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InterviewFrançois Fillon· 15 mars 2017 31 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

François Fillon invité de la matinale de Radio classique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir anticipé une déclaration plutôt que de répondre aux juges ?

  • 0:30RelanceRéponse directe

    Vous êtes certain que la justice est instrumentalisée contre vous ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment répondez-vous aux accusations sur votre programme économique ?

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Quelle est votre position sur la suppression des 35 heures ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Comment justifiez-vous le passage à 65 ans pour les retraites ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Les Français veulent-ils vraiment un président austère ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30François FillonFait
    « je suis innocent euh que ma femme a travaillé avec moi pendant des années, comme c'est le cas de centaines et de centaines de parlementaires dans le passé et en ce moment même »
  • 0:45François FillonFait
    « la justice est instrumentalisée. Elle est instrumentalisée par ceux qui ont intérêt à ce que je sois éliminé de cette compétition »
  • 4:00François FillonFait
    « il y a plus d'autorité au sommet de l'État depuis 5 ans et cette absence d'autorité se diffuse dans la nation tout entière »
  • 7:00François FillonFait
    « la Turquie n'est pas européenne. La Turquie est une grande nation qui n'est pas européenne »
  • 10:00François FillonFait
    « le programme d'Emmanuel Macron, c'est un programme de gauche. C'est un programme qui est dans la continuité de François Hollande »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

L'invité politique de Guillaume Duran sur Radio Classique et Paris Première. Donc bienvenue Francien. D'abord, pourquoi avez-vous décidé d'anticiper et de faire une déclaration plutôt que de converser ou de répondre aux questions des juges ?

D'abord, Guillaume Duran, je voudrais dire que je suis innocent euh que ma femme a travaillé avec moi pendant des années, comme c'est le cas de centaines et de centaines de parlementaires dans le passé et en ce moment même. Hm. Euh et je suis convaincu que la justice, même si ça prendra du temps, euh établira cette innocence.

C'est ce que vous écrivez dans la lettre que vous leur avez adressé dans cette attendant. En attendant, nous sommes devant une procédure judiciaire qui n'est pas normale. Même le juge l'a reconnu, elle est exceptionnelle.

Elle est adossée à un calendrier politique. Il y a une instrumentalisation des affaires contre moi avec un objectif m'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle. Vous en êtes certain ?

Ah ben, j'en suis absolument certain. C'est une évidence. Ah ça c'est pas Moi, j'ai moi malheureusement j'ai pas de cabinet noir à ma disposition pour faire des enquêtes.

Vous êtes posé la question depuis le début de cette affaire ? Bien sûr que je me pose la question. Je je n'ai pas la réponse.

Euh l'objectif c'était de m'empêcher d'être candidat et si possible de faire en sorte avec ce calendrier diabolique ma mise en examen 2 jours avant la clôture des candidatures à l'élection présidentielle, l'objectif c'est de faire en sorte si possible que la droite et le centre a pas de candidat. Comme ça c'est plus simple, ça sera un débat entre la gauche et madame Le Pen. Et bien moi, j'ai décidé de résister.

Euh je considère que ce calendrier exceptionnel qui n'est pas celui d'injusticiable normal euh me délivre de l'engagement que j'avais pris de ne pas être candidat si j'étais mis en ramener quand vous allez à TF1 lundi soir, vous allez vous retrouver face aux quatre autres qui vont vous redire ce que vous avez déclaré à TF1 et bien je leur dirai je leur dis et ce que vous avez déclaré à propos de Nicolas Sarkozi en citant le général de Gauche. Je leur dirai qu'à partir du moment où on est en face d'une instrumentalisation de la justice, il n'y a il n'est pas possible de céder parce que céder ça veut dire que désormais c'est pas le peuple français qui choisit son président, c'est pas le peuple français qui choisit son programme, c'est ce sont des des officines, ce sont des définition même du populisme ça justement de refuser les institutions. Non, je ne refuse aucune institution.

Moi, je suis allé, contrairement à Madame Le Pen, à la convocation des juges. Je respecte la justice. Je ne dis pas que les juges ont un calendrier politique.

Je dis que la justice est instrumentalisée. Elle est instrumentalisée par ceux qui ont intérêt à ce que je sois éliminé de cette compétition. Regardez ce matin madame Le Pen, on enquête sur son patrimoine, on enquête sur le patrimoine d'Emmanuel Macron.

On on on s'interroge sur une attribution d'un marché lorsque son déplacement à Las Vegas. Tout le monde est pris à plus ou moins dans dans dans des registres différents. Tout le monde est pris dans que s'agissant de ma personne, ça fait 2 mois que ça dure euh avec des pseudos révélations tous les matins.

