Emmanuel GIRAUD : Maire "PS" du 9e arrondissement de Lyon et Conseiller Municipal Groupe socialiste, Gauche sociale et écologique
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 58 %Attaque 11 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Quel héritage voulez-vous retenir de Gérard Collomb pour le 9e arrondissement ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Quel bilan reconnaissez-vous à Anne Brébon et qu'allez-vous reprendre à votre compte ?
- 3:02OuverteRéponse directe
L'identité du 9e arrondissement est-elle forte malgré la diversité des quartiers ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Vous vous sentez pleinement lyonnais malgré la position géographique du 9e ?
- 4:48OuverteRéponse directe
Les stigmates de la Seconde Guerre mondiale à Vez sont-ils encore visibles ?
- 6:02OuverteRéponse directe
La Cégide va déménager : voyez-vous une page qui se tourne pour le quartier de l'Industrie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:16InvitéFait
« C'est ce qui crée la mixité, c'est ce qui crée une force. Et ce qui crée, je pense, aujourd'hui, une belle cohabitation dans cet arrondissement. »
- 4:38InvitéFait
« Les plus anciennes fouilles que l'on trouve à Lyon, elles sont dans le 9e arrondissement. »
- 5:32InvitéFait
« Il y a des stigmates, mais on l'a dit en introduction, le virage, c'est l'arrivée de la ligne D du métro en 1996, à Valmy, à Gorge-de-Loup et la gare de Vez. »
- 5:50InvitéFait
« L'un des plus beaux exemples, c'est quand même le quartier de l'industrie, où, souvenez-vous, il y avait d'énormes complexes industriels. Et aujourd'hui, c'est un quartier qui accueille à la fois des logements et des emplois. »
- 7:32InvitéFait
« J'espérais même secrètement qu'il me remette l'écharpe puisqu'il allait être le doyen de l'Assemblée dans le 9e. »
- 8:22InvitéFait
« On a plutôt des lots qui se vident. Je prends un autre exemple, Apicil, l'entreprise Apicil, qui était dans l'industrie, s'est installée à la dernière tour qui a été construite à la Pardieu, à côté de la gare. »
- 9:06InvitéFait
« On a un arrondissement qui est jeune. »
- 12:17InvitéFait
« Avec 500 et quelques mille habitants, la ville de Lyon ne pèse plus du tiers du territoire et constitue, qu'on le veuille ou non, le cœur de chauve de cette métropole. »
- 24:57InvitéFait
« On voit assez fréquemment des enfants qui ont 10, 12, 13 ans qui participent un peu malgré eux au trafic de drogue. »
- 29:16Invité politiqueFait
« il y en a un qui n'aurait pas manqué de soulever ciel et terre pour s'insurger contre cette situation, c'est Coluche »
- 29:49Invité politiqueFait
« ils avaient fini par voter pour le candidat du parti socialiste en 80 »
- 36:42Invité politiqueFait
« ce qui en dit long d'ailleurs sur le niveau des retraites évidemment de nos jours »
- 37:51Locuteur non identifiéChiffre
« on a eu passage de bénéficiaires 1369 au cours de l'année »
Temps de parole
- Invité60 %
- Emmanuel Giraud27 %
- Locuteur non identifié11 %
≈ 3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, Wilfried Delacour.
Bonjour à tous, bientôt trois mois qu'ont eu lieu les dernières élections municipales. De nombreux maires ont été reconduits, d'autres évincés et il y a des tuyaux nouveaux. Notre invité du jour compte parmi ceux-là, évidemment. Bonjour Emmanuel Giraud.
Bonjour.
Et bienvenue pour la première fois donc au micro de Lyon 1ère. Vous êtes conseiller à la mairie centrale dans le groupe socialiste gauche, social et écologique. Vous étiez conseiller délégué à l'éducation artistique et culturelle dans le précédent mandat. Et vous êtes donc devenu le nouveau maire du 9ème arrondissement de Lyon sur les bordes faunes. Autour par exemple des quartiers de Vez, Gorge de Loup, La Duchère, Chanvers ou encore Sarambert et Lille Barbe. Ça ne représente pas moins de 54 000 habitants. Qui vous écoute ce matin, je l'espère ? Socialiste et maire du 9ème arrondissement, vous rêvez un destin à la Gérard Collomb, Emmanuel Giraud ? C'est tout le mal que je me souhaite.
Non, je vais rester pudique et surtout très modeste. A mon âge, je crois que Gérard Collomb était déjà passé par la caisse de début. Vous avez cité depuis le mois de mars ? Non, pas spécialement. Je pense que Caroline s'est un peu éloignée des sphères politiques.
Ils auraient dû, comme ça ?
Non, je ne le demandais pas. Après, effectivement, il y a une filiation quelque part. Puisque moi-même, dans les années 2010, j'avais suivi la campagne électorale de Gérard en 2008 et 2014. 2020, je m'en étais éloigné. J'étais même candidat face à lui dans le 9ème en tant que PS. Oui, bien sûr. Mais effectivement, il laisse un souvenir assez incroyable.
Alors, un souvenir, vous parlez de filiation. Quel héritage voulez-vous retenir de lui pour le 9ème arrondissement ?
Il a réussi à transformer le 9ème sur le fond, c'est-à-dire dans les constructions, la rénovation de la Duchère, tout en gardant son côté populaire. Et moi, je trouve qu'on a une vraie ADN dans le 9ème qui est celle d'une certaine modernité, tout en restant une terre d'accueil, une terre populaire. Et aujourd'hui, on le voit bien, le 9ème est un arrondissement qui est apprécié.
Alors, on va évidemment détailler tout ça. À propos d'héritage, vous succédez à l'écologiste Anne Brébon. Alors, quel bilan lui reconnaissez-vous ? Et qu'est-ce que vous allez reprendre à votre compte de ce bilan ?
Anne Brébon, elle a essuyé les plâtres de l'écologie politique dans le 9ème, dans un exécutif qui était très jeune et relativement peu expérimenté. Il y a eu de lourdes transformations dans le 9ème. Je pense notamment à de gros efforts en termes de végétalisation, de la mise en place de certaines voies lyonnaises, dans un arrondissement quand même qui est très fréquenté par la voiture. Oui, on va en parler évidemment. Très fréquenté par la voiture. Et c'est plus facile de faire des voies lyonnaises dans des arrondissements où la voiture est moins présente que dans... Les voies sont larges, ce qui n'est pas forcément le cas ici. Exactement, mais ça a été un lourd travail.
Et l'idée, c'est de le prolonger. Mais le gros du travail a été fait. Moi, je travaille beaucoup plus. On pourra le développer sur des causes plus sociales, plus de maillage, plus de proximité.
