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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 26 juin 2024 151 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Direct n°16 - François Asselineau répond à vos questions

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 56 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 45:38OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pensé du débat entre Bompard, Attal et Bardella ? Si un jour LFI prévoit de sortir de l'UE, et vu qu'ils ont des propositions similaires à votre programme, s'ils vous tendent la main, pourriez-vous gouverner avec eux ?

  • 59:14OuverteRéponse directe

    Que doit-on penser de l'annonce de la création du mouvement politique citoyen par M. Murer, Piacentini et Heininger ? Le camp politique est en ruine après la dissolution de Macron à gauche comme à droite. Les souverainistes ne seraient-ils pas eux aussi victimes collatérales de cela ?

  • 1:08:33FerméeÉludée

    Allez-vous participer à un débat avec les candidats de la 11e circonscription des Français de l'étranger ?

  • 1:10:27OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des personnes qui appellent à la désobéissance et à manifester dans la rue si le RN est élu ?

  • 1:22:57OuverteRéponse directe

    Le nombre de procurations a été multiplié par 6, pour l'instant, pour ces élections législatives. Pensez-vous qu'il va bénéficier au nouveau Front populaire ?

  • 1:34:27OuverteRéponse directe

    Je n'ai nullement envie de voter pour l'une des 3 listes. Je voudrais voter blanc. Est-ce différent d'une abstention ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:13PrésentateurChiffre
    « On a aujourd'hui même atteint 1,305,000 €. L'objectif était de 1,400,000 €. »
  • 18:36PrésentateurFait
    « Lorsqu'on se présente aux élections européennes, il faut payer tous les tracts, toutes les professions de foi et tous les bulletins de vote. »
  • 18:57PrésentateurChiffre
    « Chacun de ces modules, ça coûte à peu près 300 à 350 000 euros. »
  • 24:02PrésentateurFait
    « Nous n'avions pas été prévenus à l'avance... Enfin c'est un lable, mais un pionnasse. Nous n'avions pas été prévenus par des sources bien informées. »
  • 24:18PrésentateurChiffre
    « Il en faut tirer 49 à disons 50 millions d'exemplaires minimum pour envoyer dans tous les bureaux de vote. »
  • 26:29PrésentateurFait
    « Reconquête a explosé. Ça n'existe quasiment plus. »
  • 26:58PrésentateurFait
    « Mme Maréchal et M. Bay et M. Pelletier et Mme Trochu, eh bien ces 4 eurodéputés vont rejoindre le groupe ECR avec Mme Mélonie. »
  • 40:22PrésentateurChiffre
    « Dans toute l'Asie du Sud-Est, on est entre 5 et 6, 7 %, 7,8% je crois au Laos, 5,2% en Thaïlande, 5,8% je crois, ou 5,6% aux Philippines. »
  • 40:41PrésentateurChiffre
    « En Russie, on a fait 18,8% à Moscou, 18,2% à Saint-Pétersbourg. »
  • 44:07PrésentateurFait
    « Tous les camps, actuellement, proposent de fournir de plus en plus d'armes à l'Ukraine. »
  • 50:40PrésentateurFait
    « J'ai eu un parcours en cabinet ministériel pendant quand même plusieurs années. Et c'était du temps de Mitterrand et de Chirac. »
  • 1:08:17PrésentateurFait
    « « Nous avons créé un mouvement qui est bien... Tout le monde est le bienvenu. » »
  • 1:51:44PrésentateurFait
    « et que la France même soit contrainte de sortir de l'euro manu militari par les Allemands et par les... C'est possible. »
  • 1:52:10PrésentateurFait
    « tous sauf un »
  • 1:52:21PrésentateurFait
    « Nous, nous sommes... Nous avons toujours dit, depuis 17 ans et demi, la même chose. »
  • 1:54:20PrésentateurFait
    « On a des gens comme le général Henri Roux. Vous le connaissez. »
  • 1:59:56PrésentateurChiffre
    « les prélèvements obligatoires en France sont excessifs. C'est devenu réellement... On est un des pays les plus taxés du monde désormais. »
  • 2:07:52PrésentateurChiffre
    « La France est devenue un pays où les plus grosses fortunes françaises, qui se chiffrent parfois en milliards d'euros, sont taxés, le taux moyen, je crois, est de l'ordre de 2%. »
  • 2:09:56PrésentateurChiffre
    « 200 000 millions d'euros ! Est-ce que vous vous rendez compte de ce que c'est que d'avoir 200 000 millions d'euros »
  • 2:10:15PrésentateurFait
    « en 1976, on ne pouvait pas sortir plus de 5 000 francs de France. »

Temps de parole

  • Présentateur94 %
  • ?4 %
  • François Asselineau2 %

≈ 25,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

12:50
Locuteur

Eh

12:50
Présentateur

bien bonsoir à toutes et à tous. Excusez-nous pour ces quelques instants de retard dû à un tout petit problème technique avant de démarrer. Voilà qui est désormais fée.

12:59
Locuteur

Et

12:59
Présentateur

donc merci d'être présent à cette 16e édition de ces directs que nous poursuivons pour l'instant. On s'arrêtera probablement pendant la période estivale, quoique je ne sais pas si il est possible qu'on ait besoin de le maintenir du fait des événements politiques qui risquent de se précipiter.

13:18
Locuteur

Alors

13:19
Présentateur

avant de vous donner la parole et de répondre aux questions, je voudrais quand même

13:23
Locuteur

faire

13:24
Présentateur

un petit point sur la situation de notre mouvement politique. Nous avons réuni samedi dernier le Conseil national de l'UPR conformément au statut. Il doit se réunir plusieurs fois par an, enfin deux fois par an, je crois. Et en règle générale, on le réunit toujours

13:42
Locuteur

à

13:43
Présentateur

la fin du mois de juin et puis au moment de l'université d'automne. Et à la fin du mois de juin, tout simplement pour valider les comptes qui sont présentés par les commissaires aux

13:56
Locuteur

comptes. C

13:57
Présentateur

'est une formalité un petit peu barbante, un peu rasoir pour le grand public, mais enfin sur lequel il est quand même intéressant d'attirer quelques instants votre attention, puisque pour la énième fois dans l'histoire de notre mouvement, les commissaires aux comptes, nous avons deux cabinets de commissariat aux comptes. C'est la loi qui le prévoit. Plus, nous avons notre trésorière, Mme Gargasson, qui est salariée de l'UPR. Nous avons un expert comptable qui est extérieur à l'UPR, qui nous aide à la tenue des comptes.

Et ensuite, nous avons donc deux commissariats aux comptes différents qui sont chargés de vérifier les comptes sous forme de plongées statistiques sur des échantillons pour vérifier, puis de façon globale également, de vérifier aussi la tenue du compte de résultat et du bilan. Ils sont pénalement responsables sur la situation qu'ils décrivent du mouvement politique. Donc ça n'est pas de la rigolade.

Ensuite, ces comptes sont transférés à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, qui elle-même vérifiera ultérieurement, afin de donner au bout du compte le quitus à l'UPR, s'il n'en fasse pas un quitus, mais à l'agrément des comptes et donc la publication des crédits d'impôt. Vous savez que si vous avez versé 100 € à l'Union populaire républicaine, vous avez une réduction d'impôt de 2 tiers. Et donc ça, c'est sous forme d'un ticket qui nous est ensuite envoyé et qui nous est transféré

15:26
Locuteur

sous

15:27
Présentateur

forme dématérialisée. Alors donc samedi dernier, nous avons

15:30
Locuteur

présenté

15:32
Présentateur

les comptes. Plus exactement, les 2 cabinets de commissariat aux comptes ont présenté les

15:36
Locuteur

comptes

15:37
Présentateur

devant l'équipe dirigeante du Mouvement et le Bureau politique et le Conseil national, Conseil national qui est éminemment constitué d'ailleurs de délégués départementaux. Les comptes, ce sont les comptes qui sont arrêtés au 31 décembre de l'année 2023, puisqu'ensuite, il y a quand même plusieurs mois de vérification des comptes. Et donc c'est la tradition. Ces comptes ont été donc approuvés sans réserve,

16:04
Locuteur

c

16:04
Présentateur

'est-à

16:04
Locuteur

-dire

16:04
Présentateur

sans aucune critique,

16:05
Locuteur

par

16:06
Présentateur

nos 2 cabinets de commissariat aux comptes qui ont tenu une fois encore à souligner

16:10
Locuteur

l

16:11
Présentateur

'excellente tenue de ces comptes et notamment la rigueur avec laquelle le secrétaire général M. Benjamin Nard et la trésorière Mme Catherine Gargasson effectuent leur travail, puisqu'il s'agit de notre argent collectif, en fait de votre argent. Alors nous avons, cette année 2023, s'est terminée avec un excédent tout à fait significatif qui était nécessaire, puisque nous avions commencé d'ailleurs à mettre de côté de l'argent pour l'élection européenne que nous avons vécue.

16:44
Locuteur

Qu

16:44
Présentateur

'est-ce que je pourrais dire de plus là-dessus, à part le fait qu'ils ont été validés, que tout le monde a voté en faveur du report à nouveau

16:53
Locuteur

de

16:54
Présentateur

l'excédent d'exercice. Ça veut dire qu'on le conserve au sein de l'UPR.

16:58
Locuteur

Je

16:58
Présentateur

voudrais dire quand même une ou deux choses.

17:00
Locuteur

C

17:00
Présentateur

'est que malheureusement, comme vous le savez, cet argent, l'argent que nous avons accumulé, notamment à partir du lancement de la cagnotte au 1er décembre, eh bien ne nous permet pas tout à fait d'atteindre notre objectif. On a aujourd'hui même atteint 1,305,000 €. L'objectif était de 1,400,000 €. Nous avons encore quelques jours, on s'était fixé comme objectif 1,400,000 € fin juin.

17:25
Locuteur

1

17:26
Présentateur

,305,000 €, ça veut dire qu'on a pratiquement... On a maintenant plus de 93% de réalisés, ce qui est formidable. Et vraiment, je voudrais remercier tous les adhérents, tous les sympathisants, tous les donateurs, qu'ils soient français ou étrangers, parce qu'il y a des gens qui nous ont envoyé de l'argent de l'étranger. Merci pour ces sommes que vous nous avez adressées et qui ont permis de réaliser cette campagne pour les Européens. Je voudrais préciser un petit point, parce que j'ai lu parfois, je lis sur les réseaux sociaux, sur le compte Twitter, certains trolls. Je ne

18:00
Locuteur

sais

18:00
Présentateur

pas si ce sont des trolls. Ça peut être des gens qui sont de bonne foi, je n'en sais rien, mais qui ont tenu parfois des propos tout à fait désagréables et absolument insensés sur le thème qu'en gros, on récupérait de l'argent de façon inimaginable, qu'on vivait de... Enfin, bien sûr, que je devais en piquer dans la caisse, qu'on vivait de façon sardana-palesque, etc., etc. Non, non. La réalité, elle est beaucoup plus sordide. La réalité, c'est que... J'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer. J'y reviens pour ceux qui auraient du mal à la comprenette un peu difficile.

Lorsqu'on se présente aux élections européennes, il faut payer tous les tracts, toutes les professions de foi et tous les bulletins de vote. Voilà. Et les bulletins de vote, il en faut tirer 49 à disons 50 millions d'exemplaires minimum pour envoyer dans tous les bureaux de vote. Et il faut en tirer 50 millions d'exemplaires supplémentaires si on veut les envoyer par ailleurs aux électeurs. Et pareil pour les professions de foi. Or, chacun de ces modules, ça coûte à peu près 300 à 350 000 euros. Voilà. Donc ça veut dire... C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ceux qui pensent qu

19:01
Locuteur

'on

19:01
Présentateur

s'en met plein et fouillent devraient quand même réfléchir au fait que quand ils sont allés voter, s'ils sont allés voter, ils ont dû remarquer que sur les 38 listes, il y en avait une quinzaine qui n'avaient pas de bulletin de vote.

19:10
Locuteur non identifié

Et pour l

19:23
Locuteur

'écologie,

19:25
Présentateur

d'ailleurs, puisqu'on abat des dizaines d'hectares de bois pour faire des millions et des millions de bulletins de vote, mais il suffirait d'avoir un seul bulletin de vote pour toutes les listes, et ce bulletin de vote étant pris en charge par l'État. En attendant, ça n'est pas comme ça que ça existe. Le système actuel est fait pour justement sélectionner par l'argent. Alors il n

19:45
Locuteur

'y

19:45
Présentateur

a rien qui n'est plus désagréable d'entendre que de voir des personnes qui nous disent « ça y est, vous en avez mis plein d'argent », etc. Non, on n'a pas mis plein d'argent. Non seulement on n

19:55
Locuteur

'a

19:55
Présentateur

pas mis plein d'argent de côté, mais même il nous en manque. Voilà, il nous en manque, puisque l'objectif, je vous l'ai dit, c'était 1 400 000 €. Et nous en sommes à 1 305 000 €, ce qui n'est pas très loin de l'objectif, il faut le reconnaître. J'en profite donc ici pour lancer un appel. Un appel à dons, à cotisations, à adhésions pour notre mouvement politique, pour nous permettre de franchir cette petite tension que nous allons avoir au niveau de la trésorerie, avec cet objectif cardinal, puisque ça aussi, les trolls et les critiques n'oublient tout simplement de le préciser, c'est que nous avons 0 € d'emprunt bancaire, de telle sorte que notre situation financière est solide.

Et là, nous avons un petit à-coup de trésorerie, donc il faut nous aider à franchir ce pas.

20:41
Locuteur

J

20:42
Présentateur

'en profite aussi pour dire que le fait que nous n'ayons pas atteint les 3% aux élections, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, je le répète, est très handicapant. Et ça, j'ai fait déjà part de mon regret, pour ne pas dire de notre amertume collective, de constater que des millions de Français viennent regarder nos analyses, viennent regarder et trouvent que c'est formidable. Je suis sans arrêt abordé dans la rue, à Paris ou ailleurs, par des personnes qui me disent « Vous êtes formidables, j'écoute toutes vos vidéos », etc., etc. Et puis quand je leur dis « Mais est-ce que vous avez voté pour moi ? », il y en a 1 sur 10 qui dit oui.

Alors ça, c'est vraiment terrible, parce que moi, je ne suis pas, j'ai eu l'occasion de le dire, je ne suis pas un service public payé par l'État de dispensateur d'informations et de distractions à la population. Nous, nous sommes un parti politique. Et ça, j'insiste là-dessus, puisque l'invisibilisation dont nous avons été victimes, qui s'est aggravée d'ailleurs depuis 2019, puisqu'en 2019, j'avais eu la matinale de France Inter

21:44
Locuteur

qui

21:45
Présentateur

nous a été refusée cette fois-ci. J'étais passé sur France Inter, ça nous a été refusé cette fois-ci. J'avais eu la matinale de France 2 avec les 4 vérités de Jeff Wittenberg, ça nous a été refusé cette fois-ci. Je ne suis pas passé sur France 2, je ne suis pas passé sur RTL, etc., etc. Donc ce processus d'invisibilisation, j'ai d'ailleurs appris aujourd'hui que c'est bien connu dans le milieu des journalistes. Ce n

22:06
Locuteur

'est

22:06
Présentateur

pas une invention de ma part. C'est un américanisme.

22:10
Locuteur

On

22:10
Présentateur

dit « to be ghost », ça vient de « ghost », le fantôme. Donc c'est une stratégie

22:14
Locuteur

d

22:15
Présentateur

'invisibiliser les opposants politiques dont on ne veut pas parler. On n'en parle pas, voilà. On fait comme s'ils étaient totalement invisibles. Le problème, c'est que malheureusement, beaucoup de gens qui nous regardent sur Internet

22:26
Locuteur

ont

22:28
Présentateur

finalement un peu intégré psychiquement dans leur tête que c'est très bien, mais qu'on n'y arrivera pas. Combien de fois j'ai entendu dans la rue des gens « Oui, mais vous n'y arriverez pas, mais vous êtes trop petits, mais les sondages vous donnent à ci, vous donnent à ça ». Et donc ils font quoi ? Ils sont allés voter. C'était encore le cas d'hier où j'ai été abordé dans la rue par deux jeunes hommes très sympathiques,

22:51
Locuteur

d

22:51
Présentateur

'ailleurs, qui avaient une trentaine d'années, qui travaillaient et qui m'ont dit que les selfies trouvaient ça formidable. Mais quand je leur ai demandé pour qui ils avaient voté, il y

22:59
Locuteur

a

22:59
Présentateur

eu une gêne. Voilà. D'ailleurs, en règle générale, ceux qui ont voté pour moi, ils commencent tout de suite par me le dire. Donc ceux qui ne le disent pas, c'est qu

23:05
Locuteur

'ils

23:05
Présentateur

n

23:05
Locuteur

'ont

23:05
Présentateur

pas voté pour notre liste. Voilà. Et donc

23:08
Locuteur

je

23:09
Présentateur

leur ai demandé

23:10
Locuteur

pour

23:11
Présentateur

qui ils avaient voté. Bon, il s'est révélé qu'ils avaient voté pour Mélenchon. Voilà. Et donc je dis pourquoi. Il m'a dit « Parce qu'on a voté utile ». Est-ce que c'est vraiment utile d'avoir voté Mélenchon ? C'est vraiment formidable d'avoir maintenant 9, 8, 10 députés LFI plutôt que 6. C'est vraiment très très important. Il n'aurait pas mieux valu d'avoir 5 députés de l'UPR au Parlement européen.

23:37
Locuteur

Il

23:37
Présentateur

n'aurait pas mieux valu, même si on n'atteignait pas les 5%, faire en sorte que nous ayons récupéré notre mise de fonds de 1,4 million d'euros

23:44
Locuteur

pour

23:45
Présentateur

nous permettre

23:45
Locuteur

ensuite,

23:47
Présentateur

par exemple, de participer à ces élections législatives où nous ne pouvons pas participer. D'abord, à cause de la brièveté des délais, on n'avait pas les moyens de se retourner. Nous n'avions pas été prévenus à l'avance... Enfin c'est un lable, mais un pionnasse. Nous n'avions pas été prévenus par des sources bien informées. Je suis absolument sûr que le RN était prévenu qu'il allait y avoir une dissolution, parce qu

24:11
Locuteur

'on

24:11
Présentateur

ne peut pas inventer comme ça 577 candidats et 577 suppléants en l'espace de 14 jours. C'est impossible. C'est d'ailleurs contraire au code électoral qui a prévu qu'il devrait y avoir normalement 4 semaines entre le dépôt des listes de candidats,

24:25
Locuteur

la

24:26
Présentateur

date limite, et le 1er tour de scrutin. Ça n'a pas été respecté. Donc nous, on n'avait pas les moyens humains, d'ailleurs, de se retourner, mais pas les moyens financiers non plus. Voilà. Donc je le signale. C'est vraiment dommage. Et vraiment, je trouve que toutes les personnes qui m'écoutent devraient se livrer à une introspection en se disant « Est-ce que vraiment j'ai bien fait, au dernier moment, de voter Mélenchon, de voter Bardella ou de voter Maréchal ». J'ai déjà eu l'occasion de le dire, et j'y reviens. Il y a eu tout un discours émanant du camp de Mme Maréchal qui était « On allait voir ce qu'on allait voir ».

On allait avoir une Europe qui allait avoir une majorité de partis conservateurs, anti-immigration, etc., etc., etc. Et donc c'est sur ce thème-là qu'ils ont fait campagne, et sur le thème « Le vote utile, c'est pour nous, c'est pas pour l'UPR

25:18
Locuteur

»,

25:19
Présentateur

parce que nous, on disait que de toute façon, ça ne changerait rien.

25:22
Locuteur

Et

25:22
Présentateur

eux faisaient croire aux Français un mensonge. Ils disaient « Ça changera tout

25:26
Locuteur

». Alors

25:27
Présentateur

qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que tout simplement, le Parti populaire européen, le PPE, c'est-à-dire la droite traditionnelle, a augmenté le nombre de ses députés. Certes, en France, il a baissé. Mais au niveau des 27, il a augmenté, ce qui d'ailleurs bouleverse la situation au niveau de la présidence de la Commission européenne. Je vous en avais parlé il y a quelques semaines. Normalement, il y avait M. Mario Draghi qui avait pointé le museau pour essayer de prendre la place de Mme von der Leyen. Et en réalité, Mme von der Leyen semble avoir retrouvé une nouvelle jeunesse, puisqu'elle émane de ce groupe PPE. Et il y a la procédure dite en Europe, au Parlement européen, dite –

26:08
Locuteur

c

26:08
Présentateur

'est un mot d'allemand – de « Spitzenkandidat », c'est

26:10
Locuteur

-à

26:10
Présentateur

-dire de candidat préféré, de candidat de pointe, de

26:13
Locuteur

top

26:14
Présentateur

candidat. C'est-à-dire que normalement, la présidence de la Commission européenne doit échouer à un représentant du PPE. Donc voilà ce qui s'est passé. Il s'est passé que

26:23
Locuteur

le

26:24
Présentateur

discours

26:25
Locuteur

de

26:26
Présentateur

Mme Marie Schaal s'est révélé

26:27
Locuteur

faux. Non

26:30
Présentateur

seulement s'est révélé faux, mais vous avez vu que le reconquête a explosé. Ça n'existe quasiment plus. J'ai vu que les sondages montrent que c'est l'évanouissement, en fait, de ce parti politique. Mme Marie Schaal est partie avec trois autres des eurodéputés fraîchement élus. Donc en fait, M. Zemmour ne peut plus compter que sur Mme Knaffot comme seule et unique députée, qui va sans doute être en non-inscrite. Tandis que Mme Maréchal et M. Bay et M. Pelletier et Mme Trochu, eh bien ces 4 eurodéputés vont rejoindre le groupe ECR avec Mme Mélonie. C'est-à-dire, en fait, rien, quoi.

