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interviewLCI· 11 février 2026 33 min

Marion Maréchal face à Darius Rochebin|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous sommes à Strasbourg au Parlement européen. Bonsoir Marion Maréchal. On va parler de votre livre mais aussi de l'Europe bousculé par les événements, par les bouleversement du monde.

Que faire face à Trump, face au Mola iranien, face à Vladimir Poutine ? Notre dernier invité ici était Raphaël Gluxman. Il se sentait visiblement chez lui.

Est-ce que vous vous sentez chez vous ? Je me sens pas encore chez moi, mais de plus en plus puisque indéiablement grâce à la coalition des droites que nous arrivons à construire, nous obtenons des victoires notamment sur l'immigration, sur le détricotage du Green Deal. Donc voilà, de de mieux en mieux, on va dire.

Là, historiquement, le Parlement européen, il bascule au centre droit ou au centre gauche. Jusqu'à présent, vous êtes quand même des marginaux sur la droite. Alors, de fait, non.

Puisque moi, le groupe auquel j'appartiens, le CR ne souffre pas du cordon sanitaire. Donc, nous sommes nous sommes intégrés aux institutions et j'arrive personnellement avec mon groupe, à faire voter des amendements et à obtenir des victoires très concrètes. Donc, de quoi voilà nous nous enthousiasmer pour la suite.

On verra, on va entrer dans la dans la discussion. Votre livre est d'abord évident la situation internationale avec ce qui se passe autour de l'Iran. Je vous en prie.

Mario Maréchal, d'abord les événements en Iran. Euh les occidentaux se divisent. Est-ce que c'est une nécessité d'après vous de frapper le régime, le nucléaire, les missiles comme le veulent notamment les Israéliens ?

Où est-ce qu'il faut s'entenir au droit international ? On peut pas intervenir. Bah en ce qui concerne ce dossier extrêmement complexe, il me semble qu'il faut allier deux choses.

D'une part, l'espérance. l'espérance bien sûr de voir ce régime tyrannique tomber qui massacre son peuple, qui opprime les femmes, qui est une sécurité d'ailleurs à la fois régionale et mondiale et en particulier pour notre allié historique et Israël mais également à côté de cette espérance de la prudence de la prudence parce que les expériences passées en Irak, en Afghanistan notamment d'intervention extérieure ont pu démontrer que parfois il ne sortaiit pas un mieux de ce type d'intervention militaire avec, rappelons-le quand même, un pays qui est composé d'une myiade de communautés Il n'y a pas que les persants qui est dans un contexte géographique extrêmement inflammable avec un certain nombre d'ailleurs de pays voisins comme l'Arabie Saoudite et d'autres qui s'inquiètent du fait que demain il y ait un régime qui puisse comment dire se se maintenir coûte que coûte et qu'il puisse sortir le chaos hein finalement d'une intervention. Mais est-ce que ça veut dire en clair que vous êtes contre le changement de régime de l'extérieur par la force ?

Bah ce que je suis en train de dire, c'est que je pense qu'il serait de mauvais augure d'avoir une intervention militaire extérieure des États-Unis au sol euh avec l'espoir de faire tomber un régime sans avoir la certitude qu'il puisse derrière émerger une situation stable et une alternative stable. Maintenant, une fois euh que ceci a été dit, prudence ne veut pas dire inaction. Euh et moi, je crois beaucoup plus en matière diplomatique et internationale, comment dire, au travail discret et en sous-main efficace qu'en grand show de communication.

Et la France peut contribuer évidemment à affaiblir le régime, à mettre la pression notamment aux coopérants sur la question du narcotrafic parce qu'on sait euh en particulier que les gardiens de la révolution euh ont des intérêts financiers très importants dans le narcotrafic et de ce point de vue, la France a la possibilité évidemment de pouvoir contribuer à aider à son affaiblissement. Dans votre livre, vous signez des pages très engagées sur Israël. Vous êtes allié en Israël notamment après le pogrome du du 7 octobre.

Euh c'est lié aussi à vos convictions chrétiennes. Jérusalem pour vous, c'est quelque chose qui compte beaucoup. Si vous étiez au pouvoir, est-ce que la France serait davantage proche d'Israël ?

Écoutez, la France a de fait une tradition euh d'alliance de longue durée avec Israël qui est bienvenue pour plein de raisons. Je pense que déjà il y a évidemment un attachement civilisationnel puisque Jérusalem est aussi le berceau de notre civilisation chrétienne. Il y a un attachement lié au fait qu'Israël est l'une des rares démocraties euh de la région et de ce fait évidemment c'est un interlocuteur légitime.

C'est un pays qui est stable dans une région qui est quand même relativement inflammable. Et à ce titre il y avait beaucoup la tradition contraire. C'est bien deux goals très critiques sur Israël assez proabu très critique sur parfois les politiques des gouvernements israéliens mais néanmoins vous le savez notamment sur le dossier nucléaire on sait que parfois il y a eu des mains tendues de la France qui étaient des mains très engagées et très engageantes Emmanuel Macron qui a des des relations exécrables avec Netania il y a une tradition quand même de on se dit on veut pas être aligné sur les Américains, pas align sur Israël est-ce que est-ce que ça changerait si vous éz ce qui est vrai et j'allais y venir c'est que à côté évidemment de cette alliance de fête qui existe malgré tout euh notamment sur les questions militaires et autres, il y a à côté de cela un discours proalestinien et donc anti-israélien qui est qui a toujours été très virulent jusque dans nos facces françaises.

On en a eu la démonstration ces derniers temps. Et donc c'est vrai que moi je suis pour la perpétuation bien sûr de cette alliance. Maintenant perpétuation d'une alliance ne veut pas dire alignement total.

