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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 26 avril 2022 3 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉducation & rechercheSolidarités & familleSécurité

La droite doit proposer une alternative enfin claire, ou disparaître.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00François-Xavier BellamyFait
    « Si certains veulent travailler avec Emmanuel Macron, ils en ont tout à fait le droit, c'est la démocratie et il y a un parti pour ça : ça s'appelle la République en Marche. »
  • 0:30François-Xavier BellamyFait
    « Nous ne pouvons pas faire comme si nous ne connaissions pas le bilan d'Emmanuel Macron. »
  • 1:00François-Xavier BellamyFait
    « Je ne vois pas ce qu'il y a à construire avec quelqu'un qui a tant détruit. »
  • 1:30François-Xavier BellamyChiffre
    « Nous avons le système scolaire le plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE. »
  • 2:00François-Xavier BellamyFait
    « Nos élèves sont arrivés derniers en mathématiques dans toute l'Union européenne. »
  • 2:30François-Xavier BellamyChiffre
    « Parmi ceux qui gagnent moins de 1 300 €, 40% n'ont pas voté dans cette élection. »
  • 3:00François-Xavier BellamyChiffre
    « + 35% de coups et blessures volontaires depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Si certains veulent travailler avec Emmanuel Macron, ils en ont tout à fait le droit, c'est la démocratie et il y a un parti pour ça : ça s'appelle la République en Marche. La droite elle, son devoir, c'est d'incarner une alternative, et d'incarner aujourd'hui une opposition. Nous ne pouvons pas faire comme si nous ne connaissions pas le bilan d'Emmanuel Macron.

Nous ne pouvons pas faire comme si nous découvrions sa politique et la manière dont il la conduit. Je ne vois pas ce qu'il y a à construire avec quelqu'un qui a tant détruit. Et se prétendre constructif aujourd'hui, pour dissimuler un revirement tactique ou bien un opportunisme immédiat, me semble être, au fond, une manière de plus de décourager les Français de croire en la politique, de croire en la constance, en la sincérité des leurs élus. - Donc pour vous, ceux qui tout à l'heure vont défendre la ligne de travailler avec Emmanuel Macron doivent quitter le parti ? - Mais encore une fois, c'est merveilleux la démocratie : il y a des partis politiques pour exprimer toutes les tendances.

Aujourd'hui, il y a un parti majoritaire, c'est la République en Marche. C'est celui qui est la base électorale du président de la République qui vient d'être réélu. Si certains veulent aller le soutenir, eh bien il faut qu'ils fassent des choix conformes à leurs intentions. - Est-ce que vous appelez Nicolas Sarkozy à prendre sa carte à la République en Marche également, puisque lui aussi a appelé à travailler avec Emmanuel Macron ? - Mais Nicolas Sarkozy est inclus dans ce constat.

Nicolas Sarkozy a construit son parcours politique sur l'idée qu'il fallait assumer ses choix. Et moi, je crois que c'est très important en politique, en effet, d'assumer ses choix. Je crois à la sincérité, je crois à la clarté, et je crois à l'exigence de cohérence que l'on doit aux citoyens.

Et donc, si Nicolas Sarkozy pense qu'il faut soutenir Emmanuel Macron - il avait déjà, d'une certaine manière, pris ses distances avec notre famille politique. Pendant la campagne des européennes, il n'avait pas soutenu notre liste, il s'était affiché avec le président de la République en évoquant la nécessité d'un rassemblement avec lui. J'ai le plus grand respect pour Nicolas Sarkozy, j'ai le plus grand respect pour tous ceux qui s'engagent dans le débat public.

Mais il faut que chacun fasse des choix qui soient clairs et qu'il les assume clairement. - Donc vous dites ce matin : l'avenir de la droite républicaine s'écrira sans Nicolas Sarkozy, comme le dit Aurélien Pradié par exemple. L'avenir de la droite républicaine s'écrira dans l'opposition à Emmanuel Macron, parce que nous connaissons son bilan et nous savons ce bilan...

Ne parlons que des questions qui intéressent les Français le plus immédiatement, aujourd'hui : nous avons - et c'est encore une fois le bilan d'Emmanuel Macron qui est maintenant au pouvoir depuis dix ans - en réalité, nous avons le système scolaire le plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE. Nos élèves sont arrivés derniers en mathématiques dans toute l'Union européenne. Nous avons aujourd'hui une situation dans laquelle les plus précaires sont relégués aux marges de la société.

Ce qui explique d'ailleurs que, et c'est très important de le dire, dans cette élection, nous avons vu se dessiner deux France, vous le disiez...

Parmi ceux qui gagnent moins de 1 300 €, 40% n'ont pas voté dans cette élection. Cette France qui souffre en silence, nous devons lui parler. C'est notre devoir de lui parler.

Cette France qui subit la montée des agressions, la montée de la violence, + 35% de coups et blessures volontaires depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron. Cette France-là, nous devons lui parler, et si nous ne sommes pas là pour lui parler, alors de fait, nous rentrerons dans une impasse définitive. Et c'est la raison pour laquelle notre responsabilité, aujourd'hui, c'est la clarté.

La droite s'est discréditée par ses confusions, par ses contradictions passées. Aujourd'hui, la confusion de plus, ce serait la confusion de trop. Soit nous sommes clairs, soit nous disparaîtront, et la démocratie a beaucoup à y perdre.