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InterviewLes Indécis· 22 septembre 2026 43 minComplaisantPortrait personnelOutre-merInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asile

Choose Outre-Mer et Présidentielle 2027 : Entretien avec Naïma Moutchou (Ministre des Outre-Mer)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la différence entre un ministre, un ministre délégué ou un secrétaire d'État ?

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Vous qui avez demandé à être ministre de plein exercice, pourquoi ?

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Vous étiez avocate d'affaires, pourquoi avoir quitté ce milieu pour la politique ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Pourquoi deviez-vous cela à votre famille ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Vous ne regrettez pas votre choix malgré le contexte politique difficile ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ressentez cette haine du politique que vous évoquez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Fait
    « Moi je n'ai pas de ministre de tutelle et donc je ne rends pas compte à un ministre en particulier. Je rends compte au premier ministre au président de la République mais je suis à mon compte. »
  • 1:11Fait
    « Je suis avocate de métier, c'est comme si j'étais en profession libérale. »
  • 4:19Fait
    « La politique elle a encore du sens. Peut changer le quotidien. »
  • 11:36Fait
    « Il y a un sujet de logement social, c'est pas un sujet d'étranger, c'est un sujet de comment on fait pour attribuer le plus largement possible dans des conditions équitables des logements à tous ceux qui en ont besoin. »
  • 26:07Fait
    « La responsabilité des émeutes, ce sont les émeutiers. »
  • 34:07Fait
    « L'intelligence artificielle et le numérique tout de même pour moi, c'est un sujet transversal. »
  • 36:00Fait
    « Sur les questions d'intelligence artificielle, c'est que il faut être un géant pour peser sur ces sujets. »
  • 37:56Fait
    « L'Europe n'a jamais été aussi puissante qu'en petit cercle. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Neymar Moutu. Bonjour. Bonjour. Merci de nous recevoir ici au ministère des Outremèes. Vous êtes ministre des outresemèes. C'est que ça hein le titre. Ministre des outresemèes. Ministre des outresemères pour être clair et pour être précise. Donc pas délégué, pas chargé d'eux comme ça le message est clair. Quelle est la différence quand on est ministre ou ministre délégué ou secrétaire d'état ? Alors moi je n'ai pas de ministre de tutelle et donc je ne rends pas compte à un ministre en particulier. Je rends compte au premier ministre au président de la République mais je suis à mon compte. C'est je suis avocate de métier, c'est comme si j'étais en profession libérale. Donc ça veut dire que l'exercice il est quand même plus simple. Je suis avec mes équipes et puis

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on dessine, on réfléchit, on dessine ensemble. C'est facile d'être toute seule justement ou est-ce qu'on se dit quelque fois quand on a une équipe, quand on a un ministère qui est peut-être plus fort que les autres maires à la base, j'entends ça peut aider. Moi c'est comme ça que je fonctionne. C'est ma nature aussi. Je suis quelqu'un C'est vous qui avez demandé ça à l'époque de pouvoir avoir ce ministère ? Alors le premier ministre l'a proposé comme tel. S'il m'avait proposé d'être ministre délégué, je lui aurais demandé d'être ministre de plein exercice parce que je sais aussi ce que ça signifie quand vous êtes quand vous êtes à la recherche d'arbitrage, que vous voulez peser sur une décision, c'est quand même plus simple d'avoir un échelon en moins.

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Hm hm. Vous étiez vous l'avez dit, vous étiez avocate d'affaires, je crois. C'est ça ? Ouais, avocate droit des affaires, droit de la prêt. J'ai fait un peu de tout. Et vous êtes rentré en politique ? C'est quoi la raison principale de quitter ce milieu-là pour venir en politique ? Oh, c'est toute une histoire. Je je j'ai pas grandi avec un horizon politique en particulier. J'ai fait des études de droit, je suis devenue avocate. Disons que je viens d'un milieu où le travail ça veut dire quelque chose. Et donc j'ai toujours beaucoup beaucoup misé sur le travail, le mérite, la place que je pouvais trouver dans la dans la société. Je crois que je le devais aussi à ma famille. Donc je me suis orientée dans des études de droit. Pourquoi vous le deviez à votre famille

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? Pardon ? Alors, mes parents sont immigrés marocains. Ils sont venus à la fin des années 50 euh pour s'installer dans la banlieu parisienne. Moi, je suis la première génération née ici dans le Valdoise, dans le beau département du Valdoise. Je viens d'une famille modeste, famille nombreuse. Mon père était euh agent d'entretien en hôpital et ma mère était femme de ménage. Mes parents étaient pas les traités. Moi, c'est vraiment l'école publique, hein, qui m'a qui m'a donné les clés, comme on dit, les clés de la réussite, les clés de l'émancipation. Et quand vous n'avez pas de réseau, quand vous n'avez pas de contact, vous n'avez pas de patrimoine, bon bah il vous reste quelques valeurs quand même. C'est ce qui m'a beaucoup structuré et euh j'ai toujours compris que si vous faisiez un

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peu d'effort dans la vie, vous pouviez arriver à certaines choses. Mes parents, ils avaient fait un grand chemin parce que venir du Maroc, venir d'un autre continent pour rejoindre l'Europe, partir sans rien, euh c'est c'est une épreuve dans la vie, hein. Donc ils avaient fait un grand chemin, ils voulaient aussi pour leurs enfants un grand chemin. J'ai essayé de faire le mien. Donc je suis devenue avocate et il se trouve que j'ai perdu mon père assez brutalement au tout début de 2017. Bon bah c'est une étape aussi et une épreuve qui vous marque. Vous vous demandez quel est le sens de la suite. Voilà. Et j'avais envie d'être utile un peu différemment de ce que je faisais jusque-là. J'avais envie de continuer à porter une voix, continuer à plaider en fait en quelque sorte.

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Vous regrettez pas ? Absolument pas. Malgré le contexte, malgré le la détestation entre guillemets et je regrette hein de la politique. Je regarder une interview ce matin où on demandait à l'invité vous gagnez combien par mois ? Est-ce que vous pensez c'est un député ? Est-ce que vous pensez qu'il faut baisser le montant pour ramener la confiance ? Il disait bientôt il va falloir payer pour faire de la politique et je trouvais ça très juste ce contexte. Oui, il est difficile bien sûr. Il y a de la défiance beaucoup. C'est vrai que quand vous vous interrogez les Français ou quand je discute avec ceux que je croise et notamment tous les weekends parce que j'aime bien prendre le pou de la société, je je vois bien l'image qui est celle du politique très dégradé mais

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mais c'est un honneur. Moi quand j'ai été élu député, ça a été l'honneur de ma vie. D'où je viens de ce que ça signifie vous représentez la nation. Je veux dire, il y a pas a il y a pas plus belle chose dans une vie qui peut vous arriver. Donc je mesure ça en dépit des difficultés. Donc c'est pas moi qui vous dirait dis non que c'est difficile et ce il y a des difficultés bien sûr mais justement c'est l'exercice c'est parce qu'il y a des difficultés qu'on choisit aussi ce mandat parce queon considère qu'on a une voix peut-être quelques propositions à faire pour pour essayer de faire évoluer la société dans le dans le bon sens. Donc il faut se retrousser les manches, il faut essayer de faire infléchir les choses, faut essayer aussi d'expliquer aux français que la