Et ce qui est vrai, c'est que les intérêts israéliens pour des raisons géographiques, géopolitiques, ne sont pas toujours alignés avec les intérêts français. On l'a vu hein dans la gestion notamment du du chaos syrien et les alliances parfois douteuses qu'ils ont pu avoir avec certains groupuscules djihadistes qui eux-même menacé la France. Maintenant, ceci étant dit, une fois de plus, nous sommes aujourd'hui face à un adversaire voire même un ennemi existentiel commun qui s'appelle les frères musulmans puisque je rappelle que le Hamas palestinien est une des branches des frères musulmans dont nous connaissons aujourd'hui la dangerosité en France et le fait que nous aons un ennemi commun bah nous enjoint tout particulièrement à être à leur côté dans la lutte évidemment contre cet islamisme mondial.

Quand Israël tue agier euh l'homme du Hamas euh jusqu'à Teran, quand Israël euh tue euh le Nasrala, l'homme du Esbola peut-être Raméney, est-ce que pour vous c'est une bonne chose ? Écoutez, moi je juge pas un pays qui euh comment dire prend des initiatives pour sa défense existentielle parce que aujourd'hui il faut quand même comprendre qu'Israël est menacé sur le plan vital. Je veux dire, il est face à des ennemis, des organisations, des pays qui veulent sa destruction, qui ne reconnaissent pas sa légitimité en tant que nation, ce qui n'est évidemment pas mon cas.

Vous comprenez ? Très attaché à l'existence d'Israël. Et de ce point de vue-là, c'est un un petit pays he sur le plan numérique et géographique, qu'il puisse avoir des initiatives militaires pour pouvoir affaiblir ses ennemis existentiels.

En soi, ça me paraît pas totalement illégitime. Est-ce que vous seriez capable aussi d'être critique sur Israël ? Israël qui occupe de façon illégale des colonies en 6 Jordanie.

Israël qui a dans son gouvernement des extrémistes racistes, disons les choses. Est-ce que la France peut parler de fort aussi cont bien sûr et je pense d'ailleurs que pour que cette relation reste amicale et durable, il faut pouvoir avoir un discours de vérité et une fois de plus, le peuple israélien Israël n'est pas nécessairement le gouvernement israélien. Et moi, d'ailleurs, je l'avais dit à l'époque lorsque on était au plus haut de la crise et de la guerre à à Gaza.

Je ne suis pas dans un soutien inconditionnel à la politique du gouvernement Netaniaou, quoi qu'il arrive. Non, bien sûr. Je suis d'abord et avant tout une française.

Donc je défends les intérêts français avant tout. Les bouleversements tout autour de nous. Vous critiquez dans votre livre un certain réflexe anti-Trump primaire.

Vous dites, il y a une sorte de facilité, c'est facile de taper sur Trump. Quand vous voyez ce qui se passe contre Trump agissant contre Maduro, peut-être contre Cuba, peut-être contre les Molas, est-ce que au total Trump pour vous est mieux, vaut mieux que ne l'était ses adversaires démocrates ? Bah, j'essaie d'avoir une approche en effet nuancée, ce qui est pas évident sur les questions internationales, disons-le. et en particulier face à un profil assez ton truant, faut bien dire que que Trump.

Moi, je pense qu'il y a un Trump politique intérieur et un Trump politique extérieur. Sur la politique intérieure, je vais pas vous surprendre, je l'assume totalement, j'ai un certain nombre de positionnement et de combats commun avec les Républicains et Donald Trump sur la lutte contre le wokisme notamment, la lutte contre l'immigration massive, la lutte contre l'islamisation, sur tous ces sujets, la défense évidemment d'une société conservatrice, sur tous ces sujets, je continuerai de travailler avec les républicains parce que ce sont des défis communs. Et puis a le fait pardon parenthèse puisque nous la parenthèse intérieure quand il publie après il a dépublie mais un extrait vidéo où on voit les Obama grimmeré en singe après il l'a dépublie comment vous réz alors comme vous j'ai été évidemment très comment dire interloqué par cette vidéo je suis donc allé à la source de l'information et j'ai regardé la vidéo complète qui en fait est une vidéo disons-le assez assez ridicule où on voit donc Trump en roi de la jungle en lion et avec tous ses ennemis adversaires politiques qui sont grimés en animaux de la jungle.

Donc c'est de très mauvais goût, c'est évident mais bien qu'évidemment en singe ça une portée. Les autres je sais pas quoi. Si je suis tout à fait honnête dans cette vidéo, on voit on voit Biden également qui est en singe.

Donc pour moi ça ça effondre. Non mais c'est pour ça que je vous dis que je trouve ça très mauvais goût mais je pense pour le coup que la suspicion raciste s'effondre un peu avec le fait que Biden lui-même est en singe. Même si bon vous doutez bien que c'est pas le genre de chose que je peux cautionner politiquement.

C'est une faute ? Bah une faute, c'est de très mauvais goût. Voilà.

Euh c'est objectivement assez malvenu. Je pense quand on est à la tête d'un pays comme les États-Unis de s'amuser à faire ce genre de chose. Vous voyez pas répondu.

Enfin oui, bien sûr. Mais là au total au total est-ce que le monde est plus sûr d'après vous ce côté très offensif, agressif même de Trump contre ses régimes de dictature, est-ce que pour vous c'est une bonne chose ? Il faudra voir ça à l'ône des résultats parce que aujourd'hui la pression psychologique et militaire qu'il exerce sur l'Iran, si à l'issue de tout ça on arrive à ce que accord nucléaire soit obtenu avec le régime italien, je iranien pardon, je vous dirai oui, mais c'est encore un peu tôt pour le dire.

