Colère des agriculteurs, élections européennes, commission d'enquête sur Total... Le "8h30 franceinfo" de Yannick Jadot
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Bonjour Yannick Jadot, Emmanuel Macron demande aux préfets, aux ministres de l'Intérieur d'envoyer les préfets au contact des agriculteurs, notamment ceux qui manifestent sur l'autoroute A64 autour au sud de Toulouse qui est toujours bloqué au moment où on se parle. Le ministre de l'Agriculture, Marc Fénaud, va aussi se rendre dans une exploitation dans le chair aujourd'hui. Est-ce que l'exécutif a raison de s'inquiéter de cette colère des agriculteurs qui s'expriment en ce moment ? Bien sûr, parce qu'une bonne partie de cette colère est justifiée.
On est dans un modèle agricole totalement dingue, on a 27 fermes qui disparaissent tous les jours, on a un tiers des agriculteurs qui vivent sous le seuil de pauvreté, on a deux suicides par jour, des conditions encore une fois économiques, sociales, dramatiques et une crise écologique qui est liée aussi à ce modèle agricole avec la raréfaction de l'eau, avec 60% des oiseaux des champs qui ont disparu, des sols qui s'appauvrisent, des problèmes de santé liés aux pesticides, aux engrais. Et donc on a un modèle agricole qui est pourtant sous perfusion d'argent public.
13 milliards d'euros d'argent public va directement au soutien d'agriculteurs de moins en moins nombreux et pourtant une crise sociale, une crise environnementale. Donc ce qu'il faut surtout, c'est que le gouvernement accompagne ces paysans vers un autre modèle agricole qui soit plus rémunérateur, socialement protecteur et qui respecte l'environnement.
Yannick Jadot, il y a justement une loi en préparation qui sera présentée en Conseil des ministres mercredi sur le renouvellement des générations avec un fonds dédié. Vous parliez d'environnement. Les agriculteurs, certes, ils sont en colère contre la hausse des coûts, mais ils se disent aussi écrasés par les normes européennes et les normes environnementales en particulier. Est-ce que c'est votre écologie qui les critique ? Est-ce que vous vous sentez visé par cette
colère ? Non, parce que vous savez, y compris, nous avons des élus qui sont aussi des paysans. On a Benoît Biteau qui est député européen et qui, avec José Bové et beaucoup d'autres, on a toujours mené ce combat pour une agriculture paysanne. On a, je l'ai dit, un système où des fermes disparaissent tous les jours, de moins en moins de paysannes et de paysans, de plus en plus isolées. Ça conduit aussi, je l'ai dit, les conditions d'isolement, les conditions sociales conduisent à deux suicides par jour. Tout ça est absolument dramatique. Donc, on ne va pas résoudre la précarité sociale, le fait que d'ici dix ans, la moitié des paysans auront disparu parce qu'ils seront partis en retraite.
On ne va pas résoudre cette crise sociale en accentuant la crise écologique. Au contraire, puisqu'il y a moins de ressources en eau, puisqu'on sait que les pesticides, ça, déjà, ça abîme la santé, d'abord des paysans, mais de l'ensemble de la société. On sait les dégâts du dérèglement climatique. Donc, il faut, au contraire, changer notre modèle agricole, faire un modèle agricole avec plus de paysannes, plus de paysans, aller vers des productions locales, alors que le gouvernement signe des accords de libre-échange qui mettent en danger tous nos paysans, y compris avec des normes environnementales moins fortes des produits que nous importons.
Mais ce modèle dont vous parlez, Yannick Jadot, ce sont les agriculteurs qui le font, qui le constituent. Donc, ce que vous leur dites, en somme, c'est qu'on vous comprend, mais vous faites partie du problème. Non.
Ce que je dis, c'est que le modèle agricole, dans lequel ils sont souvent piégés, parce qu'on les pousse à s'endetter, pour acheter toujours, pour essayer, vous savez, les paysans parlent de cannibalisme dans l'agriculture. C'est-à-dire qu'au fond, le seul moyen de survivre, c'est de bouffer la ferme du voisin qui s'en va. Et donc, vous avez des fermes de plus en plus grandes, avec des paysans qui n'arrivent pas à recruter, qui n'arrivent pas à faire des revenus, et qui, par ces conditions de production, appauvrissent les sols et polluent. Ça, c'est aberrant. Quand on met 13 milliards sur la table, une famille de 4 personnes dans notre pays donne par an, en impôts, 800 euros à l'agriculture.
Nous devons avoir ce contrat avec les agriculteurs, les accompagner. On ne va pas faire ça du jour au lendemain. Mais reconnaissez que quand il n'y a plus d'eau pour la consommation individuelle, quand il n'y a plus d'eau pour la nature, avoir du maïs irrigué dans des régions où il n'y a plus de flotte, ça ne peut pas tenir.
