Projet de méga-incinérateur à Vitry : "On peut verdir le chauffage de Paris, mais pas au détriment du Val-de-Marne"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
C'est quoi qui vous énerve ? C'est d'être au service de la capitale ?
- 1:00RelanceRéponse directe
Mais comment c'est possible de découvrir ce projet par hasard, Olivier Capitagnou ?
- 1:11FerméeRéponse directe
Cet incinérateur, il est prévu à Vitry-sur-Seine.
- 1:19OuverteRéponse partielle
Vous en profiterez aussi, puisque le but c'est de verdir, vous l'avez dit, de décarboner un réseau de chaleur qui chauffe également des bâtiments de Vitry.
- 2:01RelanceRéponse partielle
Alors, la nouvelle mairie de Paris, qui suit le projet puisqu'il avait été initié sous Anne Hidalgo, affirme que ce projet de méga-incinérateur réduira la pollution de l'air à Vitry avec une division par quatre des rejets d'oxyde d'azote par rapport aux installations actuelles.
- 2:59OuverteRéponse directe
Alors justement, les habitants de votre département, ils en pensent quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« verdir le chauffage de Paris, pas de problème, mais pas au détriment des Val-de-Marne et de la qualité de vie et de leur santé publique. »
- 0:48Invité politiqueFait
« Absolument pas. On a découvert ça par hasard en écoutant sur les réseaux sociaux tout simplement des extraits du Conseil de Paris du mois de décembre. »
- 1:04Invité politiqueFait
« C'est justement la bonne question. C'est qu'à aucun moment, ni le département, ni les communes concernées n'ont été concertées. »
- 1:22Invité politiqueChiffre
« 85% de l'énergie produite sera pour Paris. »
- 1:42Invité politiqueChiffre
« Donc nous, on prône ce type de solution plutôt qu'un méga-incinérateur qui va brûler 450 000 tonnes de déchets CSR. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Donc avec des interrogations très fortes sur les conséquences en matière de santé. »
- 2:18PrésentateurChiffre
« la nouvelle mairie de Paris, qui suit le projet puisqu'il avait été initié sous Anne Hidalgo, affirme que ce projet de méga-incinérateur réduira la pollution de l'air à Vitry avec une division par quatre des rejets d'oxyde d'azote par rapport aux installations actuelles. »
- 4:08PrésentateurChiffre
« 15 000 signatures sur une pétition que vous avez lancée contre ce projet désormais. »
- 4:20Invité politiqueFait
« on a un exemple à l'endroit exact où il s'envisage de créer cette usine d'incinération, ce méga-incinérateur. Il y a 30 ans, exactement, il y a eu un projet d'usine d'incinération au même endroit. »
- 4:56PrésentateurFait
« Ce sont des déchets non recyclables. »
- 5:37Invité politiqueChiffre
« il y a plus de 1 200 personnes qui l'ont déjà exprimé sur le site de la concertation, sur le site internet de la concertation, leur avis, et à 90%, très large, même au-delà, c'est un avis extrêmement négatif, avec surtout une intensité du refus. »
Temps de parole
- Olivier CAPITANIO72 %
- Présentateur17 %
- Présentateur 27 %
- ?3 %
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Ici Paris-Île-de-France, pour bien commencer la journée, ici matin. 7h46, bienvenue à vous si vous nous rejoignez ce matin. L'incinérateur de la Discord est l'objet du courroux du département du Val-de-Marne où la ville de Paris a l'intention d'installer un méga incinérateur d'ici 2031. On en parle avec l'invité d'ici matin, Valentine Letesse, le président du département du Val-de-Marne. Bonjour Olivier Capitagnou. Bonjour. C'est quoi qui vous énerve ? C'est d'être au service de la capitale ?
Absolument.
C
'est d'abord sur la forme. D'abord, ils ont décidé de créer un méga incinérateur pour verdir le chauffage dans la capitale.
En
soi, verdir le chauffage de Paris, pas de problème, mais pas au détriment des Val-de-Marne et de la qualité de vie et de leur santé publique.
Ils
vous ont demandé votre avis
?
Absolument pas. On a découvert ça par hasard en écoutant sur les réseaux sociaux tout simplement des extraits du Conseil de Paris du mois de décembre.
Mais comment c'est possible de découvrir ce projet par hasard, Olivier Capitagnou ?
C'est justement la bonne question. C'est qu'à aucun moment, ni le département, ni les communes concernées n'ont été concertées.
D'accord. Cet incinérateur, il est prévu à Vitry-sur-Seine.
Absolument.
Vous en profiterez aussi, puisque le but c'est de verdir, vous l'avez dit, de décarboner un réseau de chaleur qui chauffe également des bâtiments de Vitry.
Très
peu. 85% de l'énergie produite sera pour Paris. Mais il en chauffe quand même. Il en chauffe quand même. Mais à Vitry, par exemple, il y
a
des opérations de géothermie qui sont prévues et qui vont venir se substituer
à
la chaleur produite
potentiellement
par ce méga-incinérateur.
