L'invité politique Sud Radio - Jonas Haddad, porte parole des Républicains, vice président de la région Normandie et auteur de "C'est Nicolas qui paie" (Éditions de l'Observatoire), est l'invité politique.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Est-ce que la primaire socialiste clarifie ou complique le jeu politique pour votre famille politique ?
- 0:52RelanceRéponse directe
Ça rebat les cartes, selon vous, ou pas ?
- 1:15OuverteÉludée
Une alliance avec Attal serait-elle logique et souhaitable ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Une union semble impérative pour ce camp-là de la gauche. Vous le confirmez ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Est-ce que Raphaël Glucksmann peut s'allier dans la perspective des législatives ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Est-ce que ça ne vous inquiète pas à droite ? Est-ce que ça ne vous oblige pas à vous unir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Bon, pour la première fois, le parti socialiste n'aura pas de candidat, puisque c'est un candidat place publique qui le saura. »
- 2:02Invité politiqueFait
« Vous aviez d'autres personnes qui se voyaient comme recours, et puis des gens qui essayent aussi de capter ce centre-gauche. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Nous, ce que nous voulons dire, c'est qu'il faut tourner la page du macronisme. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Je vous prends l'exemple du nucléaire. On a perdu beaucoup de temps avec le macronisme en éteignant pendant un moment le nucléaire et en le rallumant par la suite dans les difficultés que nous connaissons. »
- 5:44Invité politiqueChiffre
« Le lycée Nelson Mandela, c'est plus de 70 millions d'euros qui ont été dépensés pour un lycée flambant neuf. »
- 6:51Invité politiqueFait
« Je parle notamment de la pyramide des âges, qui pour moi n'existera plus, parce qu'en fait, une pyramide, c'est avoir une base large d'actifs, et demain, peut-être que cette pyramide n'existera plus. »
- 7:09Invité politiqueFait
« Est-ce que c'est normal qu'aujourd'hui, on continue d'envoyer des milliers d'élèves lycéens dans des filières à l'université qui ne leur apporteront pas de boulot ? »
- 8:25Invité politiqueFait
« Alors, figurez-vous que dans notre région, il y avait très peu de lycées en souffrance parce qu'on a mis vraiment beaucoup d'argent pour que les lycées soient quasiment flambants. »
- 9:20Invité politiqueChiffre
« Quand vous avez de l'essence qui est à plus de 2 euros, quand vous avez des difficultés pour trouver du travail, parce qu'il y a 70 000 entreprises qui ont mis la clé sous la porte, c'est des revendications légitimes. »
- 17:07Invité politiqueChiffre
« Un tiers, tenez-vous bien, un tiers des jeunes français envisagent de quitter la France. »
- 17:30Invité politiqueFait
« Considérez qu'aujourd'hui, il y a, comme après la Deuxième Guerre mondiale, beaucoup d'actifs pour payer pour quelques inactifs. »
- 18:23Invité politiqueChiffre
« Notamment dans les entreprises, puisqu'il y a 500 000 chefs d'entreprise qui vont passer la main dans les années à venir. »
- 21:58InvitéFait
« Elle vous accuse, vous la droite, mais également le RN et la Macronie, d'avoir voté notamment pour la réintroduction de deux pesticides. »
Temps de parole
- Benjamin Haddad59 %
- Présentateur29 %
- Invité3 %
- Invité 23 %
- ?3 %
≈ 16 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, l'invité politique,
Jacques
Cardoz.
Il
est 8h29 sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, vice-président de la région Normandie et auteur de C'est Nicolas qui paie, paru aux éditions de l'Observatoire. Jonas Haddad, bonjour. Bonjour. Alors, la primaire socialiste a donc sacré Raphaël Glucksmann comme candidat, j'ai envie de dire, de la social-démocratie. Est-ce que ça clarifie ou complique le jeu politique pour votre propre
famille politique
?
Non, ça clarifie de leur côté, parce qu'on a été habitués à ce que la désignation des candidats socialistes soit compliquée. Bon, pour la première fois, le parti socialiste n'aura pas de candidat, puisque c'est un candidat place publique qui le saura. Après, je pense que c'est assez cohérent avec leur logique, voilà, socialiste classique.
Ça rebat les cartes, selon vous,
ou
pas ? Non, vous dites que
ça
les clarifie, surtout
? Je
pense qu'il y avait hier des gens qui ont un peu pleuré aussi, à part Ségolène Royal. Vous aviez d'autres personnes qui se voyaient comme recours, et puis des gens qui essayent aussi de capter ce centre-gauche, et qui vont être en difficulté, parce que Raphaël Glucksmann, il arrive aussi à parler à cette France urbaine qui va bien, je dirais.
Alors justement, il peut s'affirmer comme le candidat du centre-gauche, une alliance avec Attal, est-ce que ce serait logique
?
