Aurore Bergé dans C à Vous - 7 mars 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Merci d'avoir accepté notre invitation alors que vous signez ce livre *Nos combats pour la République*. Vous y partagez vos combats féministes, pour la laïcité contre le populisme, et évoquez notamment votre grossesse qu'il a fallu taire pendant une campagne électorale.
- 10:00FerméeRéponse directe
Quels sont les trois chiffres clés sur les écarts de salaire femmes-hommes en France ?
- 15:00OuverteRéponse directe
La CGT évoque un gain de 6 milliards d'euros grâce à l'égalité salariale. Qu'en pensez-vous ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez dans votre livre avoir caché votre grossesse pendant une campagne électorale. Quelles conséquences craigniez-vous ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Vous avez craqué à l'Assemblée en 2023 face à une députée LFI qui vous accusait d'instrumentaliser les violences conjugales. Pourquoi ce moment a-t-il été si violent pour vous ?
- 30:00OuverteRéponse directe
En 2021, vous aviez déposé des amendements pour interdire le port du voile aux petites filles. Aujourd'hui ministre, pensez-vous qu'il faut réintroduire ces dispositions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:00Aurore BergéFait
« Mais moi, je sais de quoi je parle. Personne ne sait ici l'intimité de ce que de ce que nous pouvons vivre ou de ce que nous avons vécu. »
- 30:00Aurore BergéFait
« On part du port du voile dans l'espace public. Bien sûr, pas dans des enceintes scolaires ou parce que moi l'horizon que je veux pour nos enfants, c'est un horizon de liberté et d'émancipation. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Applaudissements] [Musique] Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec Mohamed, Pierre, Patrick et Laurent. Salut à tous les quatre.
Bonsoir Mohamed, votre story ce soir. Un obut de 500 kg de la Seconde Guerre mondiale a mis à l'arrêt l'une des plus grandes gares d'Europe. Retour sur une journée folle à la garere du Nord.
Patrick votre elles exercent des métiers indispensables mais ces métiers sont souvent les moins bien payés et les écarts de salaires femmes hommes demeurent même s'ils se réduisent d'année en année. Deschiff qu'il est important de rappeler à la veille de la journée internationale des droits de la femme. On en parle avec la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.
Bonsoir Berger. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation alors que vous signez ce livre nos combats pour la République, vous y partagez vos combats féministes pour la laïcité contre le populisme et vous évoquez notamment votre grossesse qu'il a fallu taire pendant une campagne électorale ou les violences conjugales dont vous avez été victime. Merci de votre présence ce soir.
Laur dans le 5/ 5. Je suis sûr que vous vous demandez ce qu'écoute le roi d'Angleterre en se rasant le matin. Voilà ben je vais vous dire parce qu'on va se plonger dans la ro là il y a pas de barbe ça vous a pas échappé tiens à votre œil ce soir Philippe Noirel le bienheureux classieux et mélancolique était un collectionneur collectionneur fou de dessin de peinture de bottes de cheval de cigares de livres et de 1000 objets.
Sa fille Frédéric a constitué 313 lot qui étaiit mis aux enchères cet après-midi à Drouau. Elle nous a raconté les passions de son papa. Nos invités après 20h, c'est le chanteur charismatique du groupe italien vainqueur de l'Eurovision en 2020 21.
Il s'est lancer dans une carrière solo et il connaît un succès mondial. Là, il s'apprête à partir en tourner sur les cinq continents, mais d'abord il passe par le plateau de cet àou. Damiano David sera au côté de d'un prodige de la voile.
La plus jeune skipeuse avoir bouclé un vent des globes. Elle s'appelle Violote d'Orange et elle fait aimer la voile à tous les plus jeunes. Et puis le journaliste et écrivain Xavier de Moulin dont le 12e roman lui a été inspiré par l'histoire vraie de l'une de ses amies.
Voilà pour le programme. On file en cuisine retrouver Charles Coulombau et Bertrand Chammeroi. Bonsoir Babette.
Bonsoir à tous. Babette, vous n'étiez pas gard ce matin. Non non.
Croyais qu'on y avait retrouvé une bombe. Allez au milieu du soir chef. Waouh !
