POURQUOI TANT DE MONDE DÉTESTE LA POLICE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 57 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Peut-on dire que le mouvement social a gagné face aux pouvoirs macron et aux fonctionnaires de police ?
- 5:00OuverteRéponse directe
En tant qu'avocat pénaliste, cette loi sécurité globale aura-t-elle des impacts sur vos clients ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette loi aura des impacts sur la liberté de la presse et d'expression ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Qui contrôle la police selon vous ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Lorris, peux-tu nous raconter l'histoire du tabassage du journaliste Rémi Buisine ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les caméras piétons protègent les policiers ou les citoyens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00yves levanoFait
« Cette loi a été extrêmement mal écrite. »
- 17:00yves levanoFait
« Il n'y a pas de violences policières sans violence judiciaire. »
- 2:30Fait
« on leur faisait signer des conventions qui était pas les mêmes selon les producteurs qui était pas les mêmes selon les tournages que rien de ce ça n'était public »
- 17:30valentin gendreauFait
« les policiers en tout cas les policiers médiatiques sont très énervé par ce qui peut arriver en ce moment »
- 18:40valentin gendreauFait
« la police ce sont des comportements individuels qui sont parfois racistes et violents »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir à toutes et à tous et bienvenue à cette édition de notre émission d'actualité d'intérêt public une émission en direct consacrée à la police de france au malaise qui la traverse et qui se répercute sur la société un malaise que l'on pourrait résumer en quelques mots clés violences policières impunité policière incurie politique un cri politique parce qu'il est impossible de dissocier du discrédit qui frappe en ce moment l'institution policière avec les scandales qui se suivent quasi quotidiennement et le fardeau que le pouvoir politique fait peser sur les forces de l'ordre pour en parler je suis sur ce plateau avec deux invités loris gaymard journaliste pour le site spécialisé arrêt sur image qui travaille entre autres sur des questions comme l'igpn les syndicats de police et des rapports compliqués entre les médias et la police bonsoir le rif bonsoir théophile ça va puer à l'aise en forme pour une heure des discussions ça va bien bonjour sociaux yves levano avocat spécialiste bon connaisseur du sujet qui fait partie du collectif blague robe bonsoir yves pour sortait au fil alors entre journalistes on se tutoie est ce que je peux vous tue très évidemment un peu plus tard dans la soirée nous parlerons également avec 20 gendreau journal est ce qu'il ya un filtre et la police pendant un an et demi avec qui nous parlerons du mal-être policiers observé de l'intérieur mais commençons par évoquer l'actualité c'est à dire le retrait de l'article 24 de la loi sur la sécurité globale qui aurait rendu illégal du moins en grande partie le fait du film et des policiers avant ça regarde on qui zappe sur le sujet sortie le 24 il était il était pas c'est absurde de l'écrire d'abord parce qu'il ya dans le droit tous les moyens de lutter contre ceux qui propagent des idées de malveillance ou deux tout y est gérald darmanin va être auditionné par la commission des lois de l'assemblée nationale aujourd'hui après un week-end de manifestations contre l'article 24 de la loi sur la sécurité global qui limite la diffusion des images des forces de l'ordre et jérémy trotta la majorité parle ouvertement dont terré cet article ces derniers jours ont illustré à quel point la liberté d'expression doit être protégée à quel point aussi nos forces de l'ordre doivent l'être nous savons que des doutes persistent encore nous devons éteindre ses doutes et lorsqu'une telle incompréhension ne cesse de s'intensifier sur un sujet aussi fondamental nous avons le devoir de nous interroger collectivement mesdames et messieurs dès cet après midi nous ne remettons au travail proposée pour proposer une nouvelle écriture complète de ce dispositif on a une majorité qui votent donc qui veut te n'importe quoi pourquoi pourquoi et troisièmement on a un gouvernement qui dit on va réécrire là on ne retirent pas on retire pas on réécrit pour récréer fait pour retirer on passait vu comme ça que j'ai appris on veut savoir comment on a pu en arriver là et connaître maintenant les propositions du ministre de l'intérieur en matière du maintien de l'orne aux attaques gérald darmanin devrait tout simplement répondre en s'appuyant sur les violences qui ont encore subi les policiers samedi lors des manifestations preuve que la proposition de loi qu'il soutient est aujourd'hui nécessité absolue un ministre qui selon ses conseillers et à la proche son audition très serein et très à l'aise avec ses convictions alors on a regardé ce petit magnéto peut-on dire à vous je vous pose une question peut-on dire que le mouvement social a gagné face aux pouvoirs macron et aux fonctionnaires de police yves levano 29 élus du doigt à me pons pour moi pas encore peut-être qu'on a une petit bataille mais certainement pas la guerre parce que à mon avis qu'il faut retirer c'est pas simplement l'article 24 de cette loi terrible pour les libertés fondamentales mais c'est la loi en entier alors peut-être qu'on verra d'autres annoncés dans l'avenir mais retirée que l'article 24 nous avocats fervent défenseur des libertés ça ne nous satisfait pas pourquoi ce qui a pas que l'article 24 la loi sur la sécurité globale en tout cas la proposition qu'on nous prépare concerne beaucoup beaucoup beaucoup plus largement une refonte de la police deux agents de sécurité privés donc on est en train de déléguer les pouvoirs régaliens qui sont réservées aux policiers nationaux on est en train des dégâts les policiers municipaux même peut-être les agents de sécurité privés il ya un autre article qui concerne les crédits réduction de peine en détention c'est à dire que vous avez des personnes condamnées sous prétexte que la victime serait personne dépositaire de l'autorité publique qu'ils vont plus bénéficier de remises de peine automatiques alors que par exemple l'assassin le meurtrier peut-être le violeur en bénéficieront je pense que cette loi a été extrêmement mal écrite et qu'il faut la retirer dans sa globalité la surveillance par drones mais c'est quand même assez étonnant qu'on dise il faut flouter les policiers mais on peut surveiller en masse tous les manifestants et de bien vérifier de regarder leurs visages peut être d'utiliser après les algorithmes de reconnaissance faciale donc tout ça nous nous fait redouter une société qu'on ne veut pas d'audit et de surveillance soient surveillés une société de surveillance et un état très policier en tant qu avocat pénaliste est ce que cette loi sécurité globale aura des impacts sur vos clients sur tes clients parce qu'on a dit qu'on était alors sur mes clients évidemment mais je pense sur la population en général c'est à dire que cette loi sur la sécurité globale sur les remises de peine dont je vous parle ça n'impactera que les personnes condamnées mais enfin sur la liberté de la presse sur la liberté d'expression sur liberté syndicale enfin vous voyez des journalistes qui je pense qu'on va en parler après sont interdit de manifester en tout cas son paraître dans les manifestations voilà et puis qui récoltent des images qui sont à mon avis absolument indispensable à la manifestation de la vérité et à une bonne justice donc priver la société d'avoir ces images là c'est priver la société du droit de manifester est ce que de nombreuses dont je parle sous notre contrôle mais moi j'ai discuté avec pas mal de monde qui me dit rien mais moi je n'ose pas aller manifester j'ai envie j'ai pas envie de me faire masser j'ai pas envie de voile à deux ris que tout ça et si en plus il ya plus d'image pour documenter ses pratiques très très contestable de maintien de l'ordre ça marche ça va toucher tout le monde mais demain gens diront j'ai pas envie de me faire drones et fera peut-être un nouveau verbe loris alors on nous dit qu'il y aura un transfert des dispositions dans la loi sur les principes républicains donc quelque part les journalistes n'ont pas fini avec cette mise en pause de leur droit de défiler mais les manifestations alors je dirais que les journalistes n'ont pas fini les gens c'est que je voudrais rappeler ça quand même parce que l'on parle beaucoup des journalistes l'aimé même les sociétés de journalistes dans qui ont signé une lettre ouverte assez récemment les sociétés de journalistes du média et d'arrêts sur image et ont participé mais c'est une révolte qui est menée également il faut je pense est important de savoir 1 par les sociétés de journalistes du figaro des échos on ne parle pas de titre qui sont forcément de gauche ou qui sont forcément foncièrement opposés au gouvernement actuel on parle de l'ensemble des journalistes qui ont tenu à rappeler que ce droit concerne est aussi l'ensemble des citoyens le droit à l'information n'est pas réservé aux journalistes et encore heureux est ce cette lettre ouverte portez également ses demandes de retrait sur des choses qui sont restés restreinte à la formation mais qui concernait également les articles 21 et 22 qui sont le droit pour la puissance publique de diffuser sans anonymisation ou en tout cas ça n'est pas précisé dans le texte les images des caméras piétons diffusé à les diffuser publiquement et également sur la question des drones qui est liée pour tout le monde pour les journalistes également à la question de la reconnaissance faciale dont on sent qu'elle va arriver dans les années qui viennent vous voir dans les mois qui viennent et qui nécessiteraient quitte à ce que la police utilise des drones la manifestation il faudrait des garde-fous extrêmement fort pour s'assurer que ces fichiers ne soigne archiver ni ne puissent faire l'objet de reconnaissance faciale ou qu'en tout cas ce soit des questions qu'ils soient débattues beaucoup plus largement