Manuel Valls est l'invité de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Manuel Vals, ancien premier ministre, ancien ministre de l'intérieur. Merci d'avoir accepté notre invitation. On a beaucoup de sujets évidemment à évoquer avec vous ce soir, mais d'abord c'est l'heure de notre rendez-vous quotidien avec un représentant de la cellule VFO de France Info.
Bonsoir Victoria RXell. C'était une des promesses du premier ministre Sébastien Lecnu ne pas recourir au 493 pour le vote du budget 2026. Euh pourtant, vous le savez, euh c'est ainsi qu'il a finalement été voté malgré les motions de censure de de l'opposition et notamment de la France insoumise qui euh, selon la ministre euh des comptes publics, Amélie de Montchalin, recourt aux fake news pour discréditer ce budget, c'était ce matin sur notre antenne.
Ils font peur à tous les étudiants. Les appels vont être supprimés pour tous les étudiants à compter là, si on les écoute du mois de mars. Fake news.
Ce qu'on a mis dans le texte, c'est qu'effectivement pour les étudiants étrangers non européens, non boursiers, nous voulions faire évoluer les APL. Par exemple, les étudiants américains, canadiens, japonais, nous les Français, quand on va étudier dans ces pays, on n pas les APL, ça n'existe pas. Alors, quels sont Victoria exactement les étudiants qui vont perdre cette tête au logement ?
Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est faux ? Alors, il y a beaucoup de choses he dans ce que dit Amélie Monchalin.
Donc nous, on est d'abord allé voir du côté de la France insoumise pour voir ce qu'ils avaient dit sur les suppressions des APL et ce qu'on a pu lire sur le réseau social X de la députée insoumise Clémence Gueté, c'est ceci : "Le budget de le cornu prévoit de supprimer les appels pour les étudiants étrangers." Donc à partir de là, on est allé voir ce que disait le projet de loi de finances 2026 et ça c'est une information qui nous a été confirmée par Bercy. Effectivement, comme le disait Améline Montchalin, à partir de la rentrée scolaire prochaine, seuls les étudiants internationaux, extracommunautaires et non boursiers ne seront plus éligibles à l'appel.
Donc ça concerne pas tous les étudiants étrangers, contrairement à ce que laisse entendre la France insoumise puisque les étudiants originaires de l'Union européenne, eux pourront continuer à en bénéficier. Et ce que dit Amélie de Monchalin, c'est que les les étudiants étrangers qui sont boursiers ne seront pas concernés. Eux continueront bien de de toucher cette aide.
Oui, voilà, c'est un peu l'idée défendue par le gouvernement, c'est d'opérer un recentrage, c'est le terme qui est employé pour lutter contre le gaspillage d'argent public et conserver une aide recentrée donc sur les étudiants étrangers les plus précaires, donc les boursiers. Sauf qu'en réalité pour obtenir une bourse sur critères sociaux en France, quand on est étudiant étranger non européen, bah c'est pas si simple que ça. Il faut soit avoir un statut de réfugié ou assimilé, soit être domicilié fiscalement en France depuis au moins 2 ans.
Donc les étudiants qui arriveront en France à la rentrée prochaine avec peu de moyens ou peu d'aides de leur famille, s'ils n'ont pas un statut de réfugié, et bien ils ne bénéficieront pas de la bourse et donc pas des appels. Et on sait combien d'étudiants étrangers seraient concernés. Alors là, il y a un peu une bataille de chiffres, hein.
Euh selon la Commission des finances qui a présenté le projet de loi, sur les 130700 étudiants étrangers qui bénéficie actuellement de la PL, environ 100000 sont non boursiers. Donc 100000 étudiants perdraient euh cette aide. Des chiffres qui sont bien différents de ce évoqués par la France insoumise notamment.