D'ailleurs, Mme von der Leyen, qui essaie de grenouiller pour être renouvelée comme présidente de la Commission européenne, elle a eu pour l'instant l'accord d'une majorité des chefs d'État et de gouvernement, mais pas de Mme Mélonie ni de M. Orban. Donc là, la nomination de Mme von der Leyen à la présidence de la Commission européenne n'est pas du tout sûre, puisqu'il y

27:32
Locuteur

a

27:32
Présentateur

encore ces deux obstacles qu'elle doit franchir. Mais c'est pas tout, puisqu'ensuite, elle devra franchir un autre obstacle, c'est qu'elle doit avoir la majorité qualifiée

27:39
Locuteur

au

27:40
Présentateur

Parlement européen, qui doit être de l'ordre de 340, je sais plus, ou 360 sièges. Or, il n

27:45
Locuteur

'est

27:45
Présentateur

pas du tout certain qu'elle l'ait. Et pour cette raison, il y a des sombres tractations de couloirs dans votre dos, dans notre dos, où Mme von der Leyen est en train de négocier le bout de gras avec Mme Mélonie, Mme Mélonie du groupe de Mme Maréchal, pour être maintenu à son poste. Donc ceux d'entre vous qui ont voté Zemmour Maréchal, eh bien excusez-moi, ils l'ont dans l'os. C'est-à-dire que maintenant, nous avons des députés qui sont dans le groupe ECR et qui vont donc très probablement négocier une vie, je sais pas quoi, un poste de commissaire européen, moyennant la reconduction de Mme von der Leyen, qui est une escroque, qui est une agent américaine, etc., etc. Voilà.

En fait, les Français vont découvrir ce que j'ai dit pendant des mois, quand même. C'est-à-dire que d'abord, plus personne ne l'avait dit. Trois jours après, les résultats dans les journaux, les journaux qui annoncent les résultats des Européens, on s'en servira pour emballer les œufs sur le marché. Je l'avais dit, tout le monde peut le constater. Eh bien c'est ce qui se passe. Plus personne n'en parle. C'est fini. Et Fifi, et Nini, on est reparti pour 5 ans. C'est exactement pareil d'ailleurs pour Bardella, puisque M. Bardella, on allait voir ce qu'on allait voir, ça allait être un tremblement de théo en Europe. Rien du tout. Rien du tout.

Tout ça est passé à la trappe et l'Europe va continuer son petit bonhomme de chemin, c'est-à-dire décider de tout, puisque ce qui se passe en ce moment à Bruxelles, 99% des Français sont contrefiches. Ils considèrent que c'est barbant, que Mme von der Leyen... Ils savent même pas qui c'est. Bon, tout ça, c'est lointain. Mme von der Leyen, c'est elle. Elle et les gens qui l'entourent, qui ont le véritable pouvoir. Elle a beaucoup plus de pouvoir que ce pauvre Macron qui est en train de sombrer dans la folie, comme Charles VI. Voilà. Enfin c'est quelque chose de... C'est triste, en fait, ce qui se passe en France.

29:34
Locuteur

Voilà.

29:35
Présentateur

Donc je voulais vous le dire.

29:36
Locuteur

Je

29:37
Présentateur

suis vraiment triste. Triste de ce qui s'est passé, parce que nous avions raison. La preuve en est que nous avons raison. Les événements, encore une fois, nous donnent raison. Et quand je vois que tous ces gens qui nous suivent, qui trouvent que c'est formidable, au moment fatidique, ont été victimes des sirènes des médias. Les médias sont nos adversaires, sont les adversaires du peuple français. Il faudrait quand même le comprendre. Il faudrait comprendre que les médias, en nous invisibilisant, nous, et en mettant en avant M. Bardella, ils le font dans un objectif très précis, servir leurs intérêts, servir les intérêts de l'oligarchie euro-atlantiste.

Tout le monde peut quand même constater que je l'avais dit.

30:17
Locuteur

Bon.

30:18
Présentateur

Et il se passe quoi, d'ailleurs ? On le voit tous les jours. Vous avez vu, tous les jours, il y a M. Bardella qui enlève un pan du programme du Rassemblement national pour le rendre conforme par avance aux exigences des traités européens, de la Commission européenne, de la Cour européenne des droits de l'homme. Enfin voilà, tout y passe. Tout y passe. C'est-à-dire qu'il n'a même pas attendu les élections pour commencer à m'expliquer que son programme sera en fait nul et non avenu. Voilà. Alors je voyais encore quelques des gens qui disent « Mais non, non, non, c'est pour mieux tromper l'ennemi. Mais non, c'est des fake news. » Vous allez voir. Vous allez voir.

On va voir la suite des événements. D'ailleurs, quels seront ces événements

30:59
Locuteur

? Moi,

31:00
Présentateur

je suis comme tout le monde.

31:01
Locuteur

J

31:01
Présentateur

'attends. Je doute réellement que le Rassemblement national plus LRCOT fasse la majorité absolue. J'en doute pour toute une série de raisons, notamment parce que les élections législatives, ce sont 577 circonscriptions. 577 élections, c'est pas la même chose que la liste aux Européens d'une liste nationale. Or, dans 577 circonscriptions, il y a des quantités de facteurs locaux qui peuvent jouer. Vous pouvez très bien avoir un électeur qui, ne supportant pas Macron, a voté Bardella, puisqu'on lui a fait croire dans les médias que si on n'était pas d'accord avec Macron, il fallait voter Bardella, alors que Bardella dit au bout du compte la même chose que Macron. Vous comprenez l'arnaque.

Donc il y a des millions de Français qui sont tombés dans le panneau, donc qui ont voté Bardella. Mais au moment de voter pour les législatives, il y a des Français qui, les mêmes qui ont voté Bardella, peuvent se dire... Je ne

31:55
Locuteur

sais

31:55
Présentateur

pas, le cas doit certainement se présenter. Il y a un député socialiste, par exemple, qui lui a obtenu, quelques 2-3 ans auparavant, une place en HLM, etc., ou une place dans une crèche pour un enfant, etc. Et puis on le trouve sympa, le député... Et puis il va voter pour les députés socialistes, ou députés LR, etc. Enfin ça va dans tous les sens, en fait. C'est pour ça qu'il faut vraiment ne pas croire que les élections nationales sur les européennes vont se traduire mécaniquement de cette façon. Voilà. Et très probablement, il va y avoir évidemment une forte poussée de RNLR. Est-ce qu'elle sera suffisante pour atteindre les 290 députés nécessaires pour avoir la majorité absolue ?

À mon avis, rien n'est moins sûr, sachant que le RN part de 88 députés. Alors partir de 88

32:45
Locuteur

et

32:46
Présentateur

arriver à 290, ça veut dire qu'il en gagne 202. Ça serait quand même... Ça n'est pas du jamais vu dans l'histoire, mais ça serait quand même très... C'est assez peu probable. De la même façon, on voit actuellement que les sondages semblent se resserrer

33:01
Locuteur

en

33:01
Présentateur

faveur du Front populaire, qui a l'air de monter, puisqu'il y a toute

33:05
Locuteur

une...

33:06
Présentateur

Le retour des appels à désistement, le retour de faire barrage au RN. On exhume des déclarations scandaleuses de tel ou tel candidat du RN, qui sont des déclarations quand même particulièrement malvenues. Bon, est-ce que c'est fait exprès ou est-ce que c'est parce qu'ils n'ont pas suffisamment de personnes à présenter ? Je ne sais pas. Mais enfin, vous savez tout ce que j'ai pu expliquer sur le RN depuis des années. Il y a un certain nombre d'observateurs qui se demandent si en fait l'objectif de M. Bardella n'est pas justement de ne pas être nommé Premier ministre, de justement de ne pas arriver au pouvoir.

Ce serait un grand classique de la famille Le Pen et consorts que d'agir de la sorte. Voilà. En attendant, eh bien le nouveau Front populaire gagne des points de telle sorte qu'il n'est pas impossible que le soir des élections, on ait un très gros bloc de RN, LR, LR-COTI, plus un gros bloc presque à égalité avec le nouveau Front populaire. C'est possible. Et puis entre les deux, c'est probablement... Ce qui va faire les frais de tout ça, c'est probablement le camp présidentiel qui est en pleine débandade. Voilà. Alors je retire ici... Parce qu'il faut que je vous donne la parole pour vos questions. Je reviens simplement sur notre Conseil national.

Nous avons examiné cette situation dont d'ailleurs je viens de vous parler. On a examiné... On a parlé exactement comme je viens de le faire. On a envisagé les hypothèses qui peuvent y avoir. Est-ce qu'il y

34:37
Locuteur

aura

34:37
Présentateur

un gouvernement Rassemblement national ? Est-ce qu'il y

34:40
Locuteur

aura

34:40
Présentateur

un gouvernement Nouveau Front populaire ? Est-ce qu'il y aura, sorti d'un chapeau, une désagrégation du Nouveau Front populaire le lendemain ou le surlendemain du deuxième tour, et que d'un seul coup, il y aura la partie droite, si j'ose dire, du Nouveau Front populaire, avec des gens comme François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Glucksmann, etc., qui d'un seul coup quitteront ça, pour former ce bloc central que M. Béroud ou que M. Édouard Philippe appellent de leurs voeux ? On a vu revoir... On a revu M. Édouard Philippe sortir de sa grotte. On pourrait y ajouter M. Xavier Bertrand, qui est également réapparu. Et on pourrait très bien nous sortir une espèce de gouvernement anti-extrémiste.

C'est d'ailleurs comme ça que Macron présente les choses. Anti-extrémiste, une espèce de bloc central.

35:38
Locuteur

Est

35:38
Présentateur

-ce qu'ils auraient suffisamment de députés ? Moi, je n'en sais rien. Personne n'en sait rien pour l'instant. Mais ça fait partie de ces choses qui pourraient sortir de ces élections précipitées, mal organisées. Il y a des milliers de problèmes qui se posent du fait d'une précipitation dans l'organisation. C'est vraiment assez terrible. Un mot quand même sur Macron qui est complètement lâché par ses troupes. J'ai vu des déclarations d'Édouard Philippe qui dit que le président de

36:07
Locuteur

la

36:07
Présentateur

République a sciemment tué sa majorité. On n'avait jamais vu ça. On n'avait jamais vu également un ministre des Finances parler des conseillers proches

36:17
Locuteur

du

36:18
Présentateur

président de la République, à commencer par le secrétaire général M. Coller. M. Bruno Le Maire l'a comparé à un cloporte, à des cloportes incrustées dans les lames de parquet des palais nationaux. Enfin je ne

36:30
Locuteur

sais

36:30
Présentateur

pas. Ça sent quand même la fin. Et puis tous les sondages de popularité de Macron s'effondrent. Il suffit d'aller sur les réseaux sociaux. Enfin je n

36:40
Locuteur

'ai

36:40
Présentateur

jamais vu un truc pareil. C'est une haine absolue que cet homme a suscité dans la population française, du moins chez 75 à 80% de la population, peut-être même à mon avis davantage encore. Et alors fidèle à son personnage, si j'ose dire, c'est qu'au lieu d'avoir des réflexions d'homme d'État, de père de la nation, de quelqu'un qui essaie de rassembler les Français, pas du tout. Il continue son travail de division. Il divise. Il passe son temps à diviser. Vous savez que c

37:13
Locuteur

'est

37:13
Présentateur

la marque du diable. Le diable étymologiquement, diavolo, c'est celui qui divise. Donc c'est vraiment un travail diabolique au sens étymologique du terme, la division des Français. Il voulait emmerder ceux qui étaient non vaccinés. Il engueulait ceux qui n'avaient pas de travail.

37:27
Locuteur

On

37:27
Présentateur

leur disait qu'il suffisait de traverser la route. Enfin vous vous rappelez tout ce qu'il a pu dire. Et là maintenant, la dernière sortie, c'est qu'il dit qu'il diabolise en montant, en exergue les extrêmes et en disant qu'on va vers la guerre civile. C'est hallucinant. Enfin je pense que dans l'histoire de l'humanité, en règle générale,

37:46
Locuteur

ou

37:47
Présentateur

alors il faut peut-être remonter au temps de l'empereur Commode qui avait fait consul, je ne sais pas, son cheval. Non,

37:54
Locuteur

c

37:54
Présentateur

'était Caligula qui avait fait son... Enfin Commode n'était pas Commode. Enfin je ne sais pas. Mais cette déclaration d'un chef d'État français qui dit qu'on va vers la guerre civile, c

38:06
Locuteur

'est

38:07
Présentateur

scandaleux en fait. C'est absolument scandaleux. Voilà. Donc on ne sait pas où on va. Mais en tout cas, nous y allons. Et pour ce qui concerne l'UPM, j'ai eu l'occasion d'expliquer... J'en profite là pour dire un mot. Vous le savez, il a été décidé par le bureau politique que nous ne pourrions pas nous présenter aux élections législatives parce que de fait, on ne le peut pas. On a encore une ardoise à régler avec l'imprimeur sur les européennes. Donc on ne

38:31
Locuteur

va

38:31
Présentateur

pas se lancer dans des élections législatives qui coûtent beaucoup plus d'argent et qui sont très très aléatoires. Donc on ne va pas. Mais il a été décidé qu'à titre symbolique, personnellement, je me présenterai dans la 11e circonscription des Français établis hors de France, qui se trouve être cette immense circonscription qui va de Saint-Pétersbourg jusqu'aux îles Fidji, en Polynésie, enfin à la lisière de la Mélanésie et

38:57
Locuteur

de

38:57
Présentateur

la Polynésie, et puis du détroit de Béring et du Japon jusqu'à Téhéran, Persepolis et au détroit d'Hormuz. Donc c'est 49 États. Pourquoi est-ce que j'y vais ? J'ai eu l'occasion déjà de le dire, parce que c'est une région que je connais particulièrement bien. Et donc je pense que je peux faire la différence. En tout cas, les Français qui résident dans cette zone auraient vraiment... Je ne parle même plus de la politique. C'est vraiment du bon sens. Ils auraient vraiment intérêt à voter pour moi, parce que je connais très très bien beaucoup de ces pays. J'ai vécu au Japon, etc. Je connais bien également les allées du pouvoir à Paris.

Je connais les ministères, les affaires étrangères, les finances. Donc je pourrais les aider au quotidien, au jour le jour. Et aussi, je pourrais défendre le prestige, si j'ose dire, des Français résidant dans cette zone de plus forte croissance mondiale, où l'on a trois des cinq BRICS, la Russie, la Chine et l'Inde. On pourrait donc avoir vraiment donné du relief à cette circonscription, qui pour l'instant n'en a aucune, puisque la députée sortante, Mme Genetet, a brillé par son absence lors de la mandature qui s'est achevée. Alors elle était parmi les dernières en termes de présence, etc., etc. Donc voilà une des raisons pour lesquelles je me suis présenté.

Une autre raison, c'est que nous avons fait

40:18
Locuteur

des

40:18
Présentateur

bons scores.

40:19
Locuteur

Pas

40:20
Présentateur

toujours, mais des bons scores par rapport à nous. Mais enfin, dans toute l'Asie du Sud-Est, on est entre 5 et 6, 7 %, 7,8% je crois au Laos, 5,2% en Thaïlande, 5,8% je crois, ou 5,6% aux Philippines. Et puis au Japon, on est à 3,8%.

40:41
Locuteur

En

40:41
Présentateur

Russie, on a fait 18,8% à Moscou, 18,2% à Saint-Pétersbourg. Il n'y a guère que dans le sous-continent indien, où on est à peu près à 1%, c'est même un peu inférieur, où on a des scores de nature nationale. On est en train d'examiner ça d'un petit peu près. Voilà. Alors on a, j'espère, la possibilité, eh bien, de faire peut-être une avancée. Et pourquoi pas d'ailleurs de créer la surprise, puisque nous nous sommes beaucoup décarcassés. On a fait une profession de foi que l'on a envoyée par la Poste. On a fait des bulletins de vote. Et vous l'avez vu, j'ai été invité sur des médias locaux destinés aux Français expatriés.

Et puis j'ai commencé une série de vidéos que je vous suggère de relayer au maximum. En fond, si d'aventure, vous avez de la famille, des amis, des collègues, des connaissances qui vivent dans tel ou tel pays, de leur envoyer la petite vidéo. En général, le module fait une trentaine de minutes où j'explique

41:41
Locuteur

ce

41:42
Présentateur

que je peux apporter aux Français qui vivent dans tel ou tel pays et la connaissance que j'en ai. Donc pour l'instant, nous avons publié une vidéo sur les Français en Australie, sur les Français à Hong Kong et Singapour, sur les Français qui vivent dans le reste de l'Asie du Sud-Est, c'est-à-dire la Thaïlande, la Laos, le Cambodge, le Vietnam, la Birmanie, appelée également Myanmar, la Malaisie, le sultanat de Brunei d'Aruz Salam et l'Indonésie. On pourrait même y ajouter Timor-Oriental. Et puis également une vidéo sur la Russie, les Français vivent en Russie et en Biélorussie. Et également aujourd'hui,

42:25
Locuteur

une

42:26
Présentateur

vidéo sur le Japon, où je parle de mon expérience japonaise. Et à chaque fois, je montre aussi les connaissances que j'ai. Nous allons sortir demain également la poursuite de ces vidéos, une sur la Chine et Taïwan, que je connais très très bien, et puis également une sur le sous-continent indien. Et puis j'essaierai d'en faire encore une ou deux autres. Mais nous sommes un peu pris par le temps, puisque la fin de la campagne a lieu vendredi à minuit.

Alors je vous dis tout ça parce que, outre peut-être que ça pourra vous intéresser de regarder ces vidéos, où il y a plein de références culturelles ou historiques, ou des références sur la connaissance que j'ai de cette région, mais aussi l'apport que l'on peut fournir aux Français locaux. Alors encore une fois, je vous le demande. Si vous voulez nous aider, dynamisez-nous, puisque je ne fais pas du tout mystère, d'ailleurs, de ce que nous sommes.

C'est-à-dire qu'il s'agit de proposer, si je suis élu député, d'avoir un député – ça n'est quand même pas trop demandé –, un député sur 577 qui pourrait imposer, soit dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, soit dans les médias, puisqu'étant député, j'aurais peut-être un petit peu plus accès aux médias –, imposer que le débat sur la libération de la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN ait lieu. Voilà. Apporter une voix délibérément différente, y compris d'ailleurs sur l'affaire de la guerre, puisque je rappelle que de l'extrême droite à l'extrême gauche, tous les camps, actuellement, proposent de fournir de plus en plus d'armes à l'Ukraine. Et ça concerne notamment M.

Bardella et le RN, d'un côté, et ça concerne aussi le Front populaire, puisque j'ai découvert de façon assez effarée que le nouveau Front populaire a repris tout le narratif gluxmanien, si j'ose dire, c'est-à-dire de la CIA,

44:24
Locuteur

en

44:24
Présentateur

fait. C'est-à-dire qu'il faut absolument fournir de l'argent et des armes au régime de Zelensky, etc. D'ailleurs, le Parti communiste français dit la même chose. Alors si les Français qui vivent en Asie, ils peuvent se dire qu'ils ont la possibilité... Parce que ce sont des petits nombres. C'est ça, l'avantage. Ce sont des petits nombres. C'est une campagne qui ne coûte pas très cher, puisque compte tenu des délais, je n'ai absolument pas eu l'occasion de me rendre dans les États de cette région. Puis lesquels ? Il aurait fallu 3. J'en aurais choisi 2 sur 49. Ça aurait été ridicule. En revanche, ce qui est important, c'est que je connaisse très très bien la plupart de ces pays.

Mais c'est donc une campagne à minima du point de vue financier. Mais les Français de toute cette région devraient se dire qu'ils ne sont plus sur cette question nationale uniquement les représentants des Français vivant en Asie, Océanie et Europe orientale, mais ils sont également les porte-parole de ces 30, 35, 40, 45%, peut-être 50% de Français qui voudraient le Frexit. Voilà. Ce propos introductif est un petit peu long. Je vous prie de m'en excuser. Mais je passe maintenant aux réponses à vos questions.

