Bonjour chez vous ! du 6 février 2026
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce vendredi 6 février. On est ensemble pour faire le tour de l'actualité politique et de l'information dans vos régions. Tout de suite le programme. Une émission olympique aujourd'hui, puisque les Jeux olympiques d'hiver de Milan et de Cortina en Italie débutent officiellement ce soir avec la cérémonie d'ouverture. Et ce sera l'occasion pour nous de se projeter dans 4 ans, en 2030, quand les Alpes françaises accueilleront l'événement.
On en parlera avec le sénateur centriste des Hautes-Alpes, Jean-Michel Arnaud. Malgré l'adoption du budget au Parlement cette semaine, la France est-elle au bord de la faillite ? C'est la question que pose le directeur général de la Banque publique d'investissement, Nicolas Dufourque, dans son dernier livre sur la dette française. Il est notre invité dans 30 minutes. Et puis on reviendra sur les élections municipales. On parle beaucoup de la sécurité dans cette campagne. Mais est-ce vraiment une attente des électeurs vis-à-vis de leur maire ? On posera la question à nos éditorialistes.
Et enfin, à la une de nos régions, on parlera d'agriculture et de nos éleveurs qui subissent l'épidémie de dermatose nodulaire. Conséquence, tous les concours bovins sont annulés. Et cela représente un manque à gagner pour les élevages. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et comme chaque jour, on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay. Bonjour Alexandre, bonjour à tous. À la une de ce vendredi 6 février, des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis qui s'ouvrent aujourd'hui dans le sultanat d'Oman.
Oui, ce seront les premières discussions directes entre les deux pays depuis les frappes américaines sur les sites nucléaires iraniens du mois de juin. L'Iran veut justement circonscrire les échanges à la question du nucléaire et appelle au respect mutuel avant le début des pourparlers.
Le ministre iranien des Affaires étrangères rencontrera aujourd'hui l'émissaire américain Steve Witkoff. Ces négociations interviennent alors que Donald Trump
a positionné une flotte de guerre près de l'Iran et que la répression des manifestants par le régime d'Emola a fait des milliers de morts. L'affaire Epstein qui est retentie en France et Jack Lang qui est convoqué par le ministre des Affaires étrangères. Oui, convocation à l'appel de Matignon et de l'Elysée alors que le président de l'Institut du Monde Arabe refuse de quitter son poste, Clément Guillaumeau.
Jack Lang va devoir s'expliquer au Quai d'Orsay sur ses liens amicaux avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Faveur financière, près de jet privé ou encore d'inné, son nom est cité près de 700 fois dans les 3 millions de documents révélés il y a quelques jours.
J'assume pleinement les liens que j'ai pu créer à une époque où rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d'un réseau de criminalité.
Sa fille Caroline Lang, elle aussi éclaboussée par le scandale, a démissionné dès lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma.
Je ne pouvais pas savoir, et mon père non plus. Quand on a connu M. Epstein, on savait qu'il fréquentait la Terre entière. Il était ami de M. Trump, de M. Bill Clinton, de tous les hommes politiques et femmes politiques aux États-Unis. Pourquoi on ne l'aurait pas fréquenté ? Comment on pouvait imaginer des horreurs pareilles ?
Le prédécesseur de Jack Lang à la présidence de l'Institut du Monde Arabe, Renaud Muselier, considère qu'à ce stade, la position de l'ancien ministre de la Culture est particulièrement nuisible pour l'institution. Il l'invite à partir avant qu'il ne soit démissionné de force. Ces dernières heures, les appels à la démission de Jack Lang se multiplient, de Marion Maréchal-Le Pen jusqu'à Olivier Faure. Mais plus tôt dans la semaine, le président de Lima affirmait ne pas avoir pensé une seule seconde à quitter son poste.
Et des dizaines de noms et de personnalités françaises et européennes figurent aussi dans les documents Epstein, comme Borge et Brent, le président du Forum de Davos, ou encore Peter Mandelson, l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington. Un deuxième homme mis en examen pour viol dans l'affaire Betaram. Oui, c'est un ecclésiastique sexagénaire qui n'avait jamais été entendu encore dans le cadre des 250 plaintes déposées par des anciens élèves de l'établissement privé Notre-Dame de Betaram. Le plaignant dénonce un viol survenu à une seule reprise entre 1993 et 1996. L'ecclésiastique mis en examen a été placé sous contrôle judiciaire.
Je le disais en titre, les Jeux Olympiques d'hiver de Milan, ça commence officiellement aujourd'hui. Milan-Cortina 2026, c'est parti officiellement. Ce soir à 20h avec la cérémonie d'ouverture, elle aura lieu au stade milanais de San Siro. Ski alpin, patinage artistique, hockey, biathlon, les épreuves se dérouleront jusqu'au 22 février sur plusieurs sites éparpillés. Un choix pour réduire l'empreinte carbone de l'événement et qui représente un défi logistique majeur. On finit par du rugby avec le tournoi des 6 nations et le 15 de France commence très fort. Et ce qu'on peut dire, c'est que les Français tiennent à leur titre et ils l'ont montré hier soir face à l'Irlande.
Victoire 36 à 14 des rugbymen du 15 de France, sans trembler, avec 5 essais. Prochain match pour la France, ce sera le 15 février face au Pays de Galles. Merci beaucoup Stéphane pour ces repères de l'actualité. Vous restez avec nous puisqu'on va parler des Jeux Olympiques et des Alpes 2030 organisés dans les Alpes françaises. Bonjour Jean-Michel Arnaud. Bonjour. Vous êtes sénateur centriste des Hautes-Alpes, je le rappelle. On va beaucoup parler dans cette interview des Jeux Olympiques, des Jeux Olympiques d'hiver. Mais d'abord, comme chaque jour, on a sélectionné trois unes de la presse quotidienne régionale que nous allons regarder ensemble.
D'abord la une du journal Le Télégramme qui est consacrée à l'intelligence artificielle dans un lycée, devoir, triche, les défis que doit relever ce lycée face à l'IA. La une du Midi Libre en seconde position, l'affaire de l'aigle royal tué dans un parc éolien dans l'épartement de l'Hérault. Le parc éolien était poursuivi pour destruction d'espèces protégées. Il a finalement été reconnu non coupable. Et puis la une de la Provence sur les municipales avec un collectif à Marseille mobilisé contre l'abstention, notamment dans les quartiers nord. Quelle une de la presse régionale vous choisissez ?
C'est la DN du Sénat, la mobilisation contre l'abstention pour les élections municipales. Il y a un risque ? Oui, il y a un risque, pas seulement dans les quartiers difficiles ou les quartiers prioritaires des grandes villes ou des grandes métropoles, mais aussi dans les campagnes, avec la modification du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Souvent une liste, peut-être une difficulté pour les citoyens de se retrouver dans les nouvelles règles. De parité notamment ? Le panachage n'est plus autorisé, la parité. Et donc il peut y avoir un désengagement, un désintérêt à se mobiliser pour les élections municipales.
Et je souhaite simplement rappeler à chacune et chacun l'importance de la démocratie locale. Et la démocratie locale nécessite de la légitimité. Et la légitimité, c'est la mobilisation de la population pour exprimer des choix, des orientations, et aussi pour soutenir, notamment dans les communes les plus rurales, les élus qui sont dans une logique de sacerdoce, vraiment de mise à disposition de leur temps libre pour le bien collectif. Et cela mérite un encouragement au-delà même de la dimension programmatique ou budgétaire qui s'y est naturellement à ces élections municipales.
Une émission olympique, je le disais aujourd'hui, Jean-Michel Arnault, puisque s'ouvrent ce soir les Jeux olympiques d'hiver de Milan et de Cortina en Italie. Qu'attendez-vous de cet événement ? En tant qu'élu, mais aussi en tant qu'amateur de sport de montagne.
Ce que j'attends d'abord, c'est un peu comme pour les JO de 2024, toutes proportions gardées, de l'enthousiasme, de la jeunesse et évidemment de l'ambition sportive pour nos 164 athlètes paralympiques et olympiques qui vont se mobiliser. C'est la plus grande délégation que la France n'a jamais envoyée à des Jeux olympiques d'hiver. Et je souhaite naturellement que ce soit d'abord une fête dans nos montagnes et puis des médailles aussi parce qu'on sort d'une période, c'est un peu comme pour Paris 2024, un peu difficile, instable, politiquement compliqué. Avoir un peu d'enthousiasme et du sourire dans les visages et dans nos montagnes ne peut faire que du bien.
C'est important ce type d'événements, les JO d'hiver, pour les territoires de montagne comme le vôtre ?
Oui, bien sûr, c'est essentiel parce que d'abord, c'est l'ADN de l'activité économique. Je dis souvent que la montagne n'a pour seule industrie que le sport d'hiver et les activités liées à la neige. Et c'est un élément constitutif des emplois et donc de l'emploi à l'année, pas simplement saisonnier pour nos montagnes. Et donc quand vous avez une mobilisation de toutes et tous, de la presse, un focus sur les enjeux de montagne et pas simplement de station, je parle bien des quatre saisons, de la vie à la montagne, de la question des services publics, de la question de la protection d'environnement, un focus sur nos montagnes, je pense que c'est essentiel.
Je le fais d'autant plus volontiers que je suis rapporteur depuis cette semaine de l'évaluation de la loi montagne, la loi littorale, 40 ans d'âge. Et je crois que ces événements nous permettent aussi de se projeter et de mettre la lumière. Et aussi d'imaginer la montagne de demain, la montagne de 2050, avec les enjeux démographiques, les enjeux sociaux et économiques, qui sont évidemment très présents dans nos montagnes, exposés à des difficultés liées au climat, liées à l'altitude et liées aussi à la déprise démographique.
Alors on se projette en 2030, puisque dans quatre ans, ce sont les Alpes françaises qui accueilleront les Jeux olympiques d'hiver, avec beaucoup de polémiques. En ce moment, il y a notamment une cascade de démissions au sein du comité d'organisation de ces Jeux olympiques 2030. Après, à la directrice des opérations, le directeur de la communication, c'est Bertrand Méheux, l'ancien patron de Canal+, et qui présidait le comité des rémunérations de l'événement, qui a démissionné et qui dénonce les dérives des organisateurs de l'événement. Est-ce que vous êtes inquiet sur le bon déroulement de l'organisation de ces Jeux ?
D'abord, il y a le quotidien, et notamment l'éphémère, ce que vous êtes en train de décrire.
Pour vous, c'est que l'éphémère, toute cette cascade de démission.
Et vous avez le fondamental. Le fondamental, c'est une candidature de deux régions. Le fondamental, c'est un budget qui a déjà été attribué pour lancer la dynamique de la Solidéo, de la société de livraison des équipements olympiques, du COJOP. Et vous avez, depuis hier, le Parlement français a une immense majorité qui a adopté un projet de loi olympique. Et puis, vous avez ce que vous décrivez. Plus vite, plus haut, plus fort, ensemble. C'est la devise olympique. Je pense que le dernier point de cette devise olympique devrait être à l'esprit de chacune et chacun. Je le dis ici de manière très directe. J'ai l'habitude de parler franc. Il faut que ces chamailleries cessent.
