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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 9 septembre 2025 46 minComplaisantMixteInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalEnvironnement & énergie

Kateryna Gornostai / Du ras-le-bol à la grève générale ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    De quoi ce mouvement hétérogène soutenu par 46 % des Français est-il le nom ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La crise politique française va-t-elle alimenter une crise sociale de grande ampleur ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment vivent les élèves ukrainiens en temps de guerre ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça a des conséquences psychologiques pour les enfants ukrainiens ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Combien d'élèves ukrainiens suivent des cours en zone occupée dans l'est du pays ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Est-il possible de filmer les territoires occupés ukrainiens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:30Catherina GornostayChiffre
    « Les Russes ont endommagé 3500 écoles en Ukraine. Ils en ont détruite plusieurs centaines intégralement. »
  • 25:00Catherina GornostayFait
    « À l'époque, elle était dans cette école. C'est notre nouvelle réalité. »
  • 40:00Catherina GornostayFait
    « Notre tâche fondamentale, c'est de préserver la beauté. »
  • 45:00Catherina GornostayFait
    « On dépend plus la guerre et Dieu merci aujourd'hui on fait des choses très simples, on fait des choses qu'on aime. »
  • 55:00Fait
    « Vladimir Poutine rêve d'être éternel grâce aux greffes d'organes. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes, chers artésiens et bonsoir jeunes camarades. Bonsoir. L'actualité c'est la France au seuil de l'inconnu François Baou démissionnaire.

L'appel de main à tout bloqué et ses Français excédé qui dès hier soir en guise de séquence apéritives si l'on peut dire célébrait le vote de défiance de l'Assemblée nationale. Je me suis dit mais quelle bonne idée d'aller fêter le départ de Bairou. C'est bien 364 votes.

Je crois que c'est clair. On fait la petite victoire de de la chute du gouvernement de Baou. On espère que c'est que le début.

C'est bon Baerou. C'est fini le début de Bloqu. Alors précisément, de quoi ce mouvement hétérogène soutenu par 46 % des Français est-il le nom ?

Avec quatre premier ministres en 2 ans, la crise politique française va-t-elle alimenter une crise sociale de grande ampleur ? On en débattra avant de vous retrouver dans la dernière partie de l'émission. Marie Bonissau et Xavier Maudu et on parle de nos cellules nerveuses.

Oui, une étude scientifique Ellisabeth qui montre le lien qui existe entre la pollution de l'air et les maladies neurodégénératives. Alors Alzheimer bien sûr, mais aussi la maladie à corps de les vies beaucoup moins connue deuxème maladie neurodégénérative en France. Et bien je vais vous présenter ces messieurs Alzheimer et Lévi.

Et vous Marie ? Moi, je vous emmène dans la tête des autocrates Vladimir Poutine et Shidjin Pin. Tous les deux rêvent de rajunir, voire même de devenir immortel, ce qui est, c'est vrai très pratique quand on veut rester au pouvoir.

À tout à l'heure. Et pour commencer, 4 millions d'élèves ukrainiens ont eux aussi effectué leur rentrée scolaire la semaine dernière et un film documentaire absolument admirable qui sera demain en salle. Le rappel, la réalisatrice de première classe a filmer des baumes et leurs enseignants pendant l'année scolaire 2023-2024.

L'école en temps de guerre en visio dans les abris dans le métro ou encore entre deux alertes à la bombe. Filmer l'école c'est filmer l'avenir. On en part à la vec l'Ukrainienne Catherina Gornostaille tout de suite.

Bonsoir Caterina Garnostille. On est heureux de vous avoir avec nous. où nous avons énormément aimé votre documentaire.

Je vous présente Julien Vanelst et Benjamin Sportouche. Bonsoir. Bonsoir Catharina.

Ce documentaire dont vous êtes la réalisatrice sort demain dans les salles françaises. Les gens qui vont être chavirés à sa vision vont voir à la fin que vous le dédiez à Maxime Gornostaille, un jeune homme qui était votre frère et qui est mort à 24 ans au front. C'était important pour vous de le spécifier.

C'était très important en effet puisque lui en effet il fait partie de cette génération des jeunes Ukrainiens. C'est eux qui sont les personnages principaux de ce film. Il aurait pu être en de ses lycéens puisqu'il venait de finir la fac.

Alors précisément pour parler de l'école et de l'enseignement en Ukraine en temps de guerre, vous avez le profil idéal, on le regarde, il est réalisé par Ga Legra et on vous retrouve juste après. Caterina. [Musique] Catherina Gornostay, vous êtes réalisatrice de fiction et documentariste.

Depuis la révolution de Maidane, en novembre 2013, vos films explorent la société civile ukrainienne. Vos deux derniers longmétrages s'intéressent en particulier à la jeunesse et à l'école. Alors, comment vivent les élèves ukrainiens en temps de guerre ?

Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. En 2021, vous tournez jeunesse en surcis, un film hybride entre fiction et réalité qui suit des lycéens en classe de terminal au cœur de leur préoccupation, l'avenir, l'amitié, l'amour avec des questionnements comme je ne sais pas ce qui est pire, ne pas aimer ou un amour non réciproque et un fil conducteur qui tient en une phrase : "Si tu n'oses pas, tu ne sauras jamais." Le bonheur en tant que tel ne peut exister qu'ici et maintenant et vous seul pouvez le saisir.

Et ce sentiment vous permet de cesser d'être malheureux quand vous constatez que vos rêves ne se réalisent pas. Mais en filigrane, jeunesse en surcis qui sort en janvier 2022, soit un mois avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, aborde également le contexte politique et la guerre du Donbas. Aujourd'hui, dans le documentaire Première Classe, vous montrer comment la vie des élèves et des enseignants s'organise dans votre pays en guerre. cours de mat d'anglais de danse de peinture comme par ailleurs mais aussi alerte aérienne ou visite d'un mre de l'armée możliли a jaw film dans de nombreuses villes et villages borodanka zaporijessa balance entre scène de joie rire et profonde triste.

Avant sa demain vous décant et notre système éducatif qui fonctionne toujours sont porteurs d'un grand espoir. Nostaille. Les Russes ont endommagé 3500 écoles en Ukraine.

Ils en ont détruite plusieurs centaines intégralement. Et pourtant l'enseignement continue dans des abrisériens, dans le métro, on le voit ça se passe à Cif ou encore par Zoom. C'est ça que vous vouliez montrer, cette astuce, cette souplesse, cette volonté inflexible qu'ont les institutions ukrainiennes de continuer à enseigner plus que tout.