Ce n
'est
pas à moi de le demander. Mais est-ce que ce serait souhaitable
?
Franchement, je ne sais pas vous répondre à cette question.
Je
ne pense pas que... Enfin, de toute façon, j'ai entendu Raphaël Glucksmann dire
qu
'il voulait tourner la page du macronisme. Donc je ne sais pas
si...
Avec Gabriel Attal, ça semble un peu compliqué, mais je ne
sais
pas. Ce n'est pas à moi de vous répondre.
En
tous les cas, une union semble impérative pour ce camp-là de la gauche. On ne voit pas comment, aujourd'hui, il est crédité de 10%. Et en tous les cas, il n'y aura pas d'union et d'alliance avec la France insoumise. Donc en ce sens, ça clarifie le propos, si je puis
dire. Oui. Après, je n'oublierai jamais qu'il y
a
eu le nouveau Front populaire en 2024, et que tout le Parti socialiste a fait une alliance que j'ai qualifiée, moi, assez ignoble avec les LFI.
Donc
maintenant, ils reviennent à des bases plus saines. Mais ça n'empêche que je dirais qu
'il
y
a
une tâche sur le parcours de ceux qui ont participé à ça, notamment Olivier Faure, qui restera pour moi quelque chose qui est infamant pour le parti qui a été celui de Jaurès, de Blum et même de Mitterrand.
Est-ce que ça veut dire qu'éventuellement, Raphaël Glucksmann peut aussi s'allier dans la perspective des législatives et avoir ce même chemin que vous décriviez à l'instant ?
Non, je ne le pense pas. Et puis tout dépendra des présidentielles. On le sait, des législatives, c'est après les présidentielles.
Alors, ça morcelle en tous les cas le vote central, puisqu'il refuse cette alliance avec les LFI. Est-ce que ça ne vous inquiète pas à droite ? Est-ce que ça ne vous oblige pas, d'une certaine façon, à aller, vous aussi, vous unir ? Parce que le gâteau du centre, il n
'est
pas extensible.
Franchement, je pense que les électeurs qui nous écoutent, notamment, ne voient pas de signe égal entre un Bruno Rotaillot et un Raphaël Glucksmann. On est sur deux conceptions même de la politique qui sont différentes. J'ajouterais que, et je cite Glucksmann pour le coup, puisqu'il disait qu'il se sentait plus proche de quelqu'un à New York ou à Berlin que quelqu'un dans un territoire rural français. Je pense que nous,
on
est, vous l'avez dit, je suis vice-président de la région normandique, qui est une région qui est également rurale. Bruno Rotaillot est un rural. Nous avons gagné les municipales avec des nombreuses villes qui sont notamment situées dans le périurbain et dans la ruralité. Ce n
'est
pas la même France.
Alors, ce n
'est
pas la même France, et je ne l'entendais pas jusque-là en termes d'alliance, mais peut-être au moins jusqu'à Édouard Philippe. Est-ce que vous refusez toujours cette alliance avec le camp d'Édouard Philippe
? Ce
n
'est
pas la question de refuser une alliance pour refuser une alliance. Nous, ce que nous voulons dire, c'est qu'il faut
tourner
la page du macronisme. Il y a eu deux saisons du macronisme, on ne veut pas d'une troisième saison. Le macronisme, c'est un en même temps un peu fourre-tout dans lequel on ne décide de rien et dans lequel, au final, même ce qu'on décide au début peut contredire ce qui se passe après. Je vous prends l'exemple du nucléaire. On a perdu beaucoup de temps avec le macronisme en éteignant pendant un moment le nucléaire et en le rallumant par la suite dans les difficultés que nous connaissons.
Donc, nous voulons tourner la page du macronisme et donc, on trace notre ligne, qui est une ligne qui est de droite, c'est-à-dire d'un point de vue économique pour libérer les énergies et d'un point de vue du régalien et de l'immigration, une affirmation d'une droite qui est claire.
Mais est-ce qu'il
n'y a
pas, Jonas Haddad, une contradiction ? Vous voulez tourner la page du macronisme et donc ne pas faire alliance pour le moment avec Édouard Philippe, mais d'un autre côté, encore une fois, cette offre centrale, elle
n
'est pas extensible. Et on voit bien dans les votes que, pour le moment, ça ne suffira pas à Bruno Retailleau.
Je pense qu'on est dans une nouvelle configuration. C'est-à-dire que la configuration dite bloc central, ce gâteau, voilà, tout ça, ça explose. Parce que, si vous voulez, ça tenait, quand il y avait Emmanuel Macron qui tenait les deux bouts de la chaîne, mais maintenant qu
'il
n
'y
a plus personne dans ce bloc central pour tenir ces deux bouts de la chaîne, je pense que les gens ont besoin d'avoir des offres claires. Voilà, je paraphrase encore Raphaël Glucksmann, il dit, il faut un cap clair. Nous aussi, je pense qu'on a notre cap clair, qui est un cap de droite, qui n
'est
pas le même que Glucksmann, qui n
'est
évidemment pas le même que Mélenchon et qui n'est pas le même que Mme Le Pen.
