Danielle Simonnet, le spectacle de la politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:13OuverteRéponse directe
Comment définissez-vous votre façon de faire de la politique ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Vous avez dit mettre votre trip sur la table, mais cette façon de faire peut déranger. Vous comprenez ?
- 2:52RelanceRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas de la politique spectacle ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir monté un spectacle personnel ?
- 5:27OuverteRéponse directe
Faites-vous le lien avec votre environnement familial artistique ?
- 6:40OuverteRéponse directe
Votre éducation catholique a-t-elle forgé votre conscience sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Invité politiqueFait
« C'est de vouloir impliquer le plus grand nombre pour que, si on souhaite changer nos conditions de vie, et si on veut radicalement changer la société, il faut que le plus grand nombre s'en mêle. »
- 1:35Invité politiqueFait
« Nous nous critiquons beaucoup la Vème République, sa logique oligarchique. »
- 1:40Invité politiqueFait
« On souhaite vraiment que le peuple s'approprie son destin, puisse écrire la Constitution, et que les lois cèdent d'être faites sans le peuple et contre le peuple. »
- 3:12Invité politiqueFait
« Exactement. Et en fait, aucun média n'en parlait. On fait cette action, cet happening. On se marre beaucoup à ce moment-là. Ça fait un vrai buzz. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Et du coup, on obtient ce qu'on voulait. C'est-à-dire un article, pleine page du Monde, qui va, par cette entrée-là, aborder très sérieusement, comme nous le souhaitions, les conséquences terribles des accords de libre-échange. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Nous, au contraire, on torse ça. Et je fais l'inverse, par la mise en spectacle, j'intéresse tout le monde à un sujet extrêmement important. »
- 4:28Invité politiqueFait
« Alors, le besoin d'abord de raconter ce que j'avais découvert en soutenant de manière un petit peu accidentelle, en fait, la lutte des taxis. »
- 4:37Invité politiqueFait
« Et je prenais conscience de l'ubérisation et à quel point c'était un suicide social collectif contre notre code du travail, contre notre système de protection sociale et contre nos services publics aussi, par le biais de l'évasion fiscale. »
- 4:48Invité politiqueFait
« Et puis, j'avais aussi envie de parler de la bataille féministe et à quel point c'était important aussi, quand on est une femme en politique, d'assumer de mener ce combat-là. »
- 5:43Invité politiqueFait
« Alors, de manière totalement différente. Moi, je suis très fière de mes parents. »
- 6:51Invité politiqueFait
« Oui, quand j'étais toute petite, c'était vraiment l'injustice, ne pas supporter, ne pas accepter qu'il y ait des enfants qui meurent de faim. »
- 8:18Invité politiqueFait
« C'est tout d'un coup, vous participez à la grève, vous participez à des manifestations et vous n'êtes pas là, isolé dans votre lycée ou au fond de la Seine-les-Marnes. Vous vous rendez compte que dans les médias, ce mouvement auquel vous vous sentez appartenir va changer le cours de l'histoire puisqu'il va faire tomber un gouvernement et nous allons gagner. »
- 9:56Invité politiqueFait
« Eh bien, c'était une expérience extrêmement enrichissante mais dure à la fois. »
- 10:59Invité politiqueFait
« En fait, moi, autour de moi, dans le 20e arrondissement, personne ne me le reprochait. J'y étais avec les droits, c'est-à-dire qu'avec mes revenus, je ne serais pas élu, j'y aurais droit de la même manière donc il n'y avait absolument aucun abus. »
- 12:00Invité politiqueFait
« Moi, je trouve que le fait qu'on ait chanté la Marseillaise au moment du 49-3 en brandissant nos pancartes démocratie, retrait du texte de loi est extrêmement important. »
Temps de parole
- Danielle Simonnet55 %
- Présentateur35 %
- ?4 %
- Invité3 %
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Elle aime faire de la politique en chantant, en dansant et parfois même en criant dans le métro. Mon invité a le sens du spectacle et elle le met au service de l'action collective. Bonjour Daniel Simonnet. Bonjour. Alors dans votre famille politique, il y a le style Mélenchon qu'on connaît bien, qui est fait d'éloquence, d'érudition, de grands discours. Et puis quelque part, il y a le style Daniel Simonnet qui est un peu plus terre à terre au contact des gens, avec un petit côté saltimbanque de la politique comme on va le voir ici.
