LOUIS ALIOT : « Présidente, Marine Le Pen rétablira l'ordre ! » (SUD RADIO)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'à Perpignan, il y a eu des dégâts et des violences ?
- 0:41RelanceÉludée
On le voit dire à une jeune fille qui se plaint d'avoir reçu du gaz lacrymogène : Demain, tu vas te faire agresser par trois racailles... Est-ce que vous cautionnez ce genre de propos ?
- 1:16OuverteRéponse directe
On est étonné d'ailleurs que le policier ne porte même pas de signe pourtant obligatoire. Ça vous a frappé, vous aussi ?
- 1:39OuverteRéponse partielle
Faut-il interdire ces grenades de désencerclement ?
- 2:43RelanceRéponse partielle
Vous déploriez une réponse disproportionnée pendant les gilets jaunes. Est-ce que cette fois-ci, elle est acceptable ?
- 3:44RelanceÉludée
En aucun cas, vous ne comprenez la colère des lycéens aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51InvitéFait
« Demain, tu vas te faire agresser par trois racailles, trois blédards ou trois merdes, pardon pour les termes, mais c'est ce qu'il dit, qui veulent te violer. »
- 18:11InvitéChiffre
« Je crois qu'ils veulent ponctionner plus de 6 milliards cette année, 6 ou 7 milliards. »
- 12:44PrésentateurChiffre
« objectif de 125 milliards d'économies sur 5 ans et la fameuse règle d'or. »
- 4:42InvitéPromesse
« et qu'au mois de mai, lorsque Marine Le Pen sera élue président de la République, on remettra de l'ordre dans le pays. »
- 6:16InvitéFait
« Si certains veulent se mettre hors la loi, ils seront traduits devant les tribunaux et condamnés pour avoir entravé le processus démocratique ou en tout cas les résultats des urnes. »
- 12:47PrésentateurChiffre
« objectif de 125 milliards d'économies sur 5 ans et la fameuse règle d'or. »
- 15:53InvitéFait
« À force d'accepter des milliers et des milliers et des milliers d'immigrés, notamment clandestins, eh bien, on plombe les comptes de la sécurité sociale, on plombe le logement, et on plombe un certain nombre de comptes liés aux prestations sociales. »
- 18:11InvitéChiffre
« Je crois qu'ils veulent ponctionner plus de 6 milliards cette année, 6 ou 7 milliards. »
- 20:11InvitéFait
« il fallait peut-être aussi éviter un certain nombre de dépenses sur des choses qui sont très éloignées de la capitale française et de nos intérêts directs. »
- 20:43InvitéChiffre
« je suis allé chercher plus de 300 réfugiés à la frontière polonaise pour les rapatrier à Perpignan et d'ailleurs ils vivent toujours à Perpignan, les enfants sont scolarisés à Perpignan. »
Temps de parole
- Invité66 %
- Présentateur27 %
- ?3 %
- Invité 23 %
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Il est 8h29, bienvenue si vous nous rejoignez sur Sud Radio. C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Louis Alliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National. Louis Alliot, bonjour. Bonjour. Commençons par les manifestations partout en France aujourd'hui. Est-ce qu'à Perpignan, il y a eu des dégâts et des violences
?
Il y a eu quelques débordements avec une voiture brûlée la semaine dernière. Mais on ne peut pas dire qu'il y
a
eu beaucoup de dégâts pour l'instant. Évidemment, on est tous appelés au calme, mais on voit très bien que c'est l'apanage d'une minorité et que l'ensemble des lycéens ne veulent pas le chaos ni casser quoi que ce soit.
Alors, en tout cas, une nouvelle vidéo fait polémique et met en cause un policier national à Perpignan. On le voit dire à une jeune fille qui se plaint d'avoir reçu du gaz lacrymogène. Demain, tu vas te faire agresser par trois racailles, trois blédards ou trois merdes, pardon pour les termes, mais c'est ce qu'il dit, qui veulent te violer. Est-ce que tu vas dire pareil ? Voilà ce qu'il dit. Vous cautionnez ce genre de propos ?
Non, et c'est à la police nationale à faire le ménage dans ses rangs. Vous savez, si ça s'était arrivé avec la police municipale, j'aurais fait moi-même le ménage. Je ne sais pas que donnera l'enquête de cette affaire-là.
On est étonné d'ailleurs que le policier ne porte même pas d'un signe pourtant obligatoire. Ça vous a frappé, vous aussi
?