Cet arrondissement, il a une vraie identité pour vous, même s'il y a des quartiers que j'ai cités tout à l'heure qui sont assez différents, assez divers.
Oui, alors il a une identité globale, je disais, de populaire, d'ancien arrondissement industriel. Mais au-delà de l'aspect administratif des choses, est-ce qu'il y a quelque chose de commun entre les habitants ? On est plutôt, j'allais dire, sur une... de multiples quartiers, vous les avez cités. Effectivement, bon, après, les arrondissements, c'est le pire périmètre administratif. Il n'y a pas pire périmètre administratif qu'un arrondissement. Oui, voilà, parce qu'ils sont découpés au gré, parfois, même des élections. Ça a été le cas dans les décennies qui se sont écoulées. Tout à fait. La Croix-Rousse, on peut considérer que c'est un arrondissement cohérent.
J'en vois pas beaucoup d'autres, moi, personnellement. Mais en tout cas, le 9e est clairement identifié sur les multiples quartiers qui le composent.
Et ces mondes différents, je pense, par exemple, il y a des avocats, par exemple, la KPMG, FIDAL, des écoles performantes à Gorge-de-Loup, un immense cinéma pâté qui est performant. Et tous ces mondes, avec des endroits, des rues plus populaires, peuvent quoi habiter ?
Oui, moi, je vois des quartiers politiques de la ville à côté de Demeure avec grande piscine. La Duchère est à deux pas de Saint-Didier-au-Mont-d'Or, à deux pas d'Éculi. C'est ce qui crée la mixité, c'est ce qui crée une force. Et ce qui crée, je pense, aujourd'hui, une belle cohabitation dans cet arrondissement.
C'est un arrondissement qui est un peu niché à l'extérieur du Lyon, comme ça, niché derrière la colline de Fourvière. Vous vous sentez pleinement lyonnais, quand même ? Bien sûr.
Vous savez, je le dis souvent, Lyon n'a pas commencé avec les théâtres romains. Lyon a commencé à Vez. Et aujourd'hui, je discute, moi, avec des archéologues qui me disent que les plus anciennes fouilles que l'on trouve à Lyon, elles sont dans le 9e arrondissement. Donc, oui, nous sommes même à l'origine de Lyon, je pense.
Alors, sans remonter à cette période-là, qui est évidemment beaucoup plus lointaine, il y a une semaine, c'était les commémorations du débarquement de Normandie du 6 juin 1944. Alors, vous allez me voir venir. Une opération qui a pu se dérouler à l'époque, grâce notamment au bombardement de ces 27 mètres la même année, pour empêcher les Allemands d'acheminer des troupes et du matériel dans l'ouest de la France. Et justement, à l'époque, Vez a fait les frais de ses attaques stratégiques. Ce quartier du 9e arrondissement, il emporte encore les stigmates ?
Oui, il emporte encore parce qu'on est sur des bâtiments, effectivement, plutôt industriels. On appelle ça même les Vezois, qui sont encore un peu la vase où la Saône a pu des fois s'épandre. On est sur des terrains, parfois, qui sont lourdement pollués, justement, liés à cette occupation et ce bombardement pendant la guerre. Il y a des stigmates, mais on l'a dit en introduction, le virage, c'est l'arrivée de la ligne D du métro en 1996, à Valmy, à Gorge-de-Loup et la gare de Vez. Et ensuite, toute une rénovation, toute une réoccupation du terrain par l'œuvre de Gérard Collomb.
L'un des plus beaux exemples, c'est quand même le quartier de l'industrie, où, souvenez-vous, il y avait d'énormes complexes industriels. Et aujourd'hui, c'est un quartier qui accueille à la fois des logements et des emplois.
Et redit de l'histoire, dans ce quartier de l'industrie, il y a plus de 20 ans, c'est le siège social de Cégide qui avait inauguré finalement ces nouveaux bâtiments. Une certaine société créée par un certain Jean-Michel Aulas. Cette entreprise, je crois, va déménager d'ailleurs l'année prochaine, je crois, à Villeurbanne. Vous y voyez une page qui se tourne pour le quartier ?
Oui, ça m'aura un peu triste. Alors, la Cégide n'était pas propriétaire de son immobilier. Elle construit son siège. En tout cas, elle participait évidemment à l'image de ce quartier. Elle participait à l'image de ce quartier. On est sur un secteur quand même aujourd'hui du bureau qui connaît une crise assez structurelle. Effectivement, on est sur...
D'après, t'as quoi au Covid, au télétravail notamment ?
Oui, il y a évidemment cela. Moi, je discute par exemple avec Next City qui me dit aujourd'hui, j'ai besoin finalement que de 60% des bureaux que je possède parce que 40% du temps, mes salariés sont en télétravail. Après, il y a aussi le bureau est un placement financier aussi qui porte moins aujourd'hui. Alors, effectivement, nous, on a beaucoup de demandes en mairie de transformation de bureaux en logements. Donc, à des endroits, ça peut paraître heureux. À d'autres, c'est beaucoup moins adapté. Mais c'est peut-être quelque chose dont il faut se saisir puisqu'on manque de nombreux logements dans le 9e et à Lyon.
Alors, Emmanuel Giraud, quand je disais, vous y voyez une page qui se tourne, vous y voyez un petit peu malice aussi parce que je parlais de Jean-Michel Olas qui est décidément beaucoup dans l'actualité cette semaine. Jean-Michel Olas, d'ailleurs, qui s'était présenté aux élections municipales dans le 9e arrondissement et qui, avant même, je crois, le conseil d'installation avait décidé de passer la main dans ce 9e arrondissement. Vous l'avez regretté à l'époque, au mois de mars, au mois d'avril ?
Alors, j'espérais même secrètement qu'il me remette l'écharpe puisqu'il allait être le doyen de l'Assemblée dans le 9e. Il a préféré remettre l'écharpe à Grégory Doucet, à la bière centrale ? Oui, mais je me souviens, par contre, qu'en 2020, Gérard Collomb, dans l'opposition dans le 9e, avait remis l'écharpe à Anne Brébant et en était resté jusqu'à son décès. Là, ce n'était pas le cas. Mais je ne lui en veux pas trop puisque je pense très sincèrement qu'en étant élu déjà à la ville et à la métropole, il a suffisamment de choses à traiter.
Jusqu'à présent, on en reparlera tout à l'heure. Il s'est développé, vous le disiez, sous Gérard Collomb, sous Raymond Bas aussi, je crois. Est-ce que le 9e arrondissement va offrir de nouvelles terres d'accueil dans les années qui viennent, ou tertiaires, vraiment dans toutes les années qui viennent, dans votre mandat ?