Bonjour, c'est le Front de Gauche. Jusque dans le métro parisien, le Front de Gauche mène campagne sans relâche contre la loi sur l'emploi. Est-ce qu'il y en a beaucoup parmi vous qui vont au travail ce matin ? Oh ben ça fait pas lourd, forcément, c'est la crise. On peut s'opposer à cette loi, refuser que les députés l'adoptent.
Alors ça, c'est une criée dans le métro, c'est bien ça. C'est vous qui avez inventé le concept, on peut le dire. Je trouve que ça représente assez bien votre façon de faire de la politique. Et d'ailleurs, j'avais envie de vous commencer l'entretien en vous demandant de définir votre façon de faire de la politique.
C'est de vouloir impliquer le plus grand nombre pour que, si on souhaite changer nos conditions de vie, et si on veut radicalement changer la société, il faut que le plus grand nombre s'en mêle. Puisque aujourd'hui, les politiques, elles sont souvent faites par une petite poignée. Nous nous critiquons beaucoup la Vème République, sa logique oligarchique. Et on souhaite vraiment que le peuple s'approprie son destin, puisse écrire la Constitution, et que les lois cèdent d'être faites sans le peuple et contre le peuple.
Donc c'est déclencher une implication collective.
Exactement, une implication collective.
Alors, vous avez dit dans un article qui vous était consacré, que votre conception de l'engagement, c'était de mettre votre trip sur la table. On le sent, on le voit dans cet archive-là. Mais cette façon de faire, ça peut aussi déranger, ça peut aussi agacer. Par exemple, dans le métro, là, vous rentrez un peu de force dans la vie de ces passagers, en criant, en essayant de les faire réagir. Vous comprenez que ça puisse aussi un peu agacer ?
Eh bien, en fait, à chaque fois, j'ai vraiment des réactions des citoyens, des citoyennes, majoritairement contents. Parce que, justement, on ne se prend pas au sérieux, et en même temps, on fait passer un message extrêmement sérieux. Et cette façon de casser un peu les codes, non, ce n'est pas parce qu'on est élu qu'on a un mandat qu'on est au-dessus des autres. On est en République très attaché à liberté, égalité, fraternité. Et donc, il faut, je pense, assumer de casser les codes pour permettre à tout le monde de se sentir légitime pour s'engager dans la bataille politique.
Alors, on ne voit pas faire toute la liste de vos happening politiques, mais quand même, vous avez fait défiler un faux chameau à Paris-Plage. Ça, c'était pour dénoncer la fermeture de lits à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu. Et puis, vous avez aussi mis en scène des poulets géants plongeant dans une piscine. Ça, c'était pour dénoncer l'importation de poulets au chlore américain. Et le grand marché transatlantique. C'était un accord de libre-échange avec les États-Unis.
Exactement. Et en fait, aucun média n'en parlait. On fait cette action, cet happening. On se marre beaucoup à ce moment-là. Ça fait un vrai buzz. Et du coup, on obtient ce qu'on voulait. C'est-à-dire un article, pleine page du Monde, qui va, par cette entrée-là, aborder très sérieusement, comme nous le souhaitions, les conséquences terribles des accords de libre-échange.
Vous avez répondu à la question avant que je vous la pose. Parce que, moi, ma question, c'est... Il y a un côté drôle, amusant, ça fait sourire. Mais est-ce que c'est vraiment efficace ?
