Elisabeth Borne, sur la sellette - reportage #cdanslair 13.04.2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
La parole est à Madame la Première Ministre.
- 0:43RelanceRéponse partielle
La ligue des droits de l'homme est un contre-pouvoir. On comprend que le pouvoir n'aime pas les contre-pouvoirs.
- 2:31OuverteRéponse directe
Des débordements qui mettent le gouvernement sous pression. Dans l'hémicycle, la droite demande des comptes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19InvitéFait
« J'ai beaucoup de respect pour ce que la LDH a incarné. Je ne comprends plus certaines de ses prises de position. »
- 0:27InvitéFait
« Cette incompréhension n'est pas nouvelle. Elle s'est fait jour dans ses ambiguïtés face à l'islamisme radical, et elle s'est confortée depuis quelques mois. »
- 0:50InvitéFait
« En s'en prenant à la ligue des droits de l'homme et en instillant le doute, le gouvernement innove guerre et joue un jeu dangereux pour la démocratie. »
- 1:26InvitéFait
« La seule période de l'histoire où la ligue a été ainsi entravée, la LDH, la ligue des droits de l'homme, c'est la période de Vichy. »
- 2:46InvitéPromesse
« Ces individus, ces milices d'extrême-gauche sont connus. Il faut aujourd'hui les éradiquer. »
- 2:54InvitéPromesse
« Ça fait huit groupuscules aux associations d'extrême-gauche que je propose à la dissolution. »
Temps de parole
- Élisabeth Borne39 %
- Invité22 %
- Invité 210 %
- Invité 39 %
- Invité 48 %
- Invité 56 %
- Présentateur3 %
- Invité 63 %
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Je vous demande, Madame la Première Ministre, d'affirmer... Elle semblait vouloir jouer la carte de l'apaisement, et pourtant hier au Sénat, une petite phrase a mis le feu aux poudres. Elisabeth Borne, censée incarner l'aile gauche de la Macronie, s'en prend à la ligue des droits de l'homme.
La parole est à Madame la Première Ministre.
J'ai beaucoup de respect pour ce que la LDH a incarné. Je ne comprends plus certaines de ses prises de position. Cette incompréhension n'est pas nouvelle. Elle s'est fait jour dans ses ambiguïtés face à l'islamisme radical, et elle s'est confortée depuis quelques mois.
Des propos immédiatement dénoncés par la France insoumise.
La ligue des droits de l'homme est un contre-pouvoir. On comprend que le pouvoir n'aime pas les contre-pouvoirs.
Et par l'association elle-même.
En s'en prenant à la ligue des droits de l'homme et en instillant le doute, le gouvernement innove guerre et joue un jeu dangereux pour la démocratie.
Une critique de la ligue des droits de l'homme et un soutien assumé au ministre de l'Intérieur. Il y a une semaine, Gérald Darmanin a même semblé remettre en question les subventions publiques accordées à l'association Centenaire.
Je ne connais pas les subventions données par l'Etat, mais effectivement je pense que ça mérite d'être regardé dans le cadre des actions qu'ils ont pu mener. Mais je rappelle que beaucoup de collectivités locales aussi les financent.
Réponse cinglante du président de la ligue.
La seule période de l'histoire où la ligue a été ainsi entravée, la LDH, la ligue des droits de l'homme, c'est la période de Vichy. Jamais on a tenu de tels propos à notre égard. Est-ce qu'on veut nous baillonner, contrôler ? Mais alors ça nous renvoie à d'autres régimes.
Un ministre de l'Intérieur ferme en lutte contre ce qu'il appelle l'ultra-gauche. A chaque débordement ou presque la même rhétorique, des forces de l'ordre contraintes de répliquer face à des manifestants hors de contrôle.
Je voudrais d'ailleurs ici dénoncer le cynisme et je l'ai déjà évoqué, la bordélisation souhaitée par une partie de l'extrême-gauche et par l'ultra-gauche.
Point d'orgue de ces tensions, Sainte-Soline. Malgré les blessés dans les deux camps, les premiers mots de Gérald Darmanin ne sont que pour les policiers.
Devant les images d'une extrême violence que subissent les gendarmes de la République, je veux évidemment leur apporter mon soutien total, absolu, leur dire que nous sommes à leur côté et que ce déchaînement de violence est absolument inexcusable.
La parole est à monsieur Eric Ciotti pour le bonheur. Des débordements qui mettent le gouvernement sous pression. Dans l'hémicycle, la droite demande des comptes.
Merci madame la présidente. Il faut des actes, il faut des actes concrets. Ces individus, ces milices d'extrême-gauche sont connus. Il faut aujourd'hui les éradiquer. Il faut changer de cadre. Ça fait huit groupuscules aux associations d'extrême-gauche que je propose à la dissolution. Toutes continueront grâce au service de renseignement et j'espère avec l'inimité de la représentation nationale.
L'actif dont Gérald Darmanin veut la dissolution, les soulèvements de la terre opposés entre autres aux méga-bassines.
Tout ce qu'ils obtiendront, c'est que nous, la mauvaise herbe, la mauvaise graine, on essaimera, on continuera de s'enraciner. Et partout, on résistera, on luttera et on gagnera parce qu'il n'y a pas d'autres issues possibles, parce qu'il n'y a pas d'autres issues vivables.
La promesse d'un nouveau rapport de force, avec en toile de fond désormais une question, endurcissant le ton, le gouvernement ne risque-t-il pas de faire monter encore un peu plus la pression ?
Élisabeth Borne