Ce qui est sûr, c'est que là, il faut avoir conscience d'une chose, c'est que les États-Unis, queles que soient les administrations, sont des concurrents et parfois même des concurrents féroces. si ce n'est que par le passé, c'était une concurrence plus feutrée, plus juridique. Aujourd'hui, c'est une concurrence qui est parfois assumée dans le rapport de force et la provocation.

Je le dis quand c'était les démocrates à l'époque, je n'ai pas oublié moi l'affaire de l'amende BNP Paris-Bas. J'ai pas oublié l'affaire des sous-marins euh Ocus. J'ai pas oublié l'affaire euh Alstom.

Mais à l'époque, c'était les démocrates. Donc les élites européennes ne trouvaient rien à en dire et il trouvaient pas de quoi s'imer. Est-ce que certains de vos camarades ORN masquent leur jeu ?

Moi je les questionne parfois hors caméra. Il vous disent "Oui, je suis assez brose pas le dire parce que les français n'aiment pas Trump." En réalité, est-ce que dans vos milieux il y a une gêne ?

Non, je crois pas. Je pense qu'il y a une difficulté à avoir un regard nuancé à la fois sur le personnage et sa politique parce que bah le monde journalistique en général et dans une logique, je parle pas de vous évidemment Darius Rogemin, vous êtes spécialisé sur les questions internationales, mais comment dire une logique qui consiste à diaboliser par principe le personnage de Donald Trump parce que disons-le aussi c'est un homme qui démontre et ça c'est en cela c'est une leçon pour nous que la volonté politique peut reprendre le pas sur la technobocratie, peut reprendre le pas sur le gouvernement des juges. Il positionne sa doctrine d'abord et avant tout sur le patriotisme et il en fait il fait la démonstration de son efficacité y compris sur les questions économiqu quand il a été élu.

Est-ce que vous continuez à dire oui c'était une bonne nouvelle ? Manifestement pour les Américains. Oui.

Et pour vous quand on regarde Ah bah en tant que française j'ai envie de vous dire moi mes mes intérêts sont pas toujours alignés évidemment avec les Américains. Que ce soit Rigan, Kennedy, tous les présidents américains que vue d'Europe c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle. C'est une bonne nouvelle sur le plan pour moi du combat culturel puisque de fait, je vous l'ai dit, il est quand même dans une une victoire culturelle face au walkisme triomphant que nous avons connu ces dernières années.

Il obtient des résultats en matière migratoire ce qui pour nous évidemment est une est une inspiration et permet de redonner l'espoir aux Français que bah on peut agir he il y a pas de fatalité en la matière. Maintenant, ce qui est sûr, c'est que avoir face à nous une puissance telle que les États-Unis, qui n'est pas toujours avec nos intérêts, c'est évident, on le voit sur le Gruenland et autres et qui n'a pas peur du rapport de force alors que nous nous sommes mis dans une situation de dépendance militaire numérique quasi totale avec eux. Si on reste un instant, c'est sur V.

Vous avez eu V par exemple une partie de la délégation américaine sifflée au Joo à la à il y a quelques jours. Est-ce que vous soutenez vous savez que si vous dites ça, vous allez contre une partie de l'opinion que V malgré tout par exemple avec son discours est un ami de l'Europe ? Ah je pense que Vens n'a pas la le la même relation avec la civilisation européenne que Trump.

Il y semble d'ailleurs pas euh publiquement plus attaché, il le revendique, hein. D'ailleurs, il a eu des déclarations euh très affables en expliquant que l'Europe n'était pas euh son ennemi, euh que lui-même d'ailleurs ayant euh étant un converti catholique est revenu un peu aux sources finalement euh de ses racines identitaires européennes. Il aime l'Europe.

Ah, je pense qu'il aime l'Europe. Ouais, je pense qu'il aime l'Europe. Il il le dit et c'est vrai qu'il il fait partie de ceux qui qui modèrent plutôt et tempent le le président Trump sur ces sujets. et je crois qu'il se sent une solidarité civilisationnelle.

Preuve en aide d'ailleurs, il a été l'un des premiers à regarder avec lucidité le l'effondrement identitaire et civilisationnel à l'œuvre dans nos pays en en l'exprimant de manière presque plus claire et lucide que les élites européennes l'es-même. Et en fait quand il appelle finalement à la défense de la liberté d'expression, je crois que c'était à Munique de mémoire, il dit cela, il l'explique d'ailleurs après parce qu'il veut réveiller les élites européennes et il veut au contraire que l'Europe survive. Est-ce qu'il est temps de se libérer de la tutelle européenne ?

Vous introduisiez le sujet il y a quelques instants. On montre ici à LCI par exemple les cartes où on voit les bases américaines en Europe, pas en France grâce au général de Gaulle, mais en Italie, en Allemagne, quand on voyait toutes ces bases comme ça, cette griffe de l'empire américain sur le territoire de l'Europe, est-ce qu'il est temps qu'elle parte comme de Gaul l'avait fait qu' dise au revoir, il faut partir. Alors déjà, commençons par dire qu'il y a quelque chose d'assez ironique à voir aujourd'hui. la plupart des élites européennes euh vouloir engager un rapport de force Tony Truant avec Donald Trump et le critiquer matin, midi et soir alors qu'ils ont précisément organisé cette dépendance, j'en parlais militaire, numérique et et même notre notre comment dire notre fragilité vis-à-vis de lui puisque ils ont mis en place plein de réglementations qui nous ont effondré sur le plan industriel.