Regardez, c'est Mathilde Panot.
Oui, Mathilde Panot. On l'a reconnu toute jeune, c'est vrai, sur les images. Mais est-ce que c'est efficace ? Est-ce que ce n'est pas de la politique spectacle ?
Eh bien, écoutez, on est dans une société du spectacle où on veut nous divertir, c'est-à-dire ne pas faire en sorte que les citoyens ne se préoccupent pas de la politique en les divertissant. Nous, au contraire, on torse ça. Et je fais l'inverse, par la mise en spectacle, j'intéresse tout le monde à un sujet extrêmement important. Par une image, par l'humour, par le décalage.
Alors, dans un registre très différent, vous avez aussi monté votre propre spectacle, un seul en scène, très personnel, très politique. Le titre, c'était « Hubert, les salauds et mes ovaires ». Ça répondait à quel besoin chez vous ?
Alors, le besoin d'abord de raconter ce que j'avais découvert en soutenant de manière un petit peu accidentelle, en fait, la lutte des taxis. Et je prenais conscience de l'ubérisation et à quel point c'était un suicide social collectif contre notre code du travail, contre notre système de protection sociale et contre nos services publics aussi, par le biais de l'évasion fiscale. Et puis, j'avais aussi envie de parler de la bataille féministe et à quel point c'était important aussi, quand on est une femme en politique, d'assumer de mener ce combat-là. Et finalement...
Et pourquoi ce mode d'expression, la scène ?
Eh bien, parce qu'en fait, la scène, elle libère complètement et elle permet aussi de casser les codes. Et puis, vous savez, ce n'est pas tout le monde qui va ouvrir la porte pour aller dans une salle et à un meeting politique. Par contre, à un spectacle, vous invitez vos amis, vos voisins, vos proches. Et donc, le spectacle, la narration peut permettre justement d'aborder la question politique. Et j'aime beaucoup cette démarche d'éducation populaire.
Et donc, quand on voit votre façon de faire de la politique, eh bien, moi, je ne peux pas m'empêcher de faire le lien avec votre environnement familial, vos parents qui sont artistes, sculpteurs. On les voit sur ces images. Vous assumez une forme d'héritage familial ? Ah bien, bien sûr. Cette dimension artiste, elle est un peu présente en vous ? Voilà.
Alors, de manière totalement différente. Moi, je suis très fière de mes parents. Et vous, enfant, devant une de leurs oeuvres ? Exactement. En train de sautiller devant une grande chaise de mes parents qui a été exposée, d'ailleurs, au Grand Palais également. C'est vrai que mes parents ont une vie professionnelle d'engagement à travers l'engagement artistique, d'assumer, de créer un langage, de créer des formes, de créer de l'art et de l'art dans la rue, de l'art pour que tout le monde puisse l'approprier et vivre avec. Donc, ils ont fait à la fois du jeu et de la sculpture monumentale. Et c'est vrai que le fait d'assumer aussi ces transgressions esthétiques, je pense que ça m'a accompagnée.
Après, ils avaient aussi des engagements militants. Et on aimait beaucoup débattre, et on aime toujours débattre dans la famille. Et je pense que cette éducation, elle m'a construite.
Et alors, en me penchant sur votre histoire familiale, j'ai découvert que vous étiez aussi croyante, catholique, pratiquante jusqu'à l'âge de 18 ans. Il paraît que vous vouliez même, à un moment, devenir mère Thérésa. C'est vrai ça ?
Oui, quand j'étais toute petite, c'était vraiment l'injustice, ne pas supporter, ne pas accepter qu'il y ait des enfants qui meurent de faim. Moi, je ne manquais de rien. Je me suis rendu compte bien après que mes parents étaient quand même bien fauchés au début de leur vie. Et comme disent mes parents, souvent, quand on a une vie d'artiste, ce qui est compliqué, c'est les 60 premières années professionnelles. Mais c'est vrai que cette figure où on s'engage toute sa vie pour les autres et contre l'injustice, le fait que des enfants puissent meurent de faim, eh bien, ça m'avait marqué.