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politique elle a encore du sens. Peut changer le quotidien. Oui, quand vous prenez le temps, je vais vous dire quand vous prenez le temps d'échanger avec eux, de discuter avec eux, de les prendre au bon niveau aussi, pas être méprisant et arrogant et leur expliquer la vie, euh ça marche, ça marche. Y compris avec des gens qui seraient pas d'accord avec vous. Il ils sont toujours reconnaissants que vous preniez le temps de leur expliquer les choses, que vous leur expliquiez leur point de vue même s'il y a des désaccords. Franchement, ça marche. On on va parler des outresemes de votre action ici parce que c'est très intéressant. 1er octobre prochain, il y aura un événement dont on va on va parler ensemble à la Banque de France dont vous êtes l'instigatrice. On va

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parler aussi de la politique, de toutes ces choses-là. Euh mais vous m'avez demandé hors antenne, enfin hors caméra, vous m'avez demandé ça combien de temps que vous faites ça ? Je vous ai dit ça fait plusieurs années. Moi je vais vous dire de c'est la première fois depuis cette dernière année que je vois euh pas un sentiment de lassude, ça serait pas grave. On peut être lassé dans la vie, mais euh de la haine, de la haine que ça soit euh à l'Assemblée nationale, au Parlement ou de la part des Français envers les politiques, je le déplore. On essaie vraiment de de tout faire pour rapprocher les gens de la politique. Alors, j'aimerais avoir votre sentiment là-dessus. Est-ce que vous la sentez ? Est-ce que vous dites que les Français vous remercient et il y en a, c'est vrai

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qui qui ont besoin qu'on leur explique, il y en a d'autres qui en peuvent plus. Ça c'est ma première question. Et après, j'aimerais qu'on revienne sur votre parcours parce que vous avez dit quelque chose d'intéressant par rapport à l'actualité. Donc on y reviendra après. Est-ce que sur cette haine, vous la ressentez cette haine du politique ? C'est vrai qu'il y a des inquiétudes, beaucoup de colère parfois qui peuvent s'exprimer par la violence, mais je veux dire, la classe politique donne pas l'exemple. Euh quand je suis arrivée à l'Assemblée nationale en 2017, j'ai vu le climat très vite, le climat politique se dégradé qui est à l'origine de la conflictualisation comme stratégie, c'est Jean-Luc Mélenchon et c'est la France à insoumise hein. Ce sont les

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premiers à avoir planté le décor. Je vous dis d'autant plus que j'ai été député et vice-présidente de l'Assemblée nationale, donc j'en ai présidé des séances rouleuses. Donc j'ai vu aussi cette stratégie du conflit, de la bordélisation comme on le dit, s'installer et et c'est l'image qu'on renvoie. Donc je jette pas la pierre au français. Il faut il faut qu'on fasse de la pédagogie notre action. Il faut qu'on fasse de la communication notre action. Il faut qu'on le fasse avec beaucoup de respect, beaucoup d'humilité aussi. Ça a pas toujours été le cas. Et il faut qu'on montre l'exemple. On parle beaucoup d'exemplarité, ça passe par des tas de choses mais ça ça passe aussi par ça. L'image qu'on renvoie, la responsabilité qui a le nôtre, c'est un mandat de

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représentation. Bah essayons de bien représenter les gens. C'est un métier politique selon vous aujourd'hui ? Alors est-ce que c'est un métier ? C'est d'abord une mission. C'est comme quand j'étais avocate. Euh, évidemment, je choisis un métier, mais je choisis d'abord une mission. Euh, c'est la mission de défendre euh les gens, d'essayer de de plaider un certain nombre de causes, c'est un peu la même chose. Après, je pense qu'il faut de l'expérience. Il y a une forme aussi de Je sais que les gens n'aiment pas ça dire que il faut pas professionnaliser la politique, mais quand même. Donc, ça veut dire qu'il faut revenir sur ce qu'avait proposé Emmanuel Macron. Vous êtes des amateurs, soyez fiers de l'être. Il y a 10 ans. Aujourd'hui, on peut dire qu'il faut de l'expérience.

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Pour moi, oui, il faut de l'expérience. Mais c'est comme pour tout en réalité et la politique à mon sens n'échappe pas à ça. Il faut de l'ambition pour les gens. Faut avoir envie de servir mais faut aussi avoir quelques compétences. Soit alors c'est des compétences que vous pouvez acquérir par exemple dans un mandat local ou à travers un métier, mais enfin il faut quand même que vous puissiez être à l'aise dans votre domaine aussi d'exercice parce que sinon il vous manque quelque chose et pour être suffisamment complet dans cet exercice d'un mandat quand même particulier je crois effectivement qu'il faut il faut il faut pouvoir dire que il faut de l'expérience pour ça que moi je suis favorable par exemple au cumul de mandat donc faudrait revenir sur la loi

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Ouais moi je l'ai toujours dit que tout mandat on pourrait cumuler tout mandat après ça se discut On peut voir quel type de mandat. On dit beaucoup être maire ça occupe. Alors, il faudrait être uniquement par exemple adjoint. Bon, on peut voir et puis euh plafonner les rémunérations. Très bien. Mais l'expérience que vous avez acquis dans le casre d'un mandat local, vous êtes en proximité au contact avec les gens où vous gérez un budget, vous devez faire des choix, gérer une équipe. C'est très très utile aussi quand vous êtes député que vous portez ensuite une parole à plus haut niveau. Vous vous en servez aussi pour forger des décisions qui soient au plus proche des gens. Bah ça me paraît être utile. Édouard Philippe reviendra sur le cumule des mandats. Vous pensez vous lui avez

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proposé l'idée parce que vous soutenez Édouard Philippe pour la campagne présidentielle ? Je sais qu'il y est favorable puisque c'est un texte que nous avons porté quand j'étais député avec mon groupe au sein d'horizon. Donc c'est des discussions que nous avons eu. Il a lui-même été maire, il a lui-même été député d'ailleurs et il est toujours. Donc il sait il sait aussi la plusvalue que ça représente. Il est pas contre des guerres de fou hein, il est pas contre discuter sur un encadrement mais sur le principe il y est favorable. Je voudrais qu'on revienne 2 minutes. Euh c'est pas prévu hein. Voilà, je vous dis sur ce que vous m'avez dit. Le fait que vous avez grandi avec des frères et sœurs. Vous avez grandi dans des HLM je crois. Oui. Dans un HLM. Oui.