Et quoi qu'il arrive, nous devrons continuer pour plusieurs raisons. Une des raisons, c'est une raison très simple, celle d'économie. Les gens devront continuer à travailler tant que les enfants sont à l'école.

Vous vous souvenez bien à quel point c'était difficile pendant le Covid. Et la deuxième raison, c'est parce qu'en fait l'école n'est pas seulement au milieu où tu as ton éducation, c'est aussi un endroit où tu sens l'épaule de l'autre personne. Tu sens du soutien de d'autres personnes et pendant la guerre, on a compris qu'il est extrêmement important d'être entouré avec les gens puisque être tout seul, c'est vraiment le pire que puisse arriver.

Il y a quelque chose qui est frappant au-delà des sourires des enfants, certains sourires adressés à la caméra et des images absolument magnétiques. C'est la façon dont filmer dont vous filmez les corps de ces élèves, des corps qui dansent, qui s'enlassent, qui nagent, qui courent. C'est comme si il y avait quelque chose dans votre façon de faire qui montrait voilà ils veulent se réapproprier ou conserver cet espace que leur déniort à l'espace.

Oui, en effet l'école vous savez cette guerre est existentielle pour nous puis et en fait l'école c'est l'espace où on préserve l'identité ukrainienne. Et regardez quand les Russes entrent dans les villages ukrainiens, quand il occupe ses villages, souvent il cherchent certaines personnes notamment les journalistes, les familles des militaires et les profs de l'école, de l'histoire et de la langue ukrainienne puisque c'est eux qui sont porteurs de l'identité ukrainienne et c'est très important de préserver l'école puisque l'école nous fait continuer perdurer durer dans l'espace dans le temps et oui, c'est grâce à notre chef opérateur Alexandre Rochine qu'on voit cette beauté puisque c'est avec ses yeux qu'on voit cette beauté dans le quotidien qui les autour. Absolument Benjamin, ce qui est frappant c'est que on ne cache rien à ces enfants puisque dans votre fil on voit que des soldats viennent leur raconter leur vie au front et même leur face-àface avec la mort.

Mais est-ce que ça a des conséquences psychologiques pour est-ce que vous l'avez constaté ? à vrai dire les soldats ou bien les vétérans que vous voyez dans le film qui viennent aux écoles, ils ont des liens directs avec les écoles. Par exemple, à la fête de la fin d'année, c'est le prof de cette école qui est devenu militaire ou bien la femme vétéran qui vient parler aux enfants.

À l'époque, elle était dans cette école. C'est notre nouvelle réalité. Quand moi j'étais à l'école, c'était les vétérans de la 2e guerre mondiale qui venaient nous voir et nous raconter.

Donc voilà, regardez la distance entre la deuxème guerre mondiale et aujourd'hui est grande. Nous le voyz à l'époque comme en film noir et blanc complètement irréel. Mais aujourd'hui, les enfants ukrainiens, ils voient les soldats ukrainiens comme cette nouvelle réalité qui se déroule devant eux puisque leurs familles, leurs proches sont sur les fronts.

Plusieurs proches sont morts, sont tombés sur les fronts. C'est un sujet qui est très vivant. On va évoquer avec vous Catina et avec Julia le fait que à l'est les Russes continuent à russifier l'enseignement et les écoles ou on l'a dit hein effectivement.

Alors, il y a 4 millions d'élèves ukrainiens au total, mais combien sont-ils à suivre des cours en zone occupées dans l'est du pays ? Il est difficile hein d'établir un chiffre précis, mais selon une ONG ukrainienne, il serait environ 600000. Et pour eux, cela a des répercussions très concrètes entre la propagande et la russification des programmes scolaires.

Selon Human Rights Watch, la Russie impose par exemple des livres d'histoire où il est écrit que l'Ukraine est un état néonazie. et que c'est pour cette raison que Moscou a dû intervenir. Ça c'est donc la version russe dans ces écoles-là.

L'usage de la langue ukrainienne est bien sûr interdite. Et selon une enquête de médiia part, le portrait de Vladimir Poutine, le le président russe est affiché. L'hymne russe est entonné et les enfants sont muselés.

Les enfants sont sous occupation, n'ont pas de liberté d'expression. C'est ce que raconte l'employé d'une ONG ukrainienne, c'est donc elle est citée par Media Part. Il leur est interdit de contredire les enseignants et d'exprimer leur opinion.

Alors, il y a tout de même des poches de résistance he dans ces zones occupées avec des cours qui sont donnés de façon clandestine. C'est ce que vous avez constaté vous sur place sur les territoires occupés. Pour nous, il est impossible de s'y rendre en tant que les documentalistes et pour moi, c'est une grande douleur puisque quand on parle de l'éducation ukrainienne euh qui et aussi les Ukrainiens essaient de le de la faire perdurer sur les territoires occupés, pour nous, c'est impossible de le montrer sur l'écran.

Mais comme on a fait beaucoup de recherches, on a interviewé les profs qui ont quitté les territoires occupés et qui continuent à aider leurs collègues qui restent sur les territoires occupés. À vrai dire, il est impossible de filmer cela sur les territoires occupés puisque ainsi tu mets en danger les profs qui sont sur les territoires occupés. Vous voyez comme il est interdit de parler ukrainien, d'être un prof d'ukrainien à l'école.

Alors les gens qui portent cette identité ukrainienne, il ils sont en danger et c'est pour ça d'ailleurs qu'ils arrivent pas souvent à quitter le territoire occupé. C'est pour ça qu'il est impossible de montrer les territoires occupés sur sur l'écran. Caterina, euh à 59 minutes du film, il y a un professeur d'art plastique qui enseigne en sous-sol dans une sorte d'abri et qui dit à ses élèves, "Notre tâche fondamentale, c'est de préserver la beauté." C'est une phrase qui nous percute surtout quand on voit votre film là ces jours-ci, sachant qu'il y a eu des frappes russes sur Kief dimanche et qu'il y a eu encore aujourd'hui une frappe qui a fait 20 morts dans un village.

C'est fondamental de votre point de vue préserver la beauté et utiliser le documentaire comme contrearratif à précisément à ce narratif russe qui essaie d'éradiquer la culture ukrainienne. Vous parlez d'un super prof d'art plastique. Il s'appelle Mikola Colomillet.

