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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 1 septembre 2026 18 minContradictoireMixteBudget & impôtsÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

Gabriel Attal : "Je ne vais pas prendre les Français pour des imbéciles, j'ai été au gouvernement !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut laisser les Français décider sur le voile dans l'espace public avec un référendum?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez augmenter les enseignants de 200 à 500 € nets de plus par mois dès l'année 2027 si vous êtes élu?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Il faudra peut-être davantage faire contribuer les retraités pour financer ces mesures?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment défendre l'héritage d'Emmanuel Macron sans apparaître comme son simple héritier?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes désormais cinq dans l'espace de la droite et du centre aujourd'hui candidat. Est-ce qu'il y aura qu'un seul candidat entre vous et Édouard Philippe sur les lignes de départ, quoi qu'il arrive?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Gabriel AttalFait
    « Je suis en désaccord avec la proposition du Rassemblement national. »
  • 5:00Gabriel AttalChiffre
    « Je refuse la tournure qui est en train de prendre le débat. »
  • 7:00Gabriel AttalFait
    « Je suis candidat à l'élection présidentielle après 2 ans où je ne suis plus aux manettes, je ne suis plus au gouvernement. »
  • 9:00Gabriel AttalPromesse
    « Je vais pas dépenser de l'énergie du temps à chercher à collectionner des ralliments de personnes qui ont été au gouvernement ces 10 ou ces 20 dernières années. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'invité du 20h et pour inaugurer ce nouveau rendez-vous, le candidat renaissance à l'élection présidentielle qui est avec nous ce soir. Bonsoir Gabriel Natal. Bonsoir Jean-Baptiste.

Merci d'être notre invité avec côté pour cet entretien. Nél la Trouche rédactrice en chef politique à France Télévision et Benjamin du AML qui présente notamment le dimanche France jeu sur France 2 et France interre. On va parler école dans un instant car c'était la rentrée scolaire aujourd'hui mais d'abord peut-être une question d'actualité.

Quand vous étiez ministre de l'éducation, vous aviez interdit la baaya à l'école et aujourd'hui le Rassemblement national veut aller plus loin et interdire le voile dans l'espace public avec des contrôles et des amendes à la clé. Est-ce qu'il faut sur ce thème comme celui-là laisser les Français décider et proposer par exemple un référendum ? Moi, je suis en désaccord avec la proposition du Rassemblement national.

Je considère qu'une femme majeure qui décide librement de porter le voile a le droit de le faire et qu'elle ne menace pas la République. Envanche, je vous l'avais rappelé, ce pourquoi je me suis toujours engagé. C'est précisément pour protéger la capacité de nos jeunes, notamment des jeunes filles, à avoir un esprit libre qui leur permet de prendre cette décision.

D'où le fait que j'ai fait respecter dans nos établissements scolaires la neutralité religieuse qui date de la loi de 2004 en interdisant la baia, d'où le fait que je me suis engagé aussi pour que des fillettes de 5 6 7 ans ne puissent pas être contraintes à être voilé. Mais c'est une vraie différence que j'ai qui est nette avec le Rassemblement national qui en réalité veut revenir sur un des principes fondamentaux de notre République qui est la laïcité et donc la liberté d'exercer un culte. Mais justement Gabriel Atal sur la question de l'interdiction du voile, il y a la question du principe et il y a la question de la faisabilité puisqu'on a beaucoup opposé aux membres du Rassemblement national l'idée que si l'on interdisait le voile dans l'espace public, il fallait mettre un policier derrière chaque femme voilée.

Quand vous proposez d'interdire le voile aux mineurs de moins de 15 ans, aux jeunes filles de moins de 15 ans, la même question de la faisabilité se se pose. Est-ce que là il y a pas une forme de contradiction à dire "Je suis en désaccord avec le RN sur ce sujet mais par contre je continue de défendre cette proposition." deux choses.

D'abord, le désaccord que j'ai avec le Rassemblement national n'est pas un désaccord juridique. C'est un désaccord de choix de société. Moi, mon choix de société, c'est une société où des hommes, des femmes peuvent faire un choix libre.

C'est pour ça que la question porte sur la faisabilité de la proposition. Ensuite, sur la question de la faisabilité. D'abord, vous y avez eu des débats à l'époque au moment de la loi sur le voile intégral qui a pu se mettre en place.