Ce soir un peu d'agneau pour finir la semaine avec des artichauds, un peu de saqué et des poires. Et bien merci beaucoup. Bonne émission avec c'est ni gênant mais ni je ne sais quoi.
C'est très compliment. C'est très joli. Mais exactement les jaloux qui disaient c'est c'est gênant de la dernière guerre.
C'est sûr que c'est pas le ça. Je complète je complète ça c'est ça c'est très gênant. Bah ça nous met ça commence bien juste avant son édito.
Ouais ouais ouais. J'ai presque pas envie de lui passer la parole. C'est lui.
C'est lui. C'est vraiment parce qu'ici il y a de l'égalité. Enfin on y tend.
Noë [Musique] les écart de courtoisie mais surtout de salaire entre les femmes et les hommes continuent de se réduire en France mais à petite vitesse. Voici les trois chiffres que vient de publier l'INC. 22 % c'est la différence globale de rémunération.
Ça veut dire que le salaire moyen des femmes dans le secteur privé était en 2023 % inférieur à celui des hommes, car lié en partie à un moindre volume de travail car les femmes sont le plus sont plus souvent à temps partiel. Mais même à temps de travail identique, l'inégalité est de 14 %, c'est le deuxème chiffre et même à emploi identique dans le même établissement. Donc votre voisin ou voisine d'ateliers ou de bureau, l'écart de salaire net en équivalent temps plein est de 3,8 %.
C'est le 3è chiffre. 3 écarts, trois chiffres qui se réduisent tout de même d'année en année. L'inégalité globale, c'est la courbe rouge tout au-dessus réduite d'un tiers en 30 ans.
C'était encore près de 30 % en 2012 et le mouvement s'accélère depuis 2019. Environ un point en moins. Chaque année, on vient de passer de 23,5 à 222.
En dessous, vous trouvez deux courbes parallèles. L'écart de salaire à tant de travail équivalent, c'est la courbe jaune et courbe bleue, l'inégalité d'emploi. Le volume de travail annuel des femmes est maintenant inférieur de 9,3 % à celui des hommes.
C'était plus de 12 % 10 ans auparavant. La CGT a chiffré le coût de cette inégalité. Oui, sa secrétaire générale Sophie Binet a matérialisé ce matin sur France 2 de façon spectaculaire.
Je suis venue vous apporter une très bonne nouvelle aujourd'hui. La CGT a trouvé de l'argent. On a même trouvé 6 milliards ou un gros chèque un peu gros.
C'est quoi ce 6 milliards d'eur ? Expliquez-nous. Effectivement le chèque est très gros.
On vous voit même plus. C'est ce que rapporterait l'égalité salariale pour nos retraites en fait. Parce que si on augmente les salaires des femmes de quasiment 25 %, nous sommes payés 25 % de moins, ça permettrait d'avoir plus de cotisation sociale pour financer nos droits sociaux, chômage, retraite, assurance, maladie et donc c'est à minima 6 milliards d'euros qui seraient généré par l'égalité salariale. 6 milliards dit au fibinet.
En réalité, il ne suffirait pas d'augmenter le salaire des femmes. Il faudrait aussi qu'une partie de celle-ci change de métier. Oui, parce qu'une partie de l'explication vient de ce que les femmes exercent des métiers moins bien rémunérés.
Les secrétaires sont à 95 % des femmes. Les ingénieurs et cadres en informatique sont à 75 % des hommes. Les femmes sont légèrement majoritaires, 56 % chez les cadres des services administratifs des PME, mais elles sont toujours très minoritaires. 24 % parmi les 1 % des postes les mieux rémunérés.
Enfin, plus généralement et plus fondamentalement dans les métiers indispensables à la population, au bon fonctionnement de la société. Les femmes sont ultra majoritaires. Elles sont 90 % des aides soignantes, 87 % des infirmières salariées, 82 % des infirmières libérales et cetera.
Mais curieusement, ça ne joue pas sur les rémunérations. Le manque d'informaticien en France et en Europe tire les salaires à la hausse. Le manque de personnel soignant, nettement moins, voire pas du tout. et les entreprises ont encore des efforts à faire.