C'est des chiffres que j'ai retrouvé dans une pétition qui a été signée et partagée par un collectif d'association qui est vend debout contre cette mesure évidemment et qui dit que ce sont plus de 300000 étudiants étudiantes qui risquent de perdre leurs droits aux appels, soit une perte de 100 à 250 € par mois toujours selon ce collectif. Pour ces associations, la suppression de ces appels, elle risque d'accentuer la précurité des étudiants étangés en France. Il faut savoir qu'en 2023 déjà selon l'observatoire de la vie étudiante 41 % des étudiants étrangers déclaraient éprouver des difficulté pour se nourrir ou se loger.
H merci beaucoup Victoria Roxel. On rappelle les rendez-vous hebdomadaires avec toute l'équipe de vrai faux. C'est samedi midi et le replay le dimanche soir.
Merci beaucoup euh Victoria Manuel Vals. Merci donc d'avoir accepté euh notre invitation ce soir. On va commencer évidemment par la principale information de ce début de soirée.
C'est le réquisitoire qui est tombé dans le procès en appel de de Marine Le Pen. 4 ans de prison dont un ferme 5 ans d'inéligibilité sans exécution immédiate ont été requis ce soir contre contre Marine Le Pen. Est-ce que ça veut dire d'une certaine manière que le ministère public et donc l'État a entendu les critiques qui avaient été faites suite au jugement qui avait été rendu en premier instant sur cette exécution immédiate en particulier ?
Vous savez, parce que j'ai exercé des haut de responsabilité de l'État, je je m'interdis par principe de commenter des décisions de justice. Par, il s'agit pas d'une décision, il s'agit d'un réquisitoire. Et à l'occasion de la première décision de justice en première instance concernant madame Le Pen et d'autres prévenu, j'avais tout simplement dit alors qu'il y avait une campagne contre la justice, contre cette décision de justice que dans une démocratie, celle-ci traverse une crise.
C'est vrai dans notre pays, c'est un vrai c'est vrai un peu partout dans une démocratie, il faut respecter la séparation des pouvoirs et des décisions de justice. Je m'entiens euh pour ce qui concerne ce réquisitoire au même principe et à la même méthode parce que si nous les responsables politiques nous commençons à commenter, à dire que c'est bien, c'est mal, à les mettre en cause, on ne se on ne s'en sort pas. La les campagnes qui ont été menées autour des décisions de justice concernant Nicolas Sarkozi ou concernant Marie Le Pen font, de mon point de vue très mal à notre démocratie, à notre état de droit. euh à la séparation du pouvoir, surtout quand ça vient d'un ancien président de la République ou de quelqu'un qui est candidate à l'élection euh présidente.
C'est très important euh vis-à-vis euh de mes compatriotes et c'est très important l'idée que je me fais de la démocratie et de l'état de droit. Mais c'est un débat qui va au-delà de la question judiciaire, vous le savez, il y a eu la question s'est emparée du débat public dans la société et la question c'était de savoir si les juges pouvaient décider ou pas si une candidate en l'occurrence Marine Le Pen pouvait ou pas se présenter à l'élection présidentielle même si c'est pas évidemment le but de la décision, c'est la conséquence et et ils le savent. C'est vrai que c'est une question qui a traversé la société qui se pose bien sûr, mais c'est à la société alors d'en juger cette au français Marine Le Pen que que je respecte et je comprends à la fois son système de défense et la situation que peut éprouver le Rassemblement national.
Mais Mar Le Pen a fait, elle, son père, les compagnons de parti ont fait pendant des années euh des campagnes sur le fait que vis-à-vis des responsables politiques, il fallait être particulièrement sévère. C'était tête haute main propre. C'est ça la campagne de Jean-Marie Le Pen et ensuite de Marine Le Pen, y compris en proposant parfois l'ligibilité à vie si les responsables publics, si les responsables politiques étaient condamnés.
Alors vraiment, je le répète, je m'en tiens d'une certaine idée que je me fais de la de la sérénité du débat public qui s'est tout de même énormément dégradé au cours de ces dernières années. Attendons la décision de justice, attendons les choix qui seront faites ensuite par Marine Le Pen et laissons aussi les Français juger. Vous disiez juste avant que je ne rentre sur ce plateau que les enquêtes d'opinion les les sondages les sondage montrait que les Français considéraient que cette décision de justice était au fond conforme à ce qu'il fallait faire.