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Dans l'actualité, il y a la campagne présidentielle. Cette semaine, le Rassembl national fait sa rentrée et parle clairement, ça on peut pas le nier aujourd'hui, de préférence nationale sur ces logements sociaux. Vous qui venez, la méritocratie, elle a fonctionné avec vous, si je peux me permettre. J'ai l'impression en tout cas que vous avez réussi que vous avez vous êtes battu pour y arriver, que vos parents la génération d'avant et moi c'était pareil hein, mes parents, la mes grands-parents, moi la génération d'avant sont arrivés se sont battu en tout donné pour leurs enfants, mais parce que la France les a aidé notamment sur les logements sociaux. Quand vous entendez cette ce dimanche le discours de Marine Le Pen qui dit "Il faut qu'on fasse en sorte que les Français soient

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d'abord servis sur les logements sociaux". Euh bon ça a l'air d'avoir un écho dans la conversation et et dans dans l'audimat des Français. Vous Naimamu comment vous vous le percevez vous le recevez ? Je n'adhère pas cette rhtorique parce que tout mon parcours, toute mon existence en fait dit le contraire. Est-ce qu'il y a un sujet de logement social ? Oui. C'est-à-dire vous avez aujourd'hui des familles ou des Français qui ne peuvent pas accéder à un logement social alors qu'ils répondent aux conditions. Ça c'est vrai. Il y a un problème aujourd'hui qui est posé sur la table. Est-ce qu'on y répond par la préférence nationale ? ça n'a aucun sens. On y répond par plus de logements sociaux, on y répond par une meilleure attribution des logements sociaux par critère, mais de manière

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objective parce que sinon c'est c'est toute l'histoire, tout le récit de la République que vous mettez par terre. Et ça évidemment moi je m'y oppose, je peux pas la mettre parce que effectivement je serai pas devant vous aujourd'hui si j'avais pas bénéficié de la solidarité nationale. En fait c'est toute l'histoire de ma famille. des gens qui nous ont tendu la main, des gens qui ont fait à la place de mes parents quand mes parents ne pouvaient pas euh un logement effectivement ou euh le travail à l'école ou ou la possibilité de nous accompagner en matière de santé et cetera et cetera. Donc la se le constat qui est posé, il est véridique. Il faut le regarder dans les yeux, il faut l'affronter. En revanche, la solution qui est proposée qui consistera à dire

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qu'il faut privilégier les Français parce qu'ils sont français, ça c'est une erreur. C'est du racisme parce que le débat est en train de monter sur la préférence nationale. C'est c'est euh c'est la Ouais, c'est la vieille marotte du rassemblement national hier du Front national. Est-ce que Est-ce que c'est du racisme ? Il y a une forme de racisme, je crois, parce que c'est toujours la même chose. C'est-à-dire que vous allez pointer au Rassemblement national l'étranger comme étant le responsable de tous les mots. Il y a un sujet d'immigration mais c'est pas un sujet d'étranger en fait hein. C'est un sujet de flux migratoire. C'est pas la même chose. Il y a un sujet de logement social, c'est pas un sujet d'étranger, c'est un sujet de comment on fait pour attribuer le plus largement

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possible dans des conditions équitables des logements à tous ceux qui en ont besoin. Et ceux qui en ont besoin, c'est des gens qui respectent les règles. Vous avez beaucoup de gens qui travaillent aujourd'hui qui ont pas de logements sociaux, y compris des étrangers. On y répond en en excluant un certain nombre de gens. Je suis pas pour la politique d'exclusion, je suis pour la justesse et la justice. C'est différent. Je ne me mets pas de hier sur les sujets. Il faut parler d'immigration, il faut parleridentité, il faut parler logement social et cetera et cetera. Je pense qu'une des erreurs de la droite, ça a été de dire c'est le précarré du Rassemblement national et il faut pas trop regarder ou de la gauche d'ailleurs de la droite et de la gauche. Par contre, en terme de solution, je

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n'adhère pas je n'adhérerai pas au projet du Rassemblement national. Je ne peux pas, je ne peux pas. Et donc Marine Le Pen malgré tout, elle apporte un sujet qui est important sur la table. Vous êtes d'accord ? Sûrument. C'est c'est intéressant ce que vous dites sur le fait que il faut qu'on en parle. Pourquoi on en parle pas ? Pourquoi c'est le Rassemblement national qui amène ce thème d'ailleurs comme l'immigration ? Alors à leur façon, c'est certain mais ils amènent ces thèmlidentité comme l'identité pouvez pas. Il y a il y a un sondage qui dit que vous avez euh près de 70 % des Français, c'est quand même euh non négligeable euh qui qui a peur de voir disparaître son mode de vie ou qui a peur peur de disparaître les valeurs qui ont été celles de leur famille. Je veux dire, on peut pas

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fermer les yeux et dire "Ah non, c'est pas pour nous, c'est un truc de fâchou, de xénophobe et le Rassemblement national prospère." Il faut regarder, il faut regarder les sujets. Tous les sujets que les Français mettent sur la table sont des sujets que nous devons affronter, sur lequels nous devons avoir des propositions qui sont pas celles du Rassemblement national parce qu'on n'est pas dans un projet de division ce qui nous concerne, on est à l'inverse dans un projet de rassemblement. Mais l'écueil qui a été le nôtre, c'est de dire circuler, il y a rien à voir, c'est pas nos sujets. Des pudeurs de gazelle parce que attention, on parlait d'identité, d'immigration, c'est pas pour nous. C'est c'est ça a été une faute. Ça a été une faute plus qu'une erreur pour moi. Ça a été une faute

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politique. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai je n'adhère pas au projet de gauche consiste à dire il y a pas de sujet avec l'immigration effectivement ouvrons les vannes et cetera. Je peux pas accepter ça. Et donc je dis prenons les sujets bras le corps et proposons-nous des choses qui soient justes. On parle de la campagne présidentielle tout à l'heure. Là on est au ministère donc des outresemes. Euh merci de nous recevoir. Avec plaisir. D'ailleurs. Le 1er octobre, il va y avoir un événement très important qui est choose. Alors vous connaissez Choose France mais là c'est choose France aussi parce que les autres mèes sont françaises. Mais choose outreem avec une particularité un focus sur les outreemers. Ça sera la banque de France. Comment ça va se passer ? racontez-nous

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et d'où vous vient l'idée. C'est vous qui êtes à l'initiative de cela ? Absolument. Il y a eu Tus France et il y aura effectivement le 1er octobre à la Banque de France Tose Outre mer. Tus outremè c'est un changement de regard sur les outremères. Quand je suis arrivée ici, il y a une chose qui vous frappe. On parle beaucoup du ministère des autres mères comme un ministère social de compensation, de rattrapage. Alors, c'est vrai qu'il y a des problématiques structurelles. La vie chère, le logement, parlait de logement tout à l'heure, la sécurité, c'est vrai. Et donc, il faut continuer à être en soutien des outresemes. Mais il y a pas que ça. Quand vous rencontrez les ultramarins ou quand vous vous déplacez, il y a une énergie incroyable. Il y a des gens qui construisent, des gens qui

