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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSécuritéBudget & impôts

"Pour la loi des casseurs-payeurs vous êtes efficace, pas pour les lycéens"(Philémon Jouglet Marcus)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Comment avez-vous noté la copie du premier ministre ?

  • 0:34RelanceÉludée

    Pourquoi supprimer des postes d'enseignants alors que la démographie baisse ?

  • 1:10RelanceRéponse partielle

    Le budget de l'Éducation nationale n'augmente pas ?

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez réglé les problèmes climatiques avec un numéro vert canicule ?

  • 2:18OuverteRéponse partielle

    Pourquoi pas un geste budgétaire clair pour les lycéens ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous appelez à poursuivre le mouvement jusqu'à l'examen du budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Chiffre
    « On a déjà publié 10 mesures phare des revendications lycéennes qui sont très claires, qui sont même chiffrées. Nous, on demande 10 milliards d'euros sur la table. »
  • 0:34Chiffre
    « Dans le projet de loi de finance qui a été déposé jeudi dernier, il y a la suppression de 1400 postes d'enseignants. »
  • 1:47Fait
    « Quand on dépose un projet de loi de finance 10 jours après le début de l'immobilisation qui va à l'encontre de toutes ces revendications, c'est grave. »
  • 3:34Chiffre
    « 40000 personnes qui dès l'ouverture de la plateforme se sont précipité pour faire pour pousser des messages. »
  • 4:49Chiffre
    « La moyenne en France du nombre d'élèves par classe c'est 30,2 élèves par classe en 2025. Le dans le reste de le CDE c'est 23. »
  • 5:29Fait
    « Aujourd'hui on est dans une telle crise qu'il faut des premières mesures pour amorcer la sortie de crise. »
  • 6:07Fait
    « L'éducation nationale n'a pas renouvelé les contrats de professeurs contractuels en début d'année. »
  • 6:48Chiffre
    « Il suffirait de dire on va les réembaucher. Alors évidemment ça a un certain coup mais c'est par exemple c'est 300 contractuels dans l'académie de Créteil. »
  • 7:27Promesse
    « On va annuler les suppressions les suppressions d'emploi dans le notamment dans le second degré. »
  • 8:08Fait
    « Le ministre n'a rien annoncé du tout hein. »
  • 8:52Fait
    « On aurait pu profiter de la baisse démographique pour conserver ces moyens. »
  • 9:35Fait
    « On a conservé des postes parce que justement par rapport à ce qu'on évoquait, vous lisiez madame la proviseur sur le le nombre de d'élèves en moins fait qu'on aurait pu avoir la tentation si on avait une une logique purement comptable de supprimer bah tous ceux qui n'étaient plus nécessaires. »
  • 10:49Chiffre
    « En région Île-de-France, le budget a doublé en 10 ans. Il y a eu énormément de lycées qui ont été profondément rénovés. »
  • 11:28Fait
    « Il y a un nombre de professeurs qui n'ont pas vocation à être renouvelés. »
  • 12:05Fait
    « Vous avez un premier ministre qui a pris la parole. Nathalie Sacri l'a dit, sa parole est rare et il est venu aussi à la télé. »
  • 13:23Fait
    « Prendre le risque de la violence. »
  • 15:19Fait
    « Vous savez que la plupart du temps les situations dans les lycées elles viennent du manque de moyens. »
  • 18:03Fait
    « On nous demande la veille pour le lendemain d'organiser des temps de dialogue avec les élèves. »
  • 21:16Fait
    « On appelle à une journée de mobilisation massive encore pour continuer. »
  • 22:00Fait
    « Le gouvernement et les politiques de maintien de l'ordre se sont focalisé sur les violences de ce mouvement pour ne pas au début écouter les revendications lycéennes. »
  • 22:42Fait
    « Dans ma circonscription, les seuls lycéens qui ont été blessés ont été blessés par justement ces casseurs. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Philémon, comment vous avez noté la copie du premier ministre ? Alors, écoutez, monsieur le ministre en face de moi disait tout à l'heure que aucune crise n'est plus grave que les autres. Manifestement, le premier ministre considère celle des lycéens moins grave que les autres. Encore une fois, le gouvernement oublie l'existence de corps intermédiaire, oublie qu'il y a des propositions qui sont déjà formulées. Mon organisation, ainsi que l'union étudiante, on a déjà publié 10 mesures phare des revendications lycéennes qui sont très claires, qui sont même chiffrées. Nous, on demande 10 milliards d'euros sur la table. Quand les caisses sont vides, vous m'accorderez que ça fait beaucoup. Bien sûr. Mais alors, il y a un choix politique aussi. C'estàd que dans le