Alors, c'est à réfléchir, effectivement, parce qu'aujourd'hui, comme je vous l'ai dit, on a plutôt des lots qui se vident. Je prends un autre exemple, Apicil, l'entreprise Apicil, qui était dans l'industrie, s'est installée à la dernière tour qui a été construite à la Pardieu, à côté de la gare. Et aujourd'hui, on a des mètres carrés qui, clairement, ne sont pas occupés.
Ça veut dire que le 9e est moins attractif que le secteur de la Pardieu, peut-être, avec les modes de transport en commun ?
C'est possible. Après, je crois vraiment à une crise du bureau. Et effectivement, le report se fait d'abord sur les emplacements premium, qui sont la Pardieu. Je me souviens des époques aussi, Gérard Collomb, où il était visé Gerland, le carré de soie, comme des futures opérations de tertiaires. Ce sont des secteurs, aujourd'hui, qui souffrent.
Mais est-ce qu'il y a une volonté, encore une fois, du 9e arrondissement, de rester dans la course pour attirer ces entreprises, et peut-être des entreprises de demain ?
Bien entendu. C'est notre objectif. On a un arrondissement qui est jeune. Après, l'objectif reste de savoir quel type d'entreprise accueillir. Nous sommes aussi, en fait, sur des secteurs fonciers, immobiliers, vers la piscine de Vez, par exemple, ou encore sur la Duchère, qui peuvent accueillir des espaces industriels, des espaces artisanaux. Il faut leur trouver la meilleure des places. On a un arrondissement qui est très...
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez de la demande ?
En tout cas, vous allez participer à les installer ? On a de la demande, mais on a de la demande... C'est un peu comme les professionnels de la santé. C'est plutôt de la demande d'artisans qui veulent travailler ensemble, qui veulent avoir des espaces collectifs, de zones de stockage, mutualiser les bureaux, mutualiser les affaires dites administratives. Il faut trouver le modèle, type pépinière, pour pouvoir implanter ces artisans.
Ça se passe qu'au niveau de votre mairie d'arrondissement ? Ou alors, tout se fait, évidemment, avec l'aide de la mairie centrale, de la métropole de Lyon ? Je veux dire, par là, un maire d'arrondissement, ce n'est pas un décideur des grands projets, c'est simplement un ambassadeur de son territoire ?
Vous avez tout à fait raison. Je suis un ambassadeur. On nous demande notre avis, par contre.
C'est quoi, c'est un avis consultatif ?
Ou alors, c'est vraiment un avis participatif ? Non, non, non, non, c'est plus qu'un avis consultatif. On nous demande notre avis. Et moi, j'ai la chance, très honnêtement, aujourd'hui, d'avoir un maire de Lyon, Grégory Doucet, qui prend rarement des décisions dans les arrondissements sans avoir l'assentiment du maire d'arrondissement.
Et ça, c'est important pour vous, évidemment. Évidemment. Sinon, on ne servirait pas à grand-chose. Voilà, mais en tout cas, ce processus de décision qui requiert quand même l'autorisation, la décision de plusieurs strates administratives, ça ne vous inquiète pas un peu pour la gestion des mois et des années qui viennent ?
Oui, c'est une possibilité, effectivement, quand on a des collectivités qui sont gérées par des exécutifs qui sont différents. Après, je pense que moi, je suis plutôt un homme politique modéré qui saura travailler en bonne intelligence avec toutes les obédiences qui sont notamment aujourd'hui à la métropole ou même mon voisin. J'ai rendez-vous, par exemple, début juillet pour discuter de problématiques de quartier similaire comme avec Thomas Rudigoz. Voilà, on n'est pas de la même opinion politique, mais ça ne me gêne pas. Moi, tant qu'on fait avancer, gagner le neuvième...
Et sur le terrain, il n'y a pas d'étiquette. Il y a des problèmes concrets que vous devez résoudre en tant que maire.
Vous savez, souvent, les conseils sont des théâtres et la réalité du terrain fait que les élus savent se rassembler à un moment donné.
On va reparler du terrain tout de suite. Après quelques publicités, évidemment, on commence, évidemment, et puis on se retrouve dans une minute ou deux pour la prochaine partie de cette émission. Emmanuel Giraud est notre invité ce matin, conseiller à la mairie centrale dans le groupe socialiste, gauche, social et écologique et maire du 9e arrondissement de Lyon. Merci d'être avec nous sur Lyon 1ère. Et c'est le retour de l'invité politique ce samedi matin avec notre invité du jour, Emmanuel Giraud, conseiller à la mairie centrale dans le groupe socialiste, gauche, social et écologique et maire du 9e arrondissement.
Alors, Emmanuel Giraud, une Véronique Sarcelli qui s'oppose déjà au projet de Grégory Doucet d'accueillir le village olympique des Jeux de 2030 à Confluence ou qui a présenté cette semaine un plan mobilité destiné à corriger les défauts des réalisations du précédent mandat. Ça veut dire que la ville de Lyon va marcher en crabe comme ça pendant 6 ou 7 ans ? Je ne l'espère pas. Personne ne le souhaite, mais est-ce que ce n'est pas une réalité
qui va se faire jour ? Après, je pense qu'il faut aussi que la métropole se rende compte qu'avec 500 et quelques mille habitants, la ville de Lyon ne pèse plus du tiers du territoire et constitue, qu'on le veuille ou non, le cœur de chauve de cette métropole. Je pense que si Lyon tous, c'est toute la métropole qui éternue. Ça reste un partenaire à privilégier.
Il y a d'autres communes dans la région.
Il y a lieu de faire aussi de cette métropole une collectivité qui se fixe des objectifs à son niveau. C'est-à-dire que, moi je le dis dans ma sphère politique, il ne faut pas que la métropole devienne un supersivum. Vous savez, c'est les syndicats à vocation multiple d'antan où chacun venait un peu au guichet prendre son chèque ou en tout cas prendre son projet et repartir. Ce n'est pas ça qui fabrique un rayonnement métropolitain. Donc il faut arriver à hiérarchiser les actions. Évidemment, il y a des actions, il y a des attentes des 58 maires de la métropole, mais il y a des actions structurantes qu'il faut continuer à poursuivre et à mettre en œuvre sur la ville de Lyon.
Vous me citiez par exemple le sujet du village olympique. Un village olympique qui se perderait, je ne sais pas, à Eurexpo ou aux grandes locaux à Oulain ou à Bron dans un site qui n'est vu de personne, mal desservi, sachant que les villages olympiques participent aussi à faire vivre les commerces, la ville, etc. Je pense que les commerçants de la Presqu'île ou les commerçants de la Pardue ou les commerçants de Lyon seraient ravis de voir des personnes qui logent au village olympique consommer en centre-ville plutôt que de se perdre dans la périphérie lyonnaise. En tout cas, c'est mon point de vue. Il faut interroger les commerçants lyonnais.