Alors oui, ça c'est choquant. Mais ce qui m'a frappé aussi, c'est que le média en question ne mentionne pas de quelle police il était, très certainement pour nuire à la mairie
et
à sa police municipale. Vous
voulez dire qu'ils entretiennent une confusion haïtienne ? Bon, c'est des
suppôts de Mediapart, ça ne m'étonne pas.
Hier, un adolescent a eu une main arrachée après un tir avec une grenade de désencerclement. Faut-il interdire ces grenades ? On est les seuls à utiliser ce type de grenade en France, qu
'est
-ce que vous en pensez ? Écoutez, je ne
sais
pas, je ne suis pas un
spécialiste
de la question. La seule chose que je vois, c'est que quand il y a des manifestations violentes, les policiers maintiennent l'ordre avec divers... De
façon
proportionnée
?
C'est la règle, hein ? S'il n'y a pas de façon proportionnée, à ce moment-là, il faudra mettre en responsabilité les chefs de cette affaire-là. Mais jusqu'à présent, quand on se rend compte des manifestations qu'il y a eu dans notre péri depuis maintenant, on va dire, une dizaine d'années, les black blocks, après ça a été les gilets jaunes, je ne parle pas du début des gilets jaunes, qui étaient plutôt des gabiens, mais à la fin où ça a dégénéré, etc., la police est en première ligne, les attentats, etc., est en première ligne de toutes ces violences depuis maintenant une dizaine d'années.
Et moi, je suis plutôt du côté de la police que des gens qui agressent, mais au milieu, nécessairement, il peut y avoir des choses qui ne sont pas ni conventionnelles, ni adaptées.
Je vous pose ces questions, parce que durant les gilets jaunes, précisément, vous déploriez une réponse disproportionnée. Est-ce que cette fois-ci, elle est acceptable ? Est-ce qu'elle convient à ce qui se passe et elle est proportionnée ?
Mais tout dépend. Si vous mettez le feu au lycée de Nantes, c'est quoi la réponse proportionnée ou disproportionnée ? Le problème, il est là. Mais j'en sais rien, moi, je ne suis pas un spécialiste de la question. Je suppose quand même qu'on a une expérience du maintien de l'ordre et que les policiers agissent avec professionnalisme.
Vous
avez forcément un avis. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, peut-être amené demain à présider
au destiné.
Quand il y a du désordre, de la casse et des violences, la police rétablit l'ordre avec les moyens qu'elle a, y compris avec ces moyens-là que vous évoquez.
Aujourd'hui, vous estimez qu'en tous les cas, la réponse est proportionnée par rapport à ce qui se passe
?
Dans certains endroits où on a pu voir des agressions de policiers, ou d'autres élèves, ou même de médias d'ailleurs, oui,
je
trouve que pour l'instant, au regard du nombre de jeunes qui sont dans la rue, les choses restent, j'allais dire, dans le cadre de ce qui est admissible.
En aucun cas, vous ne comprenez la colère des lycéens aujourd'hui
? Ce
n
'est
pas les lycéens,
c
'est certains lycéens. Ce que je comprends, c'est le mal-être des lycéens pour leur avenir. Comment vous le percevez, justement
? Exactement,
parce que moi, j'ai quand même discuté avec certains. Certains viennent reprocher, j'en ai vu quelques-uns, notamment dans la région parisienne, des petits bourgeois qui vivent dans les beaux quartiers de Paris, qui veulent faire la révolution avec le keffier palestinien autour du cou, mais c'est leurs parents qui sont responsables de ça. Ce n
'est
pas le rassemblement national. Alors, ils sont avec des pancartes. Ils ne sont pas sincères. Je ne
sais
pas qui... Ils sont idiots.
Parce
que la vérité, quand ils brûlent un portrait de Marine Le Pen, comme hier, mais Marine Le Pen, elle y est pour rien, là-dedans. C'est la génération de leurs parents et de la gauche qui a mené les affaires du pays pendant tant d'années. Donc, qu'ils s'en prennent aux véritables responsables et qu'ils arrêtent de fantasmer un responsable qui n'existe pas. En revanche, moi, je sais qu'après le désordre, viendra le temps de l'ordre et qu'au mois de mai, lorsque Marine Le Pen sera élue président de
la
République, on remettra de l'ordre dans le pays. C'est-à-dire
?