Et deuxième chose, là moi je parle d'une mesure de protection des mineurs, de protection de l'enfance. Il s'agit pas, comme le propose le Rassemblement national pour toutes les femmes qui portent un voile, de mettre un policier derrière elles et d'aller leur mettre une amende. C'est pour des fillettes qui sont aujourd'hui contraintes à être voilé et l'éducation nationale, les structures sociales connaissent les familles et peuvent engager à ce moment-là évidemment un dialogue avec les familles.

Venons-en à cette rentrée aujourd'hui pour 11,6 millions d'élèves et des professeurs évidemment, vous dites que le métier d'enseignant a été semicardisé et vous promettez notamment 200 à 500 € nets de plus par mois. D'abord, ce serait à partir de quand ? Est-ce que ce serait en vigueur dès l'année 2027 si vous êtes élu ?

Alors oui, mais d'abord je veux avoir un mot pour euh les millions d'élèves, de parents, de personnels de l'éducation nationale qui ont fait leur rentrée. Aujourd'hui, il y a des moments importants dans la vie d'un pays et pour la France, la rentrée des classes, c'est toujours un moment très important et ça dit beaucoup de l'importance de l'école pour notre République. Et vous le savez, pour moi, l'école c'est pas un sujet de campagne présidentielle, c'est juste le cœur de mon engagement en politique.

Je me suis engagé en politique sur ce sujet-là comme député à la commission de l'éducation et toutes les la plupart des fonctions que j'ai exercé au gouvernement étaient tourné vers l'éducation. Oui, je considère que c'est un enjeu de reconnaissance, un enjeu de dignité et aussi la réponse à un phénomène de smicardisation du métier d'enseignant qu'on a connu depuis plusieurs décennies. Oui, bien sûr.

Je souhaite que ça pu rentrer ça puisse rentrer en vigueur tout de suite. C'est un engagement important mais je pense qu'il est nécessaire encore une fois y compris pour des question d'attractivité du métier. Et que demandez-vous en contrepartie ?

Est-ce que les enseignants devront par exemple travailler plus ? Il y aura pas de contrepartie. En revanche, je m'engage aussi sur un sujet dont on parle trop peu dans le débat public et pourtant dont me parle tous les parents et toutes les familles.

C'est la question des remplacements de professeurs qui sont absents. C'est on le sait un vrai problème dans le système éducatif. Et donc moi, j'ai annoncé que je souhaitais qu'on fasse davantage confiance aux établissements scolaires, qu'on leur donne davantage d'autonomie et je demanderai aux établissements scolaires de trouver à chaque fois une organisation pour qu'il y ait une forme de permanence pour assurer le remplacement des professeurs.

Ça s'appelle une contrepartie puisque il faudra que les professeurs s'organisent pour qu'il y ait moins d'absence pour précisément qu'il puisse être augmenté. On va pas mettre une personne qui va contrôler derrière chaque enseignant s'il a s'il a remplacé un collègue. Donc il y aura une revalorisation pour tous les enseignants, je l'ai annoncé, 200 € net pour tous les enseignants et pour les milieux de carrière, ceux qui sont les plus en décalage par rapport aux autres pays, ça pourra aller jusqu'à 500 €.

Mais de la même manière, je demande et je demanderai en autonomie des établissements qu'il puissent y avoir cette organisation. On parle jamais dans le débat public de ce problème des remplacements. Moi je parle à des familles qui parfois ont un prof de math ou de français qui est absent pendant 4 5 6 mois ou des remplacements ou des absences de courte durée qui ne sont pas remplacées.

Il y a la question effectivement des des remplacements. Il y a aussi la question de l'accompagnement des élèves par exemple en situation de de handicap. Les AESH c'est personnel souvent des femmes précaires mal payées.

Est-ce qu'elles seront aussi concernées par cette augmentation par cette ces 200 à 500 € supplémentaires ? Quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai augmenté les AESH et là, c'était un enjeu de pure dignité. Euh je les ai augmenté de 100 € net euh par mois.

Évidemment qu'elles doivent voir leur rémunération progresser aussi parce qu'on doit pouvoir leur confier d'autres missions au sein de l'école pour faire davantage d'heures puisque vous savez que leur rémunération c'est aussi un problème de nombre d'heures qu'elles peuvent effectuer dans la semaine. Et par ailleurs, moi ce que je souhaite c'est qu'on puisse créer un vrai corps des AESH donc des accompagnants d'élèves en situation de handicap pour qu'il puisse y avoir des carrières, des promotions, peut-être d'autres prises de fonction, d'autres postes dans l'éducation nationale. Oui, la question de l'école inclusive c'est un enjeu majeur et aujourd'hui vous avez encore souvent des enseignants qui sont dépassés parce qu'ils sont pas suffisamment accompagnés par des personnes formées pour accueillir ces élèves qui ont leur place à l'école de la République.

