La France renforce la protection de trois aires marines et lance un plan d'action contre la pollution au plastique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Comment mieux protéger ces mers sans qu'il n'y aurait pas de vie ?
- 0:42OuverteRéponse partielle
Quelle zone ?
- 1:47RelanceRéponse directe
Ce sont des nouvelles zones protégées ou des zones déjà protégées mais renforcées ?
- 2:39RelanceRéponse directe
Mais ça protège vraiment ou ça n'a de protection que le nom ?
- 3:15RelanceRéponse partielle
Pourquoi on ne suit pas la science ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des contrôles ? Comment on contrôle de telles zones ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« la France a accueilli la troisième conférence des Nations Unies pour l'océan. C'était à Nice. »
- 0:57Invité politiqueChiffre
« On s'est donné comme objectif de pousser à 14,8% les aires marines protégées sur cet espace que vous avez décrit qui fait 11 millions de kilomètres carrés. »
- 1:05Invité politiqueChiffre
« On était à 4,8% et là, on vient de renforcer par trois zones dans les terres australes et antarctiques françaises avec 900 000 kilomètres carrés dans une zone qui est au large, là où l'océan, enfin les fonds sont au-delà de 2500 mètres de fond. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Dans une autre zone aussi en Guadeloupe, des récifs coralliens, là où il y a des tortues. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Dans la baie de Dierne, sur le littoral, à un endroit où il y a un oiseau qui s'appelle le gravelot à collier interrompu, eh bien, pendant la période de nidification, on interdit les chiens et les voitures. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Si, les zones de protection forte, c'est un label, ce n'est pas un niveau de protection. »
- 2:24Invité politiqueFait
« Mais là, soit on interdit une activité, soit on l'encadre de manière beaucoup plus stricte, que ce soit la pêche, que ce soit le tourisme, que ce soit éventuellement des activités d'extraction. »
- 3:23Invité politiqueFait
« À certains endroits, on a, par exemple, dans les parcs marins, des cœurs de parcs. »
- 3:37Invité politiqueFait
« À certains endroits, on interdit. À d'autres, on régule, on les encadre. C'est tout l'objet. »
- 4:12Invité politiqueFait
« Mais vous avez aussi la marine nationale qui participe à ces contrôles. »
- 4:20Invité politiqueFait
« C'est un énorme enjeu. »
- 4:35Invité politiqueFait
« On arrive à identifier les navires qui pêchent illégalement aujourd'hui. »
- 5:02Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on identifie que 80% des pollutions viennent de la Terre. »
- 5:12Invité politiquePromesse
« Je lance aujourd'hui un plan d'action renforcé pour lutter contre ces plastiques. »
Temps de parole
- Catherine Chabaud76 %
- Présentateur19 %
- ?5 %
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Il est 6h21, la France possède le deuxième espace maritime mondial. C'est même le seul pays au monde à être présent sur tous les océans. Des océans qui souffrent à cause des activités humaines, plastiques, réchauffement et acidification de l'eau, perte de biodiversité. Comment mieux protéger ces mers sans qu'il n'y aurait pas de vie ? En cette journée mondiale des océans, le gouvernement présente de nouvelles mesures et vous venez nous les dévoiler. Catherine Chabot, bonjour. Bonjour. Ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche. Avant la politique, l'océan était déjà votre terrain de jeu en tant que navigatrice. D'abord, vous souhaitez renforcer les aires marines protégées.
Quelle zone
et de quelle façon
? Écoutez,
il y a un an, vous savez que la France a accueilli la troisième conférence des Nations Unies pour l'océan. C'était à Nice. Ça a été un moment vraiment très très important. Et on s'est donné comme objectif de pousser à 14,8% les aires marines protégées sur cet espace que vous avez décrit qui fait 11 millions de kilomètres carrés. On était à 4,8% et là, on vient de renforcer par trois zones dans les terres australes et antarctiques françaises avec 900 000 kilomètres carrés dans une zone qui est au large, là où l'océan, enfin les fonds sont au-delà de 2500 mètres de fond. Dans une autre zone aussi en Guadeloupe, des récifs coralliens, là où il y a des tortues.
Puis alors, de manière, c'est là où vous voyez que les aires marines protégées, ça peut être des choses extrêmement variées. Dans la baie de Dierne, sur le littoral, à un endroit où il y a un oiseau qui s'appelle le gravelot à collier interrompu, eh bien, pendant la période de nidification, on interdit les chiens et les voitures. Mais
ce sont des nouvelles zones protégées ou ce sont des zones qui étaient déjà protégées mais qui vont être renforcées,
qui
vont être à un niveau plus fort ? En
fait, l'idée, c'est ça. Parce que les terres australes, elles étaient déjà protégées.
Exactement. En fait, l'idée, c'est d'avoir ce qu'on appelle un label de zones de protection forte où, en fait, on prend des mesures qui renforcent la protection.
