir député maire

43:24
Invité

Mais qu'est-ce que vous voulez moi je ne suis pas du tout d'accord avec cette vision des choses

43:27
Présentateur

Je ne serais pas candidate à des municipales par exemple

43:29
Invité

Moi personnellement non

43:30
Présentateur

Jamais ?

43:31
Invité

Ah si peut-être un jour

43:32
Présentateur

Mais pas tout de suite Pas tout de suite Face à vous tout à l'heure va entrer sur le plateau un spécialiste du monde arabe pour sortir des débats franco-français parce qu'il y a tout ce qui se passe dans le monde et que l'EFI a pris des positions tranchées sur la situation au Proche-Orient son portrait réalisé par Clément Perrault Face à vous Mathilde Panot un spécialiste du Proche-et-Moyen-Orient politologue et directeur de l'Observatoire des Pays Arabes un cabinet de conseil réputé A l'heure de la chute du régime el-Assad en Syrie il s'interroge sur les nouveaux maîtres du pays et notamment Mohamed Al-Joulani leader de l'organisation islamique Hayat Tahrir Al-Sham dit HTS

44:12
Locuteur non identifié

Joulani n'a pas un programme de démocrate chrétien suédois c'est un conservateur islamiste mais qui a mis beaucoup d'eau dans son vin

44:21
Présentateur

Une méfiance que vous partagez Mathilde Panot voici vos mots quelques jours après la chute du régime

44:27
Invité

Partageons une vigilance sur les nouveaux maîtres du pays en Syrie et nous redisons que l'avenir du peuple syrien doit appartenir au peuple syrien

44:36
Présentateur

En revanche, notre invité n'a pas tout à fait le même regard que votre parti sur son pays de naissance le Liban Il porte un regard très critique sur le Hezbollah

44:47
Locuteur non identifié

Depuis 40 ans le Hezbollah fait régner la terreur au Liban La population associe le Hezbollah à la faillite économique à l'effondrement des infrastructures à la corruption à la violence à la drogue Bref des mercenaires de l'Iran et des semeurs de chaos responsables de tout leur malheur

45:05
Présentateur

Pas vraiment le même discours que celui de Jean-Luc Mélenchon

45:08
Locuteur non identifié

C'est une hypocrisie totale à partir de là de dire que le Hezbollah pose un problème Le Hezbollah est une composante du peuple libanais et ce n'est pas à nous de décider qui est une bonne composante et qui est une mauvaise

45:22
Présentateur

Face à vous ce soir Mathilde Pannot Antoine Bassebousse Et nous accueillons donc Antoine Bassebousse sur le plateau de l'indice et politique Je vous laisse saluer Mathilde Pannot Bonsoir madame Bonsoir à vous Merci d'être avec nous Ravie de vous recevoir Asseyez-vous je vous en prie Et vous avez presque 10 minutes à peu près pour débattre avec Mathilde Pannot Vous commencez Alors il y a plein de pays qu'on pourrait évoquer bien entendu On va commencer par la Syrie bien sûr

45:46
Locuteur non identifié

Le paysage politique régional a connu un séisme majeur qui n'est pas achevé On a assisté depuis une trentaine d'années à l'application de comment dirais-je d'un axe de la résistance d'un croissant chiite mis en place par l'Iran autour d'Israël Gaza, Liban, Syrie, Irak, Yémen Et cette alliance a passé à l'action le 7 octobre 2023 Israël a souffert pendant 10 mois et puis il a repris l'initiative il a brisé le Hamas il a cassé, décapité le Hezbollah et puis maintenant c'est la chute d'Assad Et je pense que nous devons nous préparer aux conséquences de ce séisme qui n'est pas terminé parce que je présume que le Yémen sera sur la liste et que peut-être l'Iran lui-même pourrait être touché avant l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche Donc Assad c'est le dernier relais de cette puissance il est tombé lâchement sans combattre il a pendant ces 13 dernières années il a envoyé à la mort 600 000 personnes dont 100 000 sous la torture il a envoyé sa femme et ses enfants le 30 novembre de Syrie pour la première fois depuis 2011 ce qui m'avait permis de dire qu'il devait sentir la faim et une semaine après il les a rejoints ainsi qu'il a rejoint ses milliards à Moscou Qu'est-ce que vous voulez demander à Mathilde Panot de ce fait ?