Yannick Jadot, vous allez manifester demain contre la loi immigration, une loi qui a été votée démocratiquement, à la majorité, au Sénat et à l'Assemblée. Pourtant, pourquoi ?
Parce que notre pays n'est pas condamné à se replier. Notre pays n'est pas condamné à faire de l'immigré ou de l'étranger le bouc émissaire de tous nos problèmes et à précariser celles et ceux qui vivent dans notre pays, y compris parfois légalement. Vous savez, moi je suis terriblement inquiet du débat que nous avons eu et du débat que nous avons dans notre pays. A chaque fois que l'immigration devient la cristallisation du débat public, ça a été le Brexit en Grande-Bretagne, ça a été les élections aux Pays-Bas, en Italie ou ailleurs. Vous avez à un moment donné un pays qui sort totalement des réalités et des vérités.
Vous savez, il y a 20 ans, quand on débattait avec le Rassemblement National, à l'époque c'était le Front National, quand on disait, mais arrêtez de dire n'importe quoi sur l'immigration, il disait, mais oubliez les faits, oubliez les rapports, oubliez les expertises. Nous, nous savons. Nous, nous voyons bien ce qui se passe dans la rue. Eh bien, aujourd'hui, c'est Emmanuel Macron qui a construit un rapport dans notre société, qui a construit un débat dans notre société sur des mensonges, sur des vérités alternatives comme Trump l'a fait aux Etats-Unis. Non, nous ne sommes pas submergés par l'immigration. Non, l'immigration de ruine...
Est-ce qu'il n'est pas pris en face avec les opinions européennes qui se durcissent sur ce sujet ?
Une opinion, mais vous savez, regardez le débat sur les retraites. On a perdu ce débat sur les retraites, mais personne ne peut contester que ça a été un moment, un débat éclairé. D'ailleurs, l'opinion publique s'est construite au cours du débat sur les retraites, parce que vous avez invité des experts, parce que vous avez animé, instruit ce débat. Aujourd'hui, depuis 10 ans, 15 ans, 20 ans, qu'on dit à l'opinion publique qu'on est submergé, que l'immigration ruine le pays. C'est faux. L'immigration rapporte à notre économie, qu'on est le pays qui accueille le plus de réfugiés. Vous savez combien c'est faux.
La France, par rapport à ses voisins, fait beaucoup moins que régulariser des personnes qui aujourd'hui travaillent dans le bâtiment, travaillent dans la restauration, travaillent dans la santé, travaillent dans la sécurité. Ce serait un appel d'air. C'est faux. Tous les experts disent c'est faux. Ce que je trouve dangereux, c'est qu'avec la loi sur l'immigration, nous sommes rentrés comme d'autres pays, dans un débat public qui n'est plus fondé sur des réalités, qui n'est plus fondé sur des vérités, qui n'est plus fondé sur la dignité des personnes, mais qui est fondé sur des fantasmes.
Et c'est la grande victoire du Rassemblement National d'avoir fait qu'Emmanuel Macron reprend des mensonges, des contre-vérités, le complotisme de l'extrême droite sur l'immigration.
La désobéissance civile, si jamais le Conseil constitutionnel ne retoque pas cette loi ?
Mais beaucoup de mairies et de départements l'ont dit, ils ne vont pas appliquer cette loi. Mais ce n'est pas forcément de la désobéissance, vous savez, quand cette loi prévoit la préférence nationale. Vous vous rendez compte ? C'est une loi qui a été votée il y a déjà d'autres. C'était censé être un débat sur l'immigration. Et en fait, on arrive à ce que les personnes en situation régulière dans notre pays, les médecins qui nous soignent, qui font tenir l'hôpital, eh bien ils ne toucheront pas les mêmes aides que les Français. Mais ne pas appliquer cette loi, c'est la désobéissance civile.
Eh bien les départements vont soutenir et donner des prestations sociales de la même façon que les Français.
Et donc, encore une fois, attention. C'est déjà le cas du RSA ou de la prime d'activité, Yannick Rado.
Vous vous rendez compte que la droite, le gouvernement sous pression de l'extrême droite, veut réduire absolument les étrangers, les étudiants étrangers dans notre pays. Mais ça fait mille ans que notre pays rayonne grâce à son université. Tous les pays essayent d'attirer les étudiants parce que c'est de l'enrichissement culturel. C'est des liens que nous construisons dans le monde entier. C'est notre économie. Et nous voulons là nous replier. Ce n'est pas la France, ça. Ce n'est pas la France de nous replier.
Message que vous voulez rappeler demain en manifestant contre cette loi immigration. Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris. On se retrouve dans un très court instant. Le temps de dérouler le fil info à 8h42. Sophie Echen.
