Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewiciherault· 2 novembre 2026 16 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleCulture, médias & sportLogement

ICI, ON SE DIT TOUT Hervé Marquès

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous sentez prêt à ce moment-là ? Parce que vous êtes encore en apprentissage en fait dans la politique.

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Et depuis, comment vous vous positionnez par rapport à François Comen ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    C'est quoi qui vous motive à ce moment-là ? Est-ce que c'est l'ivresse du pouvoir, la volonté de servir votre ville ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a plu aux Septois chez vous ? Parce que vous n'êtes pas un professionnel de la politique.

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que votre aventure politique, c'est une ascension sociale pour vous ?

  • 5:23OuverteRéponse directe

    De quelle sensibilité politique êtes-vous, Hervé Marquet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:38Invité politiqueFait
    « Je suis le maire de Sète, élu depuis mars 2026. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « Il a été déchu de ses droits civiques. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Je ne pouvais laisser ni la ville, ni à l'extrême-gauche, ni à l'extrême-droite. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai grandi grâce à l'École de la République. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « C'est la méritocratie. C'est le travail. Moi, je suis pour l'égalité des chances. »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « La première décision que j'ai prise, c'est de placer le prix de la cantine à 1 euro. »
  • 7:07Invité politiqueFait
    « Je suis quand même un maire qui va apaiser la construction. »
  • 7:28Invité politiqueChiffre
    « CET n'a pas vocation à devenir une ville à 60 000 habitants. Aujourd'hui, on est 45 000. »
  • 9:55Invité politiqueChiffre
    « Le million d'euros qui était consacré depuis deux ans va être consacré encore cette année. »
  • 10:33Invité politiqueFait
    « Je les ai reçus, les représentants des lycées, le 7 octobre. »
  • 14:34Invité politiqueFait
    « Les 36 000 maires des communes n'ont pas droit au budget déficitaire. »
  • 15:27Invité politiqueFait
    « Les meilleurs gouvernants sont ceux qui sont passés par la case maire. »

Temps de parole

  • Hervé Marquès67 %
  • Présentateur27 %
  • ?6 %

≈ 50,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Ici

0:00
Présentateur

On se dit tout, le rendez-vous politique de Ici Hérault. Nous sommes aujourd'hui avec Hervé Marques, maire de Sète. Bonjour Hervé Marques. Bonjour. Vous êtes un tout jeune maire, 57 ans, ça va c'est jeune, mais surtout à la tête de la mairie depuis un an et six mois. A 19 ans, vous commencez une carrière militaire qui va durer 15 ans, puis une reconversion dans le tourisme, pour simplifier. Vous mettez pour la première fois le pied dans la politique en 2020. C'est François Comenne qui vient vous chercher. Vous êtes alors en charge des sports à la mairie en mai 2025.

Vous êtes propulsé maire de Sète suite à la démission du même François Comenne, condamné dans une affaire de détournement de fonds publics. Est-ce que vous vous sentez prêt à ce moment-là ? Parce que vous êtes encore en apprentissage en fait dans la politique.

0:48
Locuteur

C

0:48
Hervé Marquès

'est un parcours. Ma

0:50
Locuteur

vie

0:50
Hervé Marquès

est une histoire de parcours.

0:52
Locuteur

C

0:52
Hervé Marquès

'était l'heure de répondre au présent. Il y

0:54
Locuteur

a

0:54
Hervé Marquès

eu des sollicitations au sein de l'équipe à l'époque. Savoir si quelqu'un se sentait à la hauteur de la question que les Cétois allaient reposer quelques mois après,

1:05
Locuteur

qui

1:06
Hervé Marquès

était de se dire qu'il faut continuer l'aventure. Militairement, moi,

1:10
Locuteur

le

1:11
Hervé Marquès

porte-drapeau est tombé. Il fallait quelqu'un pour relever le drapeau et continuer la mission. Je l'ai faite.