Écoutez, moi je ne suis pas de très près votre politique étrangère mais je ne lui demande rien simplement de prendre acte qu'il y a un séisme régional majeur que l'Iran est en train d'être brisé son influence décapitée et que la France doit être prête au lendemain qu'ils sont en train de changer

47:57
Présentateur

Vous faites le même état des lieux la France doit être prête au lendemain qu'ils doivent changer quitte à intervenir ou d'une façon ou d'une autre j'allais dire

48:04
Invité

Alors, moi sur le séisme politique je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il y a aujourd'hui une région qui est à feu et à sang et qui va énormément bouger et sur lequel moi je crois que la France a une voix très peu audible actuellement notamment puisqu'elle a pris une position puis l'autre et moi je suis assez inquiète de l'effacement de la voix de la France dans la région C'est d'accord avec ça

48:26
Présentateur

la France a une voix effacée ?

48:28
Locuteur non identifié

Oui la France ne peut pas être faible en France et forte à l'étranger donc la puissance de la France proviendrait de sa puissance de son assurance en France et en Europe avant de se projeter à l'étranger

48:41
Invité

La deuxième chose c'est sur la Syrie sur lequel moi j'essaye de suivre attentivement ce qui se passe moi j'ai notamment une inquiétude très fort au-delà de ce que va faire le nouveau pouvoir sur ce qui va se passer sur le nord de la Syrie au Rojava avec les Kurdes qui était mon premier déplacement international puisque je crois que les Kurdes dans une région qui est très instable en général en ce moment à feu et à sang sont aussi une des voies de sortie de solutions politiques notamment par le confédéralisme démocratique écologiste féministe qu'ils construisent au Rojava donc ça c'est la première chose donc une inquiétude très forte la deuxième chose c'est que moi je crois vous avez dit c'est attiqué au Hamas au Hezbollah moi je voudrais aussi qu'on parle des plus de 45 000 Palestiniens qui ont été tués dans ces attaques notamment des 13 000 enfants dont la moyenne d'âge est de 5 ans des Libanais qui ont eux aussi été touchés très fortement dans les nombreux villages des bombardements qui continuent aujourd'hui en Syrie avec plus de 470 frappes qui sont faits par Israël sur alors normalement ce qu'ils disent des stocks stratégiques mais qui sont là aussi inquiétantes puisque en violation du droit international et je crois qu'il faut qu'on fasse respecter le droit international sinon plus rien ne vaut si ce n'est la loi du plus fort

49:55
Locuteur non identifié

je vous rejoins sur plusieurs points d'abord les Kurdes de Syrie du Rojava c'est une expérience qui est assez rare dans la région et autant on voit chez les islamistes des femmes bâchées ou tolérées si elles ne le sont pas autant on voit dans le Rojava chez les Kurdes un pays laïc des femmes soldates des commandantes

50:18
Invité

et même dans toutes les maires par exemple les mairies vous avez à chaque fois des commères un homme une femme

50:23
Locuteur non identifié

et des représentantes à l'étranger qui sont habillées comme tout le monde comme nous en Occident donc cette expérience mérite d'être soutenue d'autant plus que les Kurdes dans leur prison il y a 7000 djihadistes et si jamais ils étaient défaits ces 7000 djihadistes sans parler de 54 000 de leurs familles qui sont à côté et bien s'ils sont lâchés il y a des Français des Belges des Européens des Américains des Arabes ça va poser un vrai problème comment on résout ce problème la Turquie veut casser veut briser les reins des Kurdes de Syrie et le nouveau pouvoir est proche de la Turquie et donc il va falloir négocier

51:05
Présentateur

mais ce que j'entends dans ce que vous dites Antoine Basbou c'est le risque djihadiste en France de ce fait comment on répond à ça Mathilde Panot