et publiquement qu'elles ne le sont actuellement alors quelque part on peut dire que le gouvernement arrête et tactique parce que il a laissé monter la mayonnaise sur l'article 4 il a enlevé pour peut-être le replacer dans une autre loi fourre-tout la loi sur les principes républicains anciennement loi sur le séparatisme mai on peut redouter une division du front des journalistes par exemple ce qu'ils estimeront avoir gagné et ce qu'ils estimeront que c'est pas c'est pas encore gagné est qu on sent quelque chose comme ça dans l'analyse du spectre journalistique que tu fais pour l'instant très clairement pour avoir des contacts avec les autres sdj ce n'est pas le cas les gens et les ouïes sdj ce sont les sociétés de journalistes à dire dans une rédaction il peut y avoir un syndicat qui va être notamment la et prioritairement là pour défendre les conditions de travail il ya donc beaucoup de rédactions comme aux médias par exemple une sdj une société des journalistes qui elle va plutôt porté son intérêt ces revendications ces discussions sur le traitement éditorial et sur l'exercice journalistique et pour l'instant les fdj demeure une pour l'instant les sdj les syndicats les collectifs sont unis dans d'ailleurs dans la coordination d'opposition qui a été brièvement reçus par gérald darmanin lundi d'il y a une semaine avant de la quitter et qui a ensuite refusé de venir à la réunion avec avec jean castex pour l'instant il ya une unité qui on a vu dans la manifestation un certain nombre de pancartes figaro par exemple voilà qui témoigne de l'attachement à ce stade de l'ensemble des rédactions de france à la défense de la liberté d'informer pourvu que c'est à dire à bord dont désormais le problème sous l'angle qui va nous préoccuper qui contrôle la police qui empêche les dérives on va parler d'un site vente d'instruments qui devrait le faire mais qu'ils ne font pas en tout cas que le font pas assez en commençant par l'igpn donc qui est à la police des polices justement loris tu as travaillé sur la manière dont l'igpn a traité le tabassage du journaliste rémi buisine de brut est ce que tu peux nous raconter cette histoire un peu folle alors l'histoire commence lundi soir avec rémy buzine donc qui se retrouve au sol un policier sur lui matraque levée c'est ce qu'on voit sur les vidéos on très rapidement la manifestation par ce qui s'est produit lors de la manif l'or lors de l'évacuation fait l'objet donc gérald darmanin trop créneau de la glace de la république et réfugiés et de leurs soutiens qu'ils ont occupé un peu la place de la république pour protester contre l'évacuation brutale de leur camp dans le 93 voilà c'est alors c'est un sujet plus alex mais je trouve que lors de cette évacuation beaucoup de journalistes ont rapporté le fait qu'il y avait une tension envers la presse et envers les médias qui étaient bien supérieurs à d'habitude est plutôt inhabituel il ya des tensions de manière très régulière il y en a plus aujourd'hui qu'avant mais ce soir là c'était très particulier et on en a vu des images de films et par nicolas mas ya d'ailleurs les plus immédiats qui montrait que remy been été maltraité par les policiers voilà alors gérald harman a annoncé une enquête de l'igpn rendu en 48 heures elle lui a été rendu il n'en a dévoilé une synthèse donc non pas les les enquêtes elle même mais en tout cas il en a dévoilé une synthèse au moment où il passe au journal de 20 heures le vendredi et ma rédaction me dit vérifie que cette synthèse concernant les journalistes puisque arrêt sur image s'attache d'abord aux médias et aux journalistes est ce qu'elle est juste est ce qu'il ya des zones d'ombré qu'est ce qu'elle dit qu'est ce qu'elle ne dit pas je fais comme d'habitude j'appelle je cherche les vidéos de cette altercation puis ce qui me semble qu'il y en a eu un certain nombre de gens trouvent six certaine prise juste après mais au moins quatre qui sont prises vraiment où on voit sous différents angles le policier venir vers rémy buisine qui hurle qu'il est de la presse le le plaqué contre un mur le mettre au sol lui marcher dessus et se faire interrompre par une femme d'une trentaine d'années je décide alors alors que l'anc est alors que le la synthèse de l' enquête de l'igpn parle de la vidéo donc d'une seule vidéo j'appelle ensuite les journalistes concernés qui ont filmé la vie les vidéos d'autres qui n'ont pas forcément diffusé deux vidéos mais dont on m'indique qu'ils étaient présents à proximité et je m'aperçois que non seulement ils ont beaucoup de choses à dire et surtout il confirme le témoignage de rémy usine qui était qu' il ne peut constituer ni un danger ni une entrave aux déplacements des policiers que le policier qui s'en était déjà pris à lui à deux reprises lors de la manifestation est venu vers lui l'a effectivement mise au sol il lui a marché dessus et s'apprêtait en tout cas ils avaient la matraque il avait sa matraque levé lorsqu'il a été interrompue par une femme dont un des journalistes qui était un des plus vieux routier de ce type de mouvements sociaux et de manifestations m'indique que c'était une policière en civil chargés justement de la gestion des manifestations et de l'information du de l'état major c'est à dire que l avait parfaitement saisi le risque majeur que représente et un coup de matraque devant cinq caméras sur un journaliste entouré d'autres journalistes et l'information majeure en fait il ressort de ça c'est qu'aucun de ses journalistes n'a été contacté par l'igpn l'igpn ayant indiqué qu' elle n'avait pas pas réussi à joindre émis buzine après deux appels en absence laisser ni de message ni de sms en ligne my de méfait ni appeler son média et que concernant tous les autres journalistes qui étaient autour et qui était relativement facilement trouvable puisque je les ai trouvés on va dire qu'elle quelques heures ce jour-là je suis parvenu à les joindre et ils étaient joignables ils étaient ravis de donner d'autres gens comme témoins qui étaient autour d'eux pour autant l'igpn en avait appelé aucun d'eux n'avait n'avait sollicité aucun de leurs médias et et dont nicolas maillard du média voilà le média est un média qui a pignon sur rue nicolas maillard il a déjà fait un signalement à l'igpn il est tout le temps sur twitter donc vise opel aurait fumé en voyant les fait vivre à la peter et du coup j'ai écrit un article pour dire pour interroger ça c'est à dire si moi je les trouve en quelques heures comment il sera fort que les dp oui alors c'est pas vrai disons que c'est une vie des pme fait pas pour l'étude c'est plutôt la question de ligier voilà c'est plutôt cette question là qui m'a intéressé parce que je pense qu'ils ont des très bons enquêteurs à l'igpn je ne crois pas une seconde qu'il n'était pas capable de faire ce travail je ne sais pas pourquoi ils n'ont pas pu le faire il m'a été indiqué par des policiers sur twitter que ça pouvait être pour des raisons de procédure à partir du moment où une seule vidéo est indiqué comme ayant été visionnées dans le rapport je suis assez sceptique on m'a pointé une question de moyens elle est peut-être images je ne connais pas leurs contraintes on peut aussi ne pas donner des moyens à un organisme de contrôle pour qu'il ne puisse faire son travail c'est le cas notamment à l'inspection du travail ou problème est bien connu alors il est que cette histoire vous étonne cequami histoire rocambolesque cette histoire n'était absolument pas alors pour répondre à ta question excusez moi si je temps en temps vous vois pas ce que chez moi le vouvoiement être plus aisée mais pour répondre à ta question qui contrôle la police à mon avis celui qui contrôle la police c'est le procureur de la république donc ceux qui contrôlent la police ça devrait être dans une société démocratique la justice qu'est la le parquet et puis le siège le juge donc là on parle du gpn parce que effectivement l'igpn enquête sur la police donc la police qui enquête sur la police et pas très indépendant il ya une question moyens et à une question également qui se pose de savoir si le policier qui déconne un peu parfois il est muté à l'igpn et puis bon il y a des va et vient dans cette grande maison mais à la fin à mon avis ce qui devrait arriver c'est un contrôle par notre justice et c'est pas ce que je vais dire les laquais qui nous gouvernent mais pardon août à l'esprit c'est à dire que vous avez d'oran du protocole le ministre de la justice qui est largement derrière le ministre de l'intérieur pardon mais à mon avis qui contrôle la police a doit être le parquet et le parquet n'a pas les moyens me semble-t-il de contrôler correctement sa police est ce que c'est une volonté politique je le pense mais je suis rien pour dire ça mais par contre ce qui est certain c'est que à mon avis les moyens de la justice en france entre pénal mais c'est pareil la justice civile permet pas de contrôler la police quelque part quand on écoute on a l'impression qu'il faut dissoudre igpn parce que finalement délimiter des rangs se demander est ce que c'est un tribunal sous contrôle l'exécutif parce que c'est un organe consultatif fait quoi l'igpn c'est une administration fait l'inspection générale de la police nationale il y avait à la base ligier s à paris et puis gpn c'est un ca fusionner mais si vous voulez principalement vous avez des policiers qui ont deux types de mission de réaliser des enquêtes qui sont administrative à la demande de la hiérarchie mais également tout un groupe judiciaire donc ce sont les mêmes fonctionnaires qui à la demande de l'autorité judiciaire du pouvoir judiciaire et bien enquête est à mon avis le procureur faut voir comment ça se passe qui au bout de la chaîne n'a pas les informations c'est à dire que quand vous dites que vous avez en quelques minutes récupérer des vidéos et c'est très bien le parquet de paris à mon avis il doit se saisir immédiatement doit faire des enquêtes et on a vu ces policiers hors jeu pas du tout dans ce dossier l'a placé en garde à vue puis même en détention provisoire quelques temps après ça cette affaire évidemment médiatisée on voit les vidéos combien d'affaires comme ça où