45:32
Locuteur

— Alors

45:38
François Asselineau

une première question de WG.

45:42
Locuteur

—

45:42
François Asselineau

Bonjour, M. Asselineau. Qu'avez-vous pensé du débat entre Bompard, Attal et Bardella

45:46
Locuteur

? Si

45:47
François Asselineau

un jour LFI prévoit de sortir de l'UE, et vu qu'ils ont pas mal de propositions similaires à votre programme, s'ils vous tendent la main, pourriez-vous gouverner avec eux ?

45:57
Locuteur

— Alors

46:01
Présentateur

s'agissant du débat, pour être honnête, je n'ai pas regardé

46:05
Locuteur

ce

46:06
Présentateur

débat. J'en ai vu simplement quelques extraits sur Internet a posteriori. Bon. J'ai cru comprendre. De toute façon, moi, ces débats me fatiguent, parce que tout ça, ce

46:16
Locuteur

sont

46:17
Présentateur

des théâtres d'ombre. Ce sont des cas d'approche, parce que les gens ne disent pas la vérité, donc tout simplement. En fait, ils n

46:23
Locuteur

'ont

46:23
Présentateur

pas de pouvoir, tous ces gens.

46:24
Locuteur

Ils

46:25
Présentateur

se battent pour arriver à être députés, pour ensuite espérer être ministre. De toute façon, la France, elle est désormais vassalisée par Washington, par Bruxelles, par Francfort, par Berlin, etc. Donc moi, ça me fatigue un petit peu, ces débats. Alors j'ai quand même regardé un petit peu ici ou là. J'ai cru comprendre que, comme d'habitude,

46:46
Locuteur

les

46:46
Présentateur

partisans de Bardella ont trouvé que Bardella était formidable. Les partisans de Bonpard et du Front populaire ont trouvé que Bonpard et Front populaire avaient été formidables. Et puis les partisans de la majorité ont trouvé... C'était qui, d'ailleurs ? Ah oui,

47:01
Locuteur

c

47:01
Présentateur

'était Attal. J

47:03
Locuteur

'avais

47:03
Présentateur

fini par l'oublier. Et on trouvait qu'Attal a été formidable. Bon. Moi, de ce que j'ai pu voir, de ce que j'ai entendu, j

47:09
Locuteur

'ai

47:09
Présentateur

des amis qui m'en ont parlé, il semble que Bardella ait... Malheureusement, on va encore dire que je dis du mal des autres. Mais enfin,

47:17
Locuteur

il

47:17
Présentateur

semble que Bardella ait encore une fois montré qu'il est totalement incompétent en matière économique.

47:22
Locuteur

Enfin, c

47:22
Présentateur

'est fou. D'ailleurs, il y

47:24
Locuteur

a

47:24
Présentateur

un chiffrage, là. On ne sait plus du tout. On ne sait plus quel est l'âge de la retraite. Si c'est 60, 62, 64, 66, 67 ans... Tout ça est dans un flou très artistique, parce qu

47:36
Locuteur

'à

47:36
Présentateur

l'évidence, M. Bardella ne connaît pas les dossiers. Bon, sur cette question, comme sur beaucoup d'autres. On a vu également, là, le rétro-pédalage sur le marché de l'électricité, sur le marché européen de l'énergie, sur la TVA, sur les produits de première nécessité. Alors après ça, quand ça fait scandale, et là, les entourages de Bardella disent « Non, non, mais on nous a mal compris. Ce sont les fake news de l'AFP », etc., etc. En fait, tout est extrêmement limpide et tout est extrêmement clair. Ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas vraiment l'impression que ça a donné. Bon, M. Attal, moi, personnellement, j'ai toujours du mal avec ce personnage, parce que c'est d

48:10
Locuteur

'une

48:11
Présentateur

superficialité à peu près comparable à celle de Bardella. Il semble que celui qui a un peu surpris, plutôt favorablement, c'est plutôt Bonpas, qui a l'air de connaître un petit peu mieux son truc. Enfin, il défend un programme qui est quand même très difficile à défendre, puisqu'il fait tout simplement abstraction, un, des traités européens, deux, des contraintes budgétaires et financières de la France. Donc il fait comme si ça n'existait pas. Donc ça veut dire que ça ne pourra pas avoir lieu. Voilà. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point,

48:43
Locuteur

ben,

48:43
Présentateur

si... Oui, bien sûr, mais si... Oui, il

48:46
Locuteur

y a

48:46
Présentateur

des gens qui me disaient si le Rassemblement national, vous proposez un poste de ministre, et si et ça, et si Mélenchon vous proposez un poste de ministre, et si... Bon, ben, avec des si, on mettrait pareil en bouteille. Ce que je note... C'est assez flatteur, d'ailleurs, qu'on me propose qu'il y ait ce genre de truc qui circule sur Internet. Je note en tout cas que ça émane... C'est le cas de cet internaute. Ça émane de tous les camps. Ça veut bien dire... Ça,

49:14
Locuteur

c

49:14
Présentateur

'est quand même la seule chose que ça me... Comment dirais-je penser que ça me fait venir à l'esprit, c'est que ça prouve

49:22
Locuteur

que

49:23
Présentateur

nous sommes bel et bien un mouvement au-dessus du clivage droite-gauche. Ça, c'est vraiment important, hein, puisque nous sommes sollicités. On a des clins d'œil de droite et de gauche. Absolument. D'ailleurs, je l'ai dit tout à l'heure, j'y reviens. Les gens qui viennent dans la rue, qui font des selfies avec moi, et qui me disent que je suis formidable, et qui, ensuite, baissent les yeux piteusement lorsque je leur demande s'ils ont voté pour notre liste, et qui disent «

49:46
Locuteur

Ah

49:46
Présentateur

ben non, j'ai voté pour une autre », eh bien c'est systématiquement Bardella-Maréchal ou bien Mélenchon, enfin quasi systématiquement. Ce qui veut donc bien dire que nous assemblons, nous attirons effectivement, comme c'était d'ailleurs sur notre liste, nous attirons des Français de tous les côtés. Voilà. Alors pour le reste, d'abord, ces propositions n'ont pas été faites. Je pense qu'elles ne le seront pas du tout. Si d'aventure, un jour, tel ou tel camp voulait nous solliciter – pas forcément moi, d'ailleurs, uniquement – ça pourrait être également telle

50:15
Locuteur

ou

50:15
Présentateur

telle personnalité à l'UPR qui n'est pas forcément sur le devant de la scène, mais nous avons des talents à l'UPR – il y a évidemment un point obligé. C'est que nous, nous ne sommes pas... On n'est pas à la recherche des places. On n'est pas là à haleter pour avoir des places. Moi, je sais ce que c'est

50:34
Locuteur

que

50:35
Présentateur

le poste de ministre actuellement.

50:38
Locuteur

Je

50:39
Présentateur

n'ai pas été ministre. Mais j'ai eu un parcours en cabinet ministériel pendant quand même plusieurs années. Et c'était du temps de Mitterrand et de Chirac. Donc c'était à une époque

50:48
Locuteur

où

50:49
Présentateur

quand même l'euro n'était pas arrivé encore. La France existait quand même encore de façon significative. Mais déjà, on voyait les prémices de ce que ça allait devenir. Aujourd'hui, les ministres, je ne sais pas, ce sont des représentants sans aucun pouvoir. Donc moi, ça ne m'intéresse absolument pas.

51:08
Locuteur

C

51:08
Présentateur

'est que tout ceci participe à l'effondrement du pays. Donc nous, si d'aventure telle ou telle force nous demandait notre soutien... D'abord, bien sûr, je ne prendrai pas de décision tout seul. Ça serait le bureau politique. Deuxièmement, je pense qu'il faudrait que ce soit dans le cadre d'une véritable union nationale, comme c'est le cas dans les moments d'extrême urgence. Parce que je pense que la France est dans une situation d'extrême, extrême gravité, d'extrême urgence. Et donc, si c'est pour une union des droites ou une union des gauches, ça n'a pas de sens. Il faut vraiment qu'il y ait une union nationale et sur le projet de la libération de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Voilà.

Ça sera pour nous, de toute façon, ce qui ne devra pas... On ne transigera pas là-dessus. Voilà. C'est comme ça. C'est d'ailleurs la posture que devrait avoir tout responsable politique digne de ce nom. C'est-à-dire qu'il y

52:00
Locuteur

a

52:00
Présentateur

des choses sur lesquelles on ne transige pas. Et donc nous, on ne doit pas transiger avec la souveraineté nationale. C'est d'ailleurs le titre 1 de la Constitution française. Je voudrais d'ailleurs à ce propos peut-être dire un mot sur le fait rappeler que notre mouvement politique est un mouvement... D'abord,

52:17
Locuteur

c

52:17
Présentateur

'est un mouvement politique, je le rappelle. Ce n'est pas un think tank. Il y a des gens qui peuvent peut-être me comparer, je sais pas, moi, au professeur Perron, au professeur Raoult, etc., qui, dans leur domaine, se sont taillés une célébrité. Mais nous, la différence, c'est que j'ai créé un parti politique qui s'est présenté à la plupart des élections politiques depuis 17 ans. Et donc nous apportons un programme politique avec des solutions politiques, un véritable programme. Ce n'est pas parce que les médias n'en parlent pas que nous serions d'un seul coup devenus simplement un think tank. Donc j'insiste beaucoup là-dessus.

Et j'insiste également parce que c'est important sur le fait que lors des élections européennes, le ministère de l'Intérieur nous a classés en LDIV, c'est-à-dire liste diverse. Et depuis que nous nous présentons depuis 17 ans, qu'on se présente aux élections, nous nous sommes toujours classés en divers. Ça veut dire non classable à droite ou à gauche, parce qu'il y a dans notre programme des éléments qui se rattachent un petit peu aux traditions de droite et de gauche. Et en tout cas, on essaye de faire en sorte – et on y arrive à peu près – qu'il n'y ait dans notre programme jamais de position qui soit inacceptable, soit par des gens de gauche, soit par des gens de droite.

Donc on s'en tient à quelque chose pour rassembler les Français sur un projet de redressement national. Voilà. Donc ça, j'insiste là-dessus. LDIV, liste diverse – et c'est pas nous qui en décidons, c'est le ministère de l'Intérieur – au vu de l'examen de tout ce que l'on produit, de l'appareil analytique, des programmes, des vidéos, etc. On voit que nous ne sommes pas un mouvement classé spécialement à droite ou spécialement à gauche. Je dis plutôt à droite parce que tous les médias essayent de nous coller, de nous coller – ça fait 17 ans – à l'extrême-droite, ce qui est faux. Et je me permets de signaler que ça n'était pas le cas d'autres listes. En particulier, la liste de M.

Philippot et de M. Poisson était classée par le ministère de l'Intérieur en LEXD, c'est-à-dire liste d'extrême-droite,

54:32
Locuteur

pour

54:33
Présentateur

des raisons qui sont tout à fait objectives, puisque les positions sociétales de M. Poisson, il a tout à fait le droit de les avoir. Ça,

54:41
Locuteur

c

54:41
Présentateur

'est tout à fait... Il est très réservé sur l'IVG. Il est contre le mariage gay. Il a des propos très définitifs sur la woke culture, la LGBT culture. Il a le droit. Mais

54:57
Locuteur

il

54:58
Présentateur

ne faut pas qu'il s'étonne ensuite d'être classé à l'extrême-droite de l'échiquier politique. Voilà. De la même façon que M. Philippot, je suis désolé, il a été pendant 7 ans, 8 ans à la tête numéro 2 du Rassemblement national. Ça lui crée un halo, une image sur ces questions. Donc bref, voilà. Cette liste est classée en LEXD. Alors c'est très important pour nous de bien comprendre ça, parce qu'il se trouve que nous avons des gens qui viennent de droite qui nous rallient, des gens qui viennent de gauche qui nous rallient.

Mais si d'aventure on succombait à ce vers quoi les médias font tout leur possible pour nous envoyer dans un camp ou dans l'autre, eh bien on perdrait une partie importante des électeurs. Et puis j'en aurais terminé, parce que je voudrais revenir là-dessus. Ça fait de nombreuses fois que je l'ai dit, mais je vois que le message n'est toujours pas passé. C'est que nous, à la différence des autres, nous nous refusons, pas véhémentement, mais nous n'aimons pas, nous n'acceptons pas, nous refusons le qualificatif de souverainiste, parce que souverainiste, ça ne veut rien dire en définitive. Voilà. Quand on voit que les médias qualifient Bardella de souverainiste, M.

Dupont-Aignan de souverainiste, etc., alors que ces personnes n'ont jamais, jamais proposé de sortir de l'UE. Bon. Donc nous, on n'est pas souverainiste. Ils confondent les médias, font confondre entre souverainiste et quelqu'un qui brandira le drapeau bleu-blanc-rouge. Non,

56:27
Locuteur

non,

56:28
Présentateur

ça n'a rien à voir. Et notre différence, c'est que nous, nous appelons un mouvement de libération nationale, parce que notre analyse est différente de celle des autres. C'est-à-dire que nous, nous partons d'un prémice, c'est que la situation de la France, c'est que les Français se sont fait voler

56:45
Locuteur

sous

56:47
Présentateur

couvert de modernité par une succession de traités européens présentées de façon la plus désirable possible. Les Français,

56:56
Locuteur

dont

56:57
Présentateur

le cerveau a été lavé en fait par les médias, ont accepté depuis plusieurs décennies, pan par pan, de se faire voler leur souveraineté nationale. Et au profit de quoi ? D'une structure dont tout montre qu'elle sert les intérêts géopolitiques américains. Je vous renvoie à la fois à ma conférence qui s'appelle « Qui gouverne la France ? », et l'Europe, je vous renvoie aussi aux déclarations de Charles de Gaulle sur le sujet. Et pas que de Charles de Gaulle, d'ailleurs. Donc ce qui nous distingue, nous, de tous les autres, en définitive, qui viennent sur ce créneau, c'est que nous, nous nommons l'adversaire.

Nous, nous n'hésitons pas à dire que la France est devenue une colonie des États-Unis d'Amérique. Bien sûr, il y a d'autres sujets de préoccupation, c'est exact. Mais le sujet numéro 1 de préoccupation, c'est que la France est en train de devenir une colonie... Est devenue une colonie américaine. C'est ça, la réalité. Or, c'est ce qui nous amène à dire qu'il faut sortir de ça, à sortir de l'OTAN.

57:56
Locuteur

Mais

57:57
Présentateur

jamais vous n'aurez ce genre d'analyse au Rassemblement national, encore moins chez M. Zemmour, ni même d'ailleurs à LFI, pour ne pas parler d'ailleurs de M. Dupont-Aignan. Donc nous sommes... C'est ça aussi qui nous distingue. Nous, nous ne sommes pas souverainistes. On considère que c'est pas... On veut récupérer notre souveraineté nationale.

58:19
Locuteur

Ça

58:19
Présentateur

s'appelle un mouvement de libération nationale. Voilà. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Lors des guerres coloniales, lorsque les États-Unis se battaient contre les communistes vietnamiens, le Vietcong, c'était pas les Vietcong. Ils étaient pas souverainistes. C'était un mouvement de libération nationale. Lorsqu'il y a eu la guerre d'Algérie, le FLN ne se baptisait pas souverainiste. C'était un mouvement de libération nationale. Voilà. Et c'est comme ça, dans tous les mouvements de colonies, de pays, de peuples qui se sont fait coloniser et qui veulent récupérer leur souveraineté et leur indépendance nationale.

Est-ce que vous imaginez qu'on ait qualifié la France libre d'un mouvement souverainiste ? Non. C'était pas... C'était la libération. Le mot « libération », c'était ça, hein. Le mot de libération. On disait pas De Gaulle qui était souverainiste. Et bien voilà toute la différence avec le reste de ce petit monde.

59:14
Locuteur

Une

59:14
François Asselineau

prochaine question de Thomas. Bonjour M. Asselineau.

59:18
Locuteur

Que

59:18
François Asselineau

doit-on penser de l'annonce de la création du mouvement politique citoyen par M. Murer, Piacentini et Heininger

59:27
Locuteur

?

59:28
François Asselineau

Le camp politique est en ruine après la dissolution de Macron à gauche comme à droite. Les souverainistes ne seraient-ils pas eux aussi victimes collatérales de cela ?

59:39
Locuteur

Cordiellement. Alors

59:40
Présentateur

ce qui est vrai, c'est que la scène politique, elle évolue de jour en jour et que c'est un peu Waterloo-Mornepleine, puisque non seulement Reconquête a volé en éclats... Je sais pas ce qui va rester de ce parti politique, d'ailleurs. J'ai l'impression qu'il a explosé en vol, en fait. Mais LR, c'est à peu près la même chose, puisque non seulement il y

1:00:00
Locuteur

a

1:00:00
Présentateur

eu la révolte de Ciotti, mais on apprenait la coup sur coup aujourd'hui, je crois, que M. Aurélien Pradié, qui pense être un personnage considérable... Il

1:00:09
Locuteur

n'y

1:00:09
Présentateur

a que lui qui pense que c'est un personnage considérable, un personnage politique. Enfin il le croit profondément. Enfin il a annoncé aujourd'hui qu'il claquait la porte

1:00:17
Locuteur

des

1:00:18
Présentateur

Républicains en disant que les Républicains, ce mouvement, étaient morts. Bon, c'est pas une preuve de bonne santé. Et puis on apprenait aussi... J'ai vu que M. David Lissnard, le maire de Cannes qui rôde dans les parages, a annoncé lui-même la création d'un parti politique. Enfin donc la scène est extrêmement évolutive. C'est pas tout, puisqu'on a vu d'ailleurs que la France insoumise semble promise un éclatement, un feu d'artifice également, puisque j'ai noté qu'il y a eu un tweet absolument... Je me suis frotté les yeux.

1:00:51
Locuteur

Un

1:00:51
Présentateur

tweet extraordinaire de M. Caténins, qui est un proche de Mélenchon, qui est extrêmement cinglant contre François Ruffin en disant que François Ruffin n'avait qu'à aller au Rassemblement national.

1:01:07
Locuteur

C

1:01:08
Présentateur

'est-à-dire que le torchon brûle à toute allure. Il y

1:01:11
Locuteur

a

1:01:11
Présentateur

une explosion qui est en train de se produire en ce moment, semble-t-il, à LFI, entre toute une série de personnalités, et notamment Ruffin. François Ruffin, c'est quand même

1:01:20
Locuteur

un

1:01:21
Présentateur

sacré lascar aussi celui-ci. Je sais qu'il y a des gens qui trouvent qu

1:01:23
Locuteur

'il

1:01:23
Présentateur

est très bien. Mais rappelez-vous quand même la discussion qui avait été captée au micro, où il se mettait d'accord dans le dos de tout le monde, des syndicalistes, etc., pour faire une espèce de scène de théâtre où il faisait semblant de s'opposer à Macron. Enfin tout ça, c'était quand même pas très ragoûtant. Voilà. Alors effectivement, vous avez raison, dans le camp souverainiste, eh bien il y a eu encore une nouvelle scission. C'est-à-dire, si j'ai bien compris, il y a M. Murer, qui était quand même un fidèle de M. Philippot, qui a claqué la porte et qui avance la création de son mouvement. Moi, ça me gêne pas tellement. C'est plutôt gênant pour M. Philippot, parce que M.

Philippot, depuis quand même

1:02:05
Locuteur

des

1:02:06
Présentateur

mois et des mois et des mois, il explique à qui veut l'entendre que je serais un gros gnogneux, que je voudrais voir personne, que j'aurais un égo, quelque chose de délirant, alors que lui, avec beaucoup d'humilité,

1:02:18
Locuteur

il

1:02:18
Présentateur

serait là à accueillir tout le monde qui viendrait autour de lui et militait pour une union des souvenirs. Mais en fait, tout le monde lui a tourné le dos, en fait. C'est-à

1:02:29
Locuteur

-dire

1:02:29
Présentateur

que son union, c'est zéro. Il y avait M. Dupont-Aignan qui l'avait largué déjà depuis plusieurs mois, avant qu'il avait fini par ne plus vouloir aller sur sa liste, enfin la liste conjointe qu'il devait mener. J'ai jamais entendu beaucoup d'ailleurs les fanatiques de M. Philippot s'exprimer beaucoup sur ce lâchage en race campagne. Après,

1:02:50
Locuteur

on

1:02:50
Présentateur

a eu parmi les groupuscules qui s'étaient reliées à ça, on a eu quand même M. Charles-Henri Gallois, qui avait trahi à l'UPR, avait essayé de tuer le mouvement pour être calife à la place du calife, qui après a créé un mouvement qui s'appelle Génération Frexit. Et puis quand il a vu que ça posait quelques difficultés à se développer, il a laissé tomber le mot Frexit. Donc il a trahi ce qui lui avait fait confiance. Maintenant, c'est un truc sans odeur, du style reprenons les commandes. Et puis après ça,

1:03:19
Locuteur

il

1:03:19
Présentateur

a encore une fois trahi en disant que finalement, il fallait être pour une autre Europe. Et puis après ça, il a encore trahi pour aller au Rassemblement national, après avoir fait un petit détour chez Philippot. Enfin bon, c'est un monsieur qui cumule 4 trahisons déjà à l'âge de 34 ans. Qui a trahi,

1:03:37
Locuteur

trahira.