C'est ce que montre l'index égalité femme homme au sein des entreprises de France qui de que doivent calculer toutes les entreprises de plus de 50 salariés, c'est la loi et que vient de publier le ministère du travail. Il a très légèrement progressé euh entre 2024 et 2025 cet index, mais seul 2 % des employeurs atteignent la note maximale dans les cinq critères, c'est-à-dire écart de rémunération, écart dans les augmentations, dans les promotions, au retour des congés maternités et par des femmes dans les plus gros salaires. Ça veut dire que 98 % des employeurs doivent encore faire des faire mieux.
Mais le plus grand écart de salaire et la plus grande inégalité tient à la maternité. Oui, les cartes de salaire global croit avec le nombre d'enfants. Les femmes sans enfants gagnent en moyenne 13,8 % de moins de non de plus gagnant moyen 13,8 % de moins que les hommes.
C'est ça. Celle avec trois enfants ou plus, près de 41 % de moins euh voilà ce qui tient une forme de travail gratuit. H et c'est ce qui vous choque le plus peut-être.
Ouais, c'est ce qu'on appelle parce que ça on pourra pas faire en sorte que les hommes aient des enfants à notre place. Non, mais on peut faire en sorte que la parentalité soit partagée et que la parentalité se résume pas à la maternité, mais que ce soit bien les deux parents qui s'occupent des enfants qui répartissent aussi la manière avec laquelle ils s'en occupent. Ce qu'on peut faire aussi sur la question des congés parentaux, si je peux ajouter un chiffre, même s'il y en a eu beaucoup, dans les 10 années qui suivent la naissance du premier enfant, les femmes perdent 38 % tout au long de ces 10 années de leur niveau de rémunération. 38 % c'est le chiffre qu'on retrouve au moment de la retraite.
C'est-à-dire que vraiment la question aujourd'hui de la parentalité et la question de la maternité et des conséquences salariales que ça mais c'est de la faute des employeurs aussi c'est notre faute collective de la ça du partage des tâches. C'est la faute de la société en général qui considère que je pense que ça vous est arrivé quand vous avez un enfant à la crèche et qui tombe malade qui on appelle la mère avant d'appeler le père. Quand vous avez un enfant malade à l'école qui on appelle la mère avant d'appeler le père.
C'est-à-dire que la société, elle a pris l'habitude de se reposer d'abord sur les femmes et les mères plutôt que d'assumer aussi ce partage des rôles et des responsabilités. Donc ça c'est quand même toute la société qui doit être embarquée, c'est la question des entreprises. Je pense qu'il y a beaucoup d'entreprises qui pensent à notre place et qui se disent "Bah, on peut pas lui proposer cette promotion formidable parce que elle attend un enfant ou elle a envie d'en avoir un." Donc forcément pour elle, ce serait mieux qu'elle ait plus de temps pour son enfant.
Donc il y a aussi beaucoup de ça. La société qui pense à notre place, l'entreprise qui pense à notre place, les organisations qui pensent à notre place qui font le femme he aussi pour pour leur bien peut-être réel aussi ou parce que sur des postes où il y a de la concurrence et dans plein de secteurs il y a de la concurrence évidemment, bah on préfère garder les places mais il y a quand même évidemment ça et la question des filières qui est majeur, la question des métiers scientifiques aujourd'hui les petites filles elles décrochent en math pas au collège ou au lycée mais entre le CP et le CE1. entre le CP et le C, pas parce qu'elles sont programmées, mais parce que on là encore on s'habitué à l'idée que une fille, elle peut pas être bonne en math et donc on va pas aller solliciter ces compétences là.
Donc c'est ça qu'on doit aussi évidemment changer sur la question des filières et les filières c'est pas encore une fois très tard que ça se gère, c'est dès le plus jeune âge sur les représentations qu'on en a, les stéréotypes, les préjugés, la formation aussi de nos enseignants et de nos enseignantes pour garantir qu'encore une fois on considère que tous nos enfants ont droit de rêver grand. Si on en croit les courbes que nous a montré Patrick avec la baisse des inégalités légères mais régulières, ça veut dire que il va falloir attendre 20 ans pour espérer une quelconque égalité. Enfin, je suis plus là quoi.
Non, c'est un peu plus long. Si vraiment ça suivait ce rythme, je pense qu'on le verrait pas nous à notre échelle. Je suis pas sûre que ma fille le voit.