51:10
Invité

écoutez il y a une première chose moi je ne pense pas qu'on puisse déléguer aux Kurdes le fait de retenir les djihadistes français enfin moi je pense qu'il faut d'abord rapatrier les enfants français qui sont dans le nord de la Syrie y compris parce que c'est le respect de la convention internationale des droits des enfants ça c'est la première chose la deuxième chose c'est qu'ensuite vous avez un parquet national antiterroriste et que c'est son travail de faire le travail justement lorsque des gens reviennent notamment de la Syrie et que donc je crois que l'inquiétude si tu ne trouves pas les Kurdes qui doivent garder j'allais dire je comprends l'inquiétude parce que la Syrie pour l'instant c'est très flou justement il faut il faut rapatrier avoir un parquet national antiterroriste qui ensuite les juge notamment dans les exactions qui ont été commises enfin vous jugez les gens je ne sais pas je ne sais pas ce que vous pouvez faire d'autre que juger les gens sur le Liban vous vouliez parler du Liban aussi

51:57
Présentateur

Antoine Basdouz

51:58
Locuteur non identifié

écoutez le Liban était sous colonisation syro-iranienne depuis depuis 1969 donc le père Assad avait envoyé des palestiniens des syriens avec un tri palestinien qui s'appelait la Saïka et ils ont colonisé tour à tour le Liban en s'étant associés l'un à l'autre et on est arrivé à 82 83 quand le Drakkar a été fait exploser par ces agents-là quand le QG américain à la même minute a sauté également les otages français les journalistes les assassinats l'ambassadeur tué bref l'histoire la présence syrienne et iranienne au Liban qui se sont relayés et associés et bien ça a été un mandat ou une occupation mais d'une calamité indescriptible le Hezbollah c'était le bras armé de l'Iran au Liban et c'est lui qui avait la charge d'être l'armée de l'Iran en Méditerranée contre Israël pour sauver le soldat le Hezbollah

53:06
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon en parlait tout à l'heure en disant que ce n'est pas un problème politique non

53:10
Invité

ce que dit Jean-Luc Mélenchon c'est que ce n'est pas à nous de décider le Hezbollah et d'ailleurs Emmanuel Macron lorsqu'il était allé au Liban avait rencontré le chef du groupe parlementaire du Hezbollah le Hezbollah est présent au Parlement libanais donc ce n'est pas à nous de décider sur cette question-là beaucoup de choses y compris sur des explications géopolitiques qui sont importantes intéressantes etc mais la réalité de ce qui se passe actuellement c'est que vous avez une extrême droite israélienne qui a décidé de violer la souveraineté du Liban et notamment d'attaquer à plusieurs reprises la finule ce qui est une attaque sur le droit international et la finule dit aujourd'hui que sur le cessez-le-feu qui a été signé il y a d'ores et déjà plus de 100 violations du cessez-le-feu avec encore il y a encore eu 3 morts ce week-end Antoine Bassebourg

53:55
Locuteur non identifié

quand même laissez-moi vous dire pour le Hezbollah ce sont des mercenaires je répète mercenaires de l'Iran au Liban qui ont une mission le 8 octobre c'est le lendemain du 7 octobre 2023 est-ce qu'ils se sont concertés avec qui que ce soit pour ouvrir le feu pour déclarer la guerre à Israël est-ce que c'est dans l'intérêt du Liban de venir ouvrir un front c'était dans l'intérêt et c'est l'Iran c'est l'Iran qui a dit unité des fronts il faut que tout le monde que tous nos proxys tous nos frelons que nous avons placés autour d'Israël c'est la stratégie du général Soleimani qui a été mise en application

54:35
Invité

ça c'est la manière dont vous interprétez les choses c'est-à-dire le Hezbollah n'aurait pas dû faire ça comme le Hamas n'aurait pas dû faire les crimes de guerre du 7 octobre d'accord mais est-ce que toute une population civile doit être génocidée comme c'est le cas à Gaza colonisée comme c'est le cas en Cisjordanie ou bombardée comme c'est le cas au Liban je ne suis pas d'accord avec cela

