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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 26 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"C’est une chose de voir les commerçants mais on attend du Président qu’il aille voir la jeunesse"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 46 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteÉludée

    Pourquoi ce déplacement à Marseille est-il nécessaire pour incarner le retour de l'ordre ?

  • 1:21OuverteRéponse partielle

    Quel symbole représente cette visite à la mairie de Marseille après les événements du 17 octobre ?

  • 2:02OuverteÉludée

    Benoît Paillan a critiqué la réactivité de l'État, comment le gouvernement répond-il à ces critiques ?

  • 3:26RelanceRéponse partielle

    La mobilisation sociale est-elle en train de pourrir la situation selon vous ?

  • 4:09RelanceÉludée

    Pourquoi le président ne rencontre-t-il pas directement la jeunesse dans les lycées ?

  • 7:26OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous du président lors de sa rencontre avec les commerçants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:26Fait
    « On est toujours avec Martin Baumer, notre journaliste politique et Yve Saintomer, politologue et professeur de sciences politiques à l'université Paris 8. »
  • 7:26Bruno RuinardFait
    « Les événements qui sont passés pas ce weekend mais le précédent le 17 c'était quand même inadmissible. »
  • 8:08Bruno RuinardChiffre
    « On a la moitié des gérants indépendant qui se verse la moitié du SMIC, enfin moins que le SMIC pardon euh à la fin du mois parce qu'en fait ils vont payer leurs salariés, ils vont payer leurs charges, leurs fournisseurs et ils vont se payer sur ce qui reste. »
  • 13:46Yve SaintomerFait
    « Se focaliser sur l'ordre en pensant que l'ordre c'est simplement la police me semble à courte vue. »
  • 15:13Rudy ManaFait
    « Nous, on n peut plus des paroles, on attend maintenant des acte, ça suffit. Il nous faut du concret. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Le président Emmanuel Macron [raclement de gorge] est en train d'arriver, vous le voyez, à la mairie de la cité fautéenne. Il veut incarner le retour de l'ordre. C'est ce que nous a indiquer l'Élysée ce matin pour cette visite surprise qui n'était pas prévue à l'agenda du président. Emmanuel Macron reçu, vous le voyez, par Benoît Paillan, le maire socialiste de Marseille et qui va donc sans doute donner quelques indications aux policiers ensuite et puis aux commerçants qu'il devrait rencontrer un peu plus tard, Emmanuel Macron, donc dans la cité faocéenne après 5 semaines de mobilisation lycéenne, deux weekends de mobilisation massive avec une convergence des luttes contre la vie chère, pour la défense aussi des services publics. On est toujours avec Martin Baumer, notre

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journaliste politique et Yve Saintomer, politologue et professeur de sciences politiques à l'université Paris 8. On voit le président Emmanuel Macron qui s'approche évidemment donc des caméras mais qui n'a pas l'air de vouloir dire un mot pour le moment. Il va d'abord saluer, vous le voyez, les forces de l'ordre donc qu'il accueille, les marins pompiers de Marseille, tous ceux qui ont pu être mobilisés ces derniers temps. Et donc qu'il salue Emmanuel Macron. Martin, on le disait tout à l'heure, c'est une surprise qui n'était pas prévue parce que c'est nécessaire pour le président, vous nous avez dit tout à l'heure d'incarner vraiment, c'est vrai, ce retour de l'ordre. Oui, il vient à Marseille pour cela, pour incarner ce retour de l'ordre et quel symbole, quel meilleur symbole

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finalement que d'entamer ce déplacement ici à la mairie de Marseille. Alors, on l'a vu. Euh, j'ai cru apercevoir Laurent Nouz, aussi ministre de de l'intérieur qui se déplace avec Emmanuel Macron. Il vient saluer si euh là, il y a la la police, la police municipale, il y a les les Marvins pompiers aussi de de Marseille. euh quel meilleur symbole parce que le 17 octobre euh assez tôt dans la journée qui a marqué hein qui a marqué euh c'est à Marseille et dans cette mairie de Marseille que ça s'est passé avec une intrusion avec ce buste de de Marianne qui a été euh qui a été brisé et euh ça a marqué, ça a suscité aussi de nombreuses réactions politiques. Et donc Emmanuel Macron devait en tout cas, on va dire que l'exécutif devait, c'est Emmanuel Macron finalement qui vient à Marseille, mais