On fera appliquer la loi. Si demain, il y a ce type de manifestation, comment vous ferez ? Comment vous gérerez ce
genre de mouvement
? On rétablira l'ordre, mais on donnera aussi un certain nombre d'orientations pour le pays qui permettront de voir l'avenir avec confiance. Parce que c
'est
sûr que si vous n'avez pas d'avenir, que l'emploi, que la sécurité, que, j'allais dire, la jeunesse est systématiquement percutée par tout ce que l'on peut voir aujourd'hui, eh bien,
une
certaine partie d'entre elles se rebellent.
Et
se rebellent, d'une manière objective, ça, c'est des manifestations qui sont acceptables, ou d'une manière orientée, politisée, organisée. Ça, c'est ce que nous voyons avec la France insoumise aujourd'hui, M. Bakayoko et M. Mélenchon.
Lorsque vous dites, on rétablira l'ordre et puis on répondra également à la jeunesse, vous jouerez sur les deux tableaux, si on se projette dans mai, juin prochain, on sait qu'il y
a
un risque, si vous êtes demain aux manettes, que la France insoumise organise un troisième tour social dans les rues. Comment vous répondrez ? Parce que vous me dites, on rétablira l'ordre, mais précisément, quelles sont, par exemple, les directives que vous donnerez aux policiers par rapport aux curseurs que l'on voit aujourd'hui ? La
démocratie, c'est le suffrage universel et le pluralisme des opinions. Lorsque les urnes ont parlé, les gens qui sont élus, mettent en place le programme sur lequel ils ont été élus. Si certains veulent se mettre hors la loi, ils seront traduits devant les tribunaux et condamnés pour avoir entravé le processus démocratique ou en tout cas les
résultats des urnes. Mais concrètement,
Louis Elio, ça veut dire
plus
de capacité pour les... On sent bien qu'aujourd'hui, on a y compris des policiers qui disent sur certains plateaux de télévision que
le gouverneur
leur demande de ne pas y aller trop
fort. Non mais ça, c'est une chose. Je comprends, moi, le fait que pour ne pas avoir de bavure, on va dire, les responsables disent, attention, bon, très bien. Mais moi, j'étais jeune à l'époque. Tout le monde pensait en 81
que
lorsque Mitterrand arriverait aux affaires avec les communistes, ça allait être la soviétisation de la vie politique et la vie sociale et la vie économique. Or, on s'est aperçu que, bon, la plaisanterie Mitterrand communiste, ça a duré 3 ans. Il y a eu le virage de la rigueur en 84 et puis terminé. Donc, je veux dire, ça, je n'y crois pas. Une fois que les urnes ont parlé, les contestataires, peut-être s'agiteront 10 jours dans la rue et quand les institutions seront dans leur espace officiel, eh bien, vous allez dire, force restera au peuple souverain.
Concernant la journée d'aujourd'hui, est-ce que vous craignez pour la stabilité du pays ? On sent peut-être que les choses sont en train de déraper. Ici même, à ce micro, hier, un ministre du gouvernement disait craindre un embrasement dans ce pays.
Mais moi, je crains la manipulation de l'extrême-gauche. Moi,
on
la craint depuis le départ. Ce sont ces gens-là qui mettent le feu. Quand j'entends M. Mélenchon parler de sauvagerie policière
et
qu'il dit que la police attaque à nos enfants, je pense qu'il y a là une inversion, évidemment, de la charge de la preuve, en quelque sorte, et qu'il cible les policiers, mais il ne cible pas les voyous et les racailles. Parce qu'il y
a
deux choses. Il y a les lycéens, mais les lycéens, ce n
'est
pas les racailles qui cassent, qui brûlent et qui vont aux affrontements avec les policiers. Or, les racailles, les voyous et ceux qui brûlent sont en général chauffés à blanc par les propos de M. Mélenchon et ses amis.
Jean-Luc Mélenchon a dit hier dans une vidéo que c'était le mouvement le plus puissant depuis mai 68. Est-ce que c'est un mai 68 bis aujourd'hui
?
Non, je ne crois pas. Très honnêtement, je ne crois pas. Parce que mai 68 a débouché sur, on le sait, beaucoup de choses. Si aujourd'hui,
il
y avait ce
genre de blocage
pendant des semaines et des semaines, la France, qui est déjà dans un état catastrophique, finirait de sombrer.