Alors, nouvelle mobilisation demain, je parle évidemment des lycées, la colère continue. Bruno Retailleau a dit, l'idéologie gauchiste veut tout détruire. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas autre chose, qu'il n
'y
a pas quand même un malaise étudiant plus profond
? Alors,
il faut distinguer le malaise étudiant du malaise lycée. Au départ, ça commence dans les lycées, et puis c'est une volonté assez gauchiste, pour le coup, c'est vrai, de l'étendre à tous les points de la société. Pourquoi il a voulu dire ça ? Parce qu'il l'a dit au lycée Nelson Mandela. Le lycée Nelson Mandela, c'est plus de 70 millions d'euros qui ont été dépensés pour un lycée flambant neuf. Les casseurs, alimentés par LFI,
ont
brûlé ce lycée.
Donc,
quand on vous dit, il manque de moyens,
quel
est le rapport avec le fait de brûler le lycée dont on déplore le fait qu'il manque des moyens ?
Il
y
a
bien une idéologie derrière tout ça, et cette idéologie, elle cassait à la fin, et je sais qu'on va en parler, mais qui va payer ces casses
? Les
77 millions d'euros du lycée Nelson Mandela, qui va payer ça
?
Ce sont les honnêtes gens qui vont travailler, et c'est pour ça que j'ai dit, c'est Nicolas qui paye, parce qu'on en a marre de payer pour ceux qui cassent, pour leur petit délire révolutionnaire gauchiste.
Mais beaucoup d'experts pensent que c'est avant tout un grand mouvement d'angoisse de cette jeunesse, face au déclassement, face à l'arrivée de l'IA, les guerres, le dérèglement climatique. Ça, c'est pas l'extrême gauche.
Ça,
c'est pas l'extrême gauche, mais on peut poser des bonnes questions sans apporter des réponses de violence. Quand vous avez un balibagayoko qui dit que la violence est légitime, c'est un scandale, c'est un élu de la République, que son rôle devrait, au contraire, de rassembler plutôt que de diviser. Donc oui, il y a des questions existentielles qui se posent. Vous avez raison sur l'IA. Je parle notamment de la pyramide des âges, qui pour moi n'existera plus, parce qu'en fait, une pyramide, c'est avoir une base large d'actifs, et demain, peut-être que cette pyramide n'existera plus.
Donc oui, c'est une question qui se pose, mais plutôt que d'apporter des solutions hyper gauchistes révolutionnaires, nous, on pense qu'il faudrait apporter des solutions concrètes. Par exemple, est-ce que c'est normal qu'aujourd'hui, on continue d'envoyer des milliers d'élèves lycéens dans des filières à l'université qui ne leur apporteront pas de boulot ? Il faut leur dire. Il faut leur dire qu'aujourd'hui, on ne peut plus aller dans les mêmes filières que celles d'il y a 30-40 ans, parce que demain, il n'y aura plus de travail dans ces secteurs-là.
Ça, ce ne
sont
pas forcément des choses qui sont dites, justement, suffisamment, Jonas Sadat, porte-parole des Républicains, aux jeunes aujourd'hui, de tenir un vrai discours de transparence sur, effectivement, les débouchés de l'emploi
? Non.
Vous savez, quand il y
a
une prise de conscience de l'écologie et qu'une génération s'est levée pour dire «
Nous
ne voulons plus alimenter un système qui existait »,
les
gens l'ont entendu. Ils ont dit « Oui, c'est vrai. La jeunesse a raison de réclamer une transformation de notre modèle écologique. » Moi, ce que je dis, c'est que lorsque la jeunesse s'exprime de cette façon-là, elle a raison.
Et
il faut transformer notre modèle économique. Il faut que notre modèle économique s'adapte à la nouvelle réalité démographique, c'est-à-dire qu'on a fait moins d'enfants et que demain,
il
y aura avec l'IA des menaces sur leur emploi. Alors, vous êtes vice-président de la région
Normandie. Vous savez qu'il y a des lycées en souffrance. Est-ce qu'au regard du nombre de lycées qui sont en souffrance dans votre région, vous avez le sentiment que ce mouvement est justifié
ou pas ? Alors, figurez-vous que dans notre région, il y avait très peu de lycées en souffrance parce qu'on a mis
vraiment
beaucoup d'argent pour que les lycées soient quasiment flambants. Deuxièmement, je le disais tout à l'heure, avec la transition démographique et que le fait qu
'on
fasse moins d'enfants, il y a déjà moins de lycéens dans les lycées. Donc, c
'est
une revendication qui ne tient pas, selon vous ? Je ne dis pas ça, je dis qu'on parle de bâtiment et de vétusté. En région Normandie, il n'y a pas ça. Et donc, quand on a vu des dégradations, et ça nous a coûté des millions d'euros à la région Normandie, je l'ai regretté.