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projet de loi de finance qui a été déposé jeudi dernier, il y a la suppression de 1400 postes d'enseignants. Bon, mais il faut qu'il fasse des économies. Il y a aussi, on le dit souvent, il y a aussi une démographie qui baisse, il y aura 180000 élèves en moins l'an prochain. Sauf qu'il y a 1300 1300 postes de gendarme qui sont créés et dans le même temps, le seul budget qui augmente c'est celui de la défense. Un engagement sur les postes aurait déjà été quelque chose ? Mais évidemment ouvert à la discussion ça monsieur le ministre. Mais évidemment puisque l'idée c'est qu'on puisse entendre les revendications et apporter les meilleures solution mais dans les contraintes dans les contraintes de symbol quand même de supprimer des en pleine crise lire. Le ministre de

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l'Éducation nationale s'est beaucoup exprimé là-dessus puisque il y a une démographie qui fait que [raclement de gorge] naturellement mais là vous venez de dire moi je suis là pour vous écouter et je vais écouter avec beaucoup de bienveillance et vraiment quand vous dites ce budget n'augmente pas c'est pas vrai l'éducation nationale par rapport à l'inflation un budget qui augmente l'inflation et après vous avez un périmètre a démographie qui recule mais ne faisons pas une bataille de chiffre vous avez aujourd'hui non parce que le gouvernement vous On va donner la parole à chacune et chacun. Mais c'est ce que vous faites à chaque fois avec des numéros verts qui ne fonctionnent pas et qui enterent le débat. Est-ce que vous avez réglé les problèmes climatique en faisant un

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numéro vert canicule ? Absolument pas. Ce sera la même chose. Attendez. Non mais parce que moi je vous ai pas interrompu. Vous avez déroulé votre discours tout à l'heure. Laissez-moi laissez-moi continuer à répondre. Si vous voulez, les revendications, elles sont déjà là et quand on dépose un projet de loi de finance 10 jours après le début de l'immobilisation qui va à l'encontre de toutes ces revendications, c'est grave. C'est très grave et ça montre la la volonté de ne pas écouter. Les revendications, elles existent déjà. Est-ce que vous vous êtes réveillé il y a 15 jours en apprenant tous les problèmes qui existaient dans l'éducation nationale ? Absolument pas. Saint-Jambrin, est-ce qu'il y a de la place pour l'urgence ? C'est ce que disait le ministre de l'économie ce

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matin. C'est vrai qu'on s'étonne ce soir qu'il n'y ait pas un geste budgétaire, juste un geste. S'il y a de la place, pourquoi ne pas le lire clairement ? On est en train on est en train avec les parlementaires de préparer un budget pour 2027. On espère avoir un budget pour 2027. vous savez qu'il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et que vous avez des forces politiques qui s'amusent avec le destin de la France et qui en l'occurrence menace de censurer qu'on se retrouve carrément dans un pays sans budget. Donc plutôt qu'un gouvernement qui vienne vous payer de mots, il vaut mieux un gouvernement qui dise "On va travailler ensemble, on va vous écouter." Euh moi je je considère que s'il y a 40000 personnes qui dès l'ouverture de la plateforme se sont