le parquet de paris n'aura jamais ces vidéos et ne fera jamais rien at il dit j p sipa la réponse à cette question loris tu t'aventures pas sur ce terrain si je vais m'aventurer j'aurais tendance à penser que en tout cas à l'heure actuelle ce qu'on constate c'est que à mon sens le fait que l'igpn soit une administration du ministère de l'intérieur semble poser un problème absolument majeur pour que les enquêtes soient menées avec leur célérité qui est nécessaire et de la meilleure manière possible et j'aurais tendance à penser que il est peut-être temps de confier une telle administration au ministère de la justice les rapports dirigé pn dû finalement ne sont souvent pas rendue publique on a que des synthèses notamment à faire frire maya canesso si vous souvenez on se souvient d'un témoin interrogé par l'igpn et qui avait estimé que son témoignage avait été caviardé c'est peut-être un problème pourquoi on ne diffuse que des synthèses alors que finalement le pub l'opinion publique est assez grande pour lire tout tout le rapport même si on biffe les éléments qui relèvent de la vie privée là dedans c'est vrai qu'on se demande pourquoi seulement des falaises alors j'aurais tendance à penser et là je vais aussi parler en tant qu'ancien journaliste local que la france a un très très très très gros problème avec avec le fait de rendre un maximum de documents publics il ya beaucoup de il est encore encore très récemment dans beaucoup de mairies s'était même impossible d'avoir le budget sans faire une demande de tenir une consultation papier de manière générale la règle et l'opacité en france la règle n'est pas n'est pas la transparence en matière de documentation public les enquête de l'igpn étant par nature sensible il me semble que du point de vue du pouvoir du gouvernement mais même de l'administration française ce sont des choses que le bas peuple n'a pas avoir alors j'ai peut-être vous choqué tous les deux mais moi je considère que c'est pas étonnant que ce soit secret c'est à dire que à un moment l'enquète pour avancer il faut que ce soit secret il faut pas non plus révélé tous les éléments de preuve les témoins les éléments matériels à tout le monde qu'ils pourraient éventuellement après nuire au bon déroulement des enquêtes maintenant une enquête ça devrait dans une société démocratique se dérouler extrêmement vite donc le rendre public une fois que l'enquêté close pourquoi pas là vous parlez d'un rapport de synthèse l'enquète vient juste de débuter ça paraît compliqué de rendre publics des procès verbaux sur une enquête en cours c'est mon opinion ben c'est une opinion de bon sens mais tout de même on pourrait imaginer qu'il y ait des des règles furent finalement la mise à disposition de l'intégralité des rapports deux ans trois ans quatre ans après mais en tout cas ça nous permet de rappeler quelque chose c'est que des cahier des doléances qui ont eu faim qui ont été mis en pause et en mairie après le monde et gilet jaune à la demande du président emmanuel macron basset kaido les gens ne font toujours pas rendu public en tout cas il est extrêmement difficile d'avoir ces cahiers de doléances jeu de revenir à la conversation je m'excuse théophile c'est je suis tout à fait d'accord à gauche il ya une seule différence concernant ce dossier précis qui est que gérald darmanin a lui même annoncé qu'il rendrait les enquêtes publiques pourquoi pas mais l' enquête judiciaire pardon d'arman ce ministre de l'intérieur on n'aime pas trop mais qui reste à l'exécutif et qu'ils n'interviennent pas dans le pouvoir judiciaire voilà ça c'est donc ses services voilà donc non kate administrative peut-être mais lankais judiciaire faut qu'elle se déroule sur un an je pense il n'y a pas que l'igpn qui est mise en cause quand on parle d' impunité de la police est aussi l'administration et la justice on en a déjà parlé un peu effectivement alors que on devait y arriver tout de suite justement ces derniers jours une affaire a refait surface c'est disons la sphère paul du nom d'un jeune automobiliste qui a été mis en garde à vue puis mise en examen est jugé dans une affaire rocambolesque une affaire qui date d'avril 2010 9 nous avons pu discuter par visioconférence avec l'avocat de paul raphaël cannes on passe un premier extrait un premier extrait de ce mini entretiens bon c'est très simple ces six jeunes qui sont en voiture il faut une soirée sur paris vous allez rentrer et alors là ils sont accusés à tort de vol de sac à main en fait il ya eu ni vol ni sac à main ils continuent leur route ils s'arrêtent tranquillement rouge et là il y a trois voitures qui débarque et qui vont les encercler deux premières voitures qui vont d'abord se mettre à l'avant et à gauche du véhicule comme on l'a vu sur la vidéo une autre voiture qui va arriver un peu près qu'à se mettre derrière mais les personnes en sortent et au moment où ces personnes sortent des véhicules il n'y a absolument aucun moyen d'identifier leur qualité de policier c'est à dire que les jeunes qui étaient dans la webster voitures étaient morts de trouille ils ont vu des gens débarquer il avait les gyrophares ni de ton pas de bras ça il ne pas annoncer leur qualité de policier les jeunes qui étaient dans cette voiture ou eu la peur de leur vie ils ont eu le sentiment de se faire agresser par une bande de voyous qui voulaient tout simplement les bras qui donc c'est ça qui se passe et c'est voir un déchaînement de violence immédiat et d'agressivité de la part de personnes qui se révéleront être par la suite des policiers il c'est à ce moment là que sur la voiture par la voiture de derrière sort un policier qui va sortir son arme et qui va pointer le conducteur qui va toucher la portière avant du tort à quelques centimètres seulement de sa tête nous tirent dessus ils tirent ils tirent sur la voiture à deux reprises il tire une fois en visant la tête parce que la balle se loge dans la portière avant des conducteurs à quelques centimètres seulement de la tête de paul donc le conducteur qui va ensuite être extrait de la voiture par la force et va être malmenée par les policiers qui vont le frapper il en aura mais l épaule luxée une fois de plus ce sont des images cette fois ci des images de vidéosurveillance qui ont permis de savoir que la version pour les faire était mensongère mais j'aimerais que vous réagissiez sur cette histoire qui est quand même quand même terrible iva oui alors à nos avocats bennani oui mes avocats pénalistes amis de raphaël krafft mais qui ne connaît absolument pas le dossier alors vous commentez des images que vous avez vu ça va être assez compliqué en revanche que je peux vous dire c'est que le nombre de dossiers que nous voyons avec des procès verbaux qui ne reflète pas la réalité de ce qui s'est passé est extrêmement élevé attendons nous dire que le faux en écriture est une pratique courante je suis en train de dire que ça arrive très fréquemment et que le juge est désarmé parce que vous avez un prévenu a jugé avec des procès verbaux qui ont une valeur de simples renseignements dans le code de procédure pénale mais qui constitue généralement l'intégralité du dossier dans kate et ça c'est extrêmement problématique donc qui contrôle la police ça devrait être le juge mais qui fait l enquête c'est la police donc ce genre de dossier alors peut-être celui-là est il particulièrement grave si vous n'avez pas la vidéo qu'est ce qui se passe on croit pas ben justement en fait beau le dénommé paul enfin j'ai préféré surnom mais en tout cas c'est un jeune qui a été dit qu'un quart était vêtu qui a connu des vrais problèmes psychologiques graves parce que il était totalement il est au 36ème dessous après cette affaire puisqu'il a été inculpé famille dans l'examen est passé devant un juge alors qu'il n'avait absolument rien fait c'est assez grave quelque part alors les images qu'on a vues ont été transmises à raphaël 15 l'avocat de la victime qui passait pour le coupable plus d'un an après les faits c'est à dire en juin 2020 et après de nombreuses tractations alors qu'elle suffise est allé non sans talent innocenté à le faire sortir de cette langue que le savez où il était mis en stress par par l'institution judiciaire on regarde un deuxième extrait du témoignage de raphaël kampf immédiatement après leur interpellation ils vont être placés en garde à ce moment là il ya un magistrat du parquet de paris le procureur de la république de paris est informé du placement en garde à vue de ces six jeunes il valide le placement gardel hélas trop voici peu élevé lui la justice valide le récit policier qui est donnée d événements et le récit policier c'est de dire on ronge s'attaquer à des voyous pouvait pas faire autrement on a tiré c'était normal et c'est un récit qui ne tient pas une minute or de regarder la vidéo et pourtant le procureur valide la garde à vue de ces six jeunes dont certains étaient mineures et à l'issue de sa garde à cette garde à vue cinq jeunes sont remis en liberté sauf le conducteur pauls qui lui va être accusé devant le tribunal et quand le procureur prendre cette décision haidar accès à la vidéo et nous avons désormais tous su dire que le procureur au vu de la vidéo se dit j'accuse pole devant le tribunal correctionnel pour que celui ci soit jugé devant pour violences contre les policiers parce qu'en fait comme il était dans sa voiture ils ont eu la peur de leur vie le conducteur donc polar a fait une légère marche arrière parce qu'il n'est juste sauver sa peau et donc dans l'esprit du procureur de la république de paris le fait qu'il ait reculé et qu'il ait touché la voiture de police était considéré comme le délit de violences volontaires avec arme par destination sachant que sa voiture considéré comme une arme sur personne dépositaire de l'autorité il encore prêt pour sa peine de cinq ans de prison et donc on a eu le procès de paul et moi et alors heureusement il est excellent mais à ce procès les policiers ont demandé et y compris le policier qui a tiré avec son arme de service ils ont demandé des dommages et intérêts parce qu'ils ont dit qu'ils avaient eu mal aux cervicales lorsque paul en reculant à