1:16
Présentateur

D'accord. Donc sans souci, vous vous sentiez prêt

1:18
Locuteur

?

1:18
Hervé Marquès

Oui.

1:19
Présentateur

Suffisamment solide.

1:19
Hervé Marquès

Déterminé.

1:20
Présentateur

Ok. Et depuis, comment vous vous positionnez par rapport à François Comen ? Finalement, c'est votre mentor. C'est lui, en tout cas, qui vous a mis le pied à l'étrier. Est-ce que c'est un conseiller de l'ombre aujourd'hui, François Comen ?

1:31
Locuteur

Pas

1:31
Hervé Marquès

du tout. François Comen n'est ni un problème, ni une actualité. Aujourd'hui, je suis le maire de Sète, élu,

1:37
Locuteur

depuis

1:38
Hervé Marquès

mars 2026. Et sur la période dont vous parlez, François Comen n'avait pas accès à la mairie. Il a été déchu de ses droits civiques. Donc, il n'avait pas rentré

1:47
Locuteur

ni

1:48
Hervé Marquès

en interférence, ni en contact. En revanche, les cinq années qui m'ont permis de travailler à lui, effectivement, m'ont permis de comprendre ce qui se passait au sein d'une mairie. Comment une gouvernance s'organisait. Et surtout, moi, j'ai découvert la façon d'être assez libre dans l'action publique. Avoir des idées, avoir de la création, être à l'écoute des citoyens.

2:08
Locuteur

C

2:09
Hervé Marquès

'était, effectivement, une forme d'apprentissage. Mais je retiendrai de cette époque et de ces cinq années de mandat, une vraie liberté

2:16
Locuteur

d

2:16
Hervé Marquès

'action, de pensée.

2:18
Locuteur

Et

2:18
Hervé Marquès

c'était pour ça qu'on avait été recrutés à

2:20
Locuteur

l

2:20
Hervé Marquès

'époque, en 2020. C'était pour amener une certaine façon de voir notre propre ville et servir les Septois. Et cette détermination et cette conviction ne m

2:28
Locuteur

'ont

2:28
Hervé Marquès

jamais quitté.

2:28
Présentateur

Alors, effectivement, vous prenez goût au pouvoir, on va dire. En tout cas, à la fonction, puisque en mars 2026, vous êtes élu pour la première fois. 40% des Septois vous donnent leur confiance, en tout cas ceux qui ont voté. Justement, c'est quoi qui vous motive à ce moment-là ? Est-ce que c'est l'ivresse du pouvoir, la volonté de servir votre ville ? Qu

2:49
Locuteur

'est

2:49
Présentateur

-ce qui vous habite à ce moment-là

2:50
Locuteur

?

2:51
Hervé Marquès

Votre question ne m'entraînera pas à vous dire que c'est l'ivresse du pouvoir qui m'attire, mais c

2:55
Locuteur

'est

2:55
Hervé Marquès

le sens des responsabilités, le sens de la continuité de l'action

2:58
Locuteur

et

2:59
Hervé Marquès

une connaissance que j'estime assez aiguë du territoire sur lequel je voulais continuer l'action, c'est-à-dire Sept. Je connais Sept, j'y suis né, j'en suis parti,

3:10
Locuteur

j

3:10
Hervé Marquès

'y suis revenu, j'y ai pris des responsabilités et je me suis dit que,

3:13
Locuteur

dans

3:15
Hervé Marquès

ce qu'on me pressentait, je ne pouvais laisser ni la ville,

3:19
Locuteur

ni

3:20
Hervé Marquès

à l'extrême-gauche, ni à l'extrême-droite. Donc, j'ai décidé de m'engager pour faire preuve

3:25
Locuteur

d

3:26
Hervé Marquès

'un certain attachement à la démocratie, à la République, que tous les Septois ont vraiment chevillé au cœur.