Il faut que les questions, au fond, soient réglées. Et s'il doit y avoir de nouveaux départs, que la purge se passe immédiatement et qu'on passe immédiatement à autre chose. Parce que nous avons besoin d'appui auprès des collectivités locales qui portent une partie de ces JO, auprès des sponsors qu'il va falloir mobiliser pour boucler le budget. Et puis, c'est également l'image et la force de la France qui est en jeu. Donc, maintenant, il faut qu'on passe à autre chose. Et M. Groupirant doit s'engager fortement. Et s'il ne s'engage pas, il faut qu'il en tire des conséquences.
Donc, Edgar Groupirant qui dirige le comité d'organisation de ces JO d'hiver 2030, ancien champion olympique de ski de bosse. On va écouter la réaction de la ministre des Sports sur cette série de démissions au sein du COJOP. La ministre des Sports qui a été interrogée par Stéphane Duguay.
C'est vrai que l'avantage que nous avons, c'est que nous sommes sur l'héritage, notamment dans les Alpes du Nord d'Alberville 92, puisqu'aujourd'hui, vous avez des grandes infrastructures, pistes de bobsleigh ou de trampolines de ski qui vont être réutilisées, bien évidemment rénovées, mais aussi en les rénovant, on va répondre aujourd'hui aux critères environnementaux, puisque la piste de bobsleigh, par exemple, sera beaucoup moins énergivore qu'elle ne l'est aujourd'hui. Donc voilà, je crois que c'est cette réussite. Vous savez, il y a peu de destinations dans le monde qui, demain, auront encore l'opportunité d'organiser des grandes compétitions internationales l'hiver.
La France en fait partie, et donc je crois que c'est une chance que nous devons saisir. Nous avons connu Chamonix, nous avons connu Grenoble, nous avons connu Albertville, nous connaîtrons les Alpes françaises, et peut-être demain, nous aurons encore le plaisir d'accueillir des grandes compétitions dans notre pays.
Donc voilà, la ministre des Sports qui revenait sur les opportunités que représente cette organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030. Restons quand même sur la gouvernance. La gouvernance Jean-Michel Arnaud, vous citiez Edgar Gros-Piron, est-ce qu'il y a un problème avec la gouvernance actuelle de l'événement ? Notamment avec Edgar Gros-Piron.
Ce que je crois, c'est qu'il est assez fréquent que dans des événements de cette nature-là, il y ait des recalages. On est visiblement dans cette période-là. Ça tombe au pire moment, puisqu'on est aujourd'hui à l'ouverture des JO de Milan en Cortina. On a, dès le lendemain de ces JO, une échéance qui a moins de 4 ans. Bon, maintenant, il faut que les choses soient mises en ordre. Il y a des sujets de fond. Le sujet de fond, c'est qu'on n'avait pas de cadre législatif. On l'a. Des sujets de fond, c'est la carte des sites. Valdisère a rejoint la dynamique et la carte des sites nous est promise de manière affinée au mois de juin. Trois, il faut mobiliser la population.
La population sportive, la population jeunesse, les acteurs socio-économiques. Et évidemment, concerter mieux que nous l'avons fait jusqu'à aujourd'hui. Il faut donc que le COJOB déploie son organisation sur les territoires, notamment sur les 4 clusters, dont le Briançon est. Mais voilà, on ne peut plus attendre. Maintenant, les choses sont en train de se caler, de se purger. Très bien. Maintenant, il faut passer la deuxième, la troisième et la surmultiplier.
Alors justement, on va parler du fond de l'organisation de ces Jeux Olympiques 2030. Comment ça marche ? On va en parler avec vous, Stéphane. On entend beaucoup ce nom, le COJOB, le Comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques. Mais qu'est-ce qu'il fait exactement ? Alors, c'est assez simple, Alex. C'est lui qui planifie, qui finance et qui s'assure du bon déroulement des Jeux Olympiques et Paralympiques, en l'occurrence qui auront lieu dans les Alpes françaises. Et tout va aller très vite parce qu'il faut être prêt dans moins de 4 ans. Je vous rappelle que les épreuves auront lieu du 1er au 17 février entre Nice, Briançon, la Savoie et la Haute-Savoie. Donc, c'est demain.
Et qui est représenté au sein de ce COJOB ? Alors, vous en avez déjà un peu parlé avec la crise actuelle qui touche le COJOB. Il y a un tandem entre le président, Edgar Gros-Piron, et le directeur général, Cyril Linette. À leur côté, il y a d'autres directeurs. Au sein du COJOB,
vous avez aussi les membres fondateurs des deux régions hautes, la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce sont elles qui ont porté ce projet Alpes françaises 2030.
Il y a aussi l'État, les représentants du mouvement sportif, le CNOSF, le CPSF. Il y a aussi, vous avez aussi, des élus locaux, des athlètes. Voilà, donc, beaucoup de monde qui est représenté dans ce COJOB. Alors, concrètement, Stéphane, maintenant que la loi olympique a été définitivement adoptée par le Parlement cette semaine, que doit faire le COJOB ? Vous en parlez un petit peu.
Au-delà de régler ces problèmes en interne
que connaît le COJOB, il va falloir trouver des partenaires privés pour les Jeux, parce que, certes, les Jeux sont financés par de l'argent public, mais surtout par de l'argent privé. Pour le moment, le budget qui a été arrêté pour le COJOB, c'est 2,1 milliards d'euros, dont 362 millions d'euros de l'État, 100 millions des collectivités des deux régions, ce qui nous fait donc 462 millions d'euros d'argent public. Une des missions du comité d'organisation, c'est de mener à bien, par exemple, à la construction du futur village des athlètes, du futur village olympique, des nouveaux équipements sportifs. Et pour ça, il s'appuie sur la SOLIDEO.
Vous l'avez évoqué d'un mot, c'est un autre acronyme qui veut dire la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques. La SOLIDEO qui a son propre budget pour faire les travaux. Oui, un budget qui est pour l'instant évalué à 1,4 milliard d'euros. Donc, à ajouter, en plus du budget du COJOB, une somme qui doit permettre de réaliser au total une quarantaine d'ouvrages. Là aussi, le budget est abondé avec de l'argent public. 868 millions qui viennent de l'État et des régions hautes. Et il y a encore 500 millions d'euros à trouver avec des partenaires privés, notamment des promoteurs immobiliers.
Jean-Michel Arnaud, certes, les Jeux d'hiver, ça coûte moins cher que les Jeux d'été. Mais est-ce qu'on peut s'attendre à un surcoût par rapport à ces 3,5 milliards d'euros ou ces 3 milliards d'euros qui sont prévus aujourd'hui ? La ligne de conduite des deux présidents de région qui sont à l'origine de cette candidature est claire. Pas de dépassement. Donc, là aussi, on a un enjeu majeur, que ce soit avec le COJOB ou avec la SOLIDEO, c'est de tenir la ligne financière.
Parce que, vous l'avez remarqué certainement dans le projet de loi qui a été voté hier par le Parlement, l'article 5 prévoit des plafonnements en cas de déficit et les régions sont engagées au maximum à 75 millions d'euros pour chacune d'entre elles à la contribution à l'éventuel déficit. On ne peut pas mettre en difficulté, en risque, les collectivités locales. Donc, la ligne de conduite aussi ensemble, je reviens sur le quatrième point de la devise, c'est de trouver les solutions. Je suis quand même relativement optimiste et prudent à la fois puisqu'il y a des consultations actuellement, par exemple, pour le fort des Trois-Têtes.
Des groupements d'entreprises se sont positionnés pour ce village olympique. Il faut dépouiller, il faut travailler. Maintenant, on est vraiment les mains dans le cambouis pour travailler dans le détail.
Il n'y a toujours pas
de partenaire privé qui s'est déclaré ? C'est l'engagement qu'avait pris le COJOP d'engager sur l'année 2026, c'est-à-dire en cours, les partenariats. Je ne suis pas des plus pessimistes en la matière parce que, pour l'instant, les grands comptes habituels, EDF et d'autres seront certainement présents. La Poste et, j'imagine, quelques grandes entreprises par ailleurs. Mais il faut effectivement les démarcher. Et pour ça, il fallait une gouvernance assurée. On voit très bien qu'il y a encore des tâtonnements et des ajustements. Il fallait un projet de loi de finances qui engage un certain nombre de crédits pour la partie fonds publics. C'est le cas. Et il fallait un projet de loi olympique.
C'est le cas aussi. Donc voilà, je pense que, symboliquement, le passage de témoins et le passage de la flamme à l'issue des Jeux olympiques de Milan-Cortina va constituer un élément symbolique et un moment de passage important. Il faut que maintenant tout le monde se mette en mouvement. C'est toujours compliqué de mener des affaires comme celle-ci. C'est toujours compliqué de le faire sur deux territoires, quatre départements. Mais c'est aussi l'ambition de ce projet de ne pas concentrer sur une seule ville mais de pouvoir bénéficier sur l'ensemble du territoire un projet à rayonnement international aussi au titre de l'aménagement du territoire de toutes les ailes françaises.
Et je crois que c'est aussi ça, cette ambition. Cette ambition, il faut que nous l'apportions. Il faut également que nous soyons attentifs pour éviter les débordements. Il faut maintenant que celles et ceux qui ont été nommés pour mettre en œuvre cette feuille de route se mettent au boulot plus qu'ils ne l'ont fait pour obtenir des résultats et franchir les prochaines étapes.
Jean-Michel Arnaud, vous évoquiez que les collectivités peuvent combler le déficit à hauteur de 75 millions d'euros. C'est dans la loi olympique que vous allez voter. Les sénateurs, dont vous faites partie, n'étaient pas favorables à cette disposition à l'origine. Pourquoi finalement vous l'avez accepté en commission mixte paritaire ?
Quelle figure dans le projet ? J'ai demandé au Sénat qui m'a suivi à ce que l'article 5 de la première lecture ne soit pas voté pour justement caler les conditions dans lesquelles les régions seraient éventuellement exposées à un déficit. Ce qui a été fait d'un commun accord entre le Dijob, c'est-à-dire l'interministérialité, le gouvernement et les deux régions. C'est la raison pour laquelle on a réintroduit à la lecture de l'Assemblée nationale confirmée par le Sénat et en commission mixte les conditions dans lesquelles, je viens de vous rappeler, chacune des régions s'engage en cas d'éventuel déficit. qui se disent peut-être 3 milliards d'euros, c'est beaucoup pour des Jeux olympiques.
Qu'est-ce que vous leur répondez à ces gens qui se demandent peut-être quelle est l'utilité de dépenser 3 milliards d'euros en période de crise budgétaire ? Dans tous les cas, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a deux types de budgets pour ces JO. Le budget pour la livraison des équipements olympiques proprement dit, qui sont des équipements sportifs. Normalement, l'équilibre se fait dans le cadre des financements, notamment l'accompagnement du comité international olympique. Et puis, il y a tout ce qui concerne l'héritage à venir. C'est évidemment là-dessus qu'en tant qu'élu locaux, en tant qu'élu d'un département concerné, je me concentre pour mon département.
C'est une heure et quart de gains en matière de transport ferroviaire entre Marseille et Brionçon. C'est des dizaines de millions d'euros d'amélioration, de financement, d'amélioration de la RN94 qui est l'axe principal entre Brionçon et Marseille. C'est évidemment un travail sur le fort des têtes qui est un des patrimoines vaubant classé UNESCO qui donne l'occasion à l'occasion des JO d'être rénové et d'en faire à la fois un village olympique dans une première phase et ensuite des logements, y compris pour des saisonniers, y compris pour des logements permanents.