1:03:38
Présentateur

En attendant, M. Philippot se retrouve là aussi le bec dans l'eau. Voilà. Il semble même que M. Poisson s'est exprimé sur Radio Courtoisie pour expliquer qu'il avait essayé de gratter à la porte du RN et qu'il avait été un peu éconduit.

1:03:54
Locuteur

Alors

1:03:54
Présentateur

il est possible que M. Murer ou M. Philippot lui-même, d'ailleurs, ait été éconduit. On n'en sait rien. Mais les rumeurs parisiennes circulent fermement sur ces questions, comme quoi, en fait, il y a un certain nombre... M. Murer, peut-être, qui est un ancien du FN, et M. Philippot lui-même, qui est aussi un ancien du FN, aurait peut-être gratté à la porte... Voilà. En attendant, il y

1:04:14
Locuteur

a

1:04:14
Présentateur

eu un accord entre Dupont-Aignan et le FN, puisque le RN et Reconquête ne présentent pas de candidat

1:04:23
Locuteur

contre

1:04:23
Présentateur

M. Dupont-Aignan dans sa circonscription de hier. En revanche, LR non-ciotiste, par la personnalité du président du Conseil départemental, se présente contre M. Dupont-Aignan dans cette circonscription. Voilà. Bon, pour le reste, qu

1:04:38
Locuteur

'est

1:04:38
Présentateur

-ce que vous voulez que je vous dise ? Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous savez, comme disait De Gaulle quand il parlait... Quand il part au Liban, là, dans les meilleurs de guerre, il dit « Vers l'Orient compliqué ». Je partais avec des idées simples. Il faut avoir des idées simples. Qui a créé un mouvement politique, le premier,

1:04:57
Locuteur

pour

1:04:57
Présentateur

sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN

1:04:59
Locuteur

? C

1:05:00
Présentateur

'est moi.

1:05:01
Locuteur

C

1:05:01
Présentateur

'était il

1:05:01
Locuteur

y

1:05:01
Présentateur

a 17 ans et demi.

1:05:05
Locuteur

Qui

1:05:05
Présentateur

a fait 95% des analyses sur ces questions, analyses et programmes

1:05:11
Locuteur

? C

1:05:11
Présentateur

'est nous.

1:05:13
Locuteur

Qui,

1:05:15
Présentateur

10 ans après, au lieu de nous rejoindre, a commencé à créer des partis politiques

1:05:21
Locuteur

concurrents pour

1:05:23
Présentateur

qu'il y

1:05:23
Locuteur

en

1:05:23
Présentateur

ait de plus en plus concurrents plutôt que de nous rallier

1:05:26
Locuteur

? C'est

1:05:28
Présentateur

quand même extraordinaire. C'est ça, la vérité.

1:05:30
Locuteur

C

1:05:30
Présentateur

'est quoi le problème, en fait ? C'est quoi le problème

1:05:33
Locuteur

? Pourquoi,

1:05:34
Présentateur

par exemple, M. Murer, quand il a quitté le Rassemblement national, le Front national... Pourquoi il n

1:05:39
Locuteur

'est

1:05:39
Présentateur

pas venu chez nous, d'ailleurs ? Je mets au défi qui compte de nous montrer une seule personne qui aurait adhéré à l'UPR auquel on aurait, d'après les statuts, on a le droit de refuser une adhésion,

1:05:49
Locuteur

qu

1:05:50
Présentateur

'on utilisera d'ailleurs si nécessaire. Mais depuis la création de l'UPR, je crois qu'honnêtement... C'est une décision qui est prise à l'issue d'un bureau politique, etc. Je crois que depuis la création de l'UPR, nous n'avons jamais refusé une adhésion. C'est un mouvement de rassemblement qui, d'ailleurs, rassemble. Je l'ai dit, de droite, de gauche, du centre, d'extrême droite, d'extrême gauche. C'est un mouvement de rassemblement. Donc il y a des gens qui n'ont pas voulu venir,

1:06:15
Locuteur

qui

1:06:16
Présentateur

ont préféré créer leur petit truc dans leur coin.

1:06:19
Locuteur

Et

1:06:19
Présentateur

chacun fait la même chose. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un mouvement qui rassemble contre nous. Non. C'est un éparpillement des voix.

1:06:26
Locuteur

Bon,

1:06:26
Présentateur

c'est tout. C'est tout. Donc là, en fait, c'est lamentable. C'est lamentable. Et après, le plus extraordinaire, c'est qu'on nous reproche à moi

1:06:35
Locuteur

et

1:06:35
Présentateur

à notre bureau politique d'être les diviseurs. Mais enfin, c'est incroyable. C'est vraiment l'inversion accusatoire la plus extraordinaire que j'ai jamais vue. C'est-à-dire que nous avons créé un mouvement qui est bien... Tout le monde est le bienvenu. Et puis au bout de 10 ans, 11 ans, 12 ans, 13 ans, quand on a eu M. Kouzmanovitch, on a eu M.... Là, pour les élections, il y avait M. Lalanne,

1:06:55
Locuteur

il

1:06:55
Présentateur

y avait M. O'Harault, il y avait M. Husson, avec M. Ferreig. Enfin tout le monde y va de son truc. D'ailleurs, personne ne va chez les uns chez les autres. Et c'est moi qui suis le diviseur. C'est à moi qu'on reproche d'être le diviseur. Bon. Maintenant, ça va. Les gens ont à peu près compris, sauf des gens qui sont d'une mauvaise foi. C

1:07:14
Locuteur

'est un

1:07:14
Présentateur

signe. Je rappelle qu'en 2017, j'avais tendu la main... J'avais fait une vidéo que vous trouverez, une vidéo pour tendre la main, pour proposer à M. Philippot de nous rejoindre. Non seulement il n'avait pas répondu, mais en plus de ça, il était allé chez Bourdin 3 mois après pour expliquer qu'il avait créé un parti pour sortir de l'UE le Frexit et qu'il était le seul. Bon.

1:07:34
Locuteur

Voilà.

1:07:34
Présentateur

Et tout le reste est à l'avenant.

1:07:37
Locuteur

Voilà.

1:07:37
Présentateur

Tout ça, c'est pas très important en définitive. Ce qui est important, c'est de maintenir le cap. Et nous, nous maintenons le cap. Voilà. Parce que tous ces petits mouvements qui sont là, finalement,

1:07:48
Locuteur

on

1:07:48
Présentateur

sait plus très bien ce qu'ils veulent. Même par exemple chez M. Kouzmanovitch, on allait voir ce qu'on allait voir. C'était la sortie par la gauche. Et bien en fait, il n'est plus du tout question de sortir de l'UE. Maintenant, si j'ai bien compris, il veut détruire l'UE de l'intérieur. Enfin je sais pas très bien ce que c'est. En attendant,

1:08:08
Locuteur

c

1:08:08
Présentateur

'est dommage, parce que toutes ces personnes auraient pu rallier l'UPR et contribuer à notre force. Mais ça n'est pas le cas. Donc ils ont préféré faire chacun leur truc de leur côté. Bon ben tout ça.

1:08:19
Locuteur

Et tout

1:08:20
Présentateur

ça, finalement, n'aura pas grand intérêt. Il n'aura pas beaucoup de suites, je pense.

1:08:27
Locuteur

— Une

1:08:33
François Asselineau

question de kirghios98. « Bonjour, M. Asselineau. Allez-vous participer à un débat avec les candidats de la 11e circonscription des Français de l'étranger ?

1:08:43
Locuteur

» —

1:08:45
Présentateur

Ah ! Quelle drôle d'idée ! La réponse est non, parce qu'il

1:08:48
Locuteur

n'y a

1:08:48
Présentateur

pas de débat organisé. Vous savez, ces élections... J'insiste sur le fait que la campagne pour les élections se termine vendredi, c'est-à-dire après-demain. C'est-à-dire que quasiment... La campagne a été réduite presque à sa plus simple expression. C'est-à

1:09:06
Locuteur

-dire

1:09:06
Présentateur

que vraiment, on a eu très très peu de temps. Il y

1:09:07
Locuteur

a

1:09:07
Présentateur

des gens qui me disaient «

1:09:08
Locuteur

Est

1:09:08
Présentateur

-ce que vous passerez ?

1:09:09
Locuteur

»,

1:09:09
Présentateur

etc. Mais on n'a pas le temps. J'ai préféré, comme je l'ai dit tout à l'heure, faire des vidéos que je vous demande de relayer, parce qu'elles sont quand même pas mal vues. C'est-à

1:09:17
Locuteur

-dire

1:09:17
Présentateur

celle sur la Russie, la Biélorussie, ce soir... Elle en était... On l'a publié, je crois, hier. Ce soir, elle était à 45 000 vues. Des vidéos, elles sont à 10 000, 15 000 vues, etc. Donc il faut qu'elles soient... C'est important, parce que ce sont des petites collectivités. Il y a 100 000, 115 000, je crois, Français inscrits dans les 49 pays en question. Et il y a eu 21 000 votants. 21 000 votants, c'est vraiment rien du tout. 10 %, c'est 2 100 voix. Voilà. Donc quand je vois que... Alors évidemment, les gens qui regardent les vidéos que je fais, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas Français expatriés. Et tout le monde peut aller les regarder, bien sûr.

Mais il y a aussi des Français expatriés. Et je conseille aussi aux Français expatriés dans cette région de les faire circuler autour d

1:10:06
Locuteur

'eux,

1:10:06
Présentateur

parce que de toute façon, il n

1:10:07
Locuteur

'y

1:10:07
Présentateur

aura pas de débat. On a eu le droit de passer dans quelques médias qui nous ont interrogés.

1:10:13
Locuteur

Et

1:10:13
Présentateur

puis voilà. Donc non. Voilà. Il n

1:10:17
Locuteur

'y

1:10:17
Présentateur

aura pas de débat pour ces élections,

1:10:22
Locuteur

pour

1:10:23
Présentateur

cette élection.

1:10:23
Locuteur

— Une

1:10:27
François Asselineau

question de Rod. Bonsoir, cher président. Peut-on imaginer, une fois élu à la majorité absolue, que le RN ou NFP refuse de gouverner sous la présidence Macron

1:10:38
Locuteur

?

1:10:38
François Asselineau

Pensez-vous qu'ils puissent réclamer la démission de Macron et ainsi nous faire repartir sur une présidentielle ?

1:10:44
Locuteur

—

1:10:45
Présentateur

Alors là,

1:10:45
Locuteur

on

1:10:45
Présentateur

est vraiment... Encore une fois, c'est de la politique fiction. On me demande ce que je dirais, si on me proposait d'entrer au gouvernement de tel ou tel. Maintenant, on nous propose une... L'expérience politique que j'ai,

1:11:01
Locuteur

qui

1:11:02
Présentateur

vaut ce qu'elle vaut, c'est qu

1:11:03
Locuteur

'il

1:11:04
Présentateur

n'est pas certain

1:11:05
Locuteur

qu

1:11:06
Présentateur

'un mouvement politique ayant une majorité de députés à l'Assemblée nationale, ou en tout cas énormément de députés, refuse d'entrer au gouvernement. Je ne pense pas que ça serait très apprécié par l'opinion publique. Les gens qui ont voté se diraient « Ben alors, il faut y aller ». Voilà. Ils auraient le sentiment que ça tergiverserait. Donc déjà, je ne suis pas sûr qu'il y a une partie de l'opinion publique qui approuverait cette espèce de caractère jusqu'au boutiste.

1:11:37
Locuteur

Mais

1:11:37
Présentateur

il y a aussi une partie de l'opinion publique qui désapprouverait, qui dirait « Ben non, c'est pas sérieux. Il faut y aller. Vous avez été élu », etc. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que

1:11:49
Locuteur

l

1:11:50
Présentateur

'expérience politique que j'ai aussi, c'est qu'il y aura toujours quelqu'un qui acceptera d'aller à Matignon. D'ailleurs, si j'ai bien compris, c'est plutôt le trop-plein en ce moment. C'est-à-dire que j'ai vu que... En tout cas à gauche, M. Mélenchon a fait savoir qu'il était disponible pour aller à Matignon. M. Roussel a dit qu'il ne dédaignerait pas la proposition. Mme Clémentine Autain a fait savoir que si elle était sollicitée, elle répondrait favorablement pour être première ministre. Il y a eu... Je sais plus qui d'autre encore. Voilà.

1:12:25
Locuteur

Je

1:12:25
Présentateur

crois Glucksmann ou je sais pas quoi. Donc à gauche, il y a du monde. Bon. À droite, pour l'instant, l'hypothèse que tout le monde a sur les lèvres, c'est Bardella, Premier ministre. Mais enfin, qui sait en définitive ? Puisque M. Bardella,

1:12:38
Locuteur

courageux

1:12:40
Présentateur

mais pas téméraire, qui sait très bien les lacunes qu'il a, il souffre le martyr, même s'il ne le montre pas, quand il est interrogé dans un débat comme hier soir parce qu'il est au bord du précipice, il faut surtout pas qu'il brate un mot de la fiche que McKinsey lui a faite, parce que dès qu'il sort de sa fiche, il sait plus quoi dire. Donc M. Bardella, il a compris quand même qu'il est un peu... Il est quand même pas tout à fait qualifié pour la fonction. C'est normal. Il a 28 ans. Il n

1:13:05
Locuteur

'y a

1:13:05
Présentateur

aucune expérience professionnelle. Il

1:13:07
Locuteur

n'y a

1:13:07
Présentateur

aucune expérience de quelque sujet que ce soit. Bon. Donc M. Bardella a fait savoir qu'il n'accepterait pas d'être Premier ministre s'il n'a pas la majorité absolue. Voyez-vous ça

1:13:16
Locuteur

?

1:13:17
Présentateur

Eh bien ça veut dire que probablement... Donc il ne sera pas Premier ministre, puisque justement, la probabilité...

1:13:22
Locuteur

Je

1:13:22
Présentateur

n'en sais rien. Mais il y

1:13:24
Locuteur

a

1:13:24
Présentateur

quand même beaucoup d'observateurs politiques qui pensent que la probabilité

1:13:27
Locuteur

que

1:13:27
Présentateur

le RN ait la majorité absolue, même avec l'apport de LR, est quand même faible pour les raisons que j'évoquais tout à l'heure des 577 élections différentes.

1:13:37
Locuteur

Donc

1:13:38
Présentateur

M. on pourrait très bien avoir un scénario où le RN plus LR

1:13:42
Locuteur

soit

1:13:43
Présentateur

le groupe le plus important de l'Assemblée nationale sans être majoritaire,

1:13:48
Locuteur

et

1:13:49
Présentateur

qu'il forme donc un groupe minoritaire pour gérer les affaires courantes, un gouvernement minoritaire, où il y aurait un accord tacite avec la Renaissance ou ensemble le parti macroniste et les LR pour ne pas voter la censure pour les laisser avancer. Ça pourrait se produire. Il

1:14:10
Locuteur

faut

1:14:10
Présentateur

quand même aussi... Je voudrais dire un mot. Je commence à être un peu fatigué sur ces histoires de la lutte contre la bête immonde, la lutte contre le RN, il n

1:14:20
Locuteur

'y

1:14:20
Présentateur

a rien de plus important au monde, etc., etc., etc.,

1:14:23
Locuteur

etc.

1:14:24
Présentateur

C'est vraiment se moquer du monde. Je l'ai dit et je le redis. Il y avait dans l'Assemblée sortante deux vice-présidents de l'Assemblée nationale qui étaient du RN, M. Sébastien Chenu et Mme Hélène Laporte. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est pas vrai ? Comme je le dis souvent, c'est vrai. Et comment M. Chenu du RN et Mme Laporte du RN étaient-ils devenus vice-présidents de l'Assemblée nationale auprès de Mme Braun-Pivet

1:14:49
Locuteur

?

1:14:50
Présentateur

C'était pas par l'opération du Saint-Esprit. C'était qu'il y avait eu un vote dans l'hémicycle et les députés macronistes avaient voté pour eux.

1:15:00
Locuteur

C

1:15:00
Présentateur

'est la vérité. Donc maintenant,

1:15:02
Locuteur

on

1:15:02
Présentateur

vient nous expliquer que c'est le combat d'une vie de lutter contre... Non, tout ça,

1:15:07
Locuteur

c

1:15:07
Présentateur

'est vraiment... Moi, j'en ai marre qu'on prenne les Français pour des abrutis. C'est vraiment pénible, en fait. Et qu'il y ait des Français qui gobent ça. Voilà. Donc tout ça pour dire qu'on pourrait envisager... Parce que tout ça,

1:15:19
Locuteur

ce

1:15:19
Présentateur

sont de toute façon des gens qui n'ont absolument aucune conviction. Donc ni dans un camp

1:15:23
Locuteur

ni

1:15:24
Présentateur

dans l'autre. Voilà. Ils sont là pour occuper les places. Et ça sera à qui sera le plus grand larbin de l'oncle Sam, en définitive, oubliera le plus rapidement possible aux oucas de l'oligarchie. On le voit sur l'affaire, par exemple, ukrainienne, comme sur bien d'autres choses. Alors ça veut dire qu'on pourrait imaginer

1:15:40
Locuteur

d

1:15:41
Présentateur

'avoir... Imaginons, le RN plus LR, ils aient 260 députés.

1:15:46
Locuteur

Bon.

1:15:48
Présentateur

Il en manque 30 pour avoir la majorité absolue. Mais par exemple, le groupe du Nouveau Front Populaire, ils aient...

1:15:55
Locuteur

Je

1:15:56
Présentateur

sais pas moi, 180 députés. Donc quand même beaucoup moins.

1:15:59
Locuteur

Et

1:16:00
Présentateur

puis que le restant, ça soit 260 plus 180.

1:16:04
Locuteur

Ça

1:16:05
Présentateur

fait 360.

1:16:06
Locuteur

Ça

1:16:06
Présentateur

fait 440. Ça veut dire qu'il resterait 137 députés pour Horizon, Renaissance, Ensemble, enfin pour le Marais, le truc au centre, là, de Xavier Bertrand, Édouard Philippe, Cazeneuve, etc., Macron, Attal, tout ce petit monde. Voilà. Imaginons ça,

1:16:34
Locuteur

en

1:16:34
Présentateur

fait. C'est une hypothèse qui peut arriver. Dans ce cas-là, on fait comment ? Ben on fait qu'il se trouve qu'à priori, c'est quand même le groupe le plus important, celui du RN-LR, qu'il devrait diriger.

1:16:44
Locuteur

Voilà.

1:16:44
Présentateur

Mais il est minoritaire. Donc à tout instant, les autres peuvent se coaliser pour le faire tomber.

1:16:49
Locuteur

Oui,

1:16:49
Présentateur

sauf que...

1:16:50
Locuteur

Imaginons

1:16:52
Présentateur

que dans ce cas-là, le RN... M. Bardella, ayant dit qu'il ne serait pas Premier ministre, qui ne voudrait pas... Et ce n'était pas digne de lui d'être Premier ministre s'il n'avait pas la majorité absolue,

1:17:04
Locuteur

on

1:17:05
Présentateur

pourrait très bien nous sortir d'un chapeau que, ben finalement, le Premier ministre choisi par Macron en concertation avec le principal groupe, eh ben ça soit M. Ciotti. Voilà. L'ancien président de LR.

1:17:19
Locuteur

Ben

1:17:19
Présentateur

croyez-moi que ça ferait du bruit dans le landerneau, parce que ça veut dire que le Premier ministre serait quelqu'un qui était encore très fréquentable, voici un mois et demi. Donc il y aurait un petit problème. D'autant plus que la nature humaine étant ce qu'elle est, on imagine que peut-être un certain nombre de LR non-ciotistes, d'un seul coup appartenant au LR maintenu, se dirait... Je sais pas... Se dirait qu'il y a quand même une place à prendre. On imagine bien qu'il y

1:17:47
Locuteur

aurait

1:17:47
Présentateur

quelques tamanoirs. Vous savez, les tamanoirs, ce sont ces animaux-là comme des tapirs qui, avec un nez proéminent, essayent de manger des fourmis. Il y aurait bien quelques tamanoirs qui essayaient de renifler un Marocain ministériel pour s'en emparer. Et donc on pourrait très bien avoir une surprise du chef, qui serait un Premier ministre Ciotti avec des gens de LR, des gens du RN, mais les gens style Sébastien Chenu, qui paraît-il du dernier bien et très très copain avec la présidente de l'Assemblée nationale, Mme Broun-Pivet, qui d'ailleurs brûle d'envie d'être reconduite dans ses fonctions. On est dans un système de plus en plus à l'italienne. C'est la comédia dell'arte.