Donc ça suppose qu'on aille un cran plus loin. C'est ce qu'on va faire parce que c'est important aussi de dire que l'Europe nous aide à avancer sur ces questionsl. on va transposer une loi européenne, une directive pour aller beaucoup plus loin sur la question de la transparence des salaires.
Il y a qu'en France, par exemple, quand vous publiez une offre d'embauche, vous dites pas le salaire, vous dites rémunération selon le profil, ce qui veut à peu près rien dire. Là, il y aura l'obligation de publier la fourchette de salaire et on sait que ça joue contre les femmes parce qu'on sait que sur la capacité de négociation, sur la question du salaire, sur le rapport à l'argent, on n'est pas pour le coup à égalité parce qu'on a pas forcément été élevé aussi de la même manière sur ces références là. Donc oui, il y a des choses qu'on peut faire évoluer encore dans la loi, mais il y a des choses dans les cultures qui va falloir faire évoluer encore plus vite.
On parlait de la grossesse comme facteur d'inégalité, c'est vrai aussi en politique et on le comprend très bien en lisant votre livre euh quand vous racontez que pendant la campagne des législatives de 2002 euh 2022, vous avez tu le fait d'être enceinte parce que vous avez craint des conséquences politiques. Quel genre de conséquences ? De la part des électeurs ou de la part du personnel politique ?
Je pense un peu des deux très sincèrement et je pense que c'est à refaire. Je le referai d'abord. C'est un choix très intime de dire ou pas.
Euh et je pense que je suis pas la seule euh à terire une grossesse. Je pense qu'il y a plein de métiers euh où les femmes disent le plus tard possible qu'elles sont enceintes parce qu'elles ont peur des conséquences que ça peut avoir de ces fameuses promotions qu'on va pas proposer, de la manière avec laquelle on va penser à notre place. Mais oui, il a je pense toujours un peu ce rapport notamment à la politique qui est d'abord un rapport euh qui est aujourd'hui d'autant plus avec ce qui se passe aux États-Unis mais vu comme quelque chose de très virile, de très masculin.
Et le rapport au pouvoir est vécu comme tel et le fait de devenir parent plus encore de devenir mère change un peu cette vision là qu'on a et je l'ai notamment vécu une fois que je l'ai dit sur le rapport au congé maternité justement parce que j'avais l'impression que je donnais jamais la bonne réponse. C'est-à-dire que si je disais parce que j'étais présidente de groupe à l'époque à l'Assemblée nationale, si je disais je prends mon congé maternité, ben en fait j'étais pas une vraie politique, j'étais pas un vrai animal politique, j'étais pas un vrai homme politique en fait. Et si je disais je m'arrête pas, alors là j'étais pire, j'étais une mauvaise mère.
Donc dans tous les cas, en fait, on donne jamais la bonne réponse. Et je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui ont l'impression qu'elles donnent jamais la bonne réponse à la société. Et à la fin, je me suis dit bah la bonne réponse, c'est celle que moi je vais formuler, ce qui sera bon pour moi, pour ma famille, pour ma fille et c'est ce que j'ai fait. sans vous dire que ça pourrait avoir valeur d'exemple pour d'autres femmes que la vous ne saviez pas que vous allez devenir la ministre égalité entre les femmes et les hommes.
Mais ça aurait pu être un geste fort. Oui, mais c'est d'abord quelque chose d'intime. Il y a rien de plus intime que la question de la parentalité, que la question de la grossesse.
Donc à un moment là-dessus, j'assume peut-être une part d'égoïsme de dire j'ai fait ce qui était bien pour moi. Après, le fait de l'écrire et de le dire, c'est aussi de démontrer qu'il y a des choses qui n'ont pas suffisamment évolué, des choses qui ontusement évolué. question de la parité en politique.
Souvenez-vous des débats au monde la loi sur la parité où la le niveau de la vie politique ait s'effondrée par l'arrivée des femmes dans la vie politique ? Je crois pas que ça ait provoqué ça, mais voilà, il y a encore des des résistances qui sont assez fortes. Ouais.
Euh par politique et parentalité sont profondément antinomiques. C'est ce que vous écrivez. Et ça a été particulièrement le cas quand Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale.