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l'exécutif devait, Laurent Nouz était était passé aussi la semaine dernière, mais il devait venir pour incarner justement cet ordre. Euh il va rencontrer donc Benoît Paï, le maire de Marseille qui euh a critiqué Benoît Paillant hein, euh la réactivité euh de de l'État du gouvernement dans on le voit juste en face dans ses cases. Euh il va aussi rencontrer donc les forces de l'ordre pour incarner euh là aussi on va dire le le côté chef chef de l'État et puis il va rencontrer pour là incarner la solidarité nationale les commerçants. Ce sera un peu plus tard dans dans l'après-midi, mais cette séquence donc cette visite d'Emmanuel Macron débute dans ce lieu symbolique donc euh et de la République et du 17 octobre avec ce buste de Marianne justement. Et oui, vous venez d'en parler

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effectivement qui a été donc malmené hein la semaine il y a une dizaine de jours maintenant avec les mobilisations du du 17 octobre. Emmanuel Macron, vous l'avez dit, Martin qui est accompagné du ministre de l'intérieur, Laurent Nun qu'on aperçoit au fond à droite et de Sabrina Agresti Roub conseillère régionale de Provence Alpe Côte d'Azur. Donc pour ce déplacement, Yve Saint-Thomer et ministre chargé de l'enseignement et formation professionnelle. Oui, exactement. Y Saint-Homer, il est nécessaire ce déplacement du président qui a été relativement en retrait dans ces séquences à part cette allocution de la semaine dernière. On voit que devant le pourrissement de la situation, parce qu'il s'agit bien d'un pourrissement, les mouvements sociaux se répètent, sont

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massif. Il faut rappeler tout de même que samedi dernier a été assez exceptionnel en terme de mobilisation. Si le gouvernement ne fait rien, si le président de la République ne fait rien, on est parti pour une séance qui va qui va durer. Alors évidemment, faut pas prévoir des choses, il faut être modeste. Personne avait prévu le mouvement social avant. On peut pas savoir ce qui va se passer. Mais disons qu'il y a beaucoup de signes qui montrent que la colère est profonde. Alors euh en même temps euh qu'est-ce que c'est l'ordre ? Si c'est un ordre injuste, il va provoquer comme il l'a déjà provoqué des frustrations, des colères, des revendications. Et il me semble que c'est une chose d'aller voir les policiers, d'aller voir les commercia mais on attend aussi du président de la

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République, du premier ministre et des responsables d'aller voir la jeunesse. aujourd'hui la jeunesse mass alors c'est Sébastien Lecneu qui reçoit les lycéens dans le même recevoir les lycéens et les représentants des lycéen est une chose et c'est déjà important même si ça vient très tard il faut le rappeler mais mais aller voir aussi là ce n'est pas les représentants des des syndicats de policiers qu'il va voir ou des syndicats, c'est aussi des gens des policiers normaux des commerçants normaux il faut aussi aller voir des jeunes normaux des jeunes dans les lycées. Pourquoi ne va-t-il pas comme alors ? Parce que c'est les vacances scolaires peut-être on peut on peut estimer que le président ira si ça continue à la rentrée. Ce que je voulais ajouter, vous l'avez déjà annoncé

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Martin, c'est que Benoît Paillon, il a fait partie de ces élus qui ont critiqué l'action du gouvernement et notamment l'action répressive de ces mobilisations avec aussi d'ailleurs le maire de Paris socialiste, lui aussi, Emmanuel Grégoire. Oui. Alors que on décrit une relation quand même entre Emmanuel Macron et Benoît Paillan plutôt bonne. On sait que les hommes se se sont vu régulièrement. On sait que notamment au moment de de Marseille en grand, au moment aussi de quand quand Emmanuel Macron est venu pour parler narcotrafic, il se parle. Il se parle et malgré cela, effectivement Benoît Paillant a assez sévèrement critiqué l'action du gouvernement dans ses violences. Euh il a aussi en quelque sorte menacé le gouvernement disant qu'il en tirerait les les conséquences