Euh j'ai le sentiment qu'il y a peut-être une certaine gêne et dans le milieu médiatique et peut-être dans les cercles du pouvoir et que on cherche désormais à équilibrer un peu les choses. Mais cette situation, elle est anormale. On rentre dans une campagne présidentielle, l'élection est dans 39 jours.

Donc maintenant, les Français ont droit à un débat sur les projets, surtout à un moment où la France est en mauvaise situation où les les questions de sécurité, les questions d'économie. Et donc moi, le choix que j'ai décidé de faire désormais, il est très simple. La justice a décidé de me mettre en examen.

Très bien. Il y aura donc maintenant une procédure qui va être longue et dont je n'ai pas de doute sur l'issue. Désormais, toutes les questions qui relèvent de la justice et qui me seront posées par les journalistes, c'est mon avocat et moi je vous réponds aux questions qui concernent la campagne présidentielle, le programme et la connaissez la France du général de Gaul.

J'ai un grand plaisir à avoir beaucoup de journalistes, mais en voir un seul est un supplice. Non, non, mais je je je ne je ne critique ni les journalistes ni la justice. Je dis simplement que le système s'emballe et qu'il faut que chacun se se place devant ses responsabilités.

Moi, j'ai les miennes, vous vous avez les vôtres. Il y a un pays qui va mal, une campagne présidentielle qui est maintenant proche de son de sa conclusion, il reste 39 jours. Bon ben il faut rentrer dans les débats.

Qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on veut faire pour notre pays ? Quelles sont les solutions ? arguments qui vous êtes opposés dans cette affaire, c'est de dire au fond étant la nature des mises en examen, comment peut-il augmenter la TVA, supprimer les 35 heures, supprimer l'ISF, c'està-dire au fond parce que vous pensez vraiment que monsieur Macron qui est un banquier d'affaires peut sans poser demander des efforts aux uns et aux autres parce qu'il demande aussi des efforts aux uns et aux autres sans qu'on se pose des questions.

Vous pensez que euh tous les candidats à cette élection présidentielle sont des sortes de d'ermites et de Saint-François d'Assis. Donc vraiment ce que veulent les Français maintenant. Finalement, il rêve d'un président à 5000 € à vélo qui n'a pas de conquête, pense comme le général de vous dites vous dites que les Français veulent ça.

Vous en savez rien du tout. Je suppose. Voilà.

Ben moi je vous dis non. Les français la transparence ça aboutit à ça. La transparence est nécessaire.

Enfin, il y a des limites. La vie privée ça existe aussi. Il y a des sujets qui sont des sujets qui tiennent qui touchent à la vie privée qui ne devraient pas entrer dans le dans ce débat présidentiel.

Mais en tout cas, ne n'anticipez pas ce que veulent les Fran ce que veulent les Français. Vous l'avez dit, je parle pas de vous hein, je parle de le système médiatique l'a déjà fait plein de fois. On s'emballe sur les sondages, il y a des favoris et cetera et ça ne se passe jamais comme vous l'avez prévu.

Reconnaissez que la question qui est posée aujourd'hui, c'est le débat direct avec les Français sur les D'accord. On y va. Mais simplement, je voudrais rappeler un moment de votre carrière qui est le passage chez les rénovateurs avec ce guin et les autres.

La façon dont vous avez perçu la politique quand vous avez démarré votre vie politique, c'était aussi une manière de se positionner contre Chirak, contre Giscar, d'une certaine manière contre Mitteran et contre toute une génération qui vivait de la politique avec disons une certaine forme de générosité pour employer un mot extrêmement simple. Donc les gens se disent Fillon, il était différent, c'était l'homme honnête et maintenant on se rend compte que peut-être présemption d'innocence finalement il profite du système comme ce qu'il a combattu il y a des années. D'abord si on avait avec les rénovateurs combattu les personnes que vous évoquiez, c'était pas pour du tout pour ces raisons-là.

C'était parce que ça les intégrit. Non non, c'était le la question était simple. on vous on pensait que euh ce système était à bout, qu'il fallait le rénover, qu'il fallait des idées nouvelles.

On pensait déjà qu'il fallait rassembler euh la droite et le centre puisque c'était un peu l'objectif des rénovateurs. Donc on était très loin de cet objectif euh et et reconnaissez quand même que c'était une manière de terminer d'en terminer avec la monarchie politique et les abus de pouvoir et les privilèges. Non non.