Vous parliez de projet structurant. Parlons de mobilité. Par exemple, le 9e arrondissement est en proie à de nombreuses difficultés, on le sait, de circulation notamment sur les caisses, sur la fameuse rue Marietton. Améliorer la fluidité du trafic, ça fait partie de votre réflexion déjà à votre niveau ?
Oui, je pense. Je pense très objectivement. Peut-être qu'il y a des opérations qu'on a pu mener de manière dont restera à vie la porte d'entrée ouest-nord-ouest de la ville. Après, moi, je suis prêt à revoir peut-être des adaptations sur quelques... Je sais que Pierre-Oliver est très attaché aux durées des feux, etc., à faire des adaptations. Mais on n'a pas non plus envie de rebattre les cartes comme on les a battues dans le cadre du précédent mandat sur les changements, les évolutions de mobilité. Vous savez, nous, sur le terrain...
C'est peut-être trop radical quand même, le précédent mandat sur ce domaine-là,
des mobilités. Il y a eu quand même des opérations structurantes importantes. Je pense qu'il était nécessaire à un moment donné de prendre un virage à 88 degrés sur le sujet des mobilités alternatives. Ça a été fait. La grogne, vous savez, elle n'est pas tellement à Lyon. La grogne, elle est plutôt dans la périphérie lyonnaise. Et c'est peut-être cela... Ou ceux qui viennent de l'extérieur vers Lyon. C'est peut-être cela qui nous a fait perdre notre élection, à analyser. Mais en tout cas, moi, je croise plutôt des habitants du 9e et des Lyonnaises qui sont assez contents de leur sort et des nouvelles modalités qui sont faites pour se déplacer en ville.
En tout cas, la nouvelle majorité à la métropole lance des initiatives. Elle se donne, par exemple, 30 jours pour cartographier des points bloquants. Elle veut organiser aussi d'ici la fin de l'année des assises, de la mobilité. Qu'est-ce que vous allez faire remonter comme ça ? Quels irritants vous allez faire remonter pour le 9e arrondissement ? Des petites adaptations à faire ?
Parce que moi, en fait, pour être clair, j'ai des choses à proposer à Pierre-Oliver et à la métropole. Donc, si je veux obtenir certaines choses, j'ai peut-être des compensations à trouver. Je ne les dirai pas ce matin sur l'antenne. Mais effectivement, j'ai des sujets de piétonisation ou de rue qui soient un peu plus safe à la demande de nos habitants. Mais peut-être qu'en contrepartie, on va me demander de travailler peut-être à une fluidification sur certains secteurs. C'est histoire
de négociation.
Exactement. Mais on ne vendra pas notre pot quand même.
Le gel des tarifs des parkings Lyon-Parc-Auto, c'est une bonne chose selon vous ?
Les parkings Lyon-Parc-Auto, je pense qu'ils servent d'abord aux habitants de l'extérieur de Lyon. Je les trouve d'ailleurs à un tarif qui est assez élevé. Je connais très bien le tarif. C'est 85 centimes du quart d'heure. Donc finalement, c'est une bonne chose quand même qui est un jeu des prix. Quand on reste deux heures en ville, ça fait 7 euros. Si on veut consommer en ville avec des consommateurs qui viennent en voiture, quand on paye 15 euros en sortie de parking, c'est assez élevé. C'était nécessaire de les relever pour faire changer les comportements. Ne plus être un aspirateur à voiture venant de l'extérieur, c'est ça ? Exactement.
Après, si Lyon-Parc-Auto arrive à tourner avec un gel des tarifs, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'il soit gelé en tout cas temporairement.
En tout cas, en décembre dernier, dans le cadre de la campagne des municipales, Grégory Doucet avait annoncé vouloir faciliter la vie des Lyonnais. D'aucuns y avaient vu malice. C'est quelque chose quand même que vous reprenez à votre compte dans le 9e arrondissement ?
Oui. Je ne sais pas si je sais ce qu'il voulait dire en facilitant la vie des Lyonnais. Moi, en tout cas, dans le 9e, faciliter la vie des Lyonnais et des habitants du 9e, c'est arriver à mailler le territoire. Vous savez, je suis urbaniste de métier. J'ai connu, moi, les grandes époques 2000-2010 à Lyon où on avait les courbes qui montaient au ciel en termes de population, de construction, de jeunesse, etc. et ce n'est pas l'arrivée des écologistes en 2020 qui ont fait baisser ces courbes. Les courbes, elles commencent à descendre dans les périodes 2016-2017 sur la construction, sur la démographie, etc.
Je pense qu'on ouvre une nouvelle ère à Lyon et dans la métropole qui est celle plutôt de l'ère de la gestion de l'existant, y compris des habitants. C'est-à-dire qu'on n'est plus ambitieux, on n'est plus en droit d'être ambitieux,
on n'est plus dans un contexte pour être ambitieux.
Alors, reste à savoir ce qu'on met en face du mot ambition. Au contraire, est-ce que c'est aussi de s'adapter à la situation sociologique locale ? Nous, aujourd'hui, quand on est en déclin démographique de partout en France quasiment, sauf sur les métropoles de l'ouest de la France, ça veut dire qu'il y a moins d'enfants en ville, ça veut dire que les nouvelles générations, certains couples ne veulent plus faire d'enfants, donc ça veut dire que nos groupes scolaires, il faut les penser peut-être autrement.
On sait aussi qu'on a une population qui vieillit, est-ce que demain, les groupes scolaires ne sont pas les futurs lieux où les personnes âgées aimeront se retrouver, en tout cas sur des parties de groupes scolaires, et je ne trouve pas que ce soit un manque d'ambition, c'est simplement arriver à s'adapter durablement, parce qu'on sait que le sujet de la démographie, les tendances qui s'ouvrent aujourd'hui, on est parti pour au moins 50 ans, c'est certainement justement de savoir s'adapter à la situation locale, à la sociologie qui évolue.
Et l'ambition pour moi dans le 9ème, on parlait des quartiers tout à l'heure, c'est de s'assurer finalement que dans chaque quartier que vous avez cité en introduction, c'est qu'on y ait des commerces, c'est qu'on y ait des équipements, c'est qu'on y ait des professionnels de la santé, on sait que c'est un vrai sujet, et je pense qu'aujourd'hui si on arrive à maintenir des aménités à moins de, je ne sais pas moi, un quart d'heure à pied de chez soi, les Lyonnais nous en seront reconnaissants.
Et puis le logement évidemment, est-ce que c'est plus facile, est-ce que le logement est plus accessible dans le 9ème que partout ailleurs dans la ville de Lyon ou dans la métropole ?