Est-ce que, comme Bruno Retailleau, vous posez la question de l'interdiction de la France insoumise
? Je
crois que quand on a un mouvement politique qui est, dans les enquêtes d'opinion, aussi puissant, parce qu'il est quand même aujourd'hui, la présidentielle, M. Mélenchon arrive deuxième de cette élection présidentielle, c'est totalement utopique. En revanche, si ces gens-là passent au-delà de la loi, eh bien, il faut les poursuivre. Il
y a
beaucoup de textes sur
appel à la loi.
Mais pas les interdire.
Non,
je pense que ça ne servira à rien, honnêtement. Ça amplifierait, je pense, la contestation.
Oui. C'est... Alors, passons au budget du Rassemblement National.
Attendez,
tout à l'heure. C'est à 10h qu
'il
sera présenté.
Oui. Alors, justement, c'est un enjeu très important, puisque, effectivement, il sera présenté... D'ailleurs, est-ce qu'il sera présenté avec Jordan Bardella ? Oui.
Ce
sera Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella et Marine Le Pen.
Donc, l'affaire Bardella ne vient pas entacher le déroulé de la campagne de Marine Le Pen ?
Très honnêtement, non. Moi, je suis baladé dans ma ville à Perpignan depuis une semaine que les choses sont sorties. Et la grande majorité des citoyens considère que c'est une grossière manipulation de Mediapart
et
qui, finalement, ne sert que les intérêts de M. Mélenchon et de ses sbires.
Vous
dites, comme Marine Le Pen, j'ai totalement confiance en Jordan. Les deuxièmes preuves apportées par Mediapart, pour vous, ne changent absolument rien à ce
qu'il y avait été dit
?
Non, surtout
qu'hier soir, il y
a
eu une troisième preuve, mais contre Mediapart. C'est-à-dire que le monsieur qui a parlé à Mediapart aujourd'hui, il a révélé la manière dont ça s'était fait. Et notamment, il y
a
un mail que Mediapart attribue à Bardella, qui est tronqué, puisque ce n'est pas un mail de Bardella. On voit un peu les méthodes.
Qui est, en fait, attribué à deux personnes. Mais ça ne change rien sur les captures d'écran, sur le téléchargement via le compte tiers qui montre le lien entre le compte de Jordan Bardella. Non, tout ça, ce sont des
suppositions. Je regrette. On ira au bout de l'enquête et on verra à qui est ce fameux compte qu'on attribue aujourd'hui à Jordan, mais qui, à mon avis, ne l'est pas.
Vous ne
vous
dites pas, vous
ne
vous êtes jamais dit, durant cette affaire, c'est plausible, il a pu dire ce genre de propos ? Non,
vous savez, ça fait 30 ans que je suis au RN. J'en ai vu des vertes et des pas mûres. Et je sais très bien que des manipulations à la matière sont légion. Donc, je pense que Mediapart s'est servi d'un certain nombre d'individus douteux pour mettre un sale coup à Jordan. Voilà.
Individus douteux, y compris des anciens du Rassemblement National ou du Front National,
en l'occurrence. Oui, oui, des
anciens qu'on a virés. Mais ça, on ne
vous
le dira pas. Mais j'étais secrétaire général, moi, je le sais. Des anciens qu'on a virés. Et si on les a virés, c'était pour des questions importantes. Voilà.
Et lié à cela, c'est... Entre autres. Bon, en tous les cas, ces personnes dont vous parlez, est-ce que ce sont les fameuses taupes dont on a pu parler ? Alors
non, parce que là, il y a deux choses. La fameuse taup, c'était sur le journal Libération, ce qui n'a rien à voir avec l'enquête de Mediapart. Ça montre
en
tout cas qu'il y
a
des gens qui en veulent à Jordan Bardella au sein du RN ou du FN, ou même si ce sont des gens qui ont pu appartenir à l'appareil du parti il
y a quelques années. Il y a un parti
politique, vous savez, ça n'échappe pas au travers de l'humain. Et je veux dire, on n'échappe pas à une certaine normalité à la matière. Si vous regardez ce qui se passe au Parti Socialiste, au LR ou ailleurs, vous voyez bien que malheureusement, la peau de banane est le moyen le mieux utilisé pour décrire un adversaire.
Louis Alliot, vous êtes vice-président du RN. Si la justice devait attester de la véracité des propos qui émanent de ce compte et de cette affaire, quelle serait la décision que vous pourriez prendre ? Il devrait se mettre en retrait, Jordan Bardella
?