Théo est reconnu par la justice comme une victime de violences policières. Les mots sur France Info ce matin de son avocat, Maître V. Théo, c'est ce jeune homme noir gravement blessé après un coup de matraque dans la zone anale lors de son interpellation il y a 7 ans. Les 3 policiers impliqués dans cette affaire ont été condamnés à des peines allant de 3 mois à 1 an de prison avec sursis. Le téléphone et Internet reviennent progressivement à Gaza, selon le principal opérateur palestinien. Tout a été coupé depuis une semaine. Les frappes israéliennes se poursuivent sur l'enclave ce matin. C'est une nuit qu'ils voudront sans doute oublier.
Les quelques 700 passagers du train Paris, clairement bloqués dans le noir et dans le froid, suite à une panne près de Montargis, arrivés enfin ce matin. Ils ont mis quasiment 11 heures pour faire le voyage. Le tennis à l'Open d'Australie et deux Français qualifiés cette nuit pour les 8e de finale. Océane Daudin qui a battu sa compatriote. Clara Burel et Arthur Cazot qui a balayé. Le Néerlandais talonne Rixport en 3-7. France Info.
Le 8.30 France Info. Agathe Lambré. Jules Dequisse.
Toujours avec Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris. Les semaines passent et la liste écologiste menée par Marie Toussaint est toujours donnée autour de 8 à 9% dans les sondages pour les européennes. Pourquoi ça ne décolle pas ?
Écoutez, est-ce qu'on est vrai véritablement en campagne européenne ? Je ne pense pas. Les Françaises et les Français sont préoccupés par le froid. Il y a un mot pour les millions et les millions de Françaises et de Français qui ont froid en ce moment. Parce qu'ils n'ont pas les revenus. Parce que leur appartement, leur logement, leur maison, c'est une passoire énergétique. Ça fait des années et des années qu'on le dit et malheureusement, le gouvernement ne veut toujours pas investir dans l'isolation thermique de nos logements. Il y a les prix alimentaires, il y a le dérèglement climatique, il y a la guerre à Gaza en Ukraine.
Les Françaises et les Français sont très préoccupés par d'autres choses aujourd'hui.
Et on retient les séances de boutithérapie de Marie Toussaint. Est-ce que ce n'est pas le symbole d'une campagne un peu déconnectée ? Vous qui disiez vouloir parler aux classes populaires. Il n'y a pas un problème de positionnement dans cette campagne ?
Vous savez, on sait aujourd'hui, pendant longtemps, toutes les formations politiques ont dit mais bien sûr l'écologie, bien sûr, on est tous écolo, mais pourquoi il devrait y avoir un parti écologiste ? Puisque nous sommes tous écologistes. Qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? C'est que malgré le chaos climatique qui ne fait que commencer, malgré l'effondrement de la biodiversité, malgré les pollutions, les problèmes de santé, y compris du fait des pollutions chimiques, sur la fertilité, puisque le Président de la République a évoqué le sujet. Et bien la plupart, et le gouvernement en premier, mais au niveau européen c'est la même chose, il y a un refus d'obstacle.
Ignorons le sujet de l'écologie, puisque nous ne voulons pas nous attaquer aux grands groupes industriels, puisque nous ne voulons pas nous attaquer aux lobbies, puisque nous n'avons pas le courage d'agir. Et bien, maintenant on est passé d'une situation, tout le monde se dit écologiste, où il n'y a plus que les écologistes, pour défendre à la fois, affronter le défi climatique, et l'accompagner socialement, l'accompagner industriellement.
Et vous ne capitalisez pas politiquement là-dessus, électoralement en tout cas, avec ce que vous nous dites, on pourrait se dire logiquement, bon bah c'est vous qui allez remporter les élections européennes, si on doit tout le temps parler climat, ce n'est pas ce qui se profile. Les sons, s'il vous plaît, se mener. On verra bien, mais par exemple, place publique, Raphaël Glucksmann, qui attire même José Bové dans ses rangs, par exemple, ex-candidat à la présidentielle, montre bien que les écologistes n'ont pas l'apanage de l'écologie, et que vous n'êtes pas ceux qui récoltent le plus de voix forcément à la fin.
Écoutez, on verra à la fin. On verra. Vous savez, il y a 5 ans, on me disait la même chose.
Et vous lui dites quoi, José Bové ?
Il y a 5 ans, on me disait la même chose. Mais José Bové, voilà, José Bové, aujourd'hui, il fait ce qu'il veut, José Bové. Il sait bien, José, qu'au Parlement européen, notamment sur les questions de l'agriculture, il n'y a que les écologistes pour se battre, pour faire en sorte que 80% des aides n'arrivent pas seulement sur les agriculteurs les plus riches. Il sait bien le combat que nous menons. Le groupe socialiste au Parlement européen, il veut voter l'accord UE-Mercosur. Destruction de l'Amazonie, importation de bœuf et de soja produits dans des conditions abominables qui vont un peu plus tuer l'agriculture française. Les socialistes européens le défendent, nous, nous le combattons.