Il ne nous appartient pas nous d'abîmer encore plus la démocratie et l'état de droit en commentant en permanence. Vous le faites bien, c'est le travail des journalistes, mais il est important que la justice puisse décider puisque ce sont les juges là qui vont décider qui puissent se décider dans la plus grande sérénité, même si évidemment le débat politique et les conséquences du jugement qui sera ordonné dans quelques semaines, dans quelques mois ne m'échappe pas. Est-ce que vous considérez dans c'est la dernière question, j'ai bien compris que dans ce cas-là, il faut que les la justice accélère en clair.
On a vu que toute si s'il y a une éclaircie temporaire dans les réquisitions au moment de l'appel, après ça sera la Cour de cassation de décider quand s'il y a un recours en cassation. Est-ce que vous considérez que tout ça pour la santé démocratique du pays devrait être bouclé avant la présidentielle ? Évidemment, on a tous en mémoire ce qui s'est passé pour François Fillon, c'est-à-dire avec une volonté d'accélération à ce moment-là.
Mais enfin, un candidat à l'élection présidentiel favori quelques semaines, quelques mois avant l'élection présidentielle qui est mise en examen, euh on voit bien ce que cela peut euh représenter. Donc normalement, oui, ça c'est un souhait que l'on peut avoir, c'est que euh la clarification soit faite concernant Marine Le Pen ou quiconque d'autres, mais c'est le rythme de la Cour de cassation. C'est long, c'est difficile.
Faut respecter aussi les droits de la défense. On peut pas accélérer n'importe comment, mais le la justice a déjà accéléré concernant avec la cour d'appel avec la cour d'appel. Oui, c'est mieux parce que au nom de la sérénité de la justice, oui, il faut aussi une forme de sérénité si c'est possible pour le débat démocratique.
Quel est le candidat le plus redoutable à affronter pour un un opposant au rassemblement national à la présidentielle ? Marine Le Pen ou Jordan Barda ? Mais vous savez, moi je je je vais vous dire très honnêtement et très franchement ce que je pense.
Si les Français considèrent qu'il faut balayer au nom d'un nouveau dégagisme toute la classe politique comme on dit aujourd'hui qui aurait failli, peu importe peu importe si la question en revanche est dans le temps difficile que nous traversons avec la guerre en Ukraine avec les menaces que représent l'Iran, avec la crise démocratique que j'ai évoqué avec la nécessité de faire un effort très important vu la situation de nos déficits et de la date, peut-être que la question qui sera posée français, c'est quel président, quel type de président, quelle politique pour le moment que nous traversons. Et donc la réponse des Français à ce moment-là, elles seront différentes. Moi, je souhaite évidemment qu'il y ait des candidatures fortes à la fois au centre gauche et au centre droit capable de proposer un un projet qui ne se pose pas uniquement au Rassemblement national.
Votre question était d'ailleurs un peu étrange. L'opposant au RN, le RN n'a pas gagné l'élection euh présidentielle, mais je suis convaincu que pour gagner l'élection présidentielle, il ne suffit pas de faire un front anti-assemblement national. Il faut un projet au pays.
Euh il faut une conception sur les relations internationales, l'Europe, il faut répondre aux questions essentielles qu'on se pose sur la sécurité, le narcotrafic, l'immigration, le pouvoir d'achat, le réchauffement climatique, l'avenir de l'école ou de notre système de santé. Donc là, il faudra un projet, des propositions et évidemment euh des euh incarnations. L'expérience, elle peut compter ?
Oui. Euh, bien évidemment. Alors, est-ce que vous croyez justement que cette expérience en période vous les avez énuméré de crise sera si importante ?
On recevait l'autre jour Xavier Bertrand ou Jean-François Copé qui disait "Le très jeune et inexpée Jordan Barnella." Est-ce que vous pensez que ça fait partie des critères ? Parce que quelque fois dans les études en ce moment, on a l'impression que les français se disent "On a essayé les expérimenter, on a essayé les diplômer.