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précipité pour faire pour pousser des messages, c'est que probablement il y a un besoin d'expression. C'est sûr. Ce qui n'empêche pas que des structures comme la vôtre puissent avoir un rôle essentiel de proposition, mais c'est important. Après simplement peut-être pour dire et vous avez parfois aussi des revendications qui méritent derrière un travail quand on dit parcours suprait. Très bien. Ça, j'avoue que j'ai trouvé personne pour défendre parcours sup. Euh pour autant, on le remplace par quoi ? Ça nécessite un peu de travail, vous êtes d'accord ? Et donc c'est ce travail là qu'il faut qu'on opère. Et puis comme je le disais tout à l'heure, bah on dépend de ce que l'Assemblée nationale va pouvoir faire. Vous promettre de l'argent qu'ensuite les députés, les

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sénateurs ne nous donne pas. Ce serait vous se moquer de vous plus que toute autre façon de le faire. Donc un travail sérieux, un travail pragmatique et j'espère en partenariat. Film fil jugl marqu justement, est-ce que vous avez dit que c'était grave ? Est-ce que vous appelez à poursuivre le mouvement jusqu'à jusqu'à l'examen justement du budget et même jusqu'à l'obtention préalable de certaines avancées et donc après les vacances de la Toussin après c'est dans 12 jours oui mais aussi après si jamais nous n'avons toujours pas obtenu d'avancée et ce nous l'espérons en partenariat avec les organisations mais ça veut dire quoi pour ce mouvement les blocages les blocages les manifestations pour un futur bâchelier c'est une perte de chance quand même de c'est une perte de chance mais si vous

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voulez quand il n'a pas de prof devant lui c'est aussi une perte perte de chance et sachant que ces inégalités sont profondément enfin il existe des inégalités territoriales très fortes. En fait, c'est des lycéens qui ont pas de prof de français pendant 7 mois l'année du bac de français. Enfin aussi nous évidemment on donne de notre temps scolaire, de notre temps d'apprentissage, on se pénalise aussi pour porter nos pour porter nos revendications. Ensuite, vous parlez de la démographie, ça c'est un grand argument. On n'est toujours pas non mais on n'est toujours pas dans la fin du p0000 élèves en on n toujours pas dans la fin du pic démographique et manifestement aujourd'hui on a un problème démographique de surpopulation dans les classes. Euh le gouvernement a

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l'habitude de comparer avec le CDE. Donc comparons avec le CDE. La moyenne en France du nombre d'élèves par classe c'est 30,2 élèves par classe en 2025. Le dans le reste de le CDE c'est 23. et le nombre de budgets qu' consacré à chaque étudiant ou chaque lycéen pour la France est supérieur au autres pays de CDE que là c'est si vous comptez les pensions de retraite des fonctionnaires. Voilà et qui on en a beaucoup parlé sur ce plateau et qui est évidemment une énorme caillou dans la chaussure de toutes ces histoires de budget de l'éducation nationale. Sophie Venét, Carole Zerbip, votre réaction à ce qu'a annoncé Sébastien Lecornu, Sophie et puis Carole. Alors bah d'abord, c'est difficile de réagir à rien du tout mais puisque il y avait il y avait rien dans les annonces

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de Sébastien Lecnu sur le sur le lycée et en soit c'est un problème parce que aujourd'hui on est dans une telle crise qu'il faut des premières mesures pour amorcer la sortie de crise évidemment. Après, il y a des discussions à avoir sur le moyen terme, d'expertiser un certain nombre de propositions, mais aujourd'hui, il faut des gestes. Ben, je veux dire, la politique, c'est pas que de la technique, c'est aussi des symboles, c'est aussi des gestes. Et nous, on l'a dit, on l'a redit. Il y a des mesures qui peuvent être prises rapidement. Je vais prendre un exemple. Sébastien Lecnu dimanche soir a posté une lettre sur les réseaux sociaux en disant "Il y a un sujet sur les remplacements." Oui, c'est vrai, il y a un sujet sur les remplacements parce qu'on manque de remplaçant. Eddouard

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Jeff a parler d'accélérer he remplacement de prof c'estàd que quand vous avez pas de remplaçant c'est difficile d'accélérer quelque chose. Or en l'occurrence l'éducation nationale n'a pas renouvelé les contrats de professeurs contractuels en début d'année. C'est professeurs contractuels que tout le monde connaît les rectorats les connaissent. Ils sont formés ils ont déjà enseigné et cetera. Il suffirait de dire on va les réembaucher. Alors évidemment ça a un certain coup mais c'est par exemple c'est 300 contractuels dans l'académie de Créteille, c'est 200 dans l'académie de On a une idée monsieur ministre du coup où vous avez vous-même une idée de ce que ça représenterait pour vous précher ce sont des professeurs qui peuvent être réembauchés là dans les prochains jours