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s'il ne venait pas à Marseille aussi pour constater. Donc Laurent Nouz était venu, le ministre de l'intérieur, il avait rencontré, c'était en soirée la semaine dernière Benoît Paillant et là c'est Emmanuel Macron qui vient pour apporter effectivement cette cette réponse avec deux membres du gouvernement avec évidemment Sabrina Grestir Roubach qui est une proche qui est déc décrite comme une proche d'Emmanuel Macron et marseillaise et Laurent Nouz qui est ministre de l'intérieur et aussi marseillais en tout cas de la de la région. Donc euh Emmanuel Macron se se déplace avec euh deux locaux, on va dire, de de l'étape et euh vient en tout cas au minimum incarné. Pour la réponse, pour l'instant, on ne sait rien du contenu d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'il viendra

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simplement incarner quelque chose et dire le chef de l'État, l'État est présent ou est-ce qu'il viendra faire des annonces ? C'est d'abord d'aller voir les forces de l'ordre. Et l'image, c'est d'abord d'aller là aussi où ça s'est passé. C'est-à-dire, il a il a certes salué les les forces de l'ordre. Alors, je ne sais pas si ce sont les forces de l'ordre qui étaient présentes à ce moment-là ou pas, mais il est allé dans ce hall de la mairie de Marseille qui est visiblement Benoît Paillant lui expliquait ce qui ce qui s'était passé. On a vu ce buste de de Marianne. C'est ce qui avait marqué vraiment politiquement. C'est ce qui a marqué et ce qui a lancé et l'Élysée, on est persuadé que c'est aussi ce qui a lancé finalement cette image de la mairie de Marseille investie par

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je sais pas comment on peut les appeler des pilleurs, des casseurs, des manifestants mais cette mairie de Marseille investi et qui a donné cette image aussi de la République ou de l'État qui pouvait trembler ou qui pouvait avoir failli en tout cas dans la protection de de ces établissements. Autre image hein qui nous rappelle euh ce 17 octobre et ses mobilisations, ce sont ces commerces qui ont été pillés abandonnés à Marseille et aussi leur Brunet Ruinard. Bonjour et merci d'être avec nous. Vous êtes délégué général de la Confédération des commerçants de France. On sait qu'Emmanuel Macron se rendra auprès des commerçants un peu plus tard dans sa visite à Marseille. On ignore encore si ce sera directement dans les commerces ou peut-être Martin vous le disiez peut-être la préfecture

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de police. On verra ce qu'il en est. En tout cas, qu'est-ce que vous vous attendez du président ? Est-ce que vous êtes étonné ou est-ce que vous êtes satisfaite de le voir à la cité faocéenne auprès des vôtres ? Alors nous ce ce prise en charge effectivement la protection des commerçants. Les événements qui sont passés pas ce weekend mais le précédent le 17 c'était quand même inadmissible. des commerçants, ce sont des travailleurs eux également qui travaillent pas du tout au 35 heur, ils font énormément d'heure. On a la moitié des gérants indépendant qui se verse la moitié du SMIC, enfin moins que le SMIC pardon euh à la fin du mois parce qu'en fait ils vont payer leurs salariés, ils vont payer leurs charges, leurs fournisseurs et ils vont se payer sur ce

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qui reste. Donc on a quand même des commerçants qui sont là par amour de leur métier parce que ils apportent un lien social parce que ils aiment ce qu'ils font et le fait de les voir avoir été cassés, détruit parfois totalement ravagé, c'est quand même assez inadmissible. Nous, on attend quand même que lorsqu'il y a des manifestations et on sait bien que ce sont pas les manifestants, ce sont les personnes qui sont en dehors, il y a une protection de de ces commerçants. Ce qu'on attend également pour la suite, c'est que ces manifestations n'aient pas lieu le samedi. On le sait, le samedi, c'est la journée la plus importante pour les commerçants et on le sait même lorsqu'il y a pas de casse, on l'a vu le weekend dernier, bah les Français ont eu quand même un petit peu peur, il faut pas se