Mais ça veut dire que c'est cette éducation catholique qui vous a un peu forgée ou éveillée, votre conscience sociale ?
Je pense que cette exigence, en fait, d'engagement pour autrui m'a marquée. Même si, voilà, après... Vous en êtes sortis... Voilà, même si mes parents, ils avaient toujours plein de contradictions. Ils nous emmenaient à la messe tous les dimanches. Et puis, quand on rentrait à la maison, c'était Léo Ferré, avec cette chanson magnifique, Ni Dieu ni Maître. Il est possible qu'après, j'ai plutôt gardé le Ni Dieu ni Maître. Mais j'ai beaucoup de respect pour toutes les spiritualités. Je suis très laïque et très attachée à la liberté de conscience. Mais je garde de cette éducation-là la nécessité de la solidarité, de l'altérité, de prendre conscience qu'on est tous interdépendants.
Alors, au collège, vous vous êtes engagé dans la lutte contre le racisme. Et puis, au lycée, vous avez mis votre établissement en grève contre la loi de Vaquay, à l'époque. Vous dites, j'ai découvert le pouvoir de l'action collective. On y revient, à cette idée-là. Quand vous avez pris conscience de ça, est-ce que ce n'est pas ce qui a déterminé tout le reste de votre engagement ?
C'est tout d'un coup, vous participez à la grève, vous participez à des manifestations et vous n'êtes pas là, isolé dans votre lycée ou au fond de la Seine-les-Marnes. Vous vous rendez compte que dans les médias, ce mouvement auquel vous vous sentez appartenir va changer le cours de l'histoire puisqu'il va faire tomber un gouvernement et nous allons gagner. Là, du coup, je prends conscience de cela et je souhaite aller à l'université pour pouvoir m'engager pleinement. Je veux faire de ma vie un engagement politique et participer avec d'autres à changer le cours de l'histoire.
Et c'est à ce moment-là, à la fac, que vous rejoignez le syndicat de l'UNEF et que vous vous mobilisez notamment contre le CIP, le contrat d'insertion professionnelle. C'était en 1994.
« Manille, balala enterrée, avez-vous vu passer le défunt CIP ? » Depuis le début, ici à Créteil, c'est Daniel qui écrit les chansons. C'est des chansons, c'est des chansons spécifiques pour la manifestation où ça nous permet de dire qu'on a la victoire, dire voilà, on a gagné, on ne voulait pas nous écouter, on a fait le rapport de force, on est venu dans la rue pendant un mois, on a fait grève, on a gagné.
« Quelle surprise ! » À l'époque, c'est déjà vous qui écriviez les chansons. « Je n'ai jamais revu ces images. » Oui, c'est drôle.
« Ah, c'est génial. »
Mais c'est déjà vous qui écriviez les chansons dans les mobilisations syndicales. « Mais oui. »
Et moi, je pense que c'est important de mettre de la joie.
De la joie et de l'énergie, d'où votre surnom, Danette, la mitraillette, on comprend bien en revoyant cette archive. l'UNEF vous a logiquement amené au Parti Socialiste. C'était un peu la pouponnière du PS à l'époque. Et au PS, au moment de la guerre du Golfe, vous vous êtes rapprochée de Jean-Luc Mélenchon. Et puis en 2000, vous avez rejoint son cabinet au ministère de l'Enseignement Professionnel. Vous dites souvent que la politique façon techno, ce n'est pas votre truc. Qu'est-ce que vous êtes allé faire dans un cabinet ministériel ? Vous y avez été heureuse ?
Eh bien, c'était une expérience extrêmement enrichissante mais dure à la fois. En même temps, c'est extrêmement important de comprendre comment ça se passe de l'intérieur. Mais c'est vrai que ce n'était pas évident puisque moi, j'avais... On vous voit très sérieuse
sur le perron du ministère.
