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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 21 mars 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

Thomas Ménagé : "Le RN soutient les Français de confession juive !" (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous croyez que la réforme des retraites peut encore aboutir ?

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Le RN propose-t-il un retour à 62 ans pour tous ?

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Si échec sur les retraites, censurez-vous le gouvernement ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Que répondez-vous à ceux qui estiment que la France travaille moins que ses voisins ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    L'effort national pour le réarmement, vous le soutenez ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Approuvez-vous la démarche de Macron pour la libération de Boilem Sansal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « c'était une magouille de François Bayrou avec les socialistes pour gagner du temps »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Nous, nous avons une position qui tient compte de l'équilibre des finances publiques, avec 62 ans pour ceux qui ont commencé après 20 ans, et 60 ans pour ceux qui ont les métiers les plus pénibles »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « On ne propose pas ce que propose le NFP, qui promet les 60 ans pour tous, parce que ce n'est pas possible d'un point de vue financier »
  • 2:58Invité politiqueChiffre
    « En France, on est à 28% de taux de cotisation. 10 points supérieurs à la moyenne de l'OCDE »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Pour un Français au niveau moyen, ce n'est pas moi qui le dis, c'est la CPME qui me l'avait dit lors des auditions que j'avais menées, c'est le premier poste de dépense avant le logement »
  • 4:15Invité politiqueChiffre
    « Si on rattrape le taux d'emploi des Français en allant au taux d'emploi du Pays-Bas, c'est 140 milliards d'euros supplémentaires de recettes »
  • 5:08Invité politiqueFait
    « Il faut aller vers un vrai bras de fer, la fin des accords de 68, la suppression des visas, s'il faut la fin des transferts d'argent, de la diaspora vers l'Algérie »
  • 5:22Invité politiqueChiffre
    « 150 millions d'aides publiques au développement, ou encore les bourses qui sont versées aux étudiants algériens »
  • 6:52Invité politiqueFait
    « qui a des thèses antisémites »
  • 7:35Invité politiqueFait
    « M. Raphaël Arnaud qui a été élu alors qu'il est fiché S, qui a rassemblé des islamistes en notre sein »
  • 8:21Invité politiqueFait
    « le parti qui soutient les Français de confession juive, qui les défend, qui crée un vrai bouclier, pour eux, c'est le Rassemblement national »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé69 %
  • Présentateur31 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour tout m'aménagé, et ça tombe bien si j'ose dire, puisque vous, vous portiez la parole du Rassemblement National lors de la ô combien mouvementée réforme des retraites, discussion à l'Assemblée Nationale en 2023. On vient de parler de ce conclave qui est mal en point. Est-ce que vous, vous croyez, puisqu'on vient de le dire, que ça peut encore marcher, qu'on peut encore trouver une porte de sortie ?

0:22
Thomas Ménagé

Alors même si on croit au dialogue social avec les partenaires sociaux au Rassemblement National, dès le début, on a dit à la France entière que c'était une magouille de François Bayrou avec les socialistes pour gagner du temps. Il y a les partenaires sociaux quand même. Oui, mais qu'il était impossible dans tous les cas d'avoir un accord entre les organisations patronales, les organisations qui défendent les travailleurs, les syndicats dans notre pays. Et en plus, aujourd'hui, parce qu'ils ont des positions qui sont diamétralement opposées.

Il faut bien entendu que ça soit aux politiques, en écoutant les différents syndicats, de voter, de s'exprimer, ce que nous n'avions pas pu faire à l'époque. Et c'est aussi un peu un camouflet aussi pour la gauche, puisque François Bayrou a avoué que dès le début, enfin, il n'a jamais pensé que ça pouvait aboutir. Et que les socialistes auraient pu, comme la gauche, voter l'abrogation de la réforme des retraites portée par le Rassemblement National, que j'avais défendu le 31 octobre dernier. À chaque fois, la gauche s'est vendue contre les travailleurs de notre pays.

1:14
Présentateur

Thomas Ménager, qu'on vous comprenne bien, ce que vous prenez, vous, comme la gauche d'ailleurs, c'est un retour à l'âge de 62 ans pour le départ à la retraite ?

1:22
Thomas Ménagé

Aujourd'hui, il y a une majorité dans l'Assemblée Nationale et une majorité de députés qui ont été élus après la dissolution pour abroger la réforme des retraites, avec des positions qui sont différentes. Et pour revenir à quoi ? Nous, nous avons une position qui tient compte de l'équilibre des finances publiques, avec 62 ans pour ceux qui ont commencé après 20 ans, et 60 ans pour ceux qui ont les métiers les plus pénibles, ceux qui commencent tôt, qui travaillent dur, 60 ans. On ne propose pas ce que propose le NFP, qui promet les 60 ans pour tous, parce que ce n'est pas possible d'un point de vue financier.

Et on propose surtout de refinancer notre système par répartition, en faisant des réformes structurelles, sur la productivité, sur la question de la démographie, sur la question de la croissance.