3:33
Présentateur

Qu'est-ce qui a plu aux Septois chez vous ? Parce que vous n'êtes pas un professionnel de la politique. Je

3:37
Hervé Marquès

suis comme eux. Je suis issu d'une cité HLM, de la partie noire.

3:44
Présentateur

HLM Le Vallon ?

3:45
Hervé Marquès

Le Vallon, voilà. C'est bien, vous connaissez.

3:48
Présentateur

Je me suis un petit peu renseignée

3:49
Locuteur

à votre interview. Le

3:50
Hervé Marquès

Vallon, c'est les quartiers nord,

3:51
Locuteur

c

3:51
Hervé Marquès

'est juste au-dessus de l'île de Thau et tous les quartiers qui avaient été construits à l'époque du côté nord. Ça rappelle un petit peu la physionomie de Marseille. Donc, moi, j'ai grandi grâce à l'École de la République. L'armée et l'État m'ont permis de passer un certain nombre de qualifications.

4:08
Locuteur

Et

4:08
Hervé Marquès

puis, moi, je suis un enfant de la République, je suis un enfant d'un parcours.

4:11
Locuteur

Et

4:11
Hervé Marquès

je crois que

4:11
Locuteur

ce

4:11
Hervé Marquès

qui a plu aux Septois, c'est mon parcours.

4:13
Locuteur

Et

4:14
Hervé Marquès

en échange, j'aurais proposé toute une série de parcours,

4:17
Locuteur

que

4:17
Hervé Marquès

ce soit artistiques, résidentiels, professionnels, éducatifs, qui a permis peut-être de leur faire comprendre que j'étais comme eux

4:24
Locuteur

ou

4:24
Hervé Marquès

qu

4:25
Locuteur

'eux

4:26
Hervé Marquès

étaient comme moi.

4:27
Locuteur

En

4:27
Hervé Marquès

tout cas, il y

4:28
Locuteur

a

4:28
Hervé Marquès

eu un échange. Et en plus, moi, je m'inscrivais dans un non-carriérisme de la politique.

4:35
Présentateur

Là, on y est, effectivement. Alors, peut-être que les choses vont changer. Mais en tout cas, c'est le cas aujourd'hui. Est-ce que votre aventure politique, c'est une ascension sociale pour vous

4:43
Locuteur

?

4:43
Hervé Marquès

Bien sûr.

4:44
Locuteur

C

4:44
Hervé Marquès

'est un parcours. C'est ce que je défends. C'est la méritocratie. C'est le travail. Moi, je suis pour l'égalité des chances. Donc, je veux que tous les Septois, quel que soit leur âge et quel que soit le choix de leur départ, aient une égalité. Moi, je l'ai eu. Je l'illustre.

4:56
Locuteur

Enfin,

4:57
Hervé Marquès

je suis là. S'il ne

4:58
Locuteur

faut

4:58
Hervé Marquès

plus être là demain et que l'égalité amène quelqu'un d'autre à ce poste-là, je le ou la féliciterai. Mais en tout cas, moi, aujourd'hui, oui, je suis un exemple de ce que je défends. Je ne me considère pas comme l'exemple. Je suis un des exemples. Et je crois que ce parcours doit servir à tous les petits Septois qui sont dans des situations aujourd'hui qu'on pourrait

5:16
Locuteur

penser

5:18
Hervé Marquès

très défavorables de se dire qu'avec une maman et un HLM, on peut aller bien loin.

5:23
Présentateur

De quelle sensibilité politique êtes-vous, Hervé Marquet ? C'est vrai que vos positions brouillent les pistes parfois. Alors, vous êtes divers droite, non encarté. On en reparlera. Mais vos décisions ne sont pas toujours celles qu'on attendrait d'un homme de droite. Alors, pêle-mêle, quelques exemples. Le repas à 1 euro dans les cantines. La ville de Sète, alors, ce n

5:44
Locuteur

'est

5:44
Présentateur

pas que de votre fête, mais malgré tout, la ville de Sète est bonne élève en termes de logements sociaux. On est à un taux de 20%. On peut parler de la culture aussi. Alors, vous êtes où, en fait ? À droite ou à gauche ?