Voilà, j'étais conseillère d'orientation psychologue, psychologue de l'éducation nationale, maintenant on dit, mais j'avais un an d'exercice professionnel et je me retrouve dans le cabinet de Jean-Luc Mélenchon, délégué à l'enseignement professionnel, pour travailler les questions d'orientation scolaire et professionnelle. Donc, c'est très difficile. Mais en même temps, c'est fondamental comme expérience parce qu'à un moment donné, il va falloir désacraliser ces institutions-là et se dire, notre objectif, c'est la prise du pouvoir pour pouvoir instaurer une autre politique.
Par la suite, donc vous avez suivi Jean-Luc Mélenchon au parti de gauche. Pendant toutes ces années, vous vous êtes battu pour les plus pauvres, les plus précaires, tout en occupant un logement de la ville de Paris avec un loyer qui était sous les prix du marché. Alors, vous n'étiez pas dans une situation illégale mais vos adversaires vous ont reproché une forme de manque d'exemplarité sur ce sujet-là. Pourquoi avoir attendu d'être élu député pour rendre ce logement ?
En fait, moi, autour de moi, dans le 20e arrondissement, personne ne me le reprochait. J'y étais avec les droits, c'est-à-dire qu'avec mes revenus, je ne serais pas élu, j'y aurais droit de la même manière donc il n'y avait absolument aucun abus. Ce n'était pas un HLM
sous condition de ressources. Non, ce n'était pas un logement social
subventionné. Le premier jour où j'entre dans ce logement-là, il n'est par ailleurs pas en dessous du marché à ce moment-là. J'y entre en 2003. Et donc, pourquoi l'avoir rendu en devenant député ? Parce que je n'ai pas du tout envie que ça revienne parce que là, on sait très bien que les médias ne cherchent que ça de pouvoir attaquer la France insoumise et puis que les revenus des députés sont différents. Donc voilà, je déménage. Enfin, j'ai déménagé.
On va conclure l'émission par notre quiz à présent. Je vous explique le principe. C'est assez simple. Je vais commencer une phrase et ce sera à vous de la compléter. C'est bon, on y va ? On y va. Avant d'être élu député, je pensais que l'Assemblée...
Ce serait très difficile de pouvoir s'exprimer dans une plénière aussi intimidante.
Le meilleur happening à l'Assemblée serait de...
Moi, je trouve que le fait qu'on ait chanté la Marseillaise au moment du 49-3 en brandissant nos pancartes démocratie, retrait du texte de loi est extrêmement important.
C'est vous qui en avez eu l'idée ?
Ce n'est pas moi qui ai éludé. Non, non, non. Mais je la trouve excellente parce qu'il est important de rappeler d'où on vient, de la Révolution française. C'est ce que chante la Marseillaise et que ce mépris démocratique du 49-3 montre qu'on a au moins 49,3 bonnes raisons de vouloir passer à une VIème République.
Enfin, quand quelqu'un me confond avec Marine Le Pen. Je vous dis ça parce que j'ai lu dans un portrait que ça vous arrivait dans la rue parfois.
Alors, en même temps, il faut en rire, mais il y a eu des fois des quiproquos ou des gens d'agréables avec moi. Dans le XXème arrondissement, vous l'aurez compris, l'extrême droite n'est pas du tout appréciée. Et oui, écoutez, c'est aussi la preuve qu'il n'y a pas tant de femmes que cela en politique et donc on va confondre une blonde avec une autre. Eh bien non, je n'ai rien à voir avec Marine Le Pen et je suis profondément attachée au partage des richesses, à la bataille écologique, à la VIème République et à l'antiracisme.
Ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup, Daniel Simonnet, d'être venue dans La Politique et moi. Sous-titrage Société Radio-Canada
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Danielle Simonnet