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Podcast / conversationAntoine Léaument· 10 juin 2025 23 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Israël doit libérer Rima Hassan !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    La flottille vers Gaza visait-elle l'aide humanitaire ou était-ce un acte symbolique ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que les réductions de recettes de l'État dégradent les services publics ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi suspendre Ma Prime Rénov' sans concertation ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette suspension de Ma Prime Rénov' ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Comment éviter un drame comme la mort d'une surveillante dans un collège ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il une réponse plus ferme face à la violence scolaire ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Antoine Léoman, bonjour. Bonjour. Député la France insoumise de l'esson.

On va commencer par notre premier rendez-vous. Hugo, vous avez des questions de votre communauté que vous allez poser à nos invités. Quelle est votre question pour Antoine Léoman ?

Oui, tout à fait. Bonjour Elsa et bravo pour la l'improvisation. Bravo le chat te félicite.

Il y a une question effectivement pour Antoine Léomand écrite avec le chat sur la flotti à Gasin. L'envoi de la flottille vergazin visait-il véritablement à cheminer l'aide humanitaire ou s'agissait-il principalement d'un acte symbolique avec des personnes médiatiques à bord destinées à attirer l'attention internationale sur le blocus et l'occupation de Gaza ? Alors votre réponse Antoine Léoman.

Ben, c'est-à-dire c'est les deux à la fois puisque ce bateau contenait effectivement de l'aide humanitaire mais on l'imagine pas assez pour subvenir aux besoins de l'ensemble de la population de Gaza. Néanmoins, ce que ça a permis de faire, et ça pour le coup c'est un succès, c'est qu'on parle de ce blocus de l'aide humanitaire et qu'on alerte sur la situation catastrophique de la population Gazaoui, effectivement, de l'occupation qui a commencé de de cette zone du monde et d'alerter sur le fait que la population de Gaza est soumise à des conditions en terme de d'accès de nourriture, d'eau, d'énergie qui sont qui sont dramatiques dans un conflit qui a déjà fait plus de 50000 morts et qui constitue une logique génocidaire de la part du gouvernement israélien puisque il y a la volonté de vider la bande de Gaza de sa population et ça ça ne peut pas être toléré. Et moi, je voudrais vraiment saluer le courage des 12 euh humanitaires de l'équipage de ce bateau, de nos six compatriotes parce que quand même ça devrait être une fierté nationale pour notre pays d'avoir sur la moitié la moitié des des personnes qui sont sur le bateau, ce sont nos compatriotes et je pense que ils portent très haut les valeurs qui sont celles qui sont inscrites normalement au frontau de nos mairies.

Le ministre des affaires étrangères dit, "Ils ont pu recevoir la visite du consul qui est en lien direct avec eux, avec leur famille." Mais ça a mis malheureusement ça a mis un peu de temps parce que les ressortissants des autres pays ont eu directement la visite du consul de leur de leur propre pays. Nous, ça a mis beaucoup de temps et on a eu des informations via les consules des autres pays, ce qui est quand même assez anormal.

Vous voudrez bien le constater. Lo vend peut-être sur cette opération aussi. Oui, un peu symbolique mais qui selon Antoine Léoman a voulu aussi alerter sur la situation.

Oui, je crois que en réalité il y avait pas vraiment beaucoup d'aide à bord de ce voilier, que c'était avant tout une une opération de de communication. Moi ce que je regrette c'est vraiment des excès de de langage de la part d'un certain nombre de de députés y compris de votre groupe. Quand on parle d'otage en parlant des gens qui étaient sur ce bateau qui sont retenus par les autorités israéliennes, il y a une confusion qui est dramatique et horrible avec les 58 otages qui eux restent de vrais otages.

Je vous laisse répondre Antoine Loman à cette question parce que c'est vrai que le terme d'otage, il peut choquer son le bon terme ce sont des prisonniers et en l'occurrence ce sont des prisonniers qui sont détenus illégalement parce qu'ils ont été arrêtés illégalement dans les eaux internationales. Ils sont aujourd'hui détenus et je pense que normalement on doit exiger la libération sans condition de nos compatriotes. Je voudrais juste quand même dire une chose parce qu'on entend qu'il refuse de rentrer.