Et puis d'abord les abus de pouvoir et les privilèges. Je sais pas de quoi on parle mais en tout cas il y a une chose qui est certaine, c'est que je vous l'ai dit au début de cet entretien, je suis innocent donc je défendrai mon innocence et je la défendrai de toutes mes forces parce que je n'accepte pas que le soupçon suffise à caractériser ma vie et mes comportements politiques. Alors plusieurs questions concernant justement les programmes économiques.

C'est les gens qui disent finalement à à quelques curseurs près, il y a quand même une grande similitude entre le programme de François Fillon et celui justement d'Emmanuel Macron dans un contexte de bataille avec Marine Le Pen. Vous leur répondez quoi ? Que ces deux programmes sont totalement différents.

Le programme d'Emmanuel Macron, c'est un programme de gauche. C'est un programme qui est dans la continuité de François Hollande, c'estàd c'est un programme à du marché du travail. Oui, enfin tout ça ce sont des formules.

Attendez, attendez. Ils sont des formules. Il y a pas de Il y a pas de mise en œuvre. il y a pas de projet précis, il ne revient pas sur les 35 heures, il ne modifie pas de manière vraiment radicale la fiscalité du capital et donc il ne relancera pas l'investissement.

Il ne dit pas qu'il va réformer le code du travail ou en tout cas il dit pas comment il va le faire. On sent c'est un programme attrape tout. C'est un programme qui est parfaitement dans la ligne de François Hollande.

Au fond Emmanuel Macron sait François Hollande en plus jeune. Vous savez très bien qu'il ne veut pas justement que les ralliments socialistes se multiplient et il se présente comme différent. Il ajoute même quand il était ministre de l'économie, on empêché de faire tout ce qu'il voulait faire.

Oui, ça c'est certain. C'est lui qui a inspiré le programme économique de euh François Hollande. Ensuite, à la demande de Manuel Vals, il est devenu ministre de l'économie.

Il n'a il a annoncé des grandes réformes qui n'ont jamais été mises en œuvre et son programme apparaît comme un programme flou. Et d'ailleurs un une équipe dans lequelle il y a à la fois Robéru et Alain Madelin, franchement ça peut pas fonctionner et tout le monde le comprend. qui est beaucoup plus flou que vous dans dans le programme de Macron il n'y a aucune réforme structurelle.

Mais donnez-moi exemple et ben par exemple, je supprime les 35 heures. Voilà, je supprime les 35 he les les salariés pourront négocier avec les entreprises le temps de travail librement. Je passe l'âge de la retraite à 65 ans.

Je prenis que vous aimez les choses précises. Allons-y. Les 35 heures, c'est terminé quand ?

À la fin de votre mandat ou juste après ? Non, non, non. Ça se termine le en en juillet 2017.

Ouais. Le Parlement sera saisi d'un texte dans lequel il y aura la suppression de la durée légale du travail, le renvoie la négociation dans l'entreprise et ensuite dans chaque entreprise selon le calendrier que souhaitant les directions et les salariés, on négociera dans des limites naturellement acceptables, c'est-à-dire entre 35 et et 39h. La retraite, Emmanuel Macron nous explique qu'il va sauver les régimes de retraite, rassembler les régimes de retraite, mettre en place la retraite par point, sauf qu'il touche pas à l'âge légal de la retraite.

Et donc tout le monde sait tout le monde sait que sans toucher à l'âge légal de retraite, il y a pas d'équilibre et en particulier, on peut pas améliorer on peut pas améliorer les petites retraites. Ce que je veux faire puisque moi je veux revaloriser les petites retraites, les retraites de moins de 1000 € et pour le faire, il faut passer l'âge de la retraite à 65 ans. Alors vous savez quoi ?

Et ben c'est dès le début du quinquena. Il y aura un texte voté sur le passage à 65 ans avec une mise en œuvre progressive comme c'est le cas aujourd'hui. C'est-à-dire que chaque on augmente d'un trimestre chaque année la durée de de et on arrive à 65 ans quoi ?

En 2022 ou après 2022 ? On arrive à 65 ans un peu après 2022 puisquil c'est c'est oui mais c'est progressif. C'est ce qui se passe en ce moment.

On passe de 60 à 62 ans en ce moment et on continuera cette évolution jusqu'à 65 ans. Le code du travail, je propose qu'on le le réduise à ce qu'on appelle les normes sociales fondamentales, c'est-à-dire les principes de base qui qui permettent de défendre les salariés, leur sécurité, leur santé, les les les principes fondamentaux sur lesquels il doit pas y avoir de discussions possible. ça fait 300 pages.

