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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 septembre 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Bonjour chez vous ! du 17 septembre 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 34 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:34OuverteRéponse directe

    Quel premier bilan tirez-vous de vos travaux sur le scandale du périscolaire ?

  • 8:45RelanceRéponse directe

    Vous étiez au fait des problèmes du périscolaire à Paris depuis des mois. Vous attendiez-vous à une telle ampleur ?

  • 10:24OuverteRéponse directe

    Cette semaine, vous avez auditionné Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire. Emmanuel Grégoire a exprimé des regrets. Que pensez-vous de sa réponse ?

  • 11:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que les attaques contre la ville de Paris ont été trop loin selon vous ?

  • 12:46RelanceRéponse directe

    Pourquoi ne pensez-vous pas comme Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire sur la spécificité parisienne du scandale ?

  • 14:44RelanceRéponse directe

    Vous, groupe de droite, qu'avez-vous fait depuis 2015 pour briser cette omerta ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:15Invité politiqueFait
    « Si on me disait quel est le principal maillon faible, je commencerais par dire c'est le recrutement. »
  • 7:36Invité politiqueFait
    « Les délais d'audition de leur enfant peuvent être de 3 à 4 mois. Sauf qu'un enfant, quand il a 3 ou 4 ans, sa mémoire s'efface au bout de 3 semaines. »
  • 9:05Invité politiqueChiffre
    « Dix ans après, le rapport visant à mettre en œuvre justement toutes ces recommandations démontre qu'en fait, seulement 50% des recommandations ont été mises en œuvre. »
  • 9:32Invité politiqueFait
    « Paris est un cas exceptionnel compte tenu de l'ampleur de l'omerta et de l'ampleur des familles concernées, mais pour autant, Paris n'est pas une exception. »
  • 9:54Invité politiqueChiffre
    « 72 départements sont concernés par tous ces remontés de signalement, et les mêmes défaillances se répètent. »
  • 10:05Invité politiqueFait
    « Les agents n'ont pas été formés à signaler, à faire des articles 40. »
  • 19:32Invité politiqueChiffre
    « Depuis 2013, 40 000 vacataires ont été recrutés. »
  • 22:33Invité politiqueFait
    « Oui parce que là encore ça participe de l'omerta qui fait qu'en fait on ne peut absolument pas anticiper le fait d'être confronté à un prédateur potentiel. »
  • 22:49Invité politiqueFait
    « Les trois fichiers qui sont actuellement contrôlés pour les vacataires comme pour les titulaires en fait sont un peu des tuyaux percés. »
  • 27:57Invité politiqueChiffre
    « 13% de baisse cet été de fréquentation en fait des centres de loisirs. »
  • 29:53Invité politiqueFait
    « On voit qu'aujourd'hui on a des familles qui ont du mal à remplir leurs caddies, qui ont du mal en fait tout simplement à se déplacer et je vois qu'il y a un véritable appauvrissement en France et une peur du déclassement. »
  • 30:07Invité politiquePromesse
    « réduire les dépenses publiques et de redonner cet argent aux français »
  • 36:01InvitéFait
    « ce n'est pas aux États-Unis ou à qui que ce soit de choisir les orientations politiques et géopolitiques des Européens »
  • 38:40InvitéFait
    « la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine »
  • 40:33InvitéFait
    « les intérêts vitaux de notre pays ont une dimension européenne »
  • 46:05InvitéFait
    « ce qui est interdit dans le monde réel doit être interdit dans le monde virtuel »
  • 47:50InvitéChiffre
    « une taxe sur Google de 4,6 milliards d'euros »
  • 57:41Locuteur 5Fait
    « Nous avons eu au mois de juin, au moment de la moisson printanière et avant l'été, le rendement n'était pas du tout à la hauteur, sauf pour le colza. »
  • 58:00PrésentateurFait
    « La canicule qu'on a vécu cette année exceptionnellement en France a également touché les productions printanières et estivales. »
  • 58:16Locuteur 5Fait
    « Nos agriculteurs ont subi également la hausse des prix des engrais à cause de la guerre en Iran et des États-Unis. »
  • 1:01:00PrésentateurFait
    « J'ai toujours été favorable à l'autonomie, je vous le dis, j'ai été un des premiers à demander l'autonomie en Corse. »
  • 1:02:11Locuteur 2Promesse
    « Je ne suis pas le favori mais j'ai toutes mes chances. »
  • 1:04:27Elisabeth MartichouxFait
    « On a ici une prééminence d'une majorité de LR et du centre et des socialistes qui restent quand même le deuxième groupe de la Chambre. »
  • 1:05:13Elisabeth MartichouxFait
    « Je pense à la commission d'enquête sur l'eau, je pense aux marges de la grande distribution, le coût des aides aux entreprises. »
  • 1:09:47Locuteur 5Fait
    « Il y a eu un discours très important qui est venu d'ailleurs placer d'emblée l'antagonisme d'Emmanuel Macron avec les territoires. »
  • 1:10:05Locuteur 5Fait
    « Toutes les commissions d'enquête Benalla évidemment et beaucoup d'autres. »
  • 1:11:32Locuteur 2Fait
    « Il y a eu une volonté aussi d'encadrer un peu le pouvoir législatif, les décrets qui étaient pris pour respecter quand même la démocratie française malgré les impératifs sanitaires. »
  • 1:12:56PrésentateurFait
    « Il y a eu un consensus parfois difficile au sein du Sénat mais souvent le Sénat arrive devant l'Assemblée avec un consensus qui est impossible à trouver au niveau de l'Assemblée. »
  • 1:14:00PrésentateurFait
    « Jean-Luc Mélenchon a toujours des dents envers le Sénat. »
  • 1:15:05Elisabeth MartichouxFait
    « Personne n'a la majorité, même si tout le monde la revendique, personne ne l'a en réalité. »
  • 1:18:58Locuteur 5Fait
    « Le Sénat est un laboratoire de la vie politique nationale. »
  • 1:19:12Locuteur 5Promesse
    « Avec très certainement la possibilité de faire un groupe. »

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Agnès Evren18 %
  • Présentateur 26 %
  • Locuteur 56 %
  • ?3 %
  • Locuteur 22 %

≈ 18,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très très heureuse de vous retrouver comme tous les jours à faire le tour des sujets qui font votre quotidien et de l'actualité dans nos régions.

0:22
Locuteur

On

0:22
Présentateur

regarde ensemble le programme de ce jeudi 17 septembre. Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire qui se sont expliqués devant le Sénat sur le scandale du périscolaire de profond regret, mais pas vraiment d'excuses et un échec collectif pointé du doigt par l'ancienne maire de Paris. On va longuement y revenir avec la rapporteure de la commission d'enquête. Bonjour Agnès Evren, merci beaucoup d'être avec nous. Vous nous direz ce que vous avez pensé des propos de l'ancienne maire et de l'actuel.

L'Union européenne de nouveau menacée par Donald Trump qui n'apprécie pas du tout la proposition d'Ursula von der Leyen de faire du Canada un membre associé de l'Union européenne, un acte hostile selon le président américain. Que répond la France ? Dans une demi-heure, nous recevrons le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad. Et puis j'y moins 10 avant les sénatoriales et on va revenir sur les enjeux du scrutin et sur le poids du Sénat. Aujourd'hui, le Sénat est-il une force tranquille ?

1:13
Locuteur

Ce

1:13
Présentateur

sera le débat dans une heure entre nos éditorialistes Elisabeth Martichoux, Michael Darmont, Tam Tranu et puis la presse quotidienne régionale représentée par Hubert Coudurier du Telegram. Et notre reportage au cœur de la campagne de ces sénatoriales, nous irons en Corse du Sud où la question de l'autonomie est un enjeu de l'élection. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.

1:45
Locuteur

Et

1:45
Présentateur

d'abord le journal avec Stéphane Duguay. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. Elle a une de ce jeudi 17 septembre face à la hausse des prix du carburant. Sébastien Lecornu élargit les aides. Le Premier ministre veut éteindre la colère sociale avant qu'elle ne se propage. Il a annoncé une prolongation de certaines aides ciblées jusqu'au 31 décembre. Elle concerne les pêcheurs, les agriculteurs et le secteur du BTP. En revanche, l'aide pour les travailleurs dit « grand rouleur

2:08
Locuteur

»

2:08
Présentateur

s'arrête toujours au 30 septembre. L'aide annoncée pour les pêcheurs n'est pas suffisante selon les professionnels. C'est de la poudre aux yeux, estime-t-il. Les blocages organisés dans les ports, cette semaine, devraient d'ailleurs se poursuivre, se poursuivre. Même le port de Sète, de Toulon et de Nice sont bloqués aujourd'hui. Donald Trump qui menace donc de nouveau l'Europe. Une réaction épidermique du président américain à la proposition européenne de faire du Canada un pays associé de l'Union européenne. C'est la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a avancé cette idée hier avec la création d'un Conseil européen de sécurité.

Et Donald Trump y a répondu cette nuit. Audrey Vuettaz.

2:46
Locuteur

La

2:47
Présentateur

réaction n'aura pas tardé. Donald Trump est furieux contre l'Europe et il ressort son arme favorite, les droits de douane. Je pense que c'est ridicule. Et s'ils font cela, si je considère qu'il s'agit d'un acte hostile, j'imposerai des droits de douane très importants ou je cesserai de commercer avec l'Europe sur de nombreux produits.

3:05
Locuteur

Une

3:05
Présentateur

menace après cette proposition surprise de la Commission européenne dans son traditionnel discours sur l'état de l'Union. Elle tente un rapprochement inédit avec le Canada. J'ai dit que nous devions de toute

3:18
Invité

urgence repenser nos partenariats.

3:20
Locuteur

C

3:21
Invité

'est pourquoi j'aimerais travailler avec vous afin d'ouvrir la voie pour que le Canada devienne le premier membre associé de l'Union européenne.

3:31
Locuteur

Une

3:31
Présentateur

proposition très politique reçue par le Premier ministre canadien tout sourire sous les applaudissements nourris du Parlement européen.

3:39
Locuteur

Même

3:40
Présentateur

si dans les faits, ce statut doit être créé de toute pièce. La Commission souhaite aussi que le Canada rejoigne le futur Conseil européen de sécurité, qu'elle appelle de ses voeux.

3:50
Locuteur

Il

3:51
Invité

ne s'agit pas d'un partenariat contre qui que ce soit, mais pour renforcer notre puissance commune.

3:56
Présentateur

Il n'empêche, la proposition est symbolique. Le Canada est en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis. L'Europe entretient aussi des relations houleuses avec Donald Trump, qui multiplie les provocations. Récemment, il a rappelé ses velléités impérialistes en publiant cette carte. Le Canada, les Antilles, Saint-Pierre et Miquelon notamment, sous bannière américaine. Dans ce contexte, l'Europe et le Canada s'unissent, quitte à froisser le président américain.

4:24
Locuteur

On

4:25
Présentateur

vous disait hier qu'il y aurait six candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Finalement, ils ne seront que cinq. Et oui, Philippe Brun, qui avait pourtant réuni ses parrainages, a été finalement suspendu par le Parti socialiste et de cette primaire après un signalement pour des violences d'une ancienne collaboratrice qu'il avait licenciée. Le député Deleur a contre-attaqué hier dans une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale.

4:47
Locuteur

On

4:47
Présentateur

regarde.

4:47
Locuteur

C

4:48
Locuteur 3

'est inédit,

4:49
Locuteur

du

4:50
Locuteur 3

jamais vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique.

4:53
Locuteur

Je

4:53
Locuteur 3

n'accepterai pas d'être sali et de laisser le moindre doute sur ma personne.

4:58
Locuteur

Je

4:58
Locuteur 3

me tiens à la disposition de la justice

5:00
Locuteur

pour

5:01
Locuteur 3

livrer toutes les preuves, et elles sont très nombreuses,

5:04
Locuteur

que

5:04
Locuteur 3

j'ai en ma possession. Preuve de menace, preuve de chantage, preuve de harcèlement.

5:10
Locuteur

Comme

5:11
Locuteur 3

aucune plainte n'est déposée contre moi,

5:13
Locuteur

alors

5:14
Locuteur 3

je vous annonce que je dépose moi-même plainte, afin que la justice puisse établir les faits.

5:20
Locuteur

Le

5:21
Présentateur

contrôle judiciaire de Patrick Brurel à Léger. Oui, le chanteur mis en examen dans quatre affaires et accusé de violences sexuelles par de nombreuses femmes peut finalement se rendre à l'étranger dans le cadre de son contrôle judiciaire. Une décision de la Cour d'appel de Versailles hier, malgré l'opposition du parquet. Merci Stéphane. On se retrouve dans quelques secondes. Vous allez nous raconter les temps forts de l'audition d'Emmanuel Grégoire.

5:43
Locuteur

C

5:43
Présentateur

'était hier sur le scandale dans le périscolaire devant la commission d'enquête du Sénat. Agnès Sévren, vous êtes sénatrice à l'air de Paris. C'est vous qui êtes à l'origine de cette commission d'enquête sur le scandale du périscolaire. Vous en êtes la rapporteure et vous avez mené deux auditions cruciales cette semaine. Celle de l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, et celle de l'actuelle maire, Emmanuel Grégoire, qui était aussi son ancien adjoint. Vous leur reprochez, vous le dites depuis des mois, une omerta. On va longuement y revenir. Mais d'abord, je rappelle l'ampleur du scandale dans la capitale, 235 enquêtes pénales, 110 écoles concernées.

6:21
Locuteur

C

6:21
Présentateur

'est une école sur six, le scandale qui n'est pas que parisien. Au niveau national, 587 témoignages recueillis, 73 départements, 16 régions. Avant de revenir sur les auditions des maires de Paris, Agnès Sévren, quel premier bilan vous tirez de vos travaux

6:36
Locuteur

? Premier

6:39
Agnès Evren

bilan, c'est, comment dire, une forme assez effrayante, je dois dire, de dilution des responsabilités,

6:45
Locuteur

de

6:46
Agnès Evren

déni, de diversion.

6:48
Locuteur

Alors,

6:48
Agnès Evren

c'est vrai qu'il y a beaucoup d'acteurs institutionnels qui entrent en ligne de compte sur la chaîne de protection de l'enfance. Il y a évidemment les municipalités, puisqu'en fait, elles endossent totalement le recrutement des animateurs et leur gestion. Ensuite, il y a évidemment le problème judiciaire. Il y a également la police. Il y a le recueil de la parole. Et ce qu'on réalise, en fait, c'est que c'est une chaîne de protection qui, en fait, est très fragile à chaque maillon de la chaîne. C'est-à

7:15
Locuteur

-dire

7:15
Agnès Evren

que si on me disait quel est le principal maillon faible, je commencerais par dire c'est le recrutement. Mais c'est aussi ensuite la lenteur de la justice et le silence de la justice quand il y a un enfant agressé, compte tenu de la présomption d'innocence et du secret de l'enquête. Et c'est ça qui est le plus difficile pour les parents. C'est qu'en fait, ils se rendent compte que, eh bien, quand un enfant est agressé, d'abord, les délais d'audition de leur enfant peuvent être de 3 à 4 mois. Sauf qu'un enfant, quand il a 3 ou 4 ans, sa mémoire s'efface au bout de 3 semaines.

Et donc, en fait, ils arrivent, ils se disent, enfin, notre enfant va être pris en charge par la brigade de protection des mineurs au bout de quelques mois. Et là, l'enfant est entendu seul parce qu'il ne peut pas être influencé par la parole d'un parent. Parfois, l'enfant veut faire plaisir à ses parents. Et donc, ils ne sont pas tenus au courant. Il y a un classement sans suite. Ils la prennent par hasard, parfois par la presse, ce qui est pour eux une seconde violence. Et donc, moi, ce qui me frappe, pour avoir entendu énormément de parents, c'est d'abord cette espèce de silence, ce sentiment d'abandon, ce sentiment d'incompréhension.

Et puis, deuxièmement, cette dilution des responsabilités. C'est-à-dire qu'en fait, on a eu Mme Hidalgo qui est venue nous expliquer que, d'abord, pas de mea culpa, pas d'excuses, que c'était la faute de l'administration. Et en fait, l'administration renvoie ensuite à la police, qui renvoie ensuite à la justice, et qui renvoie parfois aux mairies. Vous voyez, il faut sortir, en fait, de cette dilution des responsabilités et de ce déni. Et le déni est encore très structurel en fonction.

8:43
Présentateur

– Mais vous, alors, vous êtes élue de Paris, vous êtes conseillère de Paris. Donc, vous étiez au fait, vous saviez, en tout cas, depuis des mois, qu'il y avait quelque chose autour du périscolaire à Paris. Est-ce que vous vous

8:54
Locuteur

attendiez ? – Pas depuis des mois.

8:55
Agnès Evren

Attention, il y a le rapport de l'inspection générale de la ville de Paris qui date de 2015. Et ce rapport détaillait, et décrivait, et documentait toutes les défaillances. Ce que j'ai révélé dans cette commission d'enquête, c'est que, dix ans après, le rapport visant à mettre en œuvre justement toutes ces recommandations démontre qu'en fait, seulement 50% des recommandations ont été mises en œuvre. –

9:15
Locuteur

Mais

9:15
Agnès Evren

on

9:16
Locuteur

va

9:16
Présentateur

revenir sur le cas de Paris, mais cette commission d'enquête, elle ne concerne pas que Paris. Est-ce que vous vous attendiez à une telle ampleur

9:24
Locuteur

? –

9:24
Agnès Evren

Oui, honnêtement, de toute façon, les révélations médiatiques ont montré que Paris était certes un cas exceptionnel par l'ampleur des affaires, 33% des écoles maternelles. Est

9:37
Locuteur

-ce

9:37
Agnès Evren

qu'on réalise que c'est 33% des écoles, c'est-à-dire une école sur trois à Paris, et une école sur six sur le plan élémentaire. Et comme je le dis souvent, Paris est un cas exceptionnel compte tenu de l'ampleur de l'omerta et de l'ampleur des familles concernées, mais pour autant, Paris n'est pas une exception. 72 départements sont concernés par tous ces remontés de signalement, et les mêmes défaillances se répètent. En termes de formation, en termes de recrutement, en termes de culture de signalement, les agents n'ont pas été formés à signaler, à faire des articles 40.

Il y a aujourd'hui encore des maires qui ne savent pas, je le dis, dans des communes rurales notamment, qui ne savent pas qu'ils doivent immédiatement signaler dès lors qu'ils acquièrent la connaissance d'un crime ou d'un délit commis dans l'exercice de leur fonction.

10:24
Présentateur

Alors, cette semaine, vous avez auditionné, on le disait, l'ancienne maire de Paris, Anne Talgo, l'actuel maire de Paris, Emmanuel Grégoire. Et Stéphane, dans son audition hier, Emmanuel Grégoire a exprimé des regrets. Oui, parce qu'il vous a dit, dire que tout était parfait serait ridicule, c'est les mots qu'il vous a prononcés en audition. Et le maire de Paris a aussi noté un manque de transparence de la ville de Paris sur ces violences sexuelles. En revanche, il a tenu à être très clair sur les accusations qui visent son administration. On l'écoute.

10:53
Locuteur

On

10:53
Présentateur

a fait plein de choses mal. On va faire plein de choses mieux. Et je n'y voyais aucune obsession d'exonération,

11:01
Locuteur

de

11:01
Présentateur

responsabilité de ma part.

11:02
Locuteur

Mais

11:03
Présentateur

quand même, sur ce sujet aussi essentiel,

11:05
Locuteur

on

11:05
Présentateur

ne couvre pas de pédophiles à la ville de Paris. Au regard de ce qui a été porté à ma connaissance, ça n'a jamais été fait. Et je vous jure que ce ne sera jamais fait. Et si d'aventure c'était le cas, je le rappelle, c'est une infraction pénale.

11:19
Locuteur

Alors

11:19
Présentateur

Emmanuel Grégoire, il l'a dit, cette réponse, elle s'adresse aussi à Rachida Dati, qui avait dénoncé l'omerta de la ville de Paris sur ce sujet. Auriane l

11:27
Locuteur

'a

11:27
Présentateur

rappelé, vous êtes conseillère de Paris. Elle est présidente de ce groupe d'opposition au Conseil de Paris. Est-ce que vous diriez, à l'aune de cette réponse, que les attaques contre la ville ont été trop loin

11:36
Locuteur

? –

11:37
Agnès Evren

Non, absolument pas, puisque dès 2015, Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e, alertait, tout simplement. Vous savez, la protection de l'enfant, c'est quand même un sujet gravissime, et qu'il fallait immédiatement mettre les enfants, les protéger. Et donc en fait, ma commission, elle n'est pas partisane. Moi, je ne suis pas juge, je ne suis pas procureure. L'idée, c'est d'identifier justement tous les dysfonctionnements et d

12:02
Locuteur

'y

12:02
Agnès Evren

apporter des recommandations. Parce que la petite polémique politicienne, vous savez, c'est Mme Hidalgo qui, dès 2015, nous disait arrêter avec cette obsession des animateurs, agents, prédateurs. Ça n'était pas une obsession, c'était tout simplement des alertes. Et qui est aujourd'hui en responsabilité ? C'est M. Grégoire, c'est Mme Hidalgo. Et je reconnais à Emmanuel Grégoire, c'est vrai. Il est arrivé, il a commencé par exprimer des profonds regrets. Contrairement à Mme Hidalgo, qui est arrivé en disant « c'est une faillite collective ». Non, pourquoi ?

Parce que 100% de la responsabilité, je le redis, de la formation, du recrutement et des signalements sont de la compétence de la mairie centrale. Donc moi, je veux bien qu

12:40
Locuteur

'on

12:40
Agnès Evren

me parle de Mme Dati. Mais en l'occurrence, ce n

12:42
Locuteur

'est

12:42
Agnès Evren

pas elle qui était maire de Paris quand ces crimes et délits ont été commis. Mais est-ce qu'en ayant auditionné

12:47
Présentateur

Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire, vous redites ce matin « oui, il y a eu une omerta ».

12:51
Agnès Evren

Vous maintenez ça ? Je maintiens qu'il y a eu une omerta systémique même.

12:55
Locuteur

Je

12:55
Agnès Evren

le dis, l'omerta, il y a eu des signalements. Il y a des agents, j'ai demandé tous les rapports de l'inspection générale et on voit bien qu'il y

13:03
Locuteur

a

13:03
Agnès Evren

des agents qui n'osaient pas remonter des signalements parce qu'ils avaient peur ensuite d'être sanctionnés. Voilà. Il y a aussi des agents qui ont été déplacés, notamment sur des délits de violence physique et qui ensuite ont commis des crimes. comme il n'y

13:19
Locuteur

a

13:19
Agnès Evren

pas de traçabilité administrative, en fait, des vacataires qui passent, eh bien, il est tout à fait possible qu'un agent qui ait été écarté puisse revenir six mois, voire un an après, dans une autre école. Et c'est ça qui est très dangereux.

13:31
Locuteur

–

13:32
Présentateur

Vous auriez attendu, vous le rappelez, il y

13:34
Locuteur

a

13:34
Présentateur

eu des regrets. Alors, Anne Hidalgo a regretté de ne pas avoir rencontré les familles. Emmanuel Grégoire est allé plus loin. Il a exprimé de profonds regrets. Est-ce que vous attendiez des excuses de leur part

13:43
Locuteur

?

13:43
Agnès Evren

– Oui, oui, oui. Surtout de la part de Mme Hidalgo, parce qu'encore une fois, il y avait un rapport de l'inspection générale que si ce rapport, qui contenait 50 recommandations,

13:54
Locuteur

tout

13:54
Agnès Evren

particulièrement sur la formation, avait été entièrement mis en œuvre, peut-être nous aurions pu éviter ce type de cas. Vous savez, ce qui rend fou les parents, c'est de se dire… Donc, il y avait des alertes depuis 2015. Ces alertes, en fait, il y avait un comité de pilotage qui se réunissait de façon totalement intermittente, c'est écrit dans le rapport, et qu'en fait, il n'y

14:13
Locuteur

a

14:13
Agnès Evren

eu aucun suivi de ces recommandations, dont certaines qui concernent la formation. Vous savez, en fait, former un agent, c'est de lui dire, attention, il y a des symptômes qui sont les mêmes. Quand un enfant se remet à avoir mal au ventre, à pleurer, à crier, à être agressif, c'est que souvent, ils ont subi un délit ou un crime, et que dans ces cas-là, il faut que l'adulte présent puisse immédiatement alerter, en fait, la hiérarchie pour qu'il soit protégé. Or,

14:36
Locuteur

là,

14:36
Agnès Evren

à chaque fois, en fait, qu'on a vu que c'était un crime, eh bien, ce ne sont pas les adultes sur place, mais les parents qui ont alerté. – Mais pour qu'on comprenne bien, vous, groupe de droite, qu'est-ce que vous avez fait depuis 2015 ? – Alors, nous, groupe de droite ou pas, groupe de droite, peu importe. –

14:50
Locuteur

Non,

14:50
Agnès Evren

mais

14:50
Locuteur

groupe d'opposition, c'est-à-dire, parce que là, vous pointez du doigt la

14:54
Présentateur

responsabilité de la mairie de Paris,

14:56
Locuteur

qui était aux manettes, mais vous, dans l'opposition, depuis 2015, qu

15:00
Présentateur

'est-ce que

15:00
Locuteur

vous avez fait ? – Moi, je

15:00
Agnès Evren

n'étais pas maire de Paris, Madame Dati n'était pas maire de Paris, et encore une fois, je ne suis pas dans un procès politique, ça n'a aucun sens. Nous, on a fait, évidemment, on avait demandé un débat au Conseil de Paris, on a demandé une mission d'évaluation, justement, sur la mise en œuvre de ces recommandations. Inès de Ragnel, qui est conseillère de Paris, a pris le sujet à bras-le-corps et a fait ce qui valait. Voilà, mais vous savez, encore une fois, moi, je ne veux pas instrumentaliser ce

15:29
Locuteur

sujet d'un point de vue politique. – Vous n'aviez pas les moyens de briser cette omerta,

15:31
Présentateur

c'est ça ?

15:31
Agnès Evren

Politiquement parlant, vous n'avez

15:32
Locuteur

pas les moyens… – Oui, oui, pendant

15:33
Agnès Evren

la campagne municipale, Rachida en a beaucoup parlé, malheureusement, on

15:36
Locuteur

n'a

15:36
Agnès Evren

pas réussi, parce qu'on nous reprochait systématiquement, en fait, de faire de la petite politique politicienne. Et ce ne sont pas mes termes, ce sont les termes de Madame Hidalgo. Moi, je le redis, je n'ai pas d'esprit partisan. Cette commission, elle est transpartisane, il y a des élus de gauche qui font partie de la commission culture-éducation, qui en sont membres. Mon seul sujet, moi, aujourd'hui, c'est de protéger les enfants.

15:59
Locuteur

–

15:59
Présentateur

Votre analyse des violences sexuelles à Paris vous a opposé, du coup, à Anne Hidalgo mardi et à Emmanuel Grégoire hier.

16:05
Locuteur

–

16:05
Présentateur

Oui, sur ce mot systémique, justement, là-dessus, il n'y a pas vraiment eu d'accord entre vous, Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire. Laurent Laffont a re-questionné le maire de Paris, aussi, là-dessus, en disant, mais les cas ont bondi en 2025 et en 2026 à Paris. Pour vous et pour le président de la commission d'enquête, Laurent Laffont, il y a une spécificité à Paris. Ce n

16:22
Locuteur

'est

16:22
Présentateur

pas ce que pensent Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire. Regardez leur réponse. Ils ont un même argument.

16:26
Locuteur

–

16:27
Présentateur

Je ne sais pas ce que vous entendez par systémique. C'est un sujet national. C'est un sujet global. La violence

16:33
Locuteur

contre nos enfants… – Je parle à l'échelle

16:36
Agnès Evren

de Paris.

16:37
Locuteur

–

16:37
Agnès Evren

Je réponds.

16:38
Locuteur

– Quand on a un tiers des écoles concernées par des

16:41
Présentateur

enquêtes, c'était

16:41
Locuteur

ça ma question tout à fait concrète. – Ce qui est systémique, c'est la

16:43
Présentateur

violence globale, les agressions contre nos enfants.

16:46
Locuteur

–

16:46
Présentateur

Je ne crois pas qu'il y ait de spécificité parisienne dans la matière. Et je crois que l'explosion des signalements, c'est lié à l'hypersensibilité du sujet, à l'attention des parents,

16:56
Locuteur

à

16:56
Présentateur

l'attention de notre propre administration.

16:59
Agnès Evren

– C'est trop facile à chaque fois de déplacer

17:01
Locuteur

la responsabilité sur

17:02
Agnès Evren

les voisins. – Mais personne n'a dit ça,

17:05
Locuteur

Madame la Rapporteure. Je ne parle que de

17:06
Présentateur

nous.

17:07
Locuteur

–

17:07
Présentateur

Alors pourquoi vous ne pensez pas comme eux ? Pourquoi vous ne cautionnez pas cette explication d'Emmanuel Grégoire qui dit qu'il y

17:12
Locuteur

a

17:12
Présentateur

plus de sensibilité sur le sujet, ce qui explique l'augmentation des cas ? –

17:15
Agnès Evren

C'est très simple. D'abord, c'est arithmétique. C'est-à-dire que quand vous avez 277 écoles à Paris, que vous avez 121 écoles maternelles, je parle de maternelles, concernées, c'est une sur trois. Ce ne sont pas des cas isolés. Et c'est vrai que pendant des années, ça a contribué à cette omerta où on disait, on est dans la statistique nationale, finalement. Et donc, les questionnaires, d'ailleurs, que j'ai reçus de la procureure générale de Paris, disent bien le caractère sériel. Moi, ce que je veux dire, c'est qu'en fait, ces dysfonctionnements, ils sont structurels. Ce n'est pas un petit fait divers dans une telle école ou dans une autre école.

On voit bien qu'en fait, toutes ces défaillances, à l'échelle de Paris, en effet, elles ont été importantes. Mais on est toujours dans cette culture, comment dire, du déni et de

18:01
Locuteur

l

18:01
Agnès Evren

'omerta. C'est-à

18:01
Locuteur

-dire

18:01
Agnès Evren

qu'on essaie de minorer, on essaie de minimiser. Moi, je dis juste, ma commission est là pour révéler des faits et pour briser cette omerta. Vous savez, je sais même qu'il y a parfois une omerta médiatique parce que c'est vrai que ça peut être angoissant pour des parents. C'est tellement impossible de s'imaginer qu'on puisse s'attaquer à des enfants si fragiles. Les enfants ont 2, 3, 4, 5 ans. Ils ne savent pas mettre de mots sur ce qu'ils ont subi. C'est d'autant plus ignoble, en fait. Et donc, nous leur devons protection.

18:29
Présentateur

Lors de son audition, vous avez eu une passe d'armes avec Emmanuel Grégoire sur une offre d'emploi. Oui, vous lui avez montré une offre d'emploi pour un poste d'animateur dans le péri-scolaire à Paris où il est spécifié où on peut y candidater sans diplôme. Les conditions sont fixées par la

18:45
Locuteur

loi. C'est ce que vous a

18:46
Présentateur

répondu Emmanuel Grégoire. Et il a aussi parlé du profil des agents. Pourquoi sont-ils plus vacataires que titulaires ? On l'écoute. Pourquoi la vacation est une référence nationale de recrutement ? Parce qu'on s'est né sur des missions ponctuelles.

19:02
Locuteur

C

19:02
Présentateur

'est-à-dire que certaines villes font de

19:03
Locuteur

l

19:03
Présentateur

'accueil périscot le matin, une demi-heure le matin,

19:06
Locuteur

ou

19:06
Présentateur

un peu plus. On en a besoin le midi. On en a le besoin en fin d'après-midi. Et sur le plan fonctionnel et sur le plan juridique, ça ne peut pas reposer sur les titulaires. Comment on

19:18
Locuteur

fait

19:18
Présentateur

pour concilier l'exigence de sécurité et des enfants avec ces formes d'emplois qui sont des emplois par petites touches le matin, le midi, le soir ?

19:26
Agnès Evren

Vous avez parfaitement bien résumé la situation. C'est comment concilier en effet le contrôle et la sécurité. Il faut savoir que j'ai donné un chiffre, d'ailleurs, qu'il n'a pas démenti, le maire de Paris. Depuis 2013, 40 000 vacataires ont été recrutés. La difficulté, en fait, c'est qu'avec ce turnover, ça crée des angles morts. C'est-à-dire que le vacataire, il arrive,

19:45
Locuteur

il

19:45
Agnès Evren

ne connaît pas les équipes, il ne connaît pas les enfants et il est immédiatement au contact des enfants. Et donc, ce qu'on dit, c'est comment est-ce qu'on peut faire en sorte d'éviter que ce turnover se retourne tout simplement contre les enfants. Et en même temps, tous les maires, vous le diront, ils gèrent la pénurie d'animateurs formés et qualifiés. Et donc, ce qu

20:03
Locuteur

'on

20:03
Agnès Evren

dit, c'est qu'il faut en effet, ça fait des années que

20:05
Locuteur

tout

20:06
Agnès Evren

le monde le dit en fait, mais professionnaliser cette filière. Vous savez, c'est une vocation d'être au contact d'enfants. Et le BAFA est totalement insuffisant. Il faut une vraie formation diplômante de 2 ans, un diplôme d'État qui permet tout simplement, plutôt que ce soit de la garderie, de la sieste, surveiller les dortoirs ou la cantine, qu'on ait un peu plus d'ambition éducative à un moment où on voit en fait que la France s'écroule dans toutes les enquêtes PISA.

20:30
Présentateur

Mais est-ce que la formation que propose la mairie de Paris, 14 heures de formation pour voir si la personne est adaptée ou pas avec les enfants ? Est-ce que c'est déjà une première réponse ? Ça ne peut pas être suffisant, évidemment.

20:40
Locuteur

Elle est

20:40
Agnès Evren

insuffisante, mais c'est déjà une première réponse. Vous savez, encore une fois, je le redis, j'ai bien vu que dans les formations qui avaient été faites, déjà les noms des vacataires qui ont fait cette formation n'existent pas. Donc on ne sait même pas en fait combien ont été formés. Il y avait un chiffre là que j'ai gardé sous les yeux. 3200 vacataires en fait sont recrutés chaque année et environ 300 seulement ont été formés. 300 seulement. Donc en fait, quand un vacataire arrive, il arrive avec ce qu'il a. S'il a l'habitude de prendre des enfants sur les genoux et qu

21:11
Locuteur

'on

21:11
Agnès Evren

lui a dit aujourd'hui, ça n'est pas possible, de même qu

21:13
Locuteur

'on

21:13
Agnès Evren

ne peut plus, on ne peut pas, on ne peut jamais crier sur un enfant, mais que c'est son éducation et qu'il a reçu une telle éducation, il va crier sur un enfant. Sauf qu

21:21
Locuteur

'on

21:21
Agnès Evren

sait qu'un enfant de 3-4 ans, son cerveau en fait, c'est assez traumatisant pour eux, d'être humilié, d'être dégradé, d'être tiré par la manche et donc il y a toute cette formation sur les violences éducatives et sur évidemment la détection des signaux faibles qui est essentielle.

21:37
Locuteur

Lors

21:38
Agnès Evren

de son audition,

21:38
Présentateur

Emmanuel Grégoire vous a formulé plusieurs demandes. Oui, l'une dont elle concerne le besoin d'informer l'employeur et il a raconté le cas d'un animateur parisien placé en garde à vue hors d'Île-de-France pour avoir consulté des contenus pédopornographiques. Il raconte cette histoire qui est assez écoutée.

21:59
Locuteur

Il

21:59
Présentateur

faut plus d'un an

22:01
Locuteur

pour

22:02
Présentateur

que l'employeur

22:02
Locuteur

en

22:03
Présentateur

soit informé nos services le sont par un SMS d'un commissariat local qui dit warning

22:10
Locuteur

et

22:11
Présentateur

on découvre que plus d'un an avant le monsieur consultait des sites pédopornographiques mais les parents pètent les plombs

22:18
Locuteur

et

22:18
Présentateur

c'est normal et donc il faut qu

22:20
Locuteur

'on

22:20
Présentateur

prenne un certain nombre de mesures conservatoires et préventives pour que ce genre de truc ne puisse plus arriver. Emmanuel Grégoire lui demande d'informer systématiquement l'employeur que cette possibilité soit mise dans la loi est-ce que vous êtes favorable ?

22:33
Agnès Evren

Oui parce que là encore ça participe de l'omerta

22:36
Locuteur

qui

22:36
Agnès Evren

fait qu'en fait on ne peut absolument pas anticiper le fait d'être confronté à un prédateur potentiel et d'ailleurs il a dit également qu'il fallait accéder au tâche le fichier des antécédents judiciaires parce qu'en fait les trois fichiers qui sont actuellement contrôlés pour les vacataires comme pour les titulaires en fait sont un peu des tuyaux percés j'allais dire pourquoi parce qu'en fait seules les condamnations pénales définitives figurent un classement sans suite ne figure absolument pas dans le B2 dans le casier judiciaire ni d'ailleurs dans le figès alors le figès est un peu plus large mais pour autant il n'y a aucun classement sans suite qui apparaît et donc en fait ces contrôles d'honorabilité c'est un peu des passoires.

23:16
Présentateur

Mais ça pose cette question justement de comment on fait pour protéger les enfants et respecter par exemple la présomption d'innocence ces deux principes qui sont un peu en tension quand on parle de ce sujet-là comment on fait ?

23:26
Agnès Evren

Moi je ne pense pas je pense que le principe de la présomption d'innocence ne doit pas se traduire par un silence opposé aux familles et d'ailleurs il le dit lui-même le maire de Paris il y a eu un silence époustouflant c'est-à-dire que personne n'informait les familles alors qu'on aurait pu faire de la pédagogie en disant écoutez il y

23:44
Locuteur

a

23:44
Agnès Evren

un animateur qui a été suspendu l'enquête est en cours nous sommes à vos côtés on met en place une cellule psychologique aucune cellule psychologique n'a été mise en place on met en place une aide juridictionnelle pour vous aider une aide juridique une assistance juridique rien de tout cela n'a été fait les parents se sont substitués à l'institution les parents ont porté plainte parce que à l'occasion de cette commission d'enquête en fait Mme Hidalgo nous a révélé qu'elle avait découvert en préparant l'audition que les articles 40 n'étaient plus faits systématiquement entre 2021 et 2025 heureusement que les parents ont fait ces articles 40 pour donc saisir le procureur sur un crime ou un délit parce que c'était la doctrine de l'administration et que l'administration sa propre administration ne l'avait pas tenu informé de ce changement de doctrine il

24:29
Présentateur

n'était plus fait parce qu'il y avait déjà des signalements c'est

24:31
Locuteur

ce

24:31
Présentateur

qu'elle a expliqué

24:32
Locuteur

dans tous les cas les

24:33
Présentateur

faits étaient signalés

24:33
Locuteur

c'est-à-dire qu'ils

24:34
Agnès Evren

considéraient que c'était redondant dès lors que des familles portaient plainte ce n'était pas la peine que la ville de Paris sauf que la ville de Paris c'est son rôle j'allais dire même réglementaire c'est légal de prévenir immédiatement le procureur

24:46
Locuteur

Emmanuel

24:46
Présentateur

Grégoire est revenu là-dessus il vous en a parlé hier

24:49
Agnès Evren

cette semaine

24:49
Présentateur

en une le canard en chévé révèle que Rachida Dati a menacé le 29 janvier dernier une directrice d'école dans son arrondissement le 7ème arrondissement de Paris c'est vous qui allez tout prendre moi je ne savais rien c'est ce que dit le canard alors qu'elle aurait été alertée dès mai 2025 à la suite de la première plainte déposée par les parents est-ce que vous étiez au courant vous de cette

25:06
Locuteur

histoire ?

25:07
Agnès Evren

Non très franchement encore une fois je le redis Madame Dati

25:11
Locuteur

n

25:12
Agnès Evren

'était pas maire de Paris quand il y a eu ce rapport de l'inspection générale de la ville de Paris donc s'il faut auditionner des maires d'arrondissement j'auditionnerai également des maires d'arrondissement

25:20
Locuteur

Mais

25:20
Présentateur

est-ce que suite à

25:21
Locuteur

cet

25:21
Présentateur

article vous allez auditionner Rachida Dati ?

25:25
Agnès Evren

Vous savez après il y a un vrai sujet pour moi c'est qu'il y a le projet de loi de la protection de l'enfance le 27 octobre prochain et je veux raccrocher toutes les recommandations de mon rapport à ce projet de loi pour faire des propositions très rapidement parce

25:38
Locuteur

que maintenant Ça on va y

25:39
Présentateur

venir mais là il reste un peu de temps est-ce que ça peut être la semaine prochaine dans

25:42
Locuteur

15 jours quand vous avez lu cet article est-ce que vous vous êtes dit mais

25:45
Agnès Evren

bien

25:45
Locuteur

sûr je vais recevoir aussi les maires d'arrondissement si ça rentre dans le

25:48
Agnès Evren

calendrier je n'ai aucun état d'âme évidemment à le faire il y a aussi d'autres maires d'arrondissement nous allons d'ailleurs auditionner Gérald Darmanin Edouard Geffray Marina Ferrari c'est prévu également

26:00
Locuteur

et

26:00
Agnès Evren

donc il nous reste encore du temps évidemment pour auditionner s'il faut auditionner Rachida Dati on l'auditionnera Vous avez prévu de le rendre compte votre rapport

26:06
Locuteur

?

26:07
Agnès Evren

Début fin octobre je vous dis c'est au moment du projet de loi de protection de l'enfance

26:13
Locuteur

qui arrivera au

26:14
Présentateur

Sénat le 27 octobre est-ce que votre objectif c'est que les préconisations de votre rapport figurent dans ce projet de loi et puissent être transformées dans la discussion

26:22
Agnès Evren

sénatoriale

26:22
Locuteur

?

26:22
Agnès Evren

Absolument je vais déposer des amendements bien évidemment

26:25
Présentateur

Emmanuel Grégoire il donne une interview ce matin dans Le Parisien dans laquelle il reformule les propositions qu'il vous a faites hier il dit qu'il en a parlé avec vous est-ce que ces préconisations vous allez les mettre dans votre rapport ? Est-ce que ce sont les bonnes mesures

26:37
Locuteur

?

26:38
Agnès Evren

Je ne peux pas pour l'instant tant que je n'ai pas consulté les autres membres de la commission dévoiler des recommandations vous savez c'est pas l'esprit du tout mais ça vous

26:46
Locuteur

parlait dans le bon

26:46
Présentateur

sens ce qu'il

26:47
Locuteur

préconise

26:48
Agnès Evren

Emmanuel Grégoire ? Il y a des choses intéressantes absolument dont il a parlé hier qui peuvent être intéressantes

26:52
Locuteur

Est-ce

26:52
Présentateur

que depuis qu'il est arrivé à la tête de la mairie Paris vous avez l'impression que les choses ont changé

26:57
Locuteur

dans la manière

26:58
Présentateur

dont la mairie s'empare de ce scandale du périscolaire ?

27:01
Locuteur

Une

27:01
Agnès Evren

chose est certaine c'est qu'il a mesuré l'ampleur

27:05
Locuteur

véritable

27:09
Agnès Evren

de l'inertie il y

27:11
Locuteur

a

27:11
Agnès Evren

eu une inertie depuis 10 ans et il en a mesuré l'ampleur et il a pris le sujet à bras-le-corps puisqu'aujourd'hui ce ne seront plus des rêves comme on dit des responsables éducatifs ville pardon parler un peu en jargon qui recrutent jusqu'à maintenant chacun faisait venir un peu ses amis c'était un peu du réseau là désormais il va y avoir un binôme avec un représentant des ressources humaines qui sera présent ils vont prendre les choses un peu plus sérieusement avec de la vigilance avec de la rigueur et c'est plutôt important

27:42
Locuteur

Et

27:43
Présentateur

ce scandale a juste raison a suscité une inquiétude évidemment chez les parents et il y a une baisse de la fréquentation du périscolaire à Paris mais aussi ailleurs en province est-ce que vous la comprenez et est

27:56
Agnès Evren

-ce qu'on peut encore l'endiguer ? Vous avez tout à fait raison de poser la question 13% de baisse cet été de fréquentation en fait des centres de loisirs ça démontre une perte de confiance une perte de confiance de la part des parents une perte de confiance quand ils se rendent compte qu'en fait cette dilution des responsabilités fait que dans une même école et bien le scolaire dépend de l'éducation nationale le périscolaire dépend des mairies et que quand tout va bien ça cohabite mais dès qu'il y

28:21
Locuteur

a

28:21
Agnès Evren

un problème chacun se renvoie la balle et c'est un renvoi de balle sans fin et c'est ça qui rend fou les parents c'est qu'en fait ils se disent d'abord il y avait les alertes malgré ces alertes et bien 10 ans après des cas auraient pu être évités et en plus ils sont plongés dans une solitude institutionnelle où en fait ils n'ont pas reçu de soutien encore une fois de la ville de Paris d'ailleurs Madame Hidalgo le dit elle-même elle ne les a pas reçus je peux vous assurer que pour avoir reçu beaucoup de parents de victimes ça me réveille la nuit parfois ces phrases que j'entends ce sont des souffrances des drames humains

28:53
Locuteur

inouïs

28:53
Présentateur

On suivra la poursuite de vos travaux et évidemment la remise de votre rapport on espère que vous viendrez nous en parler fin octobre

28:59
Locuteur

Pour

29:00
Présentateur

terminer Agnès Évren comme tous les jours on regarde les unes de la presse régionale le carburant de la colère c'est la une de la montagne l'augmentation des prix à la pompe qui percute le quotidien des français sans perspective d'amélioration le ras-le-bol monte le télégramme quand l'héritage entre en campagne les français vont-ils se ruer chez leur notaire avant la présidentielle un dispositif est lancé pour favoriser les donations familiales une mesure très clivante entre droite et gauche et puis la lune de sud-ouest c'est le Porges sur la route de l'Elysée les candidats à la présidentielle qui défilent au Porges cette commune martyr de Gironde martyr des incendies de l'été Marine Le Pen y est attendue aujourd'hui hier les maires des zones sinistrées étaient reçues à l'Elysée de quelle lune avez-vous envie de nous parler

29:37
Locuteur

?

29:37
Agnès Evren

Sur le pouvoir d'achat évidemment c'est un sujet qui je l'espère va être vraiment comment dire regarder de près parce qu'on voit qu'aujourd'hui on a des familles qui ont du mal à remplir leurs caddies qui ont du mal en fait tout simplement à se déplacer et je vois qu'il y a un véritable appauvrissement en France et une peur du déclassement il faut impérativement réduire cet état obèse en fait qui empêche d'aider les français quand on est face à une crise face à des difficultés et donc enfin avoir le courage de réduire les dépenses publiques et de redonner cet argent aux français Merci Agnès Sévren merci beaucoup d

30:15
Présentateur

'avoir

30:15
Locuteur

été

30:15
Présentateur

notre invité Stéphane on se retrouve dans 20 minutes pour les autres titres de la presse

30:18
Locuteur

régionale

30:19
Présentateur

Tout à fait on parlera notamment de ce monument préféré des français à Bruy-la-Bussière la piscine Art Déco de Bruy-la-Bussière a été élue hier soir monument préféré des

30:26
Locuteur

français

30:26
Présentateur

C'est le Nord-Pas-de-Calais qui a gagné Merci Stéphane On va tout de suite parler de l'Europe et des menaces de Donald Trump avec le ministre Benjamin Haddad qui nous rejoint

30:35
Locuteur

Donald

30:45
Présentateur

Trump qui menace de rompre les échanges commerciaux avec l'Union Européenne après que Ursula von der Leyen a dit vouloir faire du Canada le premier pays membre associé de l'Union Trump est-il hostile à l'Europe puissance ? On va en parler avec vous Benjamin Haddad Bonjour Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation au délégué chargé de l'Europe interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche Bonjour Christelle

31:06
Locuteur

Bonjour

31:06
Présentateur

Riane

31:07
Invité

Bonjour Benjamin

31:07
Locuteur

Haddad

31:08
Locuteur 10

Bonjour

31:09
Locuteur

On va

31:09
Présentateur

revenir sur le discours d'Ursula von der Leyen et notamment cette mesure qui fait réagir jusqu'au président américain Ursula von der Leyen qui veut donc ouvrir la porte au Canada pour qu'il devienne membre associé de l'Union Européenne D'abord est-ce que la France va ouvrir la porte ? Vous êtes d'accord avec ça ?

31:23
Locuteur

Moi

31:23
Présentateur

je trouve que c'est une très bonne idée d'approfondir les relations avec le Canada et d'ailleurs le Canada fait partie de la coalition des volontaires qui a été créée par la France pour soutenir l'Ukraine et travailler sur les garanties de sécurité a été invité à la dernière communauté politique européenne c'est la première fois qu'on avait un État qui n'était pas européen ou du continent européen qui participait et sur le plan de l'énergie sur le plan de la défense et de la vision du monde plus généralement c'est-à-dire d'un attachement au droit international au multilatéralisme et à la démocratie libérale on a beaucoup de choses à faire avec le Canada je ne sais pas quelle forme institutionnelle ça doit prendre dans

31:55
Locuteur

la relation avec En

31:56
Présentateur

approfondir

31:56
Locuteur

la

31:57
Présentateur

relation

31:57
Locuteur

et en faire un membre

31:58
Présentateur

associé

31:58
Locuteur

de l'Union

31:58
Présentateur

Européenne il y a un fossé

31:59
Locuteur

pas grand comme l'Océan Atlantique mais un peu quand même

32:01
Présentateur

Aujourd'hui ce statut de membre associé comme vous le savez il n'existe pas donc il reste à définir donc encore une fois moi je ne sais pas quel titre et statut ça doit prendre en tout cas effectivement nous avons tout intérêt aussi bien entre la France et le Canada et l'Union Européenne et le Canada à approfondir ces

32:15
Locuteur

relations Vous

32:15
Présentateur

n'applaudissez pas des deux mains sur ce statut de membre associé Mais c'est un débat qui a lieu depuis quelque temps on en a parlé aussi d'ailleurs pour l'Ukraine l'an dernier donc la question qui se pose c'est comment est-ce qu'on peut mieux ancrer des relations avec des pays qui sont alignés qui sont affinitaires qui sont de notre voisinage qui n

32:34
Locuteur

'ont

32:34
Présentateur

pas vocation à rentrer dans l'Union Européenne avec lesquels effectivement on peut resserrer les liens

32:38
Locuteur

Mais

32:39
Invité

est-ce que de votre point de vue il faut entamer des discussions pour définir vraiment ce qu'est ce statut de membre associé puisque comme vous le disiez l'Ukraine s'est déjà vu proposer ce même statut c'est un statut qui n'existe pas est-ce que la France serait demandeuse d'ouvrir des discussions pour en définir précisément les contours

32:54
Locuteur

? Moi

32:55
Présentateur

je crois que nous avons aujourd'hui déjà plusieurs institutions et plusieurs formats dans lesquels on peut déjà approfondir la relation avec le Canada évidemment au niveau de l'Union Européenne on a un accord commercial on pourrait regarder la façon dont on peut y mettre plus de contenu je pense encore une fois à la question des minerais critiques à l'énergie à la défense l'aérospatiale la communauté politique européenne où le Canada était membre récemment sur les sujets liés à la défense la coalition des volontaires

33:23
Locuteur

qui

33:23
Présentateur

est chargée de réfléchir aux garanties de sécurité qu'on va donner à l'Ukraine après la guerre mais aussi de coordonner notre soutien actuel à l'Ukraine on voit que le Canada partage des valeurs et des intérêts qui sont convergents avec les pays européens et donc dans ces cadres-là on peut aussi approfondir déjà l'existant dans la relation On sent votre prudence un enthousiasme modéré sur cette proposition précise est-ce que pour Ursula von der Leyen et pour l'Union Européenne c'est alors est-ce que pour l'Union Européenne plutôt c'est un moyen de mettre le drapeau européen sur un pays dont Donald Trump ou Donald Trump plante très bien le drapeau américain et est-ce que pour Ursula von der Leyen c'est aussi un moyen pour elle de faire oublier qu'il y a quelque temps elle signait des accords commerciaux avec Donald Trump

34:02
Locuteur

Non

34:02
Présentateur

mais là je pense que vous faites de l'interprétation sur les sujets qui ne sont pas liés le Canada encore une fois est un pays avec lequel nous partageons beaucoup d'intérêts et de valeurs en commun est un pays qui a manifesté depuis longtemps sa volonté de trouver des façons de se rapprocher de l'Europe sur les questions de défense sur les questions d'énergie et donc je trouve que c'est bienvenu et donc on

34:22
Locuteur

n'a

34:22
Présentateur

pas besoin d'aller interpréter sur les Etats-Unis ou non c'est dans notre intérêt de

34:29
Locuteur

travailler avec le

34:30
Présentateur

Canada et de travailler d'ailleurs plus avec d'autres Etats qui ne sont pas membres de l'Union Européenne je pense au Royaume-Uni à la Norvège à l'Australie sur la question des minerais il y a encore une fois beaucoup de partenaires qui sont des démocraties qui partagent nos valeurs notre vision du monde la volonté aussi de ne pas se retrouver spectateur passif d'un affrontement entre les Etats-Unis et à la Chine et d'incarner une voix indépendante

34:54
Locuteur

à

34:55
Présentateur

ce moment-là travaillons effectivement avec

34:56
Locuteur

le Canada et d'ailleurs le président de la

34:57
Présentateur

République sera avec le Premier ministre Marc Carnet dans les

34:59
Locuteur

prochains jours

35:00
Présentateur

au Canada

35:01
Locuteur

?

35:02
Présentateur

à Saint-Pierre-et-Miquelon comme vous le

35:03
Locuteur

savez

35:03
Présentateur

à Saint-Pierre-et-Miquelon et

35:04
Locuteur

vous dites

35:04
Invité

que si cette proposition est faite au Canada ça n'a aucun rapport avec le fait que Donald Trump ait jeté son dévolu sur le Canada c'est pas une mesure de protection en fait ou une forme de solidarité envers le Canada ?

35:17
Présentateur

mais bien sûr que nous sommes solidaires et proches du Canada et comme je vous le dis l'objectif c'est justement de voir la façon dont on peut incarner nos valeurs nos intérêts communs et travailler ensemble à cette voie indépendante dans les relations

35:31
Locuteur

internationales

35:32
Présentateur

Donald Trump ça ne lui a pas du tout plu cette proposition d'Ursula von der Leyen acte hostile dit-il si elle était mise en oeuvre comment vous réagissez à sa menace il y a quelques heures de rompre les accords commerciaux avec l'Union Européenne si cette proposition voyait le jour ? Bon tout d'abord moi je n

35:46
Locuteur

'ai

35:46
Présentateur

pas pour habitude de commenter toutes les déclarations du président des Etats-Unis il y

35:49
Locuteur

en

35:49
Présentateur

a déjà beaucoup et puis par ailleurs ce

35:53
Locuteur

n'est

35:53
Présentateur

pas à une puissance étrangère ce n'est pas aux Etats-Unis ou à qui que ce soit de choisir les orientations politiques et géopolitiques des Européens encore une fois nous avons une relation avec le Canada nous sommes tout à fait en droit de chercher à l'approfondir pour incarner exprimer nos intérêts nos valeurs communes et donc ce n'est pas aux Etats-Unis ou à qui que ce soit d'avoir un veto sur les relations de l'Union Européenne ou du Canada donc vous ne céderez pas à cette forme de chantage de Donald Trump ce n'est pas dans notre habitude est-ce que vous n

36:26
Locuteur

'avez

36:26
Présentateur

pas l'impression quand vous entendez Donald Trump qu'il y

36:29
Locuteur

a

36:29
Présentateur

une forme d'hostilité face à l'Union Européenne et face à l'Europe puissance moi je vois déjà

36:35
Locuteur

des

36:36
Présentateur

tendances de long terme au-delà de la personne de Donald Trump qui ont déjà même été exprimées par des présidents démocrates pour dire que la priorité c'était la Chine pour faire du protectionnisme parfois à l'encontre des intérêts européens pensés à l'Inflation Reduction Act de Joe Biden je pense qu'au-delà de Donald Trump qui a sa personnalité il y aura des tendances qui continueront d'ailleurs quel que soit le président suivant qu'il soit démocrate ou républicain et donc fondamentalement la seule conclusion qu'il faut en tirer pour nous c'est d'investir dans notre autonomie stratégique dans notre propre puissance dans la réduction de nos dépendances sur le plan militaire bien sûr mais aussi sur le plan énergétique sur le plan technologique nous avons des alliés mais nous avons aussi des intérêts à faire valoir nous devons pouvoir assumer aussi des rapports de force et donc

37:17
Locuteur

moi

37:18
Présentateur

je suis plutôt d'avis de ne pas commenter toujours ce que disent les autres mais de se concentrer sur ce que nous devons faire nous-mêmes pour affirmer la puissance européenne Alors justement Salah Vandalayan qui a proposé la création d'un conseil de sécurité européen sur l'Union Européenne le Canada la Norvège le Royaume-Uni est-ce que là vous y êtes favorable ? Vous savez que c'était une proposition initiale du président de

37:35
Locuteur

la

37:35
Présentateur

République c

37:36
Locuteur

'est

37:36
Présentateur

le président de

37:36
Locuteur

la

37:36
Présentateur

République qui avait parlé de ce conseil de sécurité je trouve qu'effectivement

37:39
Locuteur

il

37:40
Présentateur

faut ouvrir à la réflexion sur la façon dont on peut travailler sur les questions de défense et de sécurité au niveau européen y compris avec des états qui ne sont pas aujourd'hui membres de l'Union Européenne mais qui contribuent à l'architecture de sécurité bien sûr le Royaume-Uni c'est pour ça d'ailleurs que le président de

37:54
Locuteur

la

37:54
Présentateur

République avait choisi de créer la coalition des volontaires pour l'Ukraine avec le Royaume-Uni bien sûr la Norvège qui est un partenaire avec lequel nous avons approfondi aussi les relations de défense et donc je crois qu'il faut effectivement avoir cette réflexion sur l'articulation entre l'Alliance l'OTAN l'Union Européenne qui peut servir notamment à financer la coopération industrielle donc à faire émerger aussi une base industrielle de défense autonome à travers ces instruments comme SAFE comme le prochain budget européen le cadre financier pluriannuel et donc un conseil de sécurité qui pourrait agréger les principales puissances pour parler de l'avenir de ces questions de sécurité sur le continent européen

38:33
Locuteur

notamment face à la menace

38:34
Présentateur

russe notamment face à la menace

38:35
Locuteur

russe comment

38:35
Présentateur

vous évaluez aujourd'hui l'état de la menace russe elle est faible elle est modérée elle est forte moi je vois déjà la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine naturellement et c'est pour ça que soutenir les Ukrainiens c

38:45
Locuteur

'est

38:45
Présentateur

notre première ligne de défense face à cette menace de la Russie mais on voit effectivement la Russie qui menace toutes nos démocraties européennes par ses ingérences par ses attaques cyber par ses attaques hybrides comme on l'a vu encore se multiplier ces derniers jours et donc dans ce contexte il faut rester calme et ferme la Russie cherche à nous intimider à nous diviser elle a échoué ces dernières années ces dernières années nous avons d'ailleurs toujours sous-estimé en fait Vladimir Poutine il n'arrive pas à intimider l'Europe selon vous

39:13
Locuteur

?

39:13
Présentateur

Non au contraire mais au contraire regardez ça fait 4 ans qu'il croit que nous allons nous désunir que nous allons nous affaiblir que nous allons perdre notre détermination et au contraire aujourd'hui les principaux soutiens de l'Ukraine ce sont les Européens nous nous étions d'ailleurs il y

39:26
Locuteur

a

39:26
Présentateur

quelques années fixés des lignes rouges des limites à nous-mêmes comme le fait de livrer des armes des chars des capacités de frappe en profondeur et nous avons accéléré notre soutien à l'Ukraine et c

39:35
Locuteur

'est

39:35
Présentateur

aujourd'hui l'Ukraine qui regagne du terrain donc il n'y a aucune raison d'exagérer nos faiblesses ou

39:41
Locuteur

de

39:41
Présentateur

se flageller au contraire nous avons montré que nous étions capables d'être unis fort déterminé ce n'est que dans la force

39:47
Locuteur

que

39:47
Présentateur

l'on dissuade la menace et vous étiez d'ailleurs en Ukraine il y a quelques jours les Russes qui ont qualifié mardi d'imprudente l'initiative française de dissuasion nucléaire avancée qu'est-ce qu'il faut voir derrière ce thème ? ça fait des années encore une fois que la Russie par sa rhétorique essaie d'intimider je crois qu'encore une fois il ne faut pas surréagir ou y prêter beaucoup d'attention mais

40:07
Locuteur

est-ce que cette initiative

40:08
Présentateur

elle met une cible russe dans le dos de la France ? mais non cette initiative elle contribue à la sécurité de la France et de nos partenaires rappelons de quoi il s'agit tout de même il s'agit de dire que bien sûr la dissuasion nucléaire et la décision de la dissuasion nucléaire elle restera toujours intégralement française en particulier la décision du président de

40:26
Locuteur

la

40:26
Présentateur

République mais que naturellement comme l'avait dit depuis le général de Gaulle les intérêts vitaux de notre pays ont une dimension européenne c'est-à-dire que ce qui se passe à nos frontières la sécurité de nos alliés évidemment que ça a un impact sur la sécurité des Français donc on réfléchit à la façon dont on peut mettre en commun des forces stationner des forces de dissuasion chez nos voisins faire participer à des exercices en commun pour contribuer à la sécurité du continent mais qu'on comprenne bien la Finlande y a adhéré il y

40:53
Locuteur

a

40:53
Présentateur

quelques jours c'est le dixième pays y a adhéré est-ce que ça veut dire que si Helsinki est attaqué par les Russes on sort l'arme nucléaire ? mais alors ce n'est pas sur un plateau télé que je vais commencer à lancer ce genre de déclaration et vous le savez que ces décisions sont

41:06
Locuteur

toujours... mais qu'on comprenne qu'est-ce qu'il y a

41:07
Présentateur

concrètement derrière ce terme

41:09
Locuteur

de... si

41:09
Présentateur

vous vous plaît terminez si vous posez

41:10
Locuteur

une question à une telle

41:12
Présentateur

gravité il faut en parler effectivement avec calme ce sont évidemment des décisions qui sont l'apanage du président de

41:17
Locuteur

la

41:17
Présentateur

République maintenant nous avons des alliés nous avons des garanties de sécurité je vous rappelle que nous sommes membres de l'OTAN la Finlande d'ailleurs est membre depuis peu de l'OTAN c'est d'ailleurs l'une des conséquences de l'invasion de la Russie enfin l'invasion de l'Ukraine par la Russie et donc la France honore sa parole et est aux côtés de ses partenaires c'est d'ailleurs pour cela que nous avons approfondi nos relations de sécurité et de défense avec nos partenaires sur le flanc est je vous rappelle que nous avons des troupes dans les pays baltes par exemple comme en Estonie que je suis allé rendre visite il y a quelques mois nous sommes nation cadre de l'OTAN en Roumanie nous avons beaucoup approfondi notre partenariat de défense avec la Pologne précisément pour dissuader la menace et renforcer la sécurité européenne mais du coup qu'est-ce que ça implique de plus que nos engagements qui sont déjà présents en tant que membre de l'OTAN la dissuasion avancée la dissuasion avancée elle crée de l'incertitude chez l'adversaire

42:07
Locuteur

elle

42:07
Présentateur

renforce encore une fois la sécurité des Européens en particulier aussi dans un climat d'incertitude sur la garantie de sécurité américaine et l'avenir de la relation transatlantique elle permet aussi d'ailleurs d'intégrer nos partenaires à la dimension conventionnelle de la dissuasion nucléaire c'est-à-dire autant la dissuasion nucléaire elle-même comme je le disais restait 100% française y compris d'ailleurs dans son financement mais sur sa partie conventionnelle c'est-à-dire les capacités de frappe en profondeur les mécanismes d'alerte avancée on peut avoir des coopérations industrielles avec nos partenaires c'est des discussions que nous avons par exemple avec les Allemands et avec d'autres et donc ça contribue une fois de plus à la sécurité des Français et de nos voisins Pour qu'on comprenne bien juste Benjamin Haddad pour finir là-dessus donc nous on leur apporte le parapet nucléaire eux qu'est-ce qu

42:49
Locuteur

'ils

42:49
Présentateur

nous apportent en échange ? Et bien comme je vous le disais par exemple le fait de pouvoir contribuer de façon conventionnelle à renforcer notre dissuasion avec des coopérations sur les mécanismes d'alerte avancée ou les capacités de frappe en profondeur

43:02
Locuteur

Et

43:03
Présentateur

financièrement

43:03
Locuteur

parlant ? Et

43:04
Présentateur

puis

43:04
Locuteur

mais

43:05
Présentateur

je viens de vous répondre

43:06
Locuteur

Oui

43:06
Présentateur

mais enfin c'est des moyens

43:08
Locuteur

Oui

43:09
Présentateur

c'est des moyens On va finir sur

43:11
Locuteur

ce sujet Mais je

43:12
Présentateur

viens de le préciser parce que financièrement il ne s'agit pas du financement de la dissuasion qui reste 100% française naturellement Et

43:16
Locuteur

la

43:17
Présentateur

décision

43:17
Locuteur

aussi

43:17
Présentateur

Et la décision aussi parce qu'on entend beaucoup de fake news comme vous le savez sur ce sujet C'est pour ça que c'est bien de le préciser Sur le numérique parce que là aussi il en a été question hier lors du discours d'Ursula Wanderleyen et les réseaux sociaux Christelle

43:27
Locuteur

Oui

43:28
Invité

lors de son discours elle a proposé une interdiction des réseaux sociaux C'était une demande d'Emmanuel Macron Lui aurait aimé qu'il soit interdit dès l'âge de 15 ans Elle a proposé 13 C'est un recul par rapport

43:42
Locuteur

à la demande Non parce que c'est exactement la

43:43
Présentateur

proposition que nous avons envoyée à la Commission européenne c'est-à-dire 13 et entre 13 et 15 ans vous avez effectivement la possibilité d'avoir un contrôle parental ou une validation parentale puisque comme vous le savez il y avait une première proposition nous étions en discussion aussi bien avec la Commission européenne il y

43:59
Locuteur

a

43:59
Présentateur

eu aussi la décision du Conseil constitutionnel donc nous avons travaillé à avoir une nouvelle proposition qui est compatible avec les deux décisions fondamentalement Ce

44:05
Invité

n

44:06
Locuteur

'est

44:06
Invité

pas

44:06
Locuteur

une manière

44:06
Invité

de contourner la décision

44:07
Locuteur

du Conseil

44:07
Présentateur

constitutionnel Mais fondamentalement c'est une façon d'y répondre de répondre effectivement aussi aux problématiques qui ont été soulevées par le Conseil constitutionnel mais au-delà de ça moi ce que j'ai entendu hier c'est justement le leadership qui a été incarné par la France c'est nous qui avons mis ce sujet de la protection des mineurs de la santé mentale des enfants face aux réseaux sociaux dans le débat européen c'est nous qui avons créé une dynamique avec les gouvernements européens à ce sujet ça a été repris par la présidente de la Commission européenne donc il faut se féliciter de la proposition européenne en ce sens et d'ailleurs je voudrais dire au-delà de ça sur ce discours sur l'état de l'Union qu'on a entendu hier

44:41
Locuteur

quand

44:42
Présentateur

on parle de réduction des dépendances quand on parle de questions de sécurité de sécurité commerciale aussi face à la Chine avec les surcapacités subventionnées dans le domaine industriel qui viennent déstabiliser nos filières de protection des enfants dans l'espace numérique c'est bien l'agenda de la France c'est bien les propositions de la France d'ailleurs depuis 2017 et les discours sur la Sorbonne sur la souveraineté européenne du président de

45:03
Locuteur

la

45:03
Présentateur

République qui sont aujourd'hui au cœur de l'agenda européen il faut s'en féliciter

45:07
Locuteur

Donc

45:08
Invité

là on a parlé dans son discours après j'imagine que le processus va être long pour la mise en place est-ce qu'on peut imaginer un aboutissement avant la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron ou c'est pas imaginable

45:17
Présentateur

? Oui c'est notre objectif effectivement de pouvoir avoir un texte avant la fin du quinquennat

45:20
Locuteur

D

45:20
Présentateur

'accord Un mot sur les réseaux sociaux et le risque d'ingérence en France est-ce que ça vous inquiète et est-ce que vous avez les moyens efficaces de lutter contre ces ingérences ?

Alors ces ingérences vous le savez on les voit déjà depuis plusieurs années dans l'espace informationnel on le voit aussi bien en France qui est l'un des pays les plus ciblés en Europe par ces ingérences en particulier venant de la Russie on l'a vu d'ailleurs aussi dans des processus électoraux en Europe je pense à ce qui s'est passé en Moldavie ou en Roumanie moi je me suis rendu dans ces pays où on a vu des contenus artificiellement amplifiés sur les réseaux sociaux que ce soit sur TikTok ou Telegram en particulier par la Russie donc il faut être extrêmement vigilant nous avons un état de droit européen sur ces sujets nous avons des textes notamment le Digital Service A qui permet de dire de façon très concrète que ce qui est interdit dans le monde réel doit être interdit dans le monde virtuel que ce soit la haine en ligne les ingérences la manipulation de l'information la manipulation des algorithmes nous avons des outils européens il faut pouvoir les utiliser effectivement pour protéger notre espace informationnel

46:20
Locuteur

Christelle Oui

46:21
Invité

Ursula von der Leyen a aussi abordé un autre sujet international elle a qualifié d'inacceptable la décision du gouvernement israélien de faire avancer le projet de colonie E1 la France a déjà pris des mesures contre ça est-ce qu'il faut et notamment interdit les importations issues des colonies israéliennes est-ce qu'il faut aller plus loin

46:41
Locuteur

sur

46:42
Présentateur

ce sujet-là ? Vous connaissez l'attachement de la France à la solution à deux États le président de

46:47
Locuteur

la

46:47
Présentateur

République s'était lui-même beaucoup impliqué sur ce sujet avec notamment la déclaration aux Nations Unies il

46:54
Locuteur

y

46:54
Présentateur

a exactement un an et tout le travail que nous avons fait en faveur d'un cessez-le-feu en faveur de l'aide humanitaire aux Palestiniens il y

47:00
Locuteur

a

47:00
Présentateur

eu les annonces en effet du ministre Jean-Noël Barrault et donc on travaille effectivement avec nos partenaires sur ce sujet pour encore une fois continuer à donner une espérance à cette solution politique qui est la seule voie pour avoir un État palestinien qui reconnaît l'existence et la sécurité des Israéliens et évidemment sans le Hamas et débarrasser du Hamas avec un Hamas désarmé

47:26
Locuteur

Mais là est-ce qu'il faut aller plus

47:27
Invité

loin dans

47:28
Présentateur

les sanctions ? Vous l'avez vu déjà des mesures qui ont été annoncées par le ministre d'Avastanjar

47:32
Locuteur

Est

47:32
Présentateur

-ce que vous nous confirmez Benjamin Haddad que Sébastien Lecornu demande une baisse de la contribution des États membres au budget de

47:38
Locuteur

l

47:38
Présentateur

'Union Européenne ? Non, ce n'est pas ça Je veux vous expliquer de façon très claire Tous les ans on a le budget européen

47:46
Locuteur

et

47:46
Présentateur

là nous avons des nouvelles recettes pour le budget européen notamment une taxe sur Google de 4,6 milliards d'euros Donc ce que nous avons dit c'est qu'à partir du moment où vous avez des nouvelles recettes pour l'Union Européenne et bien automatiquement ça doit faire baisser les contributions de tous les États membres Mais pourquoi ? Donc ils demandent une baisse de la contribution des États membres ?

Non mais tous les ans nous avons cette discussion c'était déjà le cas l'an dernier l'an dernier entre ce qui avait été prévu initialement pour notre contribution et la contribution finale ça avait légèrement baissé Je tiens à le dire parce que j'entends parfois dans le débat public certains dire qu'il s'agit d'un rabais mais ce n'est en aucun cas nous nous battons depuis des années ça va être d'ailleurs l'un des enjeux de l'adoption du prochain cas de financier pluriannuel qui est le budget sur la période 2028-2034 de l'Union Européenne pour créer des ressources propres de l'Union Européenne et de dire

48:33
Locuteur

l

48:34
Présentateur

'Union Européenne a besoin d'un budget ambitieux pour soutenir nos agriculteurs pour la cohésion des territoires pour investir dans la défense dans le spatial dans l'intelligence artificielle mais tout ça ne peut pas reposer uniquement sur la contribution nationale des États membres aujourd'hui c'est à peu près 90% du budget de l'Union Européenne est financé par la contribution des nationales des États membres si on veut un budget ambitieux mais qu

48:52
Locuteur

'on

48:52
Présentateur

ne veut pas effectivement constamment faire augmenter notre contribution on a besoin de ressources propres ça peut être la taxe carbone aux frontières la taxe sur les petits colis un Estat européen comme ça a été proposé par la commission une taxe sur les services numériques il y en a une en France mais vous savez que ce serait beaucoup plus efficace si

49:09
Locuteur

on

49:09
Présentateur

le faisait au niveau des 27 et donc il faut se féliciter effectivement d'avoir ces nouvelles ressources et là c'est le cas effectivement de cette amende Google qui doit pouvoir faire diminuer les contributions

49:16
Locuteur

qui

49:16
Présentateur

doit

49:16
Locuteur

ruisseller

49:17
Présentateur

c'est ce que dit Sébastien Le

49:18
Locuteur

Corne ça doit ruisseller sur les amendements ça veut dire que pour

49:21
Présentateur

le budget de la France vous souhaiteriez que ça chiffre à combien c'est pas un rabais mais cette moindre contribution alors ça ça fait l'objet de discussion j'ai vu le commissaire au budget Piotr Serafine la semaine dernière à Bruxelles pour effectivement essayer d'évaluer j'ai pas encore de chiffres à vous donner à ce stade mais évaluer la façon dont ça pourrait faire baisser la contribution de tous les états membres y compris celle de la France et pour demander comme nous le faisons chaque année aussi à la commission européenne de maîtriser son augmentation de dépenses en particulier ses dépenses

49:47
Locuteur

donc ça veut dire que vous

49:48
Présentateur

ne demandez pas un rabais compte tenu de nos difficultés budgétaires non mais de toute façon encore une fois ça ce n'est pas une discussion que vous avez d'année en année il s'agit encore une fois lié à cette nouvelle recette qui est une bonne nouvelle cette amende là en l'occurrence qui a été infligée à Google 4,6 milliards d'euros effectivement que ça se traduise en une ressource propre pour l'Union Européenne donc que

50:07
Locuteur

ça

50:07
Présentateur

fasse baisser la contribution parce

50:08
Locuteur

que la question du

50:08
Présentateur

rabais elle est dans le débat de le rassemblement national depuis longtemps on dit il faut qu'on contribue moins à l'Union Européenne Bruno Le Maire qui n

50:15
Locuteur

'est

50:15
Présentateur

pas le moins européen du lot dit qu'il faut la baisser de 5 milliards qu'est-ce que vous dites mais moi je vais vous dire c'est une erreur je vais vous expliquer de façon très claire pourquoi

50:23
Locuteur

si

50:24
Présentateur

moi demain je vais voir les partenaires européens et je leur dis la France doit un rabais qu'est-ce qu

50:28
Locuteur

'ils

50:28
Présentateur

vont me répondre ils vont dire très bien on baisse la PAC

50:31
Locuteur

et

50:31
Présentateur

vous la financerez au niveau national la France est le premier bénéficiaire des fonds européens et en particulier le premier bénéficiaire de la politique agricole commune

50:38
Locuteur

donc

50:39
Présentateur

derrière il faut aller expliquer

50:41
Locuteur

à

50:41
Présentateur

nos agriculteurs on va baisser vos paiements directs

50:45
Locuteur

pour

50:45
Présentateur

baisser la contribution française la France bénéficie de son appartenance au marché intérieur et à l'Union Européenne

50:50
Locuteur

en

50:51
Présentateur

revanche comme je vous le disais nous travaillons pour le prochain cas de financier pluriannuel à ce que l'Union Européenne se dote de ressources propres comme l'attaque carbone aux frontières comme l'attaque sur les services numériques donc des ressources qui pèsent sur les acteurs extérieurs à l'Union Européenne qui ne vient pas alourdir la charge fiscale des Européens pour pouvoir effectivement faire face aux besoins d'investissement dans l'IA dans la défense dans le spatial pour pouvoir continuer à assurer la sécurité alimentaire des Européens à travers la politique agricole commune mais si demain vous venez de dire on veut entrancher le budget européen mais très bien mais venez l'expliquer à nos régions qui touchent la cohésion à nos agriculteurs qui touchent la PAC à nos entreprises qui touchent les fonds horizon à nos étudiants qui veulent aller faire des déplacements Erasmus etc.

51:35
Locuteur

Dernière question sur Gabriel Attal

51:37
Invité

Gabriel Attal est à Reims aujourd'hui pour répondre justement au discours d'Ursula von der Leyen est-ce que c'est le rôle d'un candidat issu de l'ex-majorité présidentielle de répondre de cette manière quitte à interférer dans la position de la France

51:55
Locuteur

Non

51:55
Présentateur

alors comme vous le savez ce n'est pas le candidat que je soutiens dans cette élection présidentielle cela étant dit je trouve ça bienvenu que des candidats viennent exprimer leur vision de l'Europe Ce

52:05
Locuteur

qui va être

52:06
Invité

visiblement très critique soumignons que l'Europe n'a pas réussi à lutter contre la désindustrialisation

52:15
Locuteur

en France

52:16
Présentateur

On peut parler après des sujets de fond et décliner mais je crois que c'est important effectivement que l'Europe soit au cœur de cette campagne

52:22
Locuteur

tout

52:23
Présentateur

d'abord parce que regardez les sujets dont nous avons parlé aujourd'hui la pression de la Russie la relation avec Donald Trump les questions de dissuasion nucléaire on ne peut pas faire l'économie d'un débat sur les questions internationales géopolitiques du contexte qui nous entoure dans l'élection présidentielle qui vient La question qu'on se pose dans cette élection présidentielle c'est qui vous voulez aux manettes qui vous voulez dans le PC-Jupiter quand on aura peut-être à nouveau

52:45
Locuteur

des

52:45
Présentateur

crises géopolitiques et internationales

52:48
Locuteur

C'est une chose que d'abord Et

52:49
Présentateur

par ailleurs je voudrais aussi rappeler que nous avons aujourd'hui deux forces la France insoumise et le Rassemblement national qui sont des forces anti-européennes qui sont des forces alignées sur l'agenda de M. Poutine qui se sont opposées à tous les tournants au soutien à l'Ukraine Madame Le Pen qui il y a 10 ans on s'en rappelle faisait campagne pour le Frexit et la sortie de

53:07
Locuteur

l

53:07
Présentateur

'Europe Je ne crois pas que ce soit le français donc je pense qu'effectivement nous parlerons d'Europe nous parlerons de géopolitique dans cette campagne présidentielle Merci Benjamin Haddad Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin Christelle Laune de la dépêche autre sujet quatrième exécution depuis janvier c'est le meurtre mardi soir d'un jeune de 18 ans à Toulouse sur fond de narcotrafic Merci beaucoup Christelle on regarde ce qui fait Laune dans nos régions

53:35
Locuteur

Allez

53:36
Présentateur

Stéphane on regarde ce qui fait Laune de la presse régionale ce matin et c'est évidemment toujours la colère les prix du carburant et le gouvernement qui a apporté une première réponse hier après une journée très tendue Oui et les Unes ne sont pas plus originales que les jours précédents la presse régionale se fait encore l'écho des mobilisations qui marquent le pays midi libre nous montrent en une le blocage d'un dépôt de pétroliers par une centaine de pêcheurs c'est à Frontignan un blocage de plus après ce des ports de Sète Toulon Nice après même celui du dépôt de pétrole à Fosse-sur-Mer et avant une rencontre entre les pêcheurs et la ministre aujourd'hui la colère c'est aussi celle des automobilistes exaspérés interrogés par la Marseillaise c'est un enfer ça fait des mois que l'on stresse quand on va à la pompe voilà ce que dit Gaëlle infirmière libérale qui n'a pas le choix de prendre sa voiture et les témoignages dans les pages de la Marseillaise se suivent et se ressemblent Marc Plombier a dû augmenter ses tarifs à cause du carburant on rogne surtout sur nos bénéfices dit-il la colère Auriane c'est aussi celle des agriculteurs et c'est en une du journal du centre des agriculteurs qui font partie de ces professionnels dont l'aide gouvernementale va se poursuivre jusqu'au 31 décembre mais qui sont surtout durement touchés par la sécheresse ils manifestaient hier à Nevers contre le plan de soutien du Premier ministre un plan quasi rien voilà ce que disent les agriculteurs dans les colonnes du journal du centre

54:50
Locuteur

Très

54:50
Présentateur

bon journal on part en Picardie l'usine de batterie qui devait être construite près d'Amiens ne verra pas le jour Oui la Gigafactory c'est vraiment fini voilà ce que titre ce matin le courrier Picard le projet d'une usine de batterie sodium ion ce sont des batteries avec une faible autonomie mais une recharge très rapide et bien ce projet a été arrêté la jeune pousse l'entreprise Tiamat fondée à Amiens n'a pas réussi à trouver les financements nécessaires elle prévoyait d'investir 200 millions d'euros mais c'est surtout la création de 400 emplois qui disparaît avec cet amendant de projet ce n'est pas une bonne nouvelle selon le maire PS d'Amiens même si d'autres projets sont dans les tuyaux autour de la commune notamment la création de deux centres de données On va en Gironde les candidats à la présidentielle se ruent vers le Porges Et oui cette commune martyre de l'incendie géant qui a touché le Sud-Ouest cet été le Porsche où 183 maisons ont été réduites en cendres le journal Sud-Ouest nous raconte ce curieux balai ce sont leurs mots celui des allées est venu des candidats à la présidentielle dans le village sinistré Olivier Faure François Ruffin David Lysnard sont déjà venus Marine Le Pen il va aujourd'hui Pierre-Paul-Jacques ou Marine ça ne changera pas la donne voilà ce que lance Sylvain un rôtisseur au Porges au journal Sud-Ouest autre agacement celui de Dominique 84 ans il est né au Porges on peut dire qu'il vienne en safari voilà ce que dit Dominique donc sceptique face aux possibles promesses qui seront faites par les candidats avant de parler des journées du patrimoine on va aller dans nos régions à Chartres bonjour Ahmed Taqsa merci beaucoup d'être avec nous journaliste responsable de la rubrique économie à l'éco-républicain Ahmed vous célébrez aujourd'hui la cinquième édition des trophées des entreprises de Rélois expliquez-nous quelle est la volonté de cet événement Bonjour tout à fait c'est une manifestation que nous organisons depuis cinq ans et l'intérêt de cette rentrée économique qui est par ailleurs très très perturbée comme vous venez de le dire nous on prend un petit peu le contrepas et on essaye de faire ressortir ce qui marche dans nos entreprises sur nos territoires et dans tous les secteurs de l'industrie des services de l'artisanat de l'agriculture donc on essaye de mettre en valeur des gens qui passent toute l'année à créer à produire à innover et à

57:02
Locuteur

essayer

57:03
Locuteur 5

de mettre le territoire en avant un territoire que vous connaissez bien qui est marqué par l'agriculture bosseron d'un côté et percheuron de l'autre mais aussi par

57:11
Présentateur

l'industrie la cosmétique le pharma et c'est l'intérêt de cette soirée où on valore 21 pépites aureliennes chaque année pour remonter le moral des entrepreneurs dans une rentrée assez perturbée comme vous l'avez dit

57:25
Locuteur

le

57:26
Présentateur

maillage économique du territoire vous nous l'avez dit Amadi il est aussi lié à l'agriculture qui est importante sur votre territoire et agriculture qui a fortement pâti des catastrophes climatiques

57:36
Locuteur

tout

57:37
Locuteur 5

à fait comme venu également de le signaler nous avons eu au mois de juin au moment de la moisson printanière et avant l'été le rendement n'était pas du tout à la hauteur sauf pour le colza donc nous

57:53
Présentateur

agriculteurs ont vraiment pâti de la pluviométrie très élevée de l'hiver

57:58
Locuteur

de

57:59
Présentateur

l'autre côté la canicule qu'on a vécu cette année exceptionnellement en France a également touché les productions printanières et estivales et aujourd'hui nous

58:09
Locuteur 5

avons les fruits et légumes qui sont vraiment dans un sale état les fraises les pommes et donc nos agriculteurs ont subi également la hausse des prix des engrais à cause de la guerre en Iran et des Etats-Unis ils

58:22
Présentateur

ont également subi comme venu de le signaler la hausse des prix des énergies et donc là aussi on essaye d'aller au plus près de nos agriculteurs dans

58:31
Locuteur 5

cette épreuve et nous essayons d'aider les petits agriculteurs qui sont regroupés au sein de coopératives ou au sein d'idées créatives aussi dans la ruralité

58:43
Locuteur

Merci

58:44
Présentateur

Ahmed merci beaucoup d'avoir été avec nous la une de l'éco-républicain c'est donc ce trophée des entreprises en fait les pépites oréliennes merci d'avoir été avec nous Stéphane ce week-end ce sont les journées du patrimoine et

58:56
Locuteur

oui c'est samedi

58:57
Présentateur

c'est samedi et dimanche Auriane et vous trouverez les meilleures recommandations près de chez vous dans la presse régionale évidemment en voici quelques-unes l'Union le journal l'Union met à l'honneur le patrimoine industriel de la région où les visiteurs viennent nombreux alors soit par fierté soit par nostalgie ou même par intérêt pour l'histoire du travail voilà la une de l'Union ce matin le patrimoine industriel attire les foules mais vous préférez peut-être aller voir le monument préféré des Français il a été élu hier au bout de 2h15 d'émission c'était sur France 3 et ce monument il s'agit de la piscine Art Deco Roger Salingro de Breuilabussière que vous voyez apparaître voilà elle est à lire dans les pages de la Voie du Nord cette piscine Roger Salingro qui fête ses 90 ans elle a été construite en 1936 et c'est la dernière piscine Art Deco en plein air en France voilà et avec ce titre des monuments préférés des visites seront organisées spécifiquement pour les curieux voilà bravo bravo Haute-France au Nord Pas-de-Calais d'avoir gagné cette année on sent que ça vous fait plaisir

59:57
Locuteur

mais

59:58
Présentateur

oui la Corse on était 8ème on est au milieu c'est pas mal aussi merci beaucoup merci Stéphane et justement direction la Corse du Sud le seul département avec la Haute-Corse où il n'y a qu'un seul siège à pourvoir dans ses sénatoriales là-bas la campagne a pris une tournure particulière cette année elle tourne presque entièrement autour du texte sur le statut d'autonomie de l'île un texte adopté à l'Assemblée en juin dernier dont les sénateurs vont s'emparer fin octobre les candidats doivent donc se positionner un exercice qui n'est pas toujours simple notamment pour le sénateur sortant en direction Portovesque avec Clémentine Louise

1:00:35
Invité

après deux mandats au palais du Luxembourg le candidat de la droite Jean-Jacques Panunzi est pour la première fois sur le fil et pour cause opposé il y a encore quelques mois au texte sur l'autonomie de l'île le sénateur a dû mettre de l'eau dans son vin pour obtenir le soutien électoral de la droite ajaxienne

1:00:51
Locuteur

une

1:00:52
Invité

contradiction que ses adversaires ne manquent pas de pointer et dont Jean-Jacques Panunzi se défend

1:00:56
Locuteur 5

c'est une stratégie politique qu'ils ont

1:00:59
Présentateur

opérée j'ai toujours été favorable à l'autonomie je vous le dis j'ai été un des premiers à demander l'autonomie en Corse je parlais déjà et je le disais qu'en Corse

1:01:10
Locuteur

les

1:01:11
Présentateur

lois elles devaient être adaptées au fonctionnement des Corses elles ne pouvaient pas être adaptées de façon strite telles qu'elles sont votées au Parlement et adaptées ailleurs

1:01:21
Locuteur

son

1:01:22
Invité

adversaire le plus redoutable se trouve à quelques kilomètres dans les terres

1:01:26
Locuteur

c

1:01:27
Invité

'est à Figari chez lui que le nationaliste Jean Giuseppi est devenu maire en mars dernier

1:01:31
Locuteur

à

1:01:32
Invité

l'inverse de son opposant lui défend un statut d'autonomie plus poussé pour l'île

1:01:36
Locuteur

il

1:01:37
Locuteur 2

se dit autonomiste mais l'autonomie c'est la capacité à édicter ses propres règles or il indique être opposé au pouvoir législatif j'estime que pour pouvoir déroger aux règles édictées par Paris il faut que dans la constitution soient mentionnées les caractéristiques historiques linguistiques culturelles pour pouvoir différencier les lois qui pourront s'appliquer ou qui pourront être faites en Corse après je ne suis pas le favori mais j'ai toutes mes chances

1:02:14
Locuteur

deux

1:02:15
Invité

autres candidats sont en lice en Corse du Sud Christophe Versigny pour le Rassemblement National et René Pérez un candidat sans étiquette

1:02:22
Locuteur

les

1:02:23
Invité

465 grands électeurs du département se rendront aux urnes le 27 septembre prochain

1:02:27
Locuteur

une

1:02:28
Invité

façon pour eux de se prononcer sur le texte en débat dans quelques semaines au Sénat

1:02:33
Locuteur

on

1:02:33
Présentateur

a parlé de ces sénatoriales débat avec nos éditorialistes et la presse régionale le Sénat est-il la nouvelle force tranquille ?

1:02:39
Locuteur

six

1:02:48
Présentateur

jours avant l'élection sénatoriale le Sénat qui sera renouvelé de moitié le 27 septembre prochain à quoi sert le Sénat vous vous posez peut-être la question chez vous rassurez-vous on va y répondre pendant cette demi-heure le Sénat qui a affirmé son rôle ces dernières années encore plus ces derniers mois en miroir d'une assemblée nationale divisée par la dissolution et agitée le Sénat incarne-t-il donc la force tranquille ? nos éditorialistes sont avec nous pour en parler bonjour Elisabeth Martichoux bonjour

1:03:15
Locuteur

Elisabeth Martichoux merci

1:03:15
Présentateur

d'être là et bonjour Mickaël merci également d'être avec nous Tam Tranuit bonjour Tam directrice adjointe de la rédaction de public Sénat vous êtes en charge du parlementaire vous connaissez le Sénat les sénatoriales par cœur et Hubert Coudurier merci également

1:03:28
Locuteur

Hubert

1:03:29
Présentateur

c

1:03:29
Locuteur

'est

1:03:29
Présentateur

vous qui représentez la presse régionale ce matin directeur de l'information du télégramme Tam est-ce qu'on peut dire je commence par vous pardon mais voilà je commence par l

1:03:41
Locuteur

'art

1:03:41
Présentateur

spécialiste maison est-ce qu'on peut dire que le Sénat incarne la force tranquille et a réussi à s'imposer comme tel ?

1:03:51
Locuteur

alors

1:03:52
Présentateur

le côté force tranquille et surtout par rapport à l'Assemblée nationale c'est sûr et c'est dû notamment à un mode de scrutin qui est très différent d'un côté le suffrage universel direct avec une élection qui est entièrement liée à la présidentielle et on a vu l'effet que ça a eu depuis notamment 2022 et la perte de cette majorité avec des extrêmes qui ont grandi etc et de l'autre côté le Sénat un suffrage universel indirect décorrélé de la présidentielle et on a ici une prééminence d'une majorité de LR et du centre et des socialistes qui restent quand même le deuxième groupe de la Chambre donc effectivement ça modifie complètement les rapports politiques et le côté force tranquille on le voit notamment à travers un certain nombre de travaux de fond ici au Sénat qui est notamment connu pour les travaux de ces commissions d'enquête l'exemple vraiment où le Sénat a incarné une force tranquille c'est la commission d'enquête Benalla en 2018 où on a eu du côté de l'Assemblée nationale quelque chose de très politique qui a fini par l'implosion ici des travaux qui ont été menés jusqu'au bout et cela de façon transpartisane on avait des socialistes des LR qui arrivaient à parler ensemble et ça se retrouve dans un certain nombre de travaux encore récents je pense à la commission d'enquête sur l'eau je pense aux marges de la grande distribution le coût des aides aux entreprises tout ça c'est des commissions d'enquête où il y a eu des accords transpartisans à noter quand même qu'il y

1:05:23
Locuteur

a

1:05:23
Présentateur

une politisation quand même ces dernières semaines on a vu notamment des accords qui n'ont pas réussi à se faire récemment sur la commission d'enquête sur la souffrance psychique au travail avec la droite qui n'a pas voulu des conclusions qui étaient allez on va dire plutôt de gauche c'était le groupe RDSE majoritairement de radicaux on a vu également la commission d'enquête tout récemment sur les universités grand désaccord avec des conclusions qui émanaient quasiment j'allais dire du programme de Bruno Retailleau et une gauche c'était les communistes qui présidaient cette commission d'enquête en très profond désaccord donc voilà grosse divergence aussi on va y revenir mais sur un texte symbolique de cette fin quinquennat sur la fin de vie on va parler du rôle du Sénat sur ces textes Elisabeth vous qui regardez les deux chambres vous êtes moins focus Sénat que nous vous regardez le Sénat vous regardez l'Assemblée est-ce que vous diriez c'est un peu deux salles deux ambiances

1:06:18
Locuteur

bien

1:06:19
Présentateur

sûr c'est ce que j'observe c'est visible à l'œil nu si je puis dire 2022 surtout 2024 l'Assemblée issue des élections 2024 post-dissolution ont donné un spectacle qu'on commente régulièrement et ce qu'on a appelé maintenant on peut le dire sans attentat à la langue française la bordélisation de l'Assemblée nationale ça n'est pas le cas au Sénat le Sénat apparaît vous disiez force tranquille nouvelle force tranquille pas nouveau le Sénat a toujours constitué en marge de l'Assemblée nationale plus bouillonnante une chambre de débat plus apaisée avec des recherches parfois de négociations et de compromis qui étaient impossibles à l'Assemblée encore plus aujourd'hui donc par contraste le Sénat effectivement a eu cette qualité ou a offert cette qualité de débat d'ailleurs par parenthèse si vous me permettez hier soir Marine Le Pen sur LCI à la question allez-vous supprimer le Sénat parce que c'est vrai que c'était un débat et une inquiétude qui pouvait être présente compte tenu de certaines déclarations péremptoires elle a répondu non

1:07:30
Locuteur

donc

1:07:31
Présentateur

voilà à l'aube des sénatoriales qui ne va pas bouleverser le Sénat les équipes du Sénat mais qui va symboliquement quand même constituer une élection très importante au moins je ne sais pas quel groupe aujourd'hui réclamerait la fin du Sénat qui apparaît comme un pilier comme un repère politique important avec cette présidence de Gérard Larcher qui est sa posture en tant que deuxième personnage de l'État d'ailleurs vraiment un repère important des lois des institutions de la République

1:08:08
Locuteur

ce

1:08:08
Présentateur

que nous dit Elisabeth et cette réponse de Marine Le Pen elle a raison Elisabeth c'était un débat jusqu'il y a peu la question de la suppression du Sénat le fait que même le RN dise non c'est l'illustration que le Sénat a réussi à s'imposer

1:08:21
Locuteur

oui

1:08:21
Locuteur 5

c'est que d'abord c

1:08:23
Locuteur

'est

1:08:23
Locuteur 5

l'illustration effectivement de ce que le Sénat représente qui aussi a réussi à s'imposer c'est-à-dire les territoires ruraux ces parties du pays qui sont en dehors des centres urbains et qui ont évidemment des enjeux très importants que le RN a su capter depuis des années donc bien évidemment elle ne pouvait pas commettre cette erreur et ça correspond au fond aussi à un véritable besoin de maintenir l'équilibre du pays quand on veut le diriger moi je dirais que le Sénat depuis des années a d'abord a su incarner depuis le temps qu'on l'observe d'abord une vraie mutation sociologique et de la sociologie politique française le Sénat qui était au fond pendant de nombreuses années vraiment assimilé à un endroit où on était plutôt endormi on disait pas vraiment on n'avait pas le sentiment vraiment de prendre le rythme de la vie on a quand même l'expression qu'a fait Flores pendant des années aller à un train de sénateurs pour montrer qu'on n'était pas exactement dans une vitesse très très accrue ça a changé complètement parce qu'effectivement comme ça a bien été dit c'est devenu maintenant une chambre qui est un endroit qui est sur la balle si je puis dire qui effectivement réagit à l'actualité ça s'est encore plus accentué avec l'arrivée d'Emmanuel Macron et parce que le Sénat a incarné une forme je dirais d'opposition tranquille en réalité on l'a vu avec le premier affrontement d'emblée avec le président Larcher et le président Macron sur les budgets des collectivités où il y

1:09:52
Locuteur

a

1:09:52
Locuteur 5

eu un discours très important qui est venu d'ailleurs placer d'emblée l'antagonisme d'Emmanuel Macron avec les territoires c'était dès le début de 2017 après 2017 et là on a compris effectivement la donne puis après toutes les commissions d'enquête Benalla évidemment et beaucoup d'autres et puis sur le plan de la vie politique c'est un lieu où on savoure je dirais entre guillemets les crimes en gants blanc on est quand même avec les dagues effilées face à la canonnière de l'Assemblée nationale où quand même derrière les tentures de velours il peut se passer beaucoup de choses et très certainement beaucoup de... c

1:10:27
Locuteur

'est

1:10:27
Locuteur 5

pas que

1:10:27
Locuteur

la

1:10:27
Présentateur

moquette c'est pas

1:10:28
Locuteur

que la moquette est

1:10:28
Présentateur

rouge ça

1:10:29
Locuteur

permet de pouvoir

1:10:31
Locuteur 5

tout absorber on absorbe tout et effectivement il y

1:10:35
Locuteur

a

1:10:35
Locuteur 5

de très belles enquêtes on va dire politiques qui peuvent se mener avec beaucoup de gens qui peuvent aussi en souffrir

1:10:43
Présentateur

Hubert est-ce que vous qui représentez la presse régionale est-ce que cette force tranquille elle s'explique aussi parce que le Sénat est l'émanation des collectivités des élus locaux des territoires

1:10:54
Locuteur

? Ah

1:10:55
Présentateur

oui puisque ce sont les grands électeurs qui désignent c'est pas du tout le même

1:11:00
Locuteur 2

mode de ce que ça mais cette force ça n

1:11:02
Locuteur

'a

1:11:02
Locuteur 2

pas été tranquille les premières années parce qu'il y avait un sentiment un peu de mépris du pouvoir exécutif le tournant ça a été effectivement l'affaire

1:11:09
Présentateur

Benalla et comme le Nouveau Monde avait l'air de mépriser le Vieux Monde le Président Archer a montré les dents la commission d'enquête sur cette affaire ça a été quand même très tendu et à partir de là il y a eu une volonté du Sénat de montrer que le bicaméralisme ça avait un sens que des commissions d'enquête existaient lors du

1:11:31
Locuteur

Covid

1:11:32
Locuteur 2

il

1:11:32
Présentateur

y

1:11:33
Locuteur 2

a eu une volonté aussi d'encadrer un peu le pouvoir législatif les décrets qui étaient pris pour respecter quand même la démocratie française malgré les impératifs sanitaires et puis ça a basculé ensuite avec au deuxième quinquennat avec

1:11:48
Présentateur

la majorité relative puis la dissolution qui laisse le roi énu et là les rapports se retissent c'était retissé progressivement entre le premier et le deuxième personnage de l'État

1:12:00
Locuteur

et

1:12:01
Présentateur

puis il

1:12:02
Locuteur

y

1:12:02
Présentateur

a des dossiers structurants sur lesquels

1:12:03
Locuteur

effectivement

1:12:04
Présentateur

le Sénat est très attentif bon récemment alors vous avez parlé de la fin de vie la loi Duplomb il y a eu tout à l'heure vous disiez que il y avait un sur l'agriculture il y

1:12:16
Locuteur

a

1:12:16
Présentateur

eu un consensus parfois difficile au sein du Sénat mais souvent le Sénat arrive devant l'Assemblée avec un consensus qui est impossible à trouver au niveau de l'Assemblée donc je dirais que le macronisme déclinant a redonné au Sénat un poids important et par ailleurs le président Larcher c'est un peu le parrain de la droite qui essaie aujourd'hui de fédérer de trouver un accord entre les trois prétendants et qui joue donc un rôle de plus en plus important Oui j'ajouterais que dans cette période où il a été très compliqué d'avoir des textes structurants qui sont adoptés au Parlement par exemple au Sénat il y

1:12:56
Locuteur

a

1:12:56
Présentateur

eu également la proposition de loi sur le narcotrafic qui avait été rédigée à la suite d'une commission d'enquête LR socialiste qui a permis vraiment d'avancer sur ce sujet je voulais rebondir sur l'une des raisons aussi pour lesquelles le Rassemblement national ne souhaite plus la suppression du Sénat on est quand même à une dizaine de jours du scrutin il n

1:13:17
Locuteur

'y

1:13:17
Présentateur

a jamais eu autant de chance que le Rassemblement national avec l'UDR parvienne ici à constituer un groupe c'est-à-dire à avoir 10 parlementaires il n'y a quand même pas moins de 22 députés Rassemblement national qui concourent aujourd'hui pour être soit sur des listes voire pour être tête de liste et vraiment devenir sénateur et pas des moindres je pense par exemple à Edwige Diaz en Gironde parmi les personnalités quand même de premier plan pour le Rassemblement national on pourrait imaginer que Marine Le Pen aurait été fort mal avisée quand même de dire sur cette période qu'elle souhaiterait la suppression du Sénat bon du côté de la France insoumise en revanche on a quand même toujours un son de cloche où Jean-Luc Mélenchon a toujours des dents envers le Sénat lui qui pourtant a été très longuement sénateur et où pour le coup les chances d'avoir ne serait-ce qu'un sénateur sont plus que ténues il

1:14:14
Locuteur

faut un peu de politique c

1:14:16
Présentateur

'est ce que vous dites lui qui pourtant d'ailleurs prône une sixième république avec effectivement un fonctionnement un régime parlementaire ce qui est assez contradictoire avec l'idée de suprimer le Sénat mais il essaye quand même avec force il a investi beaucoup de candidats d'entrer au Sénat mais on ne sait pas s'il en aura un ou zéro

1:14:36
Locuteur 6

ça résiste beaucoup et pour troubler le droit de gauche oui

1:14:38
Présentateur

parce que Elisabeth pour prolonger ça ce qui explique aujourd'hui peut-être vous allez nous le dire mais la force tranquille c'est qu'au Sénat il y a encore le fameux clévage droit de gauche oui j'ajouterais même on va être encore plus précis il y a encore une majorité mais c'est CLR et avec ses alliés centristes qui dominent au Sénat quant à l'Assemblée vous le savez encore mieux que moi évidemment personne n'a la majorité même si tout le monde la revendique personne ne l'a en réalité donc le contraste est encore plus saisissant il y

1:15:11
Locuteur

a

1:15:11
Présentateur

eu l'affaire Benalla c'est vrai qui a été un coup de tonnerre au tout début du premier mandat d'Emmanuel Macron qui a d'ailleurs fait une grande publicité au principe même des commissions parlementaires et ensuite tout le monde a surtout l'Assemblée a multiplié les commissions il y a eu la commission mais Benalla qui a donné du

1:15:30
Locuteur

lustre

1:15:31
Présentateur

au Sénat et puis en 2024 il y a eu la dislocation la fracturation à l'Assemblée qui a valorisé aussi la majorité au Sénat alors elle sera-t-elle ébranlée par l'élection du 27 septembre ?

certainement pas le leadership LR et centriste ne sera pas entamé ne sera pas ébranlé pardon mais la question est de savoir dans quelle proportion l'assaut du Rassemblement national peut un tout petit peu la diminuer avant de vous donner la parole pour prolonger ce que vous dites Elisabeth Tam juste pour qu'on comprenne bien au Sénat la majorité elle est plus difficile à faire bouger le mode d'élection fait que la composition de la Chambre ne peut pas être balayée d'un coup oui puisque la Chambre est renouvelée de moitié tous les trois ans et donc le scrutin va venir partiellement refléter les dernières élections municipales donc si on prend l'exemple des élections de février 2026 les dernières municipales elles vont être répercutées mais à moitié uniquement sur la Chambre il va falloir attendre le prochain scrutin dans trois ans pour que ça enregistre l'intégralité de 2026 donc par exemple c'est l'une des raisons pour lesquelles la France insoumise ne va pas pouvoir rentrer ainsi au Sénat parce que la France insoumise qui a fait des bons scores par exemple en région parisienne en banlieue parisienne et bien toute cette partie-là n'est pas renouvelable et sera seulement renouvelée et bien encore dans trois ans supplémentaires donc ça vous donne les raisons pour lesquelles les majorités bougent beaucoup plus lentement au Sénat et sont complètement décorrélées de la présidence

1:17:10
Locuteur

pareil dans

1:17:10
Présentateur

le Nord parce qu'elle

1:17:11
Locuteur

est qui sont mises après une ville

1:17:13
Présentateur

mais qui ne sont pas des départements renouvelables Hubert il y a un autre aspect aussi dans cette problématique c'est que les LR sont divisés à l'Assemblée mais pas au Sénat au Sénat ils sont tous derrière Bruno Retailleau alors qu

1:17:26
Locuteur

'on

1:17:26
Présentateur

sait très bien que Laurent Wauquiez a rallié Edouard Philippe et donc ça c'est un vous allez vite en

1:17:33
Locuteur

besogne vous allez vite

1:17:36
Présentateur

en

1:17:37
Locuteur

besogne

1:17:38
Présentateur

il

1:17:38
Locuteur

n'a pas officiellement on va lier Edouard

1:17:39
Locuteur 5

Philippe

1:17:40
Locuteur

mais c'est

1:17:40
Présentateur

en

1:17:41
Locuteur

fait c

1:17:41
Présentateur

'est

1:17:42
Locuteur

en fait c'est en fait il

1:17:43
Présentateur

joue un jeu qui est tellement bon et alors si vous voulez c'est pour avoir un groupe pour le non parce que c'est important parce que LR va jouer un rôle pivot dans la nouvelle majorité parce que c'est très politique tout le monde dit ça y est Marine Le Pen est élue on ne voit pas pourquoi elle serait imbattable etc

1:18:00
Locuteur

alors

1:18:01
Présentateur

en fait la manière dont le LR est fracturé et va se reporter dont ses électeurs parce qu'ils ont un programme maintenant il y a quand même pas mal de points communs vont se reporter au deuxième

1:18:11
Locuteur

tour

1:18:12
Locuteur 2

va être extrêmement importante et le fait d'avoir un groupe parlementaire alors ici au Sénat il faut 10 membres et non pas 15 comme à l'Assemblée c'est un pas de plus vers la respectabilité pour le Rassemblement National donc c'est très important sur le plan

1:18:25
Présentateur

symbolique

1:18:26
Locuteur

quant

1:18:27
Présentateur

au président Larcher qu'on parlait tout à l'heure il a décidé de mettre un peu d'eau dans son vin est

1:18:33
Locuteur

-ce

1:18:33
Présentateur

qu'il aurait voulu pouvoir fédérer les trois candidats donc en tout cas en désigner un assez vite Edouard Philippe là

1:18:41
Locuteur

vous parlez de la présidentielle

1:18:42
Présentateur

exactement mais tout ça

1:18:43
Locuteur 2

est lié finalement c'est l'étape donc

1:18:45
Locuteur

Edouard

1:18:45
Présentateur

Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleux ce que vous nous dites

1:18:47
Locuteur 2

et le président Larcher a décidé de repousser le délai qu'il aurait aimé rapide au mois de janvier alors que lui il aurait voulu que ça se passe d'ici la fin du mois d'octobre

1:18:58
Locuteur 5

en fait le Sénat est un laboratoire de la vie politique nationale l'histoire de la droite se joue ici l'arrivée

1:19:07
Locuteur

probable

1:19:08
Locuteur 5

du RN au Sénat avec très certainement la possibilité de faire un groupe raconte tout simplement ce qui se passe aussi sur le terrain on a quand même une tentative entre guillemets de grand emplacement je dirais de la droite par le RN et ça va se manifester effectivement suite au municipal et à ce qui se passe sur l'ensemble du pays en termes de force électorale à gauche pareil l'effervescence de toutes les listes que l'on regarde à gauche pour le sénatorial ont l'air de dire parce qu'effectivement il faut un empêcher la France insoumise d'entrer au Sénat

1:19:46
Locuteur

les

1:19:47
Locuteur 5

communistes apparemment ont l'air très en pointe sur cette démarche et pourquoi parce que le bruit et la fureur versus la stabilité il n

1:19:55
Locuteur

'est

1:19:55
Locuteur 5

pas question de perturber effectivement cette matrice politique ici de la stabilité donc on voit bien que ce qui se passe à l'aune nationale se retrouve ici et en ce qui concerne en particulier la droite en fait il y

1:20:10
Locuteur

a

1:20:10
Locuteur 5

une droite

1:20:11
Locuteur

une

1:20:12
Locuteur 5

droite au Parlement et une droite au Sénat qui n

1:20:15
Locuteur

'est

1:20:15
Locuteur 5

pas toujours d'accord Wauquiez-Retailleau ne

1:20:18
Locuteur

sont

1:20:18
Locuteur 5

pas toujours sur la même longueur d'onde et on a même l'archer également on a même parlé de la droite Trocadéro versus la droite Porte Maillot en faisant référence à des rassemblements importants de deux branches de la droite qui avaient eu lieu pendant l'ancienne présidentielle donc de ce point de vue-là c'est je trouve une manière de regarder de manière un peu voilà quasi entomologique je dirais la vie

1:20:44
Locuteur

de la droite regarde

1:20:44
Présentateur

Elisabeth elle n

1:20:45
Locuteur

'a

1:20:45
Présentateur

pas l'air complètement d'accord

1:20:46
Locuteur

c'est bien

1:20:46
Locuteur 5

tant

1:20:47
Locuteur

mieux la

1:20:48
Locuteur 5

démocratie apaisée

1:20:50
Locuteur

une

1:20:50
Présentateur

nuance avec vous Mickaël je ne trouve pas que ce soit un laboratoire au contraire c'est le miroir inversé de ce qui se passe au niveau national on a ici encore un parti LR qui domine les LR sont laminés 415% en 2022 avec un RN qui

1:21:06
Locuteur

se qualifie au second cours et donc on a

1:21:08
Présentateur

ici l'émergence probable possible d'un groupe RN avec 10 sénateurs qui vont venir issus effectivement de la puissance du RN au municipal RN

1:21:21
Locuteur

ou DR on le

1:21:22
Présentateur

précise parce que ça va jouer absolument notamment

1:21:25
Locuteur

dans les Almarie mais

1:21:26
Présentateur

c'est exactement l'inverse de ce qui se passe au niveau national où on a un vote structuré qui vient de très loin qui est très puissant en faveur du Rassemblement national et une déliquescence de ce qu'on a dit les partis de gouvernement le parti socialiste par ailleurs mais LR surtout qui se demande s'il aura à la fin vous l'avez évoqué un candidat est-ce que LR sera représenté dans une élection présidentielle ce serait la première fois que LR depuis 58 le LR et tous ses ancêtres ne seraient pas présents à présidentielle donc c'est exactement le contraire de ce qui se passe en fait au Sénat qui est un pôle de résistance pour cette droite traditionnelle sur les alertes avec Bruno Retailleau qui est candidat à la présidentielle mais aussi sénatoriale

1:22:08
Locuteur

oui

1:22:09
Présentateur

effectivement Bruno Retailleau d'ailleurs qui ne prône pas la même chose entre le scrutin local et le scrutin national puisqu'on se rappelle très bien ces dernières semaines Odoir Philippe qui a eu une espèce de main tendue vers Bruno Retailleau Bruno Retailleau a dit ah non certainement pas au niveau national moi je resterai candidat jusqu'au bout je n'ai aucune envie de jouer la primaire je n'ai aucune envie de commencer à m'allier avec Edouard Philippe alors que comme candidat en Vendée sur sa liste eh bien il rassemble centriste Horizon c'est un classique ici au Sénat d'ailleurs qui représente la majorité sénatoriale toute la question d'ailleurs à l'issue de ces élections pour le groupe les indépendants c'est-à-dire le groupe ici Horizon de Claude Maluret de savoir s'ils vont s'inscrire plus profondément encore dans la majorité sénatoriale avec les centristes et les LR et c'est vrai que c'est assez drôle parce que par exemple dans le groupe union centriste qui fait entièrement partie de la majorité aujourd'hui il faut penser qu'il y a des UDI comme Hervé Marseille le président du groupe jusqu'au Modem et du parti voilà jusqu'au Modem donc voilà on est tout à fait capable de penser d'une certaine façon au niveau national et d'une autre façon au niveau local et quand on représente la voix des collectivités et Bruno Ontario qui est donc en double campagne oui tout à fait

1:23:39
Locuteur

local, national il n'y a

1:23:40
Présentateur

pas beaucoup de suspense sur l'une des campagnes quand même je pense que le 27 septembre

1:23:46
Locuteur

parce

1:23:46
Locuteur 5

qu'ici c'est la politique c'est la politique avec évidemment les mots quand on entend ce qu'on entend et ce qu'on n'entend pas c'est-à-dire quand on dit on va jusqu'au bout on n

1:23:54
Locuteur

'a

1:23:54
Locuteur 5

jamais dit au bout de quoi les candidats ils vont jusqu'au bout du mois jusqu'au bout de l'année

1:24:00
Locuteur

mais

1:24:01
Locuteur 5

à un moment donné jusqu'au bout il reste toujours avec au fond une possibilité très large d'interprétation donc c'est de la politique

1:24:10
Présentateur

d'autant que Elisabeth on imagine que les candidats à la présidentielle ils regardent avec attention cette élection sénatoriale parce que le futur président la future présidente elle devra composer avec ce Sénat il n

1:24:21
Locuteur

'y a

1:24:21
Présentateur

pas de dissolution possible pour le Sénat absolument et c'est vrai que c'est le calendrier qui fait que qui valorise cette élection c'est entre les municipales qui donnent évidemment des indications sur le résultat et la présidentielle alors pardon il ne faut pas surinterpréter à mon avis ce qui va se passer politiquement au Sénat parce qu'effectivement il y aura un groupe pérenne mais LR restera avec ses alliés centristes majoritaire donc on ne pourra pas avoir une lecture très fine de la présidentielle à travers les Sénat mais pour le futur président vous avez tout à fait raison ça compte et encore une fois plus personne ou presque ne demande la suppression on va s'appuyer sur cette branche en fait quand on regarde ça à première vue il n

1:25:06
Locuteur

'y a

1:25:06
Présentateur

pas d'enjeu

1:25:07
Locuteur

mais

1:25:08
Locuteur 2

en fait il y a une fracture territoriale aujourd'hui qui fait que le Sénat il incarne ces territoires qui votent maintenant beaucoup pour le RN et pour LR

1:25:18
Locuteur

et

1:25:18
Locuteur 2

par

1:25:18
Présentateur

ailleurs comme l'a dit Mickaël

1:25:20
Locuteur

il

1:25:20
Présentateur

y a cette question du grand remplacement de la droite par l'extrême droite et donc Bruno Retailleau tout le monde dit ben oui sa campagne décolle pas etc il est scotché

1:25:30
Locuteur 2

à 7 points mais

1:25:30
Locuteur

en

1:25:31
Locuteur 2

fait il va jouer un rôle clé il est un pont entre ces deux univers et il a cette

1:25:37
Présentateur

place forte du Sénat qu'il a longtemps occupé où il a une respectabilité et c'est ce que cherche également Marine Le Pen aujourd'hui c'est quand même à asseoir sa crédibilité elle était hier soir sur LCI bon on a vu qu'elle a fait des efforts pour respecter ou annoncer qu'elle respecterait la trajectoire budgétaire d'économie de 125 milliards mais elle n

1:25:58
Locuteur

'a

1:25:58
Présentateur

pas détaillé comment ce qui est

1:25:59
Locuteur

quand

1:26:00
Locuteur 2

même le plus important sur la réforme des retraites elle n

1:26:03
Locuteur

'a

1:26:03
Locuteur 2

pas bougé mais en fait elle ne bouge pas parce qu'elle se dit que si elle est en face d'elle au deuxième tour de la présidentielle

1:26:08
Locuteur

Jean

1:26:09
Locuteur 2

-Luc Mélenchon il faut quand même faire un saut de démagogie et

1:26:11
Présentateur

que l'important c'est de gagner mais elle a sur toutes ces questions économiques et internationales un problème de crédibilité et c'est vrai que Bruno Retailleau lui c'est quelqu'un de crédible de respectable qui est dans cette institution vénérable qui est le Sénat

1:26:27
Locuteur

et

1:26:27
Présentateur

dont on peut se demander si jamais il devait abandonner la partie en janvier disons au profit d'Edouard Philippe qu'est-ce qu'il ferait par la suite

1:26:39
Locuteur

c

1:26:40
Présentateur

'est un peu de la science-fiction oui je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il ne faut pas bien sûr lire le résultat du scrutin du 27 septembre pour penser qu'il va éclairer la prochaine présidentielle d'ailleurs sans doute que Marine Le Pen va quand même essayer d'avoir un petit storytelling pour l'utiliser comme une rampe de lancement supplémentaire mais voilà il

1:27:01
Locuteur

y a quand même un symbole

1:27:02
Présentateur

de l'ancrage local il

1:27:03
Locuteur

n'y a pas d'ancrage local au

1:27:05
Présentateur

RN quand

1:27:06
Locuteur

on a un groupe au Sénat c'est qu'on a un ancrage local effectivement

1:27:08
Présentateur

quand ça commence à arriver au Sénat c'est que ça existe

1:27:11
Locuteur

réellement au

1:27:11
Présentateur

niveau local et en plus il y a tout le vote par exemple de ces élus sans étiquette ça va montrer combien à bas bruit quand même le Rassemblement National commence à avoir une place juste dire que quand même il va quand même falloir composer avec le Sénat pour le futur président par exemple sur une réforme constitutionnelle lorsque on a besoin de la majorité des trois cinquièmes ben là vous avez quand même alors sauf si vous passez par un référendum vous avez besoin d'avoir le Sénat avec vous donc voilà ça a quand même une importance dans le futur

1:27:45
Locuteur

les futurs

1:27:45
Présentateur

travaux du président de la République et il y en a quand même plusieurs qui veulent des réformes constitutionnelles notamment au Rassemblement National Les sénatoriales c'est important c

1:27:54
Locuteur

'est ce qu'on retient à la

1:27:55
Présentateur

fin de

1:27:55
Locuteur

cette demi-heure c'est le 27 septembre et le Sénat c'est

1:27:59
Présentateur

unique c'est que le début de

1:28:02
Locuteur

l

1:28:02
Présentateur

'élection on va bien sûr longuement y revenir pendant ces 10 jours et journée spéciale le 27 septembre avec tous les résultats merci à tous merci à tous les quatre merci

1:28:10
Locuteur

à tous de

1:28:11
Présentateur

nous avoir suivis on se retrouve lundi très bonne journée

1:28:16
Locuteur

Public

1:28:16
Présentateur

Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous

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Locuteur

-titrage

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Présentateur

Société Radio

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Locuteur

-Canada