5:55
Locuteur

Je suis

5:55
Hervé Marquès

là où il faut.

5:56
Locuteur

C

5:56
Présentateur

'est-à-dire

5:57
Locuteur

?

5:57
Hervé Marquès

C

5:57
Locuteur

'est là

5:57
Hervé Marquès

où il faut. C'est là quand il faut répondre. Alors, s'il faut compartimenter chaque décision, effectivement, il y

6:02
Locuteur

a

6:02
Hervé Marquès

peut-être des mesures qui paraissent assez sociales. Mais je suis là.

6:06
Locuteur

Je

6:06
Hervé Marquès

suis là quand il faut être social. Je suis ferme quand il faut être ferme. Si tant est que le social appartient à la gauche et la fermeté appartient à la droite.

6:12
Locuteur

Moi,

6:13
Hervé Marquès

je ne

6:13
Locuteur

suis

6:13
Hervé Marquès

d'aucun compartiment. Je ne

6:15
Locuteur

suis

6:15
Hervé Marquès

d'aucun parti. Je n'aime pas la verticalité. Je n'aime pas le dogme. J'aime l'initiative, la prise dans conscience des problèmes et une vraie réaction. Ce n

6:23
Locuteur

'est

6:23
Hervé Marquès

pas parce qu'une décision apparaît sociale et que je suis étiqueté d'hiver droite que je ne vais pas prendre cette décision. D'ailleurs, la première décision que j'ai prise, c'est de placer le prix de la cantine à 1 euro. Vous comprenez bien que financièrement, si j'étais un patron de droite, je ne prenais pas ce genre de décision. C'est une perte de recette pour la ville. C'est ce que je vous dis. Mais

6:39
Locuteur

je

6:40
Hervé Marquès

trouve qu'aujourd'hui, les parents ont besoin. Il y a plein de conséquences à chaque mesure, que ce soit sur le parcours résidentiel, sur la cantine. Il y

6:47
Locuteur

a

6:47
Hervé Marquès

des conséquences directes sur le portefeuille des CETOI. Et quand vous faites l'inventaire des mesures qu'un maire peut prendre pour toucher au pouvoir d'achat de ses concitoyens, il n

6:56
Locuteur

'y en

6:56
Hervé Marquès

a pas tellement. Donc, si vous y touchez, vous êtes quelqu'un qui est responsable et qui aide les concitoyens.

7:01
Présentateur

Les logements sociaux, vous allez en faire plus ?

7:03
Locuteur

On

7:03
Hervé Marquès

va en faire pareil. Ce qu'il faut, là où il faut. Alors, moi, je suis quand même un maire qui va apaiser la construction.

7:10
Locuteur

Mais

7:10
Hervé Marquès

pour autant, il faut tenir compte de ce qu'on appelle la déco-habitation. C'est-à

7:13
Locuteur

-dire

7:13
Hervé Marquès

qu'un couple, aujourd'hui, ça devient deux entités immobilières. Et les enfants sont très malés d'un côté et de l'autre. Il y a autant de voitures. Donc, on va construire. Mais moi,

7:20
Locuteur

je

7:21
Hervé Marquès

révise le PLU.

7:23
Locuteur

L

7:23
Hervé Marquès

'opération est lancée. J'ai déjà stoppé pas mal de constructions sur la partie est de la ville.

7:27
Locuteur

On

7:27
Hervé Marquès

va encore stopper. CET n'a pas vocation à devenir une ville à 60 000 habitants. Aujourd'hui, on est 45 000.

7:33
Locuteur

Je

7:33
Hervé Marquès

crois qu'il va falloir gérer le succès de la ville dans son intégralité et pas que sur le côté logement.