Et
en plus, dans les départements où la géothermie est le plus développée en France, Donc nous, on prône ce type de solution plutôt qu'un méga-incinérateur qui va brûler 450 000 tonnes de déchets CSR. C'est quoi des déchets CSR ? C'est des déchets industriels, du plastique, des bois vernis, etc. Donc avec des interrogations très fortes sur les conséquences en matière de santé.
Alors, la nouvelle mairie de Paris, qui suit le projet puisqu'il avait été initié sous Anne Hidalgo, affirme que ce projet de méga-incinérateur réduira la pollution de l'air à Vitry avec une division par quatre des rejets d'oxyde d'azote par rapport aux installations actuelles.
Écoutez, déjà, il faut qu'ils en fassent la démonstration. Et si c'est aussi vertueux,
pourquoi
viennent-ils l'installer chez les autres
?
Peut-être par manque de place à Paris. Par manque de place à Paris.
Il
y
a
eu tant de ZAC à Paris, Batignolle, La Tour Triangle, des espaces. Ils en trouvent quand ils ont besoin de foncier. Mais quand il s'agit d'usines polluantes, de structures dont ils ne veulent pas dans la capitale, c'est toujours chez les autres. Ils ont toujours considéré les départements de Petite-Couronne comme des territoires servants. Vous l'indiquiez tout à l'heure. Ceci est désormais terminé. Les habitants du Val-de-Marne, comme d'ailleurs des autres départements franciliens, ont le droit à la même qualité de vie et à la même santé que les Parisiens.
Alors justement, les habitants de votre département, ils en pensent quoi
?
Écoutez, il
y a
une concertation qui est lancée, qui est portée actuellement. C'est le porteur du projet qui présente son projet. Il y avait d'ailleurs une réunion hier soir à Vitry.
C
'est sous le contrôle de la CNDP, la Commission nationale du débat public. Écoutez, ils sont extrêmement mobilisés. Les habitants, les élus, des collectifs qui se sont montés, qu'ils refusent très majoritairement, massivement ce projet. Qui leur est imposé, encore une fois, sans concertation jusqu'à maintenant. Aujourd'hui, alors que les délibérations ont été votées par le Conseil de Paris, on vient leur demander leur avis. Mais c'est trop tard, ce n
'est
pas la bonne formule. On demande d'abord l'avis des riverains, l'avis du département dans lequel ce projet va s'installer, avant de délibérer l'acquisition par exemple du terrain. Ce qui a été fait au mois de juillet dernier par le Conseil de Paris. Donc on fait les choses à l'envers.
Et
donc évidemment, ça crée de la colère, de la révolte dans la population qui est extrêmement mobilisée. Et moi, je le dis aujourd'hui, je pense sincèrement que ce projet ne pourra pas aller au bout tant la mobilisation est forte des habitants.
15 000 signatures sur une pétition que vous avez lancée contre ce projet désormais. L'acquisition du site, vous l'avez dit, a été validée cet été par la
ville de Paris.
Et vous pensez toujours qu'il est possible de revenir sur ce projet d'incinérateur ?
Écoutez, on a un exemple à l'endroit exact où il s'envisage de créer cette usine d'incinération, ce méga-incinérateur. Il y a 30 ans, exactement, il y a eu un projet d'usine d'incinération au même endroit. Tout était bien lancé. Eh bien, in fine, le préfet du Val-de-Marne de l'époque a dû rejeter le projet, a arrêté tellement la mobilisation a été forte.
Et
très récemment, mais la semaine dernière, il y a eu, à Istres, il y avait un projet d'usine de CSR, de traitement des CSR.
Ce sont des
déchets non recyclables.
Non recyclables, industriels,
je
vous ai dit, des plastiques, du bois, vernis, etc.
Le
commissaire enquêteur a rendu un avis négatif par rapport à ce projet et le porteur de projet, qui était le groupe Suez, a renoncé à ce projet. Parce que la mobilisation, notamment, pas que cette raison, mais la mobilisation, le commissaire enquêteur avait révélé que la mobilisation avait été extrêmement forte. Bon, moi, j'invite vraiment les Val-de-Marne, et pas que, mais singulièrement les Val-de-Marne à se mobiliser activement à faire valoir leur intérêt, à faire valoir leur point de vue pendant cette période de concertation qui va du 1er septembre au 1er novembre.
Et aujourd'hui, au moment où on se parle, il y a plus de 1 200 personnes qui l'ont déjà exprimé sur le site de la concertation, sur le site internet de la concertation, leur avis, et à 90%, très large, même au-delà, c'est un avis extrêmement négatif, avec surtout une intensité du refus.
On suivra ce dossier, évidemment. Merci beaucoup, Olivier Capitagno, président du département du Val-de-Marne, et invité en direct d'ici matin. Retour de l'info à 8h, sur ici, Paris-Ile-de-France, et à suivre également Stéphane Berne, par votre voyage dans le temps.