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et ça veut dire qu'il pourrai être devant des classes la semaine prochaine ou dans quelques Oui. Mais pourquoi ? Non, non, mais juste je je veux terminer là-dessus. C'est-à-dire que il est possible, moi j'entends effectivement on aura des discussions de fond parce que il y a des sujets qui sont posés par les lycéens qui nécessitent effectivement des réflexions structurelles sur l'état de l'éducation nationale. Mais aujourd'hui amorcer une sortie de crise par exemple par le le la réembauche, le réemploi des professeurs contracturels qui pourraient ensuite être devant les classes. Se dire que on va là après l'énorme manifestation quand même de mardi. Enfin je veux dire mardi il y avait des centaines de milliers d'élèves et d'adultes. Et je moi je dis quand même

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que notre présence dans les cortèges a quand même aussi permis de faire en sorte que ça se passe bien. Nous avons pris nos responsabilités et ben amorcer la sortie de crise en disant on va juste je vais terminer on va annuler les suppressions les suppressions d'emploi dans le notamment dans le second degré parce que vous avez raison de pointer la baisse démographique mais je voudrais quand même préciser que pour la rentrée 2027 l'essentiel de la baisse démographique va être concentré sur le 1er degré et en partie sur le collège. lycée est l'endroit du système éducatif où la baisse démographique va être la moins importante à la prochaine rentrée. Donc ça c'était par exemple deux gestes. Moi j'attendais ça aujourd'hui. J'attendais ça comme élément de sortie

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annulation déçu de ce filerb on vous a pas entendu. Euh oui alors là effectivement le le ministre n'a rien annoncé du tout hein. Donc comme si finalement on découvrait une situation. Ça fait un moment quand même hein que les organisations syndicales, le SNPDN UNSA réclame des moyens supplémentaires, dénonce le fait qu'on nous demande toujours plus avec rien et on a dit de rien, rien ne peut venir. Et ça, on a cessé de le répéter. On a on nous a demandé de mettre des choses en place, on l'a fait et en revanche là, il y a il y a rien qui arrive. Et je suis d'accord avec Sophie Vénédité et je vais poursuivre sur sa pensée, elle a pas terminé, sur la question des moyens, les postes qui sont

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supprimés, on aurait pu profiter de la baisse démographique pour conserver ces moyens. C'est ces postes étaient budgettés en 2025. Pourquoi est-ce qu'on les a pas on ne les maintient pas en 2025, on les répartit autrement ? qui permettrait peut-être poser la question de diminuer de diminuer le nombre d'élèves par classe puisque c'est une revendication des élèves. Le remplacement c'est vraiment l'urgence en fait. En tout cas, c'est ce que disent les proviseurs et les professeurs. S'il fallait ordonner les revendications, elle viendrait tout en haut de la liste. C'est c'est évidemment un défi. Mon collègue ministre de l'éducation nationale Édouard Gefrey l'a dit. il va prendre toutes les mesures possibles pour qu'on puisse accélérer ses remplacements. La difficulté, c'est que

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au fond à l'échelle nationale, on a conservé des postes parce que justement par rapport à ce qu'on évoquait, vous lisiez madame la proviseur sur le le nombre de d'élèves en moins fait qu'on aurait pu avoir la tentation si on avait une une logique purement comptable de supprimer bah tous ceux qui n'étaient plus nécessaires. Ça n'a pas été le choix qu'a fait ce gouvernement. Le ministre Édouard Gefrey a dit "Bah non, en fait, on va conserver un surplus, pas tout. mais un surplus pour pouvoir mieux répartir les efforts. La difficulté qu'on a, c'est qu'en fait il y a des territoires, il y a des départements où il y a pas de problème spécifiquement d'absentéisme de long terme. On a des remplaçants, c'est plus facile et vous avez d'autres territoires qui sont des