7:39
Présentateur

Oui, justement. C'est vrai que la ville de CET attire beaucoup, notamment des artistes venus de Paris parfois ou même des gens qui viennent travailler. Ça fait forcément augmenter les prix. Vous faites attention à ça

7:49
Locuteur

?

7:49
Hervé Marquès

Bien sûr. Après, la bulle spéculative n

7:51
Locuteur

'est

7:51
Hervé Marquès

pas du fait du maire.

7:52
Présentateur

Non, c'est sûr. Vous pouvez

7:53
Locuteur

encadrer les

7:54
Présentateur

loyers,

7:54
Locuteur

par

7:54
Hervé Marquès

exemple. Moi, quand je parle des CETOI qui, vous savez, ont une cabane à la pointe courte

7:58
Locuteur

qui

7:59
Hervé Marquès

vaut quatre planches et qui a acheté 400 000 euros. Qu'est

8:01
Locuteur

-ce

8:01
Hervé Marquès

que vous voulez leur expliquer ? Qu'il ne

8:02
Locuteur

faut

8:02
Hervé Marquès

pas le faire

8:02
Locuteur

? Ça

8:03
Hervé Marquès

n'existe pas. Aujourd'hui, dans la situation dans laquelle on est, s'ils ont un deuxième logement, ils vendent de

8:07
Locuteur

la

8:07
Hervé Marquès

maison à la pointe courte. Je prends la pointe courte parce que c'est l'exemple le plus typique. Mais effectivement, on a une vraie attractivité. Ça a marché. On plaît. On plaît beaucoup.

8:16
Locuteur

Il

8:16
Hervé Marquès

ne

8:16
Locuteur

faut

8:16
Hervé Marquès

pas plaire trop. Il ne

8:17
Locuteur

faut

8:17
Hervé Marquès

pas abuser.

8:18
Présentateur

Alors, parmi l'attractivité de CET qui pourrait être catégorisée à gauche, entre guillemets, c'est la culture qui est un vrai pilier pour la ville de CET. Est-ce que vous allez apporter en quelques mots d'autres projets où tout est fait déjà ?

8:32
Locuteur

C

8:32
Présentateur

'est bon

8:32
Locuteur

? Alors,

8:33
Hervé Marquès

CET n'attire pas les artistes et les artistes sont de CET. Les meilleurs artistes que nous avons aujourd'hui sont de CET ou ont été formés à CET à l'école des Beaux-Arts. Moi, je suis de la génération juste en dessous de Combaz, Diroza et Cervera, Mentionne, qui est à mon âge. Ce sont des gens qui... Moi, je partais jouer au rugby. On sortait du lycée. Eux montaient au Beaux-Arts et nous,

8:50
Locuteur

on

8:50
Hervé Marquès

partait sur le stade de rugby. Donc, c'est notre génération. C'est ma génération. Alors, c'est eux les piliers de la culture. Ce n

8:56
Locuteur

'est

8:56
Hervé Marquès

pas la ville. C'est eux qui ont fabriqué... C'est cette école des

8:59
Locuteur

Beaux-Arts. En tout cas,

8:59
Présentateur

c'est sûr que CET n'est pas une ville de rugby.

9:01
Hervé Marquès

C'est ça.

9:02
Présentateur

Soit dit en passant.

9:02
Locuteur

Mais bon, d'accord.