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le cacher. Et les chiffres d'affaires ont été désastreux. On a des trésoreries qui sont déjà fragilisées, des multiplications de mouvements euh de contestation, de manifestation le samedi, ça va être dramatique dans une période qui commence à être la plus importante pour les commerçants. Oui, parce que c'est vrai qu'il y a ces deux appels euh donc euh aux mobilisations le 31 octobre, donc samedi prochain, puis le 5 novembre, vous restez avec nous bien évidemment euh Lor Brunet Ruinard, Emmanuel Macron, on l'a dit, et donc à Marseille aussi parce qu'il a été critiqué euh par les oppositions, mais pas seulement, aussi par des figures de son propre camp pour sa gestion du maintien de l'ordre. C'était au début de la crise il y a 9 jours en tout cas quand tout ça s'est embrasé et qu'il a

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maintenu sa tournée dans le golf. Vous le disiez tout à l'heure Martin en début de de semaine dernière. Rudy Mana, bonjour. Vous êtes avec nous également à distance, vous êtes porte-parole UNSA nationale police et c'est auprès des forces de l'ordre qu'Emmanuel Macron, on l'a vu il y a un instant et on revoit ces images et bien a pris ses quartiers à Marseille pour cette visite encore une fois impromptue. Il les a salué dans la mairie de Marseille. La mairie dont Martin a rappelé qu'elle avait été quelque peu abîmée par la mobilisation du 17 octobre et notamment ce buste de Marianne qu'on a aperçu. C'est un signal fort pour vous. Oui. Alors, dans la mairie, il a il a salué les les effectifs de la police municipale. Je pense que dans un second temps, il va venir saluer les effectifs

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de la police nationale parce qu'effectivement, c'est extrêmement important. Vous savez ceux qui ont permis à à Marseille de rester debout le 17 et 17 octobre, c'est la police nationale, hein. C'est nous étions assez seuls et nous avons nous avons une journée extrêmement difficile. Euh je crois qu'une une séquence importante est prévue en milieu d'après-midi ou en début d'après-midi avec tous les effectifs de la police nationale et les gendarmes qui nous ont qui nous ont donné la main sur Marseille. Je crois que c'est important de la part du président de venir de nous dire de de nous dire certains mots, mais j'espère que le président va nous annoncer aussi des choses pour les des avancées pour les policiers parce que vous savez avant tout ça, on était déjà on était déjà

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mécontent de de nos conditions de travail de de des évolutions de de l'évolution de notre carrière et j'espère qu'aujourd'hui Emmanuel Macron va comprendre que la la digue républicaine est maintenue grâce aux forces de police et de gendarmerie et il est extrêmement important que le chef de l'État aussi euh emploie des mots forts pour les forces de l'ordre et annonce des avancées aussi importante pour les forces de l'ordre. Il est accompagné de Laurent Nunè he le ministre de l'intérieur. Donc on verra ce qui peut-être annoncé. Alors que pendant que vous parliez Rudy Mana, on revoit ces images en haut à gauche de votre écran et bien de ces de ces manifestants qui s'étaient un imissé dans la mairie de Marseille le 17 octobre dernier et donc où certaines et bien certains faits

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condamnables entre guillemets avaient été fait dans cette mairie de la cité faocéenne dans laquelle et donc Emmanuel Macron à l'heure où on se parle avec le maire socialiste Benoît Paillant, il veut incarner, on l'a dit, il saintomer le maintien de l'entra visiblement qui ont été laissé et pas nettoyé dans dans cette mairie avec donc on a laissé les stigmates de ce 17 octobre de samedi il y a une dizaine de jours Saint-Thomè je disais ce retour de l'ordre il veut incarner le retour de l'ordre Emmanuel Macron ça en dit long sur sa conception vous nous disiez tout à l'heure la conception d'immobilisation pour le gouvernement c'est aussi l'aspect sécuritaire il en commence toujours par là oui mais le problème c'est que sans vouloir minimiser la gravité des affrontements du 17 octobre c'est