C'est des combinazioni qui échappent aux communes des mortels. Et donc on pourra très bien, à mon avis, avoir un truc comme ça, un truc K1-K1, mais qui marquerait comme... Voilà. C'est une des hypothèses. Il y

1:18:45
Locuteur

a

1:18:45
Présentateur

d'autres hypothèses qui peuvent... Il peut y avoir aussi une partie des LR ciotistes qui quittent le RN, une partie du Nouveau Front populaire qui quitte le Nouveau Front populaire, je le disais tout à l'heure, et qu'on ait une majorité qui se constitue, qui aille de Xavier Bertrand jusqu'à Glucksmann ou François Hollande, avec des... On peut tout... Voilà. Et puis Wauquiez dans tout ça. Enfin

1:19:12
Locuteur

bon... Vous

1:19:14
Présentateur

l'avez compris, je réponds à ces questions, parce que c'est vrai que ça excite un petit peu l'imagination. Les gens se demandent à quelle sauce on va être mangé. Mais

1:19:21
Locuteur

au

1:19:22
Présentateur

fond, tout ça, c'est pas nous. C'est pas l'UPR.

1:19:24
Locuteur

C

1:19:24
Présentateur

'est pas... Nous, on a une vision beaucoup plus lucide de la situation. C'est que tout ça... Pendant ce temps-là, la France continue à s'effondrer. Pendant ce temps-là,

1:19:32
Locuteur

il

1:19:32
Présentateur

y a quelques grands sujets fondamentaux qui sont totalement cachés de la population française. Il n

1:19:37
Locuteur

'y

1:19:37
Présentateur

a pas un mot qui est dit aujourd'hui

1:19:39
Locuteur

sur

1:19:40
Présentateur

la décision qui a été prise hier

1:19:43
Locuteur

de

1:19:43
Présentateur

lancer concrètement les négociations d'adhésion de la Moldavie, je crois, et de l'Ukraine. C'est dingue. Les négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'UE,

1:19:58
Locuteur

dont

1:19:58
Présentateur

je rappelle que la FNSEA a dit que si ça se produisait,

1:20:01
Locuteur

–

1:20:01
Présentateur

ça serait la fin de l'agriculture française

1:20:03
Locuteur

–

1:20:04
Présentateur

a été décidée dans le plus grand silence

1:20:07
Locuteur

à

1:20:08
Présentateur

Bruxelles sans qu'aucun Français n'ait été consulté,

1:20:12
Locuteur

alors

1:20:13
Présentateur

que ça va peut-être potentiellement détruire ce qui reste de notre économie, et nous coûter

1:20:17
Locuteur

des

1:20:18
Présentateur

dizaines de milliards d'euros.

1:20:20
Locuteur

C'est

1:20:21
Présentateur

insensé, insensé, insensé.

1:20:24
Locuteur

Et

1:20:24
Présentateur

puis on a de la même façon... Le grand sujet qui n'est pas abordé, c'est celui de la dette publique. Voilà. La dette est devenue hors contrôle.

1:20:39
Locuteur

Alors

1:20:39
Présentateur

on a des propositions, le programme de LFI, enfin de Front populaire

1:20:45
Locuteur

ou

1:20:46
Présentateur

le programme du Rassemblement national, qui prévoit d'augmenter le déficit. C'est-à-dire qu

1:20:50
Locuteur

'ils

1:20:51
Présentateur

vont entrer en choc frontal avec l'UE, la Commission européenne et la Banque centrale européenne. Et donc s'ils commencent à vouloir impliquer, si tant soit peu, leur programme, eh bien la Banque centrale européenne convoquera tout ce petit monde et puis expliquera au Premier ministre, quel qu'il soit, que s'il fait ça, eh bien la BCE ne rachèdera plus des obligations assimilables du Trésor public français sur le marché secondaire. C

1:21:16
Locuteur

'est

1:21:16
Présentateur

-à-dire une augmentation d'un seul coup.

1:21:18
Locuteur

On

1:21:18
Présentateur

pourrait avoir une explosion des taux d'intérêt sur la dette française. On est tenus par ces histoires. Il faut bien le comprendre.

1:21:23
Locuteur

On

1:21:23
Présentateur

est tenus. Tant qu'on reste dans l'euro, nous sommes tenus, pieds et poings liés. Voilà. Tout ça...

1:21:30
Locuteur

Et

1:21:30
Présentateur

puis on ne parle pas non plus de ce qui se passe en Russie, parce que la situation dégénère. Là aussi, il s'est passé quasiment inaperçu. Mais il y a quand même eu des missiles qui ont frappé des plages en Crimée avec des touristes. C'est une station balnéaire.

1:21:44
Locuteur

Il

1:21:44
Présentateur

y

1:21:44
Locuteur

a

1:21:44
Présentateur

des plages en Crimée, des estivaliers russes. Et je crois qu'il y a eu plusieurs dizaines de morts. Et d'après ce qu'on croit savoir, ce sont des missiles qui ont été tirés par l'Ukraine, mais des missiles qui sont suffisamment compliqués et suffisamment sophistiqués pour qu'il soit impossible qu'ils aient pu être tirés et viser cette cible sans avoir le concours de techniciens très affûtés de l'armée américaine. Donc vous avez vu comme moi, je suppose, que le ministre des Affaires étrangères russe, M. Lavrov,

1:22:19
Locuteur

a

1:22:20
Présentateur

annoncé que ça ne restera pas sans conséquences. Et donc il va y avoir

1:22:23
Locuteur

des

1:22:24
Présentateur

mesures de rétorsion. Lesquelles ? Lesquelles ? On peut très bien avoir, je sais pas moi, une attaque... Imaginez qu'on ait un missile russe qui aille frapper une plage du côté de Long Island avec des dizaines de morts américains. Vous imaginez un petit peu la situation

1:22:40
Locuteur

? Bon.

1:22:41
Présentateur

Tout ça, pendant ce temps-là, on n'en parle pas en France. On ne parle de rien que des petits débats médiocres, en fait, comme ceux auxquels on a assisté hier.

1:22:57
François Asselineau

Une question de Clotilde. Bonsoir, président. Le nombre de procurations a été multiplié par 6, pour l'instant,

1:23:05
Locuteur

pour

1:23:05
François Asselineau

ces élections législatives. Pensez-vous qu'il va bénéficier au nouveau Front populaire

1:23:10
Locuteur

?

1:23:12
Présentateur

Honnêtement, je ne sais pas.

1:23:14
Locuteur

J

1:23:14
Présentateur

'aurais un peu tendance à le penser, parce que j'ai vu que le nouveau Front populaire a créé sur son site un système assez sophistiqué, enfin très automatisé,

1:23:24
Locuteur

pour

1:23:25
Présentateur

avoir des procurations. J'ai vu aussi qu'il y a un truc qui est un peu louche, qui s'appelle Programme Procu, je sais pas quoi, .com ou .fr,

1:23:42
Locuteur

dont

1:23:42
Présentateur

on dit que ça aurait été plus ou moins derrière. Il y aurait ensemble le truc de Macron qui serait derrière cette affaire.

1:23:51
Locuteur

Il

1:23:52
Présentateur

y a des appels que l'on a vus qui sont un peu assourdis par rapport à ce qu'on a vu jadis. Mais il y a quand même des appels au Front républicain, au barrage contre l'extrême droite, etc., etc. Et donc il est possible, en effet, qu'il y ait une mobilisation des gens qui soient peut-être un peu dans les deux camps, mais peut-être un peu plus marqués pour le Front populaire. C'est possible. Je n'en sais rien.

1:24:20
Locuteur

– Une

1:24:27
François Asselineau

question de Christian.

1:24:28
Locuteur

Que

1:24:29
François Asselineau

pensez-vous des personnes qui appellent à la désobéissance et à manifester dans la rue si le RN est élu

1:24:35
Locuteur

?

1:24:35
François Asselineau

Est-ce la fin de la démocratie

1:24:37
Locuteur

?

1:24:37
François Asselineau

Dans quelle démocratie sommes-nous

1:24:39
Locuteur

? – Alors

1:24:41
Présentateur

ça, je suis vraiment d'accord. Je trouve ça absolument choquant et absolument scandaleux.

1:24:48
Locuteur

Parce

1:24:49
Présentateur

que de deux choses, l'une. Soit on est en démocratie, soit on ne l'est pas. Et si un parti arrive au pouvoir parce qu'il a le plus de voix, ben c'est la règle même de la démocratie. Bon. Si ça déplaît à des gens qui ont fait moins de voix, c'est certain que je peux le comprendre. Qu'est-ce que je dirais ? Qu'est-ce qu'on dirait, nous ? Quand on voit à quel point, année après année, les Français, dans leur masse, semblent ne toujours rien comprendre à ce qui est en train d'arriver. Les Français... Il y a énormément de Français qui n'ont toujours pas compris la relation de cause à effet qu'il y a entre notre appartenance à l'UE et les conséquences terribles que ça entraîne.

1:25:31
Locuteur

Ils

1:25:31
Présentateur

n'ont toujours pas compris. Et quand ils commencent à le comprendre, ils disent « Oui, mais non, on n

1:25:35
Locuteur

'en

1:25:35
Présentateur

fera qu'à notre tête ». Ils n'ont toujours pas compris le pouvoir de la Cour de justice de l'UE. Ils n'ont toujours pas compris

1:25:41
Locuteur

le

1:25:42
Présentateur

pouvoir des autres États qui ne laisseront pas violer les traités. Ils n'ont toujours pas compris le rôle de la Banque centrale européenne qui pourrait d'un seul coup, d'un seul, balancer la France dans le fossé et dans la faillite. Voilà. Donc nous sommes en liberté surveillée dans ce cadre européen.

1:25:59
Locuteur

Donc

1:25:59
Présentateur

là, c'est triste. Donc s'il y a bien des gens qui sont tristes, c'est nous, c'est tous les gens qui me font confiance et qui nous font confiance. On a le sentiment qu'année après année, les Français s'enfoncent et s'enfoncent et n'arrivent toujours pas à comprendre la source de leurs problèmes. Voilà. Mais pour autant, on n'appelle pas à la sédition. Parce que là, moi, j'ai vu en effet des déclarations. Alors le syndicat de la magistrature, il y a aussi des syndicats de profs, des gens comme ça, qui annoncent qu'ils ne respecteront pas, ils vont faire une grève générale. Je crois que c'est Mme Manon Aubry qui a évoqué une grève générale. Mais c'est quoi, ça ?

Parce que là, c'est un vrai problème. D'ailleurs, c'est attisé, comme je le disais tout à l'heure, par Macron, qui dit qu'il

1:26:47
Locuteur

y a

1:26:47
Présentateur

un risque de guerre civile. Enfin ça va pas la tête.

1:26:50
Locuteur

C

1:26:50
Présentateur

'est-à-dire que je pense que... D'ailleurs, il semble, d'après les rumeurs qui circulent en Paris, que les services des renseignements généraux... Enfin ce qui a succédé aux renseignements généraux, qu

1:27:04
Locuteur

'il

1:27:05
Présentateur

y a un ministère de

1:27:07
Locuteur

l

1:27:07
Présentateur

'Intérieur, on est inquiet des risques de débordement, de violence, etc., etc. Alors ça, c'est pas bien. Parce que ça veut dire que c'est le principe même du vivre ensemble en France qui serait atteint. C'est-à-dire qu'on aurait des gens qui n'accepteraient pas le verdict du suffrage universel.

1:27:27
Locuteur

Alors

1:27:27
Présentateur

ce verdict du suffrage universel,

1:27:29
Locuteur

nous,

1:27:30
Présentateur

on l'accepte contraint et forcé, parce que c'est la loi et parce que nous sommes républicains. Pourtant, il y aurait beaucoup de choses à dire, puisque j'estime que nous ne sommes plus en démocratie. En fait, nous sommes dans une démocratie de façade. Il suffit de regarder les temps de parole qui sont accordés, notamment aux élections européennes. Voilà, tout est dit. Encore une fois, ça m'agace aussi de voir des gens qui disent « Voilà, faudrait vous remettre en cause », etc., etc. Mais

1:27:57
Locuteur

ces

1:27:57
Présentateur

gens n'ont toujours pas compris que lorsque vous avez 0% du temps de parole, vous pouvez pas faire des miracles à 0,6%. Mais il y a des gens qui n'ont toujours pas compris. Voilà. Les gens n'ont toujours pas compris que si Bardella, il est là où il est. C'est pas pour ses qualités personnelles. C'est parce qu'il a été choisi par l'oligarchie et qu'il a eu droit à 32% dans les médias, 32% dans les sondages. Il a été poussé, poussé, poussé, poussé. Voilà. Alors voilà ce que j'ai à dire. Personnellement,

1:28:24
Locuteur

je

1:28:26
Présentateur

trouve ça très inquiétant. Et je trouve que le rôle du président de la République devrait être de dire que quel que soit le résultat des élections, eh bien il sera respecté. Alors sauf à ce qu'on nous explique et qu'on nous découvre ensuite que les élections ont été truquées. Il y a aussi beaucoup de rumeurs qui circulent sur le sujet. Je voudrais d'ailleurs répondre à ça aussi. Parce que j'ai vu les réseaux sociaux. Je reçois des courriers. Des gens qui disent « M. Asselineau, c'est scandaleux. Vous ne dénoncez pas la fraude électorale qu'il y a eue. C'est la preuve qu'en fait, vous êtes un agent du système ».

J'ai même vu des gens qui disent « Vous avez dû négocier ça avec Darmanin pour que Darmanin rembourse les frais ».

1:29:02
Locuteur

Non,

1:29:04
Présentateur

ça va vraiment. Non, ça va pas du tout. Il y a quand même des lois. Bon, même si elles sont piétinées, quand même, le corpus législatif continue d'exister. Donc on n

1:29:14
Locuteur

'a

1:29:14
Présentateur

rien négocié du tout avec qui que ce soit. Et si... Il y

1:29:18
Locuteur

a

1:29:18
Présentateur

des gens qui disent qu'il faudrait que je porte plainte pour les résultats des élections européennes. Mais je le dis à toute personne qui me disent ça. Mais portez plainte vous-même. Tout le monde peut porter plainte. Simplement, quand vous porterez plainte, on vous demandera d'apporter des preuves.

1:29:29
Locuteur

Ah ! C

1:29:30
Présentateur

'est ça, le truc.

1:29:31
Locuteur

C

1:29:32
Présentateur

'est pas des « on dit ». C'est pas des trucs du style « j'ai vu que ». Non, c'est des preuves. Voilà. Ce que nous, on sait... J'en règle cette question. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Mais j'y reviens, parce que je vois que ça continue de circuler sur les réseaux sociaux. Lors des élections européennes, lors du dimanche, nous avons envoyé... Non pas 500 comme je le pensais, mais 700. Il y avait 700 militants dans 700 bureaux de vote en France et Outre-mer. 700. Il va falloir l'écrire en lettres d'or.

700 militants dans 700 bureaux de vote qui ont regardé l'ouverture des urnes, qui ont vu les paquets sortir, qui ont suivi du regard de pas à pas ce qu'allait devenir ce paquet, il y a l'ouverture. Et ils ont constaté... 700 personnes ont constaté dans toute la France que nous avions des scores modestes, voire très modestes. Voilà. C'est-à-dire que dans certains villages,

1:30:28
Locuteur

il

1:30:28
Présentateur

y avait 2% des... Mais il y

1:30:31
Locuteur

en

1:30:31
Présentateur

avait 2. Il y en avait pas 15. Hélas, j'aurais bien aimé qu'il y en ait 15.

1:30:37
Locuteur

Mais

1:30:37
Présentateur

moi, je suis pas là pour accréditer les fantasmes, les fake news, les rumeurs, etc. Non ! Le problème numéro 1 auquel nous nous sommes confrontés, c'est la discordance qu'il y a eu entre le capital de sympathie que nous suscitons, qui est de plus en plus important. Nous sommes de plus en plus suivis. Ça, c'est exact.

1:30:59
Locuteur

De

1:30:59
Présentateur

plus en plus de gens considèrent que ce que nous disons est vrai. Et c'est pour ça que notre mouvement se porte bien. Et qu'on a quand même réussi ce petit tour de force de lever 1 300 000 € dans la conjoncture actuelle. Ça n'est pas si facile que ça, je peux vous le dire. Donc on a suscité... On suscite de la sympathie. Mais malheureusement, pour l'instant, ça ne va pas jusqu'à mettre un bulletin dans l'urne pour les raisons que j'ai expliquées. Puisqu

1:31:25
Locuteur

'il

1:31:26
Présentateur

y a énormément de gens à qui on a mis dans la tête que le vote utile,

1:31:30
Locuteur

c

1:31:30
Présentateur

'était justement de ne pas voter pour l'UPR. Voilà. Et que le vote utile, c'était de voter Bardella. Enfin, il va falloir le lire sur tous les tons. C'est comme ça. D'ailleurs, on a noté pour ces résultats aux européennes que plus

1:31:43
Locuteur

les

1:31:44
Présentateur

urnes étaient loin de Paris et des grandes villes, et plus on faisait des... Plus nos scores étaient... Meilleurs étaient nos scores. Voilà. C'est-à-dire qu'on a fait 3,3% dans la 11e circonscription des Français établis à l'étranger. On a fait 3,8% en Guyane, 3,5% je crois en Martinique. Et à l'intérieur de la France métropolitaine, ce sont souvent dans des villages ruraux, voire de montagne, avec des territoires qu'on a fait des scores un peu supérieurs à notre moyenne, qui étaient de l'ordre de 2-2,5%. Voilà.

En revanche, c'est dans les grandes villes où on a eu des déconvenus, peut-être parce que dans les grandes villes, les électeurs ont été sensibles, plus sensibles qu'ailleurs, au match qui a été instrumentalisé par les médias, le match Bardella-Macron ou bien Aubry-Bardella, etc. C'est comme ça que ça s'est passé. Voilà. Alors donc... Voilà. Je ne sais plus. La question,

1:32:37
Locuteur

c

1:32:37
Présentateur

'était ça. Il

1:32:38
Locuteur

y

1:32:38
Présentateur

avait quoi à la fin de la question ? — Vous pensez que les personnes qui

1:32:40
François Asselineau

avaient

1:32:40
Locuteur

la désobéissance civile ?

1:32:42
Présentateur

— Oui. Alors la désobéissance civile, mais moi, non, je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord. Je pense que c'est une manœuvre... En bon français, ça s'appelle une manœuvre séditieuse. Ce sont des gens qui ne respectent pas le suffrage universel. Voilà. Donc il faut respecter le suffrage universel. Voilà. Et puis je rappelle aussi que si le Rassemblement national arrivait au pouvoir... Enfin de deux choses. Soit c'est un mouvement antirépublicain. À ce moment-là,

1:33:09
Locuteur

il

1:33:09
Présentateur

doit être dissous. D'ailleurs, j'ai vu que le ministère de l'Intérieur a dissous aujourd'hui, je crois, deux groupuscules d'extrême-droite, notamment le GUD, cher au cœur de l'inénarrable Nathalie Loiseau, puisque Nathalie Loiseau avait commencé sa brillante carrière politique en adhérent au GUD, qui est un mouvement d'extrême-extrême-droite. Bon. Eh

1:33:30
Locuteur

bien

1:33:30
Présentateur

ce truc a été dissous. Donc si le Rassemblement national est un mouvement antirépublicain, il

1:33:36
Locuteur

faut

1:33:36
Présentateur

le dissoudre. Mais s'il n'est pas

1:33:37
Locuteur

dissous...

1:33:39
Présentateur

Et d'ailleurs, objectivement, enfin, qu'il y ait des propos, ici ou là, qui soient scandaleux, c'est une chose.

1:33:45
Locuteur

On

1:33:45
Présentateur

en trouve d'ailleurs ailleurs. Mais le Rassemblement national... Enfin je ne

1:33:49
Locuteur

suis

1:33:49
Présentateur

pas là pour défendre le Rassemblement national. Moi, je ne suis pas au Rassemblement national. Je le critique sur bien d'autres aspects.

1:33:56
Locuteur

Mais

1:33:56
Présentateur

le Rassemblement national, il gère des municipalités. Il n'y

1:34:00
Locuteur

a

1:34:00
Présentateur

pas eu des trucs inimaginables, en fait, qui se soient passés. Il y a quand même des lois en France, une constitution et puis tout un appareil juridique. Donc voilà. Donc je suis...

1:34:11
Locuteur

Je

1:34:12
Présentateur

trouve que ça n'est pas bien, parce que ça ne peut qu'entretenir un climat de guerre civile, ce qui semble réjouir Macron.