Gabriel Atal, toutes ces mesures pour l'école, elles ont évidemment un coût 2 milliards et demi. C'est ce que vous aviez chiffré. Il faudra trouver des ressources importantes.

Est-ce que vous serez le candidat qui va dire bah aux futures génération OK vous êtes prioritaire mais donc il faudra peut-être davantage faire contribuer les retraités. D'abord, moi je finance ces mesures, elles sont financées. J'ai fait le choix de présenter le cadrage budgétaire de mon projet dès le début de ma campagne.

Il est disponible sur mon site atal président.fr. Chacun peut le consulter.

Je vais financer ces mesures à travers deux choses. 1, dans les 10 ans qui viennent, il y aura plus d'un million et demi d'élèves en moins dans l'éducation nationale parce que la natalité a diminué. Face à ça, vous avez des gens qui disent "Bah, c'est une formidable opportunité pour faire des économies.

Il y a moins d'élèves, donc on ferme des classes et donc ça fait des économies." Bah moi je dis que c'est une formidable opportunité au contraire pour augmenter l'accompagnement de l'école, pour augmenter les professeurs comme je viens de le dire pour réduire le nombre d'élèves par classe. Ça c'est la première chose.

La baisse démographique va me permettre nous permettre de financer en partie ces mesures et la deuxième chose des économies par ailleurs notamment sur le social on sait que c'est l'essentiel de nos dépenses publiques aujourd'hui pour financer c'est le social Gabriel Atal c'est l'essentiel de nos dépenses et dans cette dépense sociale un/4 de cette dépense à peu près c'est les dépenses autour des retraites. D'où la question que vous avez vous a posé Jean-Baptiste à laquelle vous n'avez pas tout à fait répondu. Est-ce qu'il faut assumer est-ce que le président Gabriel Natal assume de dire il faudra faire davantage contribuer retraité avec et c'estes deux questions en une si j'ose dire une question qui va se poser tout de suite là dans les discussions budgétaires.

Est-ce que pour dégager des ressources il faudra ou non désindexer une partie des pensions des retraités les plus élevés ? Est-ce que vous serez favorable favorable à cette à cette mesure ? D'abord moi je refuse la tournure qui est en train de prendre le débat ou à écouter le débat public.

On a l'impression que les retraités seraient des égoïstes qui veulent tout garder et les jeunes seraient des fumistes qui veulent pas bosser. Il y a déjà suffisamment de fractur en France pour qu'on rajoute une fracture générationnelle en opposant génération privilé par rapport à la génération actuelle par rapport. Je vais venir Benjamin du ML.

Pourquoi ce débat on l'a tous les ans ? Tous les ans, vous avez ce débat qui revient sur le fait de savoir s'il faut désindexer certaines pensions de retraite et cetera. Parce que le problème c'est notre système, c'est notre système qui a bout de souffle et qu'il faut changer.

C'est pour ça que moi je m'engage pour changer notre système de retraite pour qu'on ait un nouveau système qu'on en bâtisse un nouveau qui nous permet d'éviter d'avoir ces débats chaque année de savoir si on désindexe partialement. On désindexe pas cette année les pensions les plus évos avec méthode. Le gouvernement va présenter un budget, c'est dans quelques semaines ou les parlementaires, les forces politiques auront l'occasion de se prononcer par rapport à ce budget.

On attend de voir la copie qui sera présentée par le gouvernement. J'attends de voir la copie qui sera présentée par le gouvernement qui mène une action difficile. Je vais pas leur rajouter des difficultés en faisant des commentaires sur des mesures qui n'ont même pas encore été présentées.

Bon Gabriel Atal, comme Édouard Philippe, vous avez été premier ministre d'Emmanuel Macron et c'est vrai que c'est une expérience qui peut-être un atout qui peut aussi être un poids peut-être dans cette campagne. Comment défendre l'héritage d'un président qui est aujourd'hui contesté sans apparaître comme son simple héritier ? On regarde ce sujet de Cyril Adriance et on en parle juste après.