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violent qui explosent sont au moins en large partie le produit d'une violence lente, celle d'une société qui n'est pas juste. La République, c'est aussi une promesse d'une société égalitaire qui permet à chacun de pouvoir vivre correctement. Et on voit bien que derrière il y a pas ça. Donc se focaliser sur l'ordre en pensant que l'ordre c'est simplement la police me semble à courte vue. C'est l'arbre qui cache la forêt. C'est ce qu'on lui reproche Emmanuel Macron. Certains mépris peut-être des attentes des Français. Ex évidemment et ce n'est pas nouveau, mais ça se manifeste de de nouveau et ça se manifeste à un moment particulier puisque il y a bientôt les présidentiels puisque la France risque de ne pas avoir

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de budget. Je pense qu'il faut, si l'on veut, disons rétablir un ordre durable, que ce soit un ordre juste et prendre des mesures qui soient à la hauteur des défis que nous rencontrons aujourd'hui. On voit d'ailleurs he sur ces images du 17 octobre des gilets jaunes qui reviennent, les gilets jaunes qui appellent à la mobilisation le 31 octobre et le 5 novembre. C'est le risque pour Emmanuel Macron que sa fin de quinquena ressemble à son début de quinquena de l'hiver 20189 et du début de ce mouvement qui était né sporadiquement au départ et puis qui s'était étendu vraiment à toute la France sur les ronds-points des gilets jaunes. Mais c'est assez symbolique, je trouve que les gilets jaunes aujourd'hui se se remobilisent. rappelons-nous que c'était

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un mouvement de fond qui n'avait pas été organisé par un quelconque parti politique qui avait reçu l'appui d'une majorité l'opinion publique qui a été réprimée extrêmement euh fortement de façon virulente. Le le nombre de blessés des borniers et cetera a été très grand. Suite à ce mouvement, le président de la République avait dit "Je veux une République de la délibération permanente" [grognement] avait ouvert le grand débat dont les conclusions n'ont jamais été tirées à organiser une convention citoyenne pour le climat qui s'est plutôt bien passé mais dont les propositions ensuite ont été détricotées et on se retrouve du coup de nouveau

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la balle au centre entre guillemets et l'annonce qu'il a fait enfin que le gouvernement a fait de l'ouverture sur d'un espace de débat virtuel sur les lycées va évoquer à l'évidence pour les gens concerné ce qui s'est passé avant. on parle, on parle et puis on ne fait rien. Et donc je pense que de nouveau, s'il n'y a pas une inflexion qualitative à la fois des méthodes démocratiques et puis des politiques publiques qui peuvent rétablir une meilleure justice sociale aujourd'hui, et bien on est confronté à un scénario qui qui va être difficile. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. C'est ce que vous nous dites avec un scénario qui peut se répéter pour Emmanuel Macron. Brudy Mana, on

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entenda tout à l'heure votre collègue Bruno Bartechetti qui était avec nous il y a une heure nous dire "Nous, on n peut plus des paroles, on attend maintenant des acte, ça suffit. Il nous faut du concret." Est-ce que c'est ça qu'Emmanuel Macron doit venir porter à Marseille ? Ah oui, je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit. Évidemment, ce que je vous disais en préambule la première intervention, vous savez, il il va employer des mots, il sait très bien le faire, il va nous remercier euh de manière euh très très très imagée. Ça va être formidable. Mais mais ce qu'on a besoin nous, comme je vous disais tout à l'heure, c'est c'est d'avancer dans euh d'avoir des avancées pour les policiers euh celles que nous demandions avant le le blocage des lycéens euh et avant ces

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événements qui du 17 et du 24 octobre et probablement des semaines qui suivent parce que vous savez euh la police elle est elle est usée, elle est fatiguée, elle n'a plus grand-chose aujourd'hui en récompense de tout ce qu'elle donne à l'État, tout ce qu'elle donne à la nation et pour préserver cette ligue républicaine. Franchement, les mots, c'est c'est très beau, hein. C'est très agréable à entendre, ça flatte nos égos, c'est super. Mais par contre, je vous le dis aujourd'hui, on a besoin d'actes. On a besoin de d'actes forts, de de propositions fortes pour que les policiers soient soient rassuré que sur le fait que l'État soutient véritablement sa police républicaine et et veuille qu'elle avance avec lui et avec la même force qu'elle a aujourd'hui. Il Saint-Thomer.