C'est aussi cela, travailler sur l'héritage, sans parler de l'héritage immatériel qui est effectivement à la mobilisation de toute la jeunesse de la montagne pour aller vers les métiers de la montagne, pour continuer effectivement à travailler dans la montagne, une montagne active, une montagne dynamique et une montagne qui se projette dans l'avenir, y compris confrontée au réchauffement climatique que personne ne conteste.
Alors un événement qui sera bénéfique à votre territoire, selon vous, mais maintenant on va voir si les citoyens sont assez associés à ce projet des JO d'hiver 2030. Pour en parler, on accueille Claudie Léger qui est élue écologiste au Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Bonjour Claudie Léger. Bonjour. Justement, vous vouliez intervenir sur la question de la participation citoyenne dans cet événement.
Oui, bonjour. Monsieur Arnaud expliquait que maintenant le projet devait avancer avec le vote de la loi olympique et puis qu'il reconnaissait qu'il fallait mieux concerter désormais notamment la population, eh bien nous partageons le même avis mais nous on le demande depuis le début de cette candidature, depuis 2023 et nous n'avons jamais été entendus et il a fallu qu'on saisisse le juge des référés et qu'il nous donne raison fin janvier.
Nous, ce sont les élus régionaux, des parlementaires mais également un collectif citoyen, des associations et effectivement depuis le début de ce dossier, on se rend compte qu'on ne peut pas engager des milliards sans concerter la population et donc le juge des référés vient de nous donner raison et il faudrait désormais que la concertation se mette en place et qu'il y ait un vrai débat public éclairé là-dessus pour que ce projet qui est reconnu du coup d'intérêt national, un projet global avec des conséquences majeures sur l'environnement puisse faire l'objet d'un vrai débat auprès des citoyens.
Donc pour nous c'est une victoire juridique puisque malheureusement d'un point de vue politique jusqu'à présent nous n'avions jamais été entendus sur ce point et je voudrais savoir du coup vu que l'État, les régions sont sièges au COJOP et aussi à la Solidéo dans quelles mesures les parlementaires par exemple aussi peuvent influer et demander à la Solidéo de respecter le droit de l'environnement ?
Jean-Michel Arnaud alors d'abord une première réponse sur cette consultation citoyenne le juge des référés qui estime que pour l'instant le débat public n'a pas commencé qu'il devrait commencer compte tenu des milliards d'euros qui sont engagés.
D'abord c'est un jugement sur un référé donc sur la notion d'urgence je crois savoir qu'un appel a été fait de cette décision nous verrons en appel ce qui sera décidé mais au-delà de ces argus-ci et de ces dimensions juridiques allons au fond le gouvernement je dis bien le gouvernement a proposé puisqu'il s'agit d'un projet de loi qui a été aujourd'hui adopté une concertation par chacun des sites sur chacun des sites sur chacun des pôles donc c'est dans la loi ça sera de toute façon une obligation pour les acteurs organisateurs de consulter la population puisque c'est dans la loi.
Deuxièmement nous avons aujourd'hui le Parlement le Parlement est souverain il représente le peuple français dans sa diversité les territoires au Sénat la population à l'Assemblée nationale il y a eu des débats très longs jusqu'à une commission mixte qui a donné un accord donc la concertation au moins avec les représentants de la nation a eu lieu ensuite je tiens à le dire nous avons des débats municipaux et sauf erreur de ma part madame on voit bien que ces débats municipaux dans les différents pôles sont alimentés par cette question olympique donc le débat le débat naît vit dans le cadre des élections municipales et nous verrons bien la manière dont la population se positionne même si évidemment les élections municipales ne sont pas un référendum pour ou contre les Jeux olympiques mais alimentent des problématiques plus générales et puis je vous le dis comme je le pense oui effectivement il faut aller plus près et plus proche des citoyens pour discuter de ces sujets parce que le vrai débat c'est emmener la population et je vous rappelle également que lors des JO de 2024 nous avions à peu près les mêmes problématiques je me souviens du flot de critiques sur l'organisation des JO des débats sans fin dans la région parisienne sur l'intérêt l'inconvénient les avantages qu'ils pouvaient avoir les JO et le débat a eu lieu et au bout du compte ça a été une belle fête donc je pense que il faut que chacun je l'ai dit tout à l'heure se mette au travail pour pouvoir concerter dans les meilleures conditions possibles encore faut-il connaître le détail des sites encore fallait-il connaître si le législateur donnait les moyens pour mettre en place la concertation nécessaire et par ailleurs s'il y a une accélération d'un certain nombre de procédures il n'y a pas une annulation des procédures la population sera évidemment concertée des enquêtes publiques auront lieu la question est de savoir est-ce que c'est la commission nationale du débat public qui doit s'emparer de ce débat je crois que c'est aussi ce sujet-là qui est à travers le référé dont vous faisiez état tout à l'heure en question nous verrons bien ce qu'en appel les juges diront
Claudie Léger
oui alors sur l'appel effectivement il y a effectivement un pourvoi en cassation de la part de la Solidéo néanmoins en fait le jugement il est exécutoire immédiatement et donc nous avons nous toute légitimité si la Solidéo traîne à faire la publicité du projet à informer la population et hésite encore à saisir la CNDP nous pourrons ressaisir le juge dans ce cas-là donc en fait on se place vraiment dans le strict respect du droit de l'environnement de l'article 7 de la charte de l'environnement qui expliquait que dès le départ dès l'annonce de la candidature il aurait fallu que la population soit associée à ce projet et pas à rebours j'entends bien effectivement l'article 12 du projet de loi propose de faire des réunions publiques dans les bassins de vie mais c'est une autre logique encore que celle qui s'impose par la charte de l'environnement puisque faire des réunions publiques dans les bassins de vie c'est inverser la logique c'est faire de l'information plutôt descendante sur un projet qui est déjà on va dire à peu près ficelé alors que c'est sur l'intérêt même du projet que les citoyens auraient dû être consultés et d'ailleurs vraisemblablement il n'est pas trop tard pour le faire en tout cas c'est ce que dit le juge concernant les débats municipaux effectivement ce sujet doit être mis sur la table moi-même je suis élue communale à Albertville en Savoie et ce débat a bien du mal à être mis sur la table parce que tous les candidats n'ont pas d'informations sur ce que ça va impliquer pour leur territoire en termes financiers en termes de projet en termes d'équipe
Merci beaucoup Claudie Léger pour votre intervention je rappelle que vous êtes élue écologiste au conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes Jean-Michel Arnaud on finit en parlant d'agriculture vous êtes exploitant agricole et au Sénat le sénateur LR les républicains Laurent Duplomb a présenté une nouvelle proposition de loi sur l'agriculture après son premier texte l'an dernier qui avait fait beaucoup de bruit il présente une nouvelle proposition de loi pour autoriser au final l'utilisation de l'acétamipri d'un néonicotinoïde tueur d'abeilles une mesure qui avait été retoquée par le conseil constitutionnel dans son premier texte et cette loi Duplomb 2 elle provoque la colère des écologistes on va les écouter On a un précédent quand même le chlordécone on a fait pareil on a dit on va remettre ces produits là parce qu'il faut voir le temps et donc on a fait ça d'année en année on voit les conséquences aujourd'hui non seulement les conséquences sur la santé humaine qui sont dramatiques mais les conséquences environnementales c'est-à-dire qu'aujourd'hui on est incapable de dépolluer Il a raison Laurent Duplomb de s'entêter pour autoriser cet acétamipri de ce néonicotinoïde qui est interdit en France mais autorisé dans d'autres pays européens
Ce que je peux vous dire d'abord c'est qu'une démarche qui n'est pas uniquement liée à la personne du sénateur Duplomb qui est la cible d'attaques que je considère inacceptables à la rencontre d'un parlementaire quelles que soient les positions du parlementaire Si M.
Gontard était attaqué je dirais la même chose Je crois que chacun a le droit dans une démocratie de pouvoir exprimer ce qu'il pense d'une situation Par ailleurs sa démarche est plutôt intergroupe alors elle n'est pas unanime au Sénat mais elle intergroupe et trois la démarche de Duplomb vise essentiellement à corriger ce que le conseil et le juge constitutionnel a indiqué plus de ciblage des problématiques liées aussi à la temporalité et sur la partie également dispersion des substances donc sur ces trois points il est fait une contre-proposition pour tenir compte de ce que le juge constitutionnel a indiqué je crois que c'est de bonne guerre que le parlementaire comme parlementaire que le législateur se préoccupe aussi de ce qu'a dit le juge constitutionnel pour entrer dans le cadre ensuite sur le fond au-delà de la question de la forme juridique il y a des études qui montrent que ce produit est nocif sur le fond pardonnez-moi sur le fond vous avez trois cultures pommes cerises et noisettes qui sont en grande difficulté dans ce pays et donc la question de la souveraineté nationale la souveraineté même européenne et la surtransposition d'un certain nombre de règles européennes dans le droit français se posent ces produits dont vous parliez sont évidemment des produits potentiellement nocifs personne ne le conteste le sujet c'est que on est dans un marché unique européen agricole et les règles ne sont pas toutes appliquées de la même manière dans l'Union européenne je ne vous parle même pas de la situation par exemple en Turquie qui est hors normes donc le vrai sujet c'est de savoir est-ce qu'on se bat à armes égales pour pouvoir produire dans des conditions où les consommateurs puissent effectivement acheter de manière sécure mais aussi au bon prix des produits français ou européens le sujet il est là ensuite Marc Fénaud quand il était ministre de l'agriculture a dit redit régulièrement tant qu'on n'a pas une solution pour pouvoir traiter un nuisible on doit pouvoir effectivement utiliser des produits en faisant en sorte qu'ils soient utilisés dans les meilleures conditions possibles pour ne pas altérer la situation de nos concitoyens voilà le point d'équilibre donc je pense que dans ce sujet là comme dans bien d'autres aujourd'hui il faut de la nuance il faut de l'analyse et il faut aussi comprendre ce qui se passe dans les territoires
que la santé publique passe au second plan par rapport à cette compétitivité économique
disons que c'est un équilibre je dirais à un moment la santé publique est évidemment une valeur cardinale à respecter mais on a une obligation aussi soit d'interdire la totalité de produits en Europe soit d'avoir des clauses miroirs aussi vis-à-vis des produits extra-européens parce qu'on a un vrai sujet sur le CETA et plus encore sur le Mercosur en la matière mais on ne peut pas demander aux agriculteurs de produire de la qualité à un bon prix tout en acceptant des règles et en faisant en sorte que ces agriculteurs s'ils ne produisent pas ici soient mis en difficulté par des introductions de produits venant d'autres pays européens qui eux ont ces produits c'est ça le sujet en fait et donc un peu de sérénité un peu de nuance et un peu de compréhension mutuelle et évitons les caricatures de part et d'autre
Sérénité on finira par ce mot merci beaucoup Jean-Michel Arnaud d'avoir été le sénateur du jour merci Stéphane on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale Oui je veux parler notamment de ces femmes qui témoignent des discriminations et des violences sexistes qu'elles vivent au quotidien dans la Nièvre Allez tout de suite place à l'entretien c'est le patron de la banque publique d'investissement qui nous rejoint Bonjour Nicolas Dufourque Bonjour Vous êtes le directeur général de BPI France autrement dit de la banque publique d'investissement on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview je présente votre livre qui s'intitule La dette sociale de la France 1974-2024 paru en automne dernier aux éditions je le montre bien voilà pour la caméra paru aux éditions Odile Jacob c'est un livre qui retrace l'histoire de la dette française qui essaye de l'expliquer sur les différentes périodes politiques et avec également des entretiens que vous avez réalisés avec des responsables politiques des anciens présidents de la République des anciens premiers ministres puis également des syndicalistes avant de rentrer dans les questions d'actualité peut-être un mot sur le rôle de BPI France pour notre économie BPI France Banque des Entrepreneurs de 7 à 77 ans j'ai envie de dire donc toute l'économie française tous ceux qui ont décidé de faire un pas de côté pour créer leur entreprise tous ceux qui sont les successeurs de dynasties familiales le monde de la PME le monde de l'ETI le monde de la grande entreprise l'économie française donc on déploie à peu près 65 milliards d'euros par an donc grand financeur de l'économie française une question sur l'industrie Nicolas Dufour car les chiffres viennent de tomber pour l'année 2025 il y a plus maintenant de fermeture d'usines que de création d'entreprises industrielles notamment dans le secteur automobile est-ce que la France est en train de retomber dans une vague de désindustrialisation ?