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innocent, on en parle jamais. On les oublie, faut trouver. Bien sûr qu'on Ben bien sûr qu'on les oublie. H quand est-ce qu'on parle d'économie dans les outresemes ? Jamais. H on parle des outremères quand il y a des crises ou à la limite pour les faits carte postal vous avez raison. Vous avez raison pas plus mais c'est des territoires comme les autres. C'est aussi des territoires qui produisent où il y a des activités et d'ailleurs souvent ils sont aux avant-postes de tout hein. Du changement climatique, des questions de souveraineté énergétique, des questions de souveraineté stratégique. Ils sont positionnés dans les quatre coins du monde. Ils sont une force pour nous mais il faut aussi qu'on en parle pas par ce prisme là. Donc c'est un changement de

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regard. J'ai souhaité réunir pour ce 1er octobre des investisseurs, des gens qui entreprennent, qui ont des projets, des demandeurs d'emploi, des décideurs publics, des banques pour dire très bien qu'est-ce qu'on peut faire d'utile ensemble pour faire progresser ces territoires qui ont envie et qui ont les moyens. Il y aura des projets du coup qui vont se faire. Il y aura un fond à impact qui va permettre aussi de d'injecter de l'argent pour financer des projets. Et puis il y aura surtout des investisseurs privés pour dire aussi que l'État ne peut pas tout. On est en période aussi de 10 aides publics compte tenu du déficit. Il y a aussi des entreprises qui ont envie d'investir et ben l'État donnera le cadre et ensuite les choses se feront. Faut aller vite quand même. Là, il va

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falloir aller vite sur cette initiative. Alors parce que il y a une campagne présidentielle qui arrive et parce qu'il faut engager peut-être tout ça. Il vair une réserve, une période de réserve, je suppose, électorale. On n pas encore les les règles. Euh c'est pour ça qu'on le fait là. Mais mais mais c'est bien de lancer un projet, de le lancer maintenant peut-être pour pouvoir l'installer même sur la durée. Exactement. Après plus tard, c'est exactement l'objectif, c'est de se dire il y a le chosem le 1er octobre qui qui va marquer une étape en fait qui sera une forme d'élan. C'est pas juste un événement puis circuler, il y a rien à voir, on ferme la page. Non, c'est le début de quelque chose. Donc ce début, on veut le réussir et ce sera un événement réussi. Il y aura beaucoup de

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monde. Moi, j'ai vu hein le le besoin quand j'ai vu le taux de réponse tant qu'il y aura beaucoup de monde et ça doit s'ancrer évidemment dans la durée. Nous dans dans 3 mois, dans 4 mois, dans 6 mois, on fera les comptes. Qu'est-ce que ça a produit ? Qu'est-ce qu'on peut encore améliorer ? Et puis on espère effectivement que c'est un un événement qui durera dans le temps et que nos successeurs se le réapproprieront. Il y aura des des moments, des événements au même moment dans les territoires d'outre mer. Mais pourquoi pas l'avoir fait là-bas si c'était vraiment important de montrer la richesse ? Ça aurait été intéressant de de déplacer le monde là-bas aussi. Oui, c'est vrai. Disons que pour la première édition, on a choisi un terrain un peu plus neutre pour valoriser tous

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les territoires, tous. Je voulais parler des outresem. S'il avait choisi un département plutôt qu'un autre, euh j'aurais mis l'accent sur celui-ci plutôt qu'un autre. Donc après, on serait rentré dans des débats d'une autre nature, peut-être même des polémiques, c'est jamais simple. Là, on se réunit tous à Paris pour parler des outresemes en général. Puis après, l'année prochaine, on peut tout à fait imaginer effectivement de le faire à Mayotte, en Guyan ailleur. Ce sera le choix de celui qui sera aux responsabilités dans un an. L'idée c'est d'abord vraiment d'ancrer un événement dans l'actualité et de se dire on a enfin un rendez-vous économique national qui parle des outres mères et puis on verra après en terme d'organisation les années suivantes mais au moins une fois par an

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le 1er octobre donc c'est intéressant ce que vous disiez tout à l'heure sur le fait qu'on parlait des autres mères que de façon négative c'est vrai que quand on voit les sujets au journal de 20h il y en a encore qui regardent le journal de 20h c'est mon cas quand on regarde les sujets au journal de 20h où qu'on voit des des articles quoi que ce soit, c'est pour euh le pouvoir d'achat, la vie la vie chère là-bas, c'est pour euh la Nouvelle-Calédonie, l'indépendance, bref, que des sujets Mayotte bien entendu sur l'immigration, que des sujets qui sont pas forcément positifs alors que c'est une richesse euh pleine les autres mères, comment on arrive à à changer le mindset un peu intellectuel, pas des gens qui habitent là-bas, mais de des Français en métropole pour leur

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dire "Mais on doit s'en servir et les faire avancer avec nous ?" Absolument. On a on a installé de très mauvaises habitudes. Mais qui quand vous dites on c'est qui ? Oh ben c'est c'est la classe politique et la société en général d'ailleurs hein. Euh la les politiques doivent prendre leur part de responsabilité aussi. Évidemment que les urgences et les crises dans les outresem c'est c'est pas anodin. Ça fait même le quotidien dans un ministère comme le mien. Ça existe vraiment. C'est des des sujets structurels, compliqués. La vie chère, on en a parlé qui sont des sujets très anciens. Ça remonte avec des causes profondes. Tous les jours on y travaille. Mais il y a pas que ça. Pour ça que je parlais de choses outreem et de cette volonté, de cette ambition qui

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qui est la mienne vraiment de changer le regard sur les outresemes. Comment on fait ? Bah ça passe déjà par le discours. Ouais. Ça passe par dire les outresemères c'est une puissance extraordinaire pour nous. Qu'est-ce qui fait que la France elle est ce qu'elle est aujourd'hui ? pas uniquement la France hexagonale, c'est pas vrai. Sinon, on serait un petit pays comme la Belgique, un petit pays continental comme la Belgique. C'est aussi notre présence dans les quatre coins du monde qui donne aussi à l'Europe une présence dans les quatre coins du monde, hein. Euh notre présence dans le Pacifique, le fait qu'on soit qu'à quelques kilomètres de euh l'Afrique elle-même, le fait qu'on soit à Saint-Pierre et Miclon, pas très loin du Canada ou des États-Unis, la Caraïbe et cetera et cetera.

