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Discours / meetingyoutube.com· 17 octobre 2026 14 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsÉconomie & entreprisesEurope & international

Sans PITIÉ, Le Pen ATOMISE le gouvernement… personne n’est ÉPARGNÉ !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:09Invité politiqueFait
    « Renoncer à utiliser l'article 49-3 de la Constitution, c'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra et ira jusqu'au bout, jusqu'au vote. »
  • 5:06Invité politiqueFait
    « Le 49-3 existe pour résoudre une difficulté ponctuelle, pas pour contourner une absence durable et irrémédiable de majorité. »
  • 6:34Invité politiqueChiffre
    « Vous imposez d'aggraver le déficit public en ne faisant aucune économie structurelle et même en augmentant la dépense publique de 37 milliards. »
  • 8:45Invité politiqueFait
    « Vous imposez la pérennisation d'une taxe temporaire acceptée de renier vos engagements sur la CVAE. »
  • 9:29Invité politiqueFait
    « Vous imposez la suppression du crédit d'impôt pour l'adaptation du logement. »
  • 10:14Invité politiqueChiffre
    « Vous imposez l'augmentation de la contribution de la France de plus de 5 milliards. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Marine Le Pen

Sans pitié, Marine Le Pen atomise le gouvernement en pleine assemblée. Et cette fois, personne n'est épargné. Premier ministre, Emmanuel Macron, majorité et alliés du pouvoir, elle décide de les prendre un par un et de leur faire porter la responsabilité de la situation politique et budgétaire. Au fil de son intervention, les attaques deviennent de plus en plus dures, mais elle est encore loin d'avoir tout dit. Comme vous allez le voir, Marine Le Pen va dérouler son réquisitoire jusqu'au bout et absolument personne ne va passer entre les mailles du filet.

Le plus gros reproche que l'on puisse vous faire, c'est qu'à tous les problèmes de la France que vos amis ont créé et que vous laissez filer, vous ajoutez un problème institutionnel et même démocratique. Vous aggravez le discrédit de la parole publique et vous labourez, le pays n'en a pas besoin. Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, chers collègues, nous voilà arrivés euh au bout de la farce parlementaire, cette parodie humiliante dont monsieur le Premier ministre, vous avez donné le spectacle depuis des semaines avec ce qui reste du bloc LRO socialo-macroniste. Pour qu'une plaisanterie, même de mauvais goût d'ailleurs, puisse être appréciée, il faut attendre la chute.

La chute à laquelle on assiste, c'est certes la vôtre, elle est politique, mais c'est surtout celle de la France. Et cela ne fait rire personne, pas même sur vos bancs, si on en juge les mines déconfites et fuyantes des rares, voire rarissimes parlementaires qui se sont déplacés pour vous soutenir, qui sont semble-t-il moins nombreux aujourd'hui que le nombre de ministres au banc. Comme tous ceux qui s'accrochent à leurs postes sans raison, vous nous direz que partir, c'est chuter. Je vous le dis, dans ces conditions, rester, c'est pire, c'est déchoir. Or, tout aurait dû vous conduire à démissionner.

L'honneur tout d'abord parce que quand on a avec grandiloquence expliqué, je cite "Renoncer à utiliser l'article 49-3 de la Constitution, c'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra et ira jusqu'au bout, jusqu'au vote." L'annonce de mardi dernier sonne comme la trahison du pacte solennel que vous aviez conclu les yeux dans les yeux et quelques trémolos dans la voix avec la représentation parlementaire et le pays. Le tout dans un contexte, rappelez-vous, vous aviez même scénarisé avec Emmanuel Macron un vrai faux départ.

Pour attester de la pureté de votre démarche, certains ont eu la gentillesse et en réalité la faiblesse de vous croire. Sans scrupule, vous passez outre en donnant le spectacle de ce que la politique produit de pire, l'insincérité, le calcul, la manœuvre et finalement le reniement. Vous avez échoué politiquement à trouver une majorité pour porter un projet d'intérêt pour la France. Vous avez échoué politiquement car la seule majorité que vous avez trouvée est une majorité de députés qui tremblent de retourner aux élections. En réalité, vous finissez comme vous avez commencé en cédant tout à des politiciens qui n'ont rien à proposer sinon sauver leur siège.

Le général de Gaulle, dont j'ai cru à tort qu'il était votre référence politique et morale d'ailleurs, aurait je crois durement jugé un gouvernement qui se maintient avec des artifices parlementaires en dehors de toute logique et même d'ailleurs en dehors de toute raison. Votre démarche est purement politicienne, je dirais même dramatiquement politicienne. Votre démarche ce n'est pas sauver une majorité, il y en a pas. Ce n'est pas de sauver un projet, il n'y en a pas. Ce n'est pas de sauver le pays, il ne demande que votre départ.