C'est de la science-fiction, et je ne l'imagine même pas.
Pour vous, il reste à sa place jusqu'à...
Entre Bardella et Mediapart, mon choix est largement fait, sans même poser la question.
Alors, nous passons justement au rapport du Rassemblement National avec le monde économique, puisque c'est la journée où vous allez présenter ce contre-budget, avec des chiffres assez impressionnants annoncés par Marine Le Pen, objectif de 125 milliards d'économies sur 5 ans et la fameuse règle d'or. Est-ce que c'est l'austérité d'une certaine façon que nous propose le RN ? Écoutez, 3500
milliards de dettes avec un déficit budgétaire permanent, dans une balance commerciale négative, vous n'avez pas le choix que de faire des économies par ailleurs. Et ces économies, il faudra les faire dans un certain nombre de sujets
que le
gouvernement n'a jamais osé faire, et c'est notamment l'immigration, pour une grande part, et la fraude, et tous les moyens à mettre en œuvre pour aller chercher cette fraude-là. Mais encore faut-il avoir le courage de le faire. Mais je crois que Jean-Philippe Tanguy et les spécialistes du budget sont allés, justement, dans un certain nombre de sujets techniques de ce budget de l'État, où finalement, ils sont allés dégoter un certain nombre d'économies plutôt faciles à faire.
Les Français se demandent sans doute si, avec vous, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. Où est-ce que vous allez pouvoir les trouver, toutes ces économies ? Certains doutent que les 125 milliards soient vraiment atteints sur le train de vie de l'État dont vous parlez, la contribution de
l
'Union Européenne, ou encore sur les économies que vous pourriez faire sur la politique de l'immigration
?
Écoutez, le problème, c'est qu'on a un monde politique qui est responsable de l'endettement et de la situation dans laquelle on est, et puis ils ont une nouvelle équipe qui n'a jamais exercé les rênes du pouvoir, et qui propose un certain nombre de choses. Mais qu'ils viennent essayer cette nouvelle équipe, et ils verront bien. Moi, je sais que ça fonctionnera, mais je comprends que les gens puissent douter. Mais quand on a vu les soi-disant spécialistes de l'économie et l'État de la France tel qu'il est, dont ils sont les principaux responsables, je me dis qu'ils ont plutôt intérêt à nous faire confiance plutôt que de remettre les mêmes au poste, à la tête de l'État.
Jean-Philippe Tanguy et Marine Le Pen ont multiplié ces derniers temps les rencontres avec des grands dirigeants des cercles économiques. Est-ce que ça signifie que vous ne pourrez pas faire sans eux ? C'est un peu le sens de ce qui va se passer là dans les prochaines heures, et des prises de position à venir de Marine Le Pen ? Écoutez, l'économie, c'est un système.
Et dans ce système, il y a les entreprises, il y a les syndicats patronaux, il y a aussi d'ailleurs les syndicats d'employés. Mais évidemment qu'il faut parler à tout le monde, et qu'il faut,
j'allais dire, rassurer tout le monde. Oui, mais est-ce que c'est un enjeu, votre crédibilité économique ? On sait bien que ça a pu paraître comme étant un point faible pour le Rassemblement National.
Oui, mais
justement, oui, bien sûr. On sait très bien que beaucoup nous ont reproché pendant longtemps d'être léger sur la question. Mais au regard de la situation qui s'est détériorée, les mêmes qui pensaient ça regardent nos spécialistes et notre programme et viennent discuter avec nous, soit pour regarder comment on peut améliorer les choses, soit pour nous convaincre de changer ou de proposer autre chose. Mais ça,
c
'est normal. C'est ça, la démocratie. Oui,
et est-ce que donc ça veut dire que vous êtes en train, en ce moment, d'essayer de rassurer ce fameux système dont vous avez beaucoup parlé par le passé ? Ce système, c'est aussi le milieu économique.
Il n'en demeure pas moins que ce système doit être rassuré aussi, par des mesures que personne n'a voulu appliquer, comme vous le disiez d'ailleurs tout à l'heure, sur les économies, sur les budgets que nous donnons à l'Union Européenne, et sur un certain nombre d'autres dépenses que personne n'est jamais allé chercher. Parce qu'on oublie de dire qu'à force d'accepter des milliers et des milliers et des milliers d'immigrés, notamment clandestins, eh bien, on plombe les comptes de la sécurité sociale, on plombe le logement, et on plombe un certain nombre de comptes liés aux prestations sociales. Qu'on le veuille ou non, c'est la réalité.