Édouard Philippe, Gabriel Atal, deux candidats à la présidentielle, deux anciens premier ministres d'Emmanuel Macron comme pressé aujourd'hui de se démarquer de leur ancien chef. Et effectivement, il y a une forme probablement d'incompréhension entre nous. Tout le monde sait la nature des désaccords que j'ai pu avoir avec le président de la République.

Des désaccords qui le conduisent jusqu'à demander il y a quelques mois le départ anticipé du chef de l'État. Il devrait peut-être en prenant exemple sur des prédécesseurs et notamment le général de Gaulle, essayer d'organiser un départ. Et en campagne cet été, Gabriel Atal accuse lui le président de la République d'avoir en quelque sorte baclé sa réélection en 2022.

Il y a pas eu de campagne, il y a pas eu de projet. Beaucoup de Français ont été frustrés par cette élection. Alors qu'en pensent les électeurs macronistes ?

À ANSY ? conquête du parti présidentiel lors des dernières municipales. La stratégie des deux candidats n'est pas validée.

Je comprends parce qu'ils ont envie d'être élus et qu'ils ont pas envie de jouer que sur la continuité mais moi personnellement, j'aurais revoté pour lui. Donc Macron, il est pas très populaire donc c'est pas la peine de prendre de le de prendre l'ambulance de d'un type qui est pas populaire. Après ça c'est intellectuellement je trouve que c'est pas 100 % honnête.

Chez les fidèles du président les attaques de ces anciens premier ministres passent mal. résol sont tous les deux à des degrés divers comptables de son bilan dans les aspects positifs comme dans les aspects négatifs. Et puis l'un et l'autre sont en position aujourd'hui d'être candidat à la présidence de la République grâce à Emmanuel Macron.

Comment Emmanuel Macron vit-il les critiques de ses anciens serviteurs ? Pour l'instant, silence à l'Élysée. Né la trousse.

Gabriel d' mot. Est-ce que c'est un grand président ? Est-ce que ça a été un grand président ?

Emmanuel Macron, il a été président de la République à un moment extraordinairement difficile pour notre pays. On se rappelle de la pandémie, on se rappelle des crises internationale qu'on a vécu et qu'on vit encore aujourd'hui. Et moi je constate que notre pays a tenu face à ces crises.

Donc c'est un grand président pour vous. Enfin, il a notre pays a tenu face à Mais non, mais je vois très bien ce que vous cherchez à faire Benjamin Damel et Neil la trousse. Moi je vais vous dire, je vois les sujets qui sont faits, les commentaires qui sont faits, je vais pas prendre les Français pour des imbéciles en leur expliquant que j'ai rien à voir avec les 10 années qui viennent de s'écouler.

Voilà, j'ai été au gouvernement, je l'assume totalement. Je dis régulièrement qu'il y a des choses. Ça devrait donc être une facilité décontente de reconnaître qu'Emmanuel Macron a été un grand président quand on lui doit autant que vous vouz Benjamin Damel, vous allez toujours chercher le mot que je n'aurais pas prononcé ou autre.

Moi ce que je vous dis c'est que j'assume les responsabilités qui ont été les miennes dans toutes les fonctions qui m'ont été confiées. Je crois que ce que les Français ont vu, c'est que j'ai toujours pris des décisions. J'ai toujours agi.

J'ai toujours agi. Parfois, on a été en désaccord. Certains ont pu être en désaccord avec l'orientation de certaines décisions que j'ai pu prendre.

Mais j'ai toujours agi. Aujourd'hui, je suis candidat à l'élection présidentielle après 2 ans où je ne suis plus aux manettes, je ne suis plus au gouvernement. Ce qui m'a aussi permis de prendre du recul, de réfléchir à ce qui a été réussi ces dernières années, mais aussi aux échecs des dernières années.

Et pourquoi les échecs de ces dernières années ? Moi, je crois mais je crois que c'est d'avoir je crois que c'est d'avoir renoncé dès le début du premier quinquena à ce qui est pour moi la mère des réformes, c'est la réforme institutionnelle de la même manière que sur notre système social. Je vous disais tout à l'heure qu'on avait un système à bout de souffle et que c'est plus des paramètres qu'il faut bouger, c'est le système qu'il faut changer.

C'est vrai sur les retraites, c'est vrai sur le système social, c'est vrai aussi. Quelle réforme institutionnelle par exemple, pas la proportionnelle, autre chose. Moi je pense qu'il faut une autre présidence qui associe davantage les Français, qui partage davantage le pouvoir.

