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Discours / meetingÉric Ciotti· 28 janvier 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSécuritéImmigration & asile

CÉDER AU PS EST UNE ANOMALIE DÉMOCRATIQUE

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « Vous prolongez en 2026, monsieur le Premier ministre, une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés que vous aviez présenté comme exceptionnel et temporaire. »
  • 0:45Locuteur 1Chiffre
    « Pour elle, le taux réel de l'impôt sur les sociétés atteindra jusqu'à 35 % quand la moyenne de l'OCDE est à 24 et la moyenne mondiale à 21 %. »
  • 1:00Locuteur 1Chiffre
    « 68000 entreprises qui auront fermé leurs portes en 2025. »
  • 1:15Locuteur 1Fait
    « Pour la 3è année consécutive, le PIB par habitant sera désormais inférieur à la moyenne européenne. »
  • 1:30Locuteur 1Chiffre
    « Nous atteindrons 56 % de dépenses publiques dans le PIB en 2026. »
  • 2:00Locuteur 1Chiffre
    « Depuis 2017, les homicides et les tentatives d'homicide ont augmenté de 70 %. »
  • 2:15Locuteur 1Chiffre
    « Les violences sexuelles ont augmenté de 115 %. »
  • 2:30Locuteur 1Chiffre
    « Les violences physiques ont augmenté de 55 %. »
  • 3:00Locuteur 1Chiffre
    « Près de 200000 demandeurs d'asile. »
  • 3:15Locuteur 1Chiffre
    « Nous sommes pas loin des 600000 étrangers entrés légalement en France en 2025. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Éric Ciotti

Monsieur le Premier ministre, messieurs et mesdames les ministres, mes chers collègues, il est des moments où la politique cesse d'être une affaire de conviction pour devenir une mécanique de renoncement. Le budget que vous vous apprêtez à imposer au pays en esté la triste illustration. Un texte sans vision, sans courage et sans foi dans l'économie. Votre budget est la veu d'une trajectoire désormais assumée. Compenser chaque échec par une hausse d'impôt, chaque renoncement, par une augmentation de la dépense, chaque absence de réforme par de la dette.

Vous avez fait de la fuite en avant une méthode, une politique où l'on achète du temps à crédit, où l'on préserve des petits équilibres politiciens au prix d'un déséquilibre financier durable où l'on choisi de sauver aujourd'hui des majorités provisoires, bancales, contradictoires en faisant payer demain nos enfants et petits-enfants. sacrifier l'avenir à vos places, à vos postes, à vos privilèges, à votre système qui a échoué et qui fait aujourd'hui tant de mal à la France. Car ce budget, qu'il soit adopté par contrainte parlementaire ou par ordonnance, ne change rien à sa nature profonde. Ce budget, mes chers collègues, est profondément mauvais.

Mauvais dans son esprit, mauvais dans ses choix, mauvais dans ses conséquences. Et ce sont une fois de plus les ménages et les entreprises qui en feront les frais. Vous prolongez en 2026, monsieur le Premier ministre, une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés que vous aviez présenté comme exceptionnel et temporaire. Exceptionnelle, elle ne l'est plus naturellement. Temporaire, elle ne l'aura jamais été. La trahison, elle restera définitive. Ce symbole résume à lui tout seul la capitulation économique de votre gouvernement. Au nom d'une stabilité politique illusoire, vous avez renié la politique de l'offre.

À la place, vous avez choisi la facilité céder au dictacle du Parti socialiste, de monsieur Hollande, de monsieur Fort devenu les maîtres chanteurs budgétaires malgré les 1,6 % à l'élection présidentielle. C'est une anomalie démocratique, c'est surtout une faute économique. Votre surtaxe alourdira durablement la charge fiscale, fragilisera les décisions d'investissement, affaiblira la compétitivité de la France dans un monde international toujours plus rude. Les entreprises concernées, mes chers collègues, représentent 24 % de l'emploi salarié dans notre pays. 54 % de nos exportations et 36 % de nos investissements en recherche et développement.

Pour elle, le taux réel de l'impôt sur les sociétés atteindra jusqu'à 35 % quand la moyenne de l'OCDE est à 24 et la moyenne mondiale à 21 %. Les plus petites entreprises, fournisseurs et sous-traitants en subiront les conséquences. Au final, c'est l'ensemble de l'économie. qui sera pénalisé au moment même où notre pays subit une vague historique de défaillance avec 68000 entreprises qui auront fermé leurs portes en 2025. Cette politique a déjà fait de la France le champion du monde des impôts. Pour la 3è année consécutive, le PIB par habitant sera désormais inférieur à la moyenne européenne. Dit autrement, nous nous approuvrissons chaque année par rapport à nos voisins et nos concurrents.