Le code du travail d'aujourd'hui, c'est 3000 600 pages. Je propose sur les questions de sécurité qui sont des questions fondamentales pour les Français aujourd'hui de mettre en œuvre une vraie politique d'autorité parce qu'au fond on voit bien que on est dans un pay il y a plus d'autorité au sommet de l'État depuis 5 ans et cette absence d'autorité se diffuse dans la nation tout entière et ça donne le résultat que vous voyez tous les jours. C'est-à-dire des actes de violence qui sont de plus en plus fréquents et avec une intensité de plus en plus forte.

Vous avez vu que la semaine dernière l il y a un lycée la semaine dernière dont les les élèves l'ont l'ont saccagé, l'ont brûlé après et et ensuite se sont attaqués à la police. Ce sont des événements inédits dans le dans la vie d'une société comme la nôtre et ils sont désormais banalisés et c'est le résultat de l'absence d'autorité du pouvoir. Et enfin, on est dans un monde qui est de plus en plus dangereux avec des voilà et donc on a besoin d'autorité, on a besoin d'un d'un projet qui soit un projet de redressement national.

Le projet de monsieur Macron, c'est un projet mou, c'est un projet attrape tout, c'est un projet qui cherche à séduire. On voit d'ailleurs qu'il cherche à séduire les battus des primaires. Alors, il a il est allé à Bordeaux pour faire des sourires à Alain Jupé qui lui a répondu avec fermeté.

Mais des jeunes avec Jupés ont basculé. fait la même chose ou enfin non, c'est quelques quelques personnalités, c'est pas du tout les les c'est c'est c'est un mouvement, c'est quelques responsable et puis il fait la même chose avec Vals en lui refusant ensuite l'accès à son enfin en expliquant qu' que les socialistes sont pas les bienvenus. Enfin tout ça n'est absolument pas clair.

Comme disait madame Aubri, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. Euh question. Beaucoup de gens considéré qu'après les primaires et après donc on écoutera l'arvie de presse de Michel Rossur et on continuera.

Vous étiez le meilleur candidat de la droite et puis il y en a certains qui se disent au fond cette présidentielle à droite elle était gagnable tellement gagnable puisque c'estit l'alternance euh qu'il y avait même pas de match et donc il se demande si celui qui était le meilleur n'est pas devenu le pire à cause des problèmes que vous avez parce qu'il y a un risque. Mais qui est-ce qui a mis en qui a comment dirais-je lancé cette polémique ? Qu'est-ce qui est évidemment c'est parce que j'étais le meilleur candidat à la suite de la primaire.

C'est le choix de la primaire parce que il était clair que le candidat de droite choisi par la primaire allait gagner l'élection présidentielle que l'alternance était automatique que a été mis en œuvre cette stratégie pour le résultat de tout ça c'est vous êtes le pire ce matin. Le résultat de tout ça c'est que les Français euh sont en colère et que les Français de la droite et du centre ne veulent pas qu'on leur vole l'élection. Et vous, je je le constate tous les jours, il y a une mobilisation très forte.

Il y a pas de radicalisation contrairement à ce que j'ai entendu, mais il y a une mobilisation très forte. Il y a une colère des électeurs de la droite et du centre qui ne veulent pas voir l'alternance voler. Et Macron, c'est pas l'alternance.

Macron, c'est franchement. Est-ce que vous est-ce que vous appellerez à voter Macron si vous êtes 3e contre ? Je ne serai pas 3e.

Je serai pas 3è. et ben je vous réponds que je serai pas 3e. Donc si le moment venu vous me poserez la question mais je ne réponds pas à des questions qui visent euh à me faire enfin l'ennemi c'est quand même le Front National, on est d'accord.

Mais les l'ennemi c'est les extrémistes. Tous les extrémistes sont des adversaires. Tous ceux qui prôent des solutions qui mettraient la France à genou, ce qui est le cas de Madame Le Pen avec une politique économique absolument désastreuse doivent être combattu.

Mais euh la la moi je serai au second tour parce que la droite et le centre, les valeurs que je porte euh ne peuvent pas être éliminé de cette compétition. Euh nous allons marquer une pause de publicité. Je voudrais simplement vous vous souligner une phrase d'un auteur que vous aimez qui était Stéphane Zveg. "On peut fuir euh" a-t-il écrit dans la pitié dangereuse en 1939, "On peut tout fuir sauf sa conscience.

Est-ce que vous êtes ce matin ?" Moi, je suis parfaitement tranquille avec ma conscience. Parfaitement, absolument certain.