Euh non, ça c'est pas c'est pas lié à ça, mais oui, parce que le le fait de vouloir faire de la politique et d'être engagé en politique, il y a un rapport évident à l'image, même à l'ego. Faut être très lucide par rapport à ça quand même. Et quand vous avez un enfant, mais ça vous repositionne complètement.
Il y a déjà quelqu'un qui est bien plus important que votre petite personne et c'est très bien. Et donc oui, ça change quand même le rapport. Heureusement que vous avez aux autres, que vous avez au temps, que vous avez à la politique, aux priorités.
Oui, mais vous dites ça a été rud cette dissolution. Ça été rud parce que ma fille était là et ça a été rude parce que les absences ont été plus douloureuses alors qu'avant être absente n'était pas une question puisque il y avait pas quelqu'un qui était plus important que moi et plus important que justement le rapport que j'avais à à mon engagement. Et donc oui, à ce moment-là, ça a été ça a été plus compliqué.
C'est aussi un peu pour ça que j'ai envie de l'écrire. Autre épisode personnel sur lequel vous revenez dans ce livre, euh c'est lorsque vous défendez en mars 2023 une proposition de loi qui visait à imposer une peine d'inéligibilité aux auteurs de violence notamment conjugal ou un train familial. Une députée de la France insoumise vous accuse d'instrumentaliser la question des violences conjugales.
À ce moment-là, à l'assemblée, vous craquez et face à madame Aboot, vous dites "Mais moi, je sais de quoi je parle. Personne ne sait ici l'intimité de ce que de ce que nous pouvons vivre ou de ce que nous avons vécu. Mais oui, je sais exactement de quoi je parle quand je parle de violence conjugale.
Vous n'aviez pas l'intention d'évoquer votre histoire personnelle, mais il fallait le faire à ce moment-là. En fait, vous savez, c'est difficile de se rendre compte de ce qui se passe dans l'hélicy quand on a jamais mis les pieds dedans. Les mysyc avait vraiment cet aspect arène arène politique.
Et là, j'avais l'impression d'être le taureau au sein de cette arène et que de l'extrême gauche à l'extrême droite, on avait envie de de planter des des couteaux dans mon dos et c'était extrêmement violent parce qu'on remettait en cause la sincérité qui était la mienne sur cet engagement. J'avais l'impression de faire quelque chose d'évident et de simple de dire qu'un homme qui avait été condamné pour violence conjugale, qui avait levé la main sur sa femme ou lever la main sur son enfant, ne méritait pas d'être un élu de la République et de dire il faut que le juge puisse prononcer une peine complémentaire d'inéligibilité. C'était pas aussi simple parce que ça faisait référence aussi à l'affaire Catnin, à la condamnation qui avait été la sienne.
Et à un moment où j'ai j'ai pas j'ai eu la nécessité en fait de de dire que je n'acceptais pas qu'on remette en cause cette sincérité euh parce que oui, malheureusement, mais comme beaucoup de femmes je sais ce que c'est et j'ai su ce que c'était que la question des violences et je pense que la politique, elle souffre de ça. mais en permanence cause justement notre notre sincérité, notre authenticité et le fait que là en plus euh des des hommes et des femmes politique le remett en cause et et cette volonté vraiment moi j'ai vraiment vécu comme une forme d'acharnement à ce moment-là dans l'hémicycle. Ça a été une séance absolument épouvantable.
Euh sans doute la pire que j'ai eu à à connaître et que je ne souhaite à personne. Vous n'avez pas porté plainte pour ces violences conjugales et vous n'avez pas encore réussi à répondre à la question de "Est-ce que j'aurais dû le faire pour aider les autres femmes à le faire ?" Oui, parce que là encore, c'est une question qui est je crois très intime, c'est-à-dire que je pense qu'il y a trop de jugement encore sur les femmes.
Une femme qui porte plainte, on continue à penser qu'elle a comme un agenda caché en fait, comme si elle y gagnait quoi que ce soit à l'idée de porter plainte. Quand vous regardez les plaintes qui ont été déposées, aucune femme n'a jamais eu un accélérateur de carrière parce qu'elle a porté plainte. On porte plainte parce qu'on considère que c'est bien pour soi, que ça fait partie de notre réparation, que c'est utile pour soi-même.