Je dis ça parce que c'est important de poser quand même les responsabilités. Moi, je fais partie d'un famille politique qui a quand même été relativement lucide sur tous ces sujets. Euh et ça m'a pas empêché d'ailleurs malgré tout ce que je vous ai dit sur Donald Trump de critiquer l'accord qui a été signé entre madame Vanerle et les États-Unis il y a quelques mois parce que très défavorable et et je vous réponds mais je je pose je pose le cadre.

Maintenant, ceci étant dit, l'évolution du monde et la doctrine américaine telle qu'elle s'applique ces dernières semaines nous imposent pas. Les autres alliés européens semblent le découvrir mais les Français pas tout à fait. euh de de comment dire de d'avoir une défense européenne qui soit beaucoup plus autonome.

C'est le chemin que nous sommes en train de prendre et que nous essayons de prendre notamment en ayant fait voter la préférence européenne pas répondu. Mari oui ou non ? Est-ce qu'il faut qu'elle parte ?

Si on est souverainistes vous êtes une souverainiste. C'est pas normal. Pardon c'est pas normal qu'il a des si on est un pays indépendant souverin.

La France n'a pas de base de transition son sol les Américains. Je vous mets très à l'aise en fait. Moi personnellement il y a pas de base en France et j'en suis très heureuse.

Dans un monde idéal. Je préférais évidemment qu'il n'y ait aucune base étrangère en Europe contre nos propres bases. Maintenant c'est un choix souverain de chaque nation.

C'est pas à moi d'expliquer aux Allemands ce qu'ils doivent faire si tout le monde est dans la même maison. On est dans la maison une européenne. Donc est-ce que vous espérez que les bases américaines quittent l'un ?

Comprends bien. Moi je pense qu'il y a un chemin. Le chemin c'est d'être le plus autonome et indépendant possible.

Maintenant c'est pas à moi si vous voulez d'aller expliquer justement comme souverainist ce que les autres nations doivent faire. Maintenant, ce qui est vrai, c'est que beaucoup de nations se retrouvent prises au piège. L'Allemagne en fait partie parce qu'ils sont totalement dépendants euh évidemment de l'intervention américaine pour pouvoir euh comment dire se défendre hein sur le plan militaire.

Et donc c'est pour ça que nous nous battons justement pour que les réglementations ITAR, vous savez ces fameuses réglementations qui permettent bah aux Américains d'intervenir sur le matériel qu'ils vendent en Europe ne puissent pas s'appliquer évidemment dans notre continent. Marie Maréchal sortir oui ou non du commandement intégré de l'OTAN de Gaul l'avait fait. Est-ce qu'on peut le refaire ?

Bah, on pourrait techniquement le refaire mais en fait je pense pas que ce soit souhaitable à l'heure où nous parlons pour une raison simple, c'est que comme je vous l'ai dit, c'est moins le cas de la France, même si nous sommes très abîmés parce que nous sortons quand même de décennies de baisse de budget, même s'il y a une relative prise de conscience ces dernières années. Euh de fait, aujourd'hui, le le l'Europe au sens large n'est pas capable d'assurer sa sécurité sans les États-Unis. Donc une sortie sèche, si vous voulez, sans d'abord avoir reconstitué un appareil de défense autonome.

Euh, appareil irréaliste. Maintenant, le but, si vous voulez, c'est pas tant de rompre l'alliance transatlantique avec les Américains qui puissent rester des alliés sur le plan militaire, c'est tout à fait souhaitable. Euh, mais ça n'empêche pas que nous puissions avoir une branche européenne qui soit beaucoup plus souveraine que nous ne le sommes aujourd'hui.

Au début, le dites vous-même, tout passe par le pouvoir national. Aujourd'hui, quand vous regardez les sondages, quand vous regardez le bruit du moment, est-ce qu'il y a un phénomène bardella et est-ce qu'il est le mieux placé ? Bah qu'il y a qu'il y ait euh comment dire une popularité de Jordan Bardella bien installé depuis de nombreuses années, c'est une découverte pour personne.

Ce qui est sûr, il s'est passé dans les sondages. Ce qui est sûr, c'est que par la force des choses, les Français se projettent dans les différentes hypothèses. Bon, je veux pas vous dire que moi évidemment je soutiens comme Jordane d'ailleurs le fait que Marine puisse se présenter infini.

Je souhaite que justice soit rendue de ce point de vue-là et que l'élection ne soit pas confisquée par les juges. Est-ce que c'est encoreable pour vous ? On a vu Marine Le Pen qui semblait elle-même peut-être peut-être he c'est peut-être la psychologie bistro mais qui avait l'air d'y croire moins par moment.

Je ne sais pas si elle y croit moins. Évidemment c'est une épreuve personnelle he je vais pas vous mentir les réquisitions qui ne vaut pas condamnation sont très dures. Donc le chemin est étroit mais il existe malgré tout jusqu'à la décision finale.

Maintenant vous en parlez avec elle. J'en parle avec elle. Bah que voulez-vous que je lui dise d'autre que le le comment dire la la poussée à son optimisme et à sa pugnacité habituelle.

Maintenant ça n'est plus totalement entre ses mains. C'est le temps de des avocats de la défense. Euh donc voilà maintenant Marine Le Pen a pour elle elle a quand même pris une initiative que je trouve tout à fait admirable.

C'està dire qu'elle a préparé sa succession. Donc vous m'accordez qu'il y a peu de chefs politiques qui se prêtent à cet exercice et Jordan Bardella lui-même anticipant cette éventuelle hypothèse, bon j'en ai beaucoup parlé avec lui, se prépare et et et commence à travailler à l'équipe qui pourra l'entourer et ça je heureuse. Quel vous le est-ce qu'il y a un candidat naturel entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?