N'est pas un moment envisagé de renoncer autour du weekend du Cadero ? Bien sûr, bien sûr que j'ai envisagé de renoncer plusieurs fois parce que je suis pas une tête brûlée. Je ne veux pas que les valeurs que je porte et que ma famille politique puisse être handicapée.

Je veux qu'on gagne cette élection. Euh ce que j'ai constaté d'abord un très fort soutien populaire et ce que j'ai constaté c'est qu'il vous avez commencé à présenter des demi excuses. Non non c'est pas des excuses.

J'ai j'ai on tout le monde fait des erreurs et j'en ai fait naturellement mais j'ai constaté une erreur c'estàd que c'était c'était pas une erreur au plan de la loi du respect de la loi et je je le redis devant vous aujourd'hui il y a des centaines de parlementaires y compris en ce moment même y compris d'ailleurs des parlementaires qui m'ont violemment critiqué qui emploient leur épouse aujourd'hui comme assistante parlementaire ce que j'ai indiqué c'est que il y a un manque de transparence autour de ces sujets et j'aurais dû me rendre compte plutôt que ces questions suscitaient des doutes chez les Français. C'estàd la raison pour laquelle ça fait 3 ans que le demander de leur serrer leur de serrer leur Non non non attendez si je n'avais pas employé mon épouse, j'aurais employé quelqu'un d'autre. Donc ça ne change strictement rien au au sujet.

Il faut pas non plus mélanger les choses. Simplement je il y a 3 ans, je me suis j'ai compris que c'était un sujet de soupçon et de doute. Donc moi, j'ai arrêté.

C'est toujours le cas aujourd'hui pour très nombreux parlementaires. Donc j'aimerais que il y ait un peu plus d'objectivité dans le traitement qui m'est réservé. Il est 8h33 minutes, nous sommes en direct avec François Fillon.

De nombreuses questions sur le programme, la situation internationale et la campagne. Nous sommes à 39 jours. Voici le rappel des titres avec Sophie Paulini.

Voici la revue de presse avec Michel Grossier et François Fillon. De retour. [Musique] L'invité politique de Guillaume Duran sur Radio Classique et Paris-première.

Pays-Bas, Grande-Bretagne. Est-ce que vous craignez François Fillon, le frexite ? C'està-dire non, ce que je crains, c'est l'effondrement d'un projet européen au moment même où le monde est plus dangereux que jamais et où nous avons besoin euh de nous serrer les coudes.

Le départ de la Grande-Bretagne a été un premier coup de tonner et ce coup de tonner peut être suivi d'autres si on ne change pas le projet européen. Mais quand vous dites d'autres, c'est Marine Le Pen, c'est est-ce que vous considérez ce matin que victoire de Marine Le Pen est possible ? monté des extrémismes dans beaucoup de pays européens, mais vous avez surtout un doute qui s'installe, une une une colère même qui s'installe dans beaucoup de pays européens par rapport à un projet européen, par rapport au fonctionnement des institutions européennes qui ne correspondent pas à l'attente des peuples.

C'est la raison pour laquelle moi je propose un nouveau projet européen. Je propose un projet européen qui repose sur une initiative franco-allemande autour de quatre priorités qui sont notre monnaie qui devrait nous donner les moyens de nous défendre, de notre indépendance par rapport aux États-Unis, par rapport à la Chine sur des frontières qui soient des frontières réelles, défendues, des frontières européennes mais qui soient des frontières qu'on ne passe pas comme ça sans contrôle sur une défense commune parce que je considère que le monde n' jamais été aussi dangereux. que ce que je qualifie de totalitarisme islamique, c'est-à-dire cette menace qui est en train de s'emparer d'une grande partie du monde fait peser sur l'Europe une des risques particuliers qui ne sont pas couverts par nos vieilles alliances, en particulier par l'alliance avec les États-Unis.

Et puis enfin, je pense que l'Europe devrait avoir une politique commerciale, une politique de défense de ses intérêts industriels et commerciaux beaucoup plus puissantes et pour réussir avec droit de dou avec en tout cas le principe de réciprocité, c'est-à-dire si euh les Chinois veulent vendre des produits, il faut qu'ils acceptent toutes les euh la la l'ouverture de toute leur frontière. Si les Américains veulent vendre des services en Europe, il faut qu'ils acceptent que les entreprises européennes puissent en particulier concourir dans les marchés public. Vous m'avez dit je ne don je ne donnerai pas de consigne de vote au au pour J'ai pas dit ça.