Un exemple, moi je souhaite qu'on puisse davantage partager le pouvoir avec les collectivités territoriales et les partenaires sociaux. Je l'ai dit par exemple pour les partenaires sociés qu'on mais c'est les deux et moi je veux qu'on ait la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 parce qu'on voit bien que notre système est à bout de souffle. C'est vrai sur nos institutions, c'est vrai sur la politique, c'est vrai sur le système social.

Il faut un changement profond jusqu'à changer de constitution. Oui. Jusqu'à changer la constitution bien sûr.

Il faut une 6e République. C'est Je sais pas si c'est 6e République ou 5e République du 21e siècle. Non, la 6e République aujourd'hui c'est très connoté avec le projet de Jean-Luc Mélenchon qui est pas du tout le mien.

En tout cas, il faut une réforme constitutionnelle profonde pour mieux partager le pouvoir, pour retrouver l'autorité de l'État aussi qui malheureusement depuis 2 ans et la dissolution objectivement a été affaiblie et pour retrouver de l'efficacité dans les décisions publiques pour que ça change profondément et concrètement pour les Français. Gabriel Atal, vous êtes désormais on va dire cinq dans l'espace de la droite et du centre aujourd'hui candidat. Édouard Philippe, vousoro je cite David Lissnard ou même Xavier Bertrand qui est quasiment candidat.

Aujourd'hui, on voit que Édard Philippe est en tête dans les sondages. Très bien. Est-ce que vous dites juste simplement ce soir au bout du compte, il y aura qu'un seul candidat entre lui et moi sur les lignes de départ, quoi qu'il arrive.

Moi ce que j'ai dit dès le départ, c'est qu'évidemment face au risque d'un deuxième tour entre LFI et le RN, il faudra un rassemblement début d'année 2027. Je l'ai toujours dit et j'ai pris des initiatives pour que ce rassemblement puisse avoir lieu. Ce que je considère rassemblement, pardon, pour pour qu'on comprenne bien, ça veut dire un seul candidat, bien sûr, mais ce que je considère, c'est que ça n'est pas suffisant.

C'est pas juste être contre les extrêmes qui nous permettra de battre les extrêmes. Les Français, ils en ont marre de voter pour faire barrage déjà au deuxème tour. Mais alors si vous leur expliquez que le sens de votre candidature au premier tour, c'est juste de faire barrage aux extrêmes.

Donc aujourd'hui, on est dans un temps où chacun doit présenter sa vision, son projet pour le pays. La mienne, elle est connue, ça fait 3 mois que je suis en campagne. Je veux que les Français se disent avec certitude que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leure.

Pour ça, il faut qu'on redevienne la première puissance d'Europe en 10 ans. Et je termine par là, Benjamin Damel. Pour ça, il faut qu'on réussisse sur qu chantiers capitaux école, salaire frontière I et qu'on résorbe deux dettes, la dette publique et la dette climatique.

Voilà mon projet que chacun présente son projet. Vous expliquez précisément que que ce qu'on est arrivé au temps des des confrontations idéologiques, y compris donc avec vos concurrents du 10 bloc central. Euh vous êtes de plus en plus désinhibé, si j'ose dire, quant aux critiques que vous adressez à à votre principal concurrent Édard Philippe qui est en l'état encore devant vous dans les dans les sondages.

Vous l'avez encore accusé il y a quelques jours de de porter, je cite des idées d'il y a 20 ans. Est-ce que s'en prendre à lui de cette manière, ça dénote pas d'une forme de fébrilité ? Gabri Amel si j'avais le même projet qu'Edouard Philippe, je serais au premier rang de son meeting en train de le soutenir.

Ça veut dire quoi politique qui date d' On pas le même projet, je vais vous dire, j'ai beaucoup de respect, d'amitié pour Édouard Philippe, on a gouverné ensemble, il a beaucoup de talent, beaucoup de sérieux mais on n pas le même projet. On n pas le même projet sur le fond. On parlait tout à l'heure de la question des retraites.

Moi, je considère que si le débat sur les retraites dans l'élection présidentielle de 2027 se résume au fait de savoir s'il faut passer l'âge de départ à 64, 65, 66 ou 67 ans, on aura tout perdu parce que ça c'est le débat d'hui le sujet c'est plus seulement l'âge de départ, c'est notre système. C'est encore une fois, je vous parle de fond là. Moi je ne parle que de fond.