On
se dirige vers une convergence des luttes, en tous les cas des colères possibles, avec un point de mire ce 17 octobre, mais il y
a
la journée de demain évidemment, et l'entrée en piste des Gilets jaunes qui semblent vouloir regagner ce mouvement. Comment vous craignez une volonté de vouloir bordéliser le pays ? Terme qui a été utilisé à plusieurs reprises.
Les revendications sur le pouvoir d'achat sont légitimes. Quand vous avez de l'essence qui est à plus de 2 euros, quand vous avez des difficultés pour trouver du travail, parce qu'il
y
a 70 000 entreprises qui ont mis la clé sous la porte, c'est des revendications légitimes.
Ce
qui n'est pas légitime,
c
'est la violence. Et moi, je travaille beaucoup avec des gens qui ont été Gilets jaunes de bonne foi, je pense notamment à Benjamin Cauchy, que je salue, ils ne veulent pas ces solutions de casse. Ils veulent simplement que l'État les écoute et arrête de les arrasser de normes de taxes. Donc, la thématique de la convergence des luttes... Donc
les Gilets jaunes ont raison ? Les Gilets jaunes ont raison de vouloir rejoindre ce mouvement ? Aujourd'hui, il est légitime compte tenu notamment de la cherté du carburant ?
Les Gilets jaunes ont raison de manifester contre la cherté de la vie, mais les faux Gilets jaunes, ceux qui veulent casser, n'ont pas leur place dans leurs revendications.
Alors, vous, dans votre livre, vous parlez de fractures générationnelles, de nouvelles fractures sociales. Peut-être que les jeunes dont on parlait à l'instant, tout simplement, n'ont pas envie d'être le fameux Nicolas Kippet que vous décrivez et qu'on va décrire tout à l'heure, mais ils ont peut-être tout juste envie d'un autre avenir. Et face à cela, aujourd'hui, il y a cette police qui est régulièrement mise en cause avec une casse qui est très importante, spectaculaire, coûteuse également. Est-ce qu'il faut aller plus loin et suspendre l'utilisation des LBD face à ce type de mouvement
? Je
ne
suis
pas un spécialiste des doctrines de maintien de l'ordre.
Ce
que je sais simplement, c'est qu'il y a plusieurs policiers qui ont été violentés,
pour
certains aspergés, d'autres qui ont été blessés. Et donc, je pense qu'on ne peut pas considérer qu'alors que la société est en train de devenir de plus en plus violente, on doit désarmer la police. En tout cas, c'est comme ça que je le conçois.
Comment vous réagissez lorsque vous entendez que l'ONU s'inquiète d'un recours disproportionné à la force de la part des forces de l'ordre ? Vous approuvez ce que dit l'ONU ? Alors,
il faut être précis, c'est une commission spécifique des droits de l'homme de l'ONU et que dans cette commission spécifique des droits de l'homme de l'ONU, vous avez quand même des pays qui pratiquent encore l'excision. Donc, les leçons de morale de cette commission des droits de l'homme de l'ONU,
je
pense qu
'on
n'en a pas grand-chose à faire. On est très loin, donc, du coup, de ce recours disproportionné dont parle l'ONU. Oui, il
y a
l'Iran aussi qui nous a mis en garde en disant qu'il fallait qu'on regarde ce qu'on fait. Enfin, je veux dire, à un moment, que chacun se valide de ce qui se passe dans son pays.
Alors, Jonas Haddad, vous êtes porte-parole des Républicains. Revenons justement à la campagne 2027, plus précisément. Aujourd'hui, le constat, c'est que Bruno Retailleau ne décolle pas, qu'il reste englué. J'ai envie de vous demander, c'est prévu pour quand le décollage de la fusée Retailleau
? Je ne partage pas ce constat. Si je regarde les deux dernières enquêtes d'opinion, on a pris deux points. Et par ailleurs, la question qui se pose, c'est comment vous émergez dans ce marais des candidatures présidentielles ? Il y a aujourd'hui 42 candidats à la présidentielle. Et avoir quelqu'un qui a un bloc solide, stable, dans ces 42 candidatures, ça permet pour la suite, une fois que, je dirais que le champ de bataille va s'éclaircir,
de
pouvoir émerger. Deuxièmement, la capacité d'émergence, elle vient aussi du programme. Avec Bruno Retailleau, on essaye depuis plusieurs mois de définir un programme détaillé, chiffré, construit, bâti. Et c'est ce que je pense fera la différence avec les autres candidats qui sont dans des postures, qui disent « Avec moi, je ne veux pas être
tel ou tel ou tel.