1:57
Présentateur

S'il y a un échec sur les retraites, sur cette réforme réformée, en quelque sorte, est-ce que vous revenez sur votre position qui est, il faut censurer ce gouvernement ? Et vous êtes prêts à le faire tomber comme vous avez fait tomber le gouvernement ?

2:08
Thomas Ménagé

Depuis le début, on a toujours dit qu'on ne s'empêcherait pas de censurer à nouveau un gouvernement. Mais quel est votre état d'esprit du jour ? Sur l'élément unique des retraites, non, ça fait partie d'un ensemble. Si aujourd'hui, il y a une suite de décisions de la part du gouvernement de M. Bayrou, qui nuit aux Français, nous nous poserons la question. C'est un ensemble. Et c'est de savoir aussi si la censure sera profitable globalement aux Français, que serait négative une censure pour eux.

2:33
Présentateur

Sur le fond des retraites, qu'est-ce que vous répondez par exemple à des politiques comme Édouard Philippe, ou aux patronats qui estiment que l'heure n'est pas à travailler moins, notamment en revenant sur la réforme des retraites, alors que les menaces pèsent et que tous nos voisins, eux, ont tendance à dire, eh bien, pas tendance, votent des lois pour que l'on travaille plus. Comment la France pourrait être à rebours de tous les autres pays européens ?

2:54
Thomas Ménagé

Alors, ils ont une vision partielle de la question. Ce qu'il faut voir, c'est aussi le taux de cotisation. En France, on est à 28% de taux de cotisation. 10 points supérieurs à la moyenne de l'OCDE. Donc, il est logique qu'on ait un avantage, puisqu'on cotise toute sa vie, beaucoup plus que tous les autres pays, que l'on parte un peu plus tôt. Il y aurait une cohérence à dire, on paye moins, il y a moins de cotisation, et donc, on peut partir à un âge équivalent des autres pays. Il faut voir l'ensemble. Il faut rappeler à ceux qui nous écoutent ce matin... On peut faire cavalier seul, donc, et travailler moins longtemps que les autres pays, compte tenu de ce que vous venez de dire.

C'est une fierté d'avoir un modèle social qui est plus favorable, et qui n'est pas plus favorable juste parce qu'on est seulement plus généreux, juste parce que les Français cotisent plus chaque mois. Pour un Français au niveau moyen, ce n'est pas moi qui le dis, c'est la CPME qui me l'avait dit lors des auditions que j'avais menées, c'est le premier poste de dépense avant le logement. Vous payez plus chaque mois pour votre retraite que pour votre logement.

3:43
Présentateur

Mais l'effort national pour le réarmement, vous le soutenez ? Il faut le faire d'une autre manière, alors ? Pas compter sur, par exemple, les dépenses sociales ?

3:51
Thomas Ménagé

On se rend compte que depuis des années, on reporte l'âge de départ à la retraite et que le système n'est pas plus équilibré. La réforme de Born avait été promise comme étant la solution à l'équilibre, ça n'a pas marché. Donc il faut aller sur d'autres leviers. Pierre Moscovici, que j'auditionnais la semaine dernière en commission des affaires sociales, l'a dit, il y a une possibilité qui est beaucoup plus difficile, qui est beaucoup plus courageuse, qui demande de faire travailler plus, notamment avec un taux d'emploi qui serait supérieur à celui que nous avons aujourd'hui.

Si on rattrape le taux d'emploi des Français en allant au taux d'emploi du Pays-Bas, c'est 140 milliards d'euros supplémentaires de recettes. Donc il ne faut pas faire travailler plus longtemps les Français, mais faire travailler plus de Français en donnant du travail, en créant de l'emploi, en créant de la richesse dans notre pays.

4:30
Présentateur

Un autre sujet, les relations entre l'Algérie et la France. 10 ans de prison ont été requis contre l'écrivain Boilem Sansal, qui est âgé, qui est malade, qui est détenu aujourd'hui dans une prison algérienne. Emmanuel Macron, on l'entendait, en a appelé au président algérien, Abdelmadjid Teboun, pour demander sa libération. Est-ce que vous approuvez cette démarche ?

4:49
Thomas Ménagé

– Bien entendu, depuis le premier jour, on le soutient, et toute la France est derrière M. Sensa. Il y a la nécessité que la diplomatie fasse son travail, et Emmanuel Macron a raison. Mais je pense que le bras de fer n'est pas là. Ce n'est pas en demandant gentiment à l'Algérie qu'on obtiendra quelque chose, comme le fait M. Macron. Il faut aller vers un vrai bras de fer, la fin des accords de 68, la suppression des visas, s'il faut la fin des transferts d'argent, de la diaspora vers l'Algérie. Et il faut aujourd'hui stopper et arrêter de se faire marcher dessus par l'Algérie.

Il faut aussi stopper l'argent qu'on envoie à l'Algérie chaque année, 150 millions d'aides publiques au développement, ou encore les bourses qui sont versées aux étudiants algériens.