C'est pas ça qui se passe, c'est que Israël refuse de signer un papier qui demande de reconnaître qu'ils sont entrés illégalement sur le territoire israélien, ce qui est pas le cas, et de dire qu'ils ne retourneront pas sur le territoire avant 100 ans. C'est quand même un petit peu particulier comme condition exigée. On va avancer avec la question que vous souhaitiez poser, votre communauté souhaitez poser à Loï Carvant.

Oui, tout à fait. Bonjour monsieur le député. Effectivement, question de la communauté.

Vous qui avez travaillé sur des sujets comme l'associatif, la sécurité ou encore la santé, pensez-vous que les réductions de recettes de l'État ayant conduit à devoir tailler brutalement dans les dépenses et participer à la dégradation des services publics ? Oui, ben merci la communauté. D'abord, euh moi je crois que la le principal sujet aujourd'hui, c'est une inégalité territoriale.

Ce que je vois, c'est que il y a un recul très très fort des services publics qui est d'abord un recul en ruralité. Et moi, j'ai grandi dans un village de 30 habitants il y a pas si longtemps que ça. Et il y avait pas de problème, mes parents n'avaient pas de problème pour avoir accès au médecin, à l'hôpital, à l'école et cetera. et je vois des hôpitaux qui ferment, de moins en moins d'accès aux médecins généralistes, des classes et des écoles qui ferment chaque année.

Et donc le premier sujet, je pense, c'est vraiment une inégalité territoriale et des citoyens de rura qui se sentent de plus en plus de seconde zone. Et c'est une question de moyen. C'est un peu la question qui est sous-entendue aussi par la communauté d'Hugo.

En fait, on met moins d'argent dans les services publics. Forcément, il faut une question de choix et de répartition des moyens entre ville et ruralité. Je vous donne un exemple.

Les classes, 12 élèves par classe, c'est souvent l'objectif à atteindre dans les quartiers prioritaires de la ville avec le dédoublement des classes. Mais 12 élèves par classe à la campagne, ça veut dire qu'on ferme votre classe. Donc vous voyez bien que à moyen constant ou égau, il y a aussi des questions de choix territoriaux.

Merci beaucoup Hugo pour vos questions. On va passer à un sujet qui est lié aussi hein parce que on parle beaucoup de budget. On va parler de ma prime rénov.

Le député droite républicaine Vincent Descœur va interroger le gouvernement sur cette question. Vincent Descœur, le gouvernement a annoncé suspendre le dispositif MA Prime Renov jusqu'au 15 septembre. Qu'est-ce que vous allez demander comme précision ?

Écoutez, moi je souhaite d'abord interpeller le gouvernement sur cette décision soudaine, brutale et et sans concertation parce que au-delà du fond, il y a un vrai problème de de forme qui plonge dans le désarrois et qui suscite la colère de dizaines de milliers de propriétaires qui sont engagés dans des projets de rénovation, mais aussi des entreprises du bâtiment, des artisans, un secteur qui est déjà en souffrance. des collectivités locales qui se sont engagées dans l'animation et puis plus gouvernement de toute une filière qui va encore subir un mauvais coup suite à des à des modifications dans des dispositifs d'aide publique. Alors le ministre avait évoqué des suspicions de fraude.

On est bien sûr tout à fait disposé à à lutter contre ce type de dérive. Mais dans le cas présent, ces ces dérives ne suffisent pas à remettre en cause un dispositif qui, je le rappelle, sert des objectifs affichés, affichés par la loi, affiché par les gouvernements successifs, en l'occurrence une diminution des gaz à effet de serre et une espéralité carbone en 2050. Donc, vous demandez à ce que le gouvernement revienne sur cette suspension de quelques mois.

Oui, moi je je souhaite qu'il éclaircisse les choses. D'abord qu'il puisse lever le doute parce que de toute évidence au cours de des mois et des semaines qui vont arriver, bah il y a des projets qui vont être abandonnés, des propriétaires qui vont qui ne vont pas poursuivre leurs investigations. Il y a il y a aujourd'hui des demandes de devis.