On n'est pas reparti sur un toboggan comme ceux qu'on avait vécu et dont j'ai fait l'histoire dans un livre précédent mais c'est sûr que l'industrie c'est difficile donc c'est vraiment vis-à-vis de nos concurrents mondiaux qui sont extrêmement puissants une guerre d'attrition et donc on on renouvelle le tissu des entreprises industrielles françaises on les entrepreneurs le font et nous le finançons nous la BPI avec tous nos partenaires financiers à un rythme qui est un rythme peut-être encore insuffisant en effet une partie de l'industrie qui ne s'est pas forcément modernisée qui est restée sur des produits qui sont des produits ultra concurrencés par nos concurrents asiatiques effectivement tombe mais à la place viennent d'autres usines qui sont celles que nous finançons qui sont ultra productives ultra technologiques des salles blanches qui n'ont absolument rien à voir avec l'industrie qu'on connaissait par le passé dans une proportion qui est légèrement inférieure aux usines qui ferment de quelques dizaines donc il y a encore un coût d'accélérateur à donner dans cette transition oui parlons du budget Nicolas Dufour puisque le parlement a adopté enfin cette semaine le projet de loi de finances 2026 un budget de compromis entre le gouvernement et notamment les socialistes avec un déficit annoncé pour l'an prochain de 5% du PIB est-ce que c'est un bon budget alors c'est vraiment pas mon rôle de commenter le budget en tant que directeur général de la BPI ce que je peux simplement dire c'est que c'est un budget en grand déficit comme l'année dernière comme l'année d'avant comme l'année d'avant voilà et donc transition vers le bouquin d'une certaine manière c'est que la machine à produire du déficit budgétaire qui est en fait un déficit social français tourne à plein depuis très longtemps et personne n'a pu l'arrêter on va en parler de cette dette sociale grandissante de la France est-ce que ça aurait eu des conséquences plus négatives de ne pas avoir eu de budget voté et d'avoir une loi spéciale qui fait tourner le pays pour l'économie écoutez j'en sais rien je ne sais pas le dire je crois que personne ne le sait ce qu'on peut constater c'est que nos voisins espagnols du sud ça fait 3 ans qu'ils n'ont pas de budget et ils sont à 3% de croissance et ils baissent leur déficit comment ?
et ils baissent aussi ils baissent leur déficit puisqu'il y a un certain nombre de crédits qui sont gelés inévitablement et après tout c'est peut-être une recette pour le maigrissement de l'État non la réalité c'est que dans le contexte constitutionnel, juridique des finances publiques françaises on ne sait pas bien répondre à votre question dans ce budget il y a une hausse de l'impôt sur les sociétés pour les grands groupes qui ont fait des bénéfices plus 7,3 milliards d'euros est-ce que ça peut freiner notre économie ?
oui freiner notre économie bien entendu la taxation sur la valeur ajoutée industrielle française elle est pratiquement du double de ce qu'elle est en Allemagne donc il faut juste avoir en tête que les impôts plus il y en a moins il y a d'investissement dans les machines et dans les robots c'est simple dans les entreprises industrielles en tout cas voilà donc les grandes entreprises peuvent parfaitement faire ce genre de geste une fois deux fois à condition que dans le même temps on s'attaque à la fameuse machine folle dont je fais l'histoire dans mon livre mais si on ne s'y attaque pas c'est un coup d'épée dans l'eau et elles le prennent par conséquent extrêmement mal on va parler de cette folle machine de la dette française que vous analysez dans votre livre une dette qui est surtout liée finalement à notre sécurité sociale 60% de la dette publique et de la dette sociale ça veut dire quoi ?
ça veut dire qu'on a un beau modèle social protecteur mais on n'arrive pas à le financer exactement c'est un peu l'ange et la bête vous savez c'est à dire que notre modèle social il est unique au monde c'est le meilleur bon voilà il n'y a pas un pays qui protège autant ses concitoyens qui a pris autant de décisions de solidarité en réalité il n'y en a pas donc on est au top mais en même temps en PIB par tête on glisse tout le temps et pourquoi ?
et tout simplement parce que 10% de ce modèle est financé par nos petits-enfants nos arrières-petits-enfants dans l'espèce des eaux du déluge qui sont reportés à l'infini devant nous et ça honnêtement si j'utilise un adjectif vernaculaire c'est moche quoi moralement c'est inadmissible comment on explique cette délire ?
et donc ce qui est l'ange peut devenir la bête il faut absolument qu'on règle ce problème il faut qu'on arrête d'endetter l'état-providence on ne peut pas financer des prestations sociales c'est à dire le revenu que vous recevez dans votre poche tous les mois pour payer vos factures d'électricité d'eau et vos loyers par la dette publique c'est pas possible on s'y est habitué on ne s'en est même pas aperçu c'est comme une petite drogue au début il y avait une goutte puis deux gouttes puis trois gouttes et puis ensuite des grosses seringues et c'est l'anesthésie totale on ne s'en rend même pas compte donc je tire la solenne d'alarme donc il y a une dépendance à la dépense publique de nos gouvernements depuis 50 ans ?
alors ça c'est complètement clair mais il y a surtout une dépendance à l'idée de financer des prestations sociales c'est à dire des revenus de transfert par la dette nos anciens ceux qui m'ont formé quand j'étais jeune à 29 ans pour eux c'était sacrilège c'est impensable on ne finançait jamais des prestations sociales par de la dette c'est comme une compagnie d'assurance vous êtes assuré elle va pas s'endetter pour financer votre prime automobile quand vous avez un accident c'est circulaire elle finance avec les cotisations qui ont été payées or depuis 1974 petit à petit jusqu'à aujourd'hui 10% des prestations sociales financées par la dette on s'y est habitué il y a cette phrase qui est intéressante dans votre livre c'est une citation de Nicolas Sarkozy en 2007 il est élu président de la République et il promet des réformes structurelles quand même une forme de rigueur budgétaire et puis finalement face à ses ministres il refuse de désindexer les prestations sociales de les baisser et il dit cette phrase le peuple français est régicide est-ce que finalement il y a une peur du politique à faire certaines réformes qui expliquent cette dette croissante incontestablement c'est pour ça que vous savez quand la France a de graves problèmes en général tout le monde est responsable c'est pas la peine de passer son temps à chercher des boucs émissaires c'est que la société toute entière a fait un choix collectif sans d'ailleurs trop s'en apercevoir qui est un choix qui conduit au résultat auquel nous sommes confrontés aujourd'hui donc la société française de 2007 très clairement faisait passer à la classe politique le message qui est si vous touchez à la moindre chose de ce qu'on appelle le modèle social français et bien la sanction sera féroce peut-être aussi est-ce parce qu'on ne leur a pas dit à ce moment-là que ce modèle social était financé par la dette c'est l'information qui manquait donc moi mon rôle dans cette affaire c'est de révéler ce secret de famille un secret de famille c'est quelqu'un qui vous dit comment tu ne savais pas bah non je ne savais pas tu ne me l'as pas dit mais si je te l'ai dit non non tu ne me l'as pas dit donc le secret de famille c'est que les trois derniers jours de chaque mois de retraite versée aux français sont payés par nos arrières petits enfants est-ce que ce n'est pas aussi un échec de la politique de l'offre qui finalement est mise en place depuis dix ans par François Hollande puis par Emmanuel Macron c'est-à-dire baisser les impôts des entreprises pour essayer de relancer la croissance mais au final vider les caisses publiques non pas du tout justement ça pas une conséquence pas du tout ça c'est vraiment le contresens analytique total pour financer l'état de providence qui croit de 4% par an il faut normalement une économie qui croit de 2 à 2,5 donc il faut soutenir l'économie encourager les entrepreneurs libérer les énergies on appelle ça la politique de l'offre allez savoir pourquoi en fait cette politique fondamentale qui est l'économie c'est bien il faut aider les entrepreneurs elle remonte à 1983 au tournant de la rigueur donc ça fait maintenant 40 ans qu'on est dans cette politique là sauf que en réalité c'est l'inverse on n'en fait pas assez puisqu'on ne croit que de 1 à 1,2% alors que les entrepreneurs se battent les flancs avec une énergie phénoménale il faudra encore plus baisser les impôts des entreprises il faut bien entendu qu'il faut baisser plus les impôts sur l'industrie en particulier sinon nous ne serons jamais compétitifs et il faut poser la question du financement du modèle social sur le travail et donc sur l'entreprise et puis il faut reconnaître que quand vous avez 53% des électeurs français adultes donc des adultes dont le revenu mensuel est un chèque qui est fait par l'état 53% vous êtes allé trop loin dans les grands équilibres de la société française voilà et donc aller chercher du côté de la responsabilité de la politique de l'offre c'est le contresens total et c'est l'impasse intellectuelle on va parler des solutions que vous proposez vous avez publié une tribune récemment dans le Figaro où vous dites la France est peut-être condamnée à 10 ans d'austérité pour ses finances publiques mais c'est peut-être ça le risque si on va vers de l'austérité on aura du mal à relancer de la croissance c'est ce qu'on dit depuis 40 ans pour pas faire l'austérité et ça va de mal en pille bon voilà donc ça marche pas à un moment c'est comme dans une famille vous êtes endetté vous remboursez quoi c'est tout c'est du bon sens près de chez soi je pense que les français peuvent comprendre tous les français ont la moitié du cerveau vous savez c'est la publicité du Crédit Agricole le bon sens près de chez soi ils ont un pied sur terre puis ils ont l'autre moitié qui est une moitié un peu religieuse magique où ils aimeraient continuer de croire à l'état infini donc vous pensez que le candidat à la présidentielle 2027 qui arrive devant les français et