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Qu'est-ce qu'on en fait de ça ? Ça fait de nous une des grandes puissances de ce monde et demain probablement la première puissance au monde parce qu'il y a beaucoup de choses qui vont se jouer dans les mers. Demain, on a fait à peu près ce qu'on pouvait sur les terres au sens dans le sol. Il nous reste l'espace et il nous reste les mers. On est le seul pays à avoir cette dimension maritime où v où demain va se jouer d'ailleurs une partie de la stratégie mondiale. On voit bien ce qui se passe avec le D3 d'Ormouse. D3 d'ormous, c'est de la mer hein. Il suffit de bloquer un petit bout de mer pour pour enchaîner une crise internationale partout. Il faut qu'on ait cette conscience là. À partir du moment où on se dit les outreemes sont un élément de puissance et de

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souveraineté pour nous et ben alors on sait qu'il faut investir et on sait qu'il faut aussi en parler de cette manière-là. C'est ce changement de regard par les discours et ensuite par les décisions que j'essaie de de cranter ici au ministère. La puissance de demain se fera par les maire. Euh Donald Trump, vous avez vu, je suppose le le tweet qu'il a fait avec cette carte redessinée où il s'est approprié certaines îles françaises, enfin certains un certains territoires français. On n pas eu trop de réaction classe politique. Vous en tant que ministre des autres mères, quand vous voyez ça, c'est quoi votre réaction ? totalement totalement extravagant comme Trump euh sait le faire. Euh je sais pas s'il est besoin de redire que ce sont des territoires français. S'il faut, on le

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refait. On sait jamais à quel compte où il demande à Chat GPT de de lui faire une proposition. Il sait même pas qu'il a qu'il a récupéré des îles procès. Ouais, il y a peut-être il y a peut-être du vrai. Ce que je sais, c'est que je serai en déplacement à Saint-Pierre et Miclan à la fin de cette semaine à partir de vendredi avec le président de la République, que le premier ministre canadien sera présent à Saint-Pierre et Miclon, que la présence du chef de l'État français, du premier ministre canadien, c'est aussi une manière de dire et de rappeler la souveraineté de nos territoires, Saint-Pierre Émilclon, les Antill et puis le Canada pour ce qui concerne le premier ministre canadien. Mais c'est gênant quand même d'avoir la présence des États-Unis qui qui balance.

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Il est génant. Oui, c'est gant. Oui. Oui, il est gênant. Il est gênant. Euh un président prédateur. Euh on voit bien que les rapports avec euh les États-Unis d'Amérique ont changé. La nature de ces rapports ont changé, pas qu'avec la France d'ailleurs, hein. Euh est un président qui n'a pas beaucoup de limites et qui est dans un dans une dimension de domination. C'est le retour aussi des superpuissants. C'est une forme d'impérialisme aussi. Et ben il faut qu'on s'y prépare. Il faut aussi que nous on s'y prépare la France et l'Europe pour peser quand il y aura à peser sur les grandes décisions. On l'a fait avec le Groenland puisque Donald Trump pour le coup là a été allé plus loin que juste redessiner une carte. Donc il faut qu'on se prépare à tout. Normalement en octobre 2026, ça fera 1

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an que vous êtes là je crois. C'est ça. Absolument. Euh quel est le dossier le plus compliqué que vous ayez eu à gérer depuis 1 an objectivement ? Et après, je demanderais par rapport à la Nouvelle-Calédonie, quand vous avez récupéré le dossier de la Nouvelle-Calédonie parce qu'il y avait eu un accord, les accords de Bougival, où est-ce qu'on en est de ces accords ? Et je vous poserai une question par rapport à une plainte qui a été déposée. Mais vous, quel est le dossier que vous ayez eu le plus de mal à gérer ? Enfin, pas plus de mal à gérer parce que ça veut rien dire, mais qui vous a le plus occupé ? Alors, le plus occupé la Nouvelle-Calédonie. Et ben voilà, ça a été le premier sujet d'abord quand je suis arrivé ici, le sujet le plus urgent puisqu'il y avait un processus

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qui était euh en cours euh malmené, très affaibli. Les accords de Bougival avaient été signés à l'été par mon prédécesseur Manuel Vals. Et c'est des bons accords ça ou pas ? Alors c'est bah c'est des bons accords. C'est des accords qui ont réuni 100 % des forces politiques à un moment donné à l'instanté après un long travail de discussion de concertation. Et pour la Calédonie, ça veut dire beaucoup. Donc c'était des accords intéressants et puis brusquement brutalement quelques jours après la signature de ces accords, la force indépendantiste principale, le FLNKS a décidé de retirer cette signature. Elle s'est désengagée et donc elle a mis à mal ses accords de Bougival. On a tenté de redonner une chance à ces accords jusqu'au bout. Ça n'a pas fonctionné malheureusement. Force politique et

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notamment les indépendantistes n'en ont pas voulu. Donc premier sujet que j'ai eu à traiter, c'est un sujet de niveau présidentiel, un sujet du chef de l'État. Donc j'ai travaillé avec le président de la République sur le sujet puis avec le le Premier ministre pour tenter de trouver une solution. Donc il y a eu l'aspect institutionnel à gérer. Ça a été mon premier déplacement et puis très vite les sujets économiques et sociaux puisque vous le savez le territoire sort d'une période difficile après 2024 après la période des émeutes. Il fallait aussi ramener un peu de stabilité économique et sociale. Vous y avez été plusieurs fois sur place ? Il était une fois sur place et puis après ça a été beaucoup de concertation, beaucoup de discussions de réunions organisées avec

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les acteurs calédoniens. Donc des visos très tôt le matin pour être en phase ou très tard le soir pour que tout le monde soit réuni. Vraiment, on a égrainé ça de octobre à décembre. En janvier, les Calédonir sont venus, on a signé l'accord de Bougival ou Dino et puis ensuite on a cheminé ensemble jusqu'aux élections provinciales de juin dernier. Euh c'est intéressant sur le fait que vous dites "On a géré ça par rapport aux horaires parce qu'il y a des décalages horaires monstrueux hein entre vous qui êtes ici à Paris euh et les territoires avec lesquels certains territoires avec lesquels vous traitez. Euh on ça fatigue pas trop ça de Ah ben quand on dit euh que que le soleil ne se couche jamais euh sur la France là vous comprenez ouais il fait toujours jour quelque part

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et donc il faut s'adapter parce que quand vous avez besoin d'avoir un élu au téléphone et moi dans mon bureau, j'ai euh j'ai euh tous les horaires justement tous les fuseaux horaires pour savoir si je peux passer un coup de fil ou pas si l'horaire est adapté. Donc il faut être en veille en permanence du matin au soir et la nuit. Euh voilà ça vous oblige effectivement à une forme d'hygiène horaire. Bon, après, on s'adapte, c'est quelque chose que je que je voilà, c'est pas une contrainte particulière. Je je je m'adapte assez facilement. Vous avez parlé vous des émeutes en Nouvelle-Calédonie ? Il y a une plainte qui a été déposée il y a quelques jours après quelques ministres qui étaient à l'époque aux responsabilités notamment si je me trompe pas Gérald Armanin,

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Gabriel Atal, Sébastien Lecornu et Éric Dupont Moretti sur la gestion de cette crise et suite à une vidéo en pas une vidéo d'ailleurs à un documentaire qui avait été filmé en immersion pour Gérald Darmanin et donc cette plainte elle va être je sais pas si elle va être traitée en tout cas c'est auprès de la CGR Courte de justice de la République. Vous vous pouvez vous exprimer sur cette plainte ou vous voulez pas vous exprimer ? Est-ce que vous comprenez qu'on puisse porter plainte contre ces ministres qui étaient dans une cellule de crise au final dans un moment qu' aurait dû être privé ? Puis c'est pas les propos sont pas non plus voilà quand on les regarde et qu'on les étudie. Qu'est-ce que vous en pensez vous en tant que ministre des autres maires aujourd'hui ?