Il travaille à Harkiv. À l'époque quand on est allé à Harkiv, je m'attendais à voir quelque chose qui allait montrer ce contexte de guerre qui traverse l'art d'enfant puisqueon cherchait ce contexte un peu partout et pas qu'on le cherchait parce qu'il est omniprésent en fait. était là autour de nous et moi j'étais surprise puisque je lui ai posé la question alors comment est-ce que ça se passe ?

Ah bah attendez, il y a un an et demi qui est passé depuis le début de la guerre. On on dépend plus la guerre et Dieu merci aujourd'hui on fait des choses très simples, on fait des choses qu'on aime et ce qu'on veut. Et c'était un grand soulongement pour moi puisque ça veut dire que ces enfants euh continuent à vivre puisque quand la guerre démarre, il semble que ta vie est mise est mise en pause et tu dois attendre la fin de la guerre et puis tu continues à vivre.

Mais en vrai, ceci n'est pas vrai. À la fin de compte, on s'est rendu compte que même si la guerre continue, on doit continuer à vivre. La vie continue.

Il est exaltant votre documentaire. Il est remarquable. Il sort demain dans plus de 40 salles en France.

Il faut pas qu'elle soit bloquée, il faut aller le voir. Merci Catherina Gornostaille et à votre interprète Anna Coria, le film première classe. Merci encore Ukraina.

Et on va passer sans transition à notre débat sur la crise politique dans laquelle s'enfonce la France. Premier ministre Kival s'angoisse et colère des Français appelle à tout bloqué demain. Soutenu en tout cas compris par 46 % des Français.

L'intuition du philosophe italien Antonio Gramchi va-t-elle se confirmer ? Le vieux monde se meur le nouveau ne peut pas naître et dans cet entre deux surgissent les monstres. On en parle après la mise au point de Sandrine Le Calvez. [Musique] Le vote de confiance a tourné au désaveux pour l'approbation 194 contre 364.

Le premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. Un vote sanction qui laisse François Bairou comme sonner. Une image qui contraste avec l'ambiance festive des pots de départ organisé hier dans plusieurs villes de France comme ici à Rennes.

Je me suis dit mais quelle bonne idée d'aller fêter le départ de Bairou. Surtout que voilà c'est bien 364 votes. Je crois que c'est clair.

Détract avait relayé la mobilisation sur les réseaux sociaux. L'occasion de célébrer la chute du gouvernement mais aussi d'amorcer le mouvement blocou prévu demain mercredi 10 septembre. C'est un début le 10 hein, faut pas croire que il va y avoir une journée et puis tout le monde va rentrer sagement chez lui.

C'est pas ce qui est prévu hein. Des centaines d'actions sont programmées par tout en France. Le ministère de l'intérieur dit craindre un climat insurrectionnel.

Un important dispositif de sécurité sera déployé. Il comprendra pratiquement 800 policiers gendarmes, une petite trentaine d'hélicoptères mais aussi des drones mais mais aussi les sentors qui sont des engins blindés de la gendarmerie nationale. Le mouvement bloc tout est notamment soutenu par la France insoumise qui appelle à la mobilisation générale mais aussi et surtout au départ d'Emmanuel Macron.

Nous sommes dans un moment dégagiste, vous en conviendrez avec moi, et nous avons besoin d'un moment refondateur. Seule l'élection présidentielle nous permet d'avoir ce moment refondateur. Pour l'heure, Emmanuel Macron n'envisage ni des missions ni dissolutions.

Alors, entre dégagisme et rejet des partis politiques, la mobilisation du 10 septembre prendra-t-elle des allures de grands soir ou faut-il s'attendre à un mouvement sans lendemain ? Nos trois invités pour ce débat. Gill Peret, bonsoir.

Réalisateur et scénariste, vous avez réalisé plusieurs documentaires. La ferme des Bertrand évidemment, mais surtout un sur le mouvement des gilets jaunes, Je veux du soleil. Vous l'aviez réalisé avec François Ruffin en 2019 et vous estimez qu'il y a une déconnexion totale entre la classe politique et les citoyens français.

Le mouvement bloqu selon vous symbolise leur ralbol et l'envie de changer les choses comme l'avait fait les gilets jaunes à l'époque. À côté de vous, Raphaël Doan. Bonsoir.

Vous êtes essayées ancien au fonctionnaire. Dernier ouvrage, faire de la France une démocratie aux éditions du CERF. Selon vous, nous traversons une crise d'inertie.

Il faudrait reprendre les fondements de la 5e République et encourager les pratiques de démocratie directe notamment à travers le référendum. Et à côté de vous, Mathilde Philippe, bonsoir, professeur de droit public à l'université Lyon 3. Selon vous, pas besoin de 6e République comme la convoque et la rêve souvent Jean-Luc Mélenchon, il faut changer de mentalité et apprendre à voir la Constitution autrement, dites-vous.

Le mouvement bloc tout pourrait avoir un impact à ce niveau. Et on démarre Benjamin par la citation la déclaration du jour. Oui, elle est signé Jean-Luc Mélenchon.

J'interprète la chute de François Bairou comme une victoire populaire, a déclaré le chef de fil de la France insoumis. C'était hier soir Gill Peré. Pour vous aussi, c'est une victoire populaire.

Vous reprendriez ces mots dans un sens ? Oui. En tout cas, c'est la victoire des députés. pour une fois qu'on donne la parole à les députés, ils ont visiblement au moins ce pouvoir-là de de renvoyer monsieur Bayerou chez lui.

Euh et les députés sont certainement plus représentatif du peuple que le sont l'entourage de de Macron et et de de François Beirou. Après, c'est une victoire aussi pour le peuple, je pense, parce que ça évite quand même ce plan d'austérité qui était prévu, qu'allait toucher principalement les plus faibles sur les non remboursements et cetera, tout ce qu'on connaît et qu'elle ait une fois de plus épargné les plus riches. Donc ça c'est une victoire.

Après, c'est quand même c'est quand même très triste tout ça de de que de temps perdu, de cette succession de premier ministres qui ne font toujours rien pour l'environnement, qui ne font toujours rien pour l'égalité sociale, que de temps perdu. Mais j'ai je sais pas, ils ont pas d'enfant ces gens-là, ils pensent pas à la suite, c'est incroyable et donc voilà, tristesse et puis espoir. Raphaël de pour vous, comment vous interprétez cette déclaration populaire ?

