Bruno Le Maire : "Nous sommes au bord de la falaise, et tous nos compatriotes l'ont compris"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous sommes au bord de la falaise et je pense que tous nos compatriotes l'ont parfaitement compris. »
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« il est urgent, dès le budget 27, que les responsables politiques, tous partis confondus, s'entendent pour trouver un compromis au nom de la liberté de la France et qu'ils trouvent des économies réelles. »
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« La désindexation des pensions de retraite, au moins d'un point, sauf le minimum vieillesse. »
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« La désindexation de toutes les prestations sociales. »
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« Il faut effectivement fixer une limite pour que on désespère pas bien en cours en disant que c'est ad vitam æternam. »
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« très longtemps qu'on n'est pas passé en-dessous des 3 % hein, cela dit. »
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« Il faut geler le recrutement des fonctionnaires. »
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« Il faut geler le point d'indice des fonctionnaires. »
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« J'ai proposé également qu'on réduise la participation de la France au budget européen. »
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« Nous avons aujourd'hui un niveau de vie moyen qui est inférieur à celui des autres pays européens, donc il me paraît cohérent que la France participe moins au budget européen. »
Temps de parole
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Situation telle qu'elle est, c'est que nous sommes au bord de la falaise et je pense que tous nos compatriotes l'ont parfaitement compris. Après, on pourra chercher les accusés, les responsables, les coupables. Pour moi, il est tout trouvé, c'est le modèle économique et social sur lequel nous vivons depuis 40 ans et qu'il faut impérativement changer si nous voulons vraiment régler les problèmes. Mais là, la responsabilité politique, si vous êtes aux affaires, c'est comment faire pour que dans les semaines qui viennent, la France reste libre et que ce soit pas la Banque centrale européenne qui, à un moment donné, vienne dire "Vous avez pas fait votre boulot, on va le faire à votre place. On va pas désindexer vos pensions, on va les baisser. On va pas désindexer les traitements des
fonctionnaires, on va les baisser." Donc, je tourne pas autour du pot, je pense qu'il est urgent, dès le budget 27, que les responsables politiques, tous partis confondus, s'entendent pour trouver un compromis au nom de la liberté de la France et qu'ils trouvent des économies réelles. La désindexation des pensions de retraite, au moins d'un point, sauf le minimum vieillesse. La désindexation de toutes les prestations sociales. Pour combien de ? Jusqu'à ce que nous soyons revenus sous les 3 % de déficit, c'est une excellente question. Il faut effectivement fixer une limite pour que on désespère pas bien en cours en disant que c'est ad vitam æternam. très longtemps qu'on n'est pas passé en-dessous des 3 % hein, cela dit. Donc, oui, la dernière fois, c'était moi
qui étais ministre des Finances. Oui, c'était en 2012 mais vous êtes resté quelques années au ministère des Finances, donc euh ça ça n'a fait que chuter. Ça fait ça fait 7 ans. à fait d'accord, je prends toutes mes responsabilités et j'aimerais que les autres responsables politiques prennent aussi leurs responsabilités dans le refus des économies que j'avais proposées. Mais je continue sur votre question immédiate parce que je pense qu'elle angoisse aujourd'hui nos compatriotes. Il faut geler le recrutement des fonctionnaires. Il faut geler le point d'indice des fonctionnaires. J'ai proposé également qu'on réduise la participation de la France au budget européen. Nous avons aujourd'hui un niveau de vie moyen qui est inférieur à celui des autres pays européens, donc il me paraît cohérent
que la France participe moins au budget européen. Avec toutes ces mesures qui sont certes pas populaires, vous retrouvez votre liberté. Vous faites baisser immédiatement les taux d'intérêt qui approchent aujourd'hui les 5 % pour qu'ils reviennent à ce qu'ils ont toujours été quand j'étais ministre des Finances, un point en moyenne, pas davantage. Vous réduisez l'écart de taux entre la France et l'Allemagne qui aujourd'hui est en train d'exploser, ce qui donne des capacités d'investissement à l'Allemagne contre la France à des niveaux plus raisonnables. J'ajoute deux choses qui sont très importantes. Vous pouvez pas faire ça si effectivement, comme le dit très bien Sarah Knapfo, vous ne fixez pas un horizon de temps, le retour sous les 3 % de déficit pour être dans la norme des
autres pays européens. Et en deuxième lieu, si vous accompagnez pas ça de réformes de structure pour qu'on puisse dire c'est une fois pour toutes, on va pas y revenir tous les 2 ans ou tous les 3 ans ou tous les 5 ans parce qu'on n'a pas été capable de changer le modèle.
Bruno Le Maire