Laurent Nuñez, préfet de Police de Paris
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse directe
Sixième jour de colère des policiers à Marseille après le placement en détention provisoire d'un agent de la BAC.
- 0:48FerméeRéponse directe
Vous réaffirmez ce matin votre soutien aux propos de Frédéric Vaud sur la détention provisoire des policiers ?
- 2:55RelanceRéponse partielle
Ce partage et ce soutien à travers ces mots soit appris comme une atteinte à l'indépendance de la justice par les magistrats ?
- 3:07OuverteÉludée
Vous comprenez cette polémique ?
- 3:46OuverteRéponse partielle
Nos confrères du Parisien rapportent que Frédéric Vaud a eu l'aval du ministère de l'Intérieur avant de faire cette interview. Vous-même, est-ce que vous vous êtes entretenu avec le ministre ?
- 4:20RelanceRéponse partielle
Quand on voit que deux des plus grands flics de France prennent position ainsi, on se pose la question d'une forme de go de la part de Beauvau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« Les policiers ne sont pas au-dessus des lois. Ils ne sont pas au-dessus des lois, ils sont là d'ailleurs pour l'appliquer. »
- 1:09Invité politiqueFait
« C'est la profession qui est la plus contrôlée, la plus contrôlée dans l'exercice de ces missions. »
- 1:35Invité politiqueFait
« Ils sont bien plus contrôlés, bien plus sanctionnés, que la plupart des autres corps de l'administration. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Les policiers ne sont pas au-dessus des lois, mais il ne faut pas non plus qu'ils soient en dessous. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Aucun chef de police, et à commencer par moi pour l'agglomération parisienne, n'a la main qui tremble quand il faut prendre des sanctions. »
- 6:45Invité politiqueFait
« Le ministre de l'Intérieur nous a demandé de déployer des moyens exceptionnels. »
- 7:00Invité politiqueFait
« On a vu, et c'était une première, des effectifs des forces d'intervention spécialisées, comme le RAID, le GIGN, la BRI, qui ont pu intervenir pendant les émeutes urbaines. »
- 7:29Invité politiqueFait
« Grâce au service de police judiciaire, on a pu interpeller des auteurs d'infractions et de violences urbaines. Donc, ce qui donne un signal fort de l'absence, finalement, d'impunité. »
- 8:35Invité politiqueFait
« On a assisté aussi à une diffusion territoriale qui n'avait pas existé en 2005, où le mouvement était resté dans les quartiers. »
- 14:50Invité politiqueChiffre
« Ce sera un enjeu essentiel puisque historiquement, et surtout sur les derniers Jeux, on a eu un nombre d'attaques cyber qui se comptent par millions. »
Temps de parole
- Laurent Nuñez80 %
- Présentateur19 %
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Exceptionnel, Laurent Nouniès, tout de suite après cette petite... Radio Classique, les stars de l'info, avec Eric Coche. La star de l'info et préfet de police de Paris, ancien secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, ancien coordinateur du renseignement, Laurent Nouniès, bonjour. Bonjour. Sixième jour de colère des policiers, particulièrement à Marseille, après le placement en détention provisoire d'un agent de la BAC, mis en examen pour des faits de violence en Réunion, en marge des émeutes de fin juin, début juillet.
Vous ne vous êtes pas encore exprimé de vive voix sur le sujet, mais vous avez partagé, approuvé même, sur le réseau social Twitter, les propos de Frédéric Vaud, dans une interview où le patron de la police nationale estimait qu'avant un éventuel procès, un policier n'a pas sa place en prison. Vous réaffirmez ce matin ce soutien ?
Alors d'abord, je voudrais rappeler quelque chose de très clair, de très net, qui a été d'ailleurs rappelé par le président de la République, par la première ministre, c'est qu'évidemment que les policiers ne sont pas au-dessus des lois. Ils ne sont pas au-dessus des lois, ils sont là d'ailleurs pour l'appliquer, ils sont soumis eux-mêmes à une loi qui est très stricte. Comme vous le savez, c'est la profession qui est la plus contrôlée, la plus contrôlée dans l'exercice de ces missions, et qui est souvent, on demande souvent des précisions aux policiers sur leur action, et quand il y a des fautes, ils sont sanctionnés, soit administrativement, soit judiciairement.