J'ai j'ai du mal à le comprendre puisque c'est pas vraiment une victoire. On sait pas très bien qui sort gagnant de cet épisode là puis c'est pas directement populaire puisque c'est quand même d'abord une manœuvre parlementaire alors qui a été initié par le premier ministre mais enfin tous ceux qui se sont exprimés là ce sont seulement les parlementaires représentants les représentants du peuple représentant mais bon on voit bien aujourd'hui qu'il y a justement un décalage dont que vous avez évoqué tout à l'heure entre les les élus et les électeurs. Je suis pas sûr qu'aujourd'hui enfin ça représente vraiment un grand mouvement de masse.

Ça veut pas dire qu'il y avait un soutien populaire au gouvernement. Pas du tout. Mais simplement là, je pense qu'on est dans des configurations politiques qui en fait qui n'intéresse pas beaucoup les Français eux-mêmes.

Et Mathilde Philippe, alors éclairez-nous, est-ce que c'est une crise politique, une crise institutionnelle, une crise économique, une crise de régime ? Comment vous la vous qualifiez ce qu'on est en train de vivre ? Alors, c'est déjà une crise politique, c'est évident.

Euh mais en revanche, est-ce que c'est une crise constitutionnelle ? Cela ne va pas tarder à l'être à si jamais on ne fait pas ce que je disais effectivement. C'est-à-dire qu'il faut absolument mieux comprendre la Constitution.

Donc c'est sûr que les perdants sont pour l'instant les citoyens. Euh les perdants sont aussi à mon avis les parlementaires qui ne comprennent pas vraiment quel est leur rôle actuellement. La Constitution lorsqu'il n'y a pas la majorité absolue permet aux parlementaires de prendre la main et ils doivent prendre la main.

C'est à eux désormais de le faire. C'est-à-dire qu'ils doivent s'organiser, former une coalition. Alors évidemment, il faut faire des compromis.

Ça c'est difficile. Euh mais faire une coalition qui fasse surgir un programme et donc un nom. Alors ça paraît extrêmement complexe mais c'est vrai que c'est euh malheureusement la seule solution si on veut pouvoir euh reprendre la main euh actuellement sur la crise politique.

Il Peré, il y a pas de compr pourrait y avoir des compromis pour vous sans encore possible ou pas ? Alors là, moi je suis pas un spécialiste. Non, mais c'est ce que est-ce que quand on dit victoire populaire, on a l'impression que bon voilà, c'est terminé que toute cette classe politique est plus en capacité de diriger et de nous représenter.

Moi, je me suis intéressé énormément dans mon dans le cadre de mon travail à toute l'histoire sociale française et l'histoire sociale française, elle s'est pas souvent enfin la progression sociale, progression du niveau de vie, du niveau de santé, du niveau de retraite et cetera, ça s'est jamais fait dans le compromis. Ça s'est quand même fait dans le rapport de force et ça s'est jamais fait ni dans la joie ni dans la bonne humeur. Et donc du coup, je je suis pas un un gros adepte du compromis.

Je crois qu'il faut des des lignes claires et des un projet pour tout le monde parce que vers quoi on veut aller ? parce que c'est ça si si le projet c'est de savoir quel premier ministre on va choisir, c'est pas tellement porteur d'avenir. Et aujourd'hui, ben comment voulez-vous que les citoyens croi en leur classe politique consent à l'impôt, consent à la cotisation sociale si on sait que la majeure partie de nos impôts finalement servent à financer des entreprises et que la grande partie de cet argent là va directement dans les poches des actionnaires.

Enfin, voyez, il y a pas si si on vous si on disait aux citoyens, bah comme ça, l'hôpital va être mieux maintenant, on va s'attaquer franchement au problèmes climatiques, faire un grand plan d'isolation, on aurait des perspectives d'avenir et on accueillerait les jeunes beaucoup mieux dans la société. Mais c'est pas le cas. Moi, il nous semble que votre voisin Raphaël Doban redoute que la démocratie représentative so remplacée par une sorte de démocratie d'opinion.

C'est ça que vous redoutez ? Il y a ça. Et puis que la démocratie représentative prenne toute la place au dépend de la démocratie directe aussi.

Je pense que moi depuis la dissolution, je me suis toujours dit que c'était l'occasion ou jamais de revivifier la pratique du référendum parce que puisqu'on a justement un parlement qui est bloqué en trois trois groupes qui sont incapables de s'entendre, moi je crois pas, je suis pas très optimiste sur la capacité de ce parlement là à trouver des compromis au-delà de un vote de non enfin d'un accord de non censure sur le budget et encore un budget qui sera le même que que le précédent. En revanche, il y a des majorités de fait entre les Français sur certains sujets, des grands sujets d'ailleurs sur sur l'énergie, sur des sujets régaliens, sur le logement. Bon, pourquoi pas ?

Il y en a beaucoup. Et le président de la République aurait pu euh se servir de ses prérogatives pour déclencher un référendum sur différents sujets et en fait gouverner les Français. C'est pas c'est pas la voix qu'il a choisi clairement.

Et donc aujourd'hui, il est bloqué, il peut plus réformer et je vois pas comment son mandat peut reprendre la moindre voie de réforme. On y reviendra tout à l'heure mais concentrons sur les Français et la colère des Français. que vous êtes, comment elle réagit quand elle attend ça ?

Est-ce que que ce n'est pas au président de la République de prendre l'initiative en réalité lorsqu'il n'a pas la majorité absolue au Parlement, il n'a plus l'initiative et puis le référendum, il y a une grande méfiance en France envers le référendum, ça n'est pas pour rien. C'est parce que justement il y a cette tradition de l'homme fort, je dis exprès pas la femme forte parce que c'est l'homme fort cette idée qu'il y aurait un homme fort qui gouvernerait mieux. Et le référendum dans le passé a toujours servi à essayer de légitimer ces hommes forts.

Donc euh moi à ces techniques de démocratie semidirecte, je préfère la vraie démocratie directe. C'est-à-dire et il y a eu des tentatives, ces conventions citoyennes, les gilets jaunes, les le cahier de doléance. Si effectivement ça avait été suivi des faits, alors là on avait des instruments qui étaient clairement des instruments qui permettaient de renforcer la participation populaire.

C'est encore possible, mais il va falloir le faire vite en prenant l'engagement que lorsqu'une telle euh lorsqu'un tel instrument est mobilisé, les il sera suivi des faits parce que c'est le grand problème, le fait que évidemment lorsque l'on interroge la population, y compris par référendum en 2005, euh ce n'est pas suivi d'effets. C'est ça le problème. Concernant ça a été suivi d'effets, mais les effets c'était la matraque quoi.