J'ai pas dit ça. Je vous ai dit que je ne vous répondais pas avant le premier tour. Mais avant ce premier tour justement, j'évoqué Marine Le Pen dans le contexte de la politique que vous venez de définir.

Est-ce qu'il y a un risque ce matin ? Est-ce qu'il y a un risque que Marine Le Pen soit présidente de la République ? Plus il y a de désordre, plus euh euh la polémique se poursuit, moins on parle du projet euh des candidats, moins le débat euh s'organise autour du fond, plus le risque est grand.

Euh au lieu de passer euh comme on l'a fait tout à l'heure un quart d'heure à à parler euh de la polémique, des affaires et cetera, on aurait pu parler du programme de Madame Le Pen qui en 6 mois met la France par terre, du programme de Madame Le Pen qui ruine les les épariants parce que la sortie de la monnaie européenne va se traduire va se traduire par une inflation immédiate d'autant qu'elle que elle elle propose de la création monétaire. Donc au moins 9 à 10 points d'inflation. 9 à 10 points d'inflation, c'est les retraites qui c'est les c'est les économies des retraités.

C'est c'est tous les plus modestes qui le subiront de plein fouet. euh sans parler du fait que la France a une dette euh habissale, que cette dette n'est euh euh couverte par euh nos créanciers que euh grâce à la politique de la Banque centrale européenne, à la minute où on quitte le système euh de l'euro, naturellement euh on est euh tout nu devant nos créenci qui se demandent si finalement cette affaire de la zone euro et de quitter l'euro, c'est quelque chose en cas d'accession au pouvoir qu'elle maintiendrait. Peut-être peut-être qu'elle fait la campagne là-dessus, qu'elle fera autre chose après.

Vous vous vous rendez compte de ce que vous dites, quoi. Vous dites que vous avez une candidate qui propose de sortir de l'euro euh à ses électeurs et qui le fera pas le lendemain. B c'est possible si un en est contrainte par l'environnement international.

Enfin, c'est ça ça veut dire que son projet n'a aucune réalité, que son projet n'est là que pour flatter telle ou telle revendication des Français, qu'il n'y a aucune cohérence dans ce projet. Donc ça n'est pas quelqu'un qui est apte à diriger notre pays. Question euh la question de la Turquie tracasse l'Europe depuis des années.

Il y a des hommes politiques que Michel Reocadard qui était favorable à l'entrée de la Turquie. Il y a des négociations, il y a des processus intermédiaires. Est-ce qu'il faut dans le contexte d'aujourd'hui avec les meetings, est-ce qu'il faut tout arrêter avec la Turquie ?

Bon, d'abord, c'est pas la question des meetings. Les meetings, c'est un sujet qui doit être traité. On ne doit pas laisser euh nos partenaires européens se faire insulter comme ça a été le cas par monsieur Erdogan.

Et donc nous aurions nous aurions dû montrer plus de solidarité avec nos voisins allemands et nos voisins néerlandais. Mais ce sont des j'allais dire c'est des questions conjoncturelles. La question de fond c'est est-ce que la Turquie est européenne et est-ce qu'elle a vocation à entrer dans l'Union européenne ?

Ma réponse a toujours été la même. Non la Turquie n'est pas européenne. La Turquie est une grande nation. qui n'est pas européenne, dont la culture n'est pas européenne et qui n'a pas sa place dans l'Union européenne. que oui, il faut arrêter ces négociations, il faut avoir le courage de dire au gouvernement turc parce que je pense que c'est le traité avec franchise qu'il n'y aura pas d'adhésion car les peuples européens ne sont jamais unanimes pour accepter l'adhésion de la Turquie et qu'il faut entreprendre avec la Turquie un autre dialogue parce queon doit parler que la Turquie c'est une grande nation, elle est fondamentale dans l'équilibre de la paix de de du monde mais en dehors de toute idée d'adhésion à l'Union européenne.

Dans ce contexte là, c'est la menace d'Erdogan. Car au-delà des mots, il y a aussi cette idée qui pourrait libérer un certain nombre de gens justement qui viennent des conflit et les laisser partir justement vers le continent européen parce que cette menace pèse aujourd'hui. On peut pas vivre sous le coup d'un chantage et les relations internationales ne peuvent pas fonctionner de cette manière.

Donc nous avons aussi des moyens de pression sur la Turquie. Euh la Turquie est dans le l'Alliance Atlantique. Euh c'est un allié euh euh des États-Unis.

Il y a un dialogue à avoir avec la Turquie. Il s'agit pas de faire de la Turquie un adversaire, c'est pas le sujet. Euh mais il s'agit de lui parler avec franchise et quant à la à la question du contrôle des réfugiés, ça suppose d'avoir des frontières européennes et c'est pour ça que je propose de manière prioritaire de mettre en place des frontières européennes correctement défendues.