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Alors la Cour de justice de la République est saisie. La justice fera son œuvre. On verra effectivement si la plainte passe. Déjà le premier filtre, celui effectivement de la recevabilité. Mais je vais vous dire d'abord la responsabilité des émeutes, ce sont les émeutiers. Moi ça me paraît assez évident. Imaginez que l'État est siamment organisé ou alors ce serait défaussé effectivement d'un événement euh qui qui est celui qu'on a connu qui qui a provoqué des morts au-delà des dégâts matériels qu'on estime à plus de 2 milliards d'euros tout de même. C'est c'est totalement irresponsable. Totalement irresponsable. Et donc euh avec le premier ministre, avec Gérald Darmanin, effectivement je dire nous on est aujourd'hui on est dans l'action

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donc la cour de justice saisit très bien. Ce qui nous intéresse c'est la situation du pays. Tous les jours, on essaie d'evrer à ce que le territoire se redresse. Tous les jours, on travaille à des propositions qui soient utiles pour les entreprises, pour la jeunesse caléonienne qui ne va pas bien, pour venir en soutien aux élus locaux. Mais vous l' trouvez déplacé, vous l' trouvez déplacé cette plainte à titre personnel. Oui, à titre personnel, oui, parce que pour moi la responsabilité, elle est sur ceux qui ont provoqué donc les délinquents et ceux qui ont cassé ou ceux qui ont provoqué ces homicides. La responsabilité de l'État, elle a été de défendre et on a fait avec les moyens effectivement que nous avions à disposition. Je veux dire que les forces de sécurité ont fait un travail

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considérable et ensuite d'essayer d'apporter des réponses pour que le territoire aille de mieux en mieux. Et c'est ce qu'on continue de faire. La campagne présidentielle, on en plein dedans ou presque en tout cas. Il y a des primaires à gauche, à droite, on sait pas trop, au centre, on sait pas trop ce qui va se passer. En tout cas, il y a des candidats qui sont affichés. Vous soutenez vous, je l'ai dit, Édouard Philippe pour cette campagne présidentielle. Vous la sentez comment cette campagne présidentielle ? On parlait de d'un contexte un peu spécial en politique. Est-ce que cette campagne, elle est touchée par ce contexte un peu bizarre ? Oui, moi je je pense comme beaucoup de gens, je la regarde cette campagne avec euh beaucoup de gravité. On sent bien et les gens sentent bien

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qu'on est peut-être un tournant enfin qu'il se passe quelque chose dans le moment politique qu'on est en train de vivre parce que le scénario dans lequel Jean-Luc Mélenchon est au second tour et que Marine Le Pen gagne la présidentielle, c'est plus tout à fait théorique, hein. C'est dans les sondages maintenant. Voilà. Donc ça prend une forme de réalité au moment où on se parle. Il y a pas de fatalité bien sûr. Je soutiens un candidat, je le soutiens depuis longtemps. Je connais Édouard Philippe depuis quelques années maintenant. C'est pas un soutien récent ou opportuniste, hein. J'ai vraiment fait partie de ceux qui l'ont rejoint. Vous étiez dans son groupe à l'Assemblée nationale ou et dès 2020 quand il est parti de Matignon, a continué à réfléchir. On a

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structuré ensemble est parti et on a réfléchi à la suite. Il est il est le seul qui est en capacité de déjouer le scénario que je vous ai présenté. C'est ce que disent les sondages. Mais pas que les sondages, c'est aussi ce que dit une partie des gens moi que je rencontre. Euh les les gens ils veulent ils veulent de l'apaisement, ils veulent un peu de sérénité, ils veulent essayer d'entrevoir la suite avec le scénario du moins pire. Ils veulent qu'on leur donne la perspective. C'est c'est ce qu'on essaie de faire avec Édouard Philippe. C'est essayer de se concentrer sur les grands défis de demain. C'est essayer de dire ce qui va se passer avec lucidité. C'est Édouard Philippe, vous l'avez vu, il est pas dans les slogans, dans les petites phrases. Il dit la vérité. Il

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est en campagne déjà Édouard Philippe. Oui, il est en campagne bien sûr. Et des gens qui lui reprochent de pas être assez en campagne, de pas assez occuper l'espace. A priori c'est une stratégie. Chacun sa stratégie. Lui dit que ça va monter progressivement. Est-ce que il faut que ça monte progressivement ou est-ce que pour vous là il fait une bonne campagne et ça va venir se mettre en place ? Oui, parce qu'il est euh comme il le dit lui-même, il est comme un diesel. Édouard Philippe, il va monter progressivement. Hm hm. Et donc on va passer les vitesses au fur et à mesure. Je crois que ça sert à rien de tout donner maintenant. On se tromperait d'échéanciers et c'est pas ce que les Français demandent hein. Aujourd'hui, il y a la crise des carburants, il y a la crise de

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l'immobilier, on parlait de logement tout à l'heure. Il y a quand même quelques sujets de préoccupation qui sont le quotidien des gens. Faudrait pas qu'on paraisse déconnecté de ce qui se passe. Il faudrait qu'il y a qu'un seul candidat ou pas au final de ce bloc central droite. Moi, je vais vous donner mon sentiment. Je ne vois pas comment aujourd'hui euh Édouard Philippe, Gabriel Atal et Bruno Rotaillot puissent être dans le même camp. C'est mon sentiment, je montre pas votre sentiment. Vous pouvez me le donner si ça vous fait plaisir, ça me ferait plaisir aussi. Mais en tout cas, c'est mon sentiment et c'est mon analyse. Et je me dis demain, si Bruno Rotillo décide de rejoindre Edward Philippe, Gabriel Altan ne le fera pas. Et en vrai, je vois pas comment euh comment

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s'en sortir de votre côté sans une primaire. Je suis défavorable fondamentalement à la primaire. D'abord parce que parce qu'on a plus le temps d'organiser la primaire. Ça c'est vra ça. Non mais ça c'est ça c'est vrai. Si on veut pas que ce soit un exercice factice hein parce que ça se monte pas comme ça. Euh ensuite euh là dans le moment dans le contexte dans lequel on est, ce serait une machine à montrer publiquement des divisions, certainement pas rassemblé. Donc je suis pas favorable à ça parce queà la fin vous pourriez peut-être avoir un seul candidat mais je pense pas qu'il soit il serait pas fondamentalement soutenu par les les adversaires qui auraient dit pendant des semaines il est moins bon que moi, voir il est mauvais et cetera. Donc il faut il faut qu'on arrive à se