» Justement, il faut aller chercher des gens comme Lysnard, qui n'est pas avec vous en ce moment. Et apparemment, il se passe quelque chose. On a vu ces dernières heures sur les réseaux sociaux qu'ils utilisaient ce hashtag « Il se passe quelque chose ». C'est vrai, c'est fake. Est-ce qu'il faut que vous fassiez campagne ensemble
?
David Lysnard, c'est un ami. C'est quelqu'un qui porte des idées qui sont liées à la libération économique du pays. S'il se passe quelque chose sur ces idées-là, c'est tant mieux. Et bien évidemment, pour qu'il se passe quelque chose, il faut qu
'on
soit rassemblés. Donc évidemment, nous, on serait ravis de travailler avec David, qui était jusqu'à il y
a
peu vice-président des Républicains.
Le point de cette semaine rapporte que Bruno Retailleau essaierait de siphonner les parrainages de vos concurrents, comme justement David Lysnard ou Éric Zemmour, en écrivant directement au maire pour essayer de faire en sorte qu'ils apportent leur parrainage à vous et uniquement à vous. C'est vrai ?
Alors, il n
'y
a pas de siphonnage.
C
'est ce que font tous les candidats à la présidentielle. Je veux dire actuellement, tous les candidats à
la
présidentielle écrivent au maire,
tous. Pas forcément au-delà des 500 parrainages. Il les a, ces 500 parrainages à Bruno Retailleau. Alors, si,
ils écrivent tous, à tous les maires de France. Moi, par exemple, j'ai reçu un courrier de Gabriel Attal me proposant de le parrainer. Donc en fait, vraiment, tout le monde tire très très large en ce moment. Il n
'y a
pas d'opération dédiée. Il n'essaye pas de
bloquer les parrainages
pour David Lysnard ou Éric Zemmour ? Je vous dis
vraiment, tout le monde le fait. Donc
vous ne dites pas qu'il ne le fait pas, en tous les cas
?
Non, nous écrivons à tous les élus qui sont en capacité de parrainer. Et tout le monde le fait.
Mais au-delà des 500.
Même Asselineau le fait, vous voyez. Mais au-delà des 500. Oui, parce qu
'on
ne
va
pas se limiter. Et c'est pareil pour les autres.
Bon, Edouard Philippe refuse, en tous les cas, cette primaire dont on parlait il y a quelques secondes. Vous le regrettez. Et en même temps, vous-même, vous ne militez pas apparemment pour une primaire. Ça semble
totalement
oublié, cette idée.
Écoutez, nous, on n'a peur de rien. Voilà. Donc, s'il y
a
une primaire, on fait la primaire. S'il n
'y a
pas de primaire, on fait le premier tour. Bruno Retailleau, il a les idées claires. Donc, on n'est pas farouchement opposés. On n'est pas farouchement favorables. Si à un moment, il y
a
un sujet de départage, il n
'y a
pas de souci. On ira. Mais, si vous voulez, on ne peut pas forcer les gens, non plus.
Avec
qui
?
Avec qui elle pourrait se faire, cette primaire ? Avec les gens qui... Enfin, ce n'est pas à moi de le dire, parce que je ne suis pas
dans l'ordre de
la primaire. Éric Zemmour, Sarah Knaffo ?
Alors, j'ai cru comprendre qu'Éric Zemmour et Sarah Knaffo, c'était le même parti. Et donc, il n
'y en
aurait un seul qui soit candidat, a priori. Et par ailleurs, j'ai cru comprendre qu'eux-mêmes passaient leur temps à critiquer les Républicains en disant qu'on n'était pas des gens de droite et qu'on avait mis la droite dans le plafond. Donc, je pense que c'est compliqué de faire des primaires avec des gens qui vous insultent. En revanche, David Lissner ? Mais en revanche, voilà... Moi, la primaire, s'il faut passer par là, encore une fois, on n'a peur de rien. Mais simplement, j
'ai
l'impression que personne n
'est
d'accord sur le volume de la primaire, quoi.
Jonas Haddad, vous restez avec nous dans la deuxième partie de cet entretien. Un auditeur vous interrogera. Et puis, il y aura l'actualité des réseaux avec Benjamin Gleize. Et puis, bien sûr, vous évoquerez votre livre, Nicolas qui paie dans le détail. Parce que c'était une plaisanterie, mais qui est devenue symbole du français qui s'agace des dépenses publiques. Et vous aurez trois minutes pour nous convaincre. A tout de suite. Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardo. Jonas Haddad est notre invité ce matin. Il est porte-parole des Républicains et de la campagne de Bruno Rotaillot. Commençons, Jonas Haddad, par vos trois minutes pour convaincre.