C'est la profession la plus contrôlée. Donc les policiers ne sont pas au-dessus des lois. Donc ça c'est quelque chose qui doit être clairement, et je leur affirme très clairement, et d'ailleurs ils sont bien plus contrôlés, bien plus sanctionnés, que la plupart des autres corps de l'administration. Donc ça c'est quelque chose d'important. Évidemment, l'interview de Frédéric Vaud, il faut l'avoir comme étant un soutien qui est apporté à l'institution policière. Soutien que vous partagez ?
Et c'est évidemment en ce sens que je partage, et j'apporte également moi-même mon soutien à l'ensemble des effectifs de la police nationale, évidemment partout sur le territoire national, et singulièrement sur ma zone de compétence. Parce qu'on sort d'une période où ils ont été soumis à rude épreuve, on a eu évidemment toutes les manifestations contre la réforme des retraites, et puis il y a eu ces émeutes urbaines qui ont été jugulées, contenues en quelques jours seulement, donc grâce à l'engagement de l'ensemble de nos policiers et nos gendarmes. Donc voilà, c'est un message de soutien.
Après, toutes les polémiques politiques autour de ce qui serait une attaque contre l'état de droit, contre la séparation des pouvoirs, ça ne résiste pas à l'analyse de ce qu'a été mon parcours personnel, d'ailleurs ce qui a été aussi le parcours du DGPN, où on a évidemment toujours travaillé en parfaite entente avec l'autorité judiciaire, dans une grande confiance et dans un grand respect. Et c'est ce qui prévaut dans ce qu'on appelle la chaîne policière, finalement la chaîne pénale, où les relations sont excellentes et chacun se respecte, encore une fois, dans la plus grande confiance.
Mais vous comprenez tout de même que ce partage et ce soutien à travers ces mots soit appris comme une atteinte à l'indépendance de la justice par les magistrats ? Vous comprenez cette polémique ?
Je comprends toutes les polémiques, mais la polémique est en grande partie politique, donc vous comprendrez que ça me dépasse complètement, ça dépasse complètement le préfet de police que je suis.
Donc la position des magistrats est également politique ?
Encore une fois, c'est surtout un soutien qui est apporté à la police nationale. C'est évidemment comme ça qu'il faut le voir. Encore une fois, les policiers ne sont pas au-dessus des lois, mais il ne faut pas non plus qu'ils soient en dessous. Donc voilà, il faut bien rappeler souvent qu'ils sont contrôlés dans toutes leurs actions et aucun chef de police, et à commencer par moi pour l'agglomération parisienne, n'a la main qui tremble quand il faut prendre des sanctions.
Nos confrères du Parisien rapportent ce matin que Frédéric Vaud a eu l'aval finalement du ministère de l'Intérieur avant de faire cette interview, avant de tenir ses propos. Vous-même, est-ce que vous vous êtes entretenu avec le ministre de l'Intérieur avant de partager ?
Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus. Je n'ai pas de commentaire à faire sur les avals qu'on obtient ou pas. J'ai aussi une liberté de parole. Je suis aussi le chef des 30 000 policiers parisiens. Et donc, j'ai apporté mon soutien, évidemment, à Frédéric Vaud dans ce cadre-là.
Mais quand on voit que deux des plus grands flics de France, comme on dit, prennent position ainsi, on se pose quand même la question de savoir s'il n'y a pas une forme de go de la part de Beauvau, non ?
Ce qu'il y a surtout, c'est que nous sommes les deux responsables, effectivement, de la police en France, le DGPN pour l'ensemble du territoire national et moi pour l'agglomération parisienne, Paris et les trois départements de Petite-Couronne. Nous voyons bien le malaise policier. Et nous avons tenu à apporter un soutien à la police, encore une fois, qui, parfois par une minorité de personnes, j'insiste bien une minorité de personnes, est souvent critiquée. On parle de racisme systémique, on parle de violence policière. Et les policiers ont besoin aussi de considération parce que sans eux, il n'y aurait pas de démocratie.