Finalement, voilà ce que ça a donné. Allons vers la jeunesse et l'inconnu. Est-ce que vous pensez que Infiner, c'est quand même des valeurs importantes des gens qui ont exercé beaucoup de pouvoir dans des périodes de crise et qui sont donc capés pour ça ?
Je pense que a priori l'expérience de la vie, je parle pas des diplômes, seulement, l'expérience de la vie, l'expérience politique, l'expérience gouvernementale sont importantes. Mais dans la crise démocratique que nous traversons avec euh ce dégagisme que j'évoquais il y a euh un instant, la colère même des Français face au spectacle politique, notamment depuis la dissolution invraisemblable voulue par Emmanuel Macron et ses et ses conséquences. Je vais plutôt dans votre sens.
Tout est tout est possible. Et si les Français considèrent qu'il faut dégager tout le monde, alors ils prendront un bulletin Marine Le Pen, un bulletin Jordan Bardella ou tout autre parce que vous savez, on ne sait jamais pour aller jusqu'au bout. Je crois que ce peuple, ce vieux peuple a encore une certaine idée du rôle de la France dans le monde, de la responsabilité politique, de ce que c'est être président de la République.
Ils sont très attachés aux institutions de la République. Moi aussi, c'est ils désignent, ils élisent eux celui qui a en charge l'essentiel, c'est-à-dire l'avenir de la nation. Donc peut-être que ces éléments vont peser.
Mais dans cette crise démocratique que nous traversons, avec les populismes que nous connaissons, je serais extrêmement euh prudent. Mais c'est une élection présidentielle évidemment comme toute extrêmement importante à cause de la situation géopolitique. Donc je crois que au fond, au-delà des sondages, des tendances puissantes qui existent, du fait que le Rememb national dans les sondages est donné à plus de 30 % surtout avec des résultats qu'il a obtenu au moment des élections européennes que rien n'est joué et que cela dépend des formes du débat, des propositions qui seront faites, du sens que l'on donnera au prochain quinquena.
En tout cas, j'ose l'espérer. Rien n'est joué, pas de candidat naturel. On en parle tous les soirs sur ce sur ce plateau avec Nathalie.
On lit parfois dans les journaux que François Hollande réfléchit à présenter sa candidature. Vous avez été son premier ministre. Vous en êtes où vous ?
Est-ce que vous réfléchissez je sais pas à participer à une à une primaire de la gauche du centre droit ou autre ? Je ne sais je ne sais pas. Je vais rajouter donc ma carature aux dizaines de candidat.
Est-ce que vous pensez un processus ? Parce qu'on voit très bien à gauche comme à droite. À gauche, bon, il y a une primaire dont beaucoup de gens considèrent qu'elle n'aura jamais lieu puisqu'elle est hors euh elle est fit évidemment et PC et Raphaël Gluxman qui est le mieux placé pour l'instant.
Est-ce que ça veut dire que vous pensez qu'il faut en verre et contre tout aller vers une primaire ou est-ce qu'il faut aller au sondage pour parler vulgairement ? C'est qu'en gros en espérant que le départage se fera spontanément au mois de septembre. Je viens de passer 10 mois pratiquement au gouvernement passionnant sur les outresemes.
Il y a 15 jours, j'étais en Israël pour un déplacement là aussi fort intéressant par rapport à ce que nous connaissons au proch et au Moyen Orient. J'écris régulièrement tous les 15 jours dans l'Express. Je me déplace.
Euh j'essaie aussi euh au fond d'apprendre euh tous les jours. Je me désintéresse pas évidemment euh de la vie euh euh politique. Ce que je crois c'est qu'il faut que le centre gauche, la gauche réformiste la social-démocratie je sais d'ailleurs pas qu'elle ait le bon nom.