54:56
Présentateur

bien merci merci Antoine Bassebousse parce que évidemment on a 10 minutes mais ça va très vite 10 minutes surtout pour refaire le monde surtout pour refaire le monde et un monde sensible on va terminer par les questions personnelles une question personnelle Clément Méli oui Mathilde Panot on parle systématiquement d'une possible candidature à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et en même temps lui-même a dit qu'il souhaitait être remplacé alors est-ce que vous vous êtes préparé vous personnellement à assumer cette responsabilité

55:21
Invité

je crois qu'on est plusieurs à être dans un collectif où effectivement nous préparons toutes les possibilités mais Clément vous vous êtes dit

55:30
Présentateur

vous personnellement

55:31
Invité

je suis présidente d'un groupe parlementaire donc pour l'instant je m'occupe de mon groupe parlementaire mais est-ce que vous êtes

55:36
Présentateur

légitimité ?

55:37
Invité

oui oui aussi mais ça fait partie des options que Jean-Luc Mélenchon répète régulièrement si c'est ma volonté pas vraiment mais je vais vous dire dans une présidentielle qui dure entre 20 et 35 jours je pense que c'est Jean-Luc Mélenchon qui est effectivement le mieux placé le plus expérimenté et avec la force de conviction dont je parlais

55:54
Locuteur non identifié

Mathilde Panot y a-t-il des députés que vous admirez ou que vous respectez hors NFP ?

56:00
Présentateur

hors Nouveau Front Populaire bah oui

56:02
Invité

qu'ils soient pas de gauche quoi en clair ça me fait rire parce que vous pensez un peu que je suis une sauvage donc ça me fait une question un peu rire je vais vous dire par exemple des gens avec qui j'ai travaillé alors je ne sais pas si je les admire parce que ça serait peut-être un peu trop mais par exemple j'ai travaillé avec Olivier Servat sur la question du droit à l'eau notamment du droit à l'eau en Guadeloupe sur lequel nous n'avons jamais eu député de Liyot j'ai beaucoup apprécié Jean-Paul Matéi lorsqu'il était comme on l'appelait sur les réseaux sociaux super Matéi sur les super dividendes j'ai travaillé beaucoup avec Erwan Balanant sur la question de la constitutionnalisation de l'IVG pourquoi vous n'y êtes pas allé ?

par exemple j'ai travaillé et d'ailleurs ils votaient avec nos amendements avec Mansour Camardine de Mayotte qui disait par exemple sur les sujets de l'eau en disant Macroniste qui se moquait de ce que l'on portait sur la question de l'eau notamment à Mayotte mais pas que il disait vous pouvez rigoler mais moi quand je suis à Mayotte je me douche une fois tous les deux jours parce qu'il n'y a pas d'eau et lorsqu'il est revenu au mandat d'après après 2022 c'était une fois tous les trois jours voilà ce que ça veut dire

57:05
Présentateur

30 secondes et 30 secondes Thierry Fabre J'aimerais bien savoir si vous avez des retours de vos soutiens ou de la population en ce moment le sentiment qu'on a c'est que les Français sont de plus en plus inquiets de cette instabilité est-ce que vous n'avez pas peur d'être considéré comme l'artisan du chaos réponse vraiment 10 secondes

57:22
Invité

les gens sont soulagés ils nous disent merci d'avoir fait tomber Barnier et le gouvernement qui notamment voulait ne pas indexer les pensions des retraités supprimer 4000 professeurs etc etc

57:31
Présentateur

donc les gens nous disent merci c'est fini la télévision ça a début ça a une fin vous savez bien

57:37
Invité

vous savez bien

57:38
Présentateur

Hugo Couturier que c'est comme ça que ça se passe et puis surtout que c'est la dernière de l'année 2024 avec des travaux parlementaires qui pourront peut-être se terminer avant Noël on vous le souhaite en tout cas c'est la fin de ce lundi c'est Politique 2024 le dernier de l'année et ce sera avec plaisir qu'on se retrouvera le lundi soir sur LCP à partir de 2025 et de janvier bien sûr bonne soirée merci et à très bientôt et bon anniversaire et bon anniversaire merci

58:02
Locuteur

merci merci merci merci merci

Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise - LCP, Lundi C'est Politique - 16/12/24 · Pourquijevote