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territoires où c'est plus compliqué qu'on supprime, on pas les réaffecter. On se dit que c'est du bon sens. Pourquoi les supprimer si ailleurs dans ce mouvement lycéen, on a entendu beaucoup de choses différentes. On a entendu des choses sur le fait d'avoir un professeur devant chaque élève, c'est une évidence. C'est moi je partage ce souhait. Euh j'ai été longtemps maire de ma commune de Lail et Rose. À chaque rentrée, je faisais le tour des classes et effectivement, on était les premiers à appeler les représentants de l'éducation nationale s'il y avait une classe qui n'avait pas euh de professeur en face des élèves. Je vais pas vous tenir un autre discours aujourd'hui. Évidemment que ça doit être la mère des des combats selon moi. Mais on l'a entendu aussi l'état des bâtiments et

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donc là il y a eu parfois il y a des établissements où il y a du retard. Il faut qu'on se batte là-dessus au côté des des régions. Il y a d'autres établissements, je crois comme le vôtre où les régions étaient exemplaires. Moi, je je vois en région Île-de-France, le budget a doublé en 10 ans. Il y a eu énormément de lycées qui ont été profondément rénovés. Valérie PCRES a a mis vraiment beaucoup de moyens là-dessus. Et vous imaginez le drame quand on a un lycée tout neuf comme un Saint-Denis et qui finit par être brûlé par ceux-là même qui prétendent euh avoir plus de moyens et des établissements mais on n pas la réponse là. C'est c'est c'est ces profs, c'est 1500 profs qui vont manquer. Est-ce qu'on aurait pu les réembaucher ? Ça aurait coûté combien ? Et si on l'a pas fait,

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j'entends que vous disiez tout le monde aimerait le faire. Est-ce que c'est tout simplement parce qu'on a pas d'argent ? Je suis pas ministre de l'éducation nationale, donc je sais pas vous chiffrer la mesure spécifiquement. En revanche, ce qui est sûr, c'est que au regard des courbes démographiques, il y a un nombre de professeurs qui n'ont pas vocation à être renouvelés. Pour autant, le gouvernement n'est pas tombé dans le piège de de d'économiser tous les postes que la baisse démographique aurait permis. On a maintenu des moyens supplémentaires pour que justement on puisse améliorer les conditions dans un certain nombre d'établissements. J'entends les mouvements lycéens qui me disent [toux][raclement de gorge] il faut faire plus. Et bien c'est ce dialogue là qui s'ouvre aujourd'hui. Et

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et pardon mais sur le plateau, on nous a dit aucune annonce, rien. Moi, je suis désolé mais vous avez un premier ministre qui a pris la parole. Nathalie Sacri l'a dit, sa parole est rare et il est venu aussi à la télé. Non mais justement, il est venu à la télé pour dire que l'ensemble du gouvernement était mobilisé pour entendre les revendications sincères et légitimes dès l'instant où elle n'était pas accompagnée par des violences. Et je pense que sur ce plateau, on est tous d'accord pour dire que on doit écouter ceux qui ont des des revendications légitimes et condamner les violences parce qu'en plus violences après. On va parler [grognement] notamment avec Carole Zerby après ce qui s'est passé au lycée B et absolument. Et de fait, vous avez un gouvernement qui dit on est

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Je peux me permettre Merci monsieur le ministre pour pour vos réponses mais il y a quand même moi moi je reste un peu sur ma fin par rapport à à ce que vous dites. Nous on vous on vous dit il y a une crise profonde. Euh si ne pas répondre tout de suite, ne pas apporter quelques premiers éléments de réponse pour réamorcer le dialogue, c'est quand même dangereux. Enfin c'est c'est quand même dangereux. Nous, on est Moi, je suis pas en train de vous dire que euh on sera pas là pour discuter euh au mois de au mois de novembre sur des propositions structurelles et cetera. Moi, je suis mais je suis je dois aussi vous dire que qu'est-ce que vous voulez dire par dangereux précisément ? Bah, c'est-à-dire que moi je ne comprends pas. Prendre le risque de la violence.