Et c'est vrai que ce mouvement des gilets jaunes a été réprimé dans une violence terrible. on se souvient de Castaner et et tout ça et et c'était terrible. Par contre, il y avait quand même quelque chose de jouissif en tout cas en ce qui concerne par rapport à mes attachements aux questions sociales, c'est que dès que la discussion s'instaure entre des citoyens sur un rond-point qui sont à l'origine plutôt dépolitisés, méfiant des systèmes comme ça, plus les semaines et les jours passaient, plus la question qui revenait alors qu'il voulait pas entendre parler des impôts, il y avait trop de charges et tout comme ça, c'était justement remettre l'impôt sur la fortune, faire un impôt plus juste.

Comment quand on expliquait la cotisation sociale qui est quand même un magnifique édifice, c'est pas les charges sociales et bien naturellement les gens venait à ce réflexe là et des réflexes qui sont plutôt de gauche de partage d'organisation collective et bloquons tout c'est une réédition pour vous des gilets jaunes franchement on nen sait rien pour l'instant en tout cas c'est l'émanation d'un ral bol quand même assez généralisé mais par contre qui est moins qui qui est beaucoup plus scanné scruté et il y a pas le le côté les gilets jaunes oui spontané puis surtout le gilet jaunes il y avait dans dans la classe médiatique qui avait un petit côté exotique comme ça. Donc on s'est intéressé, on a été gentil au début avec les gilets jaunes avant de les traiter de de violent, d'inculte, de de je sais pas quoi, de de fachaotud et cetera alors que il y avait tout là-dedans, quoi. Il y a eu quelques violents à l'arc de triomphe némoins.

Oui. Oui. Sur Paris mais c'est pas du tout ce que nous on vivait en Provence.

On va évoquer avec vous trois et avec Julia le fait que donc les gens qui sont à l'origine de ce mouvement bloquont tout ont choisi Coluche comme figure tutellaire ou comme Égéie, je ne sais pas comment il faut le dire. Mais alors un Coluche retrafiqué par l'IA. Tout à fait.

Alors c'est la dernière tendance hein sur les réseaux sociaux utiliser la figure de Coluche pour lancer des appels à bloquer la France donc le 10 septembre. Des vidéos de l'humoriste décédé il y a près de 40 ans qui sont générées donc par l'intelligence artificielle et qui se multiplient sur TikTok et YouTube notamment. Regardez, si vous voulez vraiment faire chier l'État, faut pas juste rester au lit le 10, faut continuer le 11, le 12, le 13 jusqu'à ce qu'il viennent nous supplier en slip devant le carrefour du coin.

Sinon, c'est juste une manifard. Grâce à LIA. Donc, les internautes ont aussi généré, vous allez voir, un bébé coluche récitant un vrai sketch he datant de 1980.

Il a été réactualisé au goût du jour. Ils nous font chier avec la sécurité sociale qui est en déficit. Alors que le ministre de la santé est même pas médecin.

Alors on se souvient l'humoriste était engagé politiquement un ardent défenseur des classes populaires. C'est la raison pour laquelle le collectif les essentiels qui étaient à l'origine de Blontou en a fait sa figure de prou. Et puis l'autre raison, c'est que Julien Mariciot, le le fondateur de ce collectif qui appelle à rendre le pouvoir au peuple et bien il se fait très rare dans les médias parce qu'il ne veut pas surtout pas personnaliser ce mouvement.

Et c'est pour cela qu'il a décidé de faire de coluche sa figure de prou. Euh je me tourne vers vous Raphaël Don. On voit que pour le moment c'est un mouvement qui n'a pas de leader.

Pourquoi selon vous quel est l'intérêt ? Oui, d'ailleurs le fait qu'il prenne une figure d'abord du passé et en plus en l'animant de manière virtuelle, ça montre bien à quel point il refuse d'avoir un leader aujourd'hui incarné. Euh, il y avait eu le même problème qui s'était posé pour les gilets jaunes et et c'est souvent quand même une difficulté après pour durer et pour arriver à quelque chose.

Euh ça a été aussi un des problèmes du mouvement 5 étoiles en Italie, même s'ils ont fini par trouver des des figures qui ont ensuite ont été assez éphémères quand même dans la vie politique italienne. Gelo mais qui voilà luiême n pas réussi à à transformer l'essai vraiment et je pense qu'il peut se poser le même problème de toute façon pour ce mouvement bloquant tout il y a à la fois le manque d'incarnation et puis aussi le manque de disons de d'accroche. Quel est le exactement la mesure par exemple ou le le sujet précis sur lequel se enfin se tourne le mouvement pour les gilets jaunes, il y avait eu une étincelle de départ qui la taxe carbone mais là gér il y en a tellement euh le mystère quand même c'est pourquoi ça défiance la défiance et puis aussi tout ce niveau d'inégalité non la question qui se pose pour moi c'est pourquoi ça n'a pas pété plutôt enfin je veux dire s'il y avait un extraterrestre qui arrivait sur qui regardait l'état de la France aujourd'hui il se dit wou c'est la 7e puissance économique mondial et puis regarde les chiffres en bas, il dit il y a 10 millions de pauvres.

Ah, il y a les 500 fortunes qui captent 42 % du PIB du pays. Vous êtes complètement débile. Donc donc comment on est capable d'accepter ça ?

Bon, pour moi, il y il y a trois raisons. On accepte ça parce que l'idéologie néolibérale a réussi à faire croire que chacun par la méritocratie sera l'heureux élu. Bon, il y a peu d'heureux élus.

Il y a la violence de la répression sur les gilets jaunes, mais aussi sur tous les mouvements des retraites où on a une violence qui était inédite sur la répression. Et puis il y a aussi des médias qui ne mettent jamais en perspective ce qui arrive et qui se contentent souvent de de répondre à des communiqués ou à de la politique politicienne sans faire la l'analyse de fond. Et comme les détenteurs des médias, vous savez qu'ils sont-ils, ils ont aucun intérêt à changer l'état du monde.

Donc tout ça, ça tient. Moi pour moi, c'est une grande question. Pourquoi ça ne ça n'a pas pété avant ?

Ouais. Philippe, moi la question que je me pose, c'est plutôt que peut-on en faire ? Euh et que va-t-il se passer ?

C'est ça. Et qu'est-ce que ça dit de notre système politique ? Qu'il est usé, qu'il est épuisé.

Pas réellement. Je pense qu'il est mal compris. Encore une fois, on a changé de système.

En fait, on a presque changé de constitution à partir de la décision prise en conscience et seul he par Emmanuel Macron en 2024 de prononcer la dissolution avec le résultat des élections législatives. Donc il se retrouve sans majorité. Donc on change le système.