Il l'est, et je suis très content parce qu'on est encore un arrondissement qui gagne des habitants contrairement à d'autres, donc ça signifie que la dynamique est encore là. Après vous savez la situation aussi de l'immobilier, elle est liée à des achats fonciers ou immobiliers que les promoteurs ont faits il y a quelques années à des tarifs exorbitants et aujourd'hui ils n'arrivent pas à sortir des opérations pour équilibrer de leur côté. Ils ne sont pas forcément
aidés par le contexte économique.
Voilà, avec des taux d'intérêt, on connaît tous la situation. Moi je pense que tout ça va un peu redescendre. Moi je souhaite être dans le 9ème un meilleur bâtisseur, trouver les compromis avec les promoteurs sur les opérations et faire en sorte, on en parlait tout à l'heure, sur du tertiaire à transformer peut-être en logement pour peu que ces logements soient bien placés dans l'arrondissement. Je pense qu'il faut continuer à produire du logement pour tous. J'ai 10 000 étudiants moi dans le 9ème, il faut arriver à construire aussi du logement étudiant, pas que du logement étudiant mais du logement suffisamment diversif.
Ce qui peut permettre évidemment aux locataires de se loger. Alors il y a eu le débat évidemment pendant la campagne et puis il est toujours d'actualité sur l'encadrement, le désencadrement des loyers. Vous attendez de la nouvelle majorité à la métropole qu'elle reste sur la dynamique qui avait été insufflée par Bruno Bernard et Renaud Perre ?
Oui, en toute objectivité. Moi j'ai lu beaucoup de rapports parlementaires, souvent des rapports qui sont rédigés par deux députés de groupes différents et l'encadrement des loyers en tout cas a prouvé son efficacité. D'autres n'en sont pas d'accord. Je pense que l'encadrement des loyers fonctionne malgré tout encore mieux lorsqu'il y a beaucoup d'offres sur le marché. C'est vrai que quand il y a une tension sur l'offre, l'encadrement des loyers a plutôt tendance à exclure éventuellement davantage. Moi j'espère qu'on va réussir à fluidifier encore plus le marché pour faire en sorte que l'encadrement des loyers arrive à fonctionner correctement mais je souhaite qu'il soit poursuivi.
Oui, le rappel que jamais à la mixité sociale dans tout le 9ème et plus encore dans les quartiers prioritaires qu'on citait par exemple La Ducheur ou encore Vergoin.
Oui, on a 37% de logements sociaux dans le 9ème donc on est et j'en suis très heureux à un arrondissement mixte dans sa composition de logements. La Ducheur qui est une oeuvre qui est en train de se terminer puisqu'elle a démarré en 2000 et on a
sa réhabilitation en tout cas
la réhabilitation et puis la démunition on avait 95% de logements sociaux là on tombe à 65%.
Je veux dire la mixité sociale on sait avec le recul peut-être qu'elle a vraiment des vertus ses modalités sur le vivre ensemble.
Oui, elle a des vertus sur le papier il faut qu'on prenne un petit peu de recul sur sa réalité. En tout cas ça fonctionne assez bien sur la Ducheur restons vigilants tout de même parce qu'en fait il ne faut pas penser non plus que par mixité sociale par réhabilitation des quartiers on a des indicateurs qui continuent à s'améliorer tout le temps.
Je considère moi par exemple que la Ducheur restera toujours un quartier une porte d'entrée internationale de la métropole et que ceux qui souhaitent quitter la Ducheur sont remplacés par d'autres personnes en quête de logement social et même si les indicateurs ne s'améliorent pas toujours on assume aussi le fait qu'on reste une porte d'entrée internationale de l'agglomération. Vous m'interrogez sur la sécurité c'est un vrai sujet pour nous effectivement. Cette semaine vous étiez en déplacement dans ce fameux quartier Vergoin encore une fois que vous souhaitez sécuriser.
Tout à fait on était au Vergoin alors pourquoi le Vergoin parce que c'est un quartier qui est assez méconnu juste à côté de Colonge juste à côté des piscines que je vous citais tout à l'heure et ils ont connu des violences urbaines inédites au mois d'avril et donc c'était des violences urbaines que j'appelle moi un peu petit feu c'est-à-dire des rodéos voilà une kalachnikov qui se perd etc. mais c'était un quartier on entend ça
on banalise ça finalement aujourd'hui c'est quand même
assez exceptionnel tout de même quand ça arrive dans des quartiers qui ne l'ont jamais connu je ne veux pas le banaliser et je considère que c'est plus facile d'éteindre un petit feu que lorsqu'il grossit un peu plus donc on met le paquet certes sur un quartier où il n'y a que 1200 habitants que 500 logements vous avez parlé de priorité absolue quand même pour ce quartier oui alors oui parce que je ne souhaite pas qu'effectivement tous nos quartiers de politique de la ville soient gangrénés par la violence l'insécurité le narcotrafic il y a des dispositifs établis qui existent depuis un certain temps sur des grands quartiers type La Duchère moi je ne supporte pas que les petits quartiers populaires soient aussi impactés et comme je l'ai dit encore aux forces de police nationales hier je leur ai indiqué que le feu n'est pas suffisamment important pour qu'il ne puisse pas être éteint à compte terme ça veut dire quoi c'est l'action de la police évidemment tout ce qu'on connaît le système répressif oui alors c'est en fait c'est surtout une action coordonnée entre les différents acteurs du territoire alors on parle souvent de la police nationale et de la police municipale mais aussi c'est intégrer les structures d'éducation populaire comme les centres sociaux évidemment le bailleur qui a quand même le bailleur social qui sur ce genre de territoire a des outils à sa main c'est le système éducatif mais c'est aussi toutes les forces qui sont liées à la prévention de la délinquance parce qu'on se retrouve qu'aujourd'hui on voit assez fréquemment des enfants qui ont 10, 12, 13 ans qui participent un peu malgré eux au trafic de drogue qu'il faut flécher qu'il faut ramener à nous pour éviter qu'ils tombent
dans ce trafic les cultures c'est une arme justement pour lutter contre tous ces phénomènes de délinquance de criminalité alors évidemment à plus long terme bien entendu sur la culture
oui bien entendu aussi on a aujourd'hui donc mis en oeuvre dans différents quartiers je pense par exemple celui de Gorge de Loup la Valonnière tout un travail d'exposition de rue dans les écoles un travail autour du dessin autour de la représentation du quartier qui est fait en lien avec soit des indépendants de la culture soit en lien avec des maisons de la jeunesse et de la culture des MJC mais pour vous
ce n'est pas une utopie que de vouloir lutter contre les phénomènes de délinquance ou de criminalité par la culture par l'apprentissage absolument pas