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Bah là, il y a quand même un risque, il y a quand même un risque de pourrissement de la situation jusqu'au jusqu'aux vacances. Il reste 10 jours jusqu'aux vacances. les la période avant les vacances d'automne, c'est une des plus sensibles dans les établissements scolaires où il y a toujours un climat particulier. Là, en plus, on est dans une situation de mobilisation, de mobilisation euh qui dure avec parfois effectivement des éléments extérieurs euh qui viennent s'en prendre au personnel, euh aux élèves et on aurait besoin d'un geste qui montre que vous prenez enfin que le gouvernement euh prend la mesure de de la situation et pendant on est quand même quelques quelques jours après une mobilisation d'ampleur, enfin je veux dire, on voit aussi des images qui montrent quand même

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que cette mobilisation, elle était assez historique, qu'elle est soutenue par la communauté éducative et au-delà, je crois qu'il y a plus de la moitié des Français qui soutiennent cette cette cette mobilisation important ce mot de c'est dangereux d'attendre, c'est dangereux d'attendre et moi sur le risque pris par le gouvernement dans cette période. Vous êtes d'accord ? Oui. Oui. Non mais plus plus le gouvernement attendra, plus les violences augmenteront. Vous pensez ? J'ai pas dit que c'était les violences. J'ai dit que ça crée ça crée de la de la colère, de la frustration alors que nous on est prêt. On est prêt. Regardez ce soir, je vous ai fait des proposition et vous avez pas complètement répondu. Alors filément, filément, fil là-dessus est complètement irresponsable. C'est

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que au lieu de proposer quelque chose, il ne propose que du vent, du vide, comme le discours de monsieur Lornu. Euh donc des Non, mais excusez-moi, mais les plateformme consultative, c'est très bien, mais il faut aussi, vous êtes en train de nous dire qu'écouter les lycéens, c'est pas ça. C'est pas ça. C'està-dire que il faut les écouter mais en parallèle, comme le disait madame, dans un dialogue comme le disait dans un dialogue, on peut se respecter, on se respecte, je vous respecte. Vous dites du premier ministre que vous respecte pas, vous respectez pas non plus les personnels de l'éducation nationale parce que vous les envoyez au front. comme si je reprends les mots de monsieur le cornu, vous les envoyez au front avec des des temps de démocratie interne dans les établissements alors

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que vous sachez vous savez pardon pertinemment que les revendications pour la plupart sont nationales. Vous savez que la plupart du temps les situations dans les lycées elles viennent du manque de moyens et que les les administrations, les directions, les proviseurs font tout ce qui tout ce qu'ils peuvent pour faire avec ce qu'ils ont. Quand même dans sa lettre, monsieur le cornu a dit au proviseur de revoir les employ du temps avec l'intelligence artificielle. Mais quelle honte ! Mais quelle honte ! et quel respect. Pourquoi si par hasard ça libère du temps pour les autres et que ça rationalise ? Parce que c'est leur métier. Parce que c'est leur métier. La complexité avec les options. Je crois que au moins faire ça ça dépend vous vous vous méprisez. C'est noyer le poisson. Madame

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Carole Terbib. Moi je voudrais quand même vous alerter monsieur le ministre sur l'épuisement des personnels de direction. Sophie Vinéité a parlé de c'est dangereux. Oui, c'est dangereux pour les jeunes mais c'est aussi dangereux pour les personnels de l'éducation nationale. Expliquez-nous concrètement. Nous sommes au quotidien dans certains établissements scolaires à Paris et partout en France confrontés à des violences qui nous expose, qui nous épuisent aussi parce qu'on est déciseur. Voilà le le l'emploi du temps d'un chef d'établissement aujourd'hui, c'est être le matin à 6h du matin devant son établissement en train de de veiller à ce qu'il y a pas de poubelle qui arrive parce que c'est l'heure à laquelle commence les blocus le matin. Voilà les nos jeunes se se lèvent tôt. Voilà où où