Alors, ça ne fait pas plaisir à la gauche, mais on se moque de ce que pense la gauche, parce que quand elle a été au pouvoir, ça a été catastrophique.
Oui, et beaucoup s'interrogent quand même sur la mise en œuvre de ces mesures, notamment concernant les prestations sociales.
Oui, mais vous comprenez bien que tout le monde, on est en démocratie. Si on ne peut rien faire, eh bien, il faut être spectateur du chaos dans lequel nous allons tout droit.
L'enjeu, c'est de faire en démocratie, justement.
L'enjeu, c'est d'éviter qu'il y ait des affrontements entre Français,
dans
les territoires et dans nos villes, par rapport à une citation économique qui se détériore. L'enjeu, il est là. Et précisément, face à cet enjeu, je pense que nous sommes les mieux placés pour rassurer.
Louis Alliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National. Vous, restez avec nous, vous êtes l'invité du Grand Matin. Dans la deuxième partie, un auditeur vous interrogera, justement, sur l'aide à l'Ukraine. On en parlait il y a une seconde. Il y aura votre carte blanche, et puis qui sera consacrée au financement des collectivités locales, et puis, bien sûr, l'actualité des réseaux sociaux avec Benjamin Glaze. A tout de suite.
Le
Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
Louis Alliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National et l'invité de Sud Radio ce matin. On commençait, Louis Alliot, par vos trois minutes pour convaincre. C'est notre première rubrique de cette deuxième partie. Vous avez choisi ce que vous appelez le pillage des collectivités par l'État, c'est-à-dire ?
C
'est-à-dire que l'État s'est désengagé depuis plusieurs années maintenant, décennies même, de ses responsabilités en les faisant porter par les collectivités. Les lycées, les transports, l'éducation, l'aménagement du territoire, etc. Et tout cela a un coût. Et ce coût, il a été assumé par les collectivités territoriales, régions, départements, communes et intercommunalités. Aujourd'hui, l'État, qui n'a toujours pas réduit son train de vie et qui a surendetté la France, va aller chercher dans les budgets des collectivités de l'argent qu'elles n'ont pas. Et c
'est
là le problème. Je crois qu'ils veulent ponctionner plus de 6 milliards cette année, 6 ou 7 milliards. Mais moi, je peux vous dire qu'une mairie comme la mienne, une agglo, puisque je suis président de la communauté urbaine et autour de moi, je vois bien que les maires ne dépensent pas sans compter. Mais qu'en revanche, les budgets sont contraints. Ils ne savent pas comment ils finiront les budgets pour les années à venir. Et si l'État vient ponctionner un peu plus sur leurs économies d'aujourd'hui, nous risquons d'avoir en plus sur le territoire des quasi-faillites de collectivités qui ne peuvent plus assumer les missions qui sont les siennes.
Ça veut dire,
Louis Alliot,
que le RN au pouvoir, vous pourriez rééquilibrer les dotations pour les régions ou pour les collectivités territoriales
?
Déjà, il faut un système de péréquation nécessaire entre les villes qui ont beaucoup et celles qui n'en ont pas. même si ça existe déjà par divers mécanismes. Mais surtout, je pense que l'État doit, lui, faire les efforts nécessaires de réduire sa voilure à lui et laisser les collectivités gérer les affaires en sachant que l'argent se fait rare, les taux d'intérêt sont très importants, l'endettement progresse et donc la situation est quand même critique.
Oui, il est d'autant plus critique que si vous pourriez récupérer un pays dont la dette n'a jamais été aussi forte, aussi abyssale. Exactement. Mais c'est aussi
valable. Ça ne vous
inquiète pas ?
Mais oui, ça m'inquiète beaucoup.
Mais
ça, c
'est
tout. Vous savez, moi, je suis maire et je m'inquiète pour mon propre budget et celui des collectivités. C'est pour ça que j'ai voulu parler de cela en disant et en demandant à M. Lecornu de ne pas avoir la main trop lourde sur ces affaires de budget des collectivités territoriales parce qu'il va vite s'apercevoir qu'elles ne sont pas aussi florissantes qu'il le croit et qu'il va mettre en péril des pans entiers de l'économie locale et de la vie sociale, tout simplement.
Louis Alliot, un auditeur a souhaité vous poser une question notamment sur la question de l'aide à l'Ukraine.