Est-ce qu'il y a un candidat naturel de votre camp ? Le candidat naturel et Jordan lui-même en convient, c'est Marine Le Pen pour une raison simple, c'est que aujourd'hui le RN dans cette coalition que nous sommes en train de construire et on espérer que ce sera que ce sera Marine Le Pen. Oui, mais comme lui-même d'ailleurs, il reconnaît que elle a aujourd'hui une légitimité, une antériorité évidemment qui fait que ça veut dire pardon même si Jordan Bella est mieux placé dans les sondages de façon durable.

Oui, mais vous savez les sondages les sondages sont quand même l'écume des choses, quoi qu'on en pense. Voilà. et Marine Le Pen est une une candidate à guérie et qui est une évidence pour l'ensemble du camp national.

Maintenant, comme je vous l'ai dit, il y aura pas évidemment de contestation la légitimité de Jordan Bardella si Marine Le Pen était empêché. Maintenant, le tout étant de s'organiser, puisque aucun parti politique ne pouvait en gagner seul, d'organiser l'équipe la plus large possible, le rassemblement le plus large possible pour pouvoir justement faire les fameux 50 + 1. Il me semble que Jordan Bardella en a bien conscience et sielle.

Vous vous êtes rapproché. Tout à fait, tout à fait. Ça ça s'est vu, ça se voit. il était, je crois, au lancement de votre livre.

Enfin, il y a parce qu'il y a eu des hauts et des bas dans la relation entre politique, c'est le jeu. Pourquoi vous êtes approprié ? Euh bah, écoutez, déjà en effet, il était présent à la soirée de lancement de mon livre comme je pense à voilà une volonté affichée de marquer cette cette volonté de travailler ensemble, de construire cette fameuse équipe dont je vous parle.

Je pense qu'il y a une sorte de oui de chemin y compris de de maturité. Ren maintenant, moi je j'ai mon propre mouvement comme vous savez, identité, liberté. Je suis une allié du rassemblement national sans vous faire un jour.

Évidemment, le RN est comme ça et puis votre point est comme ça. Je n'ai aucune prétention de de ce point de vue-là de contester cette information. Maintenant, comme vous l'avez noté dans mon livre, moi j'ai quand même une vision qui est assez singulière, qui n'est pas absolument celle du Rassemblement national sur un certain nombre de sujets, du libéral notamment, euh plus conservatrice sur un certain nombre de sujets de société, euh peut-être une approche aussi un peu différente sur les sujets identitaires plus civilisationnels.

Et donc, de ce point de vue-là, bon, mon objectif, c'est que cette vision existe dans cette équipe qui va se présenter demain aux élections et et compte demain si nous arrivons au pouvoir. Équipe, c'est qui l'équipe ? Alors, on comprend bien Jordan Bardella ou Marine Le Pen, présidence de la République.

Il y a quelques noms qu'on imagine Eric Sioti à l'intérieur. Il en rêve l'économie qui Jean-Philippe Chang. Je crois que c'est pas le moment pour l'instant de distribuer les postes.

Pas croire que vous n'y pensez pas. Non, non, mais je Non, j'y pense pas pour une raison simple, c'est que le chemin est Oui, mais le chemin est encore très long jusqu'aux élections présidentielles. Je pense qu'il y a des choses qui vont bouger.

Mais à mon avis, l'un des grands enjeux Non, mais moi je suis pas du tout en train de demander un poste de quoi que ce soit. Mon but comme je vous le disais c'est déjà qu'on vous êtes allié en politique c'est déjà non mais que je puisse être un acteur important si nous gagnons. Je le souhaite évidemment vous dire aujourd'hui je candidate à tel ou tel poche je trouvais ça ridicule alors que le chemin est encore très long jusqu'à la victoire.

Maintenant l'un des grands enjeux me semble-t-il ça va être que font les républicains ? vont-ils s'obstiner dans les alliances avec le macronisme qui, on l'a bien vu au moment du budget, les a condamné à l'impuissance, au renoncement et et finalement être les cocus du Parti socialiste ou vont-ils enfin se tourner vers le camp national et reconsidérer leurs alliances depuis des décennies ? Il y a des pages, il y a beaucoup de pages très intéressantes dans vos typs parce que qu'on vous aime ou qu'on ne vous aime pas, vous allez très loin y compris dans les confidences personnelles, on va y revenir et dans parfois des choses surprenante, je crois lié à certaines admirations pour Mitteran en tout cas pas politique mais l'art manœuvrier voir qui l'admion c'est un bien grand mot mais il nous a donné une belle leçon sur la coalition nécessaire. très loin c'était incroyable ça allit de groupement royalistes jusqu'à jusqu'au stalinien il avait tout connu hein bon aujourd'hui par exemple une sarnafo est-ce qu'elle fait partie de votre équipe comme vous dites bah moi je considère que cette alliance en effet doit être la plus large possible donc j'y inclus évidemment tous les LR de bonne volonté moi j'y inclus idéalement Reconquête encore faut-il que Reconquête soit dans le même état d'esprit et envie de construire cette alliance qui évolution d'habitude quand oui alors je vous dis dans l'absolu oui Mais ça que soit partagé parce que moi ce que je vois aujourd'hui c'est l'air personne ne refuse un ministère.

Non mais c'est pas ce que je suis en train de vous dire. Ce que je suis en train de vous dire c'est qu'elle me donne le sentiment aujourd'hui à Paris de vouloir davantage faire des alliances avec les macronistes qu'avec le national. Ah bah quand je vois les déclarations qui sont faites qu'elle fait vis-à-vis de monsieur Bournael ou même le zel qu'elle met à vouloir potentiellement peut-être demain s'il y a pas d'accord avec madame Dat se désister au profit de madame Dati qui est elle-même ministre macroniste.

Ça interroge. Qu'est-ce que vous en tirez à son dégât ? Qu'est-ce que j'en tire ?