Vous êtes l'auteur aux éditions de l'Observatoire de C'est Nicolas qui paie. Je disais tout à l'heure que ça avait commencé comme une plaisanterie. Mais vous allez nous l'expliquer. C'est devenu très sérieux. Vous en avez fait un livre. Vous avez trois minutes pour nous convaincre et nous dire finalement qui est Nicolas qui paie.
Nicolas, c'est peut-être celui qui nous écoute.
C
'est peut-être vous. C'est peut-être votre fils. C'est peut-être votre collègue. Nicolas, c'est un jeune actif qui travaille, qui bosse, qui cotise, qui paie et qui en a toujours moins pour son argent. Nicolas, au départ, c'était une blague sur les réseaux sociaux. C'est Nicolas qui paie. Et puis, cette blague, c'est devenue sérieux. C'est devenu un moment dans lequel toutes les colères se sont coagulées. Le fait de se dire qu'aujourd'hui, les jeunes actifs notamment se posent la question de leur avenir en France. Je donne ce chiffre dans le livre. Un tiers, tenez-vous bien, un tiers des jeunes français envisagent de quitter la France. Pourquoi ?
Parce qu'à un moment, ils se disent que le système actuel ne fonctionne plus.
On
parle souvent du modèle social français.
Moi,
je considère que, et c'est triste de le dire, mais que le modèle social français est à l'agonie. Pourquoi ? Parce qu'il repose sur un mythe.
Ce
mythe, c'est la pyramide des âges. Considérez qu'aujourd'hui, il y a, comme après la Deuxième Guerre mondiale, beaucoup d'actifs pour payer pour quelques inactifs. Et la réalité, c'est que c'est faux. Aujourd'hui, la pyramide, c'est même devenu l'inverse. Elle s'est retournée, puisque vous avez une base qui est très fine, puis très étroite, puisqu'il
y a
de moins en moins d'actifs. On fait de moins en moins d'enfants. Et en haut, une pointe qui s'élargit.
C
'est-à
-dire,
en gros, de plus en plus de gens qui ne travaillent pas. Soit des gens qui sont assistés, qui ne vont pas bosser. Soit des gens qui sont à la retraite. Et ils ont bien mérité leur retraite.
Jonas Haddad, ça, c'est le constat. Quelle solution ? Vous vous en parlez dans votre livre ? Quelles sont les pistes, rapidement, qu'on pourrait donner à nos auditeurs ce matin ?
Alors, les pistes qui sont dans le livre, elles sont très simples. C'est de recréer de la transmission intergénérationnelle.
C
'est-à-dire, aujourd'hui,
vous
allez avoir un grand mouvement de transmission qui va s'opérer, notamment dans l'immobilier, dans le logement. Notamment dans les entreprises, puisqu'il y a 500 000 chefs d'entreprise qui vont passer la main dans les années à venir. Et moi, je propose de réparer la fracture générationnelle. Comment ? En facilitant cette transmission. En facilitant la transmission des biens immobiliers, de ceux qu'on a appelés improprement, et peut-être parfois en les insultant, les boomers. En facilitant la transmission des entreprises qui ont été créées par des gens il
y
a 30-40 ans, qui, demain, vont partir à la retraite. Comment on fait pour préparer cette transmission ? En gros, ce que je veux, c'est donner
à
Nicolas la capacité de retrouver un destin. Et à ceux qui ne sont pas des Nicolas, à savoir les jeunes qui sont parfois assistés, de se remettre au boulot, et ceux qui partent à la retraite, d'avoir la capacité de transmettre sans fiscalité, et c'est ce que je dis à l'intérieur du livre, leur entreprise et leur
patrimoine
immobilier. Pour qu'ils ne deviennent pas vraiment des Nicolas qui payent, mais qu
'ils
soient des Nicolas un peu plus heureux que des Nicolas qui payent.
C
'est un peu l'idée. Jonas Haddad, on a une question d'un auditeur.
Bonjour M. Haddad, vous venez de sortir ce livre qui s'appelle Nicolas Kippé. Vous faites partie des LR, or c'est une expression qu'on retrouve très souvent dans la bouche de Sarah Knafo, dont vous êtes de la même génération. Pourquoi n'y aurait-il pas un rapprochement entre les LR et Reconquête ? Je vous remercie.
Tout simplement parce que chez Reconquête, on passe son temps, matin, midi et soir, à insulter les Républicains. A priori, moi j'ai une petite éthique dans la vie, c'est que je ne travaille pas avec les gens qui nous insultent.
Vous
regrettez qu'il y ait des insultes
? Oui,
je le regrette, parce que vous voyez, dans ma bouche, il n
'y a
aucune insulte vis-à-vis de Reconquête.