toucher leur voiture mais on est dans un monde de fous se dire qu'on se retrouve dans une situation où les auteurs des violences est l'auteur du tir viennent demander de l'argent à leurs victimes c'est proprement hallucinant et tout cela avec l'accord formel de la justice non mais je vous parlais de la vidéo parce que la vidéo puisses-tu d'année à l'obtenir c'est à dire que lorsque immédiatement après la garde à vue des jeunes etc moi je vais au tribunal j'ai écrit de nombreux mails à tous les services à la personne ne me renvoie la vie ce n'est qu'un an après que je pourrais avoir accès à cette fameuse vidéo permettait de m eur hors de cause paul et les autres mais si l'europe n'était plus poursuivre en finale et maintenant ce que nous attendons c'est alors que l' enquête de l'igpn est terminée que le parquet traits d'une décision est la seule des six ans et la saisine d'un juge d'instruction tentative de meurtre et violences volontaires en réunion par les policiers yves levano raphaël kef dit il n'y a pas de violences policières sans violence judiciaire ouais c'est une belle formule c'est à dire que là vous avez à mon avis toute la problématique de ce qu'on appelle la chaîne pénale c'est à dire que vous avez des policiers qui semble-t-il font n'importe quoi la preuve le jeune est relaxé et qui vont après sur des procès-verbaux expliquer ce qui se serait passé le procureur de la république qu'est ce qu'ils envoient de la procédure rien c'est à dire qu'au moment du placement en garde à vue c'est un au pgi l'officier de police judiciaire qui va décider de placer un deux trois quatre cinq personnes en garde-à-vue allez hop et ensuite il va faire son avis magistrats à savoir qu'il va prendre son téléphone il va appeler la permanence on a placé cinq jeunes pour des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique la garde à vue va situerait 24 heures peut-être aura-t-elle été prolongé je ne sais pas puis aura un nouvel avis et magistrats d'accord ensuite le magistrat prendra à la fin de la garde à vue une décision tout ça quand c'est dans des circonstances aussi rapide dans ce qu'on appelle en temps réel c'est le ttr le traitement en temps réel ça se fait au téléphone et c'est qu'à la fin où le parquet reçoit du papier alors est ce que le parquet a vu la vidéo quand l'at il vu à quel moment d utile de poursuivre avant le profil alors avant le procès je vais pas défendre le parquet si vous aimez ça il faudrait vérifier parce que au moment où le procureur les sites devant le tribunal correctionnel je suis pas sûr qu'il ait vu cette vidéo voilà parce que les procureurs en ce moment ont des tonnes de dossiers certes la justice ne marche pas correctement au moins été fait que on peut imaginer par exemple qu'au moment où vous vous êtes mis en garde à vue ou quand on veux vous mettre en garde à vue que votre version remonte aussi au procureur de la république quelques pas mais oui mais alors à mon avis il faudrait tout revoir c'est à dire que l'on parle des violences policières il faudrait à mon avis mettre en place et ça devrait pas être très très compliqué d'autres canaux c'est à dire que quand un jeune qui en garde à vue pour des prétendues violences là visiblement il fait une marche arrière apeurée parce que les policiers n'ont ni brassard ni gyrophare bon et plaisant placé en garde à vue qui dépose plainte que ce soit un autre service qui soit chargé un de l'anc est donc pas l'igpn et la juge d'accord avec vous et puis peut-être aussi un autre parquet avec des enquêtes qui doivent revêtir des conditions particulières c'est pas très compliqué à faire les témoins qui prête serment parce que finalement la c4 aux cinq fonctionnaires de police qui sont témoins mais en fait ils sont victimes témoins enquêteurs parties civiles puis appelle le procureur dont quasiment partie poursuivante et c'est le conte la main ce pas on va voir parce qu'après une vidéo comme ça - les verbes tu dis que fait souvent que il ya une contradiction entre ce qu'ils vivent et les faits matériels mais alors le problème c'est qu'on a un peu de faits matériels c'est ça le problème c'est qu'il ya une contradiction entre ce qu'ils disent est ce que le prévenu dit donc vous allez voir parfois des mecs en garde à vue qui ont une trace de semaine et j'en ai trop mon téléphone sur le visage puis vous allez avoir le gardé à vue qui va vous dire ben moi j'ai été menottée par terre et puis finalement il y en a un qui est venu qui même une semaine et puis vous avez un procès verbal qu'il va dire ben on a été obligé de mettre un coup de pied on s'est débattu puis à voilà il ya une semaine le procureur de la république c'est pas normal que ce soit le même qui instruisent à la fois la procédure temps réel et la procédure violences en tout cas au moment de la garde à vue c'est compliqué pour la procureure tout cas on lui dit il aux médias bayer le bison cause là le gardé à vue il a quatre ou cinq jours d'itt et et parce que il a pris la [ __ ] est de la voiture de service il a le nez cassé parce qu'il ya un freinage et le procureur il doit prendre une décision à ce que je saisi l'igpn après on va plus rien me dire voilà c'est peut-être deux procureurs procureurs spécialisés des magistrats formés à ce qui arrive vraiment le nombre de magistrats qui se disent la la a mais si ça se trouve j'ai participé à la condamnation sur la base d'un dossier complètement montée sont en ce moment légion et c'est vraiment préoccupant l'orif on a l'impression que les médias sont plus francs et dirais quand il s'agit d'attaquer de critiques et de mettre en cause le politique et la police que quand il s'agit de s'interroger sur la justice le traitement pour les justifier à fait normal il est assez légitime ift est ce que je me trompe alors je dirais que tu te trompe pas par contre je pense que il ya une question de complexité la justice c'est quelque chose contrairement voilà typiquement la vidéo il ya déjà je salue le travail des confrères de mediapart confère très gros travail mais quand on rentre dans la question de la justice on rentre dans des questions subtil que les avocats connaissent bien que les juges connaissent bien que les journalistes non spécialisés connaissent beaucoup moins bien notamment quand on en arrive à ces subtilités que vous venez de très bien des crises qui sont à la fois la relation back in relations humaines entre entre la justice et la police puisque la justice a aussi besoin de la police en particulier dans la relation humaine c'est à dire au moment où on a le policier au téléphone c'est aussi le policier à qui demain on va demander de faire des actes d' enquêtes dont donc toute cette dimension là est extrêmement complexe il ya également une question politique qui est celle des moyens c'est à dire que la justice reste la justice française reste celle qui dispose du moins de moyens par habitant en europe ce qui est une question qui global de rap en europe la justice française a deux fois moins de moyens par habitant que la justice allemande par exemple alors complet mal nos aides-soignants et nos infirmiers en ayant encore finale malotru danse encore plus mal notre justice c'est quelque chose que des avocats connaissent très bien c'est pas pour rien non plus que les juges sont très démunis parce que et que quand on parle du km de dossiers qu'ils ont c'est une réalité ils ont même pas de greffiers les greffiers coupe les post it enfin voilà on est on est sur des choses qui sont assez assez délirante mais tout ça ce sont des problèmes qui sont la pauvreté de la justice c'est pas très vendeur journalistique mans parlant c'est à dire que il faut parler à des greffiers cd très grosse enquête pour raconter ça surtout que c'est un milieu qui est très difficile d'accès pour un journaliste puisque les juges sont peu porté à parler aux journalistes de manière naturelle puisque le droit de réserve est quelque chose qui est très fort chez eux et en plus quand on rentre dans des défaillances de la justice typiquement ce type de relation entre policiers et juges là on rentre dans des choses qui deviennent quasi intraitable pour les journalistes puisque là les accès sont quasiment impossibles les violences policières il ya eu des basculement complet grâce à la vidéo un journaliste c'est faire une enquête de jouer de voisinage à un bon enquêteur peut gagner la confiance d'un avocat peu récup met la main sur ces vidéos peut les diffuser à une expertise pour dire que ces vidéos les authentifie la relation entre un commissariat et un juge un journaliste n'a quasiment pas d'accès on touche au front aux limites peut-être du journalisme aussi mais je pense que les caméras piétons si elle était vraiment généralisée mais attention c'est à dire avec des images des portes et qui sont accessibles à personne et surtout pas aux policiers qui va aller à brochets ou l'éteindre sa guise non c'est pas ça peut-être préciser qu'à ce jour les caméras piétons sont déclenchés en fonction du souhait des policiers voilà expliquons d'abord ce que fait que les caméras piétons qui s'y colle j'en ai bien le faire hein puisque j'étais journaliste local quand on les a vus arriver c'est l'équivalent d'une go pro qui est fixé à l'uniforme des policiers en général d'une qualité bien inférieures puisque c'est un marché public était passé donc une autre une grande entreprise l'a fourni et c'est souvent pas la meilleure en termes techniques mais à l'heure actuelle seuls les policiers ont la main pour la déclencher puisqu'il ya des questions de batterie qui ne durent pas très longtemps aux impôts l'action de l'opération il l'a furent lui et il a déclenché lors d'une opération pas l'usagé le plus fréquent c'est lors d'un contrôle de d'automobilistes puisque les listes parfois très virulent avec les policiers le policier l'a déclenché il annonce que le monsieur est filmé et en général en tout cas moi ce que j'ai eu quand je travaillais comme journaliste local dans les yvelines c'est que les policiers que ça fonctionnait assez bien à ce niveau là par contre il est évident que si on est sur une opération sensible sur des policiers souvent des brigades