C'était aussi pour essayer de tenter de calmer la situation au vu de la colère exprimée ces derniers jours ?
Sans doute, mais c'est surtout un message de soutien. Nous le réaffirmons chaque fois que nous en avons l'occasion.
Laurent Mouniès, faut-il un débat, finalement, sur cette détention provisoire pour les policiers dans l'exercice de leur fonction ? C'est ce que réclament certains. C'est la suggestion, d'ailleurs, de David Lebar, ce qu'on avait hier en tant qu'invité, le secrétaire général du syndicat des commissaires de police. Est-ce qu'il faut ouvrir cette question ?
Écoutez, franchement, là-dessus, moi, je ne souhaite pas m'exprimer. Vous savez, ça relève du politique. Ce qui est certain, c'est que les policiers, dans l'exercice de leur mission, qui est une mission difficile, ils sont souvent confrontés, ils sont souvent, malheureusement, à utiliser de moyens d'armes intermédiaires, parce qu'ils sont pris à partie. Donc, souvent, leur réaction, elle doit s'effectuer dans un temps extrêmement limité. C'est un métier qui est très compliqué, très, très compliqué. Et voilà, il faut aussi, parfois, savoir le prendre en compte. Moi, je n'ai pas d'autre avis là-dessus, sur ce sujet. Mais souvent, vous savez, quand le policier doit faire usage de...
Alors, évidemment, l'arme administrative, évidemment, mais même pour les armes intermédiaires, ça se joue souvent en une fraction de seconde. Et il faut, bien évidemment, intégrer cette difficulté absolue majeure du métier, pour laquelle, évidemment, les policiers sont formés. Évidemment qu'ils sont formés à la gestion de stress, à la gestion des situations. Mais il ne faut jamais oublier le contexte des affaires. Ça me paraît très important.
Un contexte extrêmement difficile que Frédéric Vaud, le directeur général de la police nationale, l'a rappelé également dans cette interview. Justement, vous qui êtes à la tête de ces 30 000 hommes en Ile-de-France, quel est le retour d'expérience sur, notamment, ces émeutes ? Ça fait un mois, désormais, qu'elles sont terminées.
Le retour d'expérience, c'est d'abord que le ministre de l'Intérieur nous a demandé de déployer des moyens exceptionnels. On a saturé l'espace, procédé à des interpellations, de manière à juguler le phénomène dans un temps extrêmement rapide, en mobilisant l'ensemble des effectifs qui étaient à notre disposition. On a vu, et c'était une première, des effectifs des forces d'intervention spécialisées, comme le RAID, le GIGN, la BRI, qui ont pu intervenir pendant les émeutes urbaines, aux côtés des policiers de terrain. Et ça a eu un effet extrêmement dissuasif. Beaucoup d'interpellations en flagrance. Et puis, beaucoup d'interpellations à postérieure.
Et j'insiste là-dessus, grâce au service de police judiciaire, on a pu interpeller des auteurs d'infractions et de violences urbaines. Donc, ce qui donne un signal fort de l'absence, finalement, d'impunité. Et d'ailleurs, ça n'est pas terminé. Les investigations sont encore en cours. Et quasiment tous les jours, nous interpellons encore, je parle pour l'agglomération et la plaque parisienne, mais c'est vrai pour l'ensemble du territoire national, des casseurs qui ont pu commettre des exactions pendant ces émeutes urbaines. Et il faut s'en réjouir.
Et à l'issue de cet épisode, que vous disent vos hommes ?
Il y a eu le sentiment, évidemment, d'une grande fatigue. D'une part, évidemment, bien sûr. Mais surtout, ils ont été frappés par le degré de violence qu'ils ont eue en phase 2. Et pour les plus anciens qui ont connu les violences urbaines de 2005, ce n'était pas tout à fait la même chose. On était sur une période, certes plus courte, jugulée plus rapidement. Mais des profils d'assaillants qui étaient beaucoup plus jeunes, beaucoup plus déterminés, qui manifestement, pour certains, vous s'en prenez directement à la police avec l'intention, pour certains, de tuer, très clairement. Et ça, évidemment, c'est quelque chose d'assez nouveau.