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rassembler autrement. Il y a quand même d'autres moyens de faire. Je sais pas moi, se réunir autour d'une table et se parler déjà. C'est c'est déjà prévu. C'est déjà c'est déjà fait en ce moment. Ça se passe pas très bien. Don c'est Ouais, mais c'est le rendez-nous qui a donné Édouard Philippe et il a raison. Je veux dire, on est entre adultes. Est-ce qu'on peut se voir comme ça se faisait avant ? Je tiens, on a rien inventé euh entre candidats putatifs pour voir les points de convergence parce qu'on en a quand même beaucoup et et ce qui fait qu'on pourrait effectivement s'entendre autour d'un projet chacun avec ses sensibilités pour aller gagner parce que ce qui compte demain c'est quand même d'aller gagner hein parce que si on est trois sur la ligne de départ

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ça c'est comme un tournoi sportif pour les compétiteurs c'est d'aller gagner en final mais vous êtes confiant sur le fait que ils arrivent à se rassembler quand on les entend les uns à les autres non mais moi je suis consciente de la difficulté et du défi que ça représent Bien sûr, je suis d'accord avec vous. Il est pas dit que ça fonctionne, mais on fera tout pour que ça fonctionne en ce qui nous concerne et on mettra chacun devant ses responsabilités. Édouard Philippe est le candidat le mieux placé. Donc c'est à lui d'appeler au rassemblement. Bon, plus on va se rapprocher de l'échéance, plus il y aura une forme de pression sur les uns et les autres, compris sur nous-mêmes pour acter ce rassemblement. Ceux qui le feront pas, ils devront aussi répondre

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de ce qu'ils feront de leur comportement aux Français. Les Français, ils veulent un seul. candidat Édouard Philippe il pas il disentendez-vous faites en sorte que ça fonctionne débrouillez-vous pour ça il prendra sa responsabilité il l'a dit c'est pas moi qui le dit il l'a dit lui-même. Il a dit moi je ferai ce qu'il y a à faire mais je demande aussi aux autres de faire ce qu'il y a à faire ça va être une campagne qui va être très longue qui va beaucoup se jouer sur les podcasts comme on est en train de faire sur les réseaux sociaux vous avez été une effémère ministre du numérique Oui. et et de l'intelligence artificielle. Mais c'est pas de votre faute hein, c'était le contexte de l'époque qui fait que vous êtes resté une semaine. Euh d'abord euh ma première

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question c'est euh psychologiquement comment on le prend une semaine alors que c'est pas encore une fois c'est pas de votre faute. C'est le contexte qui a fait que comment on prend le fait de de rester qu'une semaine à un poste de ministre et après vous avez basculé de toute façon sur ce ministère des autres mères. Première question. 2è question, on voit, on a parlé de souveraineté tout à l'heure un petit peu. On voit que le la loi qui a interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans a été euh rejetée au mois de juillet dernier et que là parce que c'était pas compatible avec euh les lois européennes et que là on repasse devant la Commission européenne, est-ce qu'en terme de souveraineté, ça envoie pas aussi un message de dire quand on veut prendre, moi je trouve une loi et pourtant je

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suis sur les réseaux sociaux qui est plutôt intelligente, quand on veut prendre ce genre de loi et ben on a plus la liberté de le faire. Donc la première question psychologiquement rapidement parce que c'est juste pour pour avoir l'anecdote et la deuxième question peut-être un peu plus euh développée si vous le voulez sur le fait est-ce que la souveraineté française euh n'est pas un peu touchée ? Alors, ministre éphémère, effectivement euh bon résiliente donc quand on quand quand on fait la politique et en particulier ces dernières années, il faut vite s'adapter hein, pas trop se poser de questions. J'ai vécu la dissolution comme député hein, elle était pas attendue hein euh traumatisme fondateur. Je pense qu'après ça, on est capable de euh d'encaisser beaucoup de choses.

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Euh mais l'intelligence artificielle et le numérique tout de même pour moi, c'est un sujet transversal. Donc de toute manière, même si je ne l'ai été qu'une semaine, moi c'est un sujet de préoccupation euh qui est vraiment ancré, compris dans des décisions que je suis amené à prendre pour les autres mères, hein. On essaie beaucoup de penser aussi développement par le biais euh du numérique. On essaie de penser aussi innovation dans les outresem. On imaginait par exemple des data centers à Saint-Pierre et Miclan parce que 8 à 9 mois de l'amener, il fait très froid. Donc il y a un système de vous savez qu'il y a un sujet de refroidissement. Enfin, on essaie de projeter ça aussi parce que c'est c'est un élément de puissance. Euh moi je refuse vraiment les deux caricatures sur l'IA, ceux qui

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disent ça va tout régler, ceux qui disent "ça y est, c'est la fin de l'humanité, c'est un outil, il faut qu'on en fasse quelque chose." Donc euh voilà pour le Fhémè et on se projette dans l'action sur le sujet en fait qui est je notre rapport à l'Europe en fait parce que ça la question se pose sur le numérique, on pourrait se poser sur un certain nombre d'autres sujets. Édard Philippe, il est pro européen, on veut le fout, il est pro européen. Je suis proe européenne mais je suis pas pour n'importe quelle Europe. Je suis pour une France forte dans une Europe forte et je considère que sur un certain nombre de sujets, il faut que la souveraineté nationale, elle soit préservé. Il y a à mon avis des champs et des périmètres dans lesquels il faut que la France puisse

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décider par elle-même. On parle beaucoup de la question des frontières par exemple. Bah c'est un sujet de réflexion, nous avons beaucoup et notamment au sein d'Horizon. Édouard Philippe en a parlé, il a fait quelques propositions sur le sujet pour que la France continue à être maître de son destin. Le numérique, il en fait partie. Mais une fois que je vous ai dit ça, qu'est-ce que je constate sur les questions d'intelligence artificielle ? C'est que il faut être un géant pour peser sur ces sujets. Ouais. Le numérique, il a pas de frontière. Bon, si on décide tout seul l'interdiction des réseaux sociaux à moins de 15 ans, moins de 13 ans, bon, mais en fait on ça va ça va pas fonctionner très longtemps. Il faut qu'on soit une force européenne sur le sujet. Il faut qu'on entraîne d'autres

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avec nous aussi si on veut vraiment peser face à ce qui sont des géants. Oui. Mais bon là sur cette loi là en l'occurrence c'était enfin moi en tout cas je l'estime encore une fois c'est mon avis hein mais chacun a le droit de dire que c'est une mauvaise idée mais voilà des réseaux sociaux au moins de 15 ans c'était plutôt quelque chose qui était nécessaire et aussi vital et qu' fallait faire rapidement. Là on a été stoppé par l'Europe. Oui mais la France elle donne l'exemple. Bah donc justement oui la France elle est moteur de ça et il faut qu'elle amène tous les pays européens avec elle si on veut un changement profond. Ben oui mais parce que c'est des sujets compliqués. Je vous le dis parce que j'ai été rapporteur il y a quelques années déjà en 2018-29 de