9:03
Hervé Marquès

Il y avait Montpellier,

9:04
Locuteur

il

9:04
Hervé Marquès

y

9:04
Locuteur

avait

9:04
Hervé Marquès

surtout Bézier. Mais comment vous dire ? Non, oui, je vais amener. Il

9:08
Locuteur

y

9:08
Hervé Marquès

a des projets comme les bains douches avec la réfection avec l'artiste Jean-Michel Otoniel qui est une notoriété mondiale. Mais on a aussi, au-dessus des bains douches, on va avoir une projection qu'on appelle ça du musée Paul-Valéry

9:23
Locuteur

qui

9:23
Hervé Marquès

va pouvoir être amené au cœur de ville. Mais on a aussi les dimanches culturels avec la création artistique. On va avoir un festival de théâtre de rue qui est en train d'être lancé par mes collaborateurs élus. Donc effectivement, on va entretenir ce qui existe. On va consolider. Mais tout ça, ça passe aussi par des décisions fortes et politiques qui sont d'actualité puisque

9:43
Locuteur

moi et

9:45
Hervé Marquès

mon équipe municipale, nous avons sacralisé les budgets dédiés aux associations culturelles et sportives. Il n

9:51
Locuteur

'y

9:51
Hervé Marquès

a pas beaucoup de collectivités aujourd'hui dans les rôles, dans la région ou même en France qui peuvent dire que le million d'euros qui était consacré depuis deux ans va être consacré encore cette année.

10:01
Locuteur

Alors,

10:02
Présentateur

l'actualité politique est dense avant tout les mobilisations lycéennes. On vous a beaucoup vu en soutien aux pêcheurs septois dernièrement mais très peu pour les lycéens. Pourtant, vous avez le lycée Joliot-Curie qui souffre de son bâti. Notamment, est-ce que leurs revendications sont légitimes ?

10:18
Hervé Marquès

Oui, alors vous appelez ça le mouvement lycéen vu ce qu'on a vu samedi dernier. Moi,

10:22
Locuteur

je

10:22
Hervé Marquès

n'appelle pas ça le mouvement lycéen. Le mouvement lycéen est dissous dans un autre mouvement qui est beaucoup plus jaune, gilet jaune même. Mais

10:30
Locuteur

aujourd'hui, les jeunes, est-ce qu

10:31
Présentateur

'il faut les écouter les

10:32
Locuteur

jeunes ? Bien

10:32
Hervé Marquès

sûr, je les ai reçus. Alors, c'est assez difficile d'expliquer aux lycéens septois de Joliot-Curie qui sont mal placés sur 20 mètres de la plage. Ils

10:40
Locuteur

ont des

10:40
Hervé Marquès

conditions parfois qui sont un peu difficiles mais eux m'ont beaucoup parlé de... Je les ai reçus, les représentants

10:45
Locuteur

des lycées. le 7

10:46
Présentateur

octobre.

10:46
Hervé Marquès

Voilà. Et ils m'ont parlé surtout qu'ils étaient solidaires avec les étudiants de la Seine-Sandy et d'autres lycées qui étaient beaucoup plus compliqués pour eux. Ce sont leurs mots. Donc, je les ai entendus. Mais après, qu'est-ce que je manifeste avec les étudiants septois ? Ils sont descendus des lycées. Le mouvement a un peu ralenti puis s'est complètement estompé au profit d'autres manifestations et d'autres revendications. Mais les lycéens septois, pour moi, ont été entendus.

11:11
Locuteur

Il

11:11
Hervé Marquès

y

11:11
Locuteur

a

11:11
Hervé Marquès

des choses qui vont évoluer. J'espère que les responsables du département pour les collèges et les lycées vont faire ce qui a été annoncé.

11:20
Locuteur

Et je

11:20
Hervé Marquès

pense qu'après, ça ira mieux. Mais 7 n'est pas un secteur d'apprentissage en tension. C

11:26
Locuteur

'est

11:26
Hervé Marquès

pour

11:26
Locuteur

ça

11:26
Hervé Marquès

que le maire n

11:27
Locuteur

'a

11:27
Hervé Marquès

pas trop de...

11:28
Locuteur

à

11:28
Hervé Marquès

part l'écoute.