Donc la première urgence, c'est d'être très clair sur la date de fin de suspension. Elle serait éminente, ça serait le mieux. et puis surtout de de bien assurer tous les acteurs de la filière que qu'il y aura qu'il y aura une suite.

Encore une fois, il y a une sorte de de cacophonie et la la filière est est totalement désemparée. Merci. On vous laisse rejoindre l'hémicycle et on verra si le gouvernement vous apporte des réponses claires et concrètes.

Je l'espère. Merci. Merci beaucoup Stéphanie.

C'est vrai que c'est un peu cocasse. Le gouvernement annonce suspendre un temps cette prime rénov. Le président de la République a pas l'air tout à fait convaincu.

La droite non plus. Loï Carvant. Pourquoi le gouvernement a décidé cette suspension ?

Est-ce que vous la comprenez vous au groupe Horizon ? Moi très clairement je je ne la comprends pas. Je pense qu'on ne peut pas travailler comme ça et que cette suspension elle envoie des messages qui sont vraiment délétaires.

D'abord un gros message d'amateurisme en plein milieu de l'année. On arrête comme ça. C'est absolument incompréhensible.

Et ensuite le message qu'on cède au fraudeurs parce que la justification officielle c'est la fraude aujourd'hui mais 12 % de fraudeurs on va dire donc pour 10 % de frotteurs, on va pionir 90 % des gens qui font les demandes plus les artisans, plus les collectivités mais enfin c'est absolument aberrant. Allez, peut-être que vous allez être d'accord Antoine Léomand peut-être avec Horizon mais aussi avec le président de la République. Il fallait pas suspendre ma prime rénove là on rappelle ce sera peut-être 2 mois et demi de suspension 3 mois histoire de refaire un peu le ménage de te remettre à neuf.

Oui. Alors cette suspension de ma priorie d'OV c'est n'importe quoi. C'est n'importe quoi parce que il y a des gens qui avaient planifié le fait de faire ces travaux de rénovation énergétique qui vont pas pouvoir les faire.

Donc ça pénalise à la fois les petits propriétaires qui sont les plus utilisateurs de ces de cette prime rénov. Ça pénalise le BT le secteur du BTP. et qui sont des emplois non délocalisables puisque il s'agit de faire de la rénovation euh sur des logements qui sont euh qui sont ici.

Et puis si on pense un peu à plus long terme, ça veut dire qu'on va augmenter notre dépendance énergétique à d'autres pays, notamment sur la question du gaz et du pétrole dans un moment dans lequel on est en train de dire qu'il faut réassurer notre souveraineté et en particulier notre souveraineté énergétique. C'est n'importe quoi. Et alors je parle même pas des objectifs de réduction des gaz à effet de serre sur le plan écologique parce que là pour le coup et ben on est à côté de la plaque sur cette justification de la fraude en fait de dire pour l'instant il y a des dossiers faut qu'on vérifie aussi ce qui est vraiment carré pas carré.

Mais en fait euh je trouve l'argument de la fraude est utilisé sans arrêt, sans qu'on aille chercher les gros fraudeurs qui sont ceux qui fuient leur responsabilité devant l'impôt qu'on commence par ceux qui fraudent chaque année office 80 à 100 milliards d'euros et ensuite on viendra s'attaquer aux petites fraudes dans les petits secteurs parce queil faut commencer par ceux qui nous coûtent le plus cher. Et plus globalement sur ces questions de l'écologie, on a vu un président de la République parler d'erreurs historiques, de céder aux facilités du moment, de détricoter. Il parle à certains, on le verra parce que c'était aussi peut-être un peu pour LFI RN sur le dispositif des zones à faible émission, mais il parle aussi du gouvernement.

On a un président de la République qui fait un peu la leçon à ses ministres en disant "Le climat, c'est important et vous semblez l'oublier." Oui, il faut reconnaître qu'on est dans une situation extrêmement étrange. On voit bien que d'ailleurs même à l'intérieur du gouvernement sur certains sujets, on a des positions euh qui peuvent varier.

On pourrait parler de la proportionnelle, par exemple, entre un premier ministre qui la défend et sans doute pas beaucoup de ministres. derrière pour la défende. C'est la situation politique qui veut ça.