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la première loi contre les fake news. Oui. La loi visante à lutter contre la manipulation de l'information à l'époque. C'était le même débat. On était les premiers. Les Français étaient les premiers. Hop, on a eu un blocage européen ou et puis très vite l'Europe le débat en fait a diffusé a été diffusé, s'est infusé dans les autres pays et ce qui nous a amené à proposer des règles communes, ce qui est beaucoup plus fort que juste la France qui agit dans son coin. Donc il faut qu'on soit moteur de quelque chose. Les contraintes réglementaires, elles existent, on les change pas du jour au lendemain. Par contre, si on peut insuffler un changement qui nous dépasse, franchement, c'est beaucoup plus fort que d'être seul dans notre coin. Vous êtes optimiste et et c'est heureusement

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heureusement mais vous voyez sur l'agriculture par exemple c'est pareil. On pourrait prendre l'exemple de l'agriculture de la PAC politique agricole commune où les agriculteurs se sentent largement laisés et c'est l'Europe qui peut bloquer. Attention je dis pas que l'Europe c'est mal hein, je suis pas tout que je suis en train de dire et vous l'avez dit vous-même quelle Europe demain mais voyez sur ce genre de loi je pense que ça casse la confiance. Tout à fait moi je moi je suis d'accord avec vous. Je suis d'accord pour dire qu'il faut redéfinir les règles européennes. La difficulté, c'est qu'on est très nombreux aujourd'hui. Sein de l'Union européenne. Trop nombreux à mon à mon sens. Oui, à mon sens. L'Europe n'a jamais été aussi puissante qu'en petit cercle.

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Alors, il faut pas revenir à la CECA, peut-être l'Europe des mais mais effectivement plus vous allez intégrer de nations et donc de peuples, plus vous allez être confronté à des disparités. Il y aura un débat dans les semaines qui viennent, dans les mois qui viennent sur l'intégration de l'Ukraine notamment. Absolument. Il y a un débat effectivement qui se pose et effectivement est-ce que pour des raisons qui sont très géostratégiques là pour le coup hein euh en réponse à ce qui se passe et à l'agression russe, est-ce qu'il faut intégrer l'Ukraine qui est une forme aussi de réponse à la Russie ou pas ? Je n'y suis pas favorable en ce qui me concerne, je pense qu'on peut faire autrement, qu'on peut faire différemment, qu'on peut impulser notamment une stratégie de

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défense avec l'Ukraine en partenaire mais pas comme membre de l'Union européenne. Ça se discute, c'est des débats qui nous traversent. Ça va être probablement un des enjeux du débat public à venir dans le cadre des présidentiels. Moi, je pousserais pour une Europe forte qui revoit un certain nombre de règles, mais je dis que tout n'est pas à jeter. On parlait de la Pâque. La PAC, elle nous bénéficie aujourd'hui. C'est un des éléments, ça dépend à quel niveau c'est un des éléments gagnants pour les agriculteurs aujourd'hui parce que c'est nous qui en bénéficion principal au niveau européen. C'est important. Mais mais oui, mais au niveau économique, vous avez raison. Mais au niveau purement stratégique et tactique, ça met des barrières considérables à nos agriculteurs.

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Il y a il y a un problème de surtransposition au détriment de nos agriculteurs. Il y a un sujet d'importation qui amène de la concurrence desloyales pour nos agriculteurs. Ça oui, il faut qu'on en parle effectivement avec nos partenaires, mais ça sera un rapport de force. Et donc pour ça, il faut que la France redevienne forte au sein de l'Union européenne pour que le rapport de force effectivement nous bénéficie. Avant de terminer avec une dernière question, on l'a dit là, vous êtes donc ministre des autres MA, il y a un décalage horaire avec certains certaines certains pays. Le 1er octobre, vous avez un événement considérable, vous devez gérer des dossiers. C'est quoi votre journée de type après là quand on va se quitter, vous allez faire quoi ? Alors

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euh juste après euh je dois enchaîner probablement avec un déjeuner je reçois euh des élus avec qui je m'entretiens euh des sujets d'actualité euh pour essayer de construire ma feuille de route parce que j'ai pas terminé hein. Je considère que même si euh vous savez même si je suis la ministre des outremères la plus faible de la 5e République en quelque sorte parce que pas de moyens financiers, on a pas de majorité politique, on a peu de temps devant nous, il n'empêche qu'on fait des choses. Je l'ai dit il y a pas de grand soir mais succession de petit matin et les élus les élus locaux les parlementaires, ce sont des partenaires indispensables pour essayer de construire et pour essayer d'obtenir des résultats bien sûr tout parti confondu. Euh donc je vois des élus locaux, je

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fais des entretiens sur les sujets à logement cet après-midi. On continue là aussi d'essayer de pousser un certain nombre d'arbitrages favorable pour les outremères parce que si le logement social est une question dans les agones, ça est encore plus dans les territoires ultramarins. Je fais un déplacement, je conclus un comité stratégique sur le sur le tourisme. Je prépare mon déplacement à Saint-Pierre et Milcon où on fera avec le président de la République un certain nombre d'annonces pour ce territoire et puis je m'entretiendrai évidemment avec les membres de mon de mon cabinet pour la suite de tout ce qu'on a apporté parce que à la fois le budget mais aussi le chose outremè dans la préparation mais aussi la feuille de route économique où toute la séquence

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mémoriale parce qu'on aura un mémorial qui viendra à partir de début 2027 être inauguré par le président de la République pour rendre hommage aux victimes de l'esclavage. Voyez encore beaucoup de choses à faire. On arrive à avoir une vie à côté un peu plus privée dans ce genre de de mission qui sont les vôtres ? C'est une question d'équilibre effectivement. J'ai trois enfants donc j'essaie quand même d'être présente ou à la maison. Bon, je travaillais beaucoup quand j'étais avocate déjà donc après c'est une organisation en interne mais c'est c'est un privilège, c'est une fierté, j'ai envie de dire, d'être là où je suis. Ça l'était déjà quand j'étais euh député et donc c'est à moi de trouver les voies et les moyens de concilier tout ça. Dernière question, on est donc dans

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l'année présidentielle, enfin pas complètement, sera 2027 mais dans la saison, on va dire présidentielle. Qu'est-ce que vous nous souhaitez pour cette année ? Je nous souhaite à tous de renouer avec l'espoir et je pense qu'il y en a parce que on parle beaucoup du sang et des larmes, des complications, des difficultés et il y en a. Mais mais je veux dire si on est aux responsabilités et moi si je suis encore là, c'est pour dire que il y a une suite, il y a un avenir commun, il y a un destin commun pour tout le monde dans ce pays. Je suis très attachée et donc je dis ne perdons pas de vue que ce qu'on essaie de faire c'est aussi pour renouer avec des jours heureux. Merci beaucoup Naamou de nous avoir reçu. Je rappelle, vous êtes ministre des outresemères et le 1er octobre, on

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pourra vous retrouver à la Banque de France pour ce sommet de choose spécial outreem et ça sera toute la journée. On pourra suivre ça sur les réseaux sociaux. Oui, ce sera rediffusé en partie absolument. Ceux qui veulent encore s'inscrire peuvent le faire via le lien d'inscription. Bien évidemment, il y aura toute une communication puisque'il y aura une suite à ce choose outreem du 1er octobre. Bah, bon courage et merci. À bientôt. Merci.