1:34:25
Locuteur

—

1:34:25
François Asselineau

Une question de Salima. Bonjour à vous. Je n'ai nullement envie de voter pour l'une des 3 listes. Je voudrais voter blanc. Est-ce différent d'une abstention ? Bien cordialement.

1:34:39
Locuteur

— Alors... D

1:34:41
Présentateur

'abord, il y a plus que 3 listes. Ça dépend. Il y a 577 circonscriptions. Voilà. Donc il y

1:34:46
Locuteur

a

1:34:46
Présentateur

des circonscriptions.

1:34:47
Locuteur

Je

1:34:47
Présentateur

crois que, par exemple, on m'a dit que dans la Loire, je crois, ou dans la Haute-Loire, il

1:34:52
Locuteur

y

1:34:52
Présentateur

a une circonscription où il n'y a que 4 candidats.

1:34:54
Locuteur

Et

1:34:54
Présentateur

puis il y en a d'autres où il y a une pléthore de candidats. Hélas, d'ailleurs, dans celle où je suis, où il y a 15 candidats. Donc bon, en gros, il y a souvent 7-8 candidats. Là, vous avez quand même un petit peu de choix.

1:35:03
Locuteur

Pour

1:35:04
Présentateur

répondre à la question, il y a l'abstention qui est une chose. Et le fait d'aller voter qu'en est une autre. Si vous n'allez pas voter du tout, vous êtes considéré comme abstentionniste. Et donc

1:35:18
Locuteur

ça

1:35:19
Présentateur

affecte le résultat. Parce que quelqu'un qui est élu, mais s'il y a une abstention de 50%,

1:35:27
Locuteur

c

1:35:28
Présentateur

'est quand même pas très brillant. Et ça jette une ombre. Ça jette une tâche sur les résultats.

1:35:36
Locuteur

En

1:35:37
Présentateur

revanche, si vous allez voter, et si quand vous votez, vous votez nul

1:35:42
Locuteur

ou

1:35:43
Présentateur

blanc...

1:35:43
Locuteur

Alors

1:35:44
Présentateur

la différence, c'est quoi ? Blanc, c'est blanc. C'est un petit carré blanc, tout simple. Dès que ça n

1:35:49
Locuteur

'est

1:35:49
Présentateur

plus un petit carré blanc, c'est un vote nul.

1:35:51
Locuteur

C

1:35:51
Présentateur

'est-à-dire si, par exemple, vous mettez un truc du style Frexit, par exemple, vous pouvez le faire. Vous pouvez mettre le bulletin de vote des européennes pour que ça fasse genre au moment du dépouillement. Ça sera considéré comme un vote nul. Vous pouvez aussi mettre, par exemple, j'ai pas un truc du style Macron et puis barré en disant Macron démission. Ça sera considéré comme un vote nul. Ça impressionnera même pas. Ça sera noté dans le procès verbal lors du dépouillement. Mais si vous votez blanc ou si vous votez nul, à ce moment-là, eh bien votre vote sera considéré comme un suffrage qui nul,

1:36:32
Locuteur

comme un suffrage qui n

1:36:32
Présentateur

'a pas été exprimé. Mais ils ne seront pas comptabilisés.

1:36:37
Locuteur

Ce

1:36:38
Présentateur

qui distingue

1:36:38
Locuteur

le

1:36:39
Présentateur

système français de d'autres pays, par exemple en Suède, je crois, ou en Uruguay, le vote blanc

1:36:46
Locuteur

est

1:36:48
Présentateur

comptabilisé comme un vote exprimé.

1:36:50
Locuteur

Donc

1:36:51
Présentateur

par exemple, ça veut dire qu'en Suède ou en Uruguay, vous avez 7 candidats. Vous allez avoir les 7 candidats avec un pourcentage et le vote blanc avec son pourcentage.

1:37:02
Locuteur

Et

1:37:03
Présentateur

c'est là-dessus que ça sera comptabilisé avec 100%.

1:37:06
Locuteur

Alors

1:37:07
Présentateur

qu'en France, les 100% ne seront que les suffrages réellement exprimés, c'est-à

1:37:13
Locuteur

-dire

1:37:13
Présentateur

que le vote blanc disparaît. Je sais pas si vous comprenez ce que ça veut dire. Ça a comme effet que... Je crois que c'est en Uruguay. Il y a cette loi qui permet si, par exemple, il y avait une majorité de vote blanc, l'élection est annulée, doit être reconduite et avec les personnes qui se sont présentées ont l'interdiction de se représenter.

1:37:32
Locuteur

C

1:37:33
Présentateur

'était d'ailleurs un système que j'avais proposé pour nous en France dont on pourrait s'inspirer. C'est de permettre un vote blanc qui permettrait aux Français, par exemple, face à une alternative qui ne supporte pas d'aller voter blanc. Et s'il y avait une majorité de vote blanc, l'élection est annulée. Ça serait quand même pas mal. Enfin moi, c'est une proposition de l'UPR qu'on avait proposée. Je me permets de le dire, puisqu'il y

1:37:55
Locuteur

a

1:37:55
Présentateur

des gens qui disent qu'on ne fait rien, qu'ils sont tout simplement pas allés voir notre programme. Donc dans notre programme, on a l'idée d'avoir un système de vote blanc pleinement opérationnel, comme on le dit. Voilà. Alors ça n'est pas le cas en France. Donc ça veut dire que si vous votez blanc

1:38:14
Locuteur

ou

1:38:15
Présentateur

si vous votez nul,

1:38:17
Locuteur

en

1:38:17
Présentateur

fait,

1:38:18
Locuteur

à

1:38:18
Présentateur

mon avis, c'est vraiment pas bien, parce que vous augmentez la participation,

1:38:24
Locuteur

vous

1:38:25
Présentateur

faites diminuer l'abstention, puisque j'ai dit qu'à partir du moment où vous êtes allé poser un bulletin dans l'UPR, vous êtes considéré comme ayant voté. Donc la participation augmente et l'abstention diminue.

1:38:35
Locuteur

Mais

1:38:36
Présentateur

ensuite, votre vote disparaît dans les comptes et donc il n'apparaît nulle part, en fait. Donc à mon avis, c'est pas la bonne solution. À mon avis, c'est le meilleur des choses. Si vous, par exemple, vous rejetez

1:38:47
Locuteur

un

1:38:48
Présentateur

scrutin, il vaut mieux s'abstenir, parce que s'il y a, je sais pas, s'il y a, mettons, 55% d'abstention, ça affecte quand même la légitimité du résultat final. Voilà. Maintenant,

1:39:00
Locuteur

c

1:39:01
Présentateur

'est toujours un peu délicat de conseiller de s'abstenir, parce qu'il y

1:39:03
Locuteur

a

1:39:03
Présentateur

toujours des gens qui disent « Mais quand même, c'est un droit que nos aïeux ont obtenu de haute lutte », ce qui n'est d'ailleurs pas tellement vrai, « ont obtenu de haute lutte

1:39:11
Locuteur

»,

1:39:11
Présentateur

etc. C'est très important de maintenir. C'est un discours que je peux comprendre.

1:39:16
Locuteur

C

1:39:16
Présentateur

'est quand même une défaite de conseiller d'abstention. Donc à ce moment-là, vous allez voter. Là, vous votez soit blanc, soit,

1:39:23
Locuteur

si

1:39:23
Présentateur

vous voulez vous faire plaisir, vous mettez, voilà, UPR, Frexit, voilà. Mais ça ne comptera pour rien. Et ça aura pour effet d'augmenter un petit peu la légitimité de celui qui sera eu en définitive.

1:39:47
Locuteur

—

1:39:47
François Asselineau

Une question de Odile. Bonsoir, M. Asselineau. Suite à votre rencontre avec des personnes de l'OSCE en mai, avez-vous obtenu une analyse, une étude, une réponse ? Et si oui, de quel ordre ?

1:39:59
Locuteur

Je

1:40:00
François Asselineau

vous souhaite d'obtenir un franc succès dans ce nouveau défi des législatives.

1:40:05
Locuteur

— C

1:40:06
Présentateur

'est gentil pour

1:40:07
Locuteur

ce

1:40:09
Présentateur

souhait.

1:40:10
Locuteur

J

1:40:11
Présentateur

'espère en effet que nous allons... Je suis toujours... Il y a en moi toujours quelque chose d'un petit peu idéaliste, c'est-à-dire de ne pas s'avouer battu. Quand on tombe du cheval, de remonter tout de suite. Et donc effectivement, nous nous battons pour essayer de faire le meilleur score possible aux élections... Dans cette élection législative qui pourrait prendre valeur

1:40:35
Locuteur

de

1:40:35
Présentateur

symbole. Parce que si on fait quand même un beau score, être élu, ça sera quand même difficile. Mais rien n'est exclu compte tenu

1:40:41
Locuteur

du

1:40:42
Présentateur

fait que... Voilà. C'est pas du tout la même chose que les élections européennes. Mais si on faisait un score significatif, ça changerait un petit peu le panorama. Parce que j'ai oublié de le préciser tout à l'heure. L'intérêt de se présenter auprès des Français de l'étranger, c'est qu'ils sont moins esclaves des médias nationaux. On a affaire... Les Français établis à l'étranger, ils regardent éventuellement un petit peu les médias nationaux. Enfin ils écoutent pas spécialement France Inter ou je sais pas quoi. Ils sont beaucoup plus sur Internet. Et puis ils regardent les médias locaux. Et puis ils ont une vision stéréoscopique de la situation. Ils voient la France de loin.

Ils voient qu'elle se dégringole. Donc les Français qui sont à l'étranger ont une vision plus aiguë peut-être des manipulations médiatiques. Ça sera donc intéressant de voir ce que, dans un public de cette nature, nous faisons. Donc ça, c'est pour le souhait. J'espère effectivement que nous allons augmenter notre score,

1:41:41
Locuteur

qu

1:41:41
Présentateur

'on pourra avoir un score sympathique. Voilà. C'était la question... Ah oui, l'OSCE. Oui, j'avais oublié. Mais l'OSCE, non. Nous n'avons aucune information. Alors on attend un petit peu. Il nous avait dit qu'il ferait un rapport très rapidement après les élections européennes.

1:42:05
Locuteur

Pour

1:42:06
Présentateur

l'instant, on est comme serein. On n'a rien vu venir. On va essayer de voir si ça sort. Évidemment, on vous tiendra informés. On avait cru comprendre que de toute façon, il ne ferait pas un rapport pays par pays. Ça sera plutôt une espèce de coupe horizontale sur les élections. Voilà. En attendant... Eh bien attendons.

1:42:26
Locuteur

Et

1:42:26
Présentateur

puis attendons.

1:42:28
Locuteur

— Une

1:42:33
François Asselineau

question de Sébastien. Bonsoir, président. Comment expliquer que le NPA parvienne à financer et à envoyer autant de professions de foi et de bulletins pour les législatives alors qu'il ne fait

1:42:44
Locuteur

que

1:42:45
François Asselineau

des résultats modestes

1:42:47
Locuteur

et

1:42:47
François Asselineau

que ces frais ne sont pas remboursés et que ce parti dit lui-même ne pas vouloir exercer le pouvoir

1:42:53
Locuteur

? C

1:42:57
Présentateur

'est une bonne question qui pourrait d'ailleurs être posée à d'autres, qui pourrait être posée aussi à lutte ouvrière.

1:43:03
Locuteur

J

1:43:03
Présentateur

'ai noté quand même que lutte ouvrière, au moment des élections européennes, avait partout des bulletins de vote, avait envoyé par la poste les bulletins de vote, plus les professions de foi. Ça veut donc dire que lutte ouvrière a sorti quand même au moins peut-être 1,8 million ou 2 millions d'euros

1:43:22
Locuteur

pour

1:43:24
Présentateur

ne jamais être remboursés. Bon. Donc c'est vrai que ça fait partie de ces choses. Alors

1:43:30
Locuteur

je

1:43:30
Présentateur

suis suffisamment occupé par d'autres choses pour... Mais ce qui est exact, c'est qu'on peut se poser des questions sur ce qui se cache derrière. Vous savez que lutte ouvrière est un mystère enveloppé d'une énigme, pour paraphraser Winston Churchill quand il parlait de l'URSS. Voilà. À l'origine de lutte ouvrière, il y a quand même un milliardaire un peu secret. Vous savez qu'ils ont atteint un château

1:43:52
Locuteur

dans

1:43:53
Présentateur

le Val d'Oise où ils se tiennent les journées de lutte ouvrière. Ça doit être ces jours-ci d'ailleurs. Au moment de la fête de lutte ouvrière, c'est une période estivale. Donc ils ont des moyens financiers.

1:44:07
Locuteur

C

1:44:07
Présentateur

'est quand même un parti qui a un château, enfin, avec un grand parc où ils organisent la fête de lutte ouvrière. Voilà.

1:44:15
Locuteur

En

1:44:15
Présentateur

plus de ça, ils n

1:44:16
Locuteur

'ont

1:44:16
Présentateur

quasiment que très très très peu d'élus. Parce qu'on pourrait concevoir

1:44:20
Locuteur

qu

1:44:21
Présentateur

'il y ait notamment... C'était le cas du Parti communiste jadis. Ils avaient beaucoup d'élus, des députés, des sénateurs, des conseillers généraux, des élus municipaux. Et donc le Parti communiste de la grande époque taxait de façon significative leurs élus qui devaient donner une partie de leurs indemnités de fonction au Parti. Donc le Parti communiste avait ses sources de financement.

1:44:47
Locuteur

Il

1:44:48
Présentateur

semble par ailleurs qu'il y avait des financements avec des valises... Alors là, c'était pas les valises de Poutine. Il semble qu'il y avait des valises qui étaient fournies de temps en temps par le Kremlin à la grande époque, dans les années 50 et 60. Il y avait un type qui s'appelait... Le nom va me revenir... Qui était un membre du bureau politique, je crois, du Parti communiste français qui était un petit peu chargé, justement, de faire ses déplacements à Moscou. Donc c'était un parti inféodé à Moscou. Voilà. Donc il y avait une rigueur dans le Parti communiste, notamment chez les élus. Alors là, je ne sais pas.

Je ne sais pas comment ils font lutte ouvrière ou le NPA pour avoir de l'argent. Je ne sais pas. Enfin comme le NPA est un parti trotskiste, ça veut tout dire. Trotskiste, c'est quand même très particulier. Voilà. Je ne sais pas.

1:45:50
Locuteur

— Une

1:45:58
François Asselineau

question de Michel. — Bonjour, président. Étant donné l'incompétence et l'inculture de nos politiciens d'aujourd'hui, comment pourriez-vous former un gouvernement en cas de victoire aux présidentielles de 2027

1:46:10
Locuteur

? Où

1:46:11
François Asselineau

trouveriez-vous des gens compétents aux sociétés civiles, aux fonctionnaires, autres ?

1:46:16
Locuteur

Et

1:46:17
François Asselineau

avez-vous des personnalités en vue dans un coin de votre tête

1:46:20
Locuteur

? Bonne

1:46:22
François Asselineau

chance pour les législatives.

1:46:25
Locuteur

—

1:46:26
Présentateur

Encore une fois, là aussi, on est dans la politique fiction. D'abord,

1:46:30
Locuteur

on

1:46:30
Présentateur

n

1:46:31
Locuteur

'est

1:46:31
Présentateur

pas sûr, finalement, que l'élection présidentielle aura lieu en 2027.

1:46:34
Locuteur

Il

1:46:34
Présentateur

pourrait y avoir... Je pense qu'on est entré dans le poteau noir, comme on dit dans Marine.

1:46:41
Locuteur

C

1:46:41
Présentateur

'est-à-dire dans une espèce d'un avis d'ouragan. Là, on est quand même au bord d'une séquence. On sait pas ce qui va se passer. Tous les ingrédients se mettent en place pour avoir une tempête de force dix en matière... Non seulement en matière politique, mais économique, monétaire, financière.

1:47:00
Locuteur

Enfin

1:47:00
Présentateur

c'est très très difficile. Peut-être que Macron ne va pas pouvoir résister encore longtemps à la pression, à la démission. Parce que comme je le disais tout à l'heure, il y

1:47:11
Locuteur

a

1:47:11
Présentateur

quand même beaucoup de ses proches, maintenant, qui n'en peuvent plus du personnage. Donc il a été lâché par beaucoup, beaucoup de gens. Il n'est pas du tout dans la même position que Mitterrand, par exemple, en 1986 ou même en 1993. Parce que Mitterrand, en 1986, gardait une assise quand même de popularité qui avait été écornée de 1981 à 1986.

1:47:38
Locuteur

Il

1:47:38
Présentateur

y a eu beaucoup, beaucoup de déçus, notamment avec la politique de rigueur imposée par Bruxelles déjà et donc à Laurent Fabius. Mais il y avait encore du répondant. Et puis Mitterrand, c'était Mitterrand. Moi, je l'ai un peu connu. Quand j'avais le gouvernement de cohabitation, j'avais accompagné Mitterrand

1:47:57
Locuteur

en

1:47:57
Présentateur

Corée et au Kazakhstan. J'aimerais d'ailleurs consacrer une petite vidéo sur le sujet, puisque c'est les pays de la 11e circonscription. Mais Mitterrand,

1:48:05
Locuteur

c

1:48:05
Présentateur

'était quand même qu'on l'aime ou qu

1:48:06
Locuteur

'on

1:48:06
Présentateur

l'aime pas. C'était quand même quelqu'un... D'abord,

1:48:09
Locuteur

c

1:48:09
Présentateur

'était quelqu'un très érudite, un fin-lettré. Et puis c'était un renard. Enfin il avait quelque chose de Machiavel. Donc il avait des ressources en lui qui étaient... Alors que Macron, c'est une fausse valeur. Enfin c'est vraiment quelqu'un

1:48:24
Locuteur

dont

1:48:25
Présentateur

on a vanté l'immense intelligence à tort. C'est pas du tout quelqu'un de supérieurement intelligent. Genre j'ai vu d'ailleurs Pascal Praud, là, sur CNews, qui a dit... Je l

1:48:34
Locuteur

'ai

1:48:34
Présentateur

trouvé ça incroyable. Il a dit que finalement, en fait, Macron n'était pas fait pour être président de la République. Alors ça, je trouve ça extraordinaire, parce que qui, sinon les médias, nous ont expliqué pendant un an et demi que c'était le Jupiter, le génie, le Mozart de la finance, etc. Donc voilà. Alors pour revenir à la question, parce que je voudrais pas noyer la question, c'est qu'on ne sait pas d'abord si l'élection a lieu en 2027. Ça,

1:48:58
Locuteur

c

1:48:58
Présentateur

'est le premier point. Le deuxième point, c'est que

1:49:02
Locuteur

lorsqu

1:49:04
Présentateur

'un parti se rapproche du pouvoir, il suscite souvent bien des convoitises. Et donc il attire les gens. Voilà. C'est d'ailleurs là aussi dommage que les gens qui disent « Ça sert à rien. C'était inutile de voter pour l'UPR parce qu'il aurait pas eu de député ». D'abord, on n'en sait rien. Mais ça aurait été utile de dépasser 3% parce qu'on aurait eu de l'argent. On aurait eu le remboursement de nos dépenses. Mais en plus de ça, ça aurait montré une dynamique qui aurait pu attirer de nouveaux talents. Voilà. L'avantage de l'UPR par rapport à d'autres, c'est qu'à l'évidence, on voit bien que le RN a quand même du mal à attirer des grands talents. Voilà. Ils en attirent un petit peu.

Mais bon, c'est un parti qui draine derrière lui une telle image

1:49:50
Locuteur

depuis

1:49:51
Présentateur

si longtemps qu'il y a quand même beaucoup de gens qui hésitent à s'engager là-dedans, sauf alors des rastignaques de province qui espèrent avoir un strapontin de secrétaire d'État, je sais pas moi, aux anciens combattants ou un truc comme ça. Enfin quelque chose qui soit... Mais il est difficile d'attirer. Alors que notre mouvement politique, nous avons à l'UPR des gens formidables.

1:50:19
Locuteur

On

1:50:20
Présentateur

les montre pas trop. Pourquoi ? Parce que la plupart ne le souhaitent pas.

1:50:27
Locuteur

On

1:50:27
Présentateur

a des diplômés de l'enseignement supérieur. On a des personnes qui travaillent dans la banque, qui travaillent

1:50:35
Locuteur

dans

1:50:36
Présentateur

des entreprises, qui travaillent dans des organismes publics, dans des organismes de recherche, dans des ministères, dans la fonction publique. On a des personnalités qui...

1:50:50
Locuteur

Mais

1:50:52
Présentateur

c'est encore frappé d'opprembre. Et donc souvent, ils ne souhaitent pas être mis en avant. Mais pour autant, c'est des gens qui travaillent dans l'ombre. Donc si vous voulez, il y a des personnes de qualité à l'UPR. Et si au cours des années qui viennent...