11:30
Présentateur

La présidentielle, Hervé Marques. Alors, on le disait, vous n'êtes pas en quartier. Est-ce que c'est un manque de confiance vis-à-vis des partis

11:35
Locuteur

? Non,

11:37
Hervé Marquès

parce que j'ai reçu de la part de tous les partis dits de droite, centre-droit, l'assurance que personne ne serait face à moi et qu'il soutenait sans pour autant que je m'en serve de ce soutien. Donc, oui, je suis ciblé centre-droit, droite.

11:52
Présentateur

Oui, vous êtes ciblé centre-droit, mais sans être dans un parti. Pourquoi ?

11:56
Hervé Marquès

Parce que je pense que ça manque de transversalité. Je l'ai dit aussi pendant les sénatoriales, il faut se rassembler.

12:01
Locuteur

Il

12:01
Hervé Marquès

y a trop de choix, trop de propositions avec si peu de nuances. Je crois qu'aujourd'hui,

12:05
Locuteur

il

12:05
Hervé Marquès

faut une droite la moins bête du monde. Il faut une droite qui se rassemble et si ça doit s'appeler autrement, ça s'appellera autrement. En tout cas, je crois qu'il

12:13
Locuteur

y a

12:13
Hervé Marquès

la place pour faire un vrai raisonnement de droite, faire des propositions et avoir des candidatures uniques. On voit ce que ça donne aux sénatoriels. J'avais appelé à l'Union,

12:22
Locuteur

un

12:22
Hervé Marquès

seul maire m'a écouté, Jean-François Audrin. Les autres ne se sont pas retirés et on se retrouve avec un seul sénateur

12:30
Locuteur

qui

12:31
Hervé Marquès

est José Francis alors qu'on aurait pu en avoir un autre.

12:35
Présentateur

Pour la présidentielle, vous avez un candidat déjà ?

12:37
Locuteur

Non.

12:38
Présentateur

Vous avez accueilli David Lysnard, le maire de Cannes, au moment de la mobilisation des pêcheurs. Est-ce que c'est votre tasse de thé, David Lysnard ?

12:45
Locuteur

J'ai reçu

12:45
Hervé Marquès

le président des maires de France.

12:47
Présentateur

Donc le même homme qui était sous la casquette de président des associations

12:53
Locuteur

Oui, parce qu'il est

12:54
Hervé Marquès

un membre de son équipe et qui est dans mon opposition.

12:56
Présentateur

Mais est-ce que c'est votre bord politique, David Lysnard ? Vous êtes plutôt Retailleau, Lysnard, plutôt Gabriel Attal, plutôt Édouard Philippe ? On sent que vous êtes centre-droit. Aucun de tout cela

13:09
Locuteur

?

13:10
Hervé Marquès

Non. Mon avis compte peu, c'est leur travail qui compte et leur proposition. Je me positionnerai au moment où il le faudra, mais quand je pense que... J'ai rencontré M. Retailleau aussi à Paris. Je discute avec

13:24
Locuteur

toutes

13:25
Hervé Marquès

ces personnes et moi j'ai des domaines qui sont des domaines non pas d'excellence mais d'interrogation. Et quand je pose ces problèmes à ces gens-là, tant que je n

13:32
Locuteur

'ai

13:32
Hervé Marquès

pas la bonne réponse... C

13:33
Locuteur

'est quoi vos

13:34
Présentateur

interrogations ?

13:35
Hervé Marquès

Sur le logement, sur la sécurité. Moi j'ai posé des questions très précises sur le logement, sur la loi SRU, sur le parcours résidentiel, sur l'égalité des chances, sur les conditions d'apprentissage à l'école.

13:45
Locuteur

Moi

13:46
Hervé Marquès

j'attends des vraies réponses. Moi je crois qu'aujourd'hui il faut faire confiance au maire.

13:49
Présentateur

En tout cas, il y a trop de candidats

13:50
Locuteur

? À

13:51
Hervé Marquès

droite.

13:52
Locuteur

À

13:52
Présentateur

droite, oui. Puisque vous restez quand même divers.