Et c'est vrai que maintenant à la position qui est la mienne, je m'interroge en disant "Moi, je ne pense pas pour moi-même avoir besoin de le faire, mais est-ce que ça peut être utile pour d'autres Donc oui, évidemment, je suis un peu prise dans cette injonction parce que je suis la première à dire aux femmes le jour où vous serez prête et ce jour-là seulement. Évidemment, nous sommes là pour garantir que votre parole soit accueillie, qu'elle soit reconnue, que vous soyez accueilli comme vous devez l'être et respecté. Et moi-même, c'est vrai et c'est pour ça que je devais aussi cette part de vérité, je l'ai pas encore fait parce que encore une fois pour moi, pour mon propre chemin, c'était pas nécessaire.
Et c'est ça aussi que j'avais envie de dire. Parmi vos combats pour la République, c'est le titre de votre livre, il y a la laïcité. En janvier 2021, député, vous aviez déposé des amendements pour interdire le port du voile aux petites filles.
À l'époque, ces amendements avaient été déclarés irrecevables et avait fait débat, grand débat. On le réamorce ici même ce soir. Est-ce que comme ministre vous pensez qu'il faut réintroduire ces ces dispositions ?
Oui, parce que j'ai pas changer d'avis entre députés et ministres et j'ai pas changé de conviction ni de cap et parce que cette image que vous montrez, je la trouve insupportable. On part du port du voile dans l'espace public. Bien sûr, pas dans des enceintes scolaires ou parce que moi l'horizon que je veux pour nos enfants, c'est un horizon de liberté et d'émancipation.
Et ça c'est pas un horizon de liberté, d'émancipation. À 7 ans, à 8 ans, à 9 ans, vous êtes pas en capacité de consentir, vous êtes pas en capacité d'exprimer votre volonté. Euh vous êtes pas en capacité d'adhérer euh de manière évidente.
Et je comprends même pas que ça fasse débat. Si on n'est pas capable de se mettre d'accord sur le principe simple qui est de dire qu'on doit protéger nos enfants, tous nos enfants, nos petites filles de ce qui est une un levier de prosélitisme ou d'instrumentalisation, de communautarisme, d'explique parce que d'expliquer à nos petites filles que dès le plus jeune âge, il faut quoi ? qu'elle se cache, qu'elle se dissimule une partie de leur visage, il faut qu'elle soit pudique.
Il y a une question sur quel principe principe mais entre le principe et l'application, il y a tout ce qui sépare la loi de la de la réalité de la vie quotidienne et vous voyez bien ce que ce type d'interdiction peut susciter, peut provoquer à la fois dans le Oui, mais ne rien faire, ne rien faire, c'est aussi considérer que cette situation finalement son accommode et qu'elle est pas grave. Euh, il suffit d'aller de prendre votre téléphone euh d'aller sur un moteur de recherche et en quelques clics, je vous trouve une boutique en France en France qui vend des voile pour des petites filles, qui vend des abaillas pour des petites filles. De quoi a-t-on peur en fait ?
Pourquoi il y a autant d'hommes qui ont peur des femmes, qui ont peur de l'émancipation des femmes, qui ont peur de l'émancipation et de la liberté des filles ? Pourquoi que des néoconservateurs jusqu'au mouvement intégristes et islamistes ? Pourquoi systématiquement les premiers les premières libertés qui sont attaquées sont les femmes et la première manière de les attaquer c'est leur corps.
Le fait de vouloir prendre possession de leur corps jusqu'à les interdire encore une fois d'avoir accès à l'espace public, d'être visible dans l'espace public ou dans un certain nombre maintenant d'autres pays antidémocratiques carrément d'avoir accès au son de leur voix. Pourquoi ont-ils si peur de nous ? On-ils si peur de nos filles ?
Et je pense que nous, il faut qu'on réaffirme des principes qui sont simples, qui sont des principes républicains et de liberté. Voilà. C'est l'un de vos combats pour la République euh cet ouvrage qui est disponible chez Robert Lafond. pour rester avec nous.