Pendant que les États-Unis et l'Allemagne baissent leur impôts pour attirer usine et capitaux, la France choisit elle de les faire fuir par l'impôt et par la réglementation. Comme si cela ne suffisait pas, vous avez renoncé à la baisse de la CVAE pour tant annoncer et prévu dans les précédentes lois de finances. Vous avez refusé par l'artifice parlementaire la suppression de la C3S que les groupes du Rassemblement national et de l'UDR avaient introduit et qui avait été voté par notre assemblée. [applaudissements] Un allègement attendu, structurant, tangible, abandonné. Là encore un revirement ou un renimement.

Encore un signal désastreux envoyé à ceux qui produisent, investissent et embauchent. Les taxes que vous ajoutez ne restent jamais sur les entreprises ciblées. Elles se diffusent dans toute l'économie. Elles sont payées par les salariés, par les ménages, par les consommateurs. Elles pèsent sur le pouvoir d'achat cruellement et nous le savons combien les Français aujourd'hui mesurent la baisse de leur pouvoir d'achat. Après presque 10 années de gestion macroniste, à force de tout prélever, l'État finit par tout stérilisé et cette pression fiscale ne s'accompagne d'aucune discipline sur la dépense. Là est sans doute le plus grave.

Bien au contraire, la dépense publique continue de croître de près de 40 milliards d'euros dans ce budget sans aucune réforme structurelle, sans réduction du périmètre de l'État, sans réorganisation sérieuse. Nous atteindrons 56 % de dépenses publiques dans le PIB en 2026. La dette quand à elle frôlera les 118 % de notre richesse nationale. C'est un record, mes chers collègues. Ce n'est plus une dérive, ce n'est plus un accident, c'est un naufrage. Même l'épargne, même l'épargne est désormais frappé. Plus de 11 millions de titulaires d'un plan d'épargne retraite verront leur effort de prévoyance lourdement pénalisé.

Il en sera de même des titulaires de plan d'épargne en action qui pourtant sont des éléments vitaux pour le dynamisme de notre économie et de nos entreprises. La CSG augmente y compris sur l'assurance vie et les revenus du patrimoine. Au final, ce budget sera adopté par la contrainte par un premier ministre qui se parjure qui avait juré recourir au 493. et bien nous y sommes. Il marque la destruction méthodique de la crédibilité économique, de la parole publique et de la confiance internationale. Nous détenons aujourd'hui le beau de la gestion économique européenne.

Plus grave encore, les amis LR de monsieur Laurent Voquier s'apprêtent à nouveau à accompagner ce renoncement par peur des élections, par peur des Français comme les députés horizon de monsieur Édouard Philippe pour sauver quelques positions mais vous ne les sauverez pas et nous le verrons notamment dimanche en Haute Savoie pour sauver quelques places pour ils acceptent de sacrifier l'économie du pays. au chantage d'un socialisme devenu ultra minoritaire. Si ce budget n'est pas censuré, ceux qui le laisseront passer emporteront la lourde responsabilité pleine et entière et je vous le prédis, vous serez balayé.

La France aura peut-être un budget, mais ce sera celui de la failli tranquille, de la compétitivité affaiblie. En plus, à cette incurie économique et budgétaire se superpose hélas une totale faillite de la politique sécuritaire et migratoire, vous êtes incapable de protéger les Français, incapable de les protéger face à la vague de violence qui s'abat depuis plusieurs années sur notre pays. Depuis 2017, les homicides et les tentatives d'homicide ont augmenté de 70 %. Les violences sexuelles ont augmenté de 115 %. Les violences physiques ont augmenté de 55 %.

Voilà votre bilan, celui que tout à l'heure vous revendiquiez avec Morgue, sans aucune émotion, sans aucune compassion pour les victimes qui par votre arrogance sont insulté au quotidien. Vous êtes aussi incapable de protéger notre pays de la submersion migratoire à laquelle vous avez en réalité livré. 384000 titres de séjour, record absolu dans l'histoire de France ont été prononcés sous votre majorité socialiste LR macroniste en 2025 auquel il faut rajouter près de 200000 demandeurs d'asile. Nous sommes pas loin des 600000 étrangers entrés légalement en France en 2025.

Alors mes chers amis, face à cette faillite économique, sécuritaire, migratoire, sociale, c'est avec beaucoup de conviction et de détermination que nous voterons cette motion de censure. [applaudissements]