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Oui, moi je trouve frappant le fait que euh ce que vient de nous dire ce syndicaliste policier de l'UNSA et bien ses collègues de l'UnsA dans le syndicat des enseignants pourraient dire la même chose. En fait, on veut des actes, on on en a marre, on est épuisé. Je pense que dans les hôpitaux, il y a des choses qui sont similaires, qui sont ressenties de façon similaire. Donc je crois qu'il y a il y a il y a une vraie un vrai malaise social de ces de ces gens qui sont en première ligne pour le meilleur et pour le pire et auquel il faut répondre concrètement et pas simplement par des paroles. Rudy Mana, c'est vrai que c'est partagé he dans les services publics ce que vous nous dites. Le manque de moyens et les attentes importantes. C'est vrai au fil

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des mois maintenant et des quinquenas d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous avez l'impression qu'il a il a négligé quelque part le le chef de l'État le dialogue social et il en a pas tiré les conséquences surtout parce que vous le dites, la communication elle est là mais peut-être que quand il partira tout à l'heure de Marseille, les choses redeviendront les mêmes. C'est ce que vous craignez exactement et je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit précédemment. Euh vous savez, je trouve qu'il a beaucoup négligé cette dernière ligue républicaine. Euh vous parliez de l'éducation nationale, des professeurs, on parlait des des infirmières aussi dans les hôpitaux qui souffrent terriblement. Les policiers, les pompiers, vous savez ce qui font corps, ce qui font que l'État France est est

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aujourd'hui ce qu'il est. Et et je trouve que le le fait qu'il ait négligé toute cette dernière digue depuis depuis de trop nombreuses années aujourd'hui fait que on peut en payer les conséquences. Alors, on est toujours là parce que vous savez le devoir républicain est plus fort que tout. On aime on aime notre pays, on n pas envie qu'il s'effondre. Alors, on fait le maximum pour le tenir debout. Mais mais je vous assure que encore une fois, des mots, c'est très agréable. On est content, très bien. Mais là vraiment on a besoin d'actes, de paroles fortes et d'engagement forts pour dire la dernière que c'est vous et croyez-moi, je vais vous soutenir. Mais qu'est-ce qu'il peut faire Emmanuel Macron ? Il a plus que 6 mois à peine Martin maintenant au pouvoir. Qu'est-ce

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qu'il peut annoncer avec un budget qui n'est pas encore voté ? Qu'est-ce qu'est-ce qu'il a dans sa besasse ? Qu'est-ce qu'il peut amener pour apaiser cette grogne ? Il a pas de marge de manœuvre budgétaire. Après, ce n'est pas son rôle de faire passer le budget, c'est le rôle du gouvernement. Donc peut-être que lui impulsera quelque chose. Mais Emmanuel Macron, lui, a a une obsession à quelques mois de la fin de son mandat, c'est que ça ne se finisse pas dans ces conditions et que ça ne se termine pas comme le comme ça a commencé comme vous disiez. Euh c'est notamment pourquoi on sait que du côté de d'Emmanuel Macron, on préférait que le budget soit voté avant la fin du mois de décembre. C'est-à-dire que la France ait un budget quel que soit le moyen, c'est-à-dire qu'on passe