5:28
Présentateur

Il faut dire stop. – Il faut en faire donc plus que ce qu'a dit Bruno Rotaillot cette semaine, qui prône aussi des mesures très fermes. Pourquoi pas l'interdiction à terme de compagnies aériennes, c'est dans la riposte graduée prévue par le ministère de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Qu'est-ce qu'il faudrait faire de plus que Bruno Rotaillot ne fait dans sa riposte graduée, je reprends cet air, et qui est approuvée par les Français ?

5:50
Thomas Ménagé

– Il faudrait juste faire ce que Bruno Rotaillot dit. Parce que M. Rotaillot, il reste dans un gouvernement qui n'est pas d'accord et qui ne le fait pas. Il accepte que…

5:57
Présentateur

– Sur les visas par exemple, il s'est passé des choses,

5:59
Thomas Ménagé

les passeports diplomatiques. – C'est encore très léger. Aujourd'hui, il faut aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort, et que M. Rotaillot soit entendu, ou s'il n'est pas entendu, s'il est sincère, qu'il démissionne, qu'il quitte son poste. Pareil, les accords de 68, c'est le gouvernement qui peut le faire. Ce n'est pas une prérogative, contrairement à ce qui a été dit du président de la République. Donc mettons fin à ces accords de 68, ce que nous demandons au Rassemblement National depuis de nombreuses années.

6:20
Présentateur

– Il y aura Paris un peu partout en France samedi. Demain, des manifestations contre, je cite, le racisme et l'extrême droite. Vous faites partie au Rassemblement National des cibles de ces marches, qu'on verra demain. Mais pas seulement, il y a Bruno Rotaillot, on revient à lui. Les relais supposés de l'extrême droite en France, notamment à travers les médias de Vincent Bolloré, s'il y a beaucoup de monde dans les rues demain, c'est possible. Qu'est-ce que ça voudra dire de l'état du pays, de l'état de l'opinion, selon vous, Thomas Ménager ?

6:48
Thomas Ménagé

– Ce serait inquiétant, parce que quand on voit les positions de ceux qui développent cette manifestation, qui est la France insoumise, qui a des thèses antisémites… – Pas seulement, il y aura les écologiques, il y aura des syndicats… – Oui, mais qui acceptent, ou qui sont alliés, qui acceptent les propos. Ça serait inquiétant qu'une manifestation prétendument contre la haine puisse être autant suivie, alors qu'elle a été lancée avec une affiche antisémite qui prend tous les codes de l'iconographie… – Vous parlez de la caricature de… – De l'iconographie antisémite des années 30 contre un animateur télé, Thierry Lanouna, qui attaque vos confrères comme Pascal Praud, qui, comme M.

Mélenchon cette semaine, dit à un journaliste « taisez-vous, taisez-vous », on ne dit pas un journaliste de se taire, c'est la liberté d'expression, c'est ce qu'est la France. Et aujourd'hui, la même semaine que ces personnes vont manifester contre, soi-disant, la haine et les extrémistes, il y a eu à l'Assemblée nationale M. Raphaël Arnaud qui a été élu alors qu'il est fiché S, qui a rassemblé des islamistes en notre sein. Donc c'est en finale ceux qui sont aujourd'hui les plus grands porteurs de haine, les plus grands porteurs de ce qui est l'extrémisme, qui vont manifester, et dont j'espère qu'il y aura le moins de monde possible dans la rue.

7:48
Présentateur

– Jordan Bardella se rendra la semaine prochaine en Israël, c'est une visite qui fera beaucoup de bruit. Est-ce que ça suffit à démontrer que chez vous, au Rassemblement national, il n'y a plus d'antisémitisme alors que certains amis, par exemple, je cite Frédéric Chatillon ou Axel Lousteau qui appartenaient au GUD, des amis de Marine Le Pen, sont membres de l'ultra-droite où l'antisémitisme règne encore.

8:09
Thomas Ménagé

– Ces personnes-là ne sont pas au Rassemblement national, ne sont plus en lien. – Mais c'était les amis de Marine Le Pen, entre autres. – Oui, je veux dire, ça c'est absolument pas… On a pu tous avoir des amis qui ont mal tourné, et ce n'est absolument pas le sujet aujourd'hui. Aujourd'hui, les Français voient très bien que le parti qui soutient les Français de confession juive, qui les défend, qui crée un vrai bouclier, pour eux, c'est le Rassemblement national. Et c'est la raison pour laquelle Jordan Bardella est invité pour aller exprimer, notamment après le 7 octobre, la vision de la France, la voix de la France dans la lutte contre l'antisémitisme.

Et notamment parce que la France, malheureusement, a connu et connaît une montée de l'antisémitisme, des attaques, des actes. Il suffit de parler avec des Français de confession juive pour savoir qu'aujourd'hui, on ne peut plus se déplacer quand on est un Français de confession juive partout en France, sans prendre de risques. Et donc c'est la voix que portera Jordan Bardella en Israël.

8:58
Présentateur

– Merci Thomas Ménager, député Rassemblement national du Loiret. C'est la suite de Télématin. Merci beaucoup.