Sur
le fond ? Chacun porte ses idées, et c'est tant mieux comme ça.
Mais sur le fond, vous pourriez vous rapprocher du discours de Sarah Knafo ? Ça serait logique
?
Écoutez, c'est Nicolas qui paye, ça a été lancé sur Sud Radio. D'ailleurs,
je
suis ravi d'être avec vous ce matin. Il y a plusieurs années, ce constat-là, je l'ai déjà fait avant. Si d'autres personnes rejoignent ce constat-là, j'en suis ravi.
En tous les cas, vous n'êtes pas très éloigné sur le constat. C'est ce qu'on peut se dire entre Sarah Knafo et ce que vous dites, vous. Honnêtement,
ce sont des chiffres. Si on est d'accord sur les chiffres, tant mieux.
On
passe à l'actualité des réseaux avec Benjamin Gleiz, qui nous a rejoint. Bonjour. Mathilde Panot déclenche une vive polémique. Benjamin, après avoir annoncé son refus de porter le ruban rose.
Oui, le ruban rose, vous le savez, ce ruban, c'est le symbole d'Octobre Rose. Chaque année, cette opération vise à sensibiliser au dépistage des cancers du sein. Elle permet également de collecter des fonds pour financer la recherche médicale et l'accompagnement des malades. Mais voilà, la patronne des députés LFI refuse donc d'y participer. Elle s'en est expliquée dans une vidéo de 3 minutes publiée sur ses réseaux sociaux. Mathilde Panot dénonce notamment les liens qu'il y aurait entre cette campagne d'Octobre Rose et l'industrie des pesticides. Elle vise particulièrement l'entreprise Sygentia.
Syngenta s'appelait avant l'Imperial Chemical Industries, qui fabriquait notamment des pesticides comme le DDT, un perturbateur endocrinien et cancérogène. Mais l'ancêtre de Syngenta commercialisait aussi un traitement contre le cancer du sein. Vous avez compris, ils vendent le poison qui vous rend malade et ils vendent ensuite le traitement pour cette même maladie. Voilà comment les empoisonneurs font double profit. Seulement au milieu des années 80, l'Imperial Chemical Industries a trouvé son marché de cancer du sein trop restreint. Alors pour l'élargir et favoriser le dépistage, ils ont lancé la campagne devenue Octobre Rose en France.
Voilà pourquoi je ne porterai pas le ruban d'Octobre Rose. Dans cette vidéo, Mathilde Panot dit vouloir remplacer Octobre Rose par un Octobre colère, car selon elle, le cancer est une maladie politique. Elle vous accuse, vous la droite, mais également le RN et la Macronie, d'avoir voté notamment pour la réintroduction de deux pesticides. Et dans sa vidéo, Mathilde Panot va plus loin. Elle fait un lien, elle fait le lien entre Octobre Rose et le conflit israélo-palestinien. Syngenta, c'est aussi sa filiale israélienne Adama qui produit des pesticides génériques.
Syngenta est donc étroitement liée au projet d'expansion coloniale d'Israël, qui épand massivement des pesticides pour détruire les terres palestiniennes et libanaises. Que vous inspirent les propos de Mathilde Panot, Jonas Haddad ?
Bon,
d'abord, ce matin, j'ai une pensée pour les femmes qui
souffrent
de cancer ou qui doivent se faire dépister. Vouloir conflictualiser ce sujet, c'est vraiment
à
vomir. Je vous le dis, c'est à vomir. Et leur obsession maladive pour Israël devient un truc complètement dingue. Elle vous explique que comme il y a potentiellement une filiale de l'entreprise qui est aussi en Israël, ça veut donc dire que l'entreprise dans sa globalité serait pro-colonialisme. Ces gens sont dingues, mais ils sont complètement dingues.
Je
pense qu'il faut qu'ils aillent créer un pays ailleurs avec toutes leurs obsessions, leurs obsessions anti-sciences, leurs obsessions antisémites, leurs obsessions anti-tout-le-monde et qu'ils aillent cracher leur haine ailleurs.
Parce
que franchement, je vous dis, là, on passe les limites de l'acceptable. Quand on parlait tout à l'heure du fait de savoir est-ce que le PS doit encore s'allier avec le LFI, mais comment imaginer de s'allier avec des gens qui sont aussi abjects ? Enfin, sur un sujet qui... Franchement, il
n
'y a pas beaucoup de sujets qui nous rassemblent en politique
ces derniers temps. L
'instrumentélise, d'une certaine manière, les femmes qui souffrent aujourd'hui d'un cancer de sang. Mais qu
'est-ce que ça veut dire ? Enfin, je veux dire, à un moment, qu'est-ce que ça veut dire ? Je me mets à la place de ces femmes-là. Je vais vous dire, je n'avais pas de... Je ne
me
l'étais pas procuré ce petit pins d'octobre rose, mais je vais le porter tout le mois d'octobre, juste pour les ennuyer. Ces gens-là me sont des malades. Vraiment,
enfin, je veux dire, à un moment... Vous
-même, vous politisez, du coup, cet octobre rose ? Non, je ne politise pas. Mais je veux dire, ça n'est plus possible. C'est-à
-dire
quoi ? C'est-à
-dire
que maintenant, ce ruban sera un ruban de droite
? Enfin,
il faut arrêter le délire. Ces gens-là sont dans des bouffées délirantes.