Bah écoutez, j'en tire que moi je soutiens la candidature de Thierry Marian à Paris parce que je sais qu'avec lui au moins, j'ai la garantie d'avoir quelqu'un qui va être un empêcheur de tourner en rond au conseil de Paris. Bon Mario Maréchal, la droite disons classique, la droite bourgeoise, appelzla comme vous voulez, comment vous l'appelez d'ailleurs ? La droite traditionnelle, la droite Oui, la droite, voilà, parce que j'aime pas dire droite républicaine parce que ça impliquerait que les autres ne sont pas républicains.

Pour leur parler à à leur voquer à à Bronillo, vous leur avez parlé récemment. Bah écoutez, je j'ai un certain nombre de contacts. Oui, vous me permettrez de les taire parce que le but de ce trait d'union justement, c'est de préparer les esprits à cette fameuse équipe.

Terant votre maître en manœuvre, il était c'était public, il les radicaux jusqu'à ce que cette alliance devienne officielle. Mais le travail de coulisse, c'est le travail de coulisse. Maintenant, ce qui est vrai et ça pour le coup, c'est une réalité rencontré quoi vous déjeunez.

C'est une réalité ici au Parlement européen. Au Parlement européen ici, je travaille de manière pour le coup publique avec les Républicains. Bah tiens, un peu plus tard qu'aujourd'hui nous présentons un amendement pour imposer à la commission qu'elle respecte la suspension suite à la saisine de la CJE, vous savez sur l'affaire du Mercosour.

Et bien cet amendement, il est cosigné par Jonan Barda, il est aussi cosigné par DLR comme madame Célinear par exemple qui est député LR. Vous allez me trouver peut-être un peu tambouilleux mais c'est la réalité du pouvoir c'est si on se projette. Est-ce que vous imaginez un gouvernement dans lequel siègera ou siégerait Bruno Rotaillot et Marion Maréchal ?

Ah moi je pense que Bruno Rotaillot fait partie des personnalités qui devraient très naturellement, très logiquement de façon cohérente être associé au corps national. Quand je regarde ce qu'il défend, moi je remets pas en cause sa sincérité à Bruno Rotaillot. Je pense que c'est un homme qui a des vraies convictions.

Le problème c'est qu'en ayant fait le choix d'appartenir à un gouvernement macroniste, il s'est condamné à l'inefficacité. Il en est sorti ? Oui, il en est sorti mais bon laborieusement quoi.

Voilà. Et que de temps perdu. Bourusement plutôt claqué la porte de toute façon.

Ou oui mais que de temps perdu. Voilà parce qu'encore aujourd'hui il y a quand même une extrême confusion autour du budget et on voit bien qu'ils ont encore du mal y compris aux élections locales. Si demain les candidats à la prés de la République ce sera un bon candidat Bruno Rotaillot.

Ah moi je je soutiens le je soutiens la candidature du Rassemblement national. Donc donc moi moi je je considère aujourd'h il suffit d'ailleurs de s'en tenir au sondage que de fait c'est aujourd'hui la première force de droite du pays et le Rassemblement national. Donc en revanche, ce qui est très intéressant au-delà des présidentiels qui qui vaent d'ailleurs souvent comment dire rôle de primaire, en gros on évalue les rapports de force, c'est les législatifs qui suivent.

Qu'est-ce qu'on fait au législativ ? C'est là l'enjeu. Comment on construit cette majorité ?

Candidat au législative. Écoutez, c'est pas décidé alors où je vous parle, c'est pas la priorité non plus. C'est pas c'est pas absolument exclu.

Tout tout dépend de comment se dérouleront ces élections là. Mais j'ai encore beaucoup de travail au Parlement européen donc j'aimerais pouvoir le confort ici c'est le confort prenez moins de risque ici législatif c'est très davantage c'est pas une question de confort si vous voulez parce que qu'est-ce que je fais moi aujourd' au Parlement européen ici je construis des alliances qui demain pourront servir justement au camp national notamment avec les italiens et on va parler notamment des italiens de madame Mélonie mais le plafond le plafond vous parlez beaucoup de ça dans votre livre on a appelé ça cordon sanitaire front antierne front républicain appelons ça comme on voudra mais est-ce qu'il est vraiment brisé là il y a un aspect personnel vous racontez à quel point vous revenez de loin c'est-à-dire être la petite fille de Jean-Marie Le Pen les insultes à l'école, parfois même les agressions physiques, la colonie de vacances où les les moniteurs hurlent mort à Jean-Marie Le Pen. Il y a des scènes racontez l'histoire parce qu'elle est incroyable, une scène de drague où celui qui vous drague se rend pas compte que vous êtes la petite fille de de de Le Pen.

Oui oui, j'ai vécu b je raconte pas tout parce que honnêtement il y aurait de quoi faire rire rire ou pleurer je ne sais pas mais beaucoup elle dit beaucoup de je suis à la fac endroit àas et je suis courtisée par un jeune homme qui m'invite à me prendre un café et donc bah j'accepte et la conversation suit son cours et à un moment donné il me regarde et il me dit mais tu sais pas quoi il paraît qu'il y a la petite fille de Jean-Marie Le Pen à la fac ça doit être une sacrée [rires] Et je dis bah la est devant toi. Il est si déré et il me plante avec mes deux cafés. Bon ben voilà c'était pas l'homme de ma vie que je vous dise tant pis.

Donc oui, c'est vrai que on a grandi dans une forme d'adversité de revanche après ça ? Non, pas de revanche du tout. Moi, j'en garde pas d'amertume et je pense que à certains égards sûr quand même parce que si c'est une fois, deux fois, 5 fois, 10 fois.