On est dans un régime parlementaire, celui qui appelle euh de leur vœux les partisans de la 6e République. Par mes dissolutions ou pas, il y avait déjà un rejet des partis politique, des institutions et des relais traditionnels. C'est ce qu'on a dans la voix de Gilpér.

Tout à fait. Oui. Oui, c'est exactement ça.

Mais là, on est on a changé de constitution, donc on a changé de pratique. Il faut désormais que chacun prenne ses responsabilités. Donc, que faire de ce type de mouvement ?

Premier première chose, je le redis, les parlementaires sont désormais au cœur du système. Le chef de l'État doit incarner la continuité de la nation. C'est l'article 5 qui doit être l'arbitre entre les partis mais c'est tout.

Donc ce n'est pas lui qui doit avoir l'initiative, il peut nommer tous les premiers ministres qu'il souhaitent. Il peut éventuellement reproncer une dissolution. Il en a le droit.

Il a récupéré un ce droit depuis juillet dernier. Il peut également être destitué ou démissionné. Les choses produi les mêmes effets justement.

Vous dites malheure je crois qu'il un sondage là aujourd'hui qui dit que 70 % des Français n'en veulent plus donc qui veulent sa destitution c'est quand même on a jamais vu un truc pareil bon il faut dire qu'il quand même quelques bateaux pour faire battre alors on va écouter justement Jordan B le président du rassemblement national qui pour lui il y a deux solutions la dissolution ou la démission d'Emmanuel Macron si on ne revient pas de les devant les Français d'une manière ou d'une autre c'estàd soit par la dissolution du parlement soit par la démission du président de la République et par l'organisation d'une nouvelle élection action présidentielle qui pourrait permettre au pays de retrouver non seulement un cap une majorité mais de la stabilité. Alors je ne vois pas comment quelque chose de sain pourrait émerger. Alors Raphaël, est-ce que le problème aujourd'hui c'est le président de la République ?

Est-ce que tout tourne autour de lui et que du coup tout s'articulant autour de lui et bien c'est lui qui peut faire en sorte que les choses se fluidifient s'il démissionne ? Il est responsable de la situation dans la mesure où il a causé la dissolution, ça d'accord. Et donc effectivement, le blocage parlementaire vient de lui.

Mais en même temps, il faut pas oublier que là, il y a une situation assez inédite dans la politique française derrière un décennies, c'est justement qu'on a un bloc de 30 plus de 30 % du Rassemblement national avec lequel personne ne peut s'allier pour des raisons idéologiques et historiques. Et ça ça fait que c'est très difficile de trouver une majorité alternative. Ça veut dire qu'il y aura plus jamais de majorité absolue.

C'est ça qu'on pourra plus court terme imaginer qu'à court terme là une dissolution reproduirait à peu près les mêmes équilibres. Donc de toute façon les solutions ne changerait rien. Enfin en tout cas le parlement serait tout aussi bloqué.

Donc c'est vrai que c'est tout ce puzzle là qui fait que Emmanuel Marc se retrouve coincé. Alors on voit des solutions ce qui arriverait hein. A priori selon les sondages récents 33 % pour le R.

Exactement. Le plus probable c'est que finalement le président de la République finisse par tenir entre guillemets jusqu'à 2027 en ne faisant quasiment rien et en faisant passer un budget sous la pression des marchés financiers. Bon surtout qu'il ne fasse rien qu' fasse rien c'estàd possible.

Gill Pérd, on est dans une situation un peu prè réévolutionnaire pour vous. Est-ce que il y a une situation de Lénine qui revient avec insistance, une situation pré-évolutionnaire, on va le voir, éclate lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus, ceux d'en bas ne veulent plus et ceux du milieu basculent avec ceux d'en bas. C'est ça qui est en train de se passer.

C'est vrai qu'on a souvent annoncé qu'il allait y avoir ce grand soir. Pourquoi arriverait-il maintenant dans cette convergence des lutes éventuell ? Je sais pas si ça arrivera maintenant.

En tout cas, il y a il y a il y a quelque chose qui est sûr, c'est que maintenant il faut aussi que la classe politique aussi réapprenne à parler avec les gens et arrête d'être découpé de de la base. Et puisque vous citiziez l'énines, c'est vrai qu'on a y compris dans les partis de gauche des gens très éclairés, une élite, on va dire éclairée très politiquement. Mais l'en disait qu'il faut avoir une élite politique très éclairée dans la locomotive, mais il faut bien que vérifier que la locomotive, faut bien qu' vérifier qu'il y a les wagons derrière.

Donc ce que vous ça concerne autant la droite que la gauche. C'est une question tout sur réinvestir réinvestir la politique et que les gens se rapprochent de la politique parce que c'est quand même la politique euh qui va nous sauver et qui va faire en sorte qu'on va pas basculer dans quelque chose d'horrible et qu'on va pouvoir politiquement organiser le partage et une vie à peu près sereine tous ensemble puisqu'on sait que potentiellement en étant la 16e puissance économique mondiale, on a les moyens de tous vivre correctement, tous manger correctement, tous vivre ensemble correctement. Mais pour ça, faut des services publics, faut des hôpitaux, des écoles pour que tout ça fonctionne bien quoi.

Euh on va regarder une archive euh on va se souvenir de Nuit debout, c'était il y a presque 10 ans où justement les gens, la politique était là au coin de la rue, enfin les incarnés dans des gens qui étaient sur les places et qui manifestaient leur colère, leur albol et leur rejet du personnel politique. Est-ce que ça suffit à fédérer un mouvement ? On va vous le demander après, mais regardez, c'est l'archive 2016, nuit debout.

C'est un monde à part en plein Paris sur la place de la République. Ici, on prétend tout réinventer et cela commence par le calendrier. On est quel jour là ?

Alors là, on est le 37 mars parce qu'on est le 6 avril. 37 mars car le mouvement Nuit Debout a commencé 6 jours plus tôt, le 31 après une manifestation contre la loi comerie. Depuis le principe est simple, tout le monde peut parler de tout mais pas plus de 3 minutes.

Bonsoir. Je pense qu'on pourra jamais se réapproprier la pensée si on se réapproprie pas les mots d'abord qu'on utilise. Finalement, le grand soir pour moi, c'est une belle idée mais c'est une vieille idée.

Je crois plus en la juste opposition et en l'empilement de petit matin, de petites propositions comme ça et je pense que la nuit debout c'est vraiment ça qu'elle peut permettre. Merci à tous. La loi Alcomeris, c'est en référence à l'ancien ministre du travail qui avait mis en place une loi très critiquée à l'époque.