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il y a des blocus, où il y a des violences, on est garant de la sécurité des biens et des personnes. Donc on est là au front, on dirige nos équipe. Parfois on a géré des crises comme ce qui s'est passé dans mon état. Justement, c'est ce que vous avez vécu raconter à nos téléspectateurs rapidement. Vous vous êtes retrouvé bloqué dans un local à protéger des élèves avec des élèves. Oui, parce qu'il y a eu trois attaques successives par des jeunes he qui ont tenté en fait d'incendier la porte de l'établissement. Donc voilà, ça ce sont des situations d'épuisement. Euh c'est des risques psychosociaux auxquels nous sommes exposés. Et là, il faut que ça cesse. Il faut que vous preniez soin. Monsieur le ministre, j'attire votre attention sur cette situation. Il faut prendre soin des personnels de

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direction. Non, on va pas tenir comme ça. Oui, bien sûr. Oui, oui. Enfin, non, on voit d'ailleurs les images de voit les images de votre lycée là. Pour l'instant, nous n'avons pas ouvert. Nous avons réuni aujourd'hui les personnels euh pour débriefer sur ce qui s'était passé et puis réfléchir aussi à la façon dont nous allons dès demain accueillir nos élèves parce que oui, demain nous allons mais c'est intéressant de comprendre dans quel état d'esprit les les élèves vont revenir. Vous dites que vous-même vous êtes épuisé. La mise en place de ces temps de dialogue de démocratie scolaire, comment tout ça va se dérouler ? Alors là aussi, on nous demande la veille pour le lendemain d'organiser des temps de dialogue avec les élèves. Mais ça s'improvise pas. On peut pas

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continuer et ça on l'a on a alerté de à de nombreuses reprises. On peut pas continuer à nous demander de mettre des choses en place la veille pour le lendemain. Tout ça s'organise, ça se ça se prépare et c'est suffisamment important pour qu'on accueille nos élèves dans de bonnes conditions, qu'on puisse les accueillir dans de bonnes conditions et que ce dialogue qu'on doit mener avec eux, on puisse le préparer et qu'il ait du sens, qu'il soit pertinent. Vous les entendez ces mises en garde Vincent Saint Jeanbrin, on peut pas nous demander la veille pour le lendemain. On est épuisé, on est depuis des jours à 6h du matin dans les établissements. Qu'est-ce que vous répondez ? Je le disais tout à l'heure, c'est que évidemment on se doit d'être euh au côté

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et en protection de ceux qui aujourd'hui font vivre la République et la promesse républicaine. Ce sont ici euh nos professeurs, nos proviseurs, tous les personnels enseignants euh et puis on voit aussi à l'image les forces de l'ordre qui sont venues essayer de protéger euh euh les lycéens qui manifestaient pacifiquement parce que évidemment il y en a les personnels enseignants et les bâtiments eux-mêmes quand ça a été possible. Euh donc je le disais un peu plus tôt, il faut qu'on ait d'abord une pensée pour tous ceux qui ont été victimes euh de ces violences qui sont absolument scandaleuses. Et je pense que ici autour de la table, il faut à chaque fois qu'on prend la parole ne pas oublier de les condamner et de dire que effectivement la manifestation, la revendication, y

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compris la critique du gouvernement comme vous l'a faites ici sur ce plateau, elle est dans un pays comme le nôtre qui est une démocratie, elle est possible et il y a aucun problème avec ça. Par contre, la violence, le fait là, on voit on voit le symbole devant votre lycée, madame le proviseur, de la mariane brûlée de ces portes défigurées, ça c'est inadmissible. Et donc il faut qu'on soit en capacité à la fois d'écouter et en même temps de sanctionner ceux qui auraient des comportements inadmissibles à Forceurie quand ils sont instrumentalisé par une partie de du camp politique. Carole Zerbip, vous redoutez de revivre ce que vous avez vécu lundi, peut-être même en pire si le mouvement continue, prend de l'ampleur. Oui, bien sûr, pas que moi. Je crois que