Donc, ça veut dire que quand on est à un degré de protection forte, c'est le niveau maximal, il n'y a aucune activité
humelle à l'intérieur ? Si, les zones de protection forte, c'est un label, ce n'est pas un niveau de protection. On va dire que c'est une démarche qui permet de renforcer parce qu'il y a encore plus fort qu'est la zone de protection stricte. Mais là, soit on interdit une activité, soit on l'encadre de manière beaucoup plus stricte, que ce soit la pêche, que ce soit le tourisme, que ce soit éventuellement des activités d'extraction. La zone de protection forte,
c
'est une action qui permet de renforcer la protection. Mais donc, ça protège vraiment ou ça n'a de protection
que le nom ? Si, on peut continuer
à pêcher,
y compris
à pêcher au chalut. Mais là, par exemple, dans les taffes, on interdit tout, les activités dans ces 900
000 km². Il n'y en a pas beaucoup, on est à l'autre bout du monde,
il n
'y a
pas beaucoup d'activités
non plus dans cette zone. Alors, il y a dans la
zone ce qu'on appelle la pêche à la légine, qui est un poisson qui est très consommé à travers le monde. Et là, c'est une zone où il n
'y
aura pas de pêche du tout, que ce soit des navires français, du reste ou étrangers. Mais les
scientifiques
disent qu'en fait, si on veut vraiment faire quelque chose, il faut qu'on laisse la zone totalement tranquille. Donc, aucune activité, ni pêche, ni extraction minière, ni gazière. Sinon, vraiment, ça ne sert pas à grand chose. Pourquoi on ne suit pas la science ?
Mais on suit la science, en fin de compte. Moi, je suis la première, je travaille énormément avec les scientifiques. À certains endroits, on a, par exemple, dans les parcs marins, des cœurs de parcs. La particularité, c'est que nous créons des aires marines protégées, là où il y a des activités, où on définit avec les
scientifiques les zones.
À certains endroits, on interdit. À d'autres, on régule, on les encadre. C'est tout l'objet. Il y a beaucoup d'endroits où nous interdisons complètement les activités. Mais, en fin de compte, tout l'enjeu, c'est d'arriver à faire progresser aussi les activités pour les rendre moins impactantes. Et est-ce qu'il y
a
des contrôles ? Comment on contrôle de telles zones ?
Il
est vrai qu'on a de telles zones. Alors, le contrôle, il se fait depuis la mer,
par
des navires, notamment de ce qu'on appelle l'action de l'État en mer, en tous les cas, qui sont des navires sous le contrôle de mon ministère. Mais vous avez aussi la marine nationale qui participe à ces contrôles. Et puis, on a un contrôle aussi satellitaire. Il y a un contrôle qui se fait aussi contre la pêche illégale. C'est un énorme enjeu.
Et il y a déjà
eu des sanctions
? Des
bateaux
contrôlés, arrêtés, sanctionnés
? Il y a en fait un arsenal de, on va dire, de conventions internationales qui visent à la fois les débarquements de pêche. On arrive à identifier les navires qui pêchent illégalement aujourd'hui. Catherine Chabot,
parmi les fléaux contre l'océan, il y a les déchets qui sont retrouvés en mer, essentiellement du plastique. Là aussi, pour lutter contre ça, le gouvernement prend de nouvelles mesures
? Oui,
en fin de compte, vous savez, les plastiques, moi, c'est l'origine de mon engagement pour l'océan en 1991.
Vous les voyez quand vous étiez en mer ? Quand j'ai
traversé, je peux vous dire, en 1991, quand j'ai traversé pour la première fois l'Atlantique, personne ne parlait de cette pollution. Aujourd'hui, on identifie que 80% des pollutions viennent de la Terre. Donc, je lance aujourd'hui un plan d'action renforcé pour lutter contre ces plastiques. Et en fait, en suivant vraiment une approche systémique,
c
'est-à-dire qu'il faut travailler à la réduction des plastiques en amont. Ça, c'est beaucoup le travail aussi de mon collègue Mathieu Lefebvre, qui lance différentes mesures sur le sujet. Il faut arriver à identifier les plastiques. En fait, la mer commence ici, ici à Paris. C'est ce que je vais raconter tout à l'heure sur un bateau qui est amarré le long de la Seine.
En fin de compte, il faut
travailler pour, en fait, les plastiques. Il faut éviter d'abord qu'ils rejoignent le milieu sauvage. Et quand ils sont éventuellement dans la rue, etc., ils suivent le chemin des eaux. Les eaux usées, les eaux de pluie, etc. Donc, il faut travailler sur les zones d'accumulation. Il y a un autre endroit où il faut travailler. C'est les anciennes décharges littorales, vous savez, qui ont été fermées. Et qui, aujourd'hui, avec l'érosion côtière, sont à nouveau visibles. Il faut travailler contre la pollution plastique.
Ça veut dire quoi
? Ça veut dire que vous allez les vider
?
Les vider, ce n
'est
pas si simple que ça. Il faut essayer d'intervenir avec les communes. Pour éviter qu'il faut intervenir, tout simplement. Il faut travailler aussi sur les déchets qui sont produits par la pêche, par la conchiliculture, etc. Et on travaille avec les pêcheurs sur le sujet. Catherine
Chabot, ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche. Vous
étiez
l'invité du 5-7.
Qu'est-ce que celle-ci fait
déchets?
Sous
-titrage ST'
501
Catherine Chabaud