anti criminalité qui sont dans les quartiers populaires par exemple ils ne vont pas les déclencher c'est le policier qui décide quand il a déclenché donc c'est lui qui a le pouvoir sur sa caméra ça n'est certainement ni la hiérarchie ni la justice et par exemple si je suis filmé par par six essais caméra là et que j'estime que ma relation un policier a été inégal inégal est-ce que moi en tant que citoyen je peux demander à voir les images des caméras python théoriquement un avocat peut demander à un service de police ou à la justice d'obtenir ces images un fait nouveau indique qu'il a mis un an je crois pour obtenir ce n'est pas une caméra piétons plus d'un an c'est ce qu'on appelle des ppp enfin plan de vidéoprotection de préfecture de paris de police de paris pp d'ailleurs s'appelle maintenant voilà c'est pareil c'est très très compliqué d'avoir accès à ce genre d'image ça ne devrait pas une c'est très simple une police plus elle est contrôlée meilleur est sans travail est ce que je comprends pas bien c'est que finalement cette caméra piétons elles devraient être vus par les fonctionnaires de police comme quelque chose pour les protéger eux et pourtant et ben voilà donc vous avez des fonctionnaires de police une poignée qui estime très bien ce genre de caméra et qui dit moi de toute façon puisque je ne fais rien de mal au contraire si j'avais les images on verrait bien que j'ai pas déconner et puis vous en avez d'autres qui disent non moi je vais faire mon travail sans que y est le poids de cette caméra à supporter on en arrive à un sujet les experts les experts mandatés par la justice dans le cadre d'affaires pénales et qui sont de plus en plus accusé de partialité aujourd'hui encore yassine bouzrou l'avocat de la famille david adama traoré mort d'avoir rencontré les forces de l'ordre de 19 juillet 2016 annoncé que l'expertisé médicale du 25 mai 2020 exonérer exonérer les gendarmes dans [Musique] dans cette affaire en tout cas cette expertise médicale a été annulé par la chambre d'instruction de paris pourquoi parce que et je le cite les experts sélectionnés par les juges d'instruction ont violé les dispositions du code de procédure pénale en fait les noms des médecins ayant été sollicité dans le cadre de cette expertise n'avait pas été mentionnée et du coup il y aura une nouvelle expertise médicale cette fois ci avec des professionnels belges dans une autre affaire la farine est bon prénom de l'octogénaire qui avaient été tuées par un projet qu'il policiers lors de l'acte iii des jaunes à marseille c'est le média d'investigation d'intérêt public disclose qui a reconstitué avec le groupe de recherche forensic architecture le déroulé des événements méthodiquement il taillé en pièces les rapports d'expertisé officielle on regarde un extrait de la vidéo rendue publique pour expliquer tout ça et on vous encourage à aller sur leur site disclose point ngo pour lire l'intégralité de l'article et regardez l'intégralité de la vidéo qui est très bien fait des manifestants convergent en direction de la rue d'aubagne où plusieurs immeubles se sont effondrés trois semaines plus tôt au même moment a lieu l'acte iii des gilets journée en début de soirée l'atmosphère se tend entre manifestants et policiers aux barricades érigées sur la canebière les forces de l'ordre répliquent à coups de gaz lacrymogènes peu après 19 heures zineb redouane s'apprête à fermer les volets de sa chambre au quatrième étage du 12 rue des feuillants en plein coeur des affrontements soudain la femme âgée de 80 ans est touché au visage par une grenade lacrymogène [Musique] le lendemain zineb redouane décède à l'hôpital marseillais de la conception au cours de l' enquête le commandant des crs mis en cause a refusé de livrer larmes à l'origine du tir sur les cinq policiers porteurs d'un lance grenade au moment des faits aucun n'a reconnu son implication en mai 2020 une expertise balistique diligentée juste après la main de zineb redouane est remise à la justice afin de déterminer si le tir était conforme ce rapport met la police hors de cause en concluant larmes a été utilisé selon les préconisations et les procédures d'emploi en vigueur dans la police nationale à l'aide du rapport balistique mais aussi d' images de vidéosurveillance de vidéos partager sur les réseaux sociaux et d'une modélisation 3d des événements disclose et forensic architecture ont réalisé une contre expertise des faits cette analyse contredit formellement les conclusions de l'expertisé officielle larmes utilisé par le fonctionnaire de police est un lance grenade de type cougar selon le texte encadrant l'usagé de cet équipement le tir tendu est strictement interdite afin d'éviter que les personnes ne soient directement impactés autrement dit le tir doit suivre une trajectoire parabolique dit en cloche pourtant depuis sa position et en adoptant un angle de tir compris entre 30 et 45 degrés le policier dirige forcément son arme vers la façade d'un des immeubles situés devant lui une dizaine de fenêtres se trouve potentiellement sur la trajectoire de sa grenade il y a donc une très forte probabilité que le projectile pénètre dans un appartement avant d'exploser et de disperser du gaz en quantité importante d'après les conclusions de l'expertisé balistique la grenade aurait été tiré de façon réglementaire comme nous venons de le prouver l'armée la police du policier rendre ses conclusions irrecevable même si l'angle de tir est compris entre 30 et 45 degrés la justice doit encore se prononcer sur les conclusions du rapport balistique remis en mai dernier [Musique] selon notre enquête la responsabilité du tireur et de son superviseur dans la mort de zinab redouane reste clairement engagée sur cette affaire et nabeul médias beaucoup enquêté et disclose bien confirmé certaines informations que nous avions révélé en tout cas d il confirme d'un point de vue scientifique ce qui se disait déjà et aux mythes dans le au sein du milieu des magistrats nous avons aussi révélé que le chef des crs impliqués dans la mort de zineb redouane avait bénéficié d'une belle promotion vous pouvez lire l'article sur notre site est aussi regarder la vidéo dans laquelle laurent guyenne du syndicat vj me explique ce qui s'est passé cette promotion assez particulière et veiller à sion un problème avec les experts assermentés auprès de notre appareil judiciaire voilà vous allez me demander de généraliser un peu je ne connais pas négocier père je vois là si si il ya des six bien sûr on a des experts qu'on apprécie plus ou moins où on estime qu'il ya des experts qui font mieux leur travail que d'autres ça c'est certain après je vais vous dire les experts depuis outreau alors c'était pas des expériences scientifiques mais finalement leurs conditions de travail a pas vraiment été amélioré pour des questions personnelles et familiales la question des experts psychologiques notamment il faut savoir que les experts qui travaillent bien travaillent sur leur temps personnel c'est à dire que ce qui est payé par la justice et on en revient à la question des moyens de ministères la justice mais ce qui est payé par le ministère aux experts pour un travail si on prend un paiement à l'heure et qu'on divise par la paiement total concrètement il est quasiment impossible dans le cas en tout cas des experts psychologiques de faire correctement leur travail est ce que quelque part c'est un expert est un peu pénible et qui ne faut pas voir il ya des chances ou un risque qu'il soit plus contacter j'ai pas la réponse à ces questions là je veux pas m'avancer sur ce terrain là par contre ce que je sais c'est que finalement tout ce qui est expertise scientifique à la fin qui décide c'est juge d'accord donc l' expertise scientifique elle doit pas non plus être la démonstration de d'une culpabilité ou pas c'est à dire que vous voyez des experts c'est très simple qui sur des adn par exemple vont vous mettre des centaines de pages ça serait incompréhensible et puis finalement la conclusion c'est ah bah oui c'est son adn il est coupable finalement vous avez de plus en plus nous avons de plus en plus recours à des experts privés je pense à un professeur au collège de france qui est fantastique et qui déchiffre les rapports d expertise de certains experts en matière d' adn et voilà qu'ils sont pas satisfaisants donc je sais pas s'il ya un problème avec des expertises mais il n'y a pas de preuve judiciaire sans preuve scientifique à mon avis est la preuve scientifique elle se discute donc oui on discute tous les rapports d expertise d'une manière générale il y en a des meilleures que d'autres signalaient pour rebondir sur la question des moyens que le travail que fait forensic architecture qui a commencé à la base sur des crimes de guerre notamment à gaza en grèce en syrie également qui est un travail fait par des donc des architectes qui manie aisément les outils numériques de modélisation est un travail qui est d'une qualité extrêmement importante c'est leur premier travail en france je tenais à le signaler parce qu'ils arrivent en france c'est leur premier travail il peu y parviennent à démontrer des choses de ce type là les enquêtes vidéo du monde s'inspire de leur travail par exemple aussi parce que il y passe des centaines d'heures jamais la justice ne rémunère ses experts de manière à leur permettre de passer ces heures là sauf sur leur temps personnel donc un centre de recherche d'un groupe de recherche a plus de moyens que la justice française sans aucun doute aucun doute je suis d'accord et quand je dis on grandit plus de moyens on parle du d'un facteur de 2 5 10 20 oui et c'est là que vous avez un gros problème c'est à dire que en termes d'égalité c'est à dire que quand vous avez des clients qui peuvent s'offrir des experts privés mais ils seront bien défendues c'est terrible quand même expert justiz igpn tout finit par remonter aux politiques face à des politiques antisociales des politiques les hommes politiques sont ils tentaient de se servir des forces de l'ordre comme boucliers humains non mais je vais répondre à votre question sont ils tentés de se servir comme boucliers j'en