Et puis surtout, on a assisté aussi à une diffusion territoriale qui n'avait pas existé en 2005, où le mouvement était resté dans les quartiers. Et là, on a vu qu'un peu partout, des bâtiments publics ont été attaqués. Donc, beaucoup d'engagement de la part des émeutiers et un niveau de violence assez inédit auxquels on fait courageusement face, policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire national.
Autre sujet de préoccupation pour vous, Laurent Lunez, préfet de police de Paris. Nous sommes donc à un empile, avant les Jeux olympiques de Paris 2024. L'objectif, c'est donc zéro délinquance dans la capitale pour accueillir au mieux les 15 millions de visiteurs attendus. Où en sommes-nous ?
On a fini, on va dire, la phase de planification. C'est-à-dire que tous nos plans sont prêts. Et maintenant, on rentre évidemment dans la phase de mise en œuvre, à la fois sur la cérémonie d'ouverture, sur la protection des sites. Donc, la cérémonie d'ouverture, ce sera un grand moment. On travaille évidemment sur l'accueil du public, sur les quais bas, sur les quais hauts. Donc, on définit le périmètre, il est défini d'ailleurs le périmètre de protection. C'est-à-dire qu'il y aura évidemment des contrôles très stricts des personnes qui se rendront à la cérémonie d'ouverture.
Nous avons défini également le plan de sécurisation de la parade nautique, puisque comme vous le savez, vos éditeurs le savent, c'est une parade d'athlètes sur des bateaux. Donc, on a évidemment sécurisé tout cela. On a le dispositif lutte anti-drone qui est prêt. Voilà, donc toute notre planification est élaborée. Maintenant, nous sommes évidemment dans la mise en œuvre. Et c'est vrai aussi de la protection de chaque site olympique, les sites de compétition, le village olympique, le village des médias, enfin l'ensemble des sites qui seront en activité pendant les Jeux olympiques et par olympiques.
Donc, nous avons notre dispositif de protection qui a été établi avec partout évidemment beaucoup de contrôles, de fouilles. Et puis, pour le sujet que vous évoquez d'une manière plus générale, le ministre de l'Intérieur a vraiment souhaité que nous soyons très très présents partout d'emparier dans l'agglomération parisienne en termes de sécurisation générale et de lutte contre la délinquance. Et pour cette dernière action, vous l'évoquez à l'instant...
Une présente policière de plus en plus importante au fur et à mesure des mois.
...et qui monte en puissance. Depuis novembre 2022, nous avons sur toute l'agglomération parisienne mis en place donc les plans délinquance zéro. C'est-à-dire que dans tous les secteurs où il y aura des Jeux olympiques ou tout simplement les sites touristiques, nous montons en puissance en mobilisant de plus en plus d'effectifs pour réduire la délinquance et évidemment être complètement opérationnel au moment des Jeux pour qu'on n'ait pas de soucis de délinquance et protéger évidemment les nombreux spectateurs qui viendront pour les Jeux, mais aussi les nombreux touristes parce que ce sera un moment où Paris, on sera énormément fréquenté, Paris et l'agglomération parisienne.
Combien d'effectifs ont tout déployé pour les Jeux ?
Pour les Jeux, ça va dépendre en fait des jours si vous voulez en fonction des activités sportives, mais on sera, on oscira entre 15 à 45 000 au plus haut personnes des forces de sécurité intérieure, je ne parle que des forces de sécurité intérieure qui seront mobilisées chaque jour avec évidemment une cérémonie d'ouverture à 35 000 personnes et puis des points hauts, le point haut à 45 000, c'est des jours où on a à la fois des courses sur route et des sites olympiques qui fonctionneront.
Au-delà des forces de la sécurité intérieure, en termes de besoin, on parle également de 20 à 30 000 agents de sécurité privée. Pour le moment, seul un quart d'entre eux ont pu être recruté. Est-ce qu'il faut s'attendre à une accélération dans les prochains mois et comment ?