D'autres sujets à vous soumettre notamment dans la story de Mohamed Bouabi. [Musique] C'est pas une situation anodine, c'est 600000 personnes qui viennent le vendredi en moyenne garde du Nord pour qu'on prenne la décision de ne faire circuler aucun train vendredi à la gare du Nord, c'est que on la juge suffisamment importante pour ne pas prendre de risque. C'est l'histoire d'un vestige du passé qui a neutralisé l'une des gares les plus fréquentées d'Europe aux alentours de 4h du matin.
Des ouvriers qui participent à une opération de terrassement. Des voies découvrent par hasard un obus sur la commune de Saint-Denis à 2 km5 de la guerre du Nord. Au total, l'interruption a affecté 500 trains et plus de 600000 personnes.
Elle aurait pu sortir un autre jour. Elle est là depuis longtemps mais elle sort aujourd'hui. C'est rare qu'un voyage se passe normalement.
On est sûr de rien. On va faire une nuit sur place. que je regrette, c'est qu'il y a pas de système de car ou de solutions alternatives.
On hâte de voir la suite. Vous voulez savoir si la bombe a explosé ou c'est elle est là. Elle est là.
Cette bombe de de plus d'un m qui a été retrouvée à 2 m de profondeur. L'OBU non explosé pèse 500 kg et contient 200 kg d'explosif. Cette zone au nord de Paris est connue pour renfermer plusieurs vestiges de la Seconde Guerre mondiale.
Le nord de Paris là-bas, la Sadni aussi ont été particulièrement frappés au printemps 44 par les bombardements massifs des Alines. L'idée c'était de faire sauter les nœuds ferroviaires et donc à proximité des voies ferrées, on retrouve encore aujourd'hui régulièrement des obus. Ce sont des obus qui sont enterrés plusieurs mètres sous terre, donc qui présentent pas de danger au quotidien.
Par contre, quand on fait du terrassement, quand on creuse et bien on est à même de les retrouver. C'est pour ça que la SNCF sur ce type de chantier en fait amène des spécialistes de la pyrotechnie pour traiter ce genre de problème. En début d'après-midi, les opérations de déminage se sont complexifiées.
Il a fallu évacuer plus de 200 habitants à Saint-Touin et Saint-Denis. La police est passée dans les dans la résidence pour demander de prendre quelques affaires et de venir ici en attendant qu'il ait fini de de déminer. Il m'a demandé de prendre le chat et puis voilà qu on a fait vite fait, on est sorti.
On savait ce qui se passait mais on pensait pas que c'était aussi prêt. J'étais enqué mais je pensais aussi à ma sœur qui était encore au collège disait comment elle allait sortir et je vois une journée pas comme les autres parce que c'est pas d'où les jours que ça arrive. Une partie du pé périphérique nord a été fermée ainsi qu'une parcelle de l'autoroute à1.
Regardez ces images qui nous rappellent le covid un vendredi après-midi. Le périphérique sur 2 km complètement vide pour le plus grand plaisir de notre reporter Salomé de l'âtre. Comme vous pouvez le constater qui a pris une petite photo et un bon souvenir, si les voyageurs qui ont raté leur train semblaient garder le sourire, sans surprise, les automobilistes parisiens sont restés fidèles au cliché.
Il y a une bombe depuis 1939, elle est en dessous, c'est ça ? Ça fait 100 ans qu'elle va pas pété et peut-être qu'elle va exploser aujourd'hui. On sort de la porte de Champéré.
On a mis 2h 2h ça fait 3h là 2h 3h 2h pour km 3h pour faire 40 bornes et là il en reste que 5 et encore 1 heure 1h30 c'est un régal sur ce que je suis censé être au travail. Qu'est-ce que vous dites ? C'est lo qu'on a faim.
On trouvé ça dans la nuit hein. Maintenant on est on est à 13h15. C'est très mal organisé comme d'habitude.
On est à Paris hein. Oui mais nous on est on est les chat noir. Nous on a toujours l'habitude qu'il se passe quelque chose.
À chaque fois qu'on voit quelque part. Il y a une couille. Comment il s'appelle ?
Qu'on les croise pas. Oui, on espère ne pas les croiser. La bombe a été déminée en fin d'après-midi dans une ambiance de film américain.
On a analysé, je dirais, la forme pour connaître un peu exactement le type de munition dont il s'agissait. Les équipes de des mineurs ont dévissé le dispositif comme on voit dans dans les films. En fait, ils ont démonté la fusée, le détonateur de la fusée.
Il a été détruit. On a détruit. La bombe vient de partir à long.
Grâce au travail impressionnant des quatre des mineurs et des agents de la SNCF, le trafic a pu reprendre progressivement juste avant l'émission à 18h avec l'ambition de retrouver une circulation quasi normale en milieu de soirée pour le plus grand soulagement des usagers. Non, je suis content d'avoir trouvé une solution et même d'avoir pu acheter ce billet parce que je pense que s'il était quand même assez cher. On a changé trois fois de billet et là le train qu'on doit prendre à 35 minutes de retard.
On va camper et puis s'il faut et ben on monte dans le train coûte que coûte. Quand on sera arrivé à Lille, on sera soulagé. Ouais.
La SNCF espère que tous les voyurs qui sont restés à la gardere du Nord pourront repartir ce soir depuis Paris jusqu'à très tard. Le le trafic sera normal demain. Chaque année, ce sont 500 tonnes de munitions des deux guerres mondiales qui ont qui sont découvertes.
Il faudra encore 700 ans pour dépouiller intégralement les sols du nord et de l'est de la France selon le journal La Dépêche. Voilà, on espère un peu moins de temps que les inégalités entre les femmes et les hommes. Orger, dans l'affaire de la 69, dans l'attente de l'appel, le gouvernement va demander la reprise du chantier.
Il est à l'arrêt depuis la décision la semaine dernière du tribunal administratif. Les entreprises associées au chantier attendent d'en savoir un peu plus, tout comme vous allez l'entendre les agriculteurs. Ça fait longtemps qu'on est dans le flou par rapport à tout ça.
Donc du coup, on essaie de pas prendre de risque. On attend que ce soit fini quoi, pour savoir comment on va s'organiser, comment genre planter des arbres, planter des on attend. C'est un immense gâchi parce que euh soit on continue mais ça voudra dire que euh le droit de l'environnement euh on le traite à la légère.
Soit on arrête tout et ça va rester un immense terrain vague, un énorme gâchi en argent et en destruction d'environnement. Donc pour l'instant la décision c'est de reprendre le chantier sans attendre l'appel. Oui, tout à fait parce que c'est un chantier qui est arrêté.
Je crois que le risque c'est que tous les chantiers d'envergure qui permettent le désenclavement, qui permettent l'attractivité d'un certain nombre de territoires sinon s'arrête. Donc oui, je pense que c'est une décision importante et évidemment l'État qui a fait appel. Pardon, vous allez reprendre sans décision de justice ?
Mais on a le droit de permettre la reprise du chantier. C'est ce qu'a permis le ministre des transports. Et en parallèle, l'appel étant suspensif, euh évidemment ça permet de continuer euh de continuer les travaux.
Ce qui a été suspendu, c'est la décision d'arrêter les travaux. Donc les travaux continuent. Exactement.
Euh un mot sur l'information judiciaire pour faux témoignages ouverte fin janvier par la Cour de justice de la République. C'est en rapport avec le livre enquête les ogres sur les dérives de certains groupes privés de crèche dans lequel le journaliste Victor Castana évoqué un pacte de non agression qui aurait été conclu entre vous euh quand vous étiez ministre des familles et la déléguée et la déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèche. Vous êtes maintenant visé par des investigations de la Cour de justice de la République pour avoir nier tout lien personnel avec cette lobéiste devant une commission parlementaire.
Quel commentaires avez-vous à faire sur cette affaire que vous abordez d'ailleurs dans dans ce livre ? Déjà, le premier, c'est que j'ai porté plainte en diffamation contre le livre dès sapparution. Beaucoup m'avaient déconseillé de le faire et moi j'estimais là encore qu'à partir du moment où mon honneur, mon honnêteté était mise en cause, il fallait évidemment que je porte plainte en diffamation, ce que j'ai fait.
Euh d'autre part, après il y a eu un signalement de la France insoumise la Cour de justice de la République. Donc après, je réserve mes réponses à la Cour de justice de la République. Il doivent faire leur travail, le faire sereinement et moi je leur répondrai sereinement.
Merci.
Aurore Bergé