sais rien par contre à mon avis la justice fonctionne très très mal dans des conditions qui sont catastrophiques la justice et le tient encore très honnêtement je me demande comment et je pense que c'est uniquement parce que certains greffiers magistrats avocats sont mus par une vocation donc ils mettent des rustines ils soutiennent on sort régulièrement d'audience à 22h à 23h ibos 10 12 heures par jour ils voient leurs heures sup jamais réglé et pourtant ça tient ok mais ça tient de manière qui est pas satisfaisante alors comme la justice il périclite un peu il faut maintenir l'ordre et à la justice pierrick lui qu'il faut maintenir l'ordre lors l'ordre corps de la banque la justice n'assure plus sa fonction et que la justice se contente de mettre des rustines juge des andes et des gens une année deux années après une classe il n'y a pas dit a pas de temps d'audience ya pas de magistrat ya pas de greffe on peut pas faire etc vous avez les inégalités qui se crée vous avez à mon avis un désordre qui en est la conséquence et puis vous avez si vous voulez maintenir l'ordre une police qui il faut faire plaisir moi c'est comme ça que je vois les choses alors je pense que sur le constat sur la justice ofj parfaitement d'accord avec ça dans les tribunaux et la peinture tombe de la peinture tombent du plafond enfin voilà sur des situations enfin qui sont celles de pays en voie de développement réalisés dans l'état des tribunaux typiquement en tout cas dans beaucoup de tribunaux et est effectivement le maintien de l'ordre c'est plus pour 1 eur responsables politiques c'est plus facile de mettre un peu un préfet à poigne pour parler comme ils doivent penser que de résoudre les questions de la chaîne pénale que de former les policiers je tiens aussi à ce n'est pas ce qu'on n'a pas du tout parlé mais que la gendarmerie et là je parle pas des crs mais je parle bien des gendarmes en tenue et les policiers en tenue sont considérés en général assez différemment les gendarmes en tenue sont typiquement mieux formés et en général ils ont moins de problèmes il ya le sentiment de haine est en général beaucoup moins fort envers les gendarmes quand vers les policiers qui sont souvent beaucoup sont très peu formés très mal formés et ça semble être un problème absolument majeur est en fait en ondes en finit toujours à la fin on y parle d'un dialogue parce que le maintien de l'ordre c'est quelque chose de très visible en bas un policier qui s'adresse correctement aux gens et qui fait bien son travail c'est assez invisible en fait à une manifestation qui ne débordent pas d'une rue oui ça c'est bien c'est très visible c'est facile à récompenser récompense elle une question d'opportunité politique le risque donc tu as travaillé sur les rapports complexes entre médias et police on va en parler mais avant on regarde un petit magnéto à ce sujet et là aussi il faut le dire faut arrêter d'opposer les gens c'est pas les journalistes versus les policiers là pardon c'est pas les politiques versus d'abord je veux m'inscrire excusez moi hein je m'inscris en faux contre cette volonté de protéger les journalistes j'en ai ras-le-bol on n'est pas des victimes mais j'en ai ras le bol de cette auto fait la liberté de labarde on attendait les personnes aux casques blancs c'est notre journaliste malgré sa caméra et son brassard de presse l'agent de police ne s'embarrasse pas il envoie tout simplement la terre dans une manifestation à l'inami qui vient de m'envoyer ça dans une manifestation est bien j'aurais plus peur mais j'aurais moins peur qu'ils voulaient comme manifestons tout comme policier aujourd'hui je dis moi je n'ai pas peur moi j'ai pas peur de la police en général j'en ai marre d'entendre ça je ne peux rien moi je suis alors et le problème que vous n'avez pas dit ici le vrai problème quoi un des problèmes c'est les médias c'est ça que vous ne souligner évidence pour nous mais en plus il se frotte à ce même en victime grâce à l'article 24 et et à l'affreuse dictature au muselage de la presse dans l'eau vive on joue alors dans le cadre du combat contre la sécurité globale contre la loi sécurité globale on a senti une sorte une sorte de division entre journalistes sur les périls qu'elle représentait au delà sur le niveau d'engagement que la profession pouvait se permettre contre-pouvoir qui se durcit journalistes assis quand le journaliste debout journaliste neutre contre le journaliste engagé que témoin privilégié de tous alors hissé j'aimerais que tu parles qu'on parle de deux de ses papiers le premier il est récent il évoque une tribune contestant une sorte de droit de censure officielle négocier avec un certain nombre de médias moi j'aime pas que ça existait une tribune que ses auteurs n'ont pas beaucoup à assumer alors j'aimerais que nous explique ce droit de censure négocier avec un stand de médias et comment la colère d'un stand de confrères s'est elle-même autocensuré alors il existe depuis un certain nombre d'années maintenant dans beaucoup d'institutions d'entreprise de ministères pour pouvoir filmer donc ça concerne en particulier les reportages au long cours ce qu'on appelle les 52 minutes ce qu'on voit passer par exemple tu as envoyé spécial ce qu'on peut voir chez complément d'enquêté ce qu'on peut voir parfois de rang dans sept à huit ans et des formats un petit peu plus court mais où il reste pareil plusieurs jours c'est pas les formes agitée dans ses reportages là où il reste plusieurs jours dans un commissariat et ça peut être dans un hôpital ça peut être dans un tribunal ils négocient des des autorisations de tournage aujourd'hui et depuis plusieurs années les ministères concernés et exigent souvent de la signature de conventions de tournage qui formalise juridiquement ce qu'il sera permis ou pas lors de ses tournages après le tournage lors du rendu initialement il y a eu des questions notamment pour les ministères de la justice et de l'intérieur des des points d'abord technique c'est à dire on ne devra pas voir le visage d'un agent on ne devra pas pouvoir lire un numéro de dossier sur le bureau d'un juge les datas de deux questions juridiques qui semble légitime maintenant il ya un élément de confiance qui est des qui est absent puisqu'on formalise juridiquement ce fait là et aussi le fait qu' il y aura un visionnage technique certains journalistes n'ont pas de problème avec ce visionnage notamment ceux entre historiquement ceux qui exercent la manière on va dire la plus indépendante dans la mesure du possible c'est à dire que si une pression exercée pour dire ah oui non telle séquence vous pourriez quand même la retirer là le journaliste dit ben non on parle du foutage des têtes vous restez sur votre floutage des têtes et ça s'arrête là il se trouve que depuis un certain nombre d'années au moins trois ou quatre les conditions se sont durcies auprès notamment des maisons de production les plus faibles c'est-à-dire celles qui produisent qu'on appelle les coptes chose c'est-à-dire les en immersion au coeur de la police des services a expliqué maison de production en fait tu travailles pour les chaînes de télévision donc une maison de production n'a pas l'économie d'une chaîne de télévision et si finalement la police ferme les portes alors quasiment spécialisée dans les thématiques et peu plus ventée figé à la télévision exactement donc ils sont dans une position de faiblesse particulière par exemple par rapport aux journalistes d'envoyé spécial qui sont eux salariés de la chaîne et donc ils ont souvent au fur et à mesure des années et en particulier des trois quatre dernières années accepter des conditions de visionnage après le tournage mais aussi de les formaliser dans des conventions deux tournages qui dépasser très largement la question d'un visionnage technique c'est-à-dire qu'ils devenaient typiquement ignorer linky a été dévoilée à l'occasion de cette tribune qui portait sur l'image de marque de la police qui ne devait pas être mise en cause c'est fait de la tension en tout cas il ya une intervention une exigence éditoriale et domplus il se trouve que la grogne là est partie spécifiquement d'après mes informations des journalistes des grands magazines des chaînes de télévision qui était jusque là plus protégés et qui se sont retrouvés ces dernières semaines où ces derniers mois face à de telles conventions de tournage également ils ont protesté mais le sujet lors un petit peu échappé puisque ce sont leurs chefs qui s'en sont emparés donc là on parle vraiment de grands chefs en parle de marc olivier fogiel pour bfm on parle des directeurs de l'information de tf1 de france 2 qui ont consolé site est très largement les autres grands chefs et les directeurs et les patrons des maisons des petites maisons de production qui manifestement malgré le fait que pour certaines signées depuis des années ce type de convention n'était pas forcément à l'aise avec et donc ils ont décidé de publier une tribune de deux manifs et de mettre des siennes mettre un coup d'arrêt à la signature de ces conventions dont ils ont constaté que au départ partant du ministère de la justice et de l'intérieur elle désormais elle s'étendait dans beaucoup d'administrations typiquement on m'a rapporté que à l'ap-hp qui est une institution hospitalière les visionnages technique pour les le reportage au long cours s'apparente est désormais en mains je cite à des comités éditoriaux c'est à dire que désormais est de plus en plus d'administrations en voyant ce qui se passe avec l'intérieur est juste s'ils se disent bah du coup nous aussi on va faire ça et puis dans le visionnage va forcément on se dit ah bah ouais non mais ça quand même c'est pas très favorable pour nous ça pourrait nous desservir vous pouvez pas le retirer et c est en fait les producteurs se retrouvent dans des situations totalement impossible ou en fait ils perdent complètement le pouvoir puisqu'il ya toujours un enjeu de pouvoir entre le journaliste qui a besoin ou qui veut un accès pour filmer des choses de manière plus ou moins légitimes ça peut être pour produire des films des films en immersion à la gloire de la police à potosi pour