j'ai été conseiller délégué à l'éducation artistique et culturelle et à avoir échangé de nombreuses fois avec différentes structures ils considèrent évidemment je considère que leur implication dans les quartiers est très favorable à contrer l'entrée dans la délinquance
alors on approche de l'été de ces réjouissances aussi d'ailleurs le prochain événement j'allais dire c'est la fête de la musique quels seront les temps forts dans le 9ème arrondissement Emmanuel Giraud
alors c'est presque en lien j'allais dire avec votre question précédente sur la sécurité et la délinquance et le narcotrafic on a décidé nous de reprendre place sur l'espace public depuis quelques années dans le 9ème et notamment autour de la mairie du 9ème il y avait un petit noyau de trafiquants un petit point de deal et on s'est dit qu'il faut réinvestir un pour la fête de la musique deux pour le 14 juillet ce lieu et faire régulièrement des animations justement parce que c'est en occupant l'espace public que ces points d'îles s'éloignent et donc on aura des événements donc dans le 21 c'est un dimanche c'est pas facile de l'organiser la fête de la musique un dimanche il y a beaucoup de groupes qui se réunissent le samedi mais on aura par exemple les percussions clavées de Lyon pardon les PCL qui seront là qui seront présentes sur l'esplanade de la mairie et on souhaite redonner c'est ça le maillage c'est ça faire vivre les quartiers c'est ça la ville que je vous disais tout à l'heure de la ville du quart d'heure devant la mairie le 21 donc avec trois groupes qui seront présents et puis depuis quelque temps aussi on a repris en main le 14 juillet on veut que cette fête populaire avant évidemment le feu d'artifice de Fourvière soit menée elle est menée aussi devant la place de la mairie et j'appelle les uns et les autres bien évidemment à venir il me semble par contre que le 14 juillet on a aussi une demi-finale de coupe du monde de foot donc peut-être qu'il faudra qu'on mette un petit écran à côté de la mairie pour que les footeux puissent regarder le match
voilà vous allez organiser tout ça effectivement on va avoir l'occasion de reparler d'effetivité ou d'autres sujets et tout de suite après la pause et on vous retrouve Emmanuel Giraud sur Lyon 1ère je rappelle que vous êtes le maire du 9e arrondissement à tout de suite et merci d'être avec nous sur Lyon 1ère c'est le retour de l'invité politique du samedi ce samedi matin sur Lyon 1ère avec notre invité du jour et on a un plaisir à le recevoir Emmanuel Giraud le soulèvement populaire en protestation contre les manquements de la justice dans l'affaire de la petite Lyanna Emmanuel Giraud cela dit quoi pour vous de la situation politique actuelle ?
déjà ça m'interpelle beaucoup sur la situation de la justice la justice qu'il faut bien se le dire est un service public on savait qu'elle était en mauvais état finalement depuis des années mais aujourd'hui c'est crayon oui c'est à se demander justement quand est-ce qu'on va enfin se retrousser les manches sur les recrutements et les évolutions donc des personnels justement qui sont amenés à juger ce genre d'affaires on a eu des drames encore un de plus j'allais dire
mais c'est pour vous une question de compétence
ou une question de moyens de personnel justement qui ne sont pas suffisamment nombreux ? moi je pense que c'est vraiment une question c'est une question d'abord de moyens et après effectivement les deux sont liés mais je pense que la justice aujourd'hui notamment sur ce genre d'affaires manque clairement de moyens
et en tout cas il y en a un qui n'aurait pas manqué de soulever ciel et terre pour s'insurger contre cette situation c'est Coluche disparu il y a tout juste 40 ans sa candidature de 80 avait dérangé l'avait mise en danger certains disent même que sa mort n'est pas seulement due au hasard il faudrait un nouveau Coluche aujourd'hui pour vous où les politiques sont là justement pour dénoncer nous protéger comme ils pouvaient le faire à l'époque oui c'est vrai ça nous ramène loin
Coluche pas 40 ans justement effectivement et puis il y en avait d'autres de son style qui s'étaient un peu énervés je pense notamment aussi à Daniel Balavoine on se rappelle de certains plateaux télé
alors finalement ils avaient fini par voter pour le candidat du parti socialiste en 80 on aurait besoin encore aujourd'hui de gens comme ça il y en a quelques-uns
mais peut-être oui après vous savez vous êtes vous aussi dans le monde de la radio et aujourd'hui une nouvelle génération utilise ou pas justement ce genre ce genre de repères ce genre de médias mais on pourrait espérer effectivement que on manque je pense qu'on manque aujourd'hui de de quelques repères voilà sur ces hommes sur ces hommes et femmes populaires mais aujourd'hui
les hommes politiques sont aussi là pour être des lanceurs d'alerte aussi parce qu'il y a des oppositions
oui mais aujourd'hui j'ai pas l'impression qu'on a des hommes politiques très charismatiques et qui arrivent à fabriquer justement cette opinion un peu noble alors populaire pour Coluche mais qui arrive à prendre de la hauteur justement
ce manque de charisme ce qui explique un petit peu les difficultés pour recruter j'allais dire un candidat digne de ce nom pour la prochaine présidentielle notamment à gauche mais pas seulement d'ailleurs peut-être oui effectivement
en tout cas ils sont nombreux sur la ligne de départ on peut pas on peut pas on peut pas nier qu'une personne comme Jean-Luc de Mélenchon manque de charisme puisqu'elle électrise le débat donc quand on est charismatique on électrise forcément et dans la gauche
alors plus traditionnelle je rappelle que vous appartenez au parti socialiste alors là comment ça va se trouver une première à deux têtes ça fait à deux temps comment vous imaginez cette désignation du candidat du parti socialiste si tant est qu'il y a un candidat du parti socialiste pour la prochaine présidentielle
alors moi à l'instant T je ne le sens pas très bien en toute objectivité et en toute franchise et en toute franchise
effectivement ça veut dire qu'il n'y a pas de personnalité aujourd'hui au sein du parti socialiste qui serait digne de ce nom pour de manière lointaine la France homitaire
je vais vous faire une réponse un peu idoine ou hybride additionner les différentes qualités de certains mais effectivement moi je ne vois pas en tout cas personnellement après j'ai mes idées politiques je suis plus proche de valeurs de gauche réformiste autour de personnages type Cazeneuve etc mais en tout cas je n'en vois pas un aujourd'hui qui a la stature telle un chef d'état comme on pouvait se le représenter à d'autres époques et François Hollande il n'a pas l'étau d'un chef d'état il l'a été François Hollande a été vous venez de le dire on ne peut pas être et avoir été mais il serait bien si on l'écoute
depuis quelques mois maintenant je ne pense pas que ce serait la bonne idée c'est son idée oui je pense