Math-il Philippe, vous dites il faut recréer du lien mais on a l'impression voilà 2016 ça n'a pas été le cas. Les gilets jaunes non plus. Bon ça s'invente pas un nouveau lien avec des politiques ?

Non mais c'est vraiment le moment. C'est bah oui mais comment c'est que juste un changement de personnel politique ? Il faut Non, il faut que chacun prenne ses responsabilités.

Chacun ça renvoie à trois types de personnes, trois institutions. D'abord, le président de la République qui doit comprendre qu'il n'a plus la majorité, qui ne doit pas gouverner. Il doit simplement nommer effectivement un premier ministre issu de la majorité parlementaire qui se formera par coalition.

Deuxièmement, les parlementaires en particulier doivent prendre leur responsabilité et essayer, le compromis était peut-être pas le mot mal choisi, mais de trouver les points sur lesquels il y a un consensus national et sur lesquels on peut se mettre d'accord. Et troisièmement, les citoyens et les citoyennes doivent prendre leur responsabilité parce que il va falloir s'exprimer, il va falloir discuter, mais euh il va falloir aussi participer. Donc pas besoin d'une 6e République pour vous.

Alors peu importe parce que c'est la 6e République qui est appelée des vœux de tous, elle est là régime parlementaire. C'est ce qu'on a alors à deux conditions. La convention, il y a quand même une institution qui est le comité économique, social et environnemental qui pourrait être revalorisé.

Et puis il y a toutes ces conventions citoyennes où c'est ces modes de participation mais à condition qu'il soit suivi des faits. laamour référendum d'initiative citoyenne tout ça c'est Oui, normalement on a tous les outils sans avoir besoin de faire des comités à part. Normalement, si la la démocratie fonctionnait correctement, on devrait avoir des députés plus représentatifs certainement de de l'état du pays.

On devrait normalement arriver à gouverner sans sans être obligé de faire des des bricoles comme ça et de faire de la discussion qui n'aboutit pas forcément à grand-chose. Faire des conventions citoyennes si on prend pas en compte la décision, je suis assez d'accord, c'est les conventions citoyennes, pourquoi pas ? Mais à la fin, il faut quand même qu'il y a une décision qui soit prise par quelqu'un et cette décision, elle peut être prise soit par les représentants soit par les électeurs directement.

La France insoumise a annoncé déposer une motion de destitution d'Emmanuel Macron. Ça va servir à quelque chose ? Ça peut servir à quelque chose.

Franchement, on sait que ça va pas aboutir. Donc euh bon, c'est le la Macron, il peut décider de démissionner s'il veut faire un geste historique. Après tout, le général De Gaul avait bien envisagé ça en qui parte pour sa santé mentale parce que ou alors qu'il se fasse déboucher les oreilles ou sinon ça va mal finir pour lui pendu par les pieds sur la place de la sera peut-être pas mieux pour le prochain.

Ce sera la conclusion un peu taquine de ce débat. Bien sûr. Merci à tous les trois d'être venus débattre.

Euh on va rester dans l'actualité vue par Marie Bonisso, Xavier Maudu pollution de l'air, maladie neurodégénérative, un rapport alarmant confirme le lien entre les deux. Et puis l'immortalité tarabuste les autocrates. Vladimir Poutine rêve d'être éternel grâce aux greffes d'organes.

Mais d'abord le mauvais dette du jour repéré par Tibonold, c'est paradis. Le nouvel Eldorado de Donald Trump, il a créé une cagnotte fin août dont minimum 15 dollars par tête de pipe pour l'aider à accéder au paradis. C'est absolument authentique, c'est entendu.

Je veux essayer d'aller au paradis. D'aller au paradis si possible. Avant de rentrer au paradis, il faut passer paratoire.

Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète des mots vedettes.

Paradis du vieux personant Paeri autour et Daesa Jordin Clot désigne le jardin d'Eden dans la Bible et chez les chrétiens le séjour éternel des bienheureux auprès de Dieu soit l'Eden retrouvée. Le président des États-Unis après avoir manifesté son désir d'obtenir le prix Nobel de la paix souhaite désormais obtenir sa place au paradis. Le 2 septembre à 2h22, l'aspirant à la vie éternelle a envoyé à ses soutiens un mail intitulé "Je veux aller au paradis".

Il y présentait ses survies politiques, judiciaires et à des tentatives d'assassinat comme preuve d'une volonté divine justifiant son appel à une contribution de 15 dollars. Oui, 15 dollars. Pour sécuriser son ascension céleste.

En octobre, lors d'un meeting à New York, l'alore candidat avait lâché. "Je sais que ma mère est au paradis. Pour mon père, je suis pas 100 % sûr.

Le 19 août, le même redevenu président avait suggéré qu'obtenir un accord de paix en Ukraine pourrait l'aider à entrer au paradis, toutefois conscient de ne pas être bien placé, d'être au bas de l'échelle. Pourtant, s'il est incapable de citer la Bible, amener une vie particulièrement dissolue, admet ne pas prier souvent, le président américain a été baptisé dans une église presbitérienne de New York, ce qui en fait un protestant. De ce point de vue, son accès éventuel au paradis repose uniquement sur sa foi en Jésus-Christ.

Si le salut d'un câau dépend du pardon de ses péchés, celui d'un protestant, même ayant désobéi au 10 commandements, dépend de sa croyance en son sauveur. Ainsi, le mari adultérin de Madame Trump peut faire les poches de ses soutiens par email sans interférence avec son processus d'admission céleste. Diabolique.

Merci Tibonot. Le paradis c'est l'enfer non ? Bon ben c'est l'heure de vos chroniques chers Xavier cher Marie.

Alors une étude a été publiée par la revue Science. Franchement, elle fait froid dans le dos et elle montre le lien entre la pollution de l'air et les maladies neurodégénératives les plus répandues à savoir Alzheimer et la démence accorde de les vies. Qu'est-ce que Oui, exactement.

Démence accorde les vies. Maladie accorde les vies. C'est une histoire qui nous conduit au début du 20e siècle Ellisabeth en 1906 à Munich.

Aloï Alzheimer est médecin, il a 42 ans, travaille dans l'équipe à Munique hein du professeur Émile Keperlin. C'est un des pionnier de la psychiatrie. Et cette année-là, Alzheimer a un cerveau embrumé.