Dans cette sinistre affaire, il ne s'agit en réalité que de préserver l'illusion d'un pouvoir élyséen qui ne veut pas admettre sa dissipation et même son naufrage. Il ne s'agit également et c'est peu glorieux que de préserver les intérêts individuels d'une poignée de députés dont le niveau de popularité est inversement proportionnel à leurs exigences budgétaires et qui savent que le seul désir des électeurs, y compris les leurs, c'est de les voir partir et c'est pour cela qu'ils refusent de nouvelles élections. Comment les gaullistes auto-proclamés de cet hémicycle peuvent-ils se prêter à ce jeu peu ?

Ils ne m'en voudront pas de rappeler que dans la doctrine gaullienne, les arrangements de couloir ne confèrent que très peu de légitimité, encore moins de respect, mais beaucoup de discrédit et de mépris. Dans la démocratie française et tout particulièrement sous la 5e dont le général de Gaulle est le père, il n'est d'autre légitimité que celle venant du peuple. J'ajoute que si l'utilisation du 49-3 est en l'espèce formellement légale, il est vraisemblablement contraire à l'esprit du texte constitutionnel et de manière sûre à la pratique gaullienne. Or, nous le savons, en démocratie, il n'y a pas que la loi, il y a l'esprit de la loi.

En usant du 49-3, non pas pour contraindre la majorité gouvernementale sur un texte, mais pour tenter de surmonter une absence structurelle de majorité, vous commettez à l'évidence un abus de Constitution. Le 49-3 existe pour résoudre une difficulté ponctuelle, pas pour contourner une absence durable et irrémédiable de majorité. Oh, c'est pas la première fois, dans le régime désinvolte et méprisant d'Emmanuel Macron, le passage en force est plus qu'une habitude, c'est une marque de fabrique.

Ce que personne ne pourra contester, et je le dis avec tristesse, c'est que votre ministère, je crois que parler de pouvoir serait présomptueux, vous l'avez d'ailleurs vous-même admis, est dans les faits en fait illégitime, il l'est triplement. Il est illégitime parce que vous vous étiez engagé à vous retirer en l'absence de majorité et vous vous maintenez avec des artifices. Il est illégitime parce que votre fonction ne repose plus sur l'adhésion mais sur des combinaisons. Il est fondé sur un bricolage. Il est illégitime puisque ayant vous-même acté que votre gouvernement n'avait pas de majorité, vous n'êtes plus appelé à gouverner mais tout juste à expédier les affaires courantes.

Votre ministère est fondé sur une promesse d'impuissance. Alors à quoi sert de rester si ce n'est pas pour ? Depuis votre nomination, vous n'avez pas rempli d'autres fonctions que celle de greffier parlementaire compilant les exigences improbables, souvent toxiques et toujours ruineuses de députés en sursis et de forces politiques en lambeaux. Les mois qui vont suivre vont être une descente aux enfers politiques pour vous, pour ceux qui vous ont maintenu cette façon mais surtout et c'est bien plus grave pour le pays.

Dans ce jeu malsain, vous n'avez même pas pris la mesure du désarroi des forces vives du pays, des forces économiques et sociales qui vous adjurent dans l'intérêt général de faire cesser le supplice. Le plus gros reproche que l'on puisse vous faire c'est qu'à tous les problèmes de la France que vos amis ont créé et que vous laissez filer, vous ajoutez un problème institutionnel et même démocratique. Vous aggravez le discrédit de la parole publique et vous labourez, le pays n'en a pas besoin. Votre projet, je je n'ose pas appeler ça un budget, est un Tchernobyl budgétaire, une chape de béton sous laquelle vous avez tenté de cacher des éléments hautement radioactifs.

Ainsi, cette censure se justifie également par la dangerosité pour la France et les Français du texte sur lesquels vous avez engagé votre responsabilité qu'elle seule peut désormais bloquer. Monsieur le Premier ministre, qui soutient votre ? Qui assumera ici ce budget en ne votant pas la ? Manifèstement, personne, pas même les députés de votre camp. Mes chers collègues, je vous le dis solennellement, tous ceux qui ne voteront pas la censure porteront la responsabilité politique de ce texte. Oh, je vais pas faire la litanie des mesures néfastes qui sont contenues, mais permettez-moi de m'arrêter sur quelques-unes correspondant aux grands enjeux de notre nation.

Pour répondre à celui du pouvoir d'achat, vous imposez une taxe sur les petits colis, une taxe sur les billets d'avion, une taxe sur les mutuelles ou encore une hausse du malus auto et en même temps, vous avez refusé notre proposition de baisser la TVA sur l'ensemble des énergies, les ménages apprécieront. Pour répondre aux enjeux migratoires, vous faites le choix de ne rien faire. Et en même temps, vous avez refusé de commencer à mettre en place la priorité nationale que nous proposons, les Français apprécieront.

Pour répondre aux enjeux de compétitivité de nos entreprises, vous imposez la pérennisation d'une taxe temporaire acceptée de renier vos engagements sur la CVAE et en même temps, vous avez refusé toutes nos propositions de baisse d'impôts de production, les entrepreneurs, les chefs d'entreprise et leurs salariés apprécieront. Pour répondre aux enjeux de dépenses publiques et de dette, vous imposez d'aggraver le déficit public en ne faisant aucune économie structurelle et même en augmentant la dépense publique de 37 milliards.