Bonjour M. Alliot, je suis Gérald Deffièvre de Courson-Étéria. Est-ce que vous regrettez effectivement d'avoir dit il y a un mois qu'il fallait couper les robinets pour l'Ukraine ? Et pourquoi vous avez dit ça ?
Alors
la formule répondait à une autre formule du journaliste qui m'interrogeait elle était peut-être un peu brutale mais l'idée c'était de dire au moment où précisément la France ne pouvait plus vivre et notamment faire vivre les plus modestes d'entre nous il fallait peut-être aussi éviter un certain nombre de dépenses sur des choses qui sont très éloignées de la capitale française et de nos intérêts directs.
Sur l'Ukraine, je rappelle, je suis allé chercher plus de 300 réfugiés à la frontière polonaise pour les rapatrier à Perpignan et d'ailleurs ils vivent toujours à Perpignan les enfants sont scolarisés à Perpignan ils ont été logés et relogés par la mairie et nous avons pris notre part à cet exode-là parce que c'était des femmes, des enfants, des vieillards, des malades et c'est tout à fait normal et nous avons toujours condamné l'agression russe. Maintenant, est-ce qu'on va continuer à nourrir la guerre ou est-ce qu'on va être leader
de paix ? Mais justement, là aussi, quelle sera la position de Marine Le Pen si vous arrivez au pouvoir au mois de mai prochain ? Il
faudra parler
avec Poutine ? Mais il faut parler avec tout le monde mais nous parlons déjà avec Poutine. La dernière réunion qu'il y
a
eu avec les émissaires de M. Trump et les émissaires chinois je crois qu'il
y
avait les émissaires de l'Union Européenne et les émissaires français parce qu'on vous dit qu'on ne parle pas mais on parle mais c'est pire que ça on achète encore du gaz russe donc il faut arrêter de raconter n'importe quoi on discute encore avec les russes mais il faut tenter de convaincre les uns et les autres d'abord d'être à la même table des négociations pour
faire
la paix parce que si nous n'avons pas la paix il y aura cette crise de l'énergie qui va plomber les comptes qui plombe les comptes et les portefeuilles de chaque français et notamment l'intégration de l'Ukraine dans l'Union Européenne et notamment de son agriculture sera un coût mortel à nos propres agriculteurs alors on veut faire quoi mais
précisément Louis Alliot pour qu'on comprenne bien est-ce qu'il y aura un changement de pied un changement de politique est-ce que Marine Le Pen au pouvoir entamera des discussions directement avec Vladimir Poutine pour mettre fin à cette guerre
je
pense qu'elle entamera des discussions avec le président Trump et les présidents turcs et tous ceux qui ont de l'influence sur la Russie pour tenter d'obtenir la paix ce qui ne veut pas dire qu'on arrête un certain nombre d'aides que nous apportons en matière humanitaire et de défense militaire mais que sur le militaire offensif et bien il faut savoir raison garder ne pas avoir le statut de cobelligérant
Louis Alliot on passe à l'actualité des réseaux sociaux avec Benjamin Glaze bonjour Louis Alliot on
parle des médias qui ne sont pas forcément les bienvenus devant les lycées bloqués on a déjà eu plusieurs journalistes qui ont été agressés notamment d'M6 ou encore de BFM TV des jeunes qui dénoncent un traitement médiatique qui leur serait réservé trop orienté sur les violences ils font le tri dans les médias certains de ces jeunes ils ne sont pas les seuls une proviseur à Paris assumait aussi de faire le tri des médias son lycée avait été victime de scènes de violences sa porte la porte de son établissement avait été incendiée et durant un point presse elle a refusé de prendre la question d'un journaliste pour la simple raison qu'il travaille à CNews
est
-ce qu'il s'agissait d'élèves de l'établissement de lycée de l'établissement ou des groupes à l'entour
?
non il s'agissait de groupes c'est pas mes élèves
c
'est pas mes élèves
c
'est des
groupes c'est quoi là ?
c'est pour CNews
ah
non
ah non
j'avais dit non c
'est comme ça ouais
mais je tombe mon micro là c'est la presse mais pourquoi plus les autres journalistes ?
vous pensez quoi
Louis Alliot de la réaction de cette proviseur
?