qui va dire je vous promets 10 ans d'austérité il va être élu non il n'y a pas il n'y a pas d'offre politique possible aujourd'hui dans la structure de la société française pour cette lucidité là mais moi ce que je pense c'est que si on dit la vérité aux français et qu'on la dit simplement sans pointer personne du doigt parce qu'il n'y a aucun sujet moral dans cette affaire il ne faut pas aller culpabiliser ça ne sert strictement à rien les gens ont piloté leur vie comme ils le devaient il n'y a rien à dire mais si on leur dit un certain nombre de vérités cardinales comme ça dont ils font ensuite leur miel pour construire leur vision du monde je pense que la société française va commencer à demander à sa classe politique de régler le problème alors selon vous il faut plutôt baisser les impôts des entreprises mais est-ce qu'il faut augmenter les forces fiscales des français les plus aisés vous faites notamment une proposition qui est d'augmenter le reste à charge le remboursement médical pour les français les plus riches écoutez l'état providence il engendre un certain nombre de j'appelle ça des maladies auto-immunes il y en a une qui est la peur c'est-à-dire plus vous êtes protégé plus vous avez peur de tout c'est quand même terrible normalement vous êtes protégé vous devrez au contraire n'avoir peur de rien c'est l'inverse malheureusement qui se passe un peu la jalousie puis aussi une maladie auto-immune de l'état providence et vous avez aussi ce phénomène qui est qu'en fait beaucoup de gens se disent bon bah est-ce que je vais aller au bout de mes efforts potentiels personnels quoi et il faut dire que notre modèle qui est absolument miraculeux et qu'il faut préserver qui est d'une immense beauté j'ai toujours dit ça notamment dans la santé où tout le monde est soigné de la même manière quels que soient les revenus c'est extraordinaire unique au monde suppose que tous les individus français fassent le maximum d'efforts possibles dans leur vie c'est-à-dire travail travail travail travail créer de la valeur etc bon alors ensuite comment est-ce qu'on peut régler le problème les deux postes de dépense c'est la retraite et c'est la maladie la retraite il faut mettre un terme à la parenthèse qui a commencé en 1982 avec la retraite à 60 ans et il faut revenir à ce que les français connaissaient de 1945 et 1982 la retraite à 65 ans ça aujourd'hui je vous donne un chiffre vous avez 2,7 millions de français qui sont retraités de moins de 65 ans ça représente 50 milliards d'euros par an voilà la société française a décidé de dépenser 50 milliards d'euros par an pour permettre à des gens en bonne santé qui sont en général des experts fin de carrière qui ont tout appris qui sont parfaitement capables de rester connectés au monde du travail d'entrer dans le monde du loisir on ne peut plus se payer ça il y a un problème aussi d'emploi des seniors et des entreprises qui ne veulent plus je suis totalement d'accord avec vous c'est à dire que c'est trop facile aussi donc ça doit changer c'est à dire que sortir les seniors à 59 ans interdit les comportements doivent changer donc à la BPI typiquement on a une politique très claire et à mon comité exécutif j'ai des gens qui ont 66 ans la maladie c'est la question du reste à charge c'est à dire que le point GPS que tout le monde s'est fixé c'est remboursement à 100% de tout notamment au travers du régime des infections longue durée des maladies chroniques qui bénéficient aujourd'hui à 13 millions de français et à peu près un demi million de plus par an donc ça monte donc il faut rétablir du reste à charge comme partout en Europe et là les malades les plus riches soient moins remboursés et donc là la question est réellement politique autant tout ce que je dis jusqu'ici je pense devrait être transpartisan mais quand on va vers les solutions les questions politiques reviennent est-ce qu'on fait un reste à charge sous condition de ressources dans mon livre je prends partie je dis que oui d'autres disent que non ça c'est un vrai débat parce qu'on n'est plus dans un modèle contributif je contribue et donc je suis remboursé là c'est de la solidarité on est déjà dans un modèle solidariste dans l'assurance maladie puisque les cotisations sont déplafonnées alors que les gens sont à peu près malades de la même manière modulo la pénibilité des ouvriers donc c'est déjà ultra redistributif la maladie encore une fois là aussi toujours je répète la plus redistributive du monde puisque les gens dans les autres pays européens n'ont pas de cotisations déplafonnées mais il faut un effort supplémentaire et je pense que on peut s'envisager un effort supplémentaire en effet la maladie la dépense maladie c'est une dépense des personnes âgées donc les personnes âgées c'est elles qui détiennent l'épargne française et donc il n'y a pas d'autre moyen d'équilibrer la maladie l'assurance maladie française que d'aller puiser dans l'épargne des personnes âgées sous condition de quantité d'épargne ou sous condition de ressources parlons du contexte du contexte international et des défis que l'économie française doit relever vous avez signé une autre tribune cette semaine décidément vous signez beaucoup de tribunes cette tribune elle est à l'initiative du commissaire européen Stéphane Séjourné commissaire à la compétitivité et elle prévoit elle demande d'instaurer une préférence européenne un bail européen act dans nos achats stratégiques est-ce qu'il faut que l'économie européenne prenne un tournant véritablement protectionniste c'est-à-dire voilà on ferme on ferme les boutiques alors le mot protectionniste il met un mot un peu daté pour qualifier ce que la Chine fait et ce que les Etats-Unis font en fait ils défendent leurs intérêts en pilotant de manière extraordinairement puissante ce sur quoi ils se protègent ce sur quoi ils s'ouvrent ce sur quoi ils acceptent les investissements étrangers pour obtenir des transferts de technologie c'est incroyablement en plastique et c'est ça qu'il faut qu'on fasse donc je salue l'initiative du commissaire séjourné à Bruxelles consistant à faire pivoter au fond la doctrine politico-économique de la commission qui jusqu'ici était extrêmement libre-échangiste dans un monde qui ne l'est plus et en même temps on a l'impression que Bruxelles la commission européenne met un coup d'accélérateur sur les accords de libre-échange que ce soit le Mercosur il y a un accord assez important qui a été signé avec l'Inde un accord avec l'Australie la Malaisie qui est des accords qui sont en préparation finalement la réponse à cette agressivité commerciale de Donald Trump et de la Chine pour la commission européenne c'est encore plus de libre-échange oui mais avec les plaques géographiques et tectoniques tierces donc l'Amérique du Sud et l'Inde avec lesquelles on n'est pas dans un régime de prédation avec les Etats-Unis on est dans une prédation digitale c'est-à-dire que les Etats-Unis nous ont entièrement mangé notre système artériel logiciel et digital et ça représente un déficit de la balance des services avec les Américains qui est gigantesque et qui ne fait que croître qui représente 250-300 milliards d'euros par an à l'échelle de l'Europe c'est considérable avec la Chine c'est la prédation industrielle avec l'Amérique du Sud c'est complètement équilibré et avec l'Inde aussi donc là on peut se permettre de rester libre-échangeiste quand les termes de l'échange sont corrects on ne peut plus se permettre d'être libre-échangeiste avec des prédateurs donc face à Donald Trump est-ce qu'il faut dire on n'achète plus américain sur certains secteurs notamment la défense quitte à retomber dans un bras de fer commercial avec lui ?
mais bien sûr il faut faire avec lui exactement ce qu'il fait avec nous de même qu'avec les Chinois il faut faire avec les Chinois ce qu'ils font avec nous c'est eux qui nous ont imposé le nouveau protocole on le reproduit on a les moyens de ce bras de fer commercial ? ça demande du courage mais en général le courage paye dans un premier temps il y a des punitions regardez Breton tirer Breton c'est absolument ça clé d'être d'avoir osé faire ça mais il faut les... il y a Breton donc l'ancien commissaire européen français qui ne peut plus aller aux Etats-Unis du coup ?
oui voilà enfin je veux dire c'est médiéval donc oui il n'y a pas de ticket gratuit c'est quand même c'est quand même la guerre mais on est obligé d'en passer par là un mot sur la montée de l'extrême droite que ce soit en Europe ou en France le Rassemblement National qui a de fortes chances d'arriver au pouvoir dans les prochaines années si on en regarde les sondages qui prône une baisse de l'immigration mais est-ce qu'on a besoin de l'immigration pour redresser cette économie française européenne ?
alors nos enquêtes sont très claires on a interviewé une dizaine de milliers d'entrepreneurs un tiers disent avoir besoin d'immigration de travail un tiers disent ne pas vraiment savoir et un tiers disent avoir été déçu par l'immigration de travail par la qualité en particulier et donc ne pas souhaiter y recourir à nouveau donc c'est très partagé bon quand on visite les usines automobiles de Stellantis à Sochaux vous avez 57 nationalités quand je rentre chez moi en Bretagne et que je regarde dans les champs qui ramasse les cocos de Paimpol ce sont des Sénégalais et donc il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt l'immigration de travail est inévitable et si on veut vraiment réindustrialiser la France même si on met un maximum de robots comme nos jeunes français n'ont pas très envie de travailler dans l'industrie il va bien falloir trouver des ressources on ne peut pas tout vouloir les français veulent la réindustrialisation souveraine mais leurs enfants n'ont pas envie de travailler dans l'industrie donc l'immigration de travail est probablement indispensable ensuite il faut pouvoir la choisir voilà l'immigration a choisi c'est la solution selon vous une dernière question peut-être plus personnelle le directeur général de BPI de la Banque publique d'investissement est nommé par le président de la République si jamais en 2027 c'est le Rassemblement National qui arrive à l'Élysée est-ce que vous souhaitez garder votre poste ?