Mais sur le fond, moi je pense quand même que c'est très différent ce qui s'est passé sur les ZFE, sur l'autoroute à 69 et cetera de ce qui se passe sur ma prime Rennove. Il y avait vraiment des choses qui étaient mal ressenties dans les territoires sur la question de la de la ZFE par exemple. Moi aussi j'ai voté la suppression des des ZFE.

Donc encore finalement donc voilà et c'est pas c'est pas pour pénaliser l'écologie c'est que voilà on maltraite encore une fois une partie des citoyens français et des territoires français sur cette question des zones à faible émission c'était dans le texte simplification qui sera peut-être fini un jour à l'assemblée ce weekend on vous a reproché aussi vous les insoumis d'avoir voté pour cette suppression effectivement ça demande de faire des efforts. On rappelle il y a 40000 personnes où on considère que le décès est prématuré à cause effectivement de la qualité de l'air. Bah, il faut parfois aussi dire faut moins prendre la voiture en fait.

C'est la seule solution, il y en a pas forcément d'autres. Voà, c'est alors déjà premièrement effectivement il y a 48000 morts par an estimé à cause des pollutions, mais il faut qu'on commence par demander des comptes au constructeur parce que si des voitures sont polluantes à l'heure actuelle, bah peut-être qu'il y a un sujet qui est à posé au constructeur. Et puis par ailleurs, il y a une forme de culpabilisation sans arrêt des personnes, des individus.

C'est-à-dire, on met les individus à distance des villes parce que les jugements sont trop chers dans les villes. Il y a pas assez de transport en commun. On dit à tout le monde, il y a qu'un seul mode de déplacement, c'est de prendre la voiture.

Y compris même avec les zones commerciales qui sont à l'extérieur des villes et qui sont pas assez desservies par les transports en commun, vous êtes obligé d'utiliser la voiture, en particulier dans les zones rurales ou dans les zones périurbaines des grandes villes. Et ensuite, on vient dire aux gens, ben vous pouvez pas entrer à l'intérieur de la ville. Donc c'est très très mal perçu parce qu'il y a déjà une forme de relégation plus ensuite une forme de interdiction de venir en ville.

C'est pas comme ça qu'il faut prendre la question de l'écologie. Il faut la prendre par le point de départ en travaillant sur des constructions de voitures plus propres et surtout donner les moyens aux gens, augmenter les salaires pour qu'ils puissent acheter des voitures qui soient plus propres. Mais est-ce que vous avez quand même le sentiment que Loï Kervran, c'est de plus en plus difficile dans l'opinion publique d'assumer des mesures pour l'écologie qui sont parfois oui contraignantes.

Ça fait plaisir à personne de se remettre en cause, de réfléchir à ses usages. Ce que dit le président de la République, c'est que selon lui, il faut le faire quand même. Faut pas accéder à certaines facilités.

Oui, mais c'est parce que moi je suis persuadé que l'écologie est prise par le mauvais bout. En fait, les mesures écologiques qui sont prises, défendues souvent par le gouvernement et d'autres, c'est des mesures qui sont dictées par les urbains et qui visent des modes de vie très ruraux. par exemple la voiture.

Mais écoutez, on peut pas se passer euh de la voiture à la campagne. Les le zéro artificialisation nette, on continue à autoriser de l'artificialisation des solds dans les métropoles et cetera et on prive nos petites communes rurales. Donc à chaque fois, on a des des décisions pardon très urbaines et qui ciblent et stigmatise d'abord les ruraux.

Un dernier mot sur cette question, je retourne avec le président de la République puisque c'est le sommet aussi des océans. Donc on reparle beaucoup de la question du climat. Il dit "Ceux qui m'accusaient de pas faire assez sont aujourd'hui les mêmes qui me disent que ça va trop loin, trop vite." C'est pas vrai.

Enfin, puis monsieur Macron, il est c'est très gentil ce qu'il dit, mais la France a été condamnée à deux reprises pour une action climatique. Donc le bilan de monsieur Macron, c'est un mauvais bilan sur les questions écologiques. Par ailleurs là, la le la suppression de ma prime rénove, enfin je viens de dire que c'était une mauvaise idée de supprimer ma prime rénove.