Oui, bien sûr. Mais je vais pas vous dire que tout ça a été très marrant et puis moi j'ai été viré de petits boulot étudiants parce que j'étais la petite fille de mais à la fin c'est quand même une grande liberté parce que du coup ça vous ça vous construit dans l'adversité et vous êtes ensuite plus libre. vous êtes moins soucieux du candiraton et et vous avez moins l'appréhension finalement bah de l'adversité et même parfois comment dire des attaque verbal ou physique.

Est-ce que ça donne envie du pouvoir ? C'est c'est curieux parce qu'il y a une scène assez proche qui est arrivé avec madame Mélonique, je sais pas si vous avez l'archive en tête où elle va dans une province en Italie et elle va droit vers un un sénateur et elle lui dit "Bonjour, c'est la connasse." Parce que il l'avait traité et elle se dit voilà maintenant c'est moi le premier ministre.

Elle ne pardonne pas hein. Oui, elle peut-être un peu plus rancunaire que moi, je ne sais pas. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que avoir le luxe de pouvoir faire ça quand on est une fois qu'on est chef d'état, c'est sûr que ça doit être assez saboureux quand même.

Je dis pas que c'est je dis pas que c'est un projet, mais non, moi je je cherche pas à régler des comptes. Objectivement, c'est pas c'est pas mon objectif. Mon objectif, au contraire, c'est que tous ces gens qui étaient peut-être aveuglés par la propagande finissent par ouvrir les yeux et nous rejoignent.

Madame Méloni, c'est un modèle pour vous. Ah, c'est une grande inspiration. Oui, j'aime pas parler de modèle en ce qui concerne comment dire les dirigeants étrangers parce que modèle ça veut dire que je prendrai absolument tout.

Moi, je suis Qu'est-ce qu'elle a montré ? Qu'est-ce qu'elle a montré d'après ? Bah, c'est une c'est une inspiration déjà parce que c'est une femme qui a été d'une pugnacité formidable.

C'estd qu'à plusieurs reprises, elle aurait pu rentrer dans des gouvernements. Elle a toujours refusé de le faire quand il y avait la gauche pour ne pas se compromettre. D'ailleurs, elle voulait rester cohérente avec elle-même.

Cette pugnacité a payé. C'est un parti conservateur assumé comme tel qui est arrivé aux affaires et aujourd'hui elle est elle est l'un des leaders en vue en Europe. 4e puissance exportatrice stabilité.

Bon tout ça mais avec baisse des impôts sur les classes moyennes avec les subventions réhabilitation des finances publiques. Oui mais enfin elle prend des décisions très mais parce qu'elle a très bien négocié. Elle a très bien négocié.

C'est ça aussi qui est intéressant. Ça veut dire qu'elle a su faire valoir ses intérêts en Europe. Elle sait imposer sa voix.

C'est elle en ce moment par exemple qui est en train d'obtenir du conseil un durcissement de la politique migratoire en Europe. Elle est en train de faire la démonstration que beaucoup de migrants. Non.

Alors c'est très différent de ce qui se passe en France. J'entends beaucoup de bêtises d'ailleurs sur ce sujet. J'ai entendu 500000 naturalisation ou de clandestin.

C'est totalement faux. Euh madame Méloni, elle est en train d'organiser une politique euh migratoire de travail uniquement en lien avec des pays qui s'engagent à reprendre leur clandestin. Donc en France, par exemple, l'Algérie ne pourrait pas avoir de visa de travail sur des temps euh comment dire limités.

Et donc ce qui fait qu'aujourd'hui bah elle a repris la maîtrise finalement de sa politique migratoire y compris Candestine. D'ailleurs, vous vous éc il y a beaucoup de pages dans votre livre sur la comment dire les mœurs, sur le la vision de la société hein qui est conservatrice même réactionnaire. Est-ce que vous assumez ce motl ?

C'estàdire que vous voulez revenir dans beaucoup de domaines à un temps d'avant. Non, je je non je je dis pas ça. Je pense qu'il y a des comment dire il y a il y a des principes d'ailleurs biologiques, humain d'ailleurs qui sont des constantes de l'humanité.

Donc j'y vois pas une réaction, j'y vois j'y vois au contraire une forme de constance. Bah je suis désolé de dire oui, je par exemple dans ce dans moi je en fait je parle de l'histoire singulière de ma naissance. accident je suis pas mon père biologique et donc je pose le regard de l'archétype de l'enfant qui aurait dû être avorté sur ces sujets le sujet de la famille du rapport avec le père avec la mère et et j'essaie d'expliquer cela mon but étant pas du tout d'ailleurs de de juger qui que ce soit je pense vous l'avez compris c'est pas du tout l'esprit de ce livre mais c'est d'expliquer qu'à un moment donné oui un enfant il construit dans un cadre familial et qu'il y a des choses indépensables et qu'on est d'un père et d'une mère ça peut paraître fasciste mais c'est C'est la nature quoi.

Quelle mesure vous enterrez ? Parce que vous vous rappelez un de position sur l'avortement. Effectivement vous dites je suis contre la banalisation de l'avortement mais j'imagine vous voulez pas revenir en arrière sur je remets pas du tout en cause l'accès à je remets pas du tout en cause l'accès à l'avortement.

Euh je critiquais le fait que ce ce droit a été inscrit dans la Constitution parce que je considérais que c'était pas le lieu et que ça allait induire probablement une un risque de dérive parce qu'il y a un encadrement parce que je considère que c'est un acte qui est pas banal sur un délai de réflexion sur la liberté de conscience et que je je considérais qu'il ne fallait pas banaliser cela. Voilà si on est dans le très concret des positions qui n'agguèrent passaient pour vraiment la droite le rétablissement de la peine de mort. Moi, j'ai jamais défendu la peine de mort figurez-vous.