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par ordonnance ou par 493, mais que on aille pas sur une loi spéciale qui aille jusqu'à début janvier, mi-janvvier, peut-être février ou même jusqu'à la présidentielle, ce qui euh serait compliqué lui pour la fin de ce ce quinquena. Donc il a cette obsession là, Emmanuel Macron. Et donc on peut imaginer que s'il n'a pas envie que ça se termine comme ça a commencé, et bien on peut imaginer qu'il viennent aussi avec des choses à dire au minimum. Alors ce qui est compliqué aujourd'hui pour Emmanuel Macron et d'autant plus à Marseille où il est venu déjà à plusieurs reprises et où il a fait déjà des promesses dont on tarde parfois à voir les les résultats, c'est qu'aujourd'hui il est en fin de quinquena en fin de deuxème quinquena et qu'il ne sera plus jugé sur des

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promesses. Emmanuel Macron, il doit être jugé sur des résultats défendre son bilan après. Et il va devoir défendre son son bilan à la suite. Enfin ça après c'est propre au président de la République qui s' en fin de mandat. On veut non pas rentrer dans l'histoire mais en tout cas on veut laisser une trace de de soi et on sait que déjà pour Emmanuel Macron certaines choses on peut penser à la réforme des retraites ont été détricoté. Lui espère en tout cas au minimum que ça ne se termine pas comme ça a commencé ou que ça ne se termine pas dans les violences. Il peut se rattraper Emmanuel Macron socialement après effectivement ces épisodes des gilets jaunes qui ont marqué son premier quinquena après ces épisodes qu'on est en train de vivre qui marquent la fin du second. Écoutez, je

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crois que le président de la République ressortirait grandi s'il reprenait ce qu'il avait à peine esquissé au moment de sa deuxème élection puis qu'il a ensuite laissé complètement de côté s'il esquissait une autocritique, s'il disait plutôt que de défendre Becké un bilan qui aujourd'hui est récusé y compris par ses anciens premier ministres. S'il disait "Écoutez, vous pensez à Gabriel Atal et Édouard Philippe les deux candidats aussi à la présidentielle". Évidemment euh s'il disait "Écoutez, euh j'ai fait des choses évidemment mais je me suis trompé sur au moins deux choses. Première chose, la communication démocratique. Je n'y ai pas réussi et et je vais tout faire pour que dans les mois qui viennent jusqu'à la fin de mes

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fonctions, je vais essayer de relancer quelque chose que je n'ai jamais finalement mis en en place réellement. Et puis deuxièmement, en terme de justice sociale, je n'ai pas réussi à apaiser les souffrances, les problèmes quotidiens d'une majorité de la population et en particulier des travailleurs des services publics et des lycéens. Je pense que s'il ouvrait cette voix-là, alors il y aurait une voix possible, pas assurée, mais possible pour que la situation s'améliore et puis que oui, simplement il sorte du dénière de discuter des choses publiques. Là, la la effectivement, il y a il faut penser à

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tout ça, mais il a il a sa priorité qui est quand même quoi qu'on en dise, vous parliez tout à l'heure de rétablir un ordre sur la durée. Ça c'est à mon sens presque un projet présidentiel pour son successeur ou sa successeur. C'est un projet pour pour la suite. Là, Emmanuel Macron, il a l'impératif de la demande de rétablir l'ordre. C'est pour ça qu'il vient d'abord à la mairie saluer les employés municipaux, donc notamment ces ces ces policiers municipaux. C'est pour ça qu'il ira voir les forces de l'ordre. C'est pour ça qu'il ira voir les les commerçants et c'est pour cela qu'ils ont aussi minutieusement essayé de stratégiquement commencer à rétablir l'ordre avec des réunions présidées par Emmanuel Macron, notamment un conseil de sécurité. Puis Laurent Nounz avait à

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charge de modifier sa doctrine du maintien de l'ordre pour que ça se passe bien. Ça s'est globalement globalement euh pas trop mal passé samedi dernier. C'est pour cela ensuite que Sébastien Lecornu est allé à Limoge. C'est pour ça qu'ensuite Emmanuel Macron vient ici et que Sébastien Lecnu reçoit les lycéens ensuite. Donc il y a cette priorité pour l'instant pour le gouvernement. On verra les choses, ce qu'on dira ensuite mais pour l'instant il y a une priorité qui est de rétablir l'ordre.