1:51:13
Locuteur

Et

1:51:13
Présentateur

ça peut aller très vite, parce qu'il est possible... C'est souvent ça. Il y a des accélérations dans l'histoire. Souvent, l'histoire, elle est très lente. On a l'impression que rien ne se passe. En fait, il

1:51:22
Locuteur

y a

1:51:22
Présentateur

des phénomènes souterrains qui se déroulent. Et puis d'un seul coup, l'histoire peut connaître une accélération formidable. Il n'est pas exclu, par exemple, que tout s'effondre dans les mois qui viennent,

1:51:31
Locuteur

et

1:51:31
Présentateur

qu'on efface une crise financière absolument majeure, et que la France même soit contrainte de sortir de l'euro manu militari par les Allemands et par les... C'est possible. C'est possible. À ce moment-là, il y aura des gens qui disent « Ah mince, alors qu'est-ce qu'on fait », etc. Et là, on aura besoin d'avoir des gens compétents, des gens qui aient de la bouteille, des gens qui sachent un petit peu. Pareil s'il y avait un conflit généralisé avec la Russie ou avec la Chine. Alors on aurait besoin d'avoir autre chose que ces journées. Ou pour une crise financière de première magnitude, on a autre chose que d'avoir M. Bruno Le Maire. Voilà. Et puis les Français, à ce moment-là, se diraient «

1:52:07
Locuteur

Mais

1:52:07
Présentateur

en fait, ils nous ont tous mentis, tous sauf un ».

1:52:10
Locuteur

Parce

1:52:11
Présentateur

que nous, on n'a jamais menti. Parce que contrairement à ce que j'ai vu, il

1:52:14
Locuteur

y a

1:52:14
Présentateur

des gens qui... Je crois que c'était M. et M., enfin, ça n'a même pas la peine d'en parler. Mais nous, nous sommes... Nous avons toujours dit, depuis 17 ans et demi, la même chose. Là, on est d'une fidélité parfaite, en fait, à la charte fondatrice depuis 17 ans et demi. Et puis nos analystes sont les bonnes. Voilà. Et ça,

1:52:33
Locuteur

il

1:52:33
Présentateur

y a de plus en plus de gens qui nous le disent. C'est affreux. Les gens les mêmes qui me disent « Ah non, j'ai pas voté pour vous », mais dites « Mais vos analystes sont les bonnes ». Alors vous faites quoi, en fait

1:52:41
Locuteur

? Voilà.

1:52:43
Présentateur

Donc tout peut arriver. Et si d'aventure, il y a une accélération de l'histoire, il est possible en effet qu'il

1:52:48
Locuteur

y ait

1:52:48
Présentateur

un moment où les gens se tournent vers nous. Pourquoi pas ? Après tout, justement, on est classé en divers.

1:52:56
Locuteur

On

1:52:56
Présentateur

n'a jamais trouvé une trace d'extrémisme à l'UPR depuis 17 ans et demi. Vous imaginez que depuis 17 ans et demi, si on avait eu un mot de travers, si on avait tenu des propos ahurissants ou scandaleux, on nous les aurait ressortis. En 17 ans et demi, la seule chose qu'on m

1:53:10
Locuteur

'ait

1:53:10
Présentateur

jamais reproché, c'est d'avoir hésité pendant 4 minutes 35 secondes pendant 2017 sur le prix d'un porte-avions. Alors il y a des gens qui en ont fait les gorges chaudes parce que voilà, j'avais hésité parce que j'avais vu un journaliste qui avait cru malin de me demander quel était le prix d'un porte-avions. Et c'est vrai que j'avais hésité parce que j'avais peur de dire une sottise. Bon. Finalement, je m'étais lâché et puis j'avais dit quelque chose qui était tout à fait dans les clous. Enfin, comme ça avait duré 4 minutes, alors j'en ai entendu. Mais c'est ridicule, en fait. En fait, c'est la seule chose qu'on ait trouvé à nous reprocher. Non, c'est incroyable. Voilà.

Donc ça veut dire quand même qu'on a montré sur longue période

1:53:49
Locuteur

des

1:53:50
Présentateur

capacités d'analyse, des capacités de proposition, des capacités de pondération, des capacités de sang-froid également. C'est très important d'avoir le sang-froid face à des événements dramatiques. Il faut que quelqu'un soit là pour tenir fermement la barre. Et puis tout ça étant fondé sur l'expérience. Alors moi,

1:54:13
Locuteur

je

1:54:13
Présentateur

connais... J'ai parmi mes amis proches également des gens qui ont été préfets, par exemple. On a des gens comme le général Henri Roux. Vous le connaissez. Il était le troisième de notre liste sur les élections européennes. C'est quelqu'un avec qui je m'entends parfaitement bien, qui a des analyses

1:54:31
Locuteur

tout

1:54:31
Présentateur

à fait sereines.

1:54:32
Locuteur

C

1:54:32
Présentateur

'est un professionnel. Bon ben voilà. Si demain, par exemple, on devait former un gouvernement, moi, je prendrais volontiers. Je proposerais au général Roux, qui aurait toutes les qualités pour ça, de devenir ministre de la Défense. Il serait autrement plus qualifié que le ministre actuel de la Défense, M. Lecornu. Voilà. J'ai aussi parmi des amis des gens qui ont été ambassadeurs, sont des très jeunes retraités, des gens qui ont une très grande expérience de la diplomatie. Ils formeraient un ministre des Affaires étrangères autrement mieux que ce pauvre séjourné.

1:55:16
Locuteur

Dans

1:55:17
Présentateur

mon entourage, je connais des personnes qui travaillent dans des banques, qui connaissent les marchés financiers, qui sont inconnus du grand public, mais qui pourraient devenir à minima ministre du budget ou éventuellement ministre de l'Économie et des Finances, quand vous voyez que vous avez M. Le Maire qui est d'une incompétence crasse, etc., etc., etc., etc.,

1:55:39
Locuteur

etc.

1:55:40
Présentateur

Je connais des gens aussi au ministère de l'Intérieur. Donc il

1:55:44
Locuteur

ne

1:55:44
Présentateur

faut pas s'inquiéter, si vous voulez. Il y a une autre chose que je peux me permettre de dire. Mais c'est qu

1:55:50
Locuteur

'il

1:55:51
Présentateur

faut faire confiance, je pense.

1:55:54
Locuteur

En

1:55:54
Présentateur

tout cas, si on arrivait au pouvoir, je peux vous garantir...

1:55:57
Locuteur

Et

1:55:57
Présentateur

là, les gens, ils me font confiance ou ils me font pas confiance. Mais je peux vous garantir que... Moi, je nommerai comme ministre des gens

1:56:04
Locuteur

de

1:56:05
Présentateur

qualité. Voilà. De qualité professionnelle. Je ferai exactement ce que faisait De Gaulle, d'ailleurs. Encore revenons à lui. De Gaulle, il faisait pas des équilibres entre les régions, entre les partis politiques, etc. Il avait horreur de ça. Il appelait ça le régime des partis. De Gaulle, c'est quelqu'un qui, pour ses ministres, il choisissait des gens qu'il pensait être compétents, soit pour ses ministres, soit à la tête de grandes entreprises. C'est De Gaulle qui avait choisi, par exemple, Marcel Boiteux à la tête d'EDF, qui était un normalien, qui avait fait l'école normale supérieure de la rue d'Ulm et qui s'est révélé un fabuleux capitaine d'industrie.

Il a fait d'EDF la première entreprise électrique au monde que nous avons assassinée, en fait, que les européistes ont assassiné. Voilà. Donc si nous avrivons,

1:56:57
Locuteur

c

1:56:57
Présentateur

'est pas... Ça ne sert à rien, le marigot politique. On fera pas un mercato avec des gens venus de là ou là ou là. On aura au contraire, justement, quelque chose de très frais. C'est comme à la Libération. Ça sera un grand nettoyage de printemps. On en verra balader tous ceux qui ont grenouillé dans les partis européistes depuis des années. Et on mettra sur le devant de la scène des gens neufs, des gens que les gens ne connaissent pas et que j'aurais personnellement choisis pour ce que je connais être leur droiture

1:57:28
Locuteur

et

1:57:29
Présentateur

leurs compétences professionnelles, leurs scrupules et puis,

1:57:32
Locuteur

bien

1:57:32
Présentateur

entendu, l'amour de la France.

1:57:34
Locuteur

— Une

1:57:39
François Asselineau

question de Christian. Marc Toiti compare la situation économique de la France à celle de la Grèce en pire. Il prône deux mesures immédiates. 1. Baisse de la fiscalité. 2. Cure d'amaigrissement significatif de l'État.

1:57:56
Locuteur

Qu

1:57:56
François Asselineau

'en pensez-vous

1:57:56
Locuteur

? — Alors

1:57:59
Présentateur

je connais Marc Toiti. Il était d'ailleurs venu ici même. Il avait accepté très gentiment de venir s'exprimer sur UPR TV. C'est quelqu'un d'un économiste pour qui j'ai de l'estime et qui, d'ailleurs, est un peu comme moi. C'est-à

1:58:12
Locuteur

-dire

1:58:12
Présentateur

Vox, Clamance, Deserto. Il y en a quelques autres, mais ils ne sont pas si nombreux. Et lui tire notamment la sonnette d'alarme sur la situation calamiteuse des finances publiques et notamment de tous les grands comptes, comme par exemple le déficit budgétaire, le déficit de la balance des paiements, le solde commercial, etc. Donc effectivement, il tire depuis des mois et même des années maintenant la sonnette d'alarme. Alors sur l'idée qu'il développe,

1:58:37
Locuteur

ce

1:58:40
Présentateur

qui me gêne un tout petit peu dans son propos,

1:58:42
Locuteur

c

1:58:43
Présentateur

'est qu'il se place

1:58:44
Locuteur

dans

1:58:45
Présentateur

un cadre qui n'est pas très clair vis-à-vis des questions européennes. Officiellement, il ne propose pas de sortir de l'UE ni de l'euro. Officieusement, il a quand même dit il y a quelques semaines que l'euro risquait d'exploser en 2025. Je trouve qu'il s'est un petit peu hasardé. Je n'aurais pas formulé une date aussi proche, peut-être, parce qu'il

1:59:07
Locuteur

y a

1:59:07
Présentateur

une capacité des élites occidentales à tout faire pour sauver l'euro. Parce que si l'euro explose,

1:59:14
Locuteur

selon

1:59:16
Présentateur

le théorème du jadeau de cartes, on ne

1:59:18
Locuteur

peut

1:59:18
Présentateur

pas... Quand une carte commence à glisser dans un château de cartes, tout s'effondre.

1:59:22
Locuteur

On

1:59:22
Présentateur

ne peut pas arrêter le processus de désintégration, qui prend l'effet d'une fulgurance contre laquelle on ne peut rien. Donc Marc Toiti dit que l'euro va exploser à horizon 2025. En tout cas, c'est comme ça qu'il voit les choses. C'est possible. Mais il n'en tire pas vraiment de conséquences, notamment lorsqu'il formule ses propositions. Une chose est certaine. Enfin il y a 2-3 choses qui me paraissent certaines. C'est que premièrement,

1:59:53
Locuteur

les

1:59:54
Présentateur

prélèvements obligatoires en France sont excessifs. C'est devenu réellement... On est un des pays les plus taxés du monde désormais. Pas forcément le plus. Il faudrait vérifier peut-être du côté de la Norvège

2:00:04
Locuteur

ou

2:00:05
Présentateur

de la Suède. Mais enfin on est parmi les premiers au monde sur cette triste affaire. Et puis on entend de partout énormément de Français qui se plaignent, et notamment les Français les plus dynamiques, les plus actifs, ceux qui sont sur le marché du travail. Donc qui se plaignent d'avoir... Je pense notamment à... Comment dirais-je... Notre numéro 2 sur la liste pour les élections européennes, mon amie Séverine Rasson, qui était numéro 2, que vous avez vu que j'avais reçu ici, qui elle a un profil très différent du numéro 3 du général Henri Roux. Elle, si j'ose dire, c'est une femme du peuple, en fait. Je reprends un titre d'un livre de Maurice Thorez qui s'appelait « Fils du peuple ».

C'est une femme du peuple. C'est une femme qui est d'une gentillesse, d'un dynamisme extraordinaire, d'une foi en la France, d'un militantisme au-dessus de toute éloge. Eh bien elle est la première à dire aussi qu'elle a beaucoup travaillé, et qu'en tant que commerçante ou artisan, elle en a par-dessus la tête des charges. Donc c'est vrai

2:01:16
Locuteur

qu

2:01:17
Présentateur

'il faut absolument diminuer les charges. Le problème, c'est que comment diminuer les charges alors même qu'on est dans une situation où on a un déficit énorme. Donc la deuxième position de Marc Toiti, c'est qu'il dit qu'il faut que l'État

2:01:31
Locuteur

diminue

2:01:33
Présentateur

la voilure. Et là, je ne suis qu'à moitié d'accord, parce que je pense que quand il dit « l'État », il parle de façon générale de la dépense publique. Parce que l'État stricto sensu, tous les budgets de tous les ministères ont été ratiboisés. Le ministère de la Défense, alors depuis peu, maintenant, depuis la guerre en Ukraine,

2:01:54
Locuteur

on

2:01:54
Présentateur

a un peu retrouvé quelques couleurs. Mais enfin, le ministère de la Défense, dans tous les domaines,

2:02:00
Locuteur

ça

2:02:00
Présentateur

a été des restrictions budgétaires considérables.

2:02:02
Locuteur

En

2:02:03
Présentateur

revanche, il y

2:02:04
Locuteur

a

2:02:04
Présentateur

des dépenses somptuaires qui ont proliféré ailleurs. La première de ces dépenses étant d'ailleurs notre appartenance à l'UE, dont je rappelle que ça nous coûte, bon an, mal an, un minimum de l'ordre de 10 à 12 milliards d'euros. C'est la différence entre ce que l'on verse et ce que l'on reçoit.

2:02:22
Locuteur

Mais

2:02:22
Présentateur

c'est un strict minimum, parce qu'on ne compte pas les économies que l'on ferait si on sortait de l'UE en se défaisant dans toute une série de normes administratives, de paperins, etc., qui bouffent une partie du PIB d'une façon colossale. Les Britanniques ou les Néerlandais ont chiffré ça. Ça se chiffre en centaines de milliards de dollars ou de livres sterling s'agissant du Royaume-Uni. Donc là,

2:02:49
Locuteur

il

2:02:49
Présentateur

y a des économies énormes à faire. Si on sort de l'OTAN, on fera également quelques économies. Mais déjà, la sortie de l'UE, ce sont des économies. Deuxièmement, il y a la suppression de niveaux administratifs. Nous, on l'a proposé dans le programme. J'y reviens. Nous, nous avons proposé de supprimer les régions,

2:03:13
Locuteur

que

2:03:14
Présentateur

les régions redeviennent ce qu'elles furent du temps de Georges Pompidou, c'est-à-dire un simple établissement public administratif sans élus, avec quelques dizaines, je sais pas, une vingtaine, une trentaine de personnes qui feraient de la coordination interdépartementale.

2:03:29
Locuteur

La

2:03:30
Présentateur

France, elle se portait très bien, merci pour elle, jusqu'en 1981 sur ces questions. Les 30 glorieux, ça s'est produit dans une France en pleine expansion économique. On n'avait pas de régions. Voilà. Les régions, c'est l'établissement public régional. C'est Pompidou qui les a créées en 1972 sur pression, d'ailleurs, des européistes qui avaient ce dessin à long terme dont on commence à comprendre maintenant le mécanisme, c'est-à-dire en fait une démolition de l'État-nation centralisée avec des régions qui deviendraient... Et c'est ce qui a été le fait

2:04:06
Locuteur

en

2:04:07
Présentateur

1981... Enfin plus exactement au début 1982 avec les lois de décentralisation dites les lois de fer, qui a créé non seulement et qui a posé le principe que les collectivités locales s'administrent de plein droit alors qu'avant, leurs actes administratifs devaient être validés par le préfet.

2:04:28
Locuteur

C

2:04:29
Présentateur

'est ce qu'on appelait un État centralisateur et Jacobin. Donc désormais, c'est un contrôle a posteriori

2:04:33
Locuteur

des

2:04:34
Présentateur

décisions qui sont prises, ce qui a facilité malheureusement des dépenses absolument exponentielles des collectivités locales. Il y avait un préfet qui s'appelait Jean-Émile Vier qui, à l'époque, en 1981-82, avait écrit un ouvrage qui s'appelait « La décentralisation sans illusion » et qui annonçait exactement ce qui s'est passé. Mais à notre époque, se poser des questions sur la décentralisation, c'est aussitôt

2:04:59
Locuteur

se

2:05:00
Présentateur

faire taxer de tous les noms, puisqu'en France, c'est devenu un pays étouffant sur tous les sujets. Il y a des hystéries qui se produisent. On n'a plus le droit de dire ce qu'on pense. Il

2:05:08
Locuteur

y

2:05:08
Présentateur

a un nombre de sujets. Mais c'est incroyable. C'est des hystéries. Alors si on dit par exemple

2:05:13
Locuteur

que

2:05:13
Présentateur

moi, personnellement, je trouve que la décentralisation, il y

2:05:16
Locuteur

a

2:05:16
Présentateur

à boire et à manger, et qu'il y a eu une explosion des coûts absolument énorme

2:05:21
Locuteur

pour

2:05:22
Présentateur

un gain pour la population française qui reste à démontrer, parce que ça crée par ailleurs des obros, des élus locaux qui se prennent pour des pachas, qui entretiennent des frais de maison, qui font des restos avec des dépenses extraordinaires, des voyages d'études, des flottes d'automobiles, des cabinets, des directeurs de cabinets, des chefs de cabinets pour tous les élus, des présidents, des vice-présidents dans tous les conseils départementaux et dans les conseils régionaux, parce qu'en plus, Mitterrand a créé les régions qui sont devenues des collectivités de plein exercice, c'est-à-dire avec des conseils régionaux. Jusqu'en 82,

2:06:01
Locuteur

ça

2:06:01
Présentateur

n'existait pas, les conseils régionaux. C'étaient des établissements publics administratifs. Là, par exemple, nous, quand on propose de supprimer les régions pour revenir aux établissements, c'est des milliards d'euros d'économie. Mais pourquoi le Rassemblement national ou LFI ou tous les autres partis ne le proposent pas ? Parce qu'ils ont des gens qui croûtent là-dedans. Ils ont des élus qui sont les premiers à manger dans les gamelles. Il est là, le problème. C'est qu'on a en France une strate administrative qui est incroyable. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler beaucoup, d'ailleurs.

Donc si on veut faire des vraies économies, c'est pas tellement de gratter encore sur le budget de la défense ou sur le budget de la sécurité ou sur le budget des écoles. Ça serait beaucoup plus de gratter sur les collectivités

2:06:47
Locuteur

locales,

2:06:48
Présentateur

contre toutes ces petites féodalités que l'on a laissées proliférer. Donc là, il y a des économies, des quantités d'économies à faire. Et puis c'est pas tout. Nous, nous avons un projet global, un projet cohérent et logique. Voilà. C'est une des caractéristiques, d'ailleurs, personnellement, de ma personne, je crois. C'est la cohérence et la logique. C'est-à-dire qu'on a un projet qui n'est pas illogique. Pourquoi logique ? Parce que nous, nous disons qu'il faut sortir de l'UE pour rétablir le contrôle des mouvements de capitaux.

2:07:20
Locuteur

Pourquoi

2:07:21
Présentateur

rétablir le contrôle des mouvements de capitaux ? Ben pour taxer, justement, les plus grandes fortunes, pour taxer, justement, toutes ces grandes entreprises qui jouent de la libre circulation des mouvements de capitaux pour délocaliser leurs usines au Bangladesh ou au Vietnam ou dans le Sichuan ou je ne sais pas où, et pour récupérer et pour dégager des excédents géants qui, au lieu d'être taxés en France, vont par d'un simple jeu d'écriture partir au Luxembourg, à l'île de Man, au Bahamas ou je ne sais pas où, et donc pour échapper à l'impôt.

La France est devenue un pays où les plus grosses fortunes françaises, qui se chiffrent parfois en milliards d'euros, sont taxés, le taux moyen, je crois, est de l'ordre de 2%. Et donc tout ça, ce sont les classes moyennes qui payent plein pot. De ce point de vue-là, j'avais vu pendant les élections européennes, le jeune Léon Desfontaines, là, du Parti communiste français, disait des choses avec lesquelles je n'étais pas en désaccord. Moi, je dis ce que je pense être la vérité et la réalité. La réalité, c'est qu'il faut récupérer... Et c'est pas possible d'avoir laissé proliférer des fortunes qui sont comme celles de Bernard Arnault, qui sont de l'ordre de 200 milliards d'euros.

200 000 millions d'euros ! Est-ce que vous vous rendez compte de ce que c'est que d'avoir 200 000 millions d'euros

2:08:38
Locuteur

?