Euh une décision va tomber, mais vous si vous êtes président, est-ce que vous considérez que les femmes voées dans les entreprises c'est impossible ? Euh je je me suis félicité de la décision qui a été prise euh au plan européen euh hier ou avant-hier euh qui autorise les chefs d'entreprise à mettre en œuvre des règlements euh intérieurs interdisant les signes religieux à l'intérieur de l'entreprise. C'est le la la solution que je préconise, c'est à chaque chef d'entreprise de mettre en œuvre le règlement intérieur s'il l'estime nécessaire qui lui permet d'interdire ses signes religieux.

En 2003, vous avez été ministre des sociales. Après, en 2005, ministre de l'éducation. Vous avez connu la rue évidemment avec le programme tel qu'il existe, celui que vous présentez et dans des pays similaires aux nôtres que dans les années 80 et 90, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, il y a eu desén manifestations.

Il va y avoir des normes manifestations. C'est bien que vous vous évoquiez ces deux pays parce que ce sont justement deux pays qui ont mis en œuvre les réformes d'énormes manifestations. Oui, il peut y avoir des manifestations.

Les manifestations sont démocratiques. La la ma volonté c'est de redresser la France. Ma volonté, c'est d'aboutir à la fin de ce du quinquena à un pays en plein emploi comme c'est le cas de l'Allemagne ou comme c'est le cas de la Grande-Bretagne.

Ma volonté, c'est d'assurer la sécurité des Français et et les Français le réclament, les Français l'attendent, la colère, les colères. Non, non, non, pas du tout. Il y a il y a énormément de Français qui attendent des réformes profondes, qui attendent qu'on leur dise la vérité, qui attendent que les hommes politiques ne se cachent pas derrière des programmes qui n'ont pas d'autre objectif que d'essayer de séduire les électeurs mais dont on sait à l'avance que ce sont des programmes qui n'aboutiront pas à des chos.

Je vais en France un seul exemple puisque au fond c'est une manière de s'adresser à ma et à tous les syndicalistes ce matin Martinez dans l'affaire des fonctionnaires et des 500000 comment vous allez procéder et où vous allez procéder il y a 5 ou 600000 fonctionnaires en France emploi public en France 5 million presque 6 millions. L'Allemagne a 15 millions d'habitants de plus elle a moins d'emplois public que nous un peu moins d'emplois public que nous. Est-ce que l'Allemagne est un pays qui n'est pas administré ?

Non. À l'évidence, le projet que je propose, ça consiste à réduire par non remplacement des départs à la retraite 8 % de cet effectif sur 5 ans, c'est-à-dire 1,5 % parang. Voilà.

Mais mais partout où c'est euh euh possible, partout où c'est nécessaire, ça suppose de de repenser l'administration de l'État, euh ça suppose de d'utiliser massivement le numérique, les nouvelles technologies, euh de supprimer des des formulaires prévoir des zones protégées, l'hôpital, euh l'armée, la police, il y a il y a il y a il y a donc immancablement ça va retomber sur l'éducation nationale. Non, tout ça c'est des calculs honnêtement à la louche. Moi je vous dis il y a 5600000 emplois publics.

Combien il y a de policiers à votre avis ? 150000. Voilà.

Donc on m'explique qu'on va supprimer des policiers. Il y a 5600000 emplois publics. Les collectivités locales ont créé 1 million d'emplois nouveaux depuis 20 ou ou 25 ans.

Donc les les gisements permettant de réduire le nombre d'emplois publics existent. Pourquoi est-ce que je propose de réduire les emplois publics ? C'est parce que nous avons une dette insoutenable.

Euh et c'est justement ce que je repose, ce que je reproche aux autres candidats et en particulier à Emmanuel Macron, c'est de ne pas proposer le des solution pour euh aboutir à l'équilibre des comptes publics. Vous pensez vraiment que pendant euh les 5 années, les 10 années qui viennent, euh les créanciers vont continuer à prêter à la France sans discuter et avec des taux d'intérêt à zéro de l'argent pour payer les salaires pour payer les salaires des fonction projet non seulement sous lequel de François Hollande mais même sous le précédent. Et bien sous le précédent, nous avons avec Nicolas Sarkozy supprimé 1500 emplois dans la seule fonction publique d'État.