Enfin la gauche réformiste la mienne, celle qui a gouverné et un candidat fort à la fois pour être nettement devant Jean-Luc Mélenchon, mais ça ne suffit pas, mais également pour conquérir, pour compétir lors de cette élection. Bon donc euh que ce soit François Hollande, je vais pas faire l'arbitre des élégances, mais François Holland fera l'arbitrage justement François Hollande, Bernard Casneu ou euh Raphaël Guzman qui a beaucoup de talent aussi, bah devront se mettre d'accord. Je ne crois pas aujourd'hui, je ne crois pas un système de primaire.
Je crois mais j'en suis pas membre du Parti socialiste depuis 10 ans. Donc je je ne peux vous donner que mon sentiment, c'est que je ne vois pas petite primaire d'une petite gauche. Il y a pas Gluxman François Hollande n'y croit pas.
Il y a pas le Parti communiste, il y a pas Jean-Luc Mélenchon et les filles. Ça sert à quoi ? que alors c'est vrai, vous posez une autre question qui est la forme de sélection d'un candidat du centre gauche ou de la gauche et et la même question se pose d'ailleurs pour le centre droit entre Édouard Philippe, Gabriel Atal ou ou les LR je je je participe de ce débat des des pronostics.
Je dis pas qu'il m'intéresse pas mais je suis mais vous êtes plutôt sur une ligne où vous considérez que le centre droit centre gauche ça fait partie d'une entité qui peut travailler ensemble. Il il pas parce que peu, c'est qu'ils devront travailler ensemble à à deux conditions ou à trois. Une, c'est de ne pas reproduire le macronisme puisque Emmanuel Macron n'a pas voulu de coalition.
Deux, ça n'a rien à voir que ce que nous connaissons à l'Assemblée nationale depuis euh plusieurs mois puisque ça n'est pas un accord réel sur de de gouvernements.Il s'agit d'un accord pour c'est tant mieux pour avoir un budget éventuellement on y reviendra. Et troisièmement, que l'idée d'une coalition sur le fond avec la méthodologie nécessaire ce qui n'a jamais existé dans notre pays soit préparé à l'avant.
Ça ça m'intéresse d'y réfléchir euh d'y travailler. Euh Jean-Michel Blanqu euh d'autres euh il travaillent. Oui, on peut travailler sur comment on rapproche les points de vues sur le fond, comment on travaille sur la méthodologie demain pour gouverner ensemble.
Nous en sommes très loin mais je suis convaincu, oui, qu'il faudra évidemment le faire. Je vois beaucoup de candidats qui viennent je suis candidat et vous allez être élu comment ? Désigné comment ?
Gouverner comment ? Vous allez avoir la majorité absolue ? Je n'y crois pas.
Il faut s'y préparer. Non, c'est parce que c'est difficile et il faut verra après les municipales. Il faut que les uns et les autres se préparent à cela au-delà évidemment des affirmations en cours.
Elles sont tout à fait naturelles quand on est candidat. Vous avez parlé des municipales. Vous êtes toujours de gauche, Manuel Vas ?
Parce que j'ai vu que vous souteniez Pierrive Bournael à Paris qui a priori n'est pas de gauche. Mais moi, je viens de de la gauche, de la gauche républicaine. Mes références, chacun peut les connaître.
Elles sont politiques elles sont intellectuelles, camu. Je veux dire, j'ai participé à le gouvernement de gauche et je crois l'intérêt général du pays. Mais là, vous ne soutenez pas le candidat de gauche à Paris.
Je suis je n'appartiens mais vous savez lors des élections régionales les dernières, j'ai soutenu Valérie PC parce que je ne supporte pas l'alliance qui est pas le cas cette fois-ci entre le Parti socialiste et la France. insoumis, je vais pas soutenir, j'ai beaucoup de respect, d'amitié pour Emmanuel Grégois, mais je veux pas soutenir liste d'union de la gauche qui intègre par ailleurs une député exéfi qui a accueilli monsieur Corbin, leader antisémite britannique quand il était à la tête du parti travailliste britannique. Oui.