2:08:39
Présentateur

C'est déjà... L'écrasante majorité des Français,

2:08:43
Locuteur

à

2:08:44
Présentateur

la fin de leur vie, n'ont pas 1 million d'euros. Voilà. Ils n'ont même pas 100 000 €. Voilà. Quelqu'un qui a 200 000 millions d'euros !

2:08:54
Locuteur

Donc

2:08:54
Présentateur

ça, ça fait des fortunes absolument colossales, qui ont été sécrétées par justement la libre circulation des mouvements de capitaux. On trouve ça dans tous les pays de l'OCDE. Et d'ailleurs, même si je n'approuve pas forcément les méthodes un peu musclées avec lesquelles ça s'est produit, mais regardez ce qui s'est passé en Russie, ce qui s'est passé en Chine. C'est-à-dire que vous avez des dirigeants qui veillent à ce qu

2:09:18
Locuteur

'il

2:09:19
Présentateur

n'y ait pas des oligarques et qui prennent une puissance financière tellement importante qu'elle fasse de l'ombre au gouvernement, parce que le gouvernement, l'État, lui, il est là pour défendre toutes les catégories de la population, depuis les plus riches jusqu'aux plus pauvres, alors que justement la privatisation généralisée d'une société et la libre circulation des mouvements de capitaux revient en fait à donner le pouvoir aux plus riches. C'est exactement ça qui se passe. Donc nous, nous disons que si on sort de l'UE, on pourra rétablir le contrôle des mouvements de capitaux. Je rappelle – je l'ai dit 10 000 fois, mais encore une fois, je le rappelle –

2:09:56
Locuteur

c

2:09:56
Présentateur

'est l'acte unique de 1986 qui a posé cette libre circulation des mouvements de capitaux, alors que les 30 glorieuses de l'école française, les années 50, 60, 70 ont été justement une période où il y avait un contrôle des mouvements de capitaux. Le plan barre, en 1976, on ne pouvait pas sortir plus de 5 000 francs de France. Voilà. Donc ce qui a volé en éclats, c'est le contrôle des mouvements de capitaux à partir de 1986, l'acte unique. Ça a été intégré

2:10:28
Locuteur

dans

2:10:29
Présentateur

le traité de Maastricht.

2:10:31
Locuteur

Et

2:10:31
Présentateur

donc c'est à partir de ce moment-là qu'on a eu l'explosion, un, des délocalisations, et deux, eh bien du fait qu'il n'y a plus de matière fiscale sur les personnes les plus riches. Parce que pour rétablir les comptes publics, il va falloir quand même aussi récupérer une partie de ces immenses fortunes qui se sont constituées. Donc M. Desfontaines, de ce point de vue-là, disait qu

2:10:54
Locuteur

'il

2:10:54
Présentateur

y

2:10:54
Locuteur

a

2:10:54
Présentateur

des choses qui étaient justes, sauf qu

2:10:55
Locuteur

'il

2:10:56
Présentateur

refuse de sortir de l'UE de l'euro. Donc ce qu'il disait, c'était... Il mentait. On ne peut pas rétablir le contrôle des mouvements de capitaux si on reste dans l'UE. Voilà. Donc je vous renvoie... On avait fait pour la présidentielle de 2022... Il y avait tout un catalogue de mesures pour faire des économies.

2:11:16
Locuteur

Il

2:11:16
Présentateur

y a aussi bien sûr des économies à faire

2:11:18
Locuteur

sur

2:11:19
Présentateur

toute une série de prestations sociales qui sont parfois... Il y a des abonnés dans un certain nombre de ministères, des associations où la dépense publique n'est pas forcément parfaitement idoine, mais qui sont en fait des amis du pouvoir. Voilà. Il y a comme ça un certain nombre de ministères où il y a vraiment matière à remettre un peu d'ordre. Voilà. Il suffit de reprendre les rapports qui sont faits régulièrement par l'Inspection générale des finances à Bercy ou par la Cour des comptes, où on découvre qu'il y

2:11:57
Locuteur

a

2:11:57
Présentateur

quand même beaucoup de procédures qui devraient être revues. Ça touche aussi bien des prestations sociales qu'aussi des prestations aux entreprises. Il y a quand même des cadeaux... Comme le dit la gauche, elle n

2:12:10
Locuteur

'a

2:12:10
Présentateur

pas toujours tort. Il

2:12:11
Locuteur

y a

2:12:11
Présentateur

des cadeaux aux entreprises qui sont excessifs. Voilà. Et qui sont... Donc en fait,

2:12:18
Locuteur

ça

2:12:18
Présentateur

veut dire quoi, tout ce que je viens de dire ? Ça veut dire qu'on est à la veille d'une nécessaire nouvelle nuit du 4 août, la nuit du 4 août 1789, comme vous le savez, qui avait été l'abolition des privilèges. La France, elle est redevenue une société de privilèges. Donc pour rétablir la France, eh bien il faudrait supprimer les privilégiés de notre époque, c'est-à-dire tous ces conseillers régionaux qui ne servent finalement pas à grand-chose, puisqu'en fait, on se marche sur les pieds entre l'État, les conseils régionaux, les conseils départementaux, les communes, les intercommunalités. Plus personne n'y comprend rien.

Il a fallu d'ailleurs que le législateur se gratte la tête pour savoir ce qu'on allait donner aux régions. Donc là, il faut... Alors il paraît qu'il faut pas toucher aux régions. Il paraît qu'il faut pas toucher à la libre séducation des mouvements de capitaux. Sinon, il y aura M. Bernard Arnault, M. Patrick Drahi, M. Bolloré, qui monteront sur leur canchot. D'ailleurs, c'est pour ça qu'ils achètent les médias. Pourquoi est-ce que je suis invisibilisé ? Je l'explique souvent, mais je reviens dessus. C'est pas pour rien. Pourquoi Bardella est-il promu ? Parce qu'il est inodore et sans saveur, et surtout, il est totalement inoffensif pour les plus grandes fortunes.

Bien sûr, il ne changera rien. Tandis que quelqu'un qui défend

2:13:31
Locuteur

dans

2:13:31
Présentateur

sa profondeur les intérêts du peuple français... Mais je fais pas du populisme. Je suis pas un révolutionnaire. Je suis... Excusez-moi, mais exactement, je pense, ce qu'aurait fait un De Gaulle ou un Philippe Séguin, c'est-à-dire prendre le corps du peuple français dans son intégralité. La nation France, elle est à bout de souffle. Et il faut avoir désormais revenir... Il faut que les gens qui se nourrissent sur la bête, il faut que ça s'arrête. Parmi ceux qui se nourrissent sur la bête, il y a ceux qui sont abonnés aux subventions publiques dans un certain nombre de ministères. Il y a ceux qui sont abonnés à avoir des prestations dans les collectivités locales qui sont extraordinaires.

Il y a l'argent qu'on verse à l'UE, l'argent qu'on verse à l'OTAN, l'argent qu'on dilapide avec les grandes régions, avec les régions, etc. Enfin il y

2:14:24
Locuteur

a

2:14:24
Présentateur

un sacré coup de balai à faire. Et puis

2:14:26
Locuteur

j

2:14:27
Présentateur

'en terminerai là, parce que je vois que leur passe et j'ai déjà outrepassé mon temps.

2:14:30
Locuteur

Et

2:14:30
Présentateur

puis il y a aussi un grand principe fondamental.

2:14:32
Locuteur

C

2:14:32
Présentateur

'est, vous savez, le proverbe chinois, le poisson pourri par la tête. Voilà.

2:14:37
Locuteur

La

2:14:38
Présentateur

première chose à faire, en tout cas si moi j'arrivais un jour au pouvoir, la première chose à faire, c'est d'adopter

2:14:44
Locuteur

au

2:14:45
Présentateur

niveau suprême une certaine modicité,

2:14:51
Locuteur

une

2:14:52
Présentateur

certaine

2:14:53
Locuteur

prudence

2:14:55
Présentateur

dans l'utilisation des fonds publics, et puis de faire tout simplement preuve d'économie. Voilà. C'est-à-dire que je considère, par exemple, que si moi j'arrivais à l'Élysée, je me ferais communiquer la liste de tous les avions. Par exemple, il

2:15:13
Locuteur

y

2:15:13
Présentateur

a des avions, des hélicoptères. Ça va pas. Ah, je suis d'accord qu'un chef d'État, il a besoin d'un avion,

2:15:19
Locuteur

un

2:15:20
Présentateur

gros avion quand il part avec toute une délégation, ou quand il fait un voyage à l'autre bout du monde en Chine, par exemple. C'est nécessaire d'avoir quand même une certaine pompe, une certaine dignité, une certaine majesté.

2:15:33
Locuteur

Il

2:15:33
Présentateur

est nécessaire peut-être d'avoir un petit avion, un petit jet pour faire des vols plus rapides. Mais c'est tout. Il n

2:15:39
Locuteur

'y a

2:15:39
Présentateur

pas besoin d'avoir des quantités de trucs, des hélicoptères et autres. D'ailleurs,

2:15:45
Locuteur

il

2:15:45
Présentateur

n

2:15:45
Locuteur

'est

2:15:45
Présentateur

pas exclu non plus que le président de

2:15:47
Locuteur

la

2:15:47
Présentateur

République et que

2:15:47
Locuteur

les

2:15:47
Présentateur

ministres puissent voyager dans des avions commerciaux classiques. Et puis aussi, on est quand même dans un monde, maintenant, où il n'y a plus besoin de faire autant de voyages. Voilà. Et quand on pense à tous les voyages qu'a fait Macron, mais pourquoi, en fait

2:16:01
Locuteur

?

2:16:02
Présentateur

Rappelez-vous la fin du mandat de 5 ans de Flamby, enfin de François Hollande. C'était incroyable. Il partait dans des voyages. Il est allé en Colombie. Vous vous rappelez peut-être au mois de mars 2017. C

2:16:15
Locuteur

'est

2:16:15
Présentateur

un service strictement rien, en fait.

2:16:16
Locuteur

Il

2:16:16
Présentateur

faisait des frais aux frais de la princesse. Donc tout ça, ça devrait vraiment arrêter. De la même façon, les personnels dans les cabinets ministériels. De la même façon, également, les frais de la première dame. Moi, j'ai déjà dit... Moi, je pense qu'il ne doit pas y avoir de première dame ou de premier mari, d'ailleurs. Il doit y avoir le conjoint ou la conjointe du président de

2:16:36
Locuteur

la

2:16:36
Présentateur

République, point bas. Ça, c'est encore une mode venue d'outre-Atlantique. Et puis il faut réduire le nombre de ministères, également. Mais on reste toujours. C'est la même chose. C'est le pouvoir des partis.

2:16:46
Locuteur

C

2:16:46
Présentateur

'est les partis politiques qui veulent avoir le maximum. C'est pour ça qu

2:16:49
Locuteur

'il y a

2:16:49
Présentateur

des pressions du style « Il faut avoir un portefeuille pour un tel », parce qu'il y

2:16:52
Locuteur

a

2:16:52
Présentateur

un tel, car il y

2:16:53
Locuteur

en

2:16:53
Présentateur

a eu. Et sinon, un tel va pas être content, etc. Donc tous ces ministères pléthoriques, on se demande ce qu'on va donner à faire avec des titres ronflants. Plus personne n'y comprend rien, etc. Il faudrait un gouvernement resserré. Il faudrait avoir une diminution des cabinets ministériels.

2:17:11
Locuteur

Mais

2:17:11
Présentateur

quand je dis « gouvernement resserré », ça devrait pas y avoir plus d'une vingtaine de ministres. Et puis c'est tout. Là, on doit en être 45, 50 avec les sous-ministres.

2:17:19
Locuteur

Et

2:17:19
Présentateur

j'en passe.

2:17:21
Locuteur

Et

2:17:21
Présentateur

des pires. Voilà. De la même façon qu'il faut absolument arrêter. Moi, je peux vous dire que si j'arrivais au pouvoir, McKinsey se dégagerait dans la minute. On a des corps d'inspection dans l'administration française. J'ai l'honneur d'être membre de l'un des corps les plus prestigieux de

2:17:40
Locuteur

l

2:17:40
Présentateur

'administration française, qui est l'inspection générale des finances, qui avait été créée par le baron Louis à la Restauration. On a des corps à l'inspection générale de l'administration au ministère de l'Intérieur. On a l'inspection générale des affaires sociales au ministère des affaires sociales. L'inspection générale de... Je ne sais plus quoi. L'inspection générale de

2:18:02
Locuteur

l

2:18:02
Présentateur

'administration, l'inspection générale des affaires sociales. Il y a d'autres corps d'inspection pour l'État. Vous avez la Cour des comptes, etc. Et puis vous avez l'administration administrante.

2:18:16
Locuteur

C

2:18:16
Présentateur

'est-à

2:18:17
Locuteur

-dire

2:18:17
Présentateur

que les fonctionnaires français,

2:18:19
Locuteur

ils

2:18:20
Présentateur

sont censés normalement connaître leurs dossiers, les travailler. Et contrairement à une légende contre laquelle je me bats, je ne dis pas qu'il y a pas... Évidemment qu

2:18:37
Locuteur

'il

2:18:37
Présentateur

y a des moutons noirs un peu partout, aussi bien dans la fonction publique que dans les entreprises privées. Bon, ça, ça existe partout. Il y

2:18:42
Locuteur

a

2:18:42
Présentateur

des tirs au flanc partout. Il y en a qui sont un petit peu en dessous du niveau, un peu partout. Mais moi, je sais que quand même dans beaucoup de ministères, en tout cas dans la France que j'ai connue, il y avait quand même...

2:18:55
Locuteur

Il

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y a une conscience professionnelle. Il y a des vrais... Que ce soit... Je connais très bien le ministère des Finances. Globalement, les hauts fonctionnaires, mais aussi les cadres de catégorie A, mais aussi les cadres de catégorie B, d'ailleurs. Et même l'ensemble, d'ailleurs, du personnel

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sont

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des gens qui sont de grande qualité au ministère des Finances. Et on peut dire la même chose au ministère de l'Intérieur. On peut dire la même chose dans toute une série de ministères. Alors pourquoi on a recours à McKinsey ou à des extérieurs ? On les considère en fait comme si

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'était des nullités. Quand on voit le résultat, d'ailleurs, que ça a produit, ça a produit des milliards de dépenses pour avoir une France qui est en train de s'effondrer de partout. Voilà. Donc tout ça, ça dégage. Ça dégage. Il y a aussi quelque chose, d'ailleurs, que je remettrai volontiers en cause. Eh bien c'est tout simplement l'aide haut à la presse. Voilà. Je ne vois pas pourquoi la France, le gouvernement français, donne des aides à la presse si ce n'est en fait que pour favoriser le pouvoir. Vous avez des pays que l'on nous présente, d'ailleurs, souvent comme des pays remarquables à suivre. Je pense à l'Allemagne, par exemple, ou la Suisse. Il n'y a pas d'aide à la presse. Voilà.

C'est-à-dire qu'en France, on a des milliardaires

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achètent des journaux déficitaires pour promouvoir leur propre agenda, à eux, les milliardaires. Et en plus, on donne de l'argent à ces milliardaires pour équilibrer le budget de ces journaux, qui sont des torchons, et dont en fait, d'ailleurs, s'il n'y avait pas l'aide à la presse, ces torchons disparaîtraient. Personnellement, c'est un peu une goutte d'eau par rapport à toutes les sommes que j'ai évoquées précédemment. Mais je suis absolument ulcéré de voir que l'argent public sert à financer des journaux

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passent parfois leur temps à insulter une partie des électeurs,

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alors

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que ce sont les électeurs qui sont taxés. Enfin ça n'existe nulle part ailleurs au monde un truc pareil.

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'est comme les dérives insensées qu'on a constatées sur France Inter.

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'est inimaginable.

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'est-à-dire que les Français doivent payer un service public de l'audiovisuel. Je ne suis pas contre le service public de l'audiovisuel.

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Mais

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il faut que ce soit un service qui soit absolument d'une neutralité politique impeccable. On ne peut pas avoir un service qui prend aussi ouvertement fait et cause contre des pans entiers de l'opinion publique ou qui, de façon encore plus scandaleuse, si j'ose dire, invisibilise des gens comme notre mouvement politique. Aujourd'hui, sur France Inter, France Info, France Culture, etc., il est

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le

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débat sur la participation de la France à l'UE, le débat sur le vrai bilan du Brexit, le débat sur le vrai bilan de l'euro, le débat sur ce que nous coûte l'OTAN, etc., ce sont des débats interdits

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par

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la puissance publique, par les radios et télévisions publiques payées par le contribuable, alors même qu'une partie significative et peut-être même majoritaire des Français voudrait le Frexit. C'est intolérable. C'est inimaginable. C'est inconcevable dans la plupart des grandes démocraties du monde. Voilà encore un élément qu'il faudrait rajouter parmi les économies à faire. Je m'aperçois. On me fait des gros yeux dans la régie. Donc il est très tard.

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Je

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me suis laissé aller. Excusez-moi. Pour ça, c'est toujours un plaisir de parler aux gens qui veulent bien nous écouter. Je terminerai donc avec vraiment deux, trois autres choses. Un, notre mouvement n'est pas mort du tout. Au contraire,

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on

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a vu... Ça fait très plaisir. On a vu beaucoup, beaucoup, beaucoup d'adhésions, de dons à l'occasion de cette campagne. Et même depuis, même depuis, on continue à avoir des adhésions. Il y a un certain nombre de personnes aussi qui ont du remords par rapport à ce qui s'est passé. Et puis c'est comme dans les Saintes Écritures. Les écailles leur tombent des yeux. Vous savez, par exemple, la conversion de Saint-Paul, sur le chemin de Damas, il reste aveugle pendant trois jours. Et puis d'un seul coup, les écailles lui tombent des yeux. C'est-à-dire qu'il se met à adorer ce qu'il brûlait et brûlait ce qu'il avait adoré. Je vous renvoie

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aux

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actes des apôtres. Mais là, c'est pas très laïque, ce que je dis. Donc là, il y a des Français qui commencent à découvrir que Bardella, que le reconquête, que LFI, c'était pas exactement ce qu'on leur avait dit. Et la découverte va s'amplifier au cours des semaines et des mois qui viennent. Donc c'est le moment de venir chez nous. J'ai oublié de le dire tout à l'heure, mais pendant le bureau politique, on a fait des tas de choses. Par exemple, on est en train d'améliorer notre système Internet. Il y a également 5 nouveaux délégués départementaux qui ont été nommés. Donc on est en train de parachever la couverture nationale et outre-mer de nos délégués.

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On

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a évidemment plein d'idées pour les semaines qui viennent. Et puis surtout, je pense qu'on va être vraiment de plus en plus sollicitées, pas à part les médias, mais à part les Français qui nous regardent et qui... Ce souci ne désempare pas. Voilà. Donc un, c'était ça. La deuxième chose, c'est qu'il nous manque ce soir quelque chose comme 90 000 € pour boucler avant la fin juin. Bon, voilà. À votre bon cœur, messieurs-dames, si on peut arriver à voir, bon, ça pourra dépasser un petit peu sur juillet. Mais en gros, en gros, je suis quand même très content... Enfin je suis très mécontente qu'on ait pas fait 3%. Très mécontent.

Mais je suis quand même en gros content de pouvoir tenir la tête haute. Notre mouvement va rester un mouvement sans aucun endettement auprès d'une banque. Et ça, c'est fondamental quant à notre liberté d'expression. Et puis la troisième chose, c'est un peu conjoncturel. Mais vraiment, je me permets de signaler.

Si vraiment vous avez des amis, de la famille, des connaissances, des collègues de travail qui vivent dans cette immense zone – c'est pas tout l'étranger – mais qui vivent dans cette immense zone qui va de la Russie et de la Biélorussie jusqu'à la Nouvelle-Zélande aux îles Fidji et qui va du Japon, de la Corée, de la Chine jusqu'à l'Inde, le Sri Lanka, les Maldives et l'Iran et puis toutes les républiques du Caucase, l'Arménie, la Géorgie, les républiques d'Asie centrale et toute l'Asie du Sud-Est, la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, Hong Kong, etc. Si vous avez des gens qui vivent là-dedans, dans cette immense région, vraiment, envoyez-leur notre profession de foi.

Elle est sur notre site. Envoyez-leur... Faites-leur circuler la petite vidéo qu'on a faite sur leur région en particulier. Et puis si vous les avez au téléphone, etc., dites-leur

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que

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leur vote peut changer un petit peu les choses, c'est qu'ils peuvent se muer en représentant de l'ensemble du peuple français. Ils ont la possibilité d'envoyer ce qui serait le seul député

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propose de se libérer de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, et qui le propose depuis 17 ans et demi. Alors il serait le représentant de ces millions de Français qui sont frustrés de ne pas avoir de représentation de députés à la représentation nationale.

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Locuteur

Merci

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de m'avoir écouté. Et puis vive la France, bien sûr.

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Merci d

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