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tous mes collègues sont sont inquiets de ce qui va se passer dans les jours à venir et et et même après les vacances puisque c'est ce qu'a représentant des lycéens que le mouvement pourrait pourrait se poursuivre et et durer. Oui, bien sûr qu'on est inquel vont être lycé dans fermer. Le mouvement quand même est en train c'est le chiffre hein de décroître. Je sais pas comment utiliser le le terme, en tout cas quand on regarde le nombre de lycées qui sont fermés euh il est moins important que qu'au départ. On a 92 % ouverts aujourd'hui. 92 % ouverts aujourd'h Film un mot sur on va quand même aborder un peu ce ce ce thème de la violence. Comment est-ce que vous comptez organiser peut-être fédérer les lycéens avec quand même cette donnée de la

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violence ? Et juste avant par rapport aux mobilisations et à leur taille, hier c'était quand même historique. Euh oui, hier la la taille de la manifestation en France, 450000 personnes, c'est considérable pour des 266000 ce sont les chiffres du ministère de l'intérieur. On donne toujours les deux chiffres 266000 intérieurs, 450000 organisateurs. Et donc et pour euh et donc c'est sur la reprise progressive au fond des cours qui quand même se constate dans les lycées de France. Oui. Oui. Mais alors c'est aussi un mouvement qui avance, qui recule et qui avance aussi beaucoup. Euh si on regarde la courbe, c'est plutôt dans la croissance encore maintenant. Euh et demain nous on appelle à une journée de mobilisation massive encore pour continuer. C'est 40 % de moins hein, d'après les

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chiffres qu'hier. Oui. Oui. Mais nous on appelle à se mobiliser demain. On n'appelait pas hier 891 établissements euh avec des cours totalement ou partiellement suspendus. 528 aujourd'hui sur sur la sur la violence, sur les risques de violence de débordement et peut-être de récupération politique aussi. Alors oui, alors évidemment toutes les violences commises contre des bâtiments, contre des personnels sont condamnables et et nous les condamnons. Maintenant, nous on en a marre aussi que il y a une focalisation comme ça pu se faire sur les violences. C'est le gouvernement et les politiques de maintien de l'ordre se sont focalisé sur les violences de ce mouvement pour ne pas au début écouter les revendications lycéennes. La preuve en est. Nous, on

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demande des mesures qui soient rapides, qui soient efficaces. Le gouvernement dit non mais pour toutes les mesures, il faut du temps. Par contre pour la loi Cassur Payur, vous êtes vous êtes hyper efficace. Ça pour le coup accélération accélération merci de le dire mais c'est aussi une façon de vous protéger et d'ailleurs de protéger les person loi est anticonstitutionnelle quand madame la proviseur nous dit on on est épuisé là le le rythme est dingue ce qu'on vit c'est pas normal et cetera c'est c'est d'abord le fait générateur c'est ses violences c'est ses menaces sur l'intégrité physique des lycéens dont vous avez la charge des bâtiments dont vous avez évidemment la responsabilité en tant que proviseur et donc on se doit en tant que gouvernement d'aller protégé interrogerie

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par les violences qui ont fait à la mort de Naë vous-même en tant que maire de laérose vous avez été l'objet de de violence est-ce que vous diriez vous que c'est de même nature ces violences qui ont confiné aux émeutes urbaines après la mort de Naë et ce qui se passe aujourd'hui de des casseurs qui vont jusqu'à incendier qui ne sont pas forcément tous des lycéens loin de là. Est-ce qu'on vit la même chose ou c'est différent ? Deux choses. D'abord, je voudrais terminer quand même ce que je dis. Dans ma circonscription, les seuls lycéens qui ont été blessés ont été blessés par justement ces casseurs, par des jeunes qui sont venu cagouler avec des mortiers et qui ont tiré partout où il pouvaient tirer et y compris sur des lycéens. Donc le fait d'avoir parlé des violences, le fait d'avoir dit

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"Aujourd'hui vous avez des casseurs qui se servent des mouvements lycéens pour venir faire le chud et détruire, c'est une réalité et c'est une responsabilité que de les protéger et c'est aussi notre responsabilité de faire le tri avec la revendication un enjeu de de dire je note que vous avez dénoncé les violences contre les établissements, contre les personnels, pas contre la police." J'imagine que c'était aussi euh euh une une chaussure qu'on peut partager.