j'apporterai in fine le soutien à celui qui sera choisi par la gauche mais je ne pense pas que ça puisse être il a malgré tout laissé en 2017 un goût d'inachevé pour d'autres un goût de trahison je ne pense pas qu'en 2027 il peut être le bon candidat
j'aurais une petite question d'actualité mais plus locale cette fois-ci vous appartenez au conseil municipal de Lyon vous n'aurez peut-être pas comme les prochaines semaines et les prochains mois Jean-Michel Olas qui s'est retiré de la présidence du groupe Cœur Lyonnais à travers l'affaire qui est son équité comment vous jugez cette affaire sur fond comme ça de viol c'est incroyable
ce qui arrive très sincèrement quand j'ai appris ça cette semaine j'ai rapidement eu un sentiment d'abord de sidération puis ensuite assez rapidement évidemment de tristesse la sidération précédente parce que je n'y croyais pas et puis assez vite et aujourd'hui encore de colère parce qu'on en parle aujourd'hui dans les médias mais je pense d'abord moi à la victime qui a été quand même aujourd'hui cette victime-là a été il y a un crime face à elle à savoir un crime de viol à son encontre
alors c'est avec la bousse Jean-Michel Olas évidemment parce qu'il n'a pas dénoncé avec d'ailleurs deux vice-présidents actuels de la métropole de Lyon le fait d'avoir connaissance avant même le premier tour des élections municipales d'avoir connaissance de ce fait de ce crime s'il est avéré évidemment
s'il est avéré moi je trouve que c'est une c'était une véritable erreur de la part de Jean-Michel Olas et son entourage moi j'ai envie de dire Jean-Michel Olas dans ce cas-là vous avez vous avez vraiment emmerdé parce qu'en fait moi j'entends aujourd'hui dire oui effectivement j'ai aidé cette personne je lui ai même proposé de savoir si elle voulait porter plainte et dans le même temps j'entends que il n'était pas possible de couper Romain Abreu parce que il y avait un contrat tel qu'il nous aurait opposé à un recours etc mais dans ce moment-là c'est pas un sujet de contrat c'est la morale qui parle de valeur c'est la valeur en fait il a utilisé carrément quasiment le silence comme outil de communication et on peut pas faire silence à ce moment-là donc à un moment donné j'ai envie de dire à Jean-Michel Olas mais c'est Jacques Chirac qui disait ça un chef c'est fait pour cheffer de mémoire là il a pas fait son chef il leur a dit à un moment donné couper Romain Abreu manu militari ça n'a pas été fait cet homme-là
donc aujourd'hui vous comprenez évidemment la position de Véronique Sarcellier à la tête de la métropole qui lui demande de se retirer
oui je pense que c'est une position qui est louable de sa part encore une fois il faut que justice soit faite mais je pense que dans l'attente des différents résultats liés à la justice il y a évidemment une obligation je pense pour lui de se mettre en retrait voilà je voulais évidemment
vous entendre ce matin Emmanuel Giraud sur cette affaire alors je vous propose tout de suite de retrouver comme c'est la tradition dans cette émission et sans transition du coup notre invité votre invité par téléphone dont vous avez souhaité mettre l'activité en avant on va saluer Marie-Thérèse Gardette bonjour
bonjour
bonjour à tous les deux ben voilà je le dis aux auditeurs vous êtes présidente de Saint-Rambert Solidarité donc dans le 9e arrondissement évidemment ça fait 30 ans d'ailleurs que vous vivez dans ce quartier 12 ans que vous avez repris la présidence de cette association qui pratique l'aide alimentaire pour les plus défavorisés du secteur Marie-Thérèse Gardette on parle de quelles personnes en détresse sont des personnes en grande misère
alors c'est des personnes en grande misère mais qui sont vues qui sont vues par les assistantes sociales elles vont à la métropole voir les assistantes sociales et c'est les assistantes sociales qui nous les dirigent
mais ce sont quels types de personnes Marie-Thérèse Gardette ce sont des personnes seules des familles enfin voilà
quel type de personnes j'ai remarqué la dernière fois si vous voulez la proportion c'est sur 55 familles qu'on a reçu il y avait quand même 11 personnes seules hommes et femmes
oui
donc je pense qu'au point de vue proportion moi je trouve que ça faisait beaucoup
ce sont des gens qui ont quel parcours j'allais dire comment se retrouvent-ils finalement dans ces situations de grande précarité
les personnes seules c'est surtout des personnes retraites je dirais les trois quarts
ce qui en dit long d'ailleurs sur le niveau des retraites évidemment de nos jours
oui qui ont des problèmes de logement aussi donc le loyer est souvent trop cher ou ce que je vous expliquais hier c'est qu'en fait il y a des personnes qui s'endettent il y avait un jeune qui avait du travail je lui ai dit mais c'est bon ça y est vous avez du travail vous n'allez plus venir nous voir et en fait il me dit non mais le problème c'est que j'ai beaucoup de dettes donc je suis en train d'essayer d'éponger mes dettes c'est-à-dire que des gens qui travaillent effectivement bon je ne vais pas poser la question savoir ce qu'il avait fait au point de vue d'être parce que ce n'est pas mon rôle ce n'est pas mon rôle
on pourrait croire on pourrait croire justement que la précarité résulte d'une certaine indolence elle est parfois donc bien involontaire
ah oui oui oui c'est involontaire
les personnes que vous recevez sont donc amenées par les assistantes sociales mais ce sont des personnes du secteur du 9ème du quartier de Saint-Rambert
des personnes qui habitent alors si vous voulez côté Vergoin côté Vergoin et puis après qui vont jusqu'à Vez à peu près
oui vous aidez combien de bénéficiaires actuellement ?
alors écoutez la dernière fois on a reçu 55 familles ce qui représente 180 personnes aidées ah oui tout de même oui j'ai fait un petit bilan pour 2025 on a eu passage de bénéficiaires 1369 au cours de l'année et ce qui représente 114 familles aidées c'est-à-dire qu'il y a des familles qui viennent qui s'en vont et qui voilà il y en a d'autres qui reviennent la semaine dernière lors de la pro on a eu quand même trois familles nouvelles il y a quand même un renouvellement à chaque fois il n'y en a personne
malheureusement un renouvellement en tout cas vous notez une recrudescence avec évidemment le contexte économique actuel le renchérissement du coût de la vie surtout dans une grande ville comme Lyon d'ailleurs où la vie évidemment est plus coûteuse qu'ailleurs est-ce que vous notez une importance
renouvelée ? il y en a toujours voilà je dirais qu'il y en a toujours
quels que soient les décennies quels que soient les contextes oui
parfois bon il y a beaucoup il y a quand même un certain nombre alors il y a des personnes seules il y a des personnes monoparentales les familles
comme les restos du coeur vous intervenez seulement en période hivernale ou alors toute l'année ?