Et en même temps, vous avez refusé toutes nos propositions de baisse du train de vie de l'État et méprisé la trajectoire de notre contre-budget qui démontre très que l'emballement de la dette n'est pas une fatalité, les générations futures apprécieront. Pour répondre aux enjeux de cohésion sociale, vous imposez la suppression du crédit d'impôt pour l'adaptation du logement et en même temps, vous avez refusé notre proposition de revalorisation du congé proche des aidants, les personnes en situation de handicap ou âgées et leurs familles apprécieront. Pour répondre aux enjeux de justice fiscale, vous imposez le statu quo.

Et en même temps, vous avez refusé notre proposition d'impôt sur la fortune financière. Les classes populaires et moyennes apprécieront. Pour répondre aux enjeux européens, vous imposez l'augmentation de la contribution de la France de plus de 5 milliards et en même temps, vous avez refusé notre proposition d'utiliser ce levier pour défendre nos intérêts. Les agriculteurs apprécieront. Bref, pour répondre aux enjeux de notre pays, vous avez fait le choix de vos places en sacrifiant la mise en œuvre de mesures pourtant largement majoritaires dans le pays. Les électeurs apprécieront et je le prédis, le feront savoir. Ne croyez pas que personne ne vous regarde.

Les Français vous voient et ils mettront la facture dans l'urne. Non seulement de la saignée que vous leur infligez, mais également du procédé humiliant que vous utilisez. Mais au-delà de la calamité budgétaire et donc financière, économique et sociale à laquelle vous soumettez nos compatriotes, la situation politique dans laquelle vous maintenez le pays a également des implications internationales dans un contexte géopolitique qui ne souffre pas l'impuissance. Car le monde entier nous regarde. Les plus gentils vont nous plaindre. Les plus taquins vont ironiser. Les plus opportunistes vont froidement profiter de l'inexistence politique d'un gouvernement fantôme.

Cela a déjà commencé avec Madame Von der Leyen qui, sans vous attendre ni vous calculer d'ailleurs, a imposé à la France le Mercosur, c'est-à-dire la fin de notre agriculture et de notre élevage. Mais c'est aussi le cas des alliés européens du bloc central qui font avancer leur projet de contrôler les exportations d'armement français. Ce n'est pas à l'ancien ministre des armées que je vais apprendre que cette question est une ligne rouge écarlate pour la France et que le fait même de l'évoquer est une provocation que ses auteurs n'auraient jamais osé avec un gouvernement français légitime par les urnes.

C'est le cas aussi des Chinois qui voient dans notre impuissance ou notre naïveté l'opportunité de venir vendre des voitures chez nous au détriment de notre industrie automobile qui agonise. C'est enfin le cas de Donald Trump qui ne manque pas une occasion de railler cruellement la fin de règne laborieuse et pénible que vit la France et qui profite du fait que la voix de la France est totalement discréditée dans le concert des nations pour avancer ses pions. Monsieur le Premier ministre, nos compétiteurs ont bien compris qu'une fenêtre leur était grande ouverte, ils en profitent pour la refermer.

La méthode démocratique n'est évidemment pas de supprimer l'expression de vos oppositions, mais bien de demander aux Français leur avis par des élections. Ainsi, si la question de ce 49-3 est bien sûr budgétaire, économique, financière, elle est en réalité éminemment politique. Comment Monsieur Le Cornu, avec les convictions que vous portez, pouvez-vous participer à l'affaissement de notre pays et de ses ? Qu'Emmanuel Macron soit dans le déni, ce n'est plus un secret et plus personne ne le suit. Mais personne n'est obligé de s'enterrer avec Pharaon. Et surtout, nul n'est obligé d'entraîner le pays dans sa chute et son discrédit mondial.

Quelles que soient nos convictions, nous sommes ici, chers collègues, des élus de la nation. À ce titre, nous sommes les garants de l'intérêt national, du respect des institutions et de la démocratie. Cet honneur Cet honneur nous impose une responsabilité particulière, une responsabilité que je vous invite à ne pas fuir. Quand il n'y a plus de confiance, il n'y a pas d'autre solution que l'arbitrage suprême. Et cet arbitrage suprême ne peut être que celui du peuple.

Parce qu'il n'y a pas d'autres solutions pour le pays, je vous exhorte, mes chers collègues, à un acte essentiel, un acte de courage peut-être, mais surtout un acte de dignité parlementaire, politique et nationale, votez la censure.

13:54
Non speech

[applaudissements]

13:56
Marine Le Pen

Merci beaucoup, madame la présidente du groupe Rassemblement national. Et vous, qu'en ? Dites-le-nous en commentaire. Merci d'avoir regardé cette vidéo. Pensez à liker, vous abonner et activer la cloche pour ne rien rater de nos prochaines vidéos pépites.

14:17
Non speech

[musique]