Avec des si on met par exemple donc on verra bien mon mandat Saint-Héron en février 2028 donc c'est quasiment concomitant Merci beaucoup Nicolas Dufourc d'avoir été notre invité aujourd'hui je représente votre livre qui s'intitule La dette sociale de la France 1974-2024 une analyse en profondeur de la dérive des finances publiques françaises depuis 50 ans merci beaucoup d'avoir été notre invité tout de suite on va voir ce qu'il y a à la une de nos régions et à la une de nos régions on parle d'agriculture car que ce soit au niveau national au niveau régional les concours de bovins sont annulés depuis plusieurs mois pour éviter tout risque de propagation de la dermatose nodulaire contagieuse pour la première fois depuis 120 ans il n'y aura pas de vaches ni de taureaux au salon international de l'agriculture à Paris et ce n'est pas sans conséquence pour les éleveurs qui est mis sur ces grands rendez-vous pour valoriser leur travail le reportage de nos partenaires de TV Vendée signé Louise Viadjet
Cette année Sergent va rester dans son enclos pourtant à 5 ans ce taureau est en forme olympique pour son âge avec ses 1600 kilos mais à cause de la dermatose nodulaire aucun bovin ne sera accepté au salon de l'agriculture de Paris
donc le salon c'est plus une visibilité pour l'année à venir donc à tirer du monde par exemple en 2024 quand on avait fait la participation avec Sergent j'avais vu du monde du nord de la France de l'est de la France du centre de la France et de l'intérêt d'éleveurs étrangers que je pense que j'aurais jamais eu s'il n'y avait pas eu le salon d'agriculture
Beaucoup de concours départementaux ont aussi été annulés pour Jonathan et les éleveurs de bovins en général c'est une visibilité en moins pour l'avenir
Un élevage comme le mien je pense qu'il y a un tiers des reproducteurs donc j'en ai vendu à peu près la moitié de mes reproducteurs que j'avais gardés l'année dernière je pense que j'aurais pu vendre les trois quarts s'il y avait eu ces concours départementaux on aurait pu vendre trois, quatre veaux de plus sur les concours départementaux
Du côté de Marais-sur-Laye Olivier a un troupeau de 125 monts-béliards pour lui l'impact ne n'est pas tant économique c'est plutôt un coup dur pour sa motivation
Par la voie allaitière pas forcément beaucoup d'impact la génétique elle est présente forcément sur les concours mais financièrement on n'a pas beaucoup de retours directs Concernant par contre la voie allaitante là je pense qu'eux ils avaient un petit peu plus de dégâts notamment leur sortie sur le jeune reproducteur qu'ils vont mettre à la vente après ça leur permet de les placer et puis de leur mettre une plus-value notamment à la vente
Après plusieurs mois d'incertitude les éleveurs semblent voir le bout du tunnel
On est dans une période on va dire stable on voit que les marchés commencent à s'ouvrir dans les zones qui ont été vaccinées
Les éleveurs Les éleveurs continueront donc de surveiller de près l'évolution de la situation sanitaire
Voilà pour ce reportage de notre partenaire TV Vendée Allez on va faire le tour de la presse quotidienne régionale avec vous Stéphane et on commence en chaussant les skis et en partant à la montagne pour les Jeux Olympiques d'hiver en Italie Avec 10 bonnes raisons de regarder ces Jeux 10 bonnes raisons offertes par le Dauphiné libéré ce matin à la une du journal ce soir à 20h ce sera la cérémonie d'ouverture Donc le lancement officiel des Jeux Olympiques et Paralympiques de Milan-Cortina même si les épreuves ont commencé déjà depuis mercredi Alors pourquoi faut-il
tout arrêter pour regarder le ski alpin du patinage artistique ou encore du biathlon Et bien parce que la lutte pour les médailles d'or sera acharnée et ça commencera dès demain avec la descente homme à 11h30 c'est du ski
Tout ce qu'il faut suivre de ces JO c'est à retrouver dans les colonnes du quotidien jusqu'au départ du drapeau olympique pour la France qui accueillera les prochains Jeux Olympiques d'hiver en 2030 La presse locale raconte aussi ce matin les discriminations qui visent les femmes au quotidien Ah non c'est une femme elle va tomber enceinte Entendez Florence quand il y avait un recrutement
dans le supermarché où elle travaillait On me disait que je faisais du rugby parce que j'étais lesbienne ou pour plaire aux garçons que je n'avais pas la force nécessaire C'est Charline 16 ans qui le raconte alors qu'elle est la première fille de son lycée à prendre l'option rugby Ces témoignages et d'autres encore sont à découvrir dans une double page du journal du centre ce matin qui raconte la forte affluence hier lors d'une soirée débat Être femme dans la Nièvre organisée par le conseil départemental
300 personnes sont venues à la surprise d'un des organisateurs qui ont finalement troqué les trois ateliers prévus pour un micro ouvert un espace pour raconter les discriminations le sexisme la violence du quotidien subie par les femmes de la Nièvre sororité ajoute Marie 46 ans pour demander aux femmes présentes dans la salle de l'écoute une main tendue comme une forme de résistance plus solide au patriarcat Et on va à Clermont-Ferrand où le drame de Crans-Montana met les discothèques sous pression C'est le quotidien La Montagne qui le dit ce matin avec à sa une les boîtes de nuit sous pression depuis l'incendie dans le bar de la station de ski suisse au Nouvel An qui a tué 41 personnes et bien les contrôles se sont renforcés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes les fermetures administratives se succèdent mais le référent des boîtes de nuit de l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie veut rassurer sur ces établissements dans les pages du quotidien il explique que ces établissements
respectent des normes de sécurité très poussées et il l'affirme ce qui s'est passé à Crans-Montana
ne peut pas arriver en France par contre le vrai danger selon lui ce sont les barres d'ambiance qui peuvent ouvrir sans contrôle ni déclaration le reste c'est-à-dire dans la montagne Merci beaucoup Stéphane vous restez avec nous c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée aux élections municipales direction Paris où le candidat des socialistes des écologistes et des communistes Emmanuel Grégoire a présenté son programme et il veut axer ses propositions notamment sur la défense des associations face à ses adversaires de droite on l'écoute toutes ces associations qui oeuvrent chaque jour pour aider celles et ceux qui en ont besoin les plus fragiles ces associations qui sont la structure invisible de l'action publique de notre ville ces parisiennes et ces parisiens qui nous lient et nous relient tout ça va être bradé démantelé abandonné si Rachid Adati et Sarah Knafo gagnent cette élection à la submersion réactionnaire qui engage le monde et conservatrice qui touche tous les pays et qui guette notre pays malheureusement nous choisissons le rayonnement parisien et une enquête judiciaire a d'ailleurs été ouverte Stéphane après un porte-à-porte réalisé par l'équipe de campagne d'Emmanuel Grégoire dans le 7ème arrondissement de la capitale une enquête préliminaire pour atteinte à l'intimité et la vie privée et ça surprend dans le camp d'Emmanuel Grégoire qui voit la main de la candidate LR Rachid Adati maire de ce même 7ème arrondissement de Paris ce porte-à-porte
il a eu lieu dans des logements sociaux de la ville de Paris jusqu'à l'intervention de la police raconte le colistier d'Emmanuel Grégoire le communiste Yann Brossat qui était présent à ce porte-à-porte
ce sont des habitants
qui ont appelé la police renvoie l'équipe de Rachid Adati
en tout cas du côté d'Emmanuel Grégoire on dénonce une opération à cadabra non à cabra j'arrive pas à le dire pas facile à cadabrantesque exactement allez j'ai réussi à Cannes le maire et président de l'association des maires de France David Lissnard se présente c'était un secret de polichinelle le voilà à nouveau en piste pour conserver son fauteuil de maire de Cannes
et tenter de briguer un troisième mandat pour le moment David Lissnard fera face lors du premier tour de ses élections municipales à Michel Hugues pour la liste de gauche
PS, PC, Écolo et Lucas Musio pour le RN dans cette campagne municipale on parle beaucoup des maires mais on oublie aussi de parler des secrétaires de mairie qui sont essentiels notamment dans les campagnes et qui sont souvent des femmes 94% de ces secrétaires de mairie sont des femmes et elles sont multitâches c'est Véronique qui le dit elle qui partage son temps entre les mairies Despeigniers et Beaumont-sur-Dem c'est près de Tours ces journées elles ne se ressemblent pas suivies des sujets de voirie d'urbanisme dossier d'état civil le plus difficile dit-elle c'est d'être constamment interrompue et de passer du coq à l'âne la secrétaire de mairie et le véritable bras droit administratif du maire et pourtant il en manque de plus en plus 1900 postes sont vacants dans les communes rurales et si le Parisien nous en parle ce matin
c'est parce que d'ici 4 ans avec les départs en retraite il en manquera au moins 10 000 des postes sur les 23 000 au total que compte la France ça fait beaucoup la faute aussi à une rémunération qui est très basse en début de carrière un secrétaire de mairie gagne 1623 euros bruts
ça peut monter jusqu'à 1790 euros bruts en fin de carrière pas cher payé pour cette fonction essentielle tant pour le maire que pour les habitants qui viennent parfois se confier à Véronique d'autant que dans son village tout a fermé sauf la mairie Merci beaucoup Stéphane direction le département du Béry on va retrouver nos partenaires du journal Le Béry Républicain avec Mathis Rapaccioli bonjour bonjour Mathis bonjour alors à lire dans vos pages dans le Béry Républicain aujourd'hui un dossier sur ces élections municipales et vous avez choisi de faire le bilan en matière de sécurité oui tout à fait en fait on a différentes thématiques qui vont arriver celle de la sécurité
ne pouvait pas échapper mais on retrouvera également des dossiers sur le centre-ville la vie de quartier même le sport la santé aujourd'hui la sécurité s'est imposée dans la campagne que ce soit par la voix des candidats mais on a aussi tâché de donner la parole aux électeurs ce qui était un peu un défi donc c'est pour ça qu'on est sur deux pages aujourd'hui avec les propositions l'avis des Béruyers
et tout un bilan on va dire avec de l'actualité les chiffres de la délinquance c'est assez inévitable aujourd'hui de parler de sécurité
notamment parce que pour la première fois depuis 1995 on a un candidat du Rassemblement National qui est arrivé dans le scrutin de Bourges ça ne peut plus être oublié
même le maire sortant le dit on parle de police municipale on parle de caméras de vidéosurveillance on parle de police le dimanche également c'est tout autant de propositions qui sont à lire dans le journal du jour Vous parliez de Bourges la ville de Bourges qui est touchée comme d'autres villes par le fléau du narcotrafic Oui oui c'est une disposition
qu'on entend même à échelle locale on sait que c'est plutôt un problème étatique mais ça revient
dans les propositions des candidats on l'a vu récemment avec un fait divers qui a eu lieu à Bourges local de la police municipale en construction dans les quartiers nord qui a été attaqué le maire a tout de suite fait le lien avec une opération d'un narcotrafic qui avait été démantelé voilà aujourd'hui c'est un enjeu également local on voit que les chiffres de la délinquance montrent plus de personnes impliquées dans la consommation et également le trafic donc c'est un thème qui va revenir également et dont les gens nous parlent il y a une certaine peur qui émane de ça on l'entend de l'avis des gens merci beaucoup Mathis Rapaccioli pour vos explications on va regarder la une de votre journal qui est donc consacrée à la sécurité la sécurité en campagne dans ces élections municipales merci à vous on ouvre le club aujourd'hui avec Émilie Zapalski bonjour vous êtes communicante et fondatrice de la société Émilie Conseil et avec vous Arnaud Bénéditti bonjour directeur de la nouvelle revue politique on commence par évoquer cette campagne municipale notamment ce sujet de la sécurité la sécurité c'est une véritable attente de la part des électeurs vis-à-vis de leur maire
on a l'impression que c'est monté justement en termes de préoccupation c'est vraiment numéro 1 maintenant alors qu'en 2020 c'était pas encore aussi flagrant donc il y a vraiment eu une évolution là-dessus et on a l'impression qu'un peu partout il y a ce phénomène d'insécurité ressenti réelle et une attente très forte de la part du maire pour régler ces questions-là les gens vraiment se sentent plus en sécurité chez eux se sentent plus en sécurité dans la rue pourtant bon je sais pas au niveau des chiffres on va peut-être pas revenir là-dessus mais en tout cas il y a ce ressenti-là qui est réel et il y a une véritable attente pour des actions concrètes et c'est vrai qu'on voit se multiplier et on va peut-être en parler plus en détail dans les propositions des candidats j'allais dire gauche-droite confondues vidéo-surveillance augmenter les effectifs de police quelque chose de très fort en termes d'action qu'on entendait c'était pas aussi clair auparavant et notamment sur la gauche
une véritable attente Arnaud aussi en effet médiatique on parle beaucoup de sécurité sur les chaînes d'information et voilà ça crée une bulle dans cette campagne municipale écoutez il y avait un sondage juste avant le salon des maires qui montrait que parmi les trois priorités des français vis-à-vis de ces municipales il y avait un la sécurité deux la fiscalité ce qui est normal et trois on retrouvait le narcotrafic ce qui est lié à l'insécurité manifestement ce que l'on voit notamment avec le phénomène du narcotrafic qui est un des phénomènes majeurs dans ce dossier de l'insécurité c'est qu'il y a une sorte de dissémination sur l'ensemble du territoire de ce problème aujourd'hui puisque vous voyez bien qu'une ville comme Bourges aujourd'hui est touchée également par ce phénomène donc cette attente elle est très forte elle est d'autant plus forte que si vous voulez la sécurité est en principe un enjeu national d'abord avant d'être un enjeu local même s'il y a toutes les problématiques de la sécurité locale la tranquillité publique des polices municipales etc.
etc.