Moi je parle des trois fonctions publique. Elle a augmenté parce qu'il y a une crise financière majeure et que cette crise financière a fait augmenter les dettes de tous les États développés. Donc c'est tout à fait possible, c'est tout à fait nécessaire.

Et j'ajoute que je suggère, je propose, je je je c'est c'est un engagement de de mon projet euh qui est une négociation autour de l'augmentation du temps de travail aussi s'agissant de de la fonction publique parce que je pense que la seule manière de sortir notre pays de la difficulté, ce sera d'augmenter un peu le temps de travail pour se mettre au niveau des autres pays européens. On peut pas vivre, on n'est pas sur une île, on n'est pas dans un on on on est dans une économie qui est interdépendante et on ne peut pas avoir euh le privilège d'être le pays où on travaille le moins et où on dépense le plus. Est-ce que vous avez le sentiment personnel d'avoir la capacité d'être président de la République ?

Parce que c'est quelque chose qui vous a été beaucoup contesté. Quand je vois les autres candidats, je laisse les français juges. Je parle de vous dans le contexte qui est celui d'aujourd'hui.

Voyez, vous y revenez toujours. Vous y revenez toujours. Si vous avez des questions à poser sur les sujets qui sont les sujets liés aux affaires, invitez mon avocat.

Moi, je vous parle de mon projet et quand tu as ma capacité, quand tu as ma capacité de diriger le pays, c'est les Français qui vont choisir et je je je suis devant eux, je suis en face d'eux, ils savent ce que j'ai fait, ils savent quel a été mon parcours politique. Ils savent que ça fait à peu près 36 ans que je me consacre au bien public. Ils savent que j'ai été pendant 5 ans premier ministre. ils m'ont vu euh à l'œuvre et il ils font leur choix par rapport aux autres candidats.

Euh dernière question sur le domaine justement économique mais qui est aussi à la limite du domaine économique et culturel, c'est l'affaire des chantiers. Il y a beaucoup de gens qui se posent la question maintenant de se dire au fond est-ce que on doit accepter sur les chantiers des gens qui ne parlent pas le français. Donc c'est pour ça que je disais que c'est miiconomique biculturel.

Quelle est la position que vous avez dans ce domaine ? Bon c'est ce qu'on appelle la clause Molière. de de responsables politiques qui veulent la mettre envre.

Euh je je ne je ne les critique pas parce que moi je veux aller plus loin. J'ai indiqué et c'est dans mon programme que je voulais une remise en cause complète de du statut de travailleur détaché. Euh je veux que euh les travailleurs détachés euh é un euh soient soient payés au même niveau euh que les travailleurs de chaque pays.

C'est-à-dire que si euh un travailleur euh d'un pays européen vient travailler en France, le coût horaire doit être le même. Voilà. Je je ne suis pas contre le fait qu'il y ait des travailleurs étrangers qui viennent en France ou qu'il y ait des travailleurs français qui aent travailler à l'extérieur à condition qu'il n'y ait pas de dumping social.

Et aujourd'hui, malheureusement, il y a un écart de rémunération qui est telle que il s'agit d'un dumping social. Et donc, j'ai indiqué que je voulais la renégociation de la directive sur les travailleurs détachés. Euh il y a une renégociation qui est d'ailleurs en cours en ce moment mais qui de mon point de vue ne va pas suffisamment loin.

Et donc moi, je ferai de cette question et je l'avais indiqué à madame Merkel lorsque je l'ai rencontré euh une question de principe. Je n'accepterai pas euh qu'on continue avec un système de dumping social qui se traduit euh par l'élimination de travailleurs français sur des chantiers français. Barouin, premier ministre, est possible ?

Mais tout est possible. François Barouin est un homme de grande qualité. Euh donc c'est probable.

Non non, j'ai dit que c'est vous possible. Il faut d'abord gagner l'élection présidentielle. Voilà.

Et pour gagner l'élection présidentielle, il faut que que nous soyons tous rassemblés dans la défense d'un programme, d'un projet de valeurs qui sont les valeurs françaises et pas dans des calculs d'appareil ou dans des suppositions sur l'avenir des uns et des autres. Premier voyage, si vous êtes élu euh premier voyage, on la transition c'est d'aller en Allemagne. Emmanuel Macron va en Allemagne.

Je suis allé en Allemagne déjà à de nombreuses reprises. La la question c'est pas c'est l'Allemagne, c'est notre partenaire privilégié parce que nous sommes les deux grandes puissances continentales et parce que c'est la France et l'Allemagne qui peuvent relancer le projet européen. Et donc il y a évidemment une justification à se rendre en Allemagne.

Est-ce que Trump est dangereux pour vous ?