13:54
Locuteur

La

13:54
Hervé Marquès

diversification des candidatures de l'autre côté, des

13:57
Locuteur

autres côtés ne m'intéresse pas.

13:58
Présentateur

Ok. Alors on en vient à la dernière question. Hervé Marques, vous avez une minute pour répondre. Une minute, une minute trente. Si vous êtes élu demain président de la République, quelle première mesure vous prenez

14:10
Locuteur

?

14:10
Hervé Marquès

Vous avez confirmé que je ne

14:11
Locuteur

suis

14:11
Hervé Marquès

pas candidat.

14:12
Présentateur

Ah ben ça c'est vous. C'est faux qu'il voyez.

14:14
Hervé Marquès

C'est mon postulat. Je ne suis pas candidat aux élections présidentielles.

14:19
Locuteur

Si

14:19
Hervé Marquès

j'étais président de la République, je ferais confiance aux maires.

14:21
Locuteur

J

14:22
Hervé Marquès

'écouterais les maires.

14:23
Locuteur

Je

14:23
Hervé Marquès

demanderais qu'ils m'aident.

14:24
Locuteur

Parce

14:24
Hervé Marquès

que les maires sont à distance de gifle.

14:27
Locuteur

Donc

14:28
Hervé Marquès

ils rendent tous les jours

14:29
Locuteur

des

14:29
Hervé Marquès

comptes à la population cétoise. Ça c'est pour mon cas.

14:33
Locuteur

Mais les

14:34
Hervé Marquès

36 000 maires des communes n'ont pas droit au budget

14:37
Locuteur

déficitaire. N

14:40
Hervé Marquès

'ont pas droit à l'erreur.

14:41
Locuteur

Puisque

14:41
Hervé Marquès

la sanction pénale

14:42
Locuteur

est

14:43
Hervé Marquès

immédiate. N'ont pas droit de mentir. Puisqu

14:45
Locuteur

'ils

14:45
Hervé Marquès

sont jugés tous les jours. n'ont pas de chambre nationale

14:49
Locuteur

pour

14:49
Hervé Marquès

aller défendre et discuter avec d'autres collègues des bons choix ou des mauvais choix.

14:54
Locuteur

Il

14:54
Hervé Marquès

n

14:54
Locuteur

'y a

14:54
Hervé Marquès

pas de groupe pour un maire. Il est seul. Il est face à une population

14:58
Locuteur

qui

14:59
Hervé Marquès

serait, si elle était rassemblée, serait

15:00
Locuteur

le

15:01
Hervé Marquès

peuple français. Donc tous les jours, on rend des comptes au peuple français avec une micro, selon notre responsabilité, une micro, une macro population.

15:09
Locuteur

Moi,

15:10
Hervé Marquès

j

15:10
Locuteur

'ai

15:10
Hervé Marquès

l'impression de gouverner avec l'aide de la population. Et je crois que ce qui manque aujourd'hui, à un président,

15:16
Locuteur

c

15:17
Hervé Marquès

'est ce rapprochement, ces strates. Je ne remets pas en cause le découpage ni départemental, ni régional, ni ministériel. Mais je crois que

15:25
Locuteur

les

15:26
Hervé Marquès

meilleurs gouvernants sont ceux qui sont passés par la case maire. Et je dis bien maire,

15:29
Locuteur

pas

15:30
Hervé Marquès

mandat local. Je parle de maire. Je n'avais pas d'expérience, je découvre l'expérience de maire. Et je me dis que finalement, la France, c'est quoi ? C'est une association de tous les maires de France.

15:39
Présentateur

Finalement, si vous êtes président de la République, si vous étiez président de la République, votre première mesure serait d'éviter la déconnexion du président de la République avec son peuple.

15:48
Hervé Marquès

Et la centralisation.

15:50
Locuteur

Merci

15:51
Présentateur

beaucoup, Hervé Marques. Merci d'avoir été l'invité de Ici, On se dit tout. Hervé Marques, maire de...