qui sont rentrées depuis très longtemps dans le débat municipal mais il y a aussi un phénomène qui est important c'est qu'on est à un an de l'élection présidentielle donc on peut considérer si vous voulez que les élections municipales vont être fortement nationalisées du fait de la proximité de l'élection présidentielle donc naturellement mécaniquement et aussi parce que c'est un vrai sujet qui se pose sur le terrain le sujet de la sécurité et de l'insécurité s'invite dans le débat local avec des propositions sur le terrain qui parfois tombent un petit peu dans la surenchère sur la sécurité municipale je pense par exemple à cette histoire de police municipale anti-stupéfiants de brigade des stups de la police municipale proposition de Christian Estrosi à Nice ça a commencé à être mis en place par Robert Ménard à Béziers on est aussi peut-être un petit peu dans la surenchère médiatique
on va aller forcément sur une surenchère parce que c'est qui dira le plus gros va être suivi même si derrière c'est pas forcément des choses qui vont régler les problèmes sur le terrain donc on est vraiment sur du déclaratif on le voit à Paris aussi avec la candidature de Sarah Knafo qui met la barre très très haute de ce côté-là moi j'allais dire c'est un peu le délire oui de la surenchère de police armée brigade des choses comme ça je suis pas sûre que ça soit efficace sur le terrain mais en termes de communication oui ça va marcher parce que c'est pareil que c'est un ressenti aussi on peut participer au ressenti sur la sécurité et donc forcément la communication va répondre à ce ressenti moi je pense qu'il y a une question aussi globale et vous disiez ça va être nationalisé et municipal le problème c'est que cette question de la sécurité elle dépend pas que des maires en effet il y a la police nationale il y a aussi la question de l'autorité de la justice et donc je mettrai un petit peu en face à face justement ces déclarations très fortes et l'incapacité que les maires peuvent avoir parce que c'est pas forcément dans leurs compétences ça les dépasse complètement il y a véritablement aujourd'hui et ce sera peut-être le sujet aussi de la présidentielle 2027 un sujet d'autorité on voit bien que voilà des voyous font ce qu'ils veulent ils sont pas en prison dès le lendemain il y a quelque chose qui voilà l'État est un petit peu débordé par ça et on sent bien que malgré des propositions complètement extrêmes ça ne réglera pas les questions sur le terrain
car même si un projet de loi d'extension des compétences des policiers municipaux a été adopté par le Sénat cette semaine où en gros les policiers municipaux pourront donner davantage d'amendes sur la vente à la sauvette l'occupation de hauls d'immeubles ou alors même la détention de stupéfiants malgré ça ce n'est pas le maire qui a les vrais pouvoir en termes de lutte contre l'insécurité et contre la criminalité – De toute façon la question de sécurité c'est une question régalienne par nature mais la vérité c'est que si vous voulez pourquoi on se retourne vers les maires aujourd'hui c'est qu'on considère et vous l'avez fort bien dit c'est que l'État n'est pas en mesure aujourd'hui de régler de manière rapide et exhaustive ce problème pour des tas de raisons je pense qu'au niveau du narcotrafic on voit que finalement les gangs ont une vélocité que la puissance publique n'a pas parce que la puissance publique est contrainte entre autres par des règles de droit je veux dire etc etc et que les narcotrafiquants eux d'une certaine manière utilisent des tas de nouvelles méthodes qui leur permettent de pouvoir continuer leur commerce et leur système de violence sur les territoires donc on se tourne vers les maires pourquoi ?
parce que tout simplement on considère que l'État n'est pas en mesure aujourd'hui d'assurer pleinement cette mission régalienne donc il y a une demande alors c'est vrai quand même que ça fait très longtemps c'est pas nouveau que je veux dire la question de la sécurité s'est invitée dans le débat local souvenez-vous il y a quelques années la gauche se posait la question de savoir s'il fallait des polices municipales ou pas aujourd'hui pratiquement tous les élus de gauche sont alignés sur la nécessité d'avoir des polices municipales la question aujourd'hui qui se pose par exemple pas à gauche aujourd'hui c'est de savoir s'il faut armer ou pas armer les polices municipales on voit que là aussi il y a un très net infléchissement je pense par exemple au maire de Bordeaux qui est un maire écologiste qui lui je veux dire a décidé d'armer sa police municipale contrairement évidemment au maire de Grenoble mais on voit qu'il y a des évolutions qui sont en train de se faire et que les maires sont obligés de répondre en tout cas à cette demande d'autorité et de fermeté on va parler de la dimension politique de cette campagne municipale et notamment de la bataille de Paris avec le candidat des socialistes communiste et écologiste Emmanuel Grégoire qui a présenté cette semaine son programme et qui a critiqué le refus de débattre de son adversaire à droite Rachida Dati on l'écoute Rachida Dati refuse les débats je vais vous dire pourquoi elle a peur elle a peur parce que face à des gens comme moi face à sans doute y compris Bournazel Knafo elle est sans doute la moins armée sur les sujets voilà et il n'y a pas d'autre explication que la peur pour refuser le débat surtout que quand on est à la rigueur sur le plan démocratique ça n'est pas moins choquant mais quand on est ultra favori qu'on refuse les débats et choquant ça peut se comprendre là elle n'est même pas favorite elle commence même à être en grande difficulté et puis j'ai l'habitude avec Rachida Dati c'est qu'elle change d'avis tellement souvent qu'on va attendre de voir ce que cela donne Amélie Zapelski j'ai l'impression que cette campagne municipale à Paris on n'a pas vraiment encore commencé le débat de fond on n'est que dans les attaques personnelles
on n'a pas encore commencé oui parce qu'il y a des grosses personnalités puis surtout il y a une bataille qui va être très très dure parce qu'on a Emmanuel Grégoire qui était positionné depuis le début on a Rachida Dati on a évidemment Pierre Bournazel qui brouille un petit peu les pistes de savoir qui pourrait récupérer un peu ses électeurs et puis moi je dirais l'épine dans le pied de Rachida Dati c'est plutôt Sarah Knafo qui fait une campagne qui démarre très vite et qui est probablement celle qui est plus axée sur le contenu justement parce qu'elle a des promesses très fortes je pense aux réseaux sociaux aussi elle a quelque chose qui est très offensif et elle donne des réponses elle donne des mesures très concrètes beaucoup plus concrètes d'ailleurs que ce que fait à l'heure actuelle Emmanuel Grégoire dans sa campagne et elle ça va mettre en difficulté Rachida Dati parce que quelque part elle est très à droite évidemment Sarah Knafo voire limite extrême droite et donc Rachida Dati qui est obligée de dire c'est une personnalité d'extrême droite donc de la mettre de côté elle est un petit peu alors certains disent ringardisée moi je dirais pas ringardisée mais elle est gauchisée quelque part Rachida Dati par rapport à Sarah Knafo donc ça va être très compliqué moi je suis assez étonné par un petit peu les arguments que présente Emmanuel Grégoire là contre Rachida Dati parce que c'est assez faiblard finalement de dire elle n'y connaît rien ou quoi par contre il aurait beaucoup de choses à dire sur justement ce positionnement qu'elle a du mal à prendre entre Pierre Bournazel et puis Sarah Knafo
Pierre-Yves Bournazel
bah oui Pierre-Yves Bournazel pardon c'est très compliqué je pense pour Rachida Dati
Arnaud il y a de la fébrilité du côté des deux principaux candidats dans les sondages Emmanuel Grégoire et Rachida Dati face à cette dispersion possible des voix avec des adversaires qui sont assez hauts dans les sondages vraiment cette campagne on est dans le brouillard total parce qu'en fait on peut se retrouver au soir du premier tour avec cinq candidats qualifiés ce qui serait quand même je crois tout à fait unique dans l'histoire des municipales à Paris en effet je rejoins ce que vient de dire Émilie c'est à dire que la candidature aujourd'hui de Sarah Knafo est une candidature particulièrement dynamique avec quelqu'un qui utilise très bien les codes de la communication moderne et qui en plus fait preuve dans son domaine de conviction d'une très grande compétence y compris technique dans l'argumentation donc elle a de ce point de vue là en tout cas réussi son entrée en campagne après il faut confirmer parce que ça dure un mois il peut se passer beaucoup de choses Mme Dati elle de son côté je ne suis pas tout à fait d'accord quand M.
Grégoire dit qu'elle a peur des débats je ne suis pas sûr que Mme Dati ait peur de grand chose en l'occurrence et là je crois qu'il se trompe et il est un peu méprisant dans ses arguments mais ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui elle est handicapée par deux candidatures la candidature de Sarah Clafaux mais aussi la candidature de Bournazel dont on ne sait pas vers quel côté elle va tourner vous savez c'est la pièce que vous jetez et vous ne savez pas finalement le dire quand elle va atterrir sur le sol si ça va être pile ou face mais on voit bien que par exemple quand M. Bournazel prend comme numéro 3 je crois sur sa liste M.
Bonne il envoie un signal à l'électorat de gauche préparti d'une alliance et c'est ce que redoute notamment le camp de Dati avec M.
Grégoire au second tour c'est une question autre sujet quand même il faut en parler on n'en a pas parlé jusqu'à présent c'est Mme Chikirou LFI aujourd'hui est au-dessus des 10% est en mesure de se qualifier également on voit bien qu'il y a une incertitude totale dans ce scrutin et donc tout va se jouer vraisemblablement dans cette campagne dans les derniers hectomètres de la campagne du premier tour donc ça donne lieu à un suspense total avec la possibilité d'un côté comme de l'autre que tout se passe Rachida Dati enquête vis-à-vis de son extrême droite et ce qu'Emmanuel Grégoire aussi doit l'être vis-à-vis de sa gauche avec la candidate insoumise Sophia Chikirou et une campagne très violente entre les deux camps
on ne sait pas au niveau du deuxième tour c'est ça en fait c'est l'inconnu parce que là on voit bien que chacun maintient ses outsiders que ce soit à l'extrême droite ou à l'extrême gauche ils vont se maintenir et ils vont en effet faire des scores en tout cas bon on va voir la campagne elle ne fait que commencer mais il semble quand même pouvoir faire des scores assez importants et même être là donc au premier tour donc ça va être compliqué mais je dirais qu'à gauche peut-être que des alliances sont possibles après coup ça ne sera jamais affiché là pour l'instant mais après c'est quand même Paris on joue quand même gros je voulais juste faire une mention sur l'ERN parce qu'on n'en parle pas du tout il y a des résultats assez pitoyables pour l'instant en termes de sondage évidemment de Thierry Mariani qui a été lui aussi qui est très empêché il semblerait par Sarah Knafo ce qui n'est pas du tout pareil au niveau des législatives et au niveau de la présidentielle puisque Éric Zemmour avait fait des résultats qui n'étaient pas du tout à la même hauteur que le Rassemblement National donc c'est quelque chose c'est un signal aussi au niveau local et deuxième élément ce qui était très étonnant dans la campagne de Sarah Knafo c'est qu'elle pompe pas mal la campagne du maire de New York socialiste elle a repris tous les codes couleurs visuels vintage et tout ça donc peut-être que c'est aussi une rampe de lancement réussie mais ce qui est étonnant c'est complètement à l'inverse de ses idéologies de son idée
On continue à parler de Rachida Dati mais sur le volet de l'audiovisuel public puisqu'elle est toujours ministre de la culture avant de démissionner bientôt du gouvernement Rachida Dati qui a été auditionnée hier par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'audiovisuel public et vous allez le voir et bien elle a parlé de rassemblement et de division vis-à-vis sur ce sujet on va l'écouter
Permettez-moi d'être insistant sur cette question-là c'est des propos qui ont été tenus hors antenne est-ce que c'est normal qu'une dirigeante d'une antenne du service public qualifie cette antenne-là d'antenne progressiste est-ce que c'est pas une rupture vis-à-vis des obligations et des objectifs à valeur constitutionnelle de neutralité ?