écoutez d'abord je crois qu'elle a dit qu'elle appartenait à un syndicat aussi oui soit disant indépendant parce que je crois que c'est l'une de ça
et qu
'elle n'est pas si indépendante que ça et que voilà le sectarisme et le refus du dialogue et même de l'écoute est j'allais dire un élément de plus qui alimente cet état d'esprit un peu de violence générale donc elle a tort parce que proviseur est un métier difficile aujourd'hui il faut assumer pas mal de missions que l'état leur donne et dans des conditions de plus en plus difficiles et je pense que cette proviseur aurait dû s'exonérer de ce genre de réaction
vous
auriez dit la même chose si ça avait été un journaliste de Mediapart ou pas Louis Alliot
?
écoutez Mediapart je crois fait son boulot dans les conditions que l'on sait mais je crois que même en notre conférence de presse ils viennent
plus
sérieusement le traitement médiatique de cette mobilisation lycéenne vous le trouvez comment ? écoutez chez moi en tout cas que ce soit la radio locale les journaux locaux je pense que les journalistes essayent de faire convenablement leur travail après il y a des endroits où c'est plus chaud que d'autres mais dans ces endroits là on voit bien que c'est beaucoup plus politique et que les journalistes classés à droite se font beaucoup moins bien accueillir que les journalistes de gauche ça c'est une certitude
et vous avez le sentiment qu'il y a une certaine sélection qui s'opère de la part d'un certain nombre de partis politiques concernant certains journalistes justement
ah
oui mais de toute façon je pense que chauffé à blanc par LFI et un certain nombre de gens les journalistes de CNews même certains je les vois prennent des risques d'aller dans certaines manifestations je les trouve courageux moi et pourtant ils expriment la liberté d'un média qui défend sa ligne mais qui fait partie du pluralisme des opinions en France et c'est normal
on
est passé un peu vite sur la journée de mobilisation aujourd'hui Louis Alliot est-ce que vous la craignez est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir des débordements vous me disiez tout à l'heure que vous craignez un drame
oui bien sûr parce que plus il y a de la violence et plus les forces de l'ordre s'interposent pour éviter cette violence et il peut y avoir des drames ça j'en suis persuadé mais après quand vous voyez la violence de certaines pancartes dans les manifestations ça ne m'étonne pas Jean
-Luc Mélenchon a appelé d'une certaine façon au calme hier
avec le
casque blanc avec le brassard blanc
tout ce
qui pourra contribuer à éviter que ça dégénère est le bienvenu alors s
'ils
veulent se mettre des casques blancs des foulards blancs ce qu'ils veulent moi je ne
suis
pas contre ça il vaut mieux ça que de dire aller affronter les flics etc ça c'est sûr et ça c'est pas évident mais moi j'ai une pancarte que je n
'ai
pas médiatisé où la pancarte dit on va prendre la ville et boire le sang du maire
bon c'est dans votre ville oui
je
ne
sais
pas pourquoi d'ailleurs vous avez planté plainte ou pas ? oui oui on a dénoncé à la police etc mais c'est ce genre de choses vous
savez
d'où ça vient
?
non mais c'est des jeunes je ne
sais
même pas s'ils savent de quoi ils parlent
vous regrettez j'imagine et vous constatez vous aussi une montée de la violence
?
alors moi je constate une montée de la violence mais de la violence ordinaire pas celle des lycéens de la violence dans nos rues qui est liée notamment à la surconsommation de stupéfiants ou pour aller acheter de la drogue les gens sont capables de faire n'importe quoi et malheureusement je le dis dans les lycées dans les écoles il n
'y a
pas trop de campagne pour indiquer les dangers que révèle la consommation de stupéfiants mais là je peux vous dire que dans la rue c'est les maires et la police qui font face à ce genre de choses et les services sociaux évidemment et que ça devient de moins en moins évident de trouver une stabilité
pour
finir vous diriez quoi aux lycéens aujourd'hui
?
je dirais qu'ils ont tout à fait le droit de manifester ça fait partie j'allais dire de l'éveil à la conscience politique comme de mon temps déjà ça s'est pratiqué moi j'avais eu les manifestations de Devaquet à l'époque
qui
avaient conduit d'ailleurs au drame de Malik Osekin etc et puis surtout ils ont des élections au mois de mai s'ils veulent changer réellement les choses et bien il faut qu'ils se déplacent le dimanche matin pour aller voter et puis ils pourront peut-être changer les choses en ne choisissant pas les mêmes voilà
Louis Alliot maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National était notre invité ce matin merci à vous et très bonne journée on va