Si on veut améliorer notre consommation énergétique, en particulier nos émissions de gaz à effet de serre, la question du logement, la question des des passoirs énergétiques, c'est à la fois une question sociale parce que ça améliore les conditions de vie des gens de pas avoir froid chez eux ou de pas avoir trop chaud chez eux. petit 1 et puis petit 2, c'est une question aussi d'économie, de souveraineté et euh de une question écologique. Donc franchement, c'est un peu spécieux de nous dire ça.

Alors que précisément sur les questions écologiques, nous ce que nous proposons c'est d'avoir une forme de planification écologique, c'est-à-dire d'inscrire notre nos efforts dans la durée et en les planifiant, en les préparant. Allez, on entendra les précisions du gouvernement. Sachant que ma prime Rénove est suspendue du 1er juillet au 15 septembre, mais elle reviendra bien et l'enveloppe sera consommée.

On va revenir euh sur ce drame dont on parle évidemment beaucoup ici à l'Assemblée. Le député Christophe Marion va interpeller le gouvernement sur cette surveillante tuée par un élève dans un collège en Haute Marne. Monsieur Marion, votre question va s'adresser au Premier ministre.

Qu'allez-vous lui demander ? Comment éviter qu'un tel drame ne se reproduise à nouveau ? parce qu'on voit bien qu'un certain nombre de mesures sont prises pour lutter contre ce type d'événement et que malgré tout ça perdure.

C'est le signal d'une forme de brutalisation d'une partie de notre jeunesse et et les mesures qui ont été prises jusqu'à présent, on le voit bien, ne sont pas suffisantes. Donc qu'il s'agisse de justice, de révolution pénale, qu'il s'agisse de mise en place de caméras de vidéosurveillance aux abords des établissements, voire même au sein des établissements qu'il s'agisse de mettre en œuvre les préconisations du rapport qui vient d'être rendu au premier ministre sur les armes blanches et la diffusion des armes blanches notamment chez nos jeunes. Je crois qu'il y a un certain nombre de mesures qui doivent être prises.

Il y a urgence parce que la communauté éducative, les enseignants, les parents, les élèves sont profondément bouleversés par ce qui vient de se passer non pas seulement sur le territoire de la victime mais aussi à l'échelle de la nation toute entière. Donc, il est urgent de prendre des mesures aujourd'hui pour éviter le renouvellement de tels de tels actes. Merci à vous.

Nous suivons votre question en direct dans l'hémicycle ainsi que la réponse qu'apportera le gouvernement. Merci beaucoup Clément Perot. Il y aura évidemment des demandes de réponses dans l'hémicycle tout à l'heure, mais est-ce que c'est si facile que ça ?

Il y a pas de solution magique pour éviter que ce genre de drame se produisse ? Qu'est-ce que vous à Horizon vous proposez ? Il y a pas de solution magique mais ma collègue Naïam Mouchou qui a remis un rapport sur le sujet.

Elle va interpeller le gouvernement et il y a plusieurs choses à faire. On peut pas ne rien faire. On peut pas accepter que l'école qui est le lieu du savoir normalement de la sérénité de l'apprentissage devienne le lieu de la violence.

Il faut sécuriser les établissements scolaires. On a beaucoup à faire là-dessus. Des portiques, des portiques, il faut réfléchir, les accès et cetera.

Il y a beaucoup de choses à faire sur la vente des armes blanches aux mineurs. Et puis il y a la question de la réponse pénale. Notre société, elle s'est durcit, elle est plus violente.

Il faut adapter le code pénal et être plus ferme aussi. Adapter le code pénal. Est-ce que vous pensez vraiment qu'avant de commettre un tel acte, les personnes se renseignent sur les peines ont couru ?

On a le sentiment qu'en fait les solutions, les conséquences, c'est pas si important. Non, mais je pense qu'il y a il y a beaucoup de de jeunes notamment de mineurs pour lesquels on doit par exemple avoir des ultra courtes peines de moins d'un mois pour arrêter très tôt des comportements violents, délinquants avant d'en arriver à ce type d'act. Et c'était une proposition loi que votre groupe avait défendu.