Je n'ai pas entendu ces propos mais l'objectif du service public comme je l'avais dit d'ailleurs Adelphine Arnaud c'est quand même de rassembler c'est pas de diviser ça n'est pas de représenter une sensibilité au détriment d'une autre ou de qualifier une sensibilité plus qu'une autre l'objectif du service public c'est de rassembler tous les français dans toute leur sensibilité
Arnaud est-ce qu'on peut dire que pendant son passage au ministère de la Culture Rachid Ahati a vraiment eu dans le viseur l'audiovisuel public ? Oui je ne suis pas sûr qu'elle a eu des relations très apaisées avec l'audiovisuel public cette commission d'enquête quand même pose un certain nombre de questions je veux dire il faut les poser je veux dire sur les financements sur les équilibres j'allais dire de sensibilité ce sont des sujets qu'il est nécessaire de poser et qui interrogent parce que c'est vrai que c'est-à-dire que selon vous l'audiovisuel public ne représente pas toutes les sensibilités ?
Elle les représente mais elle les représente de manière parfois vraisemblablement en tout cas c'est perçu comme telle déséquilibré clairement il suffit d'écouter un certain nombre de radios matinales je veux dire clairement il faut être aveugle pour ne pas voir qu'il y a quand même malgré tout un barycente qui penche d'un côté plutôt que de l'autre j'en dirais pas plus et c'est la perception qui est quand même assez dominante ensuite il y a toutes les questions de financement qui sont quand même essentielles que les parlementaires fassent ce travail après la façon dont cette commission d'enquête aujourd'hui est en train de se dérouler on voit qu'il y a des tensions entre le président et le rapporteur qu'il y a une dramatisation évidemment de l'enjeu mais bon j'allais dire c'est l'air du temps malheureusement aussi d'une certaine manière on voit bien que le prolongement sur les réseaux sociaux on rajoute évidemment bon on peut pas dire que ça se déroule de manière sereine et apaisée j'allais dire bon c'est un peu l'époque qui veut ça mais justement avant de donner la parole à l'Émilie on va regarder un exemple des tensions qu'il y a entre le président de cette commission d'enquête qui est du parti Horizon et son rapporteur qui est du parti UDR le groupe parlementaire d'Éric Ciotti
c'est totalement faux monsieur le rapporteur vous avez été entrepreneur monsieur j'ai été entrepreneur une entreprise une entreprise 50% de vos actionnaires
qui sont étrangers l'entreprise est étrangère quand vous avez 50% de vos actionnaires qui sont des actionnaires américains
merci monsieur le rapporteur vous venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec Media One ce qui est absolument faux pourquoi vous me répondez à chaque fois merci messieurs les ministres mais non
est-ce qu'elle est encore crédible cette commission d'enquête
vous savez cette commission d'enquête ça m'a fait penser à l'autre commission d'enquête qu'il y a eu avec Paul Vannier député LFI pour Betaram je ne sais pas si vous vous souvenez avec l'audition de François Bayrou en fait si vous voulez la forme et ce genre de dispute ça décrédibilise complètement le contenu de ces commissions d'enquête et c'est grave parce que c'est des sujets comme l'a dit Arnaud qui sont très importants à débattre et moi je suis complètement d'accord sur l'audiovisuel public il y a des choses à dire il y a des choses peut-être à creuser à améliorer et là on a l'impression que ça devient un champ de bataille entre le rapporteur et le président de cette commission c'était pareil avec Paul Vannier qui réglait ses comptes avec François Bayrou et ça enlevait tout le fond qui était quand même assez gravissime puisqu'on parlait de violences faites à des enfants donc moi je trouve que c'est lamentable qu'on en arrive là je suis assez déçue en fait qu'on n'arrive pas à régler à garder un peu de dignité par rapport à ces sujets dans le fonctionnement au-delà de ça moi j'ai trouvé et justement Rachida Dati qui est quand même un peu la reine de la polémique de choses très très violentes ben là elle paraît presque comme un chaton parce que forcément embrigadée là-dedans avec la députée LFI Ercilia Soudé qui l'a quand même pas mal agressée et défendue d'ailleurs le président a pris la défense presque de Rachida Dati en disant ben voilà ça c'est autre chose on n'est pas là pour régler ses comptes comme ça Rachida Dati elle fait tout douce là-dessus on a l'impression et c'est assez étonnant
et elle a appelé à préserver l'audiovisuel public
oui et alors voilà deuxième sur le fond si on peut y arriver je trouve qu'en effet elle a été assez claire sur ses propos en disant il faut conserver mais aussi assez claire sur il faut réformer et moi je suis d'accord avec Arnaud Benedetti il y a des choses à dire il y a des radios en effet qui font partie du public qui sont quand même très orientées c'est difficile à dire parce que c'est comme si on n'avait pas le droit de le dire mais globalement on s'en rend tous compte et c'est pas normal par contre que l'audiovisuel public ait besoin d'exister oui voilà c'est tout il y a besoin de réforme et moi je l'ai trouvé très mesuré très nuancé aidé par justement cette façon cette polémique constante dans la commission d'enquête elle a eu une parole très claire et très forte
est-ce que le problème aussi c'est qu'il y a actuellement une sorte de guerre médiatique entre d'un côté l'audiovisuel public et de l'autre l'empire médiatique Bolloré oui vraisemblablement mais vous savez on est dans un univers de polarisation il y a aujourd'hui une multiplicité d'émetteurs moi le problème aujourd'hui si vous voulez le problème du débat public aujourd'hui c'est que la pluralité existe mais la pluralité elle fonctionne par monade c'est-à-dire que les gens ne débattent plus qu'entre eux et ça se voit à la fois sur l'audiovisuel public quand même d'une grande partie et ça se voit évidemment parfois sur l'audiovisuel privé c'est une grande différence moi je me souviens j'ai l'âge maintenant de me souvenir des émissions qu'on avait dans les années 70 ou 80 surtout à partir des années 80 où il y a quand même une ouverture un peu plus grande mais même dans les années 70 où il y a il y a des espaces publics de débat dans l'audiovisuel public où des gens peuvent avoir des opinions extrêmement tranchées mais peuvent débattre ensemble ça aujourd'hui c'est de plus en plus difficile mais c'est pas j'allais dire le média qui est responsable c'est l'ère du temps qui est comme ça j'allais dire c'est la société qui est comme ça on est beaucoup moins tolérant à l'opinion des autres qu'on ne l'était vraisemblablement même si on pouvait avoir des conflits extrêmement durs je ne veux pas dire que c'était mieux avant la conflictualité idéologique était très importante dans les années 70 y compris dans les années 80 mais il y avait encore la possibilité de pouvoir se confronter et s'affronter sans que ça tourne définitivement à la stigmatisation à l'exclusion à l'excommunication aujourd'hui on est quand même dans cet état d'esprit c'est regrettable parce que ça dit quelque chose sur l'état de notre démocratie et sur notre capacité en effet à être moins tolérant peut-être un peu plus sectaire
je pense qu'on n'était pas habitué à avoir des chaînes d'info comme ça qui soient orientées donc c'est un peu nouveau moi ce que je pense qui est important c'est le journalisme c'est qu'on continue quelles que soient les chaînes d'info concernées ou quoi qu'on soit très exigeant sur les questions de journalisme d'éthique et de ce qu'on apporte comme information parce que c'est vrai qu'on a l'impression dans certaines chaînes je n'en citerai pas qu'on est un peu au café du commerce avec des rumeurs qui deviennent des sujets vraiment de journalisme donc il faut faire très attention mais encore une fois il y a d'autres pays qui ont ces chaînes-là depuis longtemps on n'est pas habitué
Arnaud un dernier mot sur l'écrivain Boilem Sansal puisque vous avez mené le comité de soutien pour sa libération quand il était emprisonné en Algérie l'écrivain Boilem Sansal qui a indiqué hier qu'il serait déchu de la nationalité algérienne son passeport a été suspendu il est donc désormais uniquement français il avait d'ailleurs été naturalisé français il y a quelques années cette déchéance de nationalité pour Boilem Sansal c'est un signe qu'il y a toujours cette tension très forte entre Algérie et Paris Oui alors juste un point quand même pour être tout à fait précis il y a de fortes probabilités qu'il soit déchu de sa nationalité d'ailleurs il a été beaucoup plus nuancé dans les propos qu'on lui fait tenir hier dans un lycée parisien mais enfin c'est vrai que le parlement algérien a voté une loi qui lui est spécifique oui il est spécifiquement visée en l'occurrence et vraisement d'autres intellectuels qui ne sont bien évidemment plus en Algérie qui sont critiques vis-à-vis du régime et où on peut penser qu'il sera s'il ne l'est pas encore déchu de sa nationalité oui ça veut dire clairement que c'est une vengeance d'état de la part du pouvoir algérien vis-à-vis d'un intellectuel critique de toute façon Boilem s'y attendait il n'est pas véritablement surpris par cette position des autorités algériennes mais clairement on le sait très bien que la relation aujourd'hui entre Paris et Algérie reste extrêmement conflictuelle sur tout un ensemble de sujets mémoriels les OQTF etc etc et la liste est malheureusement très longue on n'a pas fini de ces tensions entre Algérie et Paris ?
ah ben non je pense qu'on s'y est un peu mal pris à certains moments il va falloir renouer ça mais ça va être compliqué et c'est très important qu'on puisse régler ça parce que les OQTF en effet on ne pourra rien faire tant qu'il n'y a pas des accords un petit peu du côté de l'Algérie
merci à tous les deux d'avoir participé à ce club restez avec nous c'est l'heure de l'histoire du jour une histoire autour d'une voiture une Renault 5 qui est restée 43 ans dans un garage sans jamais rouler sans presque jamais rouler elle avait 12 km au compteur on est en 1982 à Chalon-sur-Saône Madame M décide d'acheter cette R5 bleu métallisé dans une concession Renault elle a économisé pour c'est un vrai projet le problème c'est qu'elle n'a pas le permis de conduire au moment de l'achat elle attend un peu de passer son permis elle le passe finalement elle l'obtient mais elle n'a plus la confiance de prendre le volant et donc la R5 dort dans le garage un an deux ans les années s'accumulent comme la poussière sur le capot et ce n'est qu'au moment de la succession de Madame M que ses héritiers décident de mettre la R5 aux enchères avec un prix estimé désormais aujourd'hui entre 5000 et 10 000 euros la vente aura lieu le 15 mars à la maison Agutte à Paris donc voilà si vous voulez acheter une R5 j'en ai déjà une elle ne roule pas beaucoup elle ne démarre pas je pense enfin j'imagine on y arrive toujours avec ses voitures on y arrive avec ses voitures merci à tous les deux c'est la fin de cette émission merci à tous de l'avoir suivi lundi vous retrouvez mon collègue Steve Jourdain à la présentation de cette émission on vous souhaite une très bonne journée et un très bon week-end sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage ST' 501
Jean-michel Arnaud