L'organisateur nous annonce tenir son plan de route. Donc, pour l'instant, nous n'avons pas d'inquiétude de ce point de vue. L'État, d'ailleurs, c'est les compétences pour la région Île-de-France, du préfet de région Île-de-France, accompagne cette montée en puissance. Pôle emploi accompagne également cette montée en puissance. Il y a eu des modifications réglementaires aussi avec la création de certificats de qualification professionnelle particulière.
Ils seront formés à temps ? On parle de six mois de formation pour un agent ?
Pour l'instant, il n'y a pas d'inquiétude de ce point de vue-là. On entend dire beaucoup de choses sur la substitution des forces de sécurité intérieure, de l'armée. Déjà, les forces de sécurité intérieure réalisent une sécurisation importante des Jeux olympiques. Les agents de sécurité privés, c'est ce qu'on appelle les périmètres des organisateurs, mais sur la voie publique et aux abords des sites, et souvent, tout le temps même à l'entrée des sites, nous serons toujours présents de toute façon en appui pour assurer la sécurisation de ces sites.
D'ailleurs, au même titre que les militaires du dispositif Sentinelle qui seront évidemment mobilisés également pour la sécurité des Jeux dans des actions et des missions de sécurisation avec une mission particulière qui sera d'ailleurs la garde des bateaux de la cérémonie qui seront positionnés évidemment quelques jours avant la cérémonie elle-même d'ouverture. Et c'est l'armée qui prendra en charge donc en lien évidemment très étroit avec le préfet de police, avec la préfecture de police, qui prendra en charge cette mission. Donc voilà, on a une articulation forte de l'ensemble des forces de sécurité de notre pays.
Vous l'avez évoqué tout à l'heure, il y aura aussi un déploiement technologique, on va utiliser des nouveaux moyens, une forme de crash test, cet événement des JO.
Il y aura des moyens Oui, il y aura des moyens technologiques, c'est surtout que vous faites référence aux drones, à l'intelligence artificielle,
c'est ce que...
On a évidemment un dispositif de lutte anti-drone qui sera extrêmement développé, performant. D'abord, on acquiert des drones actuellement, on augmente notre potentiel, à la fois côté ministère de l'Intérieur, donc le ministre de l'Intérieur nous a demandé de faire des efforts significatifs de ce point de vue-là, mais aussi du côté du ministère des Armées, puisqu'on aura des dispositifs de protection aérienne qui seront à la main des armées, c'est leur rôle, c'est chaque fois le cas, par exemple, pour les 14 juillet dans notre pays.
Donc on aura des dispositifs anti-drone, évidemment, on aura des moyens spécialisés en termes de déminage, évidemment, et puis un point important, ce sera l'expérimentation, l'intelligence artificielle qui ne permettra pas, évidemment, au travers de la vidéo, qui ne permettra pas, évidemment, de reconnaître des gens, d'identifier des gens, mais par exemple, de détecter des mouvements de foule anormaux, et donc nous espérons beaucoup de ces expérimentations qui seront lancées. En tout cas, le ministre de l'Intérieur nous demande de développer des programmes dans le cadre de la loi qui a été adoptée.
Un rapide et dernier mot sur la cybersécurité, c'est un enjeu essentiel de ces Jeux ?
Ce sera un enjeu essentiel puisque historiquement, et surtout sur les derniers Jeux, on a eu un nombre d'attaques cyber qui se comptent par millions. Donc évidemment, ce sera un enjeu fort. Donc ça, ça passe par...
D'abord, c'est l'ANSI qui coordonne toute cette politique, et ça passe évidemment par des dispositifs de sécurité, mais surtout, pour chaque opérateur, à commencer d'ailleurs par Paris 2024, par la préfecture de police elle-même par exemple, nous travaillons évidemment à sécuriser encore plus nos dispositifs pour éviter d'avoir à subir des cyberattaques, mais la probabilité qu'il y ait des cyberattaques, elle est quasiment acquise, enfin certaine, dans la mesure où ça s'est déjà produit par le passé. Et de manière...
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Laurent Nuñez