Jonas Haddad, vous êtes avocat de métier. J'aimerais vous entendre sur la polémique Mediapart-Jordan Bardella. On a eu un train de sondage ce matin qui nous dit qu'apparemment, ça a très peu bougé. Ça avait un petit peu bougé, un petit peu baissé pour Marine Le Pen et Jordan Bardella la semaine dernière. Et puis, en réalité, le train de sondage ce matin semble indiquer qu'il n'y a pas de vrai changement. Est-ce que vous pensez que cette affaire peut profiter à la droite classique, à votre camp ou pas
?
C'est très simple, cette affaire. Soit c'est Mediapart qui a menti. Et dans ce cas-là, ils devront rendre des comptes. On va voir dans la suite. On attend de voir les enquêtes et le contenu des
enquêtes. On ne
le saura peut-être pas d'ici à la présidentielle.
En
général, ils ont du matos, pour le dire. Soit c'est Bardella qui a menti.
Et
dans ce cas-là, bien évidemment, se pose la question du fond de sauce antisémite. Mais se pose surtout la question du mensonge.
Alors, vous êtes avocat. Vous lui auriez conseillé de plaider l'erreur de jeunesse plutôt que d'essayer de s'entêter avec une version qui est, semble-t-il, très contestée par
Mediapart ? Non,
ce que je retiens, c'est que Jordan Bardella a déposé une plainte. Il aurait pu avoir une autre voie judiciaire, par exemple la citation directe, qui aurait tout de suite provoqué la confrontation avec Mediapart.
Qu
'est-ce que ça aurait changé
?
Ça aurait changé que, j'allais dire, chacun a basé carte. On aurait su tout de suite qui ment. Est-ce que c'est Mediapart ou c'est Bardella ? Je pense qu'il a essayé de gagner du temps et que c'est la stratégie qui a été adoptée par son avocat.
Qu'est-ce que vous en déduisez alors ? Qu'il n
'a
pas voulu qu'on aille vers le chemin de la vérité rapidement ? Je pense que la
vérité
est peut-être parfois un peu grise. Et j'ai l'impression que tout ça est un peu gris. Je n'en sais rien, je ne
suis
pas dans le fond du dossier. Et alors, je peux vous assurer une chose, c'est que Mediapart ne me donne aucune info.
Oui, mais en tous les cas, c'est intéressant d'avoir de votre point de vue d'avocat. Le fait de multiplier les plaintes, c'est une façon assurément de gagner du temps et de repousser le temps de la décision judiciaire. Alors, c'est
mécanique. C'est-à
-dire,
une plainte, ce n'est pas une citation directe. Il y
aurait
eu un coup de poker à faire de sa part, de dire, voilà, je mets une citation directe, je demande à Mediapart de venir donner les preuves. Il ne l'a pas fait, c'est une stratégie judiciaire qui est connue d'ailleurs des avocats. Au fond de vous, vous pensez que
le RN est affaibli avec cette affaire
?
Je pense que le RN,
c
'est ses racines. Voilà, c'est ses racines. Après,
ils
peuvent ne... Rien
d
'étonnant pour vous ? Vous voyez, par exemple, on parle de Soral. Bon, de Soral d'ailleurs qui m'attaque maintenant matin, midi et soir.
J
'ai vu ça sur les réseaux. Alain Soral, on le voit faire des vidéos de karaoké avec Marine Le Pen. Tout ça est su et connu. Enfin, je veux dire,
ce
n
'est
pas nouveau. Ce n
'est
pas nouveau. Après, les gens décident en conscience si ce genre de personnage est fréquentable ou pas.
Jonas Haddad était notre invité ce matin sur Sud Radio. Merci à vous et très bonne journée.
Je
rappelle que vous êtes porte-parole des Républicains et de la campagne de Bruno Retailleau et que vous êtes vice-président de la région Normandie. Et donc l'auteur de ce livre, Nicolas Kippet, aux éditions de l'Observatoire. Tout à fait. Dans quelques secondes, dans un instant et dans la vérité en face, nous vous posons la question, Glucksmann Mélenchon, la gauche peut-elle gagner sans union ? Voilà un bon sujet de débat dans la vérité en face dans quelques secondes. A tout de suite.
Benjamin Haddad