raconter le quotidien des soignants dans un hôpital est en fait cette culture s'étendant ils ont vraiment tous pris peur et en se parlant ils se sont aperçus qu'ils étaient complètement mener en bateau c'est à dire qu'on leur faisait signer des conventions qui était pas les mêmes selon les producteurs qui était pas les mêmes selon les tournages que rien de ce ça n'était public et que finalement voyant arriver l'article 24 ils en venaient à se dire que ça allait devenir totalement impossible donc ils ont fait une tribune qu'ils ont cependant publié d'une manière très particulière puisqu'ils ont uniquement envoyer à l afp dans un premier temps puis publié non pas sur tous leurs comptes twitter et tous leurs sites et tous ceux de leur entreprise est envoyé à tous les médias non ils l'ont publié une fois sur le site de france info et puis et puis plus rien c'est à dire que pour avoir enquêté dessus ils ont été appelés par un certain nombre de confrères et consoeurs je n'étais pas le seul journaliste à m'intéresser à ce sujet là mais en fait ils ne leur ont pas répondu la tribune est paru samedi au moment de la manifestation dans la fp par l'intermédiaire de la fp puis toujours dans la manifeste au moment de la manifestation sur france info et ensuite ils n'ont pas répondu avant dimanche 21h ce qui est revenu en fait à tuer médiatiquement leur tribu en europe unifiée voilà ce qu'ils m'ont expliqué ensuite sous le seau d'eau qu'une citation voilà c'était des conditions très particulières même pour moi ils m'ont expliqué tout simplement que le but était d'envoyer un message fort sans en faire une polémique énorme qui pourrait froisser trop en rond lui le but était de revenir dès ce lundi à la table des ministères pour leur dire vous voyez on peut faire ça maintenant on veut que vous arrêtiez vos convention de tournage ou que du moins les clauses les plus scandaleuses en soient retirés donc on parle d'une initiative non pas de journalistes mais qui est devenue celle de grands chefs et donc qu'ils ont agi comme des grands chefs de la télé et de grands médias et de maisons de production c'est à dire d'une manière que eux ont estimé suffisamment subtil pour obtenir ce qu'ils voulaient sans trop se mettre en danger eux-mêmes c'est-à-dire typiquement ils m'ont dit dimanche soir qu'il souhaitait pas qu'on se retrouve avec des propos d'app eux prévoient de chacun de ces grands chefs différents dans tous les médias qui auraient rendu une négociation rapide complexe avait négocié mais sans avoir le rapport de force de leur côté il voulut voulait dire quelque chose non non non mais c'est une réponse graduée après moi je pense que l'essentiel c'est qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent c'est à dire une presse qui demeurera indépendante voilà indépendante du pouvoir politique indépendante du pouvoir judiciaire indépendante de tout le monde je ne sais pas si la méthode est bonne mais si nous on peut par intermédiaire en tant qu'avocat de de nos actions pour lutter contre cette loi la sécurité globale pour rendre vous contribuer à rendre la presse indépendante et ben on se battra aux côtés des journalistes dire que nous là les avocats dont s'est mobilisée d'un grand ce collectif pour la défense des libertés ça c'en est une effroyable si finalement la presse et plus à ce point dépendantes qu' il faut faire radio gyrophare télé gyrophares et police est-ce que regardez comme elle est belle on va avoir un problème d'information on appelle ça le journalisme de préfecture loric nous a aussi parlé de salomé legrand qui est passé du journaliste à europe 1 un commissaire de police une histoire assez particulière alors c'est une histoire assez particulière je dois préciser je tiens à préciser que si elle dit quelque chose de l'exercice de certains faits diversiers qui du moins qui ont manifestement une proximité culturelle avec le sujet qui courent j'en veux pas particulièrement à salomé legrand qui a passé le concours le concours de commissaire de police un concours extrêmement difficile qu'elle a obtenu elle n'a informé sa chaîne sa radio qui aura pas qu'à partir du moment où elle et elle savait qu'elle n'avait obtenu la question que j'ai posée dans mon article visé essentiellement europe 1 qu' entre fin juin et son départ mi août étant mise au courant la laisser exercer en tant que fait diversier donc traitant des affaires de police et de bavures policières par exemple et n'a pas apposer un avertissement puisqu'en fait à partir de mi février elle a passé son concours et elle sait qu'elle va passer devant un jury on peut se douter que son travail de journaliste sera examiné par le même jury ça concernerait ce serait pareil pour n'importe quel travail il m'aurait pas sembler choquant qu europe 1 au moins en alerte c'était l'espèce ses auditeurs à l'antenne et appose un texte les alertes les alertant pour tous ces articles signés à partir de février que elle était désormais enfin qu'elle avait à ce moment-là passer le concours de commissaire de police alors c'est plus changer le service tu as aussi bossé sur les obsessions des syndicats de police oui alors il se trouve qu'elles sont devenues encore plus forte ces derniers jours suite à ce que david perrotin et l'outsider ont révélé mais déjà il y a quelques mois les syndicats de police avaient fait 2 en particulier de tabous apps et de gaspard glande des des boucs émissaires de leurs problèmes c'est à dire que on a deux personnes qui sont quand même jeunes qui ne sont pas qui ne sont pas david pujadas qui n'ont pas une visibilité non plus massive et qui font un travail journalistique aujourd'hui depuis un certain nombre de mois et d'années selon l'un et l'autre et qui sont parfois un peu virulent comme beaucoup de gens le sont sur twitter il se trouve qu'il ya en particulier un syndicat de police qui est si cp commissaire donc un syndicat d'officiers et également je crois que ces alliances qui les ont particulièrement dans le nez et qui ce qui pour moi est du jamais vu depuis une vingtaine d'années c'est à dire publiquement les désigne à la vindicte en permanence chaque chaque mois quasiment avec des comptes twitter qui sont quand même lu par beaucoup de policiers on a appris très récemment que leurs photos étaient affichés dans les commissariats on se retrouve avec un antagonisme qui semble absolument délirant en tout cas de la part de syndicats de police qui sont censés quand même incarner un minimum ce que devrait être un policier étant entendu que les journalistes ne sont pas tenus à la même exemple arrêté et que donc tabou accès gaspard glande soit parfois virulent sur twitter ne me semble pas relever de la même chose qu'un syndicat de police qui est une institution officielle qui se comporte de cette manière là il me semble que les syndicats de journalistes pour parfois virulent qu'il soit savent conserver un minimum de tenue et ne pas forcément s'en prendre à des personnes venues républicaine puisque le mou république est désormais à toutes les sauces bonne transition pour évoquer cette crise de la police vue par la police avec valentin jean dreuil journaliste qui a infiltré la police justement pendant 18 mois et qui la connaît désormais de l'intérieur mais avant ça un petit sap sur deux syndicalistes policiers du syndicat vigie qui ont annoncé le même jour vendredi dernier qu'il quittait l'institution policière alexandre langlois bonjour vous êtes secrétaire général de vigiles police vous êtes vous-même policiers depuis 14 ans or hier vous avez envoyé votre démission pourquoi parce qu'il ya une dérive de plus en plus graves de la police nationale garder quelque chose qui n'est plus la police nationale en fait une dérive autoritaire une dérive liberticide moi je me suis engagé dans la police nationale pour défendre les libertés individuelles et l'intérêt général et aujourd'hui les libertés individuelles sont de plus en plus pressée par la police pas pour les policiers eux mêmes par les ordres qu'ils reçoivent et il ya certains comportements qu'ils se sentent libérés commandant cuivre dans la sphère avec michel qui s'est fait tabasser pour policiers donc moi je veux plus est associé à cet uniforme ne veut plus porter cet uniforme je veux continuer le combat pour une police républicaine au service du peuple malheureusement en interne monsieur darmanin tentera de trouver rouillé et on a encore eu ce matin la publication de la lettre de monsieur lallement préfet de police de paris aux policiers et on est bien bien loin de la lettre du préfet grimaud de police qui était avec aux policiers de retenir leurs coûts et qu'ils étaient qu'il faisait partie du peuple en 1968 tu te vois plus exercer le métier de police et deux policiers dans un tel contexte si moi je suis un vrai policier je demeure un vrai policier mais aujourd'hui l'administration française ne me permet plus d'exercer le métier que j'ai choisi au départ pourquoi parce qu'aujourd'hui très concrètement mais de façon très factuelle un policier aujourd'hui ils verbalisent des gens qui vont au boulot des gens qui font leurs courses parce que leurs masques et porter sous le menton sous le nez parce que la personne a mal rempli son attestation parce que la personne se trouve à un kilomètre de son domicile on verbalise également des automobilistes qui ont excédé en vitesse de 2 kilomètres heure la vitesse réglementaire la base ont choisi ce métier parce qu'on veut justement faire le bien autour de soi parce qu'on veut être utile à la collectivité et je crois qu'aujourd'hui malheureusement on traverse un épisode où la police n'a jamais été aussi impopulaire et détesté de la population et malheureusement on peut y trouver une explication pas une expression de kiki qui est d'ordre de la responsabilité individuelle les policiers font ce qu'on leur demande de faire mais je veux dire très clairement que se passe pas une semaine sans qu'on ait des images au début de la semaine c'était la place de la république hier c'étaient ces images qui concerne michel est clair doux et je pense que demain on aura autre chose et donc on a toujours le choix à défaut de pouvoir changer les