Alors, comprenez, il a un cerveau embrumé. Il l'a concrètement dans l'âme un cerveau embrumé, c'est pas le sien, c'est celui d'une patient, elle s'appelle Auguste Deter. Il la suit depuis plusieurs années depuis qu'elle a développé des troubles du comportement, des troubles cognitifs, neurologiques.

On sait pas trop ce que c'est. D'ailleurs, avons dit une démence sénile. B alors sénile mais particulièrement précoce parce qu'elle décède en avril 1906 à seulement 55 ans.

Elle décède à Francfort. Francfort Munique 400 km. Alors là, ce sont des procédés savants qui sont mis en place avec du tissu, un bibé de formolle pour récupérer le cerveau.

Alzheimer l'étudie, le disse et il repère des dépôts entre les cellules nerveuses, on va dire. Et c'est la maladie d'Alzheimer. Oui, c'est ça.

Bah, c'est justement euh ce professeur, son patron qui donne le nom d'Alzheimer à cette maladie. Ben justement parce que Creppeline veut montrer le mérite de son élève qui a compris quelque chose. Ce n'est pas de la démenceile, ce n'est pas de la démence précoce, c'est une maladie.

Vous savez, on est dans ce début du 20e siècle où tous les scientifiques avancent bill en tête pour essayer de comprendre le fonctionnement du cerveau. D'ailleurs, c'est pas un hasard non plus si c'est dans ces années-là que se développe la psychanalyse. On veut comprendre ce qu'il y a là-dedans à côté de tout ce que je vous dis, la psychiatrie, les dissections de cerveau.

Et justement en 1912, vous avez toujours à Munich dans le laboratoire que maintenant dirige Aloï Alzheimer, un jeune médecin, il a 27 ans, Fredrich Levi. Puis il s'intéresse au malades atteints de la maladie de Parkinson. Et en étudiant ces différents cerveaux, il constate des amas de protéin et appelle ça des corps qui empêchent le bon fonctionnement des neurones.

ça s'arrête là parce que à ce moment-là, on a encore du mal à identifier ces différentes lésions entre Alzheimer, Parkinson ou peut-être autre chose. En fait, il faut attendre très récemment les années 1980 pour qu'un euh spécialiste Kenji Kosaka, un japonais, étudie cette question et identifie une maladie. C'est la maladie accord de Lévi.

Et ben vous voyez, il donne le nom à son lointain prédécesseur. C'est une chaîne, tout le monde se tend la main. Aujourd'hui, la maladie d'Alzheimer en France touche plus d'un million de personnes.

Et la 2e maladie neurodégénérative, c'est cette maladie accorde les vies. Plus de 200000 personnes aujourd'hui en France. Donc en parler simplement même les nom, c'est aussi contribuer à diffuser l'information pour les personnes concernées et pour leur entourage.

Et à propos de la pollution de l'air, donc vous renvoyez au et ben à la revue Science pour tout savoir. Cher merci monsieur Baudi, cher marien.com entre les dirigeants.

Oh ces amis des droits de l'homme et des droits humains, Sijing Ping et Vladimir Poutine, il rêvent de devenir des transhumains, des immortels. Des immortels. Imaginez Poutine pour toujours.

Jin Pina n'a jamais les deux Septuagina, ils ont le même âge, ils ont 72 ans, ont échangé ensemble sur ce rêve de jeunesse éternelle. C'était mercredi dernier à Pékin, il marchait vers un giga méga défilé militaire et un micro d'une caméra chinoise était resté ouvert. [Musique] Atteindre l'immortalité, ils le disent hein, il ils s'échangent des des petits trucs àus.

Alors c'est vrai, ben voilà, c'est vrai que dans leur pays, en effet, on y travaille. Les technologies antivieillissement sont une priorité scientifique nationale en Russie. C'est Poutine qui l'a déclaré l'année dernière.

Ça veut dire concrètement essayer d'empêcher de ralentir au moins le vieillissement des cellules mais aussi imprimer des organes en 3D puis les greffer. En Chine même combat, on régénère, on hybride l'homme et la machine. Alors vous allez me dire pourquoi pourquoi ne pas se laisser mourir comme tout le monde ?

Et bah depuis cette conversation est sortie dans les médias, les experts ont plein d'analyses sur ce rêve. Alors d'abord la plus évidente, c'est l'analyse politique hein. Ni Vladimir Poutine ni Shidinpin n'ont désigné de successeur.

Et alors s'ils deviennent immortels et plus jeune que jamais, bah là c'est pratique, il restent au pouvoir. Voilà eux mais aussi le régime mais aussi carrément le pays puisque comme dans la plupart des régimes autoritaires, ben la survie du pays est intimement liée dans la propagande à la survie de son dirigeant. Et puis il y a un anthropologue et médecin légiste qu'on a déjà reçu dans cette émission qui s'appelle Philippe Charier qui lui rappelle que historiquement les communistes ont toujours lutté contre la dégradation des corps.

Lénine, il est où Lénine ? Et ben vous pouvez le voir toujours. Ben oui, embaumé.

Vous pouvez le voir, son corps est intact encore sur la place rouge à Moscou mais aussi au Chimine. Au Vietnam, en Chine, Mao, les Kims de Corée du Nord. Toutes ces dépouilles sont intactes, prêtes à ressusciter.

On sait jamais si on leur propose. Et à l'inverse, l'inverse c'est c'est la c'est la même logique. En pleine dstalinisation, qu'est-ce que décide de faire CRW chef ?

Et ben, il enterre Staline, il enlève sa dépouille, il la cache, il y a plus de corps, il y a plus d'idéologie. Et puis on peut aussi remonter plus loin, fin 19e en Russie. Il y a une bande de poètes, d'anarchistes, de scientifiques, de d'écrivains un peu fous, utopistes qui qui tous vont se mettre à rêver et former un groupe qui s'appelle le cosmisme, un courant de pensée auquel Poutine a rendu hommage il y a quelques années publiquement que Elon Musk tient tienent cite régulièrement et qui dit que grâce au progrès technologique, l'humanité va bientôt vaincre la mort et quand elle sera enfin immortale, et ben hop, elle va pouvoir aller conquérir le cosmos, les étoiles.

Voilà, beau programme. Alors, j'ai vérifié, j'ai fait mon travail. Pour le moment, personne n'a vaincu mort.

Voilà, sauf peut-être Elton John, John Lennon, pardon et Elvis Presley, mais j'en suis pas sûr. Michael Jackson. Oh, vive la mort quoi.

Merci Marie, à demain 20h05. On se retrouve avec l'historien Gérard Noiriel. Tchus. [Musique]