Antoine Léoman, il va y avoir effectivement dans l'hémicycle des demandes d'une réponse plus ferme. Le renvoquer dénonce le laxis, Marine Le Pen l'apathie du gouvernement. Est-ce que la réponse, elle passe effectivement par une solution de fermeté, de d'autorité plus grande ?

Déjà, moi, je voudrais dire mon soutien au proches et à la famille de cette victime. Elle était maman de d'un enfant de 4 ans cette surveillante. Et il y aura une minute de silence partagé dans tous les micycles à l'entrée de la séance.

Je pense d'abord Je pense d'abord à ce petit enfant qui a perdu sa maman et je pense que notre premier devoir, c'est d'abord un devoir de solidarité en particulier avec la communauté éducative, avec les jeunes de ce collège et avec la famille de cette dame. Ensuite, il y a la question de ce qui se passe et c'est pas le premier drame qu'on voit dans un collège ou dans un établissement scolaire. Il y a à chaque fois des raisons qui peuvent être différentes.

Parfois, ça va être des rix. La la dernière fois à Nant, il y avait la question psychiatrique aussi qui s'était posé. Exactement.

Et alors c'est justement le sujet, je pense, sur lequel il y a il y a une une chose invisible qui se produit dans la société, mais on a perdu 500 postes de psi scolaire depuis 2017. Donc il y a un sujet de sur ce sur la question de la santé mentale. Je sais que c'est partagé sur de nombreux bancs, mais le le vrai sujet, c'est que c'est pas normal qu'un jeune 14 ans sorte un couteau et tue quelqu'un.

Ça n'est pas ce n'est pas une situation normale dans la société. et se dire que une réponse pénale va permettre de corriger euh le problème, pardon, mais ça arrive après, ça arrive après le drame. Moi, ce que je veux, c'est qu'on empêche queil y ait des nouveaux drames qui se produisent comme ça.

Et je pense que la question la santé mentale en particulier, c'est une question qui est une santé. D'ailleurs, cette question a été soulevée par Elisabeth B, la ministre de l'éducation nationale, même si pour l'instant c'est très tôt, on ne connaît pas voilà des motivations s'il peut y en avoir pour expliquer cet acte. On va parler de l'après.

Je poserai la question Antoine Léomin, mais sur l'avant, sur la prévention effectivement ça paraît parfois insensé. C'est le terme qu'a employé Emmanuel Macron de se dire qu'un collégien de 14 ans peut venir avec un couteau et s'en servir. Est-ce que il y a des questions de d'une violence désinhibée peut-être par les réseaux sociaux, peut-être aussi par voilà des des un comportement qui a changé chez les jeunes et des problèmes aussi qui peuvent être des problèmes psychiatriques ?

Oui. D'abord la première chose que je veux dire c'est que la réponse pénale, la fermeté, l'autorité c'est aussi de la prévention, de la prévention de la récidive. On a des gens qui passent directement à l'axe sur des actes très graves, mais on a aussi des gens qui sont sur des parcours créchendo et cetera et il faut traiter la priori inconnu des police.

C'est pour ça que c'est très compliqué. On verra sur il y a autant de de cas euh voilà que de drames malheureusement. Après il y a deux sujets effectivement qui reviennent très souvent.

Il y a la question de la santé mentale et il y a la question des réseaux sociaux. Et là mon groupe aussi avec Laurent Marcangelie avec la question de la majorité numérique et cetera est à l'initiative. Il faut aussi qu'on bouge là-dessus et qu'on accompagne des de la société.

C'est compliqué au niveau européen. Antoine Léoman vous a attendu sur avant mais sur après. Est-ce que à gauche on dit malgré tout que oui sur les punitions, il faut aussi s'adapter à une jeunesse qui peut être parfois plus violente même s'il faut pas généraliser évidemment mais dans des cas comme ça, il faut aussi qu'une réponse soit ferme ensuite.

Alors, en fait, à l'heure actuelle, il y a plutôt une diminution de euh la réponse pénale sur le sujet. Mais non pas parce que il y aurait une justice qui serait trop laxiste ou je ne sais quoi, parce que il y a une diminution des actes déluels et criminels qui sont commis par euh les jeunes. Mais il y a un sujet qui est un sujet à poser. 55 % des jeunes qui sont condamnés pour des crimes et des lits qui sont des mineurs, ce sont des jeunes qui subissent eux-mêmes des maltraitances, qui sont suivis par l'aide à l'enfance.

Il y a un sujet de la maltraitance de la jeunesse dans notre société et par ailleurs, c'est un sujet qui est très large. Vous savez que en ce moment il y a une émergence de la question des violences pédocriminelles en particulier mais qui a un sujet majeur de société. 5 millions de personnes dans notre pays ont déjà été touchées par ce type de violence.

Donc c'est un sujet majeur et d'une manière générale, il y a une violence qui s'exprime contre la jeunesse et parfois malheureusement et je ne et je ne dis pas que c'est une bonne chose ou et cetera, mais parfois malheureusement il y a des jeunes qui peuvent reproduire la violence qu'ils ont subie. Moi je pense que le sujet c'est de protéger d'abord les jeunes pour éviter queils sombrent dans des comportements qui peuvent être des comportements violents. On a vu François Baou arriver, le premier ministre qui va peut-être faire des annonces.

On a un ministre de l'intérieur et un garde des sauts qui disent "Faut une révolution pénale, faut tout changer, faut plus durcir et en même temps Emmanuel Macron, ça fait 8 ans qu'on est qu'il est là. Est-ce que ça ça risque pas de donner le sentiment aussi que rien n'a été fait avant ? Est-ce que c'est pas un peu risqué d'être aussi critique quand on a soi-même fait partie d'un gouvernement pendant plusieurs années ?

Moi, je pense que le le garde des saut et le ministre de l'intérieur, ils ont raison. Le le seul risque qui me préoccupe aujourd'hui, c'est pas le risque politique de qu'est-ce qu'on va commenter sur ce qui a été fait ou pas fait. C'est le risque qu'on ait d'autres victimes, d'autres mères de famille qui meurent là où elle devraient pas mourir à cause peut-être d'une partie en partie de faiblesse vraiment de notre arsenal juridique.

Donc voilà, c'est ça qui est important. Et oui, il faut une révolution pénale, il faut des courtes peines, il faut la fin de l'aménagement systématique, il faut des peines minimales et le garde des sauts a raison. Et ce qu'il faut aussi euh des portiques, une surveillance plus grande.

On a vu qu'il y a eu des fouilles, 6000 fouilles, je crois, à peu près. Et on voit qu'il peut y avoir plusieurs centaines de couteaux trouvés notamment euh là c'est lors d'un contrôle justement que le dram produit. En fait, c'est ça qui est qui est dramatique parce que cette décision de mettre en place des fouilles un peu systématiques à l'entrée des collèges, elle a été annoncé par Ellisabeth Borne le 21 février de cette année, mise en place le 27 mars de cette année.

Et là, c'est effectivement lors d'un contrôle qui était effectué par la gendarmerie que apparemment selon les premiers éléments qu'on a, le jeune homme a sorti son couteau et a donc tué sa surveillante. Mais on voit bien que à cet endroit-là, le contrôle, il y a une présence des gendarmes. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour éviter la présence de l'arme ?

C'est ça que au bout d'un moment, c'est pour ça que moi je dis que la question centrale, c'est la question de la prévention. Ce jeune homme, semble-t-il, selon les premiers éléments, il était y compris engagé dans la vie de son collège, notamment dans la lutte contre le harcèlement. Et il y a quelque chose de d'incompréhensible, d'insensé, de que s'est-il passé ?

C'est ça qu'il faut comprendre. Et derrière, il y a une personne qui s'est fait tuer qui est une jeune maman qui laisse donc un enfant de 4 ans. Et ce sujet, c'est un drame qui est un drame important.

Et moi je suis euh je je souhaite être dans l'hémicycle pour justement la minute de silence qui va avoir lieu pour cette surveillance. vous libère Antoine Léoman Loï Carvran puisque la séance va commencer par un moment voilà d'union nationale pour saluer la mémoire de cette surveillante et avoir évidemment une pensée pour tous les élèves et la communauté éducative.