choses de refuser d'y participer et c'est un peu si je puis me permettre de parler pour lui ce qu'alexandre a décidé de faire pour prendre en main son destin est ce que j'ai décidé de faire également voilà quelques jours alors maintenant si la technique nous le permet nous entrerons communiquer avec valentin gendreau valentin gendreau c'est un journaliste qui a une idée assez originale celle de passer un concours de police d'infiltrer la police pendant 18 mois d'entrée d'un commissariat de l'observer de l'intérieur de faire corps avec les policiers d'entrer dans la peau d'un d'un policier est aujourd'hui en fait il peut nous expliquer comment les policiers vivre ce moment qui est une sorte de moment révélateur du malaise dans la police bonjour bonsoir valentin on sort nous sommes content de t'avoir alors je je je répète je pense que média dit mais en face il n'est pas dit je le dis que tu es l'auteur du livre flic donc qui raconte cette immersion cette expérience de journaliste me radical et tu as déjà été sur le plateau du média pour en parler alors tu as regardé notre émission tu la regardait comme journaliste qui jaunissent comme moi et comme loris mais tu as vécu dans la peau d'un policier si on policiers donc du 19e arrondissement je crois regarder cette émission qu'est ce qu'il penserait qu'il est accablé qui justement a tablé part des journalistes est ce qu'il y aura un moment où il se remettrait en cause sam est très compliqué de pouvoir mettre dans la peau d'un policier à l'heure actuelle puisque j'étais journaliste infiltré dans la police ça fait aujourd'hui pratiquement un an et demi que j'ai quitté la police que j'ai démissionné de mes fonctions d'adjoint de sécurité donc c'est assez difficile de pouvoir répondre à votre question ce que je peux simplement vous dire c'est que les différents médias que j'ai pu faire récemment montrent bien que les policiers en tout cas les policiers médiatiques sont très énervé par ce qui peut arriver en ce moment la divulgation des vidéos sur la sphère michel et éclaire le producteur de rap je pense les énerve considérablement parce que ils ont le sentiment et c'est souvent les réponses qui peuvent apporter c'est de dire que l'on jette l'opprobre sur l'ensemble de la corporation policière alors que c'est évidemment pas le cas moi je suis comme je les portais dans mon livre est comme je le pointe encore ce soir c'est de dire que la police ce sont des comportements individuels qui sont parfois racistes et violents et ce sont précisément ces comportements là qu'il faut sanctionner c'est pas l'ensemble de la corporation policière moi j'estime que la police nous en avons besoin dans notre république dans notre démocratie en revanche il ya tout un tas de questions à se poser sur la place des policiers sur le rôle des policiers et sur comment par exemple on peut les formes et comme on fait ce qu'on peut les recruter c'est un chantier colossal la police alors qu'est ce que les policiers pourraient se dire aujourd'hui en regardant votre émission ou même en suivant l'actualité je sais pas je sais pas en fait je peux pas me mettre à la place des policiers se seraient simplement malhonnête de ma part mais dis donc toi qui connais bien qui est entré dans ce milieu qu'il a analysé étudiés tu as regardé quelques en penser ce que égal finalement tu estimes que l'on est allé trop loin sur un sujet ou pas assez loin sur l'autre est ce que le malaise policier te semble avoir été bien appréhender ce qu'on est allé assez loin je pense que la réponse elle doit être politique en fait quand vous avez le ministre de l'intérieur et d'hier qui dit qu' il ya peut-être des problèmes structurels dans la police mais qui ne date pas d'hier je pense qu'on est déjà dans le début de la reconnaissance mais seulement à demi mot qu'un responsable politique représente le représentant du personnel policier le ministre de l'intérieur reconnaissent l'existence de violences policières on est vraiment la c1 c'est un travail qui est quand même il faut vraiment des preuves et des preuves et des preuves et des preuves de violences policières pour que le ministre de l'intérieur commencent à lever le petit doigt pour dire ah oui en fait peut-être que ça existe mais là aujourd'hui on est encore coco qu'au milieu du coc milieu du gué c'est encore trop tôt pour vous dire pour dire qu on est sur des avancées je pense que la police va extrêmement mal le malaise policier il est perceptible par le fait que ce soit une profession vous ayez un taux énorme de suicides que le fait le fait aussi qui haineux par une grande partie de la population qui les détestent que le degré de confiance de la population vis-à-vis des policiers extrêmement haut la tension également la confiance était extrêmement basses c'est tout ça qu'il faut prendre en compte et je pense que là on est dans un moment de libération de la parole donc il faut maintenant des actes politiques je moi à mes de ma fenêtre je vois que ça alors le média slam il ya des luttes le média de ceux qui luttent avec une sorte de de regard social qui assume et quelle est la situation sociale des policiers est ce qu'il ya un lien finalement entre cette situation sociale notamment leurs salaires le traitement est aussi leurs conditions de travail et cette dérive est ce que s'en excuser la dérive on peut considérer qu'il y a des problèmes sociaux auxquels il faudrait que l'opinion publique prête attention on a parlé notamment avant des problèmes dans la justice au sein de l'institution judiciaire et ce cas les mêmes problèmes de manque de moyens et de manque de reconnaissance au sein de la police allez les problèmes sur les conditions de travail par exemple le chez les policiers c'est évidemment une réalité et c'est quelque chose que moi j'ai pu vivre pendant pendant mes six mois d'infiltration dans le commissariat du 19ème arrondissement c'est des policiers qui vont devoir acheter leur propre équipement parce que celui qui est fourni par l'administration c'est du un équipement de mauvaise qualité donc les policiers l'achète avec leurs propres deniers c'est des voitures qui tombe en panne parce que les garages de la police ont été petit à petit fermé pour cause de restrictions budgétaires c'est aussi des conditions de travail où 1 comment dire un rythme de travail qui est extrêmement lourd c'est le fait de beignets systématiquement ou presque dans un monde violent anxiogène il faut pas oublier toutes ces choses là il faut pas oublier non plus que les policiers comme le disait pas résolu ni ce sont des fils de prolo et ce sont des fils de prolo souvent ils viennent de milieux populaires ou alors ils viennent de classe moyenne il arrive à paris en ile de france ce sont des univers les environnements qui ne connaissent pas ce n'est pas l'envié leur environnement social d'origine c'est quelque part ils sont déracinés quand il arrive dans cette île de france ou à paris donc évidemment la question sociale elle se pose la question des salaires elles se posent également moi j'étais payée 1300 40 euros nets par mois pour vivre à paris en tant que policier contractuel donc évidemment c'est extrêmement faible évidemment c'est une police low cost voilà est-ce que quelque part il n'ya pas aussi un problème de diversité et la sphère michel est clair michel est clair affirme que bon voilà on l'a traité de sale [ __ ] etc on se dit mais la france est un pays où il ya finalement une sorte de diversité ethnique et que ai devrait exister dans la police et que ça nous répète aussi évident que cela pour des policiers de proférer des insultes racistes sans être repris par leurs collègues qui aime un problème de diversité oui un problème de diversité évidemment moi quand j'étais en école de police à saint malo dans ma promotion il n'y avait que des blancs harry vous aviez une minorité de personnes qui étaient d'origine arabe ou qui était noir mais la grande majorité des policiers qui arrive à paris en de france qui viennent de province comme je lui ai dit et lorsqu'ils déménagent il trimballe aussi dans leurs valises là toute la méconnaissance qu'implique de vivre à paris et c'est pas les mêmes populations qui vivent en région parisienne que quand vous habitez à limoges ou à fougères voyez c'est pas du tout les mêmes vise pas du tout les mêmes et existence et surtout c'est pas le même rapport à la population et la police ne s'adaptent pas suffisamment elle ne s'est pas suffisamment adapté en tout cas sur les questions de la diversité elle a fait des efforts mais ils sont pas suffisants loin de là sur la question du recrutement c'est catastrophique sur la question de la formation si elle l'est également mais pour revenir à votre question oui évidemment la diversité mois dans la brigade dans laquelle je travaillais nous étions 32 vous aviez peut-être huit dix personnes qui étaient noirs ou d'origine arabe c'est tout le reste ce sont des policiers blancs et vous n'aviez pas les mêmes discussions selon la couleur de peau des policiers d'ailleurs merci beaucoup valentin alors on rappelle que tu as écrit un livre dont le titre est très clair flic qui est paru aux éditions audie d'opposition goutte d'or et donc qui peut être offert comme cadeau de fin d'année pour tous ceux qui voudraient entrer dans cet univers particulier de la police tu alors voilà d'intérêt public c'est terminé pour aujourd'hui si vous avez aimé mettez des petits pouces bleus partager et aussi pour nous donner de la force venait sociaux sociétaire du média le média est une association à vocation coopérative ou faites nous des dons nous sommes au mois de décembre derniers mois pour faire des dons qui sont défiscalisées pour ceux qui payent des impôts à hauteur de 50% et dont vous pouvez faire par chèque ou en allant sur soutenez point le média tv.fr et donc vous aussi adressé à arrêt sur image qui leur permettra d'avoir plus d'articles ouvert à tout le monde et pas seulement réservé à leurs abonnés face au rouleau compresseur de la presse mainstream nous les petits indépendants sedan besoin de roue a plus [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] moi [Musique] [Musique]