Nous avons combattu l'accord avec la Nouvelle-Zélande qui va faire, on va importer de l'agneau. J'entendais ce matin sur votre radio un producteur au vin qui disait qu'il ne gagnait pas 300 euros par mois. Et bien, les socialistes comme le gouvernement, au niveau européen, ont soutenu l'accord avec la Nouvelle-Zélande qui va faire importer plus d'agneaux au détriment de nos producteurs.
Donc, il n'y a aucun scénario où vous vous rangez sous la bannière des socialistes ? Ah non ! Aucun ?
Je ne crois pas. Mais, encore une fois, ce qui est important dans cette élection européenne, on a la guerre en Ukraine. On voit à quel point l'Europe a du mal, aujourd'hui, à transformer son économie, y compris pour que les européennes et les européens vivent mieux, isolent leurs logements et plus de transports collectifs, investissent dans la réindustrialisation. On parle toujours de ruralité. Mais la ruralité, c'est aussi la réindustrialisation. C'est des paysannes et des paysans nombreux, qui ont plus de services publics. Et l'Europe peut être cette extraordinaire capacité d'investissement sur nos territoires.
Mais, par exemple, le Rassemblement National, Jordan Bardella, vous nous citez l'agneau néo-zélandais. C'est intéressant. Jordan Bardella, lui, a répété qu'il voulait sortir des accords de libre-échange. Et avec une oreille attentive, visiblement, des agriculteurs, si on en croit les attentions de vote. Pour l'instant, c'est lui qui semble capitaliser là-dessus. Ce n'est pas vous, les écologistes ? Écoutez, pourtant, c'est le combat que nous menons historiquement.
Vous savez, la première candidature écologiste en 1974, c'était René Dumont. C'est déjà retrouver le contrôle de notre agriculture. C'est injuste ce qui vous arrive électoralement ? Mais non, je ne parle pas de justice. Mais le problème, c'est que le propos, le logiciel de Jordan Bardella, c'est le nationalisme. C'est fermer nos frontières. C'est penser tout seul, être face. D'ailleurs, ils ne veulent pas être face à la Russie. Ils veulent être avec la Russie. Mais face à la Chine, face aux Etats-Unis. Ça n'existe pas dans le monde d'aujourd'hui. Si nous voulons être en capacité d'affronter les grands défis de l'écologie, du climat, de la justice sociale, de la démocratie.
Et reconnaissez que la démocratie, ce n'est pas le sujet de l'extrême droite. Nous devons le faire avec la France forte, mais dans une Europe forte. Vous savez, la France, c'est notre maison. L'Europe, c'est notre village. Avec l'extrême droite, on va se replier sur nous-mêmes. Vous savez, l'extrême droite, c'est quoi ? C'est Trump, c'est Bolsonaro, c'est Milley. Un sujet qui vous tient à cœur.
Les sénateurs écologistes ont obtenu la création d'une commission d'enquête sur le groupe pétrolier Total. Vous en serez le rapporteur. Les auditions commenceront la semaine prochaine. Expliquez-nous quel est l'objectif de cette commission, brièvement.
On a une crise climatique majeure. Le patron des Nations Unies a encore dit que 2023 a été l'année la plus chaude. Nous entrons dans l'effondrement climatique. On voit les dégâts dans le nord de la France. On a vu les dégâts cet été absolument partout. Et pour gagner la bataille du climat, il nous faut sortir des énergies fossiles. Il nous faut arrêter d'aller chercher plus de pétrole, plus de gaz. Malheureusement, c'est ce que fait Total. Total est un des premiers groupes mondiaux. Aller chercher le plus de pétrole, le plus de gaz et souvent, j'allais dire, en coopération, en complaisance avec des régimes autoritaires, voire dictatoriaux.
Et bien, une commission d'enquête du Sénat, c'est pour faire en sorte qu'on se donne les outils de politique publique. Pour faire en sorte, justement, que Total ne s'affranchisse plus de l'intérêt général, du dérèglement climatique comme de la défense de la démocratie. Nous voulons un grand groupe énergéticien français qui soit à la hauteur de nos responsabilités d'aujourd'hui. Imaginez Total, Shell, BP, Exxon, qui arrêtent de faire du pétrole et du gaz, qui détruisent nos conditions de vie, mais qui deviennent des acteurs de la transition énergétique. Les énergies renouvelables, non, non, ils vont cacher toujours plus de pétrole, toujours plus de gaz.
Les conclusions, c'est quand, cette commission ? C'est dans six mois et donc c'est un sujet majeur pour le Sénat. Vous savez que les commissions d'enquête au Sénat sont une belle vitrine du Sénat et donc nous allons y contribuer.
Merci beaucoup, Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris, invité du 830 de France Info.
Yannick Jadot