Je suis pas d'accord plus. On a pas le même projet d'un point de vue politique. Moi, je considère que l'enjeu de cette élection, c'est pas de recréer l'UMP d'Ex d' 20 ans, mais c'est au contraire de rassembler très largement des Français qui font le même constat, c'est que notre pays est attaqué.

Il est attaqué indirectement par la Russie aujourd'hui, attaqué industriellement par la Chine, attaqué moralement par les États-Unis et par le dérèglement climatique. C'est beaucoup plus large que recréer l'UMP d'ocier bien plus largement des Français à ce projet. Précision pour les téléspectateurs, vous dites ça parce qu'il a proposé de créer une grande confédération, un nouveau parti éventuellement.

Ce qui vous a fait penser à l'UMP qui existait au début des années 2000. simplement vous nous dites Édouard Philippe et moi n'avons pas totalement les mêmes idées. Partagez des choses en commun mais pas totalement les mêmes idées.

Comment expliquez-vous que des membres de votre parti de Renaissance, on va pas tous les citer mais ils étaient quelques-uns ce weekend au côté de l'ancien premier ministre Édouard Philippe, comment vous expliquez que n'ayant pas les mêmes idées, ils préfèrent choisir ce candidat et pas le candidat de leur propre parti ? Mais il a la trousse, je peux pas être devant vous et vous dire qu'il faut un changement profond pour le pays et en même temps vous dire que je vais faire on prend les mêmes et on recommence. Moi, je vais pas dépenser de l'énergie du temps à chercher à collectionner des ralliments de personnes qui ont été au gouvernement ces 10 ou ces 20 dernières années.

C'est pas ça mon sujet. Est-ce que c'est loin d'être dans votre parti et de soutenir le candidat d'un autre part la trousse ? Je vais vous dire le sujet aujourd'hui c'est pas de collectionner des ralliments pour faire joli et pour dire j'ai tant de ministre avec moi et cetera.

Non, le vrai sujet aujourd'hui c'est qu'est-ce que vous proposez en français ? Et moi, je préfère consacrer mon temps plutôt qu'aller chercher des gens qui ont été ministres ces dernières années ou ces 20 dernières années. Je préfère vous savez quoi ? parler sur le fond et travailler sur le fond avec des personnes qui n'ont même pas été dans la macronie, qui n'ont pas été au gouvernement pour certaines qui pour certains n'ont même pas été en politique.

Vous aviez Jean-Baptiste Marteau hier Michel Édouard Lecler sur votre plateau. Il l'a dit, il fait pas de politique, il soutient pas de candidat à la présidentielle mais vous avez noté que j'avais été avec lui à Landerna cet été parce que précisément c'est intéressant de travailler d'échanger avec lui sur la question des salaires pour que le pouvoir d'achat des Français s'améliore. De même de la mê bien sûr, mais de la même manière Jean-Louis Borlot qui fait le constat d'un système qui est à bout de souffle qu'il faut changer du sol au plafond.

Évidemment que j'échange avec lui. Ça veut pas dire que je suis là dans une quête de ralliment. Thierry Breton qui a mis sur la table l'enjeu de la règle d'or pour le budget et pour les déficits.

Ils sont très nombreux à s'engager. Juste d'un mot pour finir Gabriel. Vous vous fixez quelle échéance pour rattraper Édouard Philippe pour vous imposer comme le candidat naturel ?

Ce serait quoi ? Ce serait fin novembre, Noël, janvier. C'est quoi l'échéance que vous vous fixez ?

Est-ce que vous vous souvenez il y a 10 ans tout pile à ce moment-là qui était en tête dans les sondages qui devait gagner l'élection présidentielle il y a 10 ans jour pour jour ? Ain Jup Alain Jupé même pas été candidat à la fin. Il y a en 2002 qui devait gagner l'élection présidentielle à ce moment-là on était sur ce plateau.

C'est Lionel Jospin qui n'a pas été au deuxème tour et je pourrais multiplier les exemples 95 vous pourriez parler de Jashira quiard Bal. Je pourrais je pourrais citer toutes les élections présidentielles mais je vais vous dire c'est tant mieux. Donc on verra tant mieux parce que ça montre qu'une campagne ça sert à quel chose et surtout ça montre qu'à la fin c'est les Français qui décident.

Gabriel Atal, merci d'avoir inauguré ce nouveau rendez-vous face au 20h France 2027 l'invité du 20h. Merci Nive et Benjamin. On vous retrouvera très régulièrement.

Yeah.