ah non non nous c'est toute l'année disons qu'on a une période de fermeture parce que la banque alimentaire ferme puis on aime bien aussi un petit peu de vacances on est des bénévoles
voilà c'est ça
il faut quand même reprendre des forces disons les 15 premiers jusqu'au 20 août oui premiers au 20 août alors comment ça se passe en fait avec la banque alimentaire parce qu'on dépend essentiellement de la banque alimentaire la nourriture on va la chercher à la banque alimentaire
ah oui alors effectivement comment ça se passe effectivement d'abord quelles sont les fréquences de distribution de ces nourritures c'est tous les jours on peut venir vous voir
ah non non non nous c'est tous les 15 jours le vendredi et le jeudi le jeudi on a une équipe de bénévoles qui va à la banque alimentaire et une équipe qui est bien sûr locale et qui décharge le véhicule et puis range de façon à ce que le lendemain ça soit tout prêt pour les recevoir
c'est beaucoup d'énergie évidemment alors vous approvisionnez auprès de la banque alimentaire c'est quel type de produit en fait
il faut d'énergie puis il faut du moral aussi parce que parfois c'est un petit peu un petit peu désespérant de voir qu'il y a des familles qui sont un peu nonchalantes qui ne vont pas voir les associations sociales donc moi je suis un petit peu je ne sais pas dire sévère non je dis je suis oui vous savez quand même du délai trop voilà il faut que ça soit dans les règles je leur fais comprendre que nous on a des contacts avec les associations sociales moi on fait pas mal par internet moi cette semaine j'ai envoyé 4 messages aux associations sociales en disant tiens cette personne ben oui il y en a une qui prend des rendez-vous mais qui n'y va pas ben du coup je lui ai envoyé un message et que si jamais elle n'a pas été voir l'association sociale d'ici l'ombredi je ne pourrais pas la recevoir parce que c'était un moment que ça durait elle envoie ses enfants donc c'est sa fille j'ai dit non mais attendez il faut oui oui mais maman rendez-vous effectivement on paraitait qu'elle prend rendez-vous mais elle ne va pas au rendez-vous donc ça c'est du véhicule effectivement on est obligé de sanctionner parce que sinon on ne s'en sortira pas
alors pour retrouver un petit peu le moral vous avez besoin comme ça des politiques du maire du 9e arrondissement notamment Emmanuel Géraud il vous remonte un peu le moral pour intervenir
Emmanuel Géraud disons que et on a eu la chance pendant le Covid c'est comme ça j'aime surtout que c'est sa connaissance il est venu nous aider et puis il a vu il a compris ce que c'était notre association et je pense qu'il il voit ce qu'on fait il le connait parce que moi je ne suis pas toute seule il y a une équipe vous êtes combien ? on est une équipe oui vous êtes combien ? il connait l'équipe et puis bon voilà on aime bien avoir sa petite visite de temps en temps pour nous remonter le mental le moral c'est ça le rôle
d'un politique d'un maire élue évidemment Emmanuel Géraud c'est comme ça de redonner de l'énergie finalement aux forces vives qui s'engagent et Dieu sait si on s'engage quand on est bénévole tout à fait bien sûr en fait
je voulais mettre en lumière cette formidable association de Saint-Rambert Solidarité puisque quelque part elle répond quand même à deux mots qui pour moi me sont chers c'est un le sujet du bénévolat et on sait quelle crise on traverse aujourd'hui au niveau du bénévolat dans un monde aujourd'hui de plus en plus individualiste et puis le deuxième sujet c'est le sujet de la solidarité et quand je parlais tout à l'heure du neuvième qui reste un arrondissement populaire mais qui reste aussi un arrondissement solidaire sur ce sujet là Saint-Rambert Solidarité permet justement à certaines familles une fois tous les 15 jours mais avec des paniers bien remplis quand elles repartent pour au moins une semaine de repas de pourvoir justement aux difficultés passagères pérennes qui ont de plus en plus de familles dans l'arrondissement
Mère Thérèse Gardette vous avez des motifs de satisfaction quand même j'imagine si vous poursuivez l'action
ah oui oui disons que moi je suis dedans depuis 20 ans dans cette association c'est par fidélité mais encore une fois vous avez des satisfactions des motifs mais bon j'avais pas bien envie d'abord je l'ai accepté j'assume mon rôle c'est vrai mais bon c'est vrai qu'on a une bonne équipe de bénévoles c'est ça qui donne le moral les copines elles me disent mais qu'est-ce que tu ferais si tu étais pas là alors c'est vrai ça prend du temps ça prend de l'énergie parfois il faut dire mais tiens qu'est-ce qu'on peut faire qu'est-ce qu'on peut avancer mon fils m'a donné des livres de ses enfants j'aurais proposé que la prochaine fois on distribue à chaque famille un livre qui correspond à l'enfant ça va de 3 ans des livres de 3 ans jusqu'à Harry Potter
donc ça c'est à votre aide alimentaire
et on leur donnera se diversifier un petit peu pour faire un plus pour faire un plus on aime bien de temps en temps faire des colis de vêtements quand on en a mais on les fait par exemple on fait pour un enfant de 3 ans on va donner on met pas sur la table comme ça sinon c'est un peu la bagarre
donc vraiment la solidarité à tous les étages effectivement merci à vous Marie-Thérèse Gardet j'espère qu'on aura du plaisir en tout cas à mettre l'accent et la lumière sur votre association Saint-Rombert Solidarité dans le 9ème arrondissement merci à vous
merci
et merci Emmanuel Giraud on arrive déjà au terme de cette émission malheureusement conseiller municipal dans le groupe socialiste gauche sociale et écologique et maire du 9ème arrondissement de Lyon merci à Christian encore une fois qui a aujourd'hui rassemblé tous les moyens techniques pour réaliser cette émission pour réécouter et voir les photos de l'émission je vous donne rendez-vous sur l'application Lyon 1ère et sur lyon1ère.fr comme chaque semaine et puis bien sûr Odile Maté s'échauffe déjà c'est elle qui dans moins de 24h vous retrouvera sur l'antenne pour complètement toquer avec ses restaurateurs ses bons producteurs en partenariat avec la région Auvergne-Rhône-Alpes Marlène Chosmy du restaurant Les Crins de Marlène à Vichy notamment sera autour de ce micro et de cette table et puis on se retrouve la semaine prochaine pour déjà l'avant-dernière émission de la saison D'ici là bon samedi bon appétit Retrouvez tous les invités politiques
en podcast sur lyon1ère.fr Écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyon1ère.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1ère
Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère