Jean-Louis Borloo : "La désorganisation de la France nous coûte 150 milliards d'euros !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Au regard du chaos que nous traversons, qu'est-ce que vous constatez ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Vous avez été spécialiste de la politique de la ville, hein, on se souvient et de la jeunesse. Aujourd'hui, quand vous dites ils sont perdus, bah ils sont récupérés par les narcotrafiquants. C'est c'est ça.
- 10:00OuverteRéponse partielle
Vous allez poser ça en conférence de presse prochainement quoi autour de Noël.
- 15:00FerméeRéponse directe
Comment vous la situez cette bande du redressement vous la mettez dans une case politique
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Jean-Louis BorlooChiffre
« 400000 jeunes suivis par l'aide sociale à l'enfance, 150000 par la protection de la jeunesse, 1 million et demi de perdu de vue »
- 12:00Jean-Louis BorlooChiffre
« Revenir à l'équilibre, c'est 180 et 200 milliards l'année prochaine »
- 15:00Jean-Louis BorlooChiffre
« La jeunesse actuelle si elle était en forme et bien formée c'est trois points de croissance de PIB en plus »
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Sud Radio, l'invité politique [Musique] Jean-François Achili et Jean-François Achili, votre invité politique ce matin est Jean-Louis Borlot, l'ancien ministre, ancien maire de Valencienne et fondateur de l'UDI. Bonjour Jean les Borlot. Oui, bonjour et bienvenue.
Il ne faut jamais gâcher une crise, ça c'est vous qui qui l'affirmez. On a on a un quart d'heure pour changer le pays là. On va en profiter avec vous.
Au regard du du chaos que nous traversons, qu'est-ce que vous constatez ? Borlau parce que vous avez envie de de dire les choses hein. Oui, en fait c'est moi je suis parti il y a pas 13 ans.
Ouais. Il y a il y a ça fait un moment voilà, je trouvais que j'avais plus la la forme physique, problème de santé et donc j'ai démissionné ce qui était la moindre des corrections à l'égard de mes mandants. Et puis là, je ressors un peu de ma tanière parce que euh j'ai j'ai le sentiment qu'on ne prend pas la mesure de la situation et surtout qu'on trouve pas le chemin.
L'impression qu'il y a une espèce de corps un peu sans tête qui cherche la sortie. Et euh j'ai un peu travaillé parce qu'il faut se méfier de ses souvenirs, un peu travaillé pour essayer de comprendre la situation. Vous avez vu, on cherche 40 milliards.
Le vrai déficit, c'est pas Oui, c'est pour ça je veux dire ce qui me fascine dans la situation actuelle, c'est que on voit pas l'éléphant au milieu de la pièce. Bon, quelle est la situation réelle de notre pays ? 70 millions d'habitants à peu près, climat tempéré, des gens intelligents, bien formés et avec des dirigeants qui sont ni corrompu ni ni cynique, ni essa de mal faire.
H et en même temps, on a une crise du logement qui est d'une gravité extrême qui va s'aggraver puisqu'on en produit deux fois moins que le besoin. Une crise de la jeunesse qui est fascinante. 400000 jeunes suivis par l'aide sociale à l'enfance, 150000 par la protection de la jeunesse, 1 million et demi de perdu de vue, c'est-à-dire sans emploi, sans qualification, sans fermation au pied des immeubles qui sont évidemment la proie de de tous les les dingues qui se promènent.
On a une crise de l'agriculture, on a une crise de des prisons, on a une crise de la chaîne judiciaire et en même temps on a un déficit qui, pardon de vous le dire, faut pas le compter en pourcentage de PIB, ce qui veut rien dire, c'est dépenses recettes, on est à pas loin de 40 %. Alors 40 % de déficit, c'est pas 40. Bien sûr que non.
Revenir à l'équilibre, c'est 180 et 200 milliards l'année prochaine. Bon, donc on peut pas sauf à penser que on est juste un pays de crétin. On peut peut-être se poser la question de savoir si on n pas un problème d'organisation de l'action publique.
Tout simplement. Évidemment qu'il est là le problème. Alors, je vais vous dire quand on regarde tranquillement et sans et sans critiquer tel ou tel gouvernement, ça m'intéresse pas du tout.
Il n'y a aucune organisation au monde, religion, armée, état, syndicat aussi désorganisé que la France. Tout ça composé que par des gens qui essaient de bien faire. Je m'explique.
Oui, la France c'est un pays vous vous Je suis sûr que si je vous dis est-ce que vous pensez que la France centralisée, vous allez me dire "Oui." Et ben, je veux dire, ce n'est pas vrai. La France en terme d'action publique est le pays le plusé du monde.
Oui, tout le monde fait tout. Je vous donner trois quatre exemples très simples. Alors d'abord d'organisation puis pour les gens euh 400 milliards géré par 8000 organismes paritaires. 8000 h 1850 organismes publics des régions, de départements, des aglos, des pays, des communes euh sur sur Paris, des EPT enfin tout ça est complètement et tout le monde tout dans tous les sens, tout le monde fait tout.
Oui, et j'ai j'ai oublié 20 autorités administratives indépendantes. Bon, ce qui est fascinant, c'est que tout le monde fait tout. D'ailleurs, personne ne comprend strictement rien qui s'occupe des adultes handicapés, des mamans isolées, euh de de des mineurs isolés.
Ça, personne n'y comprend. À telle enseigne, monsieur, que les gars de Ber ils sont quand même, ils ont été à l'école hein, ils sont 133000. Il se trompe de 60 milliards en 2 ans. 20 milliards la première année, 40 milliards.
Or, c'est pas des fausses les gars. Bon, donc c'est pour vous dire à quel point le système est désorganisé. Donc quand attendez quand on regarde ça, on se dit nos marches de manœuvre sont considérables.
Considérables. Une telle des organisations qui nous coûte en moyenne 150 milliards. 150 milliards.
Ben oui, quand tout le monde s'occupe de tout cher amis, vous avez des coordinateurs, des contrôleurs, des inspecteurs. Enfin, c'est un truc donc il y a 150 milliards d'euros potentiel là. Oui, mais mais mais beaucoup plus grave que çaou c'est que toute décision, elle est trois fois plus longue et elle finit par être incohérente au moment où vous la prenez.
Je vous donne un exemple. Hm. Vous voulez vous occuper des gamins dans une ville ?
Très bien. Il faut Il y a l'équipe de la ville, l'équipe de la GLO, l'équipe du département, l'équipe de la caisse de location familiale, l'équipe de de la politique de la ville, l'équipe de l'État. Mais on est dingue.
À côté là chez vous là, là on est à Boulogne là. Oui, Boulogne Boulogne Bien. Alors, il y a 20 ans, à scandale, les casques commissariates les plus inacceptable de France enseigne que celle de Boulogne ici chez vous là, la défenseur des droits est venue a dit c'est indigne et c'est scandaleux.
Bah un 20h le commissaire parole performative habituelle, on refait les cas premiers celui de Bologne il y a 20 ans. Écoutez-moi 20 ans. Problème c'est que l'État qui a pas une tune puisque le vrai argent les collectivités 350 milliards, le partenaire sociau 400 milliards, l'État c'est le petit joueur à 250 comme mais c'est lui qui décide de tout.
Alors l'État dit je fais alors on annonce son 20h le commissaire de Boulogne. Très bien. L'État a pas une tune.
Donc qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont avoir la ville de Boulogne, c'est pas son rôle. Mais enfin, ils se disent d'accord, on va fier le terrain gratos, très bien mais ça suffit pas.
Alors après, il faut on va demander au département des hautes scènes. Ah ben OK, allez, je mets de 2 millions, très bien. Après, il faut demander à la région.
Puis après le mec qui gère les fonds fédè, fonds fédè, c'est les fonds européens. Mais et le ministère de l'intérieur, il a quand même son mot à dire. Puis évidemment, comme il y a un peu de sous public, bah il y a Ber et donc une interministerie.
Résultat des courses, un dossier qui démarre à 16 millions et à 18 ans qui est un scandale absolu. Aujourd'hui, il est à 37, il n'a toujours pas démarré. Ce que je veux vous dire, c'est que l'impuissance publique, elle est là.
Alors, quand on regarde ça, tu sais que tout est comme ça dans ce pays. Tout est comme ça. Tout le le Grand Paris, on commence à 16 milliards, on est à 37 milliards, on a 7 ans de retard.
Bon voilà, qu'est-ce qu'on fait ? Parce que vous avez vous avez dit on va pas faire de politique, vous avez raison et puis on a pas le temps et puis ça ne sert à rien. Si vous ouvrez le capot de la voiture, personne n'y comprend rien.
Toutes les majorité disent on va simplifier mais personne ne le fait. Non mais mais je je me fous d'hier. Ce qui m'intéresse moi c'est demain.
Alors je vais vous dire il faut débloquer la France. Pour débloquer la France, faut faire comme dans toutes les organisations qui fait quoi. Ça peut paraître un peu un peu beta mais quand on lance un projet, il est documenté, il est calibré.
On dit pas j'arrive à Marseille, je te file 4 m4, tu sais pas pourquoi, comment et cetera. Bon bref, où je vais faire Viller Côter hein, la gloire de la francophonie, un truc à 100 millions qui se termine à 230, tu sais pas pourquoi. Bon donc moi je pense qu'il est temps de revenir à une chose simple.
Il y a que deux types d'organisation sur terre ou une organisation centralisée. Avant c'était clair, l'État faisait tout, on savait qui était responsable et la CGT, la CFDT gérait la SQ. Au moins, c'était clair.
Aujourd'hui, c'est terminé. Sauf que sauf que on n'est pas allé au bout et donc on n'est pas un état fédéral. La vérité c'est simple hein.
Il faut qu'il y ait pour une mission un seul décideur. Moi je propose qu'on mette en débat en débat Oui. la la République fédérale à la française, c'est-à-dire c'est plus les régions.
C'est-à-dire c'est oui la province. Alors, vous pouvez l'appeler région, peu importe les provinces. D'ailleurs, sur le sur le périmètre historique des provinces françaises, l'Alsace, la Lorine, la Provence, la Bretagne voà ça'est- qu' tout tout ce que ne gère pas l'État.
Alors, l'État, il gère quoi ? gère l'avenir, la recherche, l'espace, le cantique, les mers et les océans, la justice, la sécurité et la relation internationale en gros. Point point tout ce qui sont les peines et soins, c'est-à-dire s'occuper des gens, des mamans, des mineurs isolés, le logement, la santé, c'est la province.
Mais il faut aller au bout. Il faut aller au bout. C'est-à-dire que c'est un parlement de province qui a qui fait la loi de la province avec les décrets d'application de la province pas de ministère ministère mais pas de ministère mais mais les ministères dans la compétence mais évidemment je vous donne un exemple on a en ce moment d'ailleurs une ministre de logement exceptionnelle he Valérie Lettard ça fait longtemps qu'on a pas une fille comme ça une femme comme ça bon mais le système est indémerdable si vous transférez à la province à la Bretagne occupe Occupez-vous du logement des mamans.
Je vous Et et là il y a plus le décret, l'arrêté, le truc, les a de feu, les machins, il y a plus ça, les annes. Bon, la Bretagne va, je vous jure, monsieur Kily, que dans 18 mois les Grues sont à nouveau là en Bretagne et ça sera des logements adaptés aux besoins du littoral pour littoral, de la campagne pour la campagne. C'est assez simple à faire.
Très concrètement, ce plan, vous allez le présenter bientôt, il y aura une conférence de presse, il faut il faut le mettre sur la table parce qu'il y a eu le plan de 2018 qui a été rangé dans un tiroir. On va pas revenir làdessus. On va pas revenir là-dessus.
Ouis. Ouais. Mais celui-là vous allez le présenter.
Non, non, mais c'est pas un plan, je vais vous dire moi. Il y a un truc plus qu'un plan qui Non, c'est pas ça. C'est la nation française qui va s'en emparer.
Voilà. Il se trouve que on voit bien qu'on est dans l'impasse, on est dans la crise. Bien, faut pas gâcher la crise comme vous disiez.
Donc donc il faut qui sont les forces vives ? Les salariés, les chefs d'entreprise, les collectivités local, les chambres de commerce, d'industrie, les forces vives de la nation. Voilà, c'est on est quand même un peuple de gens intelligents.
On va se mettre alors moi j'ai vu j'ai vu les centrales syndicates pas toutes de salariés mais les 2 tiers parce que c'est quand même eux qui gèrent le plus gros pacton hein. Bon les collectivités locales, le patronat Patrick Martin. Je dis mais Patrick le patron du MDEF mais la faible c'est pareil.
Tu attends, il faut qu'on ait de l'union sacrée pour la jeunesse d'offense. Patrick le médev une je la la jeunesse actuelle si elle était en forme et bien formée c'est trois points de croissance de PIB en plus. C'est trois points en plus.
Vous le dites tris points. Et le coût en revanche le coût des mineurs isolés de la ZEU c'est trois points de déficit. ça les bor, il faut sortir il faut sortir du système politique traditionnel de la façon de penser parce que ça ça ne marche pas si vous si avec les le le la grille de lecture qui est en place depuis toujours.
Oui, mais vous savez, il est très difficile de penser autrement que la façon dont on pense. Je suis sûr que tous les jours vous prenez le même chemin même si c'est pas le plus court. Je vous donne un exemple.
Quand on a quitté l'hippomobile, on a fait l'automobile, elle était électrique. Puis un jour, il y a un gars qui a dit "Vous savez, transporter le FU, c'est moins compliqué que transporter le lait." Qu'est-ce qu'on a fait ?
On a viré les tramaux électriques, les voitures électriques et la géothermieque qui chauffait toutes nos villes. Bon bah, c'est pas un gars de l'automobile qui est revenu à voiture électrique, c'est un gars d'autre chose hein, c'est le permque. Bon, c'est pas donc on est tous pareil.
Donc maintenant, on est en crise, tout le monde comprend bien. Vous savez, il y a un sondage qui vous a peut-être échappé il y a 15 jours de l'hope qui demandé aux français est-ce que vous êtes parce qu'ils comprennent bien que tout est en kilosé, que voilà, tout le monde est à l'arrêt. Donc du coup tout le monde regarde tout le monde au feu rouge et tout le monde s'engueule.
Bon, il y a une espèce de vous savez la violence de l'arrêt. Vous avez l'impression que ça qu'on va pas s'en sortir. Donc donc elle touche pas ma gamelle, hein.
Bon, vous parlez des retraités, vous savez quel problème principal de la retraité, c'est ces petits-enfants. Mais que qu'on lance l'union sacrée pour la jeunesse, vous verrez la capacité de bénévolat de retraiter, la capacité à faire du mentorat du et cetera. Donc moi je dis il faut pas on va pas attendre tout comme ça 2017 ça va être miraculeux présidentielle comme si comme si mais c'est une blague ça marchera pas.
Mais je vais expliquer pourquoi. Parce que pour l'instant si on pose pas les vraies questions avec les Français, c'est pour ça que je suis chez vous ce matin malgré l'heure. Si on me pose pas la question, tu sais ce qui va se passer ?
Le plus malin, la télé va gagner et on aura rien résolu et il va se passer 2 ans après. Donc ça fera 4 ans. C'est le plus malin.
Je borla, il y aura peut-être on verra mais il y a trop d'élus, il y a trop de fonctionnaires dont c'est mal organisé. La 5e République c'est quand même quelque chose de très centralisé. Mais le général de Gentralisé, c'est exactement.
En 69, le général de Gaul a fait un très grand discours. Il a dit il est temps pour rentrer dans la modernité de faire confiance aux provinces pour les sujets qui concernent la province. Il il a proposé ce référendum, il a pas gagné le référendum et depuis on continue à être de plus en plus émietté.
Je vous donne un exemple de la on est devenu le pays des contrôleurs des inspecteurs. Mais regardez ce qui s'est passé à l'hôpital. Enfin, il y a 18 ans, l'hôpital été géré par les médecins.
Les médecins géraient l'hôpital. Très bien. À l'époque, on ouvrait des lits tous les tous les mois dans les hôpitaux français.
Les frais administratifs et de structure étaient de 5 %. Mais notre culture des contrôleurs d'inspecteur dit "Non, les médecins, ça s'est pas géré. Nous on va gérer.
Résultat des courses. 18 ans après, on est passé de 5 à 34 % de frais de structure. Vous vous êtes allé aux urgences récemment.
C'est c'est un donc il faut revenir l'hôpital au médecin que les médecins reprennent le pouvoir à l'hôpital. C'est eux qui savent où il faut investir, quelles sont les bonnes équipes soignantes, à quelle heure et non pas on déclenche des accouchements parce que le tableau le tableau du personnel, le tableau Excel, vous avez remarqué qu'on avait pour la première fois augmenté la mortalité infantile en France ? Enfraisemblable.
Jean les Borlot, moi je j'adhère, ça me va, le discours me va très bien. Vous vous allez poser ça en conférence de presse prochainement quoi autour de Noël. Non non, c'est pas moi tout seul.
Vous vous le mettez sur la table ce plan ? Enfin, c'éta une révolution. Ben pas du tout, je ne fais que mettre des mots.
Moi je suis un espèce, vous savez avant dans les usines, il y avait le vieil ingénieur production de maison. Vous savez le petit gars là qui lui savait comment ça marchait ou ça marchait pas. Bah moi je suis juste ça.
Je suis le tiers de confiance pour fédérer les patrons, les petits, les moyens, les grands, les syndicats, tous les syndicats réformistes par réformistes, les collectivités locales, quel que soit la la qualité enfin la sensibilité dirigeant. Je m'en fous, c'est la France qu'il faut remettre en mouvement. Il y en a qui veulent tout bloquer, moi je veux tout débloquer.
Et vous direz chiche. C'est ça chiche quoi ? Bah on y va.
On on Ben oui, il faut y aller. Enfin, qu'est-ce bien sûr, faut y aller. Bon, Jean-Louis Bordeau, vous restez encore 5 minutes avec nous.
J'aurais bien vous entendre à condition d'avoir un café hein. Ouais, à condition. On vous donne un café et on se retrouve juste après une petite pause et notamment j'aimerais bien vous entendre aussi sur la la ville, la politique de la ville.
C'est vrai que on l'a pas on on l'a pas évoqué mais non mais il y a tellement de choses à faire et vous connaissez. C'est pour ça que je veux dire, il va falloir qu'il y a une bande du redressement, pas juste pas un mec providentiel. Bonne formule, il faut une bande du redress gratuite.
Grite ou me dire ce que ça veut dire gratuite avec Jean-François Aili. On reste dans un instant avec vous. Euh et puis vous pouvez appeler aussi après bien sûr pour commenter au 08 et et un café.
Mais ça c'est fait, c'est en route déjà. Bien sûr. Le grand matin Sud Radio 7h10h, Patrick Roger et nous continuons avec beaucoup de monde autour de la table et bien sûr Jean-Louis Borlot qui est toujours avec nous parce que vous nous avez mis l'eau à la bouche avec beaucoup de choses notamment tout à l'heure et Jean-François Achili est toujours là bien sûr Françoise Degouis Éric Revel vous nous avez dit il y a par exemple 1 million et demi de jeunes perdus de vue hein au pied notamment des tours, des barres et cetera.
Vous avez été euh spécialiste de la politique de la ville, hein, on se souvient et de la jeunesse. Aujourd'hui, quand vous dites ils sont perdus, bah ils sont récupérés par les narcotrafiquants. C'est c'est ça.
Il y a de l'hypocrisie autour de ça. Non, non, non. Il y a il y a une un abandon de la jeunesse de France.
Voilà, tout simplement. Vous savez quand vous êtes adulte, que vous allez bien, que vous êtes dans les mêmes milieux, les mêmes clubs de sport, vous avez fait la même école, vous pensez pareil. Ben, il y a un moment vous savez pas qu'il y a des gamins au pied des immeubles.
C'est c'est juste humain. J'y peux rien. Mais mais le sujet de la France, c'est le sujet de sa jeunesse.
On peut faire la réorganisation dont je viens de parler. Franchement, il faut la faire. On va redonner du sous pour un mais notre sujet central c'est notre jeunesse.
Bien sûr comment les pays sont sortis Singapour la Corée du Sud c'est par la jeunesse. Faut ramener la jeunesse de France au toit du monde de la formation de l'information du bonheur de vivre et des perspectives. Bon il y a un endroit par exemple est formidable c'est à Orléan.
Voilà. Alors Orléan et Dieu sait qu'Erléan il y a il y a des endroits compliqués hein. C'est pas que Jeun d'arc.
Bon la source à Orléan il y a il y a 15 ans, c'est vous alliez pas la source. Bon une équipe formidable. Alors quand il y a un gamin qui va mal, il est en ou il crée un problème aux autres instantanément à 15h22 à 15h35 le prof parce que les pauvres profs là ils sont en première ligne mais il faut bien comprendre que ils peuvent pas eux tout réparer impossible.
Alors le gamin, il est immédiatement pris en main. Le prof prévient discrètement un le l'écosystème parce qu'ils ont tout le monde ils ont réuni tout le monde hein. La PGJ, le truc, les clubs de sport, les clubs de basket, tout ce tout le monde le l'hôpital tout le monde est réuni.
Il est pris tout de suite en ch Oh bon vi le chercher. Toi tu sais faire quoi ? Hop, ils le mettent dans un club de jul avec un avec un ou de je sais peu importe quoi avec un éducateur extrêmement en même temps tu as le le le psy le psy le psychiatre ou le psychologue qui va immédiatement voir les parents avec deux trois autres parents du quartier ou de l'immeuble pour entour parce que on fera rien sans les parents et puis vous avez toute la machine qui se mett alors ça c'est une politique de proximité qui est mise ou c'est surtout une ça procède d'un truc simple que je vais lui expliquer Ouais, comme dit le dicton africain, il faut tout un village pour élever un enfant.
Or nous on n' pas de village, on a des silos, on a des fiefes, on a des procédures, on a des organisations. Mais la jeunesse de France, faut s'en occuper. C'est un exemple concret évidemment de ce que l'on peut faire, mais quand je disais il y a de l'hypocrisie, c'est vrai que le narcotrafic, la drogue est partout.
Il y a des consommateurs qui s'en doute quelque part peut-être même sont là pour condamner le trafic mais qui vont acheter quand même au bas des immeubles. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faudrait légaliser par exemple le cannabis ?
Tiens, écoutez moi je veux pas rentrer dans les Non non mais je vais vous expliquer parce que le jeu j'ai une question, une phrase, une réponse. Alors on tourne autour de ça et on regarde pas l'éléphant. Moi ce qui m'intéresse pardon, c'est la jeunesse de France. toutes les jeunesses, cell qui cour moins vite.
Vous avez vu les rapports PISA, on est passé de la 2e de la 2e à la 23e place. La l'indice de développement humain de la France, vous savez le truc de l'ONU, le développement humain, c'est tout ce qui fait société. On est passé de la 2è place dans le monde à la 30e en disant mais regardons nos sujets.
La jeunesse de France, elle est prioritaire. Il faut l'union sacrée pour la jeunesse de France. On est, vous savez, il y a des trucs qui marchent vachement bien dans ce pays.
Je je donne Non mais non mais y compris dans l'action publique. Je vous donne un exemple. On est un pays qui méprise le scope le sport à l'école, qui méprise à l'université et on a un pays d'individualisme.
Et pourtant, on est la première nation mondiale des sports d'équipe. Quand même bizarre. Pourquoi ?
Pourquoi ? Je veux dire pourquoi ? Parce que l'organisation, c'est une organisation fédérale.
Il y a 17 millions de licenciés qui payent une cotisation. Vous avez 600 6 millions de bénévoles. Vous savez combien il y a de match de foot tous les ans en France à mur ? 1 million. 1 million de fois il y a des rencontres de jeunes avec trois arbitres, un représentant de la ligue des enf je c'est vousz pas répondu quand même sur le sur le trafic de Non, je répondrai parce que c'est ça qu'on va sais pourquoi ?
Mais je vais vous dire pourquoi. C'est parce que c'est ça qu'on va retenir. Alors c'est c'est pas c'est pas mon sujet central.
Je refuse la la le système de la punchline, la question le truc c'est mais je le refuse. Vous êtes vous-même en train de vous perdre paress intellectuelle. Allez ressaisissez-vous aussi.
Une question une question non punchline. Vous avez dit un truc intéressant tout à l'heure, vous avez dit la la bande du redressement parce que c'est quand même un un verrou qu'il faut faire sauter. Qui qui peut activer tout ça ?
Parce qu'il faut activer. Il faut bien que quelqu'un s'en occupe. Non non mais il y a il y a chacun son rôle.
Moi je suis moi je suis je suis sorti euh rangé des voitures. Je pense pouvoir faire le rôle de l'ingénieur de production et de tiers de confiance. Bon mais enfin il va bien falloir qu'il y ait des gens beaucoup plus actifs, plus jeunes.
Bon je pense qu'il faut réunir des gens qui ont géré des complexités. Voilà parce que l'idée je je suis la cour des comptes conseil d'état de l'inspection des fi jamais géré de complexité. C'est le système qui m'a porté là et je le perpétue.
Donc j'ai des des gens qui ont géré des villes complexes, pas forcément les grandes. Le le maire de garge extraordinaire Jiménez celui de ça est extraordinaire. Bon des gens qui des complexismes dans le sport, un type qui amène une équipe à devenir championne du monde c'est un type qui s géré des ressources humaines.
Croyez-moi. Il y a des militaires au combat qui savent gérer des ressources humaines. Voilà.
Il y a il y a il y a il y a des entrepreneurs qui on crée des trucs extraordinaires. Il y a des syndicalistes. C'est très compliqué. gér du gérer c'est pas que des politiques c'est c'est des des gens de on est tous nationaux attendez c'est quoi on n pas on n'est pas une case.
Bon, je veux dire, vous vous êtes citoyens mais évidemment mais il y a des patrons mais qui gèrent des des gens qui ont géré des complexités avancer mais vous appelez pas moi je voulais dire un truc à Jean-Louis Borlot. Je voulais dire un truc à Jean-Louis Bordeau. Moi je vais vous dire j'ai aucune question à vous poser parce que je trouve ça très clair.
Mais je voulais dire une chose ou euh qui me paraît évidente, c'est que ce que vous venez de dire là, je vous l'ai dit tout à l'heure en off, ça redonne du punch. Voyez, on est dans une société qui est qui s qui s'effonde sur elle-même et quand je vous entends quand je vous entends Jean-Louis Borlot, ça me redonne de l'énergie et du punch. Après après après l'utopie c'est un carburant pour l'espérance c'est sûr je dis pas que c'est utopique voyez voilà moi j'ai pas j'ai envie de dire rejoignez la la bande de question pos à lu poser moi je dire au piéaliste qui single à l'horizon on est d'accord là-dessus mais comment vous faites concrètement et on retombe sur la question de Jean-François c'està-dire que comment vous la situez cette bande du redressement vous la mettez dans une case politique Mais moi je mets rien du tout.
Non non, vous avez raté Emmanuel Macron a raté son rendez-vous avec vous et vice-versa la dernière fois avec votre plan. C'est évident qu'on a raté un moment de l'histoire notamment pour la jeunesse. Nous le savons tous.
À un moment donné c'est les politiques qui décident. Vous allez pas faire une bande du redressement comme ça qui va marcher toute seule au milieu de la pièce. Mais mais bien sûr que si madame.
Nous mais mais pardon de vous dire nous sommes un grand peuple. Pardon. Ce sont des résistants des Attendez c'est des résistants gaulistes ou communistes qui on dressé la France.
Il y a un moment, voilà, on est à une crise et bien 70 millions de femmes et d'hommes, je vous jure que des gens Quel est le problème central ? C'est que les gens qui gèrent des complexités d'abord sont humbles, c'est vrai, sont passionnés par ce qu'ils font et puis ce monde-là leur paraît très lointain et inaccessible. Bon, moi j'en appelle au à tous ces gens qui qui ont géré des trucs complexes, des ressources.
En fait, tout ça, c'est une affaire de ressources humaines. Voilà. vous faites mais non je fais mais je fais sur radio, ça suffit largement mais si vous saviez le nombre de message que je ch madame pas mais mais c'est la moi moi je vous dis que les français ont parfaitement compris que la dégradation générale parce que on aurait une crise une crise du logement une crise de la une crise une crise de on a tout en crise vous sappin une nuit là je suis à la radio il y a Je sais pas 20 25 ans, j'écoute et puis j'entends Pch à à Moscou.
Alors tiens l'armée a encerclé le parlement. Très bien. Alors je me démerde, je trouve un b avion.
Il y avait encore des agences à l'époque. Je me pointe à Moscou tout de suite midi, j'arrive, je prends le taxi et je dis "Vous pouvez m'emmener là au Parlement, s'appelle la maison blanche et ma maman est bonne." Alors j'arrive, je dis "Alle pouch comment c'est ?" Il me dit "Bah le PC il a il a raté." Et et j'ai dit "Mais pourquoi il a raté ?
Parce qu'ici monsieur rien ne marche." Ouais. Bonne journée.
Ouais, merci en tout cas Jean-Louis Borlot d'être venu ce matin. Ça ça fait du bien comme le disait Éric effectivement d'entendre des vra Oui. Et qui ne sont pas que pessimistes en fait les discours parce que au contraire c'est d'aller mais non ben non c'est d'aller vers des solutions mais de dire l'état réel du pays avec cette désorganisation telle qu'elle a été évoquée.
Vous voulez réagir 0826 300 300. Nous continuons.
Jean-Louis Borloo