C'est moi j'ai des principes et ces principes c'est qu'on ne s'allie jamais avec des gens qui d'une manière ou d'une autre ont participé à ce type de campagne. Donc il faut de ce point de vue là toujours une grande clarification. Et puis bonzel j'ai dit que je voterai pour lui ça a été reproduit par par un journal et je le répète devant vous.
Oui. Qui a un programme intelligent concret modéré. Je trouve que je suis parisien.
J'étais pendant des années élu d'Evri habitant ma ville. cette fois-ci, je vote à Paris, donc je voterai au premier tour pour lui. Est-ce que ça veut dire que si un certain nombre de personnes soupçonnent ou croit voir sur le terrain qu'il y a déjà des accords de second tour qui se préparent au municipal entre LI et le Parti socialiste et les écologistes ?
Tout en gros, on fait semblant d'avoir fait une fracture mais que sur le terrain ça va se rapprocher. Est-ce que vous vous sentez cette dérive po ? Mais j'étais hier soir à à Barcelone pour présenter une fondation qui veut lutter contre l'antisémitisme.
Et je pense c'est une fracture essentielle. Beaucoup peut-être ne le comprennent pas euh suffisamment. C'est une fracture essentielle. toute alliance avec une formation politique qui a fait des juifs un objet électoral qui a amplifier la haine vis-à-vis des juifs comme d'Israël depuis des années, ce qui ne s'était jamais vu depuis les années 30 mais à l'époque c'était l'extrême droite qui le faisait.
Toute alliance avec un parti qui participe de la haine des juifs dans le pays ou de la haine tout simplement est de mon point de vue impossible, immoral, amoral. Donc tant que le Parti socialiste n'aura pas été définitivement clair et qu'il rompe totalement les alliant, j'entends dire pour certains on peut pas comparer le RN avec LFI. Si ou alors non, le RN était présent à la grande manifestation contre l'antisémitisme et pour la République de novembre 2023.
Jean-Luc Mélenchon n'y était pas et il a toujours considéré que l'antisémitisme était un problème résiduel. La campagne des européennes de 2024 s'est fait uniquement sur la question palestinienne provoquant la haine des juifs. On a coursé, c'était des militants communistes ou les filles, je crois euh Raphaël Gusman dans les rues de Saint-Étienne.
Un premier même. Enfin, comment peut-on imaginer ce type d'alliance ? Manuel Vals, vous avez été premier ministre, vous avez aussi été ministre de l'intérieur.
Vous avez vu qu'une enseignante de 60 ans a été poignardée aujourd'hui en plein cours dans le Var dans un collège de de Sanari par un élève de de 14 ans qui a été placé en garde à vue pour tentative d'assassinat. Quel regard portez-vous ? C'est un phénomène relativement récent. ce date il y a quelques années ces ces armes blanches euh qui circulent de plus en plus dans notre dans notre jeunesse.
On en parlait tout à l'heure dans l'émission et on on reprenait un peu les propositions qui ont été faites ces dernières années par les par les hommes politiques dont on a parfois pu se moquer. Voilà, interdire de la vente des armes blanches aux mineurs, mettre des portiques. À chaque fois, on se dit bon, c'est pas ça qui va régler le problème.
Que peut dire l'ancien l'ancien homme mise intérieur et l'homme politique sur cette question que la violence chez les plus jeunes et de plus en plus jeunes que le passage à l'acte avec la volonté de tuer parce que quand on prend un couteau et qu'on s'attaque à une enseignante ou à toute autre personne c'est la volonté de tuer. C'est un élément aujourd'hui de notre société notamment de la société française. Il faudrait d'ailleurs examiner les raisons plus profondes qui expliquent cela.
Et donc si on ne rétablit pas l'autorité dans la famille, dans l'école, dans euh la société, si on prend pas les sanctions nécessaires le plus tôt possible, il faut évidemment se protéger. Les dispositifs ont été pris, mais évidemment ça n'existe pas. Les protections à euh euh 100 %.
Si la justice euh aussi ne sanctionne pas lourdement dès euh le premier fait, oui, on a une société qui euh se désagrège. Vous avez en plus tous les effets euh euh la puissance malheureusement du narcotrafic qui touche tous les quartiers, tous les villages et tous les panss de la société. Donc c'est quelque chose qui est pris à la gorge de la société française qui inquiète énormément les Français.
Nous parlions de l'élection présidentielle tout à l'heure, la demande de protection de nos compatriotes à la fois vis-à-vis des grands problématiques internationales, mais aussi pour leur propre sécurité face à ce phénomène du narcotraficie ou à la violence des plus jeunes ou à la violence qui est faite aux femmes. Tous ces sujets-là évidemment nécessitent du temps, ce qui ne correspond pas évidemment à l'époque que nous connaissons, des mesures éducatives, une prévention des sanctions adaptées dès le plus jeune âge. Alors, c'est difficile ce temps parce que on aime tout de suite la mesure gadget qui permettrait de régler ses problèmes.
Et ce passage à l'acte, la volonté de tuer, l'augmentation d'ailleurs des homicides, mon ami le professeur Alan Boer en parle souvent. Tout ça, c'est des éléments, des phénomènes particulièrement inquiétants pour notre société. Est-ce que vous faites partie des gens qui considèrent que bon, vous avez dit tout à l'heure qu'on a eu un budget, quoi, que c'est on peut pas dire que ce soit de la coalition, de la euh ou d'une négociation de pro, mais est-ce que vous considérez que il faut qu'on en finisse au plus vite, si j'ose dire, pour pouvoir repartir sur des basses saines, euh à savoir qu'on a l'impression qu'il y a une forme d'immobilisme, la réforme de l'assurance chômage a été abandonnée, la réforme des retraite a été abandonnée.
En Calédonie, on en voit pas très bien où on va. Euh est-ce que vous considérez que c'est si j'ose dire ce temps, je ne vous dis pas si vous êtes d'accord avec demandez si vous êtes d'accord avec Édouard Philippe qui considère que FR ça d'arrêter les choses avant mais est-ce que pour vous c'est du temps perdu alors qu'il y a urgence ? première question et deè question est-ce qu'on est affaibli à l'échon international et européen c'est on était pris dans une contradiction c'està-dire provoquer une crise politique alors qu'elle est déjà suffisamment profonde des élections législatives d'une élection présentielle où trouver une solution à travers désormais le 49 le 493 pour avoir un budget c'est bien qu'il y a un budget mais je vais être moi aussi contradictoire ce budget ne résout à rien il aggrave les choses il y a pas de réforme des retraites alors que nous avons une démo démographie qui se casse la gueule alors qu'on vit évidemment et heureusement plus longtemps.
Alors que les Français savent qu'il faudra euh nouveau régime des retraites sans doute, c'est ce que je défends moi depuis longtemps par point alors que tous les autres pays ont un âge de la retraite autour de 67 ans. Nous nous faisons exactement le contraire. Nous ne tiendrons pas là-dessus.
Et puis plus grave, le fait que nos déficits soient autour de 5 %, peut-être plus, on verra, je vais pas être oiseau de mauvaise augure, aggrave notre dette. Donc oui, ça nous ça nous rend impuissant au plan national et nous racontons pas l'histoire. Il n'y aura pas de réforme euh d'ici à l'élection euh présidentielle et puis ça nous affaiblit évidemment euh en Europe alors que nous savons les efforts que nous devons faire notamment vous savez s'il faut continuer à augmenter et je plaide pour cela massivement le budget de la défense, de la recherche de l'innovation, je pense au défi de l'intelligence artificielle.
Ça veut dire qu'il faut mettre des moyens particulièrement lourds et importants. Ça veut dire qu'il faut faire des choix et nous ne faisons pas de choix et nous ne ferons pas des choix pendant 16 mois. Merci beaucoup Manuel Vals d'avoir été l'invité de toutes tes politiques ce soir.
Merci Nathalie, à très vite dans un instant. Le journal du monde suivi des informés de France info.
Jordan Bardella