Donc pas même quand j'étais au Front National à l'époque. Le mariage homosexuel, le mariage pour tous, il a une grande partie de la droite de vos milieux d'ailleurs qui s'était battu contre. Aujourd'hui, c'est rentré tout à fait dans les mœurs.

Vous reviendrez. Oui, mais j'explique pourquoi. D'ailleurs dans le livre, la raison était pas tant d'ailleurs le mariage en tant que tel.

Ça veut dire le fait qu'on puisse aligner même sur le plan patrimonial, fiscal des couples qui ont envie de vivre ensemble. En fait, moi c'est mon sujet, c'est l'adoption. Mais d'ailleurs, c'est une adoption que je que je remets en cause, que je remettrais en cause aussi pour les célibataires.

C'est-à-dire que de la même manière que je lutte contre la GPA, y compris pour les couples hétérosexuel, pour moi, mon sujet à chaque fois est le sujet de l'enfant et c'est vrai que ce que je défends dans le livre, c'est l'idée que bah oui, on peut pas, quand on est l'État, organiser la privation d'un père et d'une mère. C'est tout ce que je dis mais en aucun cas je je souhaite remettre en cause le fait que des personnes qui s'aiment et qui soient homosexuelles puissent vivre ensemble, s'aimer, voilà, et s'unir. Un dernier mot sur Dieu, Dieu dans tout ça, c'était la question de Jeanel à marcher.

Voyez, ça va loin dans le dans le c'est l'autre bout du spectre politique. Il est très présent. Alors, c'est vous faites exception dans la dans la classe politique française, en général, la tradition politique en France, il dit qu'on dit Dieu, là on dit ça, c'est c'est trop dangereux.

Vous vous dites, vous êtes croyant, vous parlez de votre accident, vous avez frôé la mort choc frontal en Italie euh et vous dites, vous allez jusqu'à dire Dieu vous a sauvé. Je je dis qu'il y a un petit message providentiel puisqu'il se trouve que le jour de l'accident, sans rien savoir de cet accident, l'un des prêtes que j'avais rencontré durant l'été me dit "Ah, j'ai je vous ai comment dire confié à la protection de la Vierge Marie parce que j'ai senti que vous en aviez besoin." Et c'est vrai que c'était précisément l'été où j'avais remis ma médaille de de baptême où un petit visage de la Vierge, voilà.

Et là et voilà. Tout ça m'a donné le sentiment en effet que bah ce jour-là, j'ai eu une protection un petit peu particulière et donc bah depuis, je me dis c'est tout l'objet de ce livre. D'ailleurs, qu'est-ce que je fais de ces années en plus qui m'ont été gentiment accordé ?

Paradoxalement, est-ce que vous vous retrouvez dans les jeunes musulmans, je sais pas si vu ce sondage du Figaro qui montre que les jeunes musulmans euh français sont paradoxement plus conservateurs parce que dans beaucoup de domaines de meur, bah ils sont assez conservateurs. Ils sont plus proches de vous que d'une certaine gauche. Je je plus conservateur surtout plus radicaux en fait la réalité quand c'est vrai il y a des radicaux mais conservateurs classiques.

Vous regardez le le dernier sondage ifop sur les jeunes musulmans en France, hein, je peux vous dire que c'est très inquiétant quand on voit la sympathie qu'ils ont pour un certain nombre de mouvances islamiste euh et pour une petite minorité d'entre eux, même djihadistes. Donc non, je suis assez loin de ça maintenant. Moi, je respecte le fait de croire puisque je fais partie de ces croyants.

Mais je considère aujourd'hui que l'arrivée massive de l'islam dans notre pays pose un certain nombre de sujets identitaires très graves. Si un jour vous êtes présent réjou, vous vous restaurerez la la chapelle à l'Élysée ? Non, pas du tout.

Je reste évidemment une démocrate attachée à à la séparation du spirituel et du temporel. C'est intérieur, mais je pense que c'est aussi les Français, ils sont aussi attachés une des dimensions identitaires de notre pays. Allez, dernière dernière question parce que puisque tout est en recomposition et vous le disiez vous-même, on est peut-être dans une époque où on verra, peut-être ça se fera pas, peut-être le plafond continuera à être contre vous, mais si on regardez la classe politique française, c'est qu'elle est aujourd'hui, réponse rapide à chaque fois.

Non, le plus cultivé. Le plus cultivé. Ah oui, excusez-moi, je réfléchis.

Le plus cultivé vivant du coup. Vivant. Ah je sais pas ça me fait mal mais probablement Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon le plus retour d'Armanin. Gérald d'Armanin. Gérald [raclement de gorge] d'Armanin.

Ça lui fera plaisir. Le plus rebelle. Le plus rebelle ?

Ah je sais pas je plus rebelle. Non je dirais ça rien qui me vient. Le plus drôle.

Le plus drôle. Bah je sais pas. J'ai jamais eu l'occasion d'éprouver ces blas mais il paraît François Hollande est très drôle.

Le plus habile ? Marine est drôle aussi. Si je dois être juste Marine Le Pen, le plus habile, le plus habile euh qui est survécu jusqu'ici euh sans se faire trop de mal.

Bon, je sais pas. Macron élu. Ouais, c'est ce que j'allais dire.

C'est ce qui me vient Emmanuel Macron. Mais il finit tellement mal que j'arrive pas à dire qu'il est habile. On verra.

On verra. Le plus sincère. Ah pour le coup bah Marine Le Pen et Jordan Bella convaincu Merci Marion Maréchal et je rappelle votre livre Si